Bonjour, bonjour mes chers amis!

J'espère que tout va bien par chez vous et que vous vous portez bien (pas trop chaud, pas trop froid, avec ce climat qui fout le camp franchement je sais même pas quoi dire, ce week-end je fondais sur place dans le Sud, maintenant j'suis en gros pull tellement ça caille à Paname)

– Eh ben chez moi au moins, le thermostat est au beau fixe.

… moui, évidemment.

– 1500°C, la température idéale pour un bon nazi rôti au feu de bois!

Mmmmm appétissant.

– Oh mais on a différents types de flammes hein… Le feu doux pour banquiers, le lance-flammes à pédo - *Lucifer commence à énumérer en comptant sur ses doigts*

Oui oui bon, c'est pas que j'm'en balance mais un peu quand même, garde donc tes recettes de raclures de l'humanité au barbecue, moi je lance mon chapitre hein!

– … C'est quand même vachement plus drôle mes barbec' hein, moi au moins y'a des p'tits hurlements de douleur, ça met toujours une chouette ambiance.

Moi on va faire ça sans hurlements, hein.

Bref! Me voici donc avec un tout nouveau chapitre, relu par Rizalone, mon p'tit Jésus perso de la relecture. Et on va enfin revoir Beni… Allez, je ne vous en dis pas plus et je vous laisse lire tout ça!

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Un deuxième immense merci à Rizalone pour ta review (seigneur tout puissant, un combo Kaede / Kaze, l'univers finirait en PLS) (putain c'que ça serait drôle ceci-dit) (et oui, Kazeshini a un bon gros crush des familles) (et Shun PUTAIN OUI JE L'AIME AAAAH C'TE TARÉ DU SLIP LÀ PUTAIN ce que j'aime l'écrire)

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Discalibur : là-dedans, vous trouvez mes persos… pis ceux de Bleach, de Tite Kubo. Et après moi je victimise tout le monde parce que why the fuck not


141. ON A UN DEAL BARBIE PÉTASSE?


Plus d'une heure auparavant, ailleurs.

Dans le noir.

Shuu.

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Noir, noir, noir.

Ne pas bouger.

Ne pas réfléchir, non plus. Mais ça, c'est plus simple.

Ne pas penser. Ne pas penser. Juste… faire. Faire comme elle dit. Ne pas bouger tant qu'elle ne m'a pas dit de le faire. Noir. Dans le noir. Noir. Noir. Noir. Pas de lumière. Aucune lumière. Ou pas.

La lumière, ça ne… ça fait mal aux yeux. Et ce n'est pas si utile. Pas besoin de voir, non, vraiment pas.

Rien ne bouge jamais ici. Pas vraiment. Immobile. Les boîtes. Les dents. Moi. Les dents, les dents, les dents. Il ne faut pas bouger. Attendre qu'elle parle parce que elle, elle dira ce qu'il faut faire. Ou pas. Peut-être. Sais plus.

Elle… parle. Moi, eux, on hurle. Crie. Supplie. Elle est la seule à se servir encore de mots. Mais c'est normal. Moi je ne… ne pas parler, ne pas bouger. C'est plus sûr ainsi. De toutes façons, elle me tuera quand même. Mais c'est… plus tard. Après. Après. Pas grave, tant que ce n'est pas maintenant.

Je ne… je… je ne veux pas avoir mal. J'aurais mal. Je vais hurler. Elle aura ses mains sur moi. Hurler, hurler, hurler. Personne pour entendre. Tout le monde s'en moque. Mais c'est normal. Normal, normal, normal. C'est ici, qui est normal. Cette maison. Ce noir. Ces boîtes. Ces dents, dents, dents. Cette douleur. Bien sûr que c'est normal. C'est comme ça que le monde marche. Le monde… tout petit, le monde. Tout noir.

Je crois… Je crois que tout n'a pas toujours été comme ça, je crois qu'il y a autre chose que nos cris, ses rires et l'obscurité. Non ? Des… arbres. Je crois que le ciel est bleu. Mais… tout ça, ce ne sont que des rêves. Non ? Il n'y a rien d'autre que ça. Peur, douleur, peur, douleur. Tout en même temps. Puis après, la mort. Aussi simple que ça.

Le monde entier, c'est cette maison. Il n'y a… plus rien d'autre. J'ai toujours été là. Le bleu, le vert, les couleurs… Ces images quand je dors. C'est joli. Mais c'est trop joli pour être réel. Ses mains sur moi, ça, c'est réel. Les cris des autres, ça c'est réel. Ma tête qui tourne et tourne et tourne et hurle à la folie parce que non, vraiment, rien ne fait sens… ça, c'est réel.

Je crois bien qu'il n'existe rien d'autre. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Ça fait tellement longtemps que je suis ici. Ou pas. Je ne sais plus. Je ne sais pas ? Je ne comprends rien. Ne pas penser. Ne pas bouger. Rien ne compte d'autre que l'instant. Parce qu'à l'instant présent, je n'ai pas mal. C'est tout ce qui compte. Pas mal. Pas mal. Pas encore. Ça viendra. Ne pas bouger.

C'est étrange. Je n'ai pas froid. Quelque chose m'entoure. Mais rien ne me touche. Je ne comprends pas. Où est-elle ? Là. Juste là. Toujours juste là. À jamais. La douleur arrive. J'ai peur. Mais la sensation qui m'entoure est… étrange. Étrange. Familière. Familière ? Mais je ne… Je ne connais rien d'autre que cette maison. Qu'elle. Et ses yeux et ses mains et son corps. Et j'ai peur. Et j'ai mal et j'ai peur et j'ai mal et… non, non. Non, je n'ai pas mal. Pas encore. Je ne sens aucune douleur, juste… cette sensation familière autour de moi.

Familière ? Mais rien ne peut m'être familier, je ne… je ne suis personne, moi. Moi, j'ai juste mal et j'attends. Soit je hurle de douleur, soit j'attends de hurler de douleur. J'ai juste froid et mal et peur. Alors… Pourquoi est-ce que cette sensation est familière ? Agréable ? Chaude ? Je ne comprends pas.

Voix. Il y a une voix. Pas la mienne. J'ai appris à me taire, moi. À ne plus supplier. Parce que supplier ne changera rien à rien. Mais elle, elle aime ça. Qu'on supplie et qu'on aie peur. Mais même si on ne supplie pas, ses mains sur nos corps. Je ne… je veux vomir. Peux pas. Pas vomir, non, non, moi qui ai déjà si faim. Arrête. Ne pense pas.

Cette voix n'est pas la mienne, c'est tout ce qui compte. Celle d'un autre. Un autre qui n'a pas encore compris qu'il doit se taire, je suppose. Ça ne peut être que ça. Il comprendra. On finit tous par comprendre. Puis par crever, comme celui dans mon dos. Dans mon dos. Il y a un mort dans mon dos, un… Ah, non, pas un mort. Juste un déchet, pas vrai ? Ici, on est juste des déchets.

Elle joue avec nous, nous casse. Puis poubelle. Déchet. Je suis un déchet qui respire encore. Mais au moins moi, je ne dis rien. La voix continue. Étrange voix. Pas la sienne. Ne supplie pas, ne crie pas, ne pleure pas. Juste… une voix. Étrange. Je ne comprends pas.

De la lumière. Pourquoi est-ce qu'il y a de la lumière ? Il n'y a pas de lumière. Sauf quand elle revient. Elle revient ? Si elle revient, elle me tue. Elle revient… alors elle a un nouveau jouet. Alors je suis inutile. Non ! Pas mourir, pas mourir, pas mourir ! Je ne veux pas mourir ! Pas tout de suite ! Je ne veux pas, ne veux pas, ne veux pas !

– Shuu…

Une voix… d'homme ? Je ne bouge pas. Si je ne bouge pas, peut-être qu'elle ne me tuera pas. Pas tout de suite. Parce que je… j'ai peur de mourir. Très, très peur. Parce qu'après, après il n'y a plus rien, juste des yeux vitreux qui ne voient plus rien du tout. Je ne veux pas mourir. Je préfère rester là, avec elle. Et avoir mal. Elle va me tuer mais je veux attendre, attendre la mort. Je vais mourir. Mais pas tout de suite. C'est tout ce que je demande. Alors je reste immobile.

La voix vient de devant moi. La lumière aussi. Ne pas bouger, ne pas bouger. Faire exactement ce qu'elle me dit de faire. Ne pas bouger et ne pas faire le moindre bruit sinon je t'arracherai la langue moi-même sale morveux… et fais taire cet imbécile! n'ôte pas ta main de sa bouche! silence, silence! Je ne bouge pas. Et lui, avec sa tête sur mes genoux, il ne dira rien non plus. Je ne bouge pas et il y a une silhouette devant moi. Une silhouette ? Ce n'est pas la sienne. Je… et la voix continue de me parler.

Le temps s'étire et j'ai l'impression que quelque chose tente de se rappeler à moi, comme si j'étais coincé dans une bulle et quelqu'un de l'autre côté tapait dessus pour attirer mon attention. La situation m'échappe de plus en plus. La sensation chaude et rassurante autour de moi est agréable. J'ai… moins peur. Je sais qu'elle, elle est toujours là, qu'elle est toujours là comme moi je serai toujours ici dans cette maison. Alors pourquoi est-ce que la peur et moins… dévorante ? Je ne comprends pas… mais je me laisse porter.

Je me laisse porter et j'ai l'impression que des souvenirs remontent à la surface, comme des bulles remontant des profondeurs. Mais les bulles éclatent avant que je me souvienne de quoi que ce soit et me laissent avec une simple impression diffuse. Je ne fais aucun bruit, je ne bouge pas, j'écoute. Et j'essaye de capter ces bribes de souvenirs et de comprendre pourquoi la peur s'efface, se calme alors que jamais, jamais, jamais la peur ne peut se calmer. Je peux juste apprendre à vivre avec cette peur qui me dévore, apprendre à la côtoyer jusqu'à ce que moi aussi à mon tour je meure mais c'est tout. Être encore en vie, ça signifie avoir peur, avoir peur d'elle. Et pourtant…

Je continue à écouter cette voix et je sens mon esprit qui se tend tout entier vers cette voix, comme si elle allait m'aider à remonter à la surface. Mais mon corps est lourd, incroyablement lourd et je ne bouge absolument pas, parce qu'elle m'a dit de rester immobile et de me faire aucun bruit.

Davantage de bulles remontent à la surface. Cette voix… ne me fera aucun mal. Ça n'a aucun sens puisque évidemment, je vais avoir mal, n'est-ce pas toute ma vie ? Mais cette voix répète qu'il ne m'arrivera rien, qu'on ne me fera aucun mal. Et j'y crois. Je sais que ce n'est pas possible, qu'elle est là, juste là, dans l'obscurité avec son regard bleu et ses grands sourires et ses mains chaudes et ses couteaux froids. Elle sera toujours là, dans le noir, prête à me faire hurler selon son bon plaisir. Mais… il fait de moins en moins noir.

La lumière dans le dos de la silhouette se fait plus grande, se rapproche. Ou plutôt, c'est moi qui m'en rapproche. Quelqu'un me porte et encore plus de bulles remontent à la surface. Il me porte et me dit que c'est terminé. La lumière m'englobe et je me dis qu'elle, elle est restée dans l'ombre, dans le noir. Instinctivement, quelque chose me dit que son sang à elle a coulé, comme si je pouvais m'en souvenir. Le souvenir de sa voix furieuse, hurlant de rage… mais je n'entends rien d'autre que sa voix à lui. La Comète ne hurle plus et j'ai l'impression que ça fait très longtemps que c'est le cas.

Les bulles remontent de plus en plus à la surface et je peux sentir ces bras qui me soutiennent, ce vent frais contre mon visage. Et pourtant, je n'ai pas peur. Mon esprit semble toujours en errance mais je sais ce qui est en train de se passer, tout comme je sais ce qui va se passer. Je suis sorti de la maison. Jamais je ne reverrai la Comète. Il ne me fera aucun mal. Et surtout, il ne laissera personne me faire du mal.

Sa voix est calme et rassurante et il est grand et c'est un adulte et oh, tous les adultes ne sont pas comme elle, des prédateurs malsains ? Non, tous les adultes ne sont pas comme elle. Je n'arrive pas y croire, pas vraiment, mais je le sais. Lui ne me fera aucun mal. Il me sort de cette maison, il m'éloigne d'elle, il me met à l'abri.

Je peux sentir le vent sur mes joues. Je suis dehors. Il va marcher longtemps, et me parler tout du long. Il va me demander comment je m'appelle et je vais lui dire que je ne sais plus parce qu'à cet instant présent, c'est vrai, je ne sais plus et j'ai l'impression de vivre dans un écho. Il va me dire comment il s'appelle et je me souviens qu'il pleure et que je lui dis que moi, je n'arrive plus à pleurer. Et ça aussi, c'est vrai. Et il pleut et il m'éloigne de cette maison et…

Je cligne des yeux. Dans ses bras. La pluie. Sortir de la maison dans ses bras. Le vent et la pluie contre ma peau. La fin du calvaire.

Mais il n'y a aucune goutte de pluie qui me tombe dessus.

Le souvenir déraille.

Et cette fois je hurle parce que quelqu'un me tient dans ses bras et qu'il ne pleut pas et je fais ce que Shuuhei m'a appris, je ferme mon poing et je frappe aussi fort que je peux.

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Kazeshini. Bureau de développement technique, Seireitei.

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– J'AI QUELQUE CHOSE !

Du coin de l'œil, je repère Akon qui s'agite tandis que Shun lui, semble ne pas bouger d'un pouce comme s'il refusait de rater la moindre miette du spectacle que je lui offre – à savoir, ma souffrance quand je vous dis que c'est un grand malade ce type!

Mais tout ça, je m'en fous. Déjà parce que j'ai hyper mal putain sa race et qu'il n'y a pas une zone de mes bras, du bout de mes ongles jusqu'au haut de mes biceps qui ne me donne pas envie de hurler de douleur à en dézinguer les tympans de toute la population du Seireitei.

Ouais, ouais, je sais, je sais, je suis une arme, je ne vis que pour la baston et faire couler le sang, je devrais avoir l'habitude de la douleur et avoir appris à plutôt bien la gérer avec les années… Ben pas tant que ça en vérité. Parce que bon, j'ai beau être une arme, au final quand il s'agit de balancer des droites et des beignes en pleine tronche, c'est plutôt Shuuhei qui s'y colle. Oui, je suis née pour me battre et toute l'essence de ce que je suis peut se résumer en un seul mot, le combat, mais eh, faut pas oublier que j'ai beau me balader sur deux jolies gambettes dans le monde intérieur de mon cher petit shinigami, au fond, je suis surtout un sabre. Bien sûr, quand on se bat avec Shuuhei, je prends aussi des dégâts et bordel, croyez moi que je ressens parfaitement chaque impact lorsque mon fer croise celui d'une autre arme, zanpakuto ou autre. Même que ça picote sévère.

Mais des blessures physiques ? Naaaaaan, ça j'ai tout sauf l'habitude. Sans déconner, le croc-croc de montagne sur mon bras, c'était la première fois que je voyais mon sang couler depuis facile plusieurs décennies. Oui, oui, j'ai bien en permanence des tâches de sang frais sur les jambes, notamment le haut de mes cuisses, mais rien à voir : primo, ce sont des tâches de sang qui ne sont associées à aucune blessure et deuxio, ce n'est pas mon sang.

M'enfin là, vu le rythme où je sens ce liquide chaud à l'odeur si caractéristique qui dévale de mon torse déjà goutter le long de mes cuisses et qui imbibe le tissu noir de mon kimono élimé, je sens que je vais pulvériser des records. Moi qui pensais que le coup du bras broyé par une montagne mettrait du temps à se faire détrôner, tu parles !

Ce n'est pas compliqué, je ne sens plus du tout ma main gauche, celle qui avait déjà été broyée. Oh, elle avait eu le temps de se reconstruire suffisamment pour qu'on parvienne à nouveau à distinguer la forme d'une main – en gros, les os, les muscles et la plupart des tendons ont réussi à se reconstruire, il manquait surtout la peau et quelques détails, style les ongles et ce genre de trucs à la noix, mais en gros, je pouvais m'en servir en grinçant des dents vu la douleur mais bon, ça passait.

Sauf que là, depuis qu'elle s'est engouffrée dans ce tourbillon d'air de plus en plus laiteux qui m'empêche d'ailleurs de voir son état actuel ou même le bout de mes bras, comme plongés dans un étrange brouillard qui ne cesse encore et encore de se tordre sur lui-même, haha, ben c'est comme si on me l'avait coupée, hein. La douleur a complètement explosée et a vite remonté vers mon épaule et là, ça fait bien trente secondes que je ne sens plus rien du tout. J'ai beau essayer de bouger mes doigts, mon poignet ou quoi que ce soit, rien à faire, je n'ai aucune sensation. Vraiment, c'est comme si je n'avais plus de bras.

« 70 % de chances de mutilations graves. » Oh, ta gueule !

Ce n'est pas en me mettant à flipper pour ma pomme que je vais pouvoir aider Tachikaze. Bien sûr, bien sûr que ça fait peur… J'ai pas envie de perdre un bras merci, comment je fais après pour péter toutes les côtes de Shuuhei moi hein – oui, je sais, on appelle ça un câlin mais franchement, est-ce que j'ai une gueule à faire des câlins, je vous le demande. Et je ne vous ai même pas encore parlé du reste. Parce que nooooon, si je ne me faisais victimiser qu'un seul bras, ça ne serait pas drôle.

Le deuxième, je le sens encore mais franchement, au rythme où ça va, je le sens plutôt mal. J'ai senti ma main se faire broyer comme un putain de poussin innocent sous un parpaing, mon poignet se tordre suffisamment pour avoir la sensation qu'il n'en reste plus grand-chose si ce n'est de la purée – mais au moins, je continue à le sentir et je peux encore le bouger, yessssss – et j'ai clairement senti un os au niveau de mon coude céder. Plus un autre os au niveau de l'avant-bras, probablement mon radius, se fendre sur toute la longueur. Et c'est absolument immonde comme sensation – en plus d'être super douloureux, évidemment.

Mais tout ça on s'en fout parce que PUTAIN J'AI QUELQUE CHOSE !

Au tout début, c'était à peine une vague sensation, comme un bref frisson contre la pulpe de mes doigts – ou ce qu'il en restait, hein – mais maintenant, plus aucun doute possible, j'ai bien réussi à attraper quelque chose. Même que j'ai nettement l'impression que c'est du tissu.

– Contact établi. fait laconiquement Akon.

SANS DÉCONNER, FOUINE GANGRENÉE DU CUL ! je hurle.

– Est-ce que la prise est sûre ?

Nan mon gars, nan la prise est tout sauf sûre si tout ce que j'ai, c'est du tissu.

TA GUEULE ET LAISSE MOI BOSSER !

Ah oui, la diplomatie j'l'encule. Déjà qu'en temps normal, j'm'en sers déjà comme d'une serpillière, là faudrait voir à pas trop m'en demander merde.

QUAND J'AURAIS QUELQUE CHOSE DE SÛR, J'VOUS LE DIRAI BORDEL !

– Bien, bien ! rigole Shun, visiblement amusé de me voir souffrir autant.

Je pousse un nouveau hurlement de douleur. Tentant d'agripper de mon mieux le peu que j'ai sous les doigts, je peux sentir ma peau qui se déchire.

AU LIEU DE TE MARRER CONNARD, TU PEUX PAS M'AIDER ?! je hurle à l'attention de ce foutu blond de MERDE.

– Oh… et qu'est que j'aurais en échange ?

Mon cerveau carbure à 100 à l'heure. Primo, j'ai mal. Deuxio, si moi je déguste, j'ai de plus en plus peur pour Tachi et ce qui peut ainsi l'emprisonner dans son monde intérieur. Tertio, en l'état actuel, j'ai pas assez pour pouvoir la tirer jusqu'à moi et l'en sortir.

J'TE LAISSERAI T'AMUSER AVEC MES BLESSURES SANS QUE SHUUHEI T'EN EMPÊCHES !

Oooh… oh petit esprit, tu me plais…

ON A UN DEAL, BARBIE PÉTASSE ?!

– On a un deal. Ne bouge pas.

Aussitôt, il ramène sa main aux longs doigts d'araignée à la hauteur de son visage et se met à marmonner quelques courtes paroles que je ne comprends pas. Puis le bout de ses doigts se met à luire doucement et il vient les poser contre les côtés de son cou, plaquant ses paumes contre sa gorge comme s'il s'apprêtait à s'étrangler lui-même.

– Dairanjoku… murmure-t-il si bas que je doute même l'avoir entendu.

Et aussitôt, le peu de tissu que j'avais entre les mains m'échappe.

PUTAIN D'ENCULÉ!

Ne bouge pas.

Et effectivement, à peine ai-je perdu ce tissu que quelque chose de plus épais, plus dur, glisse contre ma paume. Immédiatement, je referme ma poigne dessus. Je crois que je sais ce que je viens d'attraper.

J'AI! je hurle avec un sourire immense.

– Akon, sors-la de là.

Nouveau sortilège qui illumine la pièce et aussitôt, je peux sentir quelque chose au niveau de mes hanches qui me tracte en arrière. Pour ma part, je me cramponne à ce que je tiens et tire de toutes mes forces pour extraire Tachikaze. La douleur explose et je suis à peu près certaine de sentir des lambeaux de ma chair s'arracher MAIS NIQUE SA MÈRE, J'AI RÉCUPÉRÉ MON NOUNOURS !

Je lutte encore quoi, cinq ou six secondes, tirant de toutes mes forces sur ma prise, tendant tout mon corps en arrière, chaque muscle convoqué pour ne pas lâcher un centimètre de terrain, chaque tendons contractés au maximum et la mâchoire serrée à m'en faire péter les gencives. Puis de nouveaux sortilèges de kido font vibrer l'air et soudainement, quelque chose lâche et je pars brusquement en arrière, cul par dessus tête sans avoir rien vu venir.

– Lâche-la !

Incapable de trop comprendre ce qui vient de m'arriver – à part que ce qui me retenait, moi et 'tit Nounours bloquée vient de céder et que du coup j'viens de faire un magnifique roulé boulé en arrière – je prête à peine attention à cette voix qui vient de me donner un ordre. Parce que c'est bon, c'est bon, c'est bon ! Je viens de récupérer Tachikaze !

La vision rendue un peu floue par la douleur qui me bouffe les bras et le torse, je ne capte pas grand-chose à ce que je peux voir, d'autant plus qu'en partant aussi brusquement en arrière, mon crâne a heurté assez violemment la paroi de ma propre bulle. Wouhouuuu, j'ai chopé une deuxième bosse ! M'enfin vu à quel point mon corps bombarde mon cerveau de signaux douloureux avec une intensité qui tient du sadisme pur jus, une bosse de plus ou de moins, c'est clairement le moindre de mes soucis…

Surtout qu'à l'instant présent, tout ce sur quoi mon esprit peut se concentrer, c'est cette douce chevelure vaporeuse du blond le plus délicat qui existe dans ce putain d'univers que je peux entrapercevoir devant moi, juste sous mes yeux. Tachikaze est là, elle est là, elle est enfin là…! D'ailleurs, contre moi, je peux sentir quelque chose de chaud.

Clairement, le temps que je reprenne mes esprits et que la douleur se calme – non sans déconner, y'a pas que moi qui ai fait un roulé-boulé arrière, j'ai la cervelle qui a fait pareil, c'te saleté – je vais me retrouver avec un joli 'tit Nounours adorable lové contre moi, héhéhé… ! J'vois déjà sa petite bouille adorable rougir comme pas permis lorsqu'elle va capter qu'elle est vautrée sur moi.

Le souffle court mais heureuse, putain heureuse, et soulagée, je clos un instant mes yeux et ma main droite lâche enfin ce qui m'a servi à la tracter dans le monde physique, à savoir l'un des deux bois délicats tout en longueur qui ornent chaque côté de sa jolie petite tête – bon, à tous les coups, à tirer comme une tarée là-dessus, j'ai dû lui coller le mal du crâne du millénaire… tant piiiiis, on aura qu'à se reposer toutes les deux collées serrées l'une contre l'autre, oooooh que ça va être bien ça aussi héhéhé – et viens passer ma main libre dans sa chevelure douce. Et c'est là que je tilte enfin ce qui aurait dû me sauter immédiatement au visage.

– Mais lâche-là PUTAIN !

Le cri de Shun me fait brusquement revenir à la réalité et j'ai à peine eu le temps d'entrouvrir mes doigts que la lumière pâle caractéristique d'un sortilège de kido flashe devant mes yeux, semblant soudainement englober cette silhouette que je viens d'extraire du monde intérieur du capitaine de mon petit shinigami. Aussitôt, son corps se sépare du mien et du coin de l'œil je comprends que Shun et Akon sont en train de la replacer dans la bulle de matérialisation prévue à son effet. Sans réfléchir, je me tends en avant et ma main esquisse le geste de vouloir la rattraper.

La gifle claque dans l'air et je sens ma joue me brûler un quart de secondes à peine après le choc qui fait brusquement partir ma tête sur le côté. Que…

– Idiot d'esprit ! gronde une voix qu'il me faut quelques secondes pour identifier.

Hébétée, sous le choc – 1°, on m'a giflée et 2° on m'a giflée alors que je suis coincée à l'intérieur d'une bulle hermétique – je cligne bêtement des yeux. Je relève la tête, l'esprit toujours un peu brumeux à cause de la douleur et des chocs émotionnels et morceau par morceau, je commence à saisir la situation.

Cette voix, grondante, furieuse, menaçante oh menaçante au possible, correspond à ce reiatsu bouillant d'une rage dont l'aura est sans aucun doute meurtrière, c'est celle de Shun. Et toute cette fureur que je peux percevoir, elle est dirigée contre moi. D'un coup sec, il abat son poing sur la surface de ma bulle et le bruit sourd me fait sursauter. Je relève mes yeux noirs vers son visage et aussitôt, j'ai l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds.

Disparue, toute trace de jovialité sur son joli visage de poupée, envolé tout sourire moqueur, toute allure moqueuse et chantante. Oh non, il ne sourit plus. Ses lèvres sont pincées en une ligne fine et l'os de sa mâchoire ressort nettement sous sa peau tellement il la crispe. Ses yeux bleus écarquillés me fixent comme si sa seule envie, c'était de plonger ses mains dans mes entrailles. Et à cet instant précis, je sais que ce n'est pas du tout un effet de style ou quoi que ce soit, il en meurt réellement d'envie. Ce n'est plus un homme ça, non. Ça, c'est un monstre.

– Stupide, stupide, stupide petit esprit… fait sa voix ayant brusquement perdu tous ses aspects de légèreté et d'amusement. Tu veux donc le tuer, à le garder dans ton espace, dans cette foutue bulle qui ne peut que le rejeter… Veux-tu l'achever, idiot d'esprit sans cervelle ?

Sa voix est froide, si froide, si glaçante que je relève à peine qu'il parle de Tachikaze au masculin. Hébétée – et quelque part, même si je ne l'avouerai jamais, trop terrifiée par ce visage pour continuer à le dévisager – je tourne enfin mon regard vers Tachikaze. Bien sûr que j'aurais dû réaliser ce qui n'allait pas. Cette chaleur contre moi, c'était trop chaud pour être celle d'un corps.

Oh, Tachikaze est bien là, flottante immobile dans sa bulle, allongée sur le dos, la tête et les membres pendant dans le vide… On a réussi à la sortir, sans ramener ici quoi que ce soit qui la bloquait. Tachi, oh ma toute, toute petite Tachikaze… Cette chaleur contre moi, c'était son sang. Tout son corps en est recouvert, imbibé. Et ses yeux verts fixent le vide, comme s'ils ne pouvaient plus jamais rien voir. On dirait un cadavre.

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Quelques heures plus tard, toujours au Seireitei encore relativement calme malgré la créature du chaos mononeuronale qui s'y balade en toute liberté, sabre en main. Benikyogai Benitsuki Amaikoddoku. Mode ninja enclenché.

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J'suis sûre que si je pète suffisamment fort, j'l'asphyxie et il s'évanouit direct.

Ben quoi ?! C'est pas toi qui disait qu'il valait mieux la jouer discrétos ?! Péter, aux dernières nouvelles, ça reste discret. Distingué, ça j'dis pas, mais bon, c'est pas non plus comme si j'allais chez la Duchesse hein. De toutes façons, elle m'inviterait pas, j'suis trop stylée et badass pour aller traîner du côté de l'aristocratie. Pis en vrai, j'rapporterai une guillotine avec moi, histoire de bien se marrer. Enfin bref moi j'dis une bonne asphyxie des familles, c'est toujours sympa. Bon, clairement, ça manque un peu de panache et de patates dans la tronche mais…

Tu…

quoi Mini Charbon Poilu, me dis pas que tu valides pas mon plan, sans déconner, c'est…

Tu es un putain de génie.

Roooooh, Mini Charbon Poilu ! Héhé, merci.

Non mais, sans déconner… Le monde n'est pas prêt pour ton génie.

Ça, j'me tue à le répéter mais personne m'écoute, c'est fou.

Bon, bon, bon, on fait ça comment du coup ?

Hmmmm… Je sais pas trop pour le moment mais t'inquiètes, Super Beni est dans la place, j'vais nous trouver un plan viteuf. Ou alors je vais juste faire une méga boulette cosmique comme d'hab' mais tant piiiiiis, un peu de connerie de temps en temps ça ne peut pas faire de mal, j'en suis la preuve vivante. Enfin si, ça peut faire mal, c'est juste que j'm'en bats les couilles et que j'ai suffisamment confiance en mes capacités pour savoir que même si j'm'engouffre tête la première dans les emmerdes – une de mes grandes spécialités, pour laquelle je suis capable de développer un putain de talent qui frôle le grand art soyons honnête – je trouverai toujours un moyen de me démerder et de m'en sortir.

Héhé, c'est que j'suis débrouillarde mes p'tits potes. Bon, j'dis pas que je m'en sors toujours sans dégâts, j'veux dire merde, regardez l'état dans lequel je me retrouve aujourd'hui, mais j'm'en sors. P'têt abîmée, p'têt en imitation cheapos et clairement pas très flippante de la Momie mais j'm'en sors. De toutes façons, si j'm'en sors pas, j'me fais défoncer par une Tora furax et croyez-moi, vous n'avez pas envie de voir une Tora furax, c'est un truc qui refilerai des cauchemars à un serial killer psychopathe.

Mode ninja enclenché, je me penche à nouveau un tout petit peu en avant. Non parce que là avec Mini Charbon Poilu, on se retrouve un peu coincés comme des nazes sur un truc qu'on avait pas franchement prévu : on est paumés. Mais alors paumés de chez paumés.

Je peux admettre que j'ai été un peu naïve en pensant qu'une fois sortie du bâtiment où Kira m'a emmenée – j'l'ai jouée super discrète d'ailleurs, j'ai beuglé aucune insulte et j'ai coup-de-boulisé personne en chemin, franchement la tentation était forte mais j'ai plutôt bien géré pour le coup – ça allait être pépère. Alors non, on est pas tombés sur des hordes de shinigamis zombies avec des masques de Mickey tous pétés sur la tête… Non, on est tombés sur pire, à savoir des putains de murs. Mais alors euh, des murs dans tous les sens en fait.

Vu que j'avais plutôt hâte de m'éloigner – c't'à dire que je lui ai quand même piqué son sabre à Kiki – j'ai foncé tout droit en me disant que j'allais finir par trouver un joli chemin me menant direct hors du Seireitei, tout droit jusqu'à Tora dans nos Montagnes. Sauf que non. Y'a un plein de murs et d'angles et d'allées et franchement, je n'ai aucune idée d'où je suis et ça se trouve, ça fait deux heures que je tourne en rond.

Je ne sais pas quel est le con qui a pondu les plans de ce bled, mais ça devait être un maniaque des murs en tous sens, un arbre moine shaolin y perdrait ses feuilles sans même s'en rendre compte. Bon, évidemment, y'a bien la stratégie du « je hurle un grand coup et j'défonce tous les murs sur mon passage en mode bulldozer humain jusqu'à ce que je trouve la sortie », même que ça serait vachement drôle mais bon, niveau discrétion, on repassera.

Et on ne veut pas que les shinigamis nous mettent la main dessus !

'Xactement, mon vieux ! D'où notre super plan pour pas attirer l'attention. Bon, les shinigamis, on va être honnêtes, à part les bordées d'insultes de Maman à leur sujet, absolument monumentales et frôlant le génie absolu – et c'est moi, spécialiste incontestée en insultes pétées du slip qui vous le dit – ben j'y connais pas grand-chose. Le seul truc dont je suis à peu près certaine, c'est l'uniforme, le sabre à la ceinture et le fait que, putain d'sa mère, y'en a un nombre pas possible ici, je sais pas si ils les élèvent en batterie ou quoi mais wow, le shinigami pullule carrément dans le coin.

Bref, l'uniforme noir, y'en a en veux-tu en voilà. Alors forcément, moi et ma dégaine de momie, on ne passe pas inaperçus. De toutes façons, le seul endroit où mes tifs radioactifs passeraient inaperçus, ça serait à une réunion en mode Super Soviet de la crème de la crème du parti communiste. Et encore ! Alors bon, si vous rajoutez par dessus le fait que contrairement à tous ces types en hakama et shihakusho noirs, je me promène pieds nus dans un genre de tenue d'hosto blanche aussi informe qu'une larve de chenille dégueu dès potron-minet… Ouais, vous avez le topo.

Le plan, c'est donc de faucher l'uniforme d'un de ces types… Bien sûr, ça ne réglera pas tout mais disons que ça permettra déjà pas mal de moins attirer l'attention et pour la première fois de ma vie, c'est bien ce que je demande. Le tout en essayant d'éviter de racketer un type trop balaise, ça serait un peu con vu que le mot d'ordre, c'est « ninjaaaaa » - oui, avec les cinq « a » sinon ça compte pas. Et on en a repéré un avec Mini Charbon Poilu, juste de l'autre côté de ce mur, héhé ! Le pauvre choupi, on va lui tomber dessus comme la misère sur le monde. J'aurais pas à ce point envie de crâmer du shinigami vif, j'me sentirais presque désolée pour lui tiens.

Mmmm, j'me dis un truc…

Yup ?

Bon l'asphyxie, c'est stylé et tout mais là, avec le p'tit vent qui traîne, tout ça…

Mouais. C'est sûr que si c'était une pièce fermée, ça marcherait illico prompto. Là, on maîtrise pas suffisamment la situation. Bon, t'sais quoi, on va faire ça à l'ancienne, alias le bon vieux coup de boule dans la tronche, pas forcément des plus discrets mais c'est toujours efficace. Pis merde, l'a pas l'air balaise le gars qu'on a repéré.

C'est sûr !

Déjà, il est tout seul et ça c'est cool. Il a l'air vaguement de se faire chier, le regard dans le vide et tenant une tasse de truc liquide que je ne peux pas identifier d'ici – j'parie pour le Sacro Saint Chocolat Chaud du p'tit dèj' – ce qui me fait fortement soupçonner que le mec est de corvée nettoyage et qu'il sèche. Perso, à chaque fois que Tora veux que je range un peu notre grotte et que j'ai la flemme, je me retrouve souvent dans un coin, plus ou moins planquée, avec ce même regard un peu dans le vide, à attendre que le temps passe. Enfin, en l'occurrence, que Gyomo, ce sale lèche-botte me dénonce et que Tora vienne me choper par la peau du cul. Et bon, le détail qui tue, c'est un chauve et être chauve, c'est un truc de p'tits vieux tout faibles du slip plus proches de l'étape cercueil que l'étape éclatage de l'adversaire en série.

Mais il est jeune, nan ?

Ouais mais il est chauve. Scientifiquement, ça doit vouloir dire que j'peux le fûmer assez facilement. Toujours planquée derrière mon mur, je me penche discrètement en avant histoire de voir où se trouve ma très chère cible à qui je compte bien faucher son uniforme… Et me retrouve face à face au-dit chauve qui me regarde d'un air plutôt curieux et un peu ennuyé – tiens c'est joli ces deux traits rouges sous ses yeux.

– Bon gamine j'sais pas ce que tu fous à m'observer comme ça depuis tout à l'heure mais franchement, va falloir que t'apprenne à calmer ton reiatsu si tu veux la jouer discrète et…

– COUP DE BOULE ! je hurle sous le coup de la panique tout en, évidemment, lui assenant un magistral coup de boule en pleine poire.

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N'empêche que y'a une très grosse poésie dans le titre de ce chapitre. Si, si. C'est fou.

Je me suis bien éclatée à écrire le premier passage, celui avec Shuu, c'était franchement cool à tenter et j'en suis plutôt contente! J'espère que l'effet rendait bien héhé

Sinon, on se caaaalme, Tachikaze n'est pas morte! Mais euh, en sale état. Genre, beaucoup.

Et Beni est un grand poète et elle fonce à nouveau droit dans les emmerdes – elle a un talent pour c'te gamine. (oh, et si vous pensiez que Mini Charbon Poilu allait la calmer un peu et l'empêcher de faire connerie sur connerie… ben que dalle, il est aussi teubé qu'elle) (à eux deux, on va dire qu'ils ont quatre neurones potables) (pas plus)

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Le chapitre 142, que j'ai commencé à écrire, devrait sortir le 1er septembre! D'ici là, portez vous bien, éclatez des tronches et laissez moi des reviews comme s'il en pleuvait!