Disclaimer : Les personnages des séries S.W.A.T. ne m'appartiennent pas. Je ne fais que les emprunter pour cette histoire.
Hello hello,
On se rapproche de la fin, cette fois. Plus que 2 chapitres [sans compter celui-ci] !
Bon, et bien bonne lecture *-*
4 mois et demi avant le mariage !
QG du S.W.A.T. !
Une matinée calme. Pas de criminels à poursuivre. Pas de portes à défoncer. Ils avaient passé la matinée à s'entraîner contre l'équipe de Rocker dans une simulation de prise d'otage, avec une victoire pour l'équipe d'Hondo. En début d'après-midi, l'équipe s'octroyait une séance de muscu / boxe.
« Les préparatifs avancent ? » demanda Deacon, qui tenait le sac de sable alors que Street frappait dedans.
« Ouais, doucement mais ça avance. » répondit ce dernier. « J'aide Chris du mieux que je peux, mais heureusement que les filles nous donnent un coup de main. »
« Tu m'étonnes. » dit Deacon. « Tu sais où vous allez partir pour votre lune de miel ? »
« Ouais, c'est déjà réservé, et Hicks nous a déjà validé notre semaine de congé, plus les deux jours avant le mariage. » dit Street, en reprenant son souffle. « Chris me tanne pour essayer de savoir où je vais l'emmener, mais je ne lâche rien. Et je suis aussi en charge de la chanson pour notre première danse. »
Chris, qui avait entendu la conversation entre les deux hommes depuis le ring, prit appuie sur les cordes et s'immisça dans la discussion.
« Et j'aimerais bien que tu m'en dises un peu plus sur ce que t'as déjà écarté comme chanson, et sur tes choix de destination pour notre lune de miel. »
« Hum… » fit Street en faisant semblant de réfléchir. « Non, je ne dirais rien même sous la torture. »
« Et si tu montais sur le ring ? » proposa-t-elle. « Si je te mets K.O dans les, disons cinq minutes, tu me balances tout. »
« Je te mettrais K.O en deux. » répliqua Street.
« Ouh ! » fit Luca. « Attention tout le monde, les futurs mariés se défient. »
« Fais-moi un peu confiance. » dit Street, en ignorant Luca et leurs collègues. « Et je préfère qu'on se défie en privé. »
« Pourquoi il faut toujours que ça tourne autour du sexe, tous les deux ? » demanda Tan.
« T'as qu'à te boucher les oreilles. » lui répondit Chris.
« Je laisse tomber. » soupira Tan.
« Chris, descends de ce ring ! »
C'était une voix étrangement familière. Annie et Bonnie firent leur apparition.
« Qu'est-ce que vous faites ici ? » leur demanda Tan.
« On est venu chercher Chris. » dit sa femme, qui s'adressa à la jeune femme en question. « Allez, descends de ce ring et va prendre une douche. T'as dix minutes. »
« Depuis quand t'es devenu autoritaire, comme ça ? » s'amusa Luca.
« Elle a toujours été comme ça. » dit Tan.
« Je suis d'astreinte jusqu'à ce soir, je ne peux pas partir comme ça. » dit Chris.
« Si, vous pouvez. » Hicks arriva à son tour. « Vous avez votre après-midi. »
« Hein ? »
« Tu te maries dans exactement dix-huit semaines. » dit Annie. « Et il est temps qu'on fasse du shopping et qu'on te trouve ta robe de mariée. »
« Mais, j'ai encore le temps. » leur dit Chris.
Annie et Bonnie croisèrent les bras, sans quitter Chris des yeux. Elle abdiqua, enleva ses gants et se hâta dans les vestiaires pour prendre sa douche. Street croisa le regard d'Annie, et ils échangèrent un clin d'œil complice.
« C'est toi qu'a tout manigancé ? » lui demanda Luca.
« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. » répondit Street.
Mais le sourire qu'il arborait disait tout le contraire. Il enleva ses gants, les rangea dans son sac de sport et alla dans les vestiaires. Une serviette autour du cou, il attendit que Chris ait terminé sa douche. Il avait fermé les deux portes des vestiaires à clé pour avoir un peu d'intimité, et il avait bien fait car Chris ne portait qu'une serviette autour d'elle.
