Eeeet salut tout le monde!

– T'es à la bourre.

Ouaaaaaais, merci Lulu, j'avais pas remarqué…

– Sérieux?!

ÉVIDEMMENT QUE J'AI REMARQUÉ, DUGLAND! Aaaaah mais c'est pas vrai, t'as le cerveau qui a pris un coup de chaud ou quoi…?

*s'en tamponnant infernalement le coquillard, Sa Majesté le Bouc Infernal continue de grignoter du sashimi de nazis en croûte l'air de rien*

Effectivement, je comptais poster ce chapitre mercredi dernier, le 1er septembre, sauf que bon, la vie, le taf, tout ça, tout ça… J'ai pas eu trop le temps. Et aussi, sans que je comprenne pourquoi, j'ai eu un mal fou à écrire ce chapitre, c'était archi frustrant.

Enfin bref, le voilà, tous ceux qui doivent retourner en cours eh bien, paix à vos âmes et cœur sur vous, j'espère que tout se passe bien pour vous! Sur ce, je vous laisse lire!

.

Un gros merci à Rizalone pour ta review (Kaze a bouffé le concept d'hétérosexualité à la naissance, là elle est en crush total sur Tachi et le reste elle s'en fout un peu) (vais-je tuer Tachikaze, hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm… surpriiiise)

.

Discalibur :là-dedans, vous trouvez mes persos finis à la pisse… pis ceux de Bleach, de Tite Kubo, comme toujours!


142. Shuuhei la maman grizzly qui défonce tout si on approche son ourson malingre à moins d'un kilomètre


Cour arrière du bâtiment des résidents permanents de l'hôpital de la quatrième division, cœur du Seireitei par une après-midi bien ensoleillée. Shuuhei Hisagi.

.

Au-dessus de ma tête, je suppose que quelques gros nuages paresseux se promènent pépère au gré de la brise chaude qui s'est mise à doucement glisser dans le Seireitei depuis une petite demi-heure, n'en ayant absolument rien à foutre de ce qui se passe ici-bas. D'un autre côté, on parle quand même de giga grosses masses de gouttelettes d'eau en suspension dans l'atmosphère à des kilomètres au-dessus de nos têtes. Tu m'étonnes que ça ne leur fasse ni chaud ni froid, ce qui peut nous arriver.

Enfin, je dis que je suppose qu'il y en a au-dessus de nous parce que la dernière fois que j'ai jeté un coup d'œil au ciel, y'avait bien quelques-uns de ces bonnes grosses bouboules cotonneuses qui ont quand même l'air giga confortables vu d'en bas dans le ciel. Ouais, j'sortais de la capitainerie de la 12ème, laissant une énième fois Kazeshini derrière moi…

D'ailleurs, si elle avait été là, elle m'aurait déjà engueulé de causer de trucs aussi gnan-gnan que des nuages. Que voulez-vous, elle a une image de pure badass sanguinaire se baignant dans du sang frais et décapitant des gens à la volée à tenir. Enfin, elle n'est pas là et c'est toujours aussi douloureux. C'est… comme un monstrueux trou en moi. Ce n'est même pas comme si on m'avait arraché un bras, c'est pire. C'est un morceau de mon âme qui me manque et je ne vois pas à qui je souhaiterai un truc pareil.

Pourtant, elle est toujours là, en un lien ténu, incroyablement fin et ce n'est pas comme si je l'avais perdue complètement, pas réellement. N'empêche qu'elle n'est pas dans mon monde intérieur. Que je n'entends pas sa voix. Qu'elle n'est pas . Tout ce que je peux percevoir d'elle à l'instant présent, ce n'est rien de plus qu'un écho de sa présence, c'est tout. Vivement qu'elle me revienne et que je la tire des mains de ces pétés du BdT. J'aurais pas cru dire ça un jour mais j'ai presque hâte qu'elle se remette à me vanner tout son saoul sur le moindre sujet passant à portée de sa langue assassine.

En attendant, le silence règne sous mon crâne – et j'ai clairement pas l'habitude, même quand je dors parfois elle me cause, insulte mes cauchemars voire carrément tente de me chantonner des berceuses plutôt flippantes causant du plaisir ultra relaxant de découper des trucs vivants en tous petits morceaux mon zanpakuto a une âme de poète, que voulez-vous que je vous dise.

Pour être plus précis ceci-dit, le silence règne tout court. Cette cour de la quatrième est relativement petite, cernée de hauts murs qui, je suppose, doivent correspondre à d'autres bâtiments de l'hôpital – ou alors peut-être les bureaux de leur capitainerie – et il n'y a même pas un piaf pour pousser la chansonnette. Non, les seuls sons qui me parviennent, c'est le bruit des feuilles du pêcher au-dessus de moi qui bruissent les unes contre les autres sous l'effet de la brise.

D'ailleurs, c'est justement à cause du ramage épais de cet arbre que je n'arrive pas à voir le ciel. L'arbre me domine complètement, fournissant une ombre épaisse et rafraîchissante et laissez-moi vous dire que c'est carrément apprécié vu le soleil qu'on se tape aujourd'hui et qui a franchement l'air déterminé à nous taper dessus. Dans le lointain, le bruissement habituel de la vie au Seireitei nous parvient, étouffé et à peine audible. Ici, entre les hauts murs de cette petite cour avec ses quelques pêchers étendant tranquillement leurs branches épaisses au-dessus du sol et son herbe coupée court sur laquelle nous sommes assis, on est au calme. Et c'est tout ce dont Shuu a besoin à l'instant présent.

Parce que oui, il est avec moi et nous sommes tous les deux seuls dans cette petite cour calme. Tout à l'heure, j'ai vu un infirmer glisser une tête via l'entrebâillement de la porte par laquelle j'ai emmené Shuu ici, l'air de demander si j'avais besoin d'aide ou je ne sais quoi mais je lui ai aussitôt indiqué de dégager d'un geste de la main.

J'ai cru un instant que ce con allait insister voire tout connement m'appeler, ce foutu idiot de merde mais heureusement pour sa tronche, il s'est abstenu et est finalement reparti avant que Shuu ne repère sa présence. J'crois qu'un de ses collègues était juste derrière la porte et l'a empêché de faire une énorme putain de boulette qui lui aurait probablement coûté son taf. Franchement, ce con se serait fait remarquer par Shuu, je l'aurais volontiers livré en pâture à Kazeshini.

Ouais, ouais, je sais, ça fait assez extrême dit comme ça, le mec fait « juste son taf », bla-bla, tout ça… je sais. Je me doute bien qu'il ne pensait pas à mal, qu'il a juste voulu proposer son aide. Et puis bon, je me doute aussi qu'il est fort probablement bien mieux callé que moi en médecine et tout le tintouin, il est infirmier après tout. Sauf qu'on parle de Shuu en fait. Et comme Kazeshini le dit, « dès qu'on parle du gosse, toi tu bascules en full maman bear… mais version Shuuhei la maman grizzly qui défonce tout ce qui approche de son ourson malingre à moins d'un kilomètre. » C'est toujours très imagé avec Kazeshini.

Mais c'est vrai que j'ai vite tendance à être surprotecteur dès qu'on cause de Shuu. En même temps, quand on sait ce qu'il a vécu, à quelles horreurs il a survécu, est-ce si surprenant ? Il a vécu l'enfer, un enfer dont personne n'est jamais ressorti vivant à part lui. C'est le seul survivant de la Comète, la seule de ses victimes à respirer encore.

Et il n'est en vie, il ne lui a survécu que par hasard, juste parce que nous sommes arrivés ce jour-là et pas un autre. Deux jours plus tard et peut-être n'aurions-nous trouvé que son cadavre, un de plus dans l'interminable liste des victimes de cette anomalie du genre humain. Deux jours plus tôt et peut-être aurions-nous pu sauver également cet enfant roux que Shuu poignardait lorsque je suis entré. Sa survie n'a tenu qu'à ça, un hasard. Un faible fil.

Et puis… le sortir de là n'a pas été la seule chose qui lui a permis de survivre à la Comète. Disons que l'ôter des griffes de cette femme, c'était juste la première étape. Je me rappellerais toute ma vie de ce long trajet, sous la pluie, de cette maison jusqu'au Seireitei, portant ce garçon si maigre et abîmé dans mes bras. Je me souviens du capitaine Tôsen et de Kakeru, emportant la Comète désormais menottée et bâillonnée, qui sont passés à côté de nous en shunpo, à une distance suffisante pour que Shuu ne les repère pas et ne se mette pas à paniquer, atteignant avant moi le Seireitei et la quatrième division, les prévenant de mon arrivée avec un enfant en très, très mauvais état.

Puis je suis arrivé à l'hôpital de la quatrième et Shuu a commencé à s'agiter, voyant pour la première fois de sa vie les hauts bâtiments du Seireitei. Gamin des rues, orphelin errant au gré de la faim, dormant dans les champs ou des greniers abandonnés, la dernière fois qu'on l'avait emmené dans un bâtiment fermé, c'était pour… enfin, c'était la Comète quoi.

Il s'est crispé de plus en plus et je pouvais sentir se ongles s'enfoncer dans ma chair malgré tous mes efforts pour le rassurer. Mais c'est quand il a vu Unohana s'avancer vers nous qu'il s'est mis à hurler de terreur. Aujourd'hui encore, je ne sais pas s'il hurlé parce qu'un inconnu s'approchait de lui ou parce qu'une femme s'approchait de lui mais je peux encore entendre ce cri déchirant de peur et de douleur. C'était à vous briser le cœur.

Bon, sur le coup, j'ai assez paniqué parce que je n'avais absolument aucune idée de comment faire pour l'aider, pour le rassurer, mais le capitaine Unohana l'a endormi avant que je ne puisse réagir. D'ailleurs, elle m'a foutu une trouille pas possible sur le coup parce qu'il m'a fallu trois bonnes secondes avant de comprendre qu'il s'agissait juste d'un sortilège et que non, le cœur de l'enfant dans mes bras ne venait pas de finalement céder après tous ces sévices infligés par la Comète sous le coup d'une émotion forte de trop. N'empêche que sur le coup de la peur, mon reiatsu a tellement explosé que le capitaine Tôsen a débarqué aussitôt. Ouais, c'était un sacré bordel l'arrivée de Shuu au Seireitei.

Bon, ça s'est calmé après… enfin, avec le temps quoi. Parce qu'évidemment, ça ne s'est pas fait en une journée. Au tout début, vu le court échange qu'on avait pu avoir sous cette pluie timide le long de notre trajet jusqu'au Seireitei, je pensais que son esprit allait relativement « bien ». Par là, je veux dire que j'avais l'impression qu'il comprenait relativement bien ce qui l'entourait, que ce qui allait surtout poser problème, c'était son état physique – sans compter toutes ses plaies, son sous-poids frôlait le franchement dangereux de beaucoup trop près. Ben mentalement, c'était pire.

Il faut dire qu'aussi, à l'époque, j'ignorais complètement tout ce que faisait la Comète à ces gosses entre le moment où elle les kidnappait et celui où elle les enterrait dans ces fameuses fosses – elle… ou cette fameuse Kaede Amaikoddoku dont elle a parlé tout à l'heure. Ce n'est qu'après coup, seule dans une salle d'interrogatoire avec moi qu'elle s'est fait un plaisir bien sadique de tout me détailler en prenant bieeeen son temps.

Enfin, ce n'était pas vraiment étonnant que je sous-estime alors l'ampleur du problème… et le temps qu'il allait falloir à Shuu pour reprendre forme humaine et aller bien malgré tout ce qu'il avait vécu, aussi simple que ça.

Je dirai qu'on y est d'ailleurs, qu'il va bien… C'est la sensation que j'ai en tout cas et je ne suis pas le seul. Et j'ai loin d'avoir tort. Shuu va bien. Il peut vivre seul, a des amis, un job dans lequel il s'épanouit, a ses hobbys bien à lui – notamment l'ikebana, me demandez même pas comment l'envie de se plonger dans l'art des bouquets de fleurs lui est venu un jour mais ça l'éclate sévère, il adore ça et peut y passer des heures d'affilée, c'est assez impressionnant – il ne cauchemarde plus toutes les nuits, passe des mois et des mois sans crises de terreur, n'angoisse plus à en perdre tous ses moyens dès qu'il voit quelqu'un vêtu de blanc, n'essaye plus de systématiquement fuir toute pièce fermée, se nourrit facilement et accepte même des plats préparés par d'autres que lui, ne se met plus à pleurer en voyant des enfants courir dans les rues du Seireitei, ne panique pas dès qu'on le touche ou dès que ses yeux captent le reflet d'une lame de couteau… Il va bien et putain, il va tellement, tellement mieux qu'à ses débuts ici, à l'hosto de la quatrième.

Ça a été long, atrocement long et ça me brisait le cœur à répétition de voir ce gosse souffrir encore et encore. Et moi, face à ses pleurs et à ses peurs, je me sentais tellement, tellement impuissant… J'avais l'impression de ne rien pouvoir faire alors que tout ce que j'aurais voulu, c'est effacer toute trace de la Comète de sa vie, effacer la douleur et la peur et la faim, lui donner une enfance et une adolescence heureuse et épanouie, une vie que l'ombre de ce monstre de femme n'aurait jamais effleurée.

La vérité, c'est qu'il ne pourra probablement jamais se débarrasser complètement de cette femme et de ce qu'elle lui a fait. Jamais il n'oubliera, jamais il ne pourra récupérer une vie non ravagée, abîmée, marquée au fer rouge. C'est ainsi. Je me rappelle que ce constat pouvait me foutre dans des rages noires, surtout lorsque Akon me répliquait que « c'est ainsi et tu n'y peux rien ». Putain ! Je sais bien que je n'y peux rien, que je ne pourrai jamais effacer toute cette douleur, que je ne pourrai jamais empêcher toute larme de rouler à nouveau sur ses joues creuses. Mais ça ne m'empêche pas de haïr tout ça et d'avoir envie de fracasser des tronches de temps en temps.

Bon, au moins, ça ne me mets plus dans des colères pas possibles, c'est déjà ça. Youpie. Je me rappelle de ce que le capitaine Unohana me disait à ce sujet – je devais bien lui casser les couilles à force de lui demander si elle ne pouvait pas faire plus pour Shuu alors que je le voyais souffrir, souffrir, souffrir et dépérir chaque jour un peu plus : « Il n'y a aucun remède absolu à la douleur, vice-capitaine Hisagi. Elle diminue, se calme, cesse de brûler de l'intérieur… mais elle ne disparaîtra jamais complètement. Elle s'atténuera, peut-être. Mais surtout, il faut apprendre à l'apprivoiser, à vivre avec… parce qu'elle ne partira jamais. »

Un peu comme toutes les cicatrices qui recouvrent le corps de Shuu quoi… Au début, franchement, on ne voyait que ça. En plus, il était maigre comme pas permis alors ajoutez par-dessus un paquet de cicatrices rougeâtres et boursouflées – et encore un petit paquet de plaies qui n'avaient pas encore en le temps de se refermer vraiment – histoire de bien faire passer le message du « oh putain ce gosse est vraiment dans un sale état » est-ce que siouplait y'aurait moyen d'écraser la tête de la nana qui lui a fait ça contre du béton armé très, très dur – et ça fait un tableau qui donne des cauchemars. D'ailleurs, mon subconscient à l'époque a dû se dire que je ne faisais pas déjà assez de cauchemars comme ça du coup il m'en a filé quelques uns en plus, dont certains où Shuu mourrait dans mes bras juste en sortant de la maison de la Comète… Akon a a-do-ré.

Enfin, ses cicatrices de même que ses cauchemars – ou les miens hein – ont fini par perdre de leur intensité. La chair rougeâtre et douloureuse a arrêté de lui faire mal, son corps a arrêté de lui rappeler en permanence ce qu'elle lui a fait et la peau a peu à peu pris la teinte blanchâtre caractéristique des cicatrices vieillissantes et aujourd'hui, elles ne sont plus si visibles que ça. Elles sont là, c'est tout. Parfois, la douleur se réveille un peu les jours de pluie, mais c'est tout. Il vit avec désormais.

Moi, j'essaye juste d'être le plus présent possible, de le soutenir de mon mieux. Et oui, haha, j'ai la bonne grosse pointe de culpabilité du « ah tu vois là il souffre et tu n'as pas pu l'empêcher, t'es vraiment une merde, il souffre et c'est ta faute » qui vient me titiller mais elle peut clairement aller se faire foutre. Je n'y peux rien s'il n'y avait plus de garde devant la porte de notre fameuse Benikyogai lorsqu'elle est sortie de sa chambre… et puis, même s'il y avait eu quelqu'un, j'ai comme qui dirait l'impression qu'elle aurait tout de même trouvé un moyen de se faire la malle.

Et puis rien ne pouvait laisser suggérer qu'elle allait débarquer dans la chambre où se trouvait Shuu. C'est comme ça, c'est tout. Évidemment que j'aurais voulu que ça se passe autrement et évidemment que cette foutue gosse branchée sur piles radioactives va se prendre un bon gros paquet de baffes à la volée lorsque je lui foutrai la main dessus vu l'état dans lequel Shuu se retrouve à cause d'elle, mais eh, ce qui est fait est fait et je n'ai aucun contrôle là-dessus alors autant ne pas me rajouter une bonne grosse dose de culpabilité par dessus le tout…

Lentement, j'inspire l'air un peu chaud qui nous entoure, captant les effluves des quelques dahlias rouges et blancs plantés dans un coin de la cour. Je respire calmement, en exagérant quelque peu le mouvement de ma cage thoracique lorsque j'inspire et que j'expire parce que je sais que Shuu m'observe et qu'il cale plus ou moins consciemment sa respiration sur la mienne.

Plus il respirera tranquillement plus ça l'aidera à revenir pleinement parmi nous. Oh, on est bien loin de son état catatonique de tout à l'heure, il n'est plus perdu parmi ses souvenirs, incapable de s'en sortir, persuadé d'être encore dans la maison sombre de la Comète, le regard bleu profond de cette dernière toujours braqué sur lui. On va dire que c'est déjà ça.

Au début, ces états-là de flash-back pouvaient durer longtemps. Une fois, il est resté « bloqué » comme ça, piégé dans ses souvenirs pendant deux jours et on avait beau tenter de le ramener parmi nous de toutes les façons auxquelles on pouvait penser, il ne réagissait pas du tout. Ou dans le pire des cas, se recroquevillait encore plus sur lui-même, comme si nous, on allait lui faire ce que la Comète lui avait fait. Encore un souvenir bien douloureux, tiens. Heureusement aujourd'hui, on est loin de ça. N'empêche que pour l'instant, il ne parle toujours pas.

Bon, tout à l'heure, lorsqu'il a essayé de me coller une droite en pleine poire, il a hurlé. Mais c'était juste un long son désarticulé, on ne peut pas appeler ça « parler ». Je ne m'y attendais pas du tout d'ailleurs, à ce qu'il essaye de me frapper. Je suppose que quelque chose m'a échappé mais je ne m'en fais pas trop, je sais qu'il m'expliquera quand il pourra. De toutes façons, c'est toujours dur de comprendre exactement ce qu'il est en train de vivre et de comprendre sa perception de ce qui l'entoure dans ces moments-là, piégé qu'il est dans des souvenirs qu'il est le seul à revivre.

Évidemment, j'ai esquivé son coup de poing – bon, faut être honnête, même si je l'avais pris en pleine tête, je ne me serai pas évanoui ou quoi, Shuu c'est plus le format punch de moustique que punch de catcheur vénère, même un Shuu terrifié. Là où ça a été un peu plus chaud à gérer, c'était le calmer tout en l'empêchant de paniquer encore davantage ou de se faire mal. Je vous passe les détails mais ça a été plutôt folklo. Enfin au moins maintenant il est beaucoup plus calme et il ne lui faudra plus si longtemps que ça pour revenir pleinement parmi nous. J'espère.

Depuis qu'on s'est assis dans l'herbe, moi en tailleur avec mes paumes dans l'herbe un peu en retrait de mes fesses, appuyant le haut de mon dos ainsi, quelque peu penché en arrière, et lui juste à mes côtés, il n'a guère bougé de position. Au tout début, par réflexe mimétique, il s'est également assis dans l'herbe en tailleur mais très vite, il a ramené son torse en avant puis ses jambes vers lui, se recroquevillant sur lui-même, comme s'il essayait de prendre le moins de place possible.

Maintenant, il est… ouais, recroquevillé, il n'y a pas vraiment d'autre mot pour le décrire. Sa tête est posée sur le haut de ses genoux qu'il a ramenés le plus possible contre lui et ses pieds sont eux aussi le plus proches possible du reste de son corps. Son dos lui, est complètement courbé en avant, faisant se voûter ses épaules et ressortir ses omoplates dont la saillie fine se devine facilement sous le tissu noir de son uniforme. Pour le dire simplement, il tente de son mieux de prendre le moins de place possible.

La seule chose qui ressorte de cette espèce de petite boule humaine à ma gauche, c'est son bras droit. Le gauche est comprimé contre son ventre comme caché entre ses cuisses et son torse, mais le droit lui est tendu vers moi et le bout de ses doigts joue sans vraiment y faire attention avec un pan de mon hakama noir. Il fait souvent ça lorsqu'il ressort de ses crises, ça l'aide à s'ancrer dans une certaine réalité. Et puis, depuis le temps qu'il fait ça, j'ai comme qui dirait l'impression qu'il connaît par cœur la sensation du tissu noir et épais de l'uniforme de shinigami sous ses doigts. Peut-être que ça lui rappelle le moment où je l'ai sorti de cette maison et que ça l'aide à rester dans le présent, je ne sais pas.

Il est quasiment immobile, respirant d'un rythme presque régulier, et la seule chose qui bouge vraiment chez lui en ce moment, ce sont ses yeux. Il a deux grands yeux d'un bleu étrangement sombre, si sombre qu'il en paraît presque noir. Ce bleu profond ressort particulièrement bien par les jours de beau temps, donnant l'impression que ces pupilles noires sont semées de lapis-lazuli.

Shuu a encore quelque peu des traits d'éternel adolescent, avec une mâchoire plutôt fine et des épaules qui, si elles se sont épaissies depuis que je le connais, restent d'envergure modeste. Mais il n'est plus un adolescent, plus vraiment. Disons qu'il est en train d'entrer dans l'âge adulte et physiquement, ça commence à se voir.

D'ailleurs, il était temps qu'il cesse de gagner des centimètres ainsi, sérieusement. À son arrivée à l'hôpital de la quatrième où il a été interné assez longtemps, il faisait sensiblement la même taille que moi, soit un mètre quatre-vingt et des poussières – bon, il devait alors faire genre les deux tiers de mon poids mais bon détaaaaaaaaail. Et il y a quelques décennies, il a eu une bonne grosse poussée de croissance et c'était assez dingue, il n'arrêtait pas de grandir. Une vraie tige OGM le truc. Aujourd'hui, il est clairement plus grand que moi, presque d'une tête. À un moment, j'ai bien cru qu'il allait atteindre les deux mètres de haut ce gosse. Mais non, finalement, son corps s'est arrêté un peu avant, aux alentours de 1,97m, quelque chose dans ces eaux-là, l'air de dire « c'est boooon, j'suis le plus grand maintenant je peux me reposer ». Donc oui, quand il est debout et se tient droit, fin et épais comme un sandwich SNCF ou pas, il est difficile à rater, une vraie perche.

À mon avis, c'est tout sauf frappant à quelqu'un qui passerait rapidement à côté de nous, vu à quel point il a replié tout son corps mais si la personne random en question s'arrêtait quelque peu et regardait un peu plus attentivement, ouais, sa taille finirait par sauter aux yeux. M'enfin ça, c'est dans l'optique où je laisserai quelqu'un s'approcher hein.

Oh, ce n'est pas tant que je ne veux pas que les gens approchent Shuu – j'suis pas non plus un putain de psychopathe, merci – c'est juste qu'en l'état, le moindre élément extérieur pourrait redéclencher une crise. Dans ces états-là, lorsqu'il sort de ces douloureux souvenirs que son esprit lui fait revivre, il tend à avoir une peur bleue des gens.

Dans son esprit, tout le monde ou presque est capable de lui faire du mal, surtout les adultes. Et alors, si c'est une femme adulte, je ne vous explique même pas le résultat. Disons que le gros de la crise est passé, que celle-ci l'a foutue au fond d'un trou dont il a dû lentement et laborieusement remonter la paroi. Et que là, il a beau être revenu à la surface, bah il a le cul en équilibre au bord du vide. La moindre secousse et bim ça peut repartir.

Donc tant que ce trou-là ne s'est pas refermé, je reste à ses côtés et je ne laisse rien ni personne le perturber. Je n'ai pas grand-chose à faire d'ailleurs, juste attendre. Oh, je pourrais lui parler mais là tout de suite, ça n'aurait guère d'utilité, il vaut mieux le laisser parcourir cette dernière distance, cette étape finale tout seul, c'est ça qui le…

Quelque chose interrompt soudainement le fil de mes pensées et aussitôt, mes sens se réveillent tout en faisant bien attention à ne pas faire le moindre geste brusque qui pourrait surprendre ou braquer Shuu.

Néanmoins, curieux de ce que je peux percevoir, je redresse quelque peu la tête. Aussitôt, sa poigne légère se crispe sur mon hakama.

– Tout va bien Shuu, je fais tout en tournant mon visage calme vers lui, qu'il voit bien qu'effectivement, je ne suis pas inquiet pour deux sous et toujours aussi tranquille et calme que tout à l'heure.

En fait, j'ai senti le reiatsu du capitaine Muguruma débarquer un peu à toute vitesse. Évidemment, vu la journée chaotique qu'on se tamponne, ma première supposition a immédiatement été qu'une énième couille cosmique nous tombe sur le coin de la gueule – non parce que clairement, on n'a pas été suffisamment victimisés ces derniers temps hein.

– Ne t'en fais pas, c'est juste mon capitaine.

Les yeux bleu de Shuu papillonnent en remontant vers les miens et il lui faut quelques secondes de plus que d'ordinaire pour comprendre ce que je viens de dire. D'abord, j'ai cru que Muguruma taicho était blessé ou un truc dans le genre – tiens, se remettre à cracher du sang couleur goudron par exemple. Après tout, on est à la quatrième. Mais il ne me faut qu'un court instant pour relever que son reiatsu est parfaitement calme, se situant désormais quelque part dans le bâtiment dans notre dos.

– Je suppose qu'il vient juste prendre de mes nouvelles, va.

Après un court instant, Shuu hoche de la tête. Il reste calme mais je le sens nerveux. Pour ma part, tout en faisant attention à ne pas faire de gestes brusques – ou tout simplement à ne pas avoir une attitude qui pourrait l'inquiéter en fait – je me concentre un peu plus sur ce reiatsu que je peux percevoir. Si j'étendais le mien, je pourrai situer exactement la position du capitaine, de même que je pourrais mieux me rendre compte de son état d'esprit.

Sauf que si je fais ça, Shuu va s'en rendre compte et je ne suis pas trop sûr de comment il va réagir alors je préfère éviter. Allons-y mollo, hein. En tout cas, de ce que je peux percevoir, son reiatsu est parfaitement calme et tranquille. Visiblement, zéro nouvelle couille cosmique à l'horizon pour notre super duo, yay.

J'ai quand même l'impression qu'il vient vers nous et ça, par contre, ça me plaît moins. À mes côtés, Shuu se dandine légèrement et je crains un instant que l'idée que mon cher grognon de capitaine avec son mètre quatre-vingt et ses quatre-vingt dix et quelques kilos de muscles badass – autrement dit, pas franchement le format le plus rassurant qui puisse exister – ne déboule ici comme un chien au milieu d'un jeu de quille ne le fasse vriller.

– Shuuhei? fait soudain la voix de Shuu, un peu croassante, comme s'il lui fallait un effort supplémentaire pour se rappeler comment parler.

Et pour le coup, c'est moi qui doit avoir l'air bien con parce que je ne l'ai carrément pas vue venir, celle-là.

– Shuu ? je lâche sous le coup de la surprise, moi qui ne m'attendais absolument pas à ce qu'il parvienne déjà à parler.

Ou même qu'il essaye en fait. Généralement, c'est vraiment la dernière chose qui arrive, la dernière étape mais là… Je le détaille un instant du regard, pas sûr de capter de quoi il retourne.

– Ne t'en fais pas, je t'assure, c'est juste mon capitaine, il est…

Gentil ? Pas franchement le premier adjectif qui me viendrait à l'esprit à son sujet. Kaze me chuchoterait probablement une connerie du genre « albinos avec problèmes de gestion de colère » ou pire « carrément putain de sexy » mais là non plus, ça n'aide pas.

– … attentionné, je finis par lâcher parce que faut bien que je sorte quelque chose et je n'ai pas franchement d'autre idée là tout de suite.

J'dois pas avoir l'air super convaincant mais eh, on fera avec. Pour l'instant, je me concentre sur le reiatsu du capitaine parce que je le sens qui se rapproche de plus en plus. J'aurais préféré rester assis immobile mais tant pis, d'après ce que je perçois, il est à même pas vingt mètres, et avec quelqu'un à ses côtés, probablement un infirmer ou un médecin – j'espère pour lui parce qu'il m'a quand même promis de passer à la quatrième pour se faire examiner par un pro, ce zouave. Me dandinant quelque peu sur l'herbe, je tourne le haut de mon dos vers cette façade de l'hôpital derrière moi tandis que Shuu se saisit nerveusement de mon hakama à deux mains.

– Shuu, je ne m'en vais pas, ne t'en fais pas. Je reste là.

En me tordant de mon mieux, j'arrive à plus ou moins bien voir le bâtiment d'où j'ai sorti Shuu il y a quelque chose comme quoi, une heure auparavant – voire ptêt plus, je ne sais pas trop, j'étais plutôt occupé avec cet adolescent presque adulte hurlant et pris de panique dans mes bras, très déterminé à m'en coller une en plein dans la poire.

– Je veux juste vérifier quelque chose… je marmonne mécaniquement tout en cherchant du regard si je ne peux pas apercevoir la silhouette du capitaine par une des nombreuses fenêtres que je peux apercevoir d'ici.

Et ça tombe bien parce qu'au même moment, la porte par laquelle j'ai fait sortir Shuu s'entrouvre et v'là Muguruma taicho qui se dessine dans son entrebâillement. Aussitôt, la tête de Shuu tourne violemment en sa direction, alerté par le bruit de la porte s'ouvrant et son reiatsu se met violemment à trembler.

Furieux, je fusille le capitaine du regard. Heureusement, il se fige aussitôt alors qu'il esquissait déjà le geste de descendre l'escalier métallique pour nous rejoindre. Je retiens de justesse le « restez où vous êtes et surtout ne dites rien, ne posez aucune question » qui me brûle les lèvres et me contente de murmurer un « bougez pas » silencieux, en espérant qu'il captera le message en lisant sur mes lèvres.

Non parce qu'il est mignon mais à côté, j'ai Shuu qui s'est remis à trembler. Étendant doucement mon reiatsu pour tenter de le rassurer du mieux que je peux, je me retourne vers lui en espérant très, très fort que le capitaine ne bougera pas d'un pouce.

– Tout va bien Shuu, okay? je fais précautionneusement.

Pour l'instant, son regard bleu est fixé sur le capitaine, écarquillé et il ne bouge pas d'un pouce. Sauf que son corps tout entier est crispé, prêt à prendre la fuite si nécessaire.

– Shuu, c'est mon capitaine, c'est tout… il ne te fera aucun mal, okay ? Tout va bien.

Lentement, je le sens qui se force à reprendre une respiration plus calme, luttant intérieurement pour calmer sa peur. Je le sens qui m'écoute et son reiatsu se calme quelque peu.

– Le blanc, c'est juste son haori, rien d'autre, d'accord ? C'est juste son haori… tout va bien.

Sèchement, il hoche de la tête et ses lèvres murmurent rapidement le mot haori, se le répétant silencieusement comme pour se rassurer. Puis à peu à peu, il parvient à quitter sa silhouette du regard, son corps se détend légèrement à nouveau et il tourne la tête vers moi. Sauf que ses deux mains, elles, sont toujours accrochées à mon hakama.

– J'te présente mon capitaine du coup, je fais avec un grand sourire, comme si tout allait parfaitement bien. Kensei Muguruma, capitaine de la 9ème division !

– Capitaine… répète t-il d'un air un peu absent.

– Yup ! Promis, il mord pas.

Le coin de ses lèvres se relève très rapidement en un bref sourire avant de disparaître.

– Promis ?

– Promis Shuu. Promis.

Lentement, il hoche de la tête.

– Je…

– Te force pas à parler, va.

Il hoche à nouveau de la tête. Il le sait, lui aussi, que c'est peut-être un peu trop tôt pour lui de se forcer ainsi à parler – et il le sait même probablement bien mieux que moi. Mais il insiste, comme s'il avait besoin de dire quelque chose, là, maintenant.

– Tranquille, okay ? je fais. Y'a rien qui presse.

– Shuuhei, il f-faut… faut que…

– Eyh, du calme. Tout va bien, pas besoin de se presser, il n'y a…

Cette fois, il hoche négativement de la tête. Qu'est-ce que…

– Elle, elle…

– Shuu, tu veux parler de la fille de tout à l'heure ? Celle avec les cheveux rouges ?

Hochement affirmatif, sec et nerveux. Et une lueur… terrifiée ? Ouais, c'est ça, terrifiée, passe dans ses yeux bleus. Mais qu'est-ce qu'elle lui a fait au juste pour qu'il réagisse comme ça…

– Faut que… que je te dise…

– Eh, t'en fais pas va, force pas, je t'assure ! T'inquiètes, on va la chopper avec le capitaine puis tu pourras me dire tout ce que tu veux sur elle après, il n'y a rien qui…

– Si !

Interloqué, je fronce quelque peu les sourcils.

– Shuu, de quoi…

– Elle !

Et visiblement, il a du mal à sortir ce qu'il veut tant me dire, je peux lire la frustration sur son visage – et un paquet d'autres émotions aussi.

– Shuu, calme toi, ça ne…

– La Comète! parvient-il soudainement à lâcher.

Je sens mes tripes se nouer aussitôt. Comment ça, la Comète ? C'est quoi le lien avec…

Mais une brutale vague de reiatsu vient brusquement me couper. Le choc manque de me foutre à terre et ébahi, je vois Shuu s'évanouir comme une masse juste devant moi.

– Shuu ? SHUU !

Ce reiatsu, c'est celui du capitaine Muguruma. Paniqué pour l'ado évanoui dans mes bras, je me redresse brusquement :

– INFIRMIERS! je hurle à la volée.

Le reiatsu du capitaine, il… il fait froid dans le dos. On dirait de la peur. Une peur… presque primale.

Des infirmiers déboulent à toute vitesse pour s'occuper de Shuu inconscient et je les laisse me le prendre des bras, toute mon attention accaparée désormais par mon capitaine et son monstrueux reiatsu. Il est… livide. Absolument terrifiant.

– Taicho… ? je l'appelle prudemment, pas sûr de comprendre ce qui se passe.

Maladroitement, je me relève tandis que les infirmiers ramènent Shuu à l'intérieur – ils sauront prendre soin de lui, tout ira bien pour lui.

J'hésite à faire un pas en avant vers lui lorsqu'un hurlement me vrille violemment la tête.

SHUUHEI !

Kazeshini !

La peur dans sa voix est telle que je ne réfléchis même pas et réagis instinctivement, partant aussitôt en shunpo vers les bureaux du BdT. Du coin de l'œil, je repère le capitaine juste à mes côtés, en shunpo lui aussi, résorbant son reiatsu en lui tant bien que mal.

Mais bordel, qu'est-ce que ces tarés sont en train de faire à nos zanpakutos ?!

.

.

.

.


.

Putain mais COMMENT J'AI GALÉRÉ À TERMINER CE CHAPITRE AAAAAAAH!

Je comprends même pas pourquoi en plus, je vous jure… il n'est pas particulièrement compliqué à écrire, y'a rien de zarbi ou de fou, j'ai l'habitude d'écrire des scènes de ce genre, ça aurait dû être une formalité pour moi et puis nan, j'ai juste galéré comme pas permis, à faire des coupes, à remplacer des passages ou à en réécrire d'autres… c'était le binns, j'ai pas compris le délire.

Enfin, j'espère qu'il était sympa à lire quand même! J'en suis hyper frustrée vu le temps que j'ai passé dessus mais bon, au moins on continue à avancer dans l'histoire (« aussi vite qu'une limace asthmatique ceci-dit... ») (LE MAÎTRE DES ENFERS Y FERME SA GUEULE S'IL VEUT PAS QUE JE FASSE PASSER LE GÉNÉRIQUE DE MY LITTLE PONY À FOND ET EN BOUCLE PENDANT DES HEURES)

Sinon, vous le sentez que j'aurais pu pondre 40K sur juste Shuu, hmmm? (oui, j'ai un problème)

Et promis, vous allez finir par en savoir plus sur le fameux « koikecé qui lui arrive à Tachi putain ».

.

Le chapitre 143, que j'ai commencé à écrire et qui ne devrait pas me faire autant ramer que celui-ci, devrait sortir le 15 septembre mais il n'est pas impossible qu'il ne sorte que le 22. En effet, la semaine prochaine, JE SERAI À PRAGUE, BWAHAHAHAHAHA! J'essaierai de poster depuis là-bas mais c'est clairement pas garanti que je puisse donc voilà, dans le pire des cas, vous l'aurez le 22.

D'ici là, portez vous bien, défoncez des fachos, éclatez vous et laissez moi des reviews comme s'il en pleuvait!