BONJOUUUUUUUUUUUUUR!

– Bonsoir, nan?

Oh Lulu tu vas pas commencer hein!

Mais effectivement, il est littéralement minuit moins vingt et je suis assez K.O. et c'est dans ces moment-là que je remercie encore plus Rizalone pour sa relecture à la recherche de mes putains de fautes de frappe, de fatigue ou tout connement de français parce que franchement, j'ai le cerveau un peu grillé là tout de suite.

D'ailleurs, à propos de cerveau grillé…

– C'est délicieux avec un soupçon de cannelle.

… beurk. Lulu, garde tes recettes de suppliciés pour toi, merci bien.

Ce que je voulais dire à propos de mon cerveau grillé, essoré, lessivé, épuisé eh bien c'est tout connement ça : j'suis fatiguée de chez fatiguée. Rien de grave, j'ai juste 140 000 trucs à gérer. Sauf qu'évidemment, comme d'hab, je veux tout régler à la fois, résultat j'me suis épuisée toute seule et faut que j'me calme sinon mon corps va me coller une patate de forain dans la gueule en mode « maintenant tu te reposes pétasse sinon j'te fume ».

Bref, tout ça pour vous dire que le prochain chapitre – que je suis pourtant à deux doigts de terminer d'écrire – ne sortira pas dans deux semaines et que vous n'aurez aucun chapitre en octobre. J'ai juste besoin de lâcher du lest sur deux-trois trucs et j'en lâche notamment là – et sur plein d'autres trucs d'ailleurs. Ça me frustre de ouuuuuuuuuuuf mais bon, faut que j'arrête de faire 46 000 à la fois, j'vais finir par m'épuiser toute seule. Bref, je vais continuer à écrire mais on se reverra début novembre mes amis!

Allez, sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et J'VOUS FAIS PLEIN D'BISOUS

Discalibur : là-dedans, vous trouvez mes persos finis à la pisse… pis ceux de Bleach, de Tite Kubo, comme toujours!


143. Super Beni se casse d'ici, ciao les mimigamis finis à la pisse de rat bubonique!
Pendant ce temps-là, dans l'ouest du Seireitei, là où il y avait jadis des murs bien droits et pas démolis et où un calme relativement serein régnait – on n'aurait p'têt pas entendu une mouche péter mais des chtits zozios gazouiller ouais carrément et jusque là, ça sentait quand même vachement l'heure de la sieste estivale après une bonne grosse bouffe des familles. Benikyogai Benitsuki Amaikoddoku, évidemment..

– MAIS NIQUE TA MÈRE PUTAIN, ÇA FAIT MAL TON TRUC LÀ ! BÂTARD DE RAT TRÉPANÉ !!

Furieuse d'avoir pris un coup, et en plus un qui fait vraiment mal en plein dans les côtes – si ce p'tit salopiaud de face de rongeur putride m'a pété de nouvelles côtes, j'l'empale sur un truc très long, très pointu et très douloureux pour la peine, merde à la fin – j'envoie mon pied gauche en avant en un geste de pure rageuse.

Et c'est avec une très grosse satisfaction que je sens mon talon s'enfoncer violemment – et profondément, ouhloulou là ça va douiller, fallait bosser ta barrière abdominale du gland – dans ses tripes et bim dans la face, connard. Enfin, dans les tripes quoi, quelque part au niveau des intestins. À tous les coups, j'lui ai éclaté deux-trois organes internes contre la colonne vertébrale – mais siiiiii, j'suis sûre que c'est possible… avec la patate de fou que j'ai, sûr que c'est possible.

Profitant de l'élan que me procure l'impact, je bascule en arrière, fais un joli salto hyper nickel et super stylé, ce qui n'était pas gagné d'avance vu ma dégaine de momie au rabais mais que voulez-vous c'est ça le talent, profite de l'élan que me procure ce mouvement-là pour déployer une nouvelle fois ma jambe gauche en un coup de fouet et cette fois, c'est le dos de mon pied qui percute violemment un autre connard qui me fonce dessus par la gauche. Mon pied s'abat sur son épaule, au lieu de la tête que je visais – comment ce type a t-il eu le culot atroce d'oser esquiver ainsi un coup de Super Beni ?! y'a plus de respect je vous jure tout se perd! – mais j'ai tout de même la satisfaction de sentir sa clavicule céder nettement sous l'impact. Et bim dans ta gueule connard, ça t'apprendra à vouloir m'esquiver tiens, SALOPIAUD D'MES DEUX!

Puis comme la gravité fait quand même son job – comme quoi tout dans cet univers monté avec le cul par un gosse dyslexique pas foutu de lire la notice de montage n'est pas si mal foutu que ça – le sol se rapproche de moi à toute vitesse et j'atterris du mieux que je peux. Enfin nan pas vraiment parce que du mieux que je peux, ça voudrait dire une putain de pirouette arrière avec trois vrilles torsadées à la suite et des explosions et des feux d'artifice derrière histoire de bien insister sur l'aspect badass.

Donc on va dire, du mieux que je peux à l'instant présent, autrement dit un vague atterrissage à peu près maîtrisé ressemblant plus à un goéland bourré s'éclatant sur un tas de varech puant au lieu de se poser tranquillement qu'à une entrée en scène ultra badass de l'héroïne qui débarque pour coller une rouste cosmique aux méchants à moustache et accent cliché. Vive Beni le goéland bourré hein, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise… Le contexte, tout ça, tout ça.

Ah bah oui, parce que je vous ai pas dit, à part être en plein remake de la Momie version film fauché indépendant même pas artistique, y'a un chouette contexte rigolo qui me fout pas du touuuut dans la merde : j'suis en train de me faire courser par une armée de gorilles en uniforme encore plus mononeuronaux que moi.

Et quand j'dis gorilles, j'cause pas de Mini Charbon Poilu, qui d'ailleurs n'est pas si Mini que ça vu que sa tronche m'arrive au bide mais que voulez-vous, il se trouve que ça lui va super bien comme surnom. Pis vu que son vrai nom est en mode fréquence radio faisant une superbe imitation de friteuse flambant neuve au top de la modernité dès qu'il essaye de me le dire, ben on reste sur Mini Charbon Poilu hein. Même que ça lui va super bien. En plus, c'est les mêmes initiales que Méga Costaud Pulvérisateur-de-tronches, si ça c'est pas un signe que c'est un surnom parfait, je ne sais pas ce qu'il vous faut.

Enfin bref, j'ai des gorilles au cul mais des gorilles-en-mode-gros-bras-tous-moches-qui-veulent-me-péter-ma-gueule, pas des gorilles-à-poil-tout-doux-et-aux-grands-yeux-capable-de-coller-des-patates-cosmiques-à-la-volée. Pas que je dirai non à une horde de vrais gorilles non plus – quoique, quand j'vois la taille des dents de Mini Charbon Poilu, j'suis pas si sûre que ça de préférer les sabres des débiles qui me coursent là – mais bon, il se trouve que non, c'est juste des gens. C'est plutôt choupi les gorilles pourtant… Choupi mais meurtrier, si c'est pas le combo parfait ça !

Enfin bref, en tout cas, pour l'instant y'a zéro gorille à l'horizon, p'têt que le climat du Seireitei, outre d'être fortement Benikyogaiphobe, ne leur convient pas plus que ça. J'avoue que là, c'est pas à moi d'y répondre, j'y connais que dalle en bestiologie. Tout ce que je sais, c'est que les gorilles c'est pas aquatique et ça commande aux arbres et c'est déjà pas mal.

J'suis pas sûr qu'ils commandent aux arbres les autres, marmonne Mini Charbon Poilu, coincé quelque part dans ma tête, probablement au chaud entre mes deux neurones. C'est juste moi qui suis super balaise, c'est tout.

… Il est vexé, c'est trop choupiiiiii !

Gagate pas, y'a un autre connard qui t'attaque par la gauche.

Encore ?!

– MAIS DÉGAGE PUTAIN D'BÂTARD CONSANGUIN! je hurle tout en fracassant ledit connard qui tente de m'attaquer en loucedé d'un magnifique coup de coude retentissant en pleine poire.

Et bim, un pif explosé de plus ! Ça doit faire quoi, le douzième que je démolis en une demi-heure ? C'est qu'ils sont tenaces, ces foutus gorilles-pas-vrai-gorilles-c'est-une-figure-de-style-là-me-cassez-pas-les-couilles. Appelons-les des gorillumains, ça sera plus simple. Bon, ben ça fait une demi-heure qu'ils me coursent à travers leur putain de Seireitei de merde à beugler comme des débiles à la sortie d'un bar, sabre au clair et bave aux lèvres. J'pense pas qu'ils aient la rage hein mais sait-on jamais… En tout cas, s'ils l'ont, ça va ils s'en sortent pas trop mal, ils arrivent à beugler un sacré paquet de conneries, la maladie ne les a pas encore trop dézingués.

J'comprends pas tout à ce qu'ils racontent pour être honnête mais c'est surtout parce que j'écoute pas vraiment, j'suis plus concentré sur le plan « Super Beni se casse d'ici, ciao les mimigamis finis à la pisse de rat bubonique » que sur leurs vagissements de vaches bourrées. M'enfin, j'ai quand même choppé quelques bribes au passage et ça va de « CRÈÈÈÈÈÈÈÈVE » assorti de tout un tas d'insultes pas forcément super variées – un cruel manque de diversité et d'innovation de côté de ces chers shinigamis si vous voulez mon avis d'experte intergalactique des insultes pétées du slip – à « POUR VENGER L'HONNEUR DE LA 11ème ! » tout en passant par des « ON VA L'AVOIR CETTE GROGNASSE » et des « VIENS TE BATTRE SI T'ES UN HOMME MAUVIETTE ». Ouais, c'te question d'honneur de la 11ème, j'vois pas non plus.

P'têt un nom de code pour le chauve à maquillage rouge tout joli ?

Mmm, ouais ptêt, ça ferait sens… Mais bon, « la onzième » pour causer de quelqu'un, j'sais pas, ça me paraît un peu chelou… Et j'dis ça en tant que personne qui a l'habitude de nommer les hollows d'une des manières la plus random qui soit. Merde, y'en a un j'l'avais baptisé Dentifrox 3000 quand même. Donc bon, j'sais pas vous, mais j'ai la sensation qu'il y a plus que Mister Chauvitude derrière c't'histoire de onzième de mon cul.

Revenons quand même à la base de la base cinq secondes : j'suis en train de me faire courser à travers les couloirs labyrinthiques de ce putain de Seireitei de mes deux par une horde de gorillumains shinigamis – ah bah maintenant que j'ai repéré le coup de l'uniforme, c'est bon ils ne peuvent plus échapper à mon regard affûté de Super Beni – tout ça parce que j'ai coupdeboulisé un pauvre chauve de mes deux.

Coupdeboulisé, coupdeboulisé, c'est vite dit…

Roh eh, Mini Charbon Poilu, t'es de quel côté là ?!

Ben du tiens! rigole-t-il de son éclat de rire si enfantin. C'est juste que bon, en termes d'efficacité du coup de boule…

… Mouais, c'est pas faux, on a connu mieux pour le coup. Pourtant, ce coup-là, c'est un classique. J'veux dire merde, j'maîtrise la technique comme un politicien maîtrise l'art de la corruption et de la langue de bois alors normalement, ça aurait dû au minimum l'assommer. Une fois, j'ai quand même réussi à coller un type direct dans le coma avec un de mes coups de boule. Eh, c'est que c'est efficace, cette technique. Sûr, ça peut finir par vous coller une migraine à en devenir cinglé si vous en distribuez un peu trop à la volée mais franchement, le coup de boule, c'est une putain de valeur sûre. Sauf aujourd'hui apparemment.

Alors j'sais pas si c'est juste moi qui me suis iiiiiiiincroyablement rouillé, auquel cas mon honneur immaculé de pur viking barbare et sanguinaire en prendrait un coup sévère de chez sévère, soit Mister Chauvitude a un genre d'immunité aux coups de boule made in Super Beni et pour d'évidentes raisons, je penche du côté de la deuxième hypothèse. Ça me semble le plus probable.

Toujours est-il que Mister Chauvitude n'a grosso merdo pas bronché à mon coup de boule. Enfin si, son nez a pété – c'est la base quand même, disons que ça sauve un minimum mon honneur – et y'a un p'tit filet de sang qui a coulé mais franchement c'est tout. J'crois qu'il l'a pas vraiment vu venir ce coup-là, il m'a sorti une tronche de saumon hors de sa mare - mais si, ça vit dans les mares les saumons, comme les grenouilles et les espadons - l'air de pas y croire. Sans déconner, j'suis à peu près certaine que sa tronche faisait passer le message du "non mais elle me fait quoi celle-là?", à moitié hébété, de manière assez claire. C'est ma badassitude ça, ça peut avoir ce genre d'effet sur les gens, j'suppose que sur les chauves ça doit marcher bien aussi.

Enfin bref, y'a eu genre deux-trois secondes de flottement un peu chelou, avec un silence tel qu'on aurait entendu un aristocrate péter, il m'a regardé, je l'ai regardé, il a ouvert la bouche pour dire quelque chose, j'ai piqué une boulette de tous les diables.

Ah bah y'a un moment, quand tu cognes quelqu'un dans l'objectif de l'assommer aussi sec et que le type ne bronche même pas, le tout en sachant que t'es en pleine zone de shinigamis à l'état sauvage, tu te poses pas de question, tu te fais la malle. J'ai clairement ma fierté qui en a pris un coup et qui est un peu en PLS là mais tant pis hein, on n'a qu'à dire qu'il est protégé par le dieu des boules de billard ou un truc dans le genre et…

À ta droite, fait tranquillement Mini Charbon Poilu tout en lâchant un long bâillement d'anthologie.

– MAIS LÂCHEZ-MOI LA GRAPPE, BORDEL!

Et hop, nouvelle distribution de tatanes à la folie. C'est fou, ils ne lâchent rien ces cons de gorillumains.

– MAIS RETOURNE T'EMPILER SUR LA BITE DE TA DARONNE TOI, PUTAIN D'FRAISIER ASHTMATIQUE!

D'ailleurs, ça se sent qu'ils me saoulent parce que mes insultes perdent en inspiration là… Ben que voulez-vous, génie de l'insulte ou pas, à un moment, l'inspiration finit par sécher. C'est que ça commence à durer, cette foutue course-poursuite! J'sais pas au juste pourquoi ils me coursent d'ailleurs mais vu que j'ai collé un coup de boule à un shinigami et qu'ils sont eux aussi des shinigamis, je suppose que c'est un genre d'esprit de groupe, un truc dans le genre… Ou alors ces types, c'est juste la Brigade de Protection des Chauves Sans Défense, possible.

Parce qu'en gros, j'ai piqué mon sprint le plus loin possible de ce type que je comptais à la base racketter et même pas dix secondes après, les gorillumains débarquaient en beuglant comme des porcs qu'on égorge. Et clairement, c'est moi qu'ils comptent égorger pour le coup, yay. Évidemment, j'suis pas archi tentée par cette option, d'où les tatanes qui volent. Là, ça doit facile faire le quinzième type que j'éclate au sol - ou sur des tuiles en fait. Ah ouais, parce que je ne sais pas si je vous ai précisé où je me trouve au juste.

Oh, toujours au Seireitei malheureusement, je n'en vois toujours pas la fin de ce bled maudit et hautement Beniphobe. Seulement, jusque là, je me paumais largement dans toutes ces foutues allées pavées. C'est un foutu labyrinthe ce coin et j'ai aucun repère. Foutez-moi au cœur d'une forêt ou mieux, dans nos Montagnes, et là je me repère comme pas permis mais ici, putain, je ne m'y retrouve pas du tout. Et bon, les gorillumains qui me collent au cul ont beau ne pas se trimballer des tronches de triples lauréats du prix Nobel, ils sont chez eux ici alors ils s'y retrouvent sans trop de difficultés, contrairement à moi. Résultat, au début, j'me suis retrouvée à tourner à un angle et paf, je me retrouve face à une quinzaine de ces cons. J'suis aussi tombée sur un ou deux cul-de-sacs et ça m'a tellement saoulée que j'ai juste pété les murs - oui, c'est pas discret mais ça m'a défoulée et au final, ça m'a ouvert un passage donc fuck it.

Mais clairement, j'étais désavantagée. Par ce foutu terrain à la noix mais aussi par le nombre des gorillumains; en un contre un, je les gère sans trop de soucis, j'ai l'impression que ce sont surtout des genre de troufions, sauf que là, ils sont nombreux. Les troufions en folie, c'est la galère, y compris pour Super Beni. Et j'ai beau les fumer un par un dès qu'ils sont à ma portée, c'est comme les cafards, y'en a toujours des nouveaux pour pointer le bout de leur nez. C'est des gorillumaincafards en fait.

– CRÈVE! je hurle en choppant l'arrière du crâne de l'énième connard qui tente de me kébabiser - avec des mouvements pareils mon gars, t'as encore un ou deux siècles d'entraînement avant de pouvoir m'effleurer de ton sabre, du gland.

Puis je l'éclate de tout mon poids contre les tuiles sur lesquelles je me trouve. Son corps se relâche complètement – au choix, assommé ou comatisé – et il chute lourdement quelques mètres plus bas mais je ne m'arrête pas pour voir si oui ou non il s'est aussi pété les cervicales en tombant au sol.

Yup, j'suis en hauteur. Mon côté Beni-escalade-les-arbres, ça. Y'a zéro arbre dans le coin mais eh, y'a des murs, à quelque chose comme deux ou trois mètres de haut. Du coup, c'est là que je me trouve, à sprinter comme je peux sur des tuiles glissantes leur mère. Mais comme je suis pieds nus, en digne bouseuse du Rukongai et hippie des montagnes que je suis, ça va, j'adhère plutôt bien, ce qui n'est pas le cas des gorillumaincafards en uniformes. Eux avec leurs sandales, ils galèrent pas mal, ça fait savonnette sur les tuiles. Ce qui m'arrange parce que du coup, je suis en hauteur et la majorité d'entre eux me course depuis le sol.

Par contre, ça serait bien qu'ils me lâchent la grappe cinq minutes en vrai. Pour l'instant, ça va, je gère mais au bout d'un moment la fatigue va me tomber sur le coin de la gueule et j'ai pas franchement envie de me retrouver débordée par ces connards. Me suis déjà évadée d'un bide de béton albinos, j'ai pas en plus envie d'avoir à nouveau à m'évader d'un truc de shinigami.

Et puis bon, c'est vrai que j'ai réussi à assez facilement fausser compagnie à Kira – et merci Maman qui m'envoyait jouer les monte-en-l'air et faucher des trucs chez de gens quand j'avais encore de la morve au nez – mais je doute fortement que ce soit aussi facile la prochaine fois. Aux dernières nouvelles, Kiki il est gentil. Bon, il se trouve aussi que c'est un shinigami et bon là, ben c'est 140 000 points de charisme en moins d'office hein mais j'l'aime bien moi. Il m'a jamais fait de coup fourré, au contraire… Merde, le gars m'a quand même retapé le poignet que Platon-ta-mère m'avait broyé et je le soupçonne fortement d'être derrière mon soudain regain de giga patate.

T'aimes pas hein, que ce soit un shinigami…

… Ouais. Les shinigamis, j'suis un peu sensée les haïr tous en bloc, limite c'est contractuel. Et j'arrive pas à accepter l'idée que ma Princesse des Patates là, c'en soit un.

Yup, c't'un mimigami… Comme l'autre connard de hérisson numéroté.

Ouais, lui ainsi que l'autre bâtard qui voulait prendre Tora… Pfff, v'là la galère dans laquelle je me retrouve.

Ça va l'faiiiiiiiiiire, on est trop balaise pour eux de toutes façons.

Amusée, j'éclate de rire avant d'éclater la tête d'un énième poursuivant en plein vol d'un magnifique revers de fourreau en plein dans la gueule. Ça fait un bruit un peu chelou, du genre "SCHBLARGPOUIF" mais ça va, je valide.

– Tu pourrais aussi dégainer ce machin chouette. Couper des trucs, tout ça, tout ça. Pas que j'valide pas l'aspect bourrinage, au contraire, mais eh, vu que c'est pas juste un cure-dent dopé, ça serait dommage de ne pas aussi faire mumuse avec la lame, nan?

Me concentrant quelques instants, je ne réponds pas tout de suite à Mini Charbon Poilu. Ma priorité là, tout de suite, ça va être de semer les gorillumaincafards. J'me doute bien qu'ils finiront par me retomber dessus et que je ne vais probablement pas réussir à me tirer de ce foutu Seireitei en mode ninja ni vu ni connu – la discrétion, c'est pas franchement ma spécialité… Pis on va reconnaître que c'est vachement chiant comme concept en vrai.

Mais j'compte pas non plus les laisser me faire prisonnière, si tant est qu'ils ne décident pas de me buter tout court haha n'oublions pas cette possibilité ô combien légère et réjouissante. Donc il faudrait que je sème ceux-là, me planque le temps de trouver un moyen efficace de me faire la malle sans perdre un bras, un œil ou la vie au passage, ça serait cool. Nan parce que si je retourne auprès de Tora et qu'il me manque un truc, style un œil ou un bras, j'vous explique même pas à quel point ça va être ma fête. Okay, bon… Mini Charbon Poilu ?

Yup ?

On passe en mode sprint.

Faisant brusquement le vide en moi, décidant volontairement d'ignorer tous ces beuglards qui me foncent dessus sabre au clair, j'atterris sur de nouvelles tuiles et m'accroupis complètement, contractant tous les muscles de mes cuisses et croyez-moi, y'en a un paquet, je fixe mes yeux bruns sur un point bien précis au loin, à quelque chose comme cent mètres de distance, à savoir le haut d'une tourelle au toit qui a l'air relativement plat. Nickel.

Normalement, pour arriver là-bas, il me faudrait facile cinq à six bonnes minutes de sprint, sans compter tous les lattages de tronches en chemin qui pourraient me faire perdre du temps. Sauf que depuis que cette foutue course-poursuite dont je me serai bien passé même s'il faut reconnaître que c'est vachement rigolo d'éclater du shinigami un peu à la volée, j'ai remarqué un truc.

Les shinigamis, ils peuvent se déplacer genre… Vachement vite, le genre de vitesse qui vous fait vous demander si vous n'avez pas bouffé des champignons hallucinogènes à votre insu. Au début, j'me suis juste dit que j'avais pris un énième coup sur la gueule. Faut dire qu'après avoir vu des arbres bouger dans une prairie que je suis seule à pouvoir voir à jouer à Chat-Torgnoles avec un gorille à taches blanches, c'était pas des gorilles se déplaçant plus vite que ce que je croyais possible qui allaient me faire tiquer plus que ça.

Mais en fait, c'était juste ça : mon œil qui n'arrivait pas à suivre. Sauf que clairement, ces cons ont surestimé mon pur génie de la baston et de la survie que je suis. Eh, on apprend jamais mieux que dans le feu de l'action, pourquoi vous croyez que Maman passait ses journées à me bastonner la gueule ?

– … Ta mère avait un sens de la pédagogie assez pété quand même.

Que veux-tu, c'était une visionnaire.

Euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh

Bref, toujours est-il qu'ils sont choupis les cafarhumaingorilles – ouais, j'fais des variations, c'est mon côté artiste lyrique, ça – mais eh, non seulement j'ai réussi à chopper du regard leur drôle de déplacement sous stéroïdes mais en plus je l'ai relativement bien capté. Du coup… Je peux le reproduire.

– Ettttttttt… CIAO LES BLEU BITES! je hurle tout en poussant brusquement sur les muscles de mes jambes, déclenchant aussitôt l'étrange mouvement.

WAZAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Putain, ça speed wouuuhouuuuuu, j'ai l'impression d'avoir été catapultée à travers l'espace temps par une catapulte version 15XL, ça déchiiiiiiiiiiire… !

Beni, l'ATTERRISS-

Le quoi… ?

– SCHBLOUERG !!

… Ah bah là le mur dans la gueule, j'l'ai pris à mach 47. Ouuuuuh, ça pique… !

Ah bah tu m'étonnes, tu lui as fait un bisou super violent au mur là.

C'parce que je suis quelqu'un qui déborde d'amour, tout ça, tout ça…

Voui mais bon, garde tes bisous pour Tora hein passque si tu décides d'aller bisouter aussi violemment le reste des murs du patelin, tu vas finir avec la tronche façon puzzle.

Yup, et c'est une chose qu'on va essayer d'éviter hein. Pas que j'sois particulièrement contre les combo hein mais ma tronche c'est pas non plus un terrain d'expérimentation et l'idée d'une momie-puzzle ne m'emballe pas plus que ça. J'ai beau avoir de superbes cheveux rouges trop stylés, ça compenserait pas l'anomalie level absurdité cosmique que deviendrait alors ma tronche.

Beni, j'pense que…

Ouais, ouais t'inquiètes, je les ai repérés. Plus ça passe, plus j'arrive à situer les gens et leurs déplacements sans même les voir, c'est hyper chelou. Ça fait… Comme une trace sur ma carte mentale. Je repère tout ce qui m'entoure et parmi tout ça eh bien, y'a ces espèces de traces qui correspondent à des gens. C'est assez galère pour mettre des mots dessus mais en gros, l'idée, c'est ça : j'peux repérer où se trouvent les gens en fonction de cette espèce de trace spirituelle. Un peu comme ce qui s'est passé avec euh, comment qu'elle s'appelle déjà, Miss Trop Cuite… ?

Miaou Kek'chose ?

… Euh nan, Yuukun. Comment t'as réussi à tomber sur « miaou » toi ?

– … Le talent ?

Ouais, probablement. Du coup yup, comme avec Yuukun en fait, où j'ai déboulé dans sa chambre parce que sa présence me paraissait familière. J'l'ai jamais croisée avant cette nana hein mais je suppose que ces genres de présence que j'arrive à percevoir sont similaires entre personnes similaires… Et bon, apparemment elle et Face de Cauchemars sont faux-jumeaux, l'hypothèse se tient. N'empêche, c'te duo de jumeaux déglingués au bazooka par la vie, c'est violent… Colle leurs deux tronches dans une maternelle et tu traumatises une génération.

Bref, tout ça pour dire que le coup des présences des gens que j'ressens en mode Madame Irma au rabais avec de la barbe et le pire accent cliché que vous puissiez imaginer, c'est un peu comme le coup du déplacement mur-bisou-pas-consenti là : plus ça passe, plus je m'habitue et plus je choppe le truc. Donc oui, là tout de suite, je peux sentir les gorillumaincafards qui me collaient au cul se rapprocher de moi en utilisant à nouveau ce drôle de déplacement version catapulte intersidérale – j'vais appeler ça le mur-bisou ça va aller plus vite et on s'y perdra moins. Leur a fallu un p'tit temps avant de suivre le mouvement ceci-dit…

– On les sème ?

On les sème ! Et je m'élance à nouveau après avoir à nouveau beuglé un bon gros « BANZAI » des familles – oui, c'pas très-très ninja spirit je sais mais comme le dit Mini Charbon Poilu, « ça pue la classe donc c'est pas grave » et toc dans les dents des rageux.

Cette fois, je ne me prends pas de nouveau mur dans la gueule et… Bon, bon, okay, j'en prends deux-trois dans la face mais j'vous jure, c'est eux qui ont plus mal que moi, c'est juste le freinage que je maîtrise pas encore hyyyyyper bien. Cette fois, je ne m'arrête pas une fois arrivée, au contraire, je les enchaîne. Et surtout, je ne vais pas tout droit. Vous voulez me suivre, têtes de nazes ? Ben bon courage parce que là, j'vous sort le grand jeu du Chat Torgnole d'anthologie, vous n'allez pas vous en remettre !!

Finalement, après trois bonnes minutes à pif-pafer tel un moustique bourré dans tous les sens, j'arrête de rebondir façon Beni la puce sous anabolisants et me laisse brusquement tomber sur un toit carrément haut perché du Seireitei. Pas ma faute, j'adore les lieux en hauteur, j'm'y sens bien. Pis vu la hauteur de cette tour, j'leur souhaite bien du courage s'ils veulent monter jusqu'ici, et toc ! J'vais pouvoir souffler un coup et en plus, d'ici j'vais avoir une vue d'enfer sur les environs, ça peut toujours servir quand on compte mettre au point un plan de Grande Évasion – oui avec les majuscules, c'est important.

En attendant, vous êtes mignons mais moi, j'ai un peu le poumon et demi qui me reste en compote. Pataudement, je me laisse complètement tomber sur ce toit heureusement parfaitement plat, ça m'évitera d'avoir à trop faire gaffe au bord, et je roule sur le dos, le souffle un peu court. Ça me frustre d'être ainsi avec le cœur qui bat un peu trop vite et ce foutu besoin de me reposer. Je sais bien qu'en temps normal, physiquement, tout ça ne correspondrait qu'à une balade de santé. Putain de corps qui me trahit, saloperie.

Moui mais c'est pas ta faute, c'est celle de l'autre mimigami tout moche là.

Ouais, je sais…

Pis de sa pétasse à cheveux noirs et à sourire qui fait peur là.

… Euh alors là non, je vois pas.

Mouais, t'en fais pas.

D'acc'… N'empêche que si j'avais été, plus forte, il aurait pas réussi à m'embrocher ce bâtard et on en serait pas là. Mini Charbon Poilu hausse vaguement les épaules avant de s'amuser à courser un papillon.

Ça change pas grand-chose au fait qu'on est là et qu'il faut faire avec… Pis qu'on est pressés.

Yup. Plus tôt, on mettra les voiles moins Tora aura le temps de venir foutre le bordel et de se mettre en danger pour me récupérer. Eh, mais pourquoi tu courses ce foutu papillon? je fais en me redressant mollement en position assise tandis que lui enchaîne trois saltos arrières pour chopper ledit papillon.

Ben, pour m'entraîner pour notre prochaine partie de chat !

… Ouais, ça se tient.

Et toi, pourquoi tu te sers pas de ce sabre ?

… Ah, grillée.

Wouaip !

Un peu laborieusement, je me remets debout et époussette rapidement ma tenue d'hosto à moitié déglingos. Eh, c'est que c'est hyper salissant le blanc… Et ces shinigamis ne sont même pas venus faire le ménage jusqu'ici, scandaleux.

Alooooors ?

Ben… Un peu mal à l'aise, je soupèse ce foutu sabre dans ma main. C'est vrai que c'est un peu con d'avoir piqué un sabre si c'est pour uniquement m'en servir comme d'un gourdin jusqu'ici.

J'te le fais pas dire ! C'est parce que c'est pas Kamishini, hein ?

Je soupire brièvement. Il a parfaitement raison et je sais que c'est con mais j'y peux rien, c'est pas mon arme. Kamishini est une hache de guerre à tête lourde, autrement dit, elle pèse un sacré poids et tout ce poids est concentré en un seul et même endroit, au bout du manche en bois épais. Bref, rien à voir avec c'te foutue brindille métallique que j'ai entre les mains.

Moi j'l'aime bien, c'te brindille…

Barf, elle vaux pas Kamishini !

Kamishini, j'l'aime pas. Alors que Brindille, là… J'm'y sens bien.

Comment ça, tu t'y sens bien ?

Ben… Chais pas trop, c'est un peu chelou à décrire mais euh, c'est confortable ? Agréable ?

T'es un gorille, qu'est-ce que t'irais foutre dans un sabre ?

Alors ça ! Aucune idée. N'empêche que j'ai l'impression qu'il est parfait pour moi.

Une moue dubitative passe sur mon visage, convaincue genre level 1 sur 4 000. Ça m'étonnerait un peu mon vieux, c'est quand même le sabre de Kiki à la base et… Oh, eh, t'as vu ?! Complètement décontenancée, je ramène le fourreau dans mes mains à la hauteur de mes yeux. On est d'accord qu'à la base, il était tout noir, avec la garde la plus random qui soit, j'ai pas halluciné ?! Nan parce que là… Le haut du fourreau, près de sa gueule est toujours aussi noir sauf, ohoh, changement, plus ça va vers son extrémité plus sa couleur vire au blanc ivoire en un doux dégradé.

Roooh, joliiiiiiiiii…

Et la garde aussi a changé. D'une banalité sans nom, bêtement ronde, la voilà qui a pris une forme allongée, s'ornant de motifs floraux. Même qu'elle est passée d'une bête couleur métallique a de l'or !

J'aime trop ! Tu vois, quand je te dis que Brindille est fait pour moi… !

Ben… Là pour le coup j'crois qu'on est en pleine sorcellerie mimigamienne et…

Roh mais arrête, tu cherches juste des excuses pour ne pas t'en servir! fait-il en éclatant de rire, cette fois en se roulant dans l'herbe pâle.

… Même pas vrai.

Menteuuuuuse ! rigole-t-il amusé.

C'est juste qu'il me paraît… Tellement déséquilibré dans ma main et ça fait des années que je me sers de Kamishini et que j'y suis habituée et les sabres ça a jamais été mon fort et… Je me coupe brusquement, me redressant d'un coup.

Qu'est-ce que…

Beni…? fait la voix de Mini Charbon Poilu, inquiet de mon soudain changement. Les mimigamis arrivent ?

Non… Non, personne ne se dirige droit sur moi. Sauf que, sans vraiment y faire attention, depuis tout à l'heure, j'ai étendu ma perception de toutes ces présences, pour justement me rendre compte de si quelqu'un approche. Personne ne m'approche particulièrement, c'est pas ça… C'est juste que… Je me tourne lentement vers l'est.

C'est impossible. Cette présence, là-bas, c'est juste… Pas possible, putain.

Mini Charbon Poilu se place à mes côtés, au bord du vide, fixant la même direction que moi.

T'as reconnu quelqu'un… ?

– Je…

« Reconnaître » est un bien grand mot mais… Les secondes s'égrènent et je me concentre et me concentre et me concentre encore sur cette présence là-bas, jusqu'à ce qu'aucun doute ne soit plus permis.

Beni… ? C'est qui ? fait la voix toute douce à mes côtés.

J'ai l'impression que ma tête va exploser parce que jamais, jamais, je ne pensais pouvoir recroiser cette présence spirituelle là. Ma main se crispe sur le sabre que je tiens toujours. J'inspire longuement, les mots se coinçant dans ma gorge. Oh, je sais qui c'est.

– C'est le type qui a tué ma mère.


.

Et voalàààààààààà!

Héhé, j'espère que ce chapitre vous a plu moi en tout cas j'me suis bien éclatée à l'écrire!

Allez, laissez moi DES TONNES DE REVIEWS WOUIIIIIIIIIIIIIII!!

– Vous pouvez aussi lancer des tomates pourries hein.

Lulu, on t'as pas sonné!

Allez, prenez soin de vous, moi je prends une pause dans la publication et on se revoit début novembre! Des bisous rien que pour vous! Et en plus, je vous laisse sur un bon vieux p'tit cliffhanger des familles… avouez vous m'aimez de fou là.