« T'as de la chance que j'ai fermé à clé. » lui dit-il.
« C'est toi qui as organisé cette virée shopping ? » demanda-t-elle, les mains sur les hanches.
« Peut-être. » Il esquissa un sourire, s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. « Ça t'ennuie ? »
« Tu vas me dire de m'offrir la robe de mes rêves ? » railla-t-elle, non sans sourire.
« Exactement. » Il l'embrassa. « Pourquoi crois-tu que je bosse avec Deacon dans sa boîte de sécurité ? J'ai déjà tout réglé avec Annie, tu n'as plus qu'à aller faire des essayages, et si tu trouves ta robe, alors c'est génial. »
« Et si je ne trouve pas ? » demanda-t-elle.
« Tu réessayeras une autre fois. » Il l'embrassa encore. « Habille-toi avant que tes demoiselles d'honneurs ne viennent défoncer les portes pour t'emmener de force. »
« Si je dois me trouver une robe à moins de cinq mois du mariage, tu dois te trouver un smoking. » lui dit-elle.
« A quoi crois-tu que je vais passer mon samedi après-midi ? » dit-il. « Je t'aime. »
« Je t'aime aussi. »
Il déposa un baiser dans son cou, avant de disparaitre à son tour dans les douches.
…
Annie Kay était une femme organisée et pleine de ressource. Elle n'avait pas hésité une seconde à accepter de prêter main forte à Chris pour l'organisation du mariage. Elle l'avait aidé à trouver le bon design pour les invitations, et aujourd'hui, tout en planifiant l'enterrement de vie de jeune fille de la future mariée, elle conduisit Chris dans le centre-ville afin de trouver la robe parfaite. Si, dans la boutique où elle se rendait, rien ne plaisait à la jeune femme, elles réessaieraient une prochaine fois dans une autre boutique. Avec la complicité de Street, qui lui avait fourni toutes les dates où Chris était de repos, elle avait fait la liste de toutes les boutiques de mariages de la ville. Ce sera une tâche ardue, mais elle réussirait, avec l'aide de Bonnie et Erica, à faire en sorte que Chris trouve la robe parfaite.
Entrant dans la boutique, elle prit les choses mains et parla avec l'une des vendeuses qui les emmena dans l'espace vaste des essayages.
« Alors, quel genre de robe cherchez-vous ? » demanda la vendeuse.
Blonde, début de la quarantaine et très élégante dans une robe-tailleur rouge, elle détonnait au milieu du blanc des robes.
« Sobre, et dans laquelle je peux bouger dans problème. » répondit Chris. « Et qui irait avec mon gabarit. »
« Laisse ton gabarit en dehors de cette boutique. » lui conseilla Annie.
« Je suis d'accord. » approuva la vendeuse. « Je suis certaine que vous trouverez votre bonheur parmi nos robes. »
« Que l'essayage commence ! » déclara Bonnie.
Une heure passa, et Chris avait essayé plus de dix robes, sans qu'aucune ne lui plaise.
« Trop serrée ! »
« Trop large ! »
« Trop de froufrous ! »
« Pas assez d'espace de mouvement ! »
« Bustier inconfortable ! »
Etcetera, etcetera… du moins, jusqu'à ce que…
« Wow ! » souffla Bonnie.
« Comment vous sentez-vous dans celle-ci ? » demanda la vendeuse, qui était sorti de la cabine avant Chris.
« Etonnement bien. » répondit-elle. « Je ne me sens pas comprimée. »
« Regardez-vous dans le miroir ! »
Chris se planta devant le vaste miroir, et elle sourit. Elle se retourna vers ses demoiselles d'honneurs, qui souriaient également.
« Je crois que c'est la bonne. »
« Tu crois ? » railla Erica. « T'es parfaite, dedans. Street va en tomber à la renverse. »
« Bon, l'affaire est réglée. » dit Annie. « Va te changer. Sauf s'il faut faire des retouches ? »
« Non, la coupe est parfaite. » dit Chris.
« Alors je passerais chercher la robe dans la semaine et je la garderais chez moi. » dit Annie.
Annie s'écarta avec la vendeuse, tandis que Bonnie et Erica aidèrent Chris à se défaire de la robe. Toujours en suivant les instructions de Street, Annie réserva la robe au nom de la future mariée, et donna une liasse de billet pour régler le paiement.
…
« Comment est-ce qu'une robe de mariée peut être aussi chère ? » demanda Chris. « Au moins 300 dollars. »
« Certaines font plus de mille dollars. » lui pointa Bonnie. « C'est un luxe, que veux-tu y faire ? »
« Dire que je ne vais la porter qu'une seule fois. » soupira Chris.
« Si tu t'inquiètes pour l'argent, sache que tu n'as pas à t'en faire. » la rassura Annie. « Jim s'est occupé de tout. Il fait du super boulot en tant qu'agent de sécurité privé, et il gagne très bien avec les quelques boulots qu'il a eu. S'il fait ça, c'est pour que tu puisses avoir le mariage de tes rêves. »
« On aurait dû aller à Vegas, comme l'a fait Mumford. » marmonna Chris. « Bon, on fait quoi maintenant ? On cherche vos robes de demoiselles d'honneurs ? »
« Non, ça attendra un peu. » dit Annie. « On va aller te trouver une paire de chaussures pour aller avec la robe, ensuite on n'aura qu'à faire du shopping et te constituer un joli trousseau pour ta nuit de noces et ta lune de miel. »
« Pour ça, il faudrait que je sache où m'emmène Jim. » dit Chris. « Et j'aurais beau essayer de le faire parler, il ne crachera pas le morceau. »
Elles poursuivirent leur shopping. Chaussures pour Chris, et robes pour les demoiselles d'honneurs, finalement. Elles mirent moins de temps à trouver le bon modèle et la bonne couleur que pour la robe de mariée.
Chris rentra chez elle, déposé par Bonnie, et se laissa tomber sur son lit. Elle n'aimait pas trop le shopping, même si elle avait passé une superbe après-midi avec ses demoiselles d'honneurs et amies. Sans se lever, elle se débarrassa de ses chaussures, avant de se caler dans le lit, s'allongeant sur le côté, le nez enfoui dans le coussin de son fiancé. Elle huma son odeur à pleins poumons. Elle n'avait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, qu'elle se marierait alors qu'elle n'avait pas encore trente ans, et encore moins avec son équipier / meilleur ami, qui était devenu, et c'était on ne peut plus clair pour elle, l'amour de sa vie. Elle le savait, à présent. Elle ne pouvait plus imaginer sa vie sans Jim Street.
Le lit s'affaissa derrière elle, et un bras s'enroula autour de sa taille, la tirant aussitôt de son sommeil. L'odeur d'une eau de toilette qu'elle connaissait très bien la rassura.
« Jim ! »
« Comment était ta journée, mon amour ? » demanda-t-il d'une voix douce. « Tu as trouvé ton bonheur ? »
« Oui ! » acquiesça-t-elle. Chris ouvrit les yeux et se retourna dans ses bras. « Mais le prix était… »
Il la coupa d'un baiser.
« On se moque du prix. » lui rappela-t-il. « Raconte-moi plutôt ta virée shopping avec les filles. »
« Oh, elles ont voulu que je constitue un trousseau spécial pour notre lune de miel, mais je ne sais pas où on va. » dit Chris, qui fit une moue d'enfant. « Donne-moi un indice, s'te plaît ! »
« Il fera chaud. » dit-il.
« Mais encore ? » insista-t-elle.
« Tu peux investir dans des bikinis et accessoires de plages. » ajouta-t-il, avant de la faire taire d'un nouveau baiser. « Assez de question. Je me chargerais de préparer le reste. Fais-moi confiance. »
« Je te fais confiance. » assura-t-elle. « Mais je n'aime pas ne pas savoir. »
« Tu sauras en temps voulu. » Il caressa ses lèvres du bout du pouce, en traça le contour avec une lueur dans le regard qu'elle ne connaissait que trop bien. « Je t'aime ! »
« Ça fait déjà deux fois que tu me le dis, aujourd'hui. » souligna-t-elle.
« Je pourrais te le dire cinquante fois par jour, si je voulais. » sourit-il. « Et t'étais censé me répondre je t'aime aussi. »
« Je t'aime aussi ! »
« Hum, je préfère ! »
Il scella leurs lèvres et sa main glissa dans son dos, palpant ses fesses au passage alors qu'elle enroulait sa jambe autour de lui. On frappa à la porte, suffisamment fort pour les interrompre.
« Quoi ? » s'écria Street.
« La bouffe est là. » répondit Luca.
« Ok ! » Street reporta son regard sur Chris. « On en était où avant que ce malotru ne nous interrompe ? »
« Hum, je crois que ta main me caressait les fesses. » dit-elle.
« Comme ça ? » susurra-t-il en joignant le geste à la parole. Elle acquiesça. « Quoi d'autre ? »
« Ta langue était dans ma bouche. » souffla-t-elle.
Bouche qu'elle ouvrit pour lui permettre d'y plonger ladite langue, qui trouva la sienne sur le champ.
Quand ils finirent par sortir de la chambre, il s'était passé trente minutes. Au menu : pizzas.
« Désolée de m'être endormie. J'aurais pu préparer quelque chose. » dit Chris.
« On brûlera les calories en coursant les suspects dans la rue. » plaisanta Luca. « Alors, t'as trouvé ta robe ? »
« Ouais. Annie la récupère dans la semaine. » dit Chris, qui souleva un carton pour prendre une part de pizza au fromage. « Et je fais le point avec elle pendant que vous, messieurs, vous serez en train de chercher le smoking parfait pour Jim. »
« T'inquiète, on va le rendre plus beau que jamais. » dit Luca. « On se mate un film, ou on se continue The Big Bang Theory ? »
« Je vote pour la bande de geek dégénérée. » dit Street.
« Pareil. » approuva Chris.
Ils apportèrent les cartons de pizzas sur la table et, une fois installée, Luca lança Netflix et ils passèrent la soirée à enchaîner épisode sur épisode, et par rire aux éclats. Quand Luca proposa à Street une partie de jeu vidéo après avoir nettoyé les traces de leur repas, Chris les laissa entre hommes le temps d'aller prendre une douche. Vêtue d'un legging, et d'un sweat à capuche qui appartenait à Street, elle alla récupérer son téléphone sur la table basse et embrassa son fiancé au coin de la bouche.
« Je vais me coucher. » lui dit-elle.
« J'arrive dans cinq minutes, le temps de donner une leçon à Luca. » dit Street.
Elle leva les yeux au ciel non sans sourire. Il passa cinq minutes pendant lesquels les deux amis se défièrent sur la console avant de l'éteindre.
« Elle sait ce que tu prépares ? » demanda Luca qui, contrairement à ce qu'ils faisaient croire tous les deux, savait parfaitement ce que manigançait le futur marié.
« Non, et c'est bien comme ça. » répondit-il. Il se leva du canapé. « Et je compte sur toi pour garder le secret. »
« Mes lèvres sont scellées. » promit Luca. « Je n'aurais jamais cru te dire ça un jour mon pote mais, je suis fier de toi. Et je suis surpris de tout le mal que tu te donnes. On peut dire que tu mets le paquet, comme si tu voulais décrocher le titre du meilleur mari du siècle. »
« Oh, juste le meilleur mari de l'année, ça m'ira très bien. » plaisanta Street, avant de redevenir sérieux. « Je veux juste que ça soit parfait. »
« Ça le sera, quoi que tu fasses. » le rassura son ami.
Street rejoignit enfin Chris, après un saut par la case douche, et se glissa dans le lit en jogging. Elle se rapprocha de lui instantanément.
« Je n'aime pas dormir sans toi. » marmonna-t-elle.
« Moi non plus, mais il le faudra bien la veille du mariage. » lui dit-il, la serrant dans ses bras. « Et on n'a pas le choix quand je dois bosser avec Deacon. »
« Je sais. » Elle déposa un baiser sur son torse. « On aurait dû aller à Vegas. »
« Trop tard ! » sourit-il. « Et j'ai l'intention de faire chialer tout le monde avec mes vœux. »
…
Le samedi arriva, et le futur marié se retrouva chez un tailleur en compagnie de ses trois témoins, plus Deacon, qui n'aurait raté ça pour rien au monde. Après avoir pris les mensurations de Street, le tailleur lui fit essayer plusