Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Disclaimer : Word of Honnor ne m'appartient pas.
Pairing : WenZhou
Note : fic basée sur le drama
Les trois fois où Wen Kexing a failli embrasser Zhou Zishu…
1.
Wen Kexing et Zhou Zishu agissaient parfois tous les deux comme des gamins. Si Zhou Zishu cachait bien son jeu, il n'en aimait pas moins que Wen Kexing leurs taquineries et jeux dignes de gosses de huit ans. S'éclabousser de l'eau au visage, s'envoyer des petites piques, se parler comme s'ils flirtaient, se battre sans vraiment se battre et jouer à des jeux stupides de gages et de vérités.
Ils n'y avaient donc rien d'étonnant à les trouver en train de se chamailler à propos d'ils ne savaient même plus quoi, Wen Kexing essayant de chatouiller Zhou Zishu. Ce dernier, très loin de se laisser faire, repoussait sans cesse les mains et les attaques de l'autre homme. Wen Kexing tenta un croche-pied et cela se retourna contre lui, quand, dans sa chute, Zhou Zishu attrapa ses bras et l'entraîna avec lui.
Deux hommes qui connaissaient tous deux très bien les arts martiaux venaient de tomber sur le sol comme les derniers des idiots. Ils se retrouvèrent l'un sur l'autre. Plutôt que d'être vexé de quoi que ce soit, ils se sentirent rire. Parce que la situation était vraiment stupide et drôle, et que ça ne servait à rien de se froisser pour des bêtises.
Leurs yeux finirent par s'accrocher et allongé de tout son long sur le sol, Zhou Zishu cessa de rire et soupira, mi-amusé, mi-attendri. Wen Kexing, assit à califourchon sur l'autre homme, avait un sourire bête collé sur son visage, les deux mains posées sur le sol, près du visage de son ami.
Quelque chose se brouilla dans leur cœur sans qu'ils n'y fissent très attention, mais le sourire de Wen Kexing sembla trembler, devenir plus sérieux, il fixa Zhou Zishu comme si c'était la première fois qu'il le voyait ou la dernière fois. Il le bouffait des yeux et sans s'en rendre compte, sans rien contrôler, son corps bougea tout seul, son visage se rapprochant de celui de Zhou Zishu.
Ce dernier cligna des yeux en voyant Wen Kexing se rapprocher, quelque chose s'emmêla à l'intérieur de lui, comme si ses veines n'étaient que les fils d'une grosse pelote de laine. C'était une sensation étrange, à la fois bizarre, douloureuse et tellement agréable en même temps. Pourtant, il ne put rester simplement allongé sans bouger, à attendre. Il releva brusquement la tête et son front cogna avec violence celui de Wen Kexing. Zhou Zishu avait mal calculé son coup, ce n'était pas ce qu'il avait voulu et en se frottant le front il regarda l'autre homme s'éloigner en poussant un grognement. Ils se relevèrent, sachant bien tous les deux que le moment était passé, sans qu'ils n'aient vraiment l'idée de ce qui allait se passer de toute façon.
— A'Xu, essayes-tu de créer un trou dans ma tête ?
Le dénommé eut un sourire amusé et douloureux à la fois :
— Je ne suis pas sûr de vouloir savoir ce qui se cache à l'intérieur, rétorqua-t-il.
Ils se regardèrent encore un instant, avant de simplement s'asseoir pour discuter comme deux hommes adultes, des choses importantes qui se passaient autour d'eux.
2.
Ils avaient eu la même idée, espionner quelqu'un afin de savoir ce qu'il se préparait et de pouvoir l'arrêter. Ils avaient eu la même idée, mais ne s'étaient pas concertés et se retrouvèrent tous les deux coincés sur le même toit. Ils échangèrent un regard en découvrant que l'un comme l'autre, ils avaient pensé à la même chose. L'homme qu'ils voulaient tous deux espionner n'était pas là, et d'un signe de tête ils se mirent d'accord pour entrer dans la chambre et fouiller, à la recherche d'ils ne savaient pas encore quoi.
Ils étaient en train d'ouvrir le placard, Zou Zishu chuchotant quelque chose à l'encontre de Wen Kexing, lorsqu'ils entendirent des bruits de pas. Aussitôt, Wen Kexing poussa l'autre homme dans le placard, et y entra à son tour, fermant les portes et posant son doigt sur les lèvres de Zhou Zishu pour le faire taire.
L'endroit était très étroit, ils étaient très proches l'un de l'autre, presque collés. L'homme qui venait d'entrer dans la pièce n'était pas seul, il discutait et Zhou Zishu essaya de se concentrer sur ce qu'il se disait, mais ses oreilles bourdonnaient. Il avait l'impression que tout son système nerveux se penchait vers Wen Kexing, que son cœur voulait sortir de son corps pour être plus proche encore de celui de son compagnon de placard. Il s'insurgea à l'intérieur de lui-même, « concentre-toi » gronda-t-il en pensé et il ferma les yeux pour mieux se concentrer. Grave erreur, c'était comme si, désormais qu'il ne l'apercevait plus dans le noir du placard, il sentait encore plus la proximité de Wen Kexing. Son souffle si proche et surtout son doigt sur ses lèvres.
Il était comme un ado au temps de ses premiers émois, incapable d'agir comme l'adulte qu'il était censé être. Sa tête n'était plus qu'un fourmillement de son, battement de cœur, sang qui remonte jusqu'au visage. Il n'avait aucune idée de ce que les hommes pouvaient bien se raconter, et pire, il commençait à s'en fiche.
Le doigt de Wen Kexing glissa sur sa bouche et ce fut pire.
Wen Kexing de son côté, était tout aussi troublé, il ne s'attendait pas à perdre ainsi son self-control alors qu'ils étaient tous les deux « en mission ». Doucement, il retira son doigt des lèvres de Zhou Zishu. Et puisqu'ils étaient déjà si proches, il se colla un peu plus contre lui. Il sentit le soupir de Wen Kexing plus qu'il ne l'entendit, ils paraissaient aussi désœuvrés l'un que l'autre, à dire vrai ils avaient oublié où ils étaient et ce qu'ils faisaient ici. Wen Kexing se pencha encore un peu plus, un peu plus, un peu…
Et puis tout à coup les portes du placard s'ouvrirent en grand. Se réveillant instantanément, comme s'ils avaient été coincés dans un rêve, les deux hommes reprirent aussitôt leurs esprits, et avant qu'on ait pu les identifier, ils assommèrent les deux hommes et s'enfuirent. Ils se séparèrent une fois à l'auberge, et aucun de deux ne parla de ce qu'il ne s'était pas passé dans ce placard.
3.
Des fois, il arrivait qu'ils se disputent. Parfois, c'était plus grave que d'habitude. Ce jour-là avait été un de ces mauvais moments où quelque chose s'était fêlé entre les deux. Suffisamment pour que Zhou Zishu remue le passé, et sente la culpabilité envahir tout son être. Dans ces moments-là, il avait plus envie de boire que d'habitude, comme si l'alcool pouvait noyer le chagrin et chasser le mal qu'il avait fait. Il devenait fragile et se disait même qu'il aurait voulu mourir plus vite, pour avoir mal moins longtemps. Son comportement autodestructeur l'amenait à boire plus que de raison, boire jusqu'à ne plus marcher droit, jusqu'à arrêter de réfléchir – et même avec tout l'alcool qu'il ingurgitait, ça ne paraissait jamais assez.
Wen Kexing, calmé après leur dispute, l'avait retrouvé ivre mort à l'auberge. Il l'avait regardé et s'était senti triste pour Zhou Zishu qui ressemblait à une épave. Presque tendrement, il lui avait retiré sa gourde d'alcool :
— C'est fini, tu as assez bu.
Zhou Zishu le fusilla du regard et chercha à récupérer sa gourde, mais sa tête tournait trop, il vacillait et le monde ne s'arrêtait pas de bouger, alors Wen Kexing n'eut pas trop de mal à le tenir loin de la gourde. Il passa son bras autour de lui pour l'aider à se relever et l'emmena dans sa chambre pour le coucher. Il ne dit rien sur le trajet, Zhou Zishu resta lui-même assez silencieux, malgré ses airs plaintifs.
Wen Kexing allongea l'autre homme sur le lit, mais celui-ci se redressa directement :
— Lao Wen, Lao Wen, Lao Wen, donne-moi à boire !
Zhou Zishu n'était pas dans son état normal et Wen Kexing poussa ses épaules pour le maintenir allongé :
— Tu dois dormir A'Xu !
Son ton n'était pas aussi doux que d'habitude, un peu plus venimeux, sans doute à cause de leur dispute. Mais même s'il pouvait être en colère, s'il pouvait éprouver de la rancœur, tout était différent avec Zhou Zishu. Il n'avait pas envie de lui faire de mal, il n'avait pas envie qu'il souffre, c'était même tout l'inverse. Il protégerait Zhou Zishu de tout le mal du monde, même s'il devait le protéger de lui-même pour commencer.
Zhou Zishu tendit soudainement les bras et les noua autour de la nuque de Wen Kexing.
— Embrasse-moi Lao Wen, ordonna-t-il alors.
Le dénommé sentit son cœur dégringoler jusque dans ses pieds.
— Embrasse-moi Wen le philanthrope, insista Zhou Zishu.
Wen Kexing avait l'impression d'avoir cessé de fonctionner, son cœur, son cerveau, chacun de ses organes, de ses muscles, de ses membres, tout était figé. Il ne marchait plus, c'était comme si Zhou Zishu l'avait cassé.
Mais, Wen Kexing avait encore une étincelle de vie, suffisante pour avoir envie d'obéir à Zhou Zishu, de l'embrasser comme il le demandait, de poser ses lèvres sur les siennes et de brûler, se consumer.
— Embrasse-moi qui que tu sois, murmura Zhou Zishu les yeux fermés.
Et Wen Kexing recommença à fonctionner, il se recula et se détacha de Zhou Zishu. Il remonta la couverture sur lui et posa tendrement sa main sur son front :
— Dors A'Xu, chuchota-t-il.
Il aurait pu l'embrasser, il avait failli le faire, oh bon sang, il en crevait d'envie, mais ça aurait été mal de profiter de l'état de Zhou Zishu. Wen Kexing ne savait même pas si l'autre homme savait ce qu'il demandait, savait ce qu'il disait. C'était simplement l'alcool qui le faisait parler. Et Wen Kexing voulait de quelque chose de réciproque. À la place, il prit la main de l'autre homme, embrassa ses phalanges et reposa son bras sur le lit. Zhou Zishu ne mit pas longtemps à s'endormir, laissant Wen Kexing complètement démuni face à lui.
…Et la fois où Zhou Zishu l'a embrassé.
Zhou Zishu s'était battu et il était fatigué. Pas blessé, ou seulement par les clous qu'il avait enfoncés dans son corps. Il avait craché du sang et il n'était plus en état de se battre. Heureusement, Wen Kexing s'était occupé du reste et l'avait ensuite aidé à s'enfuir. Assis autour d'un feu, Zhou Zishu sentait l'épuisement lui peser sur le corps et quand Wen Kexing vint s'asseoir à côté de lui, son corps bougea tout seul et il posa sa tête sur l'épaule de son ami. S'il sentit la main qui se perdit dans ses cheveux, ce ne fut que dans les profondeurs de son sommeil.
Quand il se réveilla, il n'avait plus mal, il se sentait reposé et même en sécurité. Il releva les yeux, Wen Kexing ne dormait pas. Zhou Zishu s'éloigna doucement de lui et s'étira levant les bras très haut au ciel.
— Bien dormi ? interrogea Wen Kexing.
— Il se trouve que j'ai trouvé un coussin à mon goût, taquina Zhou Zishu.
Wen Kexing lui sourit. Zhou Zishu lui rendit son sourire. Ils se regardèrent comme ça longtemps, jusqu'à ce que Zhou Zishu murmure :
— Je n'avais pas aussi bien dormi depuis longtemps.
Le cœur de Wen Kexing n'en fit qu'à sa tête, mais il se reprit et demanda, presque nonchalamment :
— Est-ce que ça veut dire que je te plais ?
C'était une phrase qui se voulait taquine, mais qui était le véritable fond de la pensée de Wen Kexing. Peut-être que Zhou Zishu le sentit, peut-être pas, mais son sourire s'élargit, puis il s'approcha de Wen Kexing et posa ses lèvres sur les siennes.
Le baiser ne dura qu'une demi-seconde, mais une demi-seconde d'éternité, c'était doux et léger. Ce n'était pas le premier baiser que recevait Wen Kexing, mais c'était la première fois que c'était aussi fort, aussi bon. C'était comme s'il devenait encore plus fou qu'il ne l'était déjà.
Zhou Zishu rouvrit les yeux et se recula, il retrouva son sourire et lança à Wen Kexing :
— Devine !
Puis, il se leva et s'éloigna.
Wen Kexing mit quelques secondes à reprendre ses esprits, mais il se leva brusquement, courut après Zhou Zishu et l'attrapa par le bras pour le forcer à se tourner vers lui. Celui-ci éclata de rire en le regardant et Wen Kexing fondit comme neige au soleil, il ne resta pas grand-chose de lui, mais il en resta assez pour que ses lèvres se posent sur celles de Zhou Zishu, il attrapa son rire au vol et le dévora.
Fin.
L'autatrice : j'ai écrit cette fic au début du drama. J'ai attendu de la publier de finir le drama, pour pas me faire spoiler. Je me rends bien compte que la fin du drama est parfaite, mais j'espère que cette petit fanfiction vous aura plu.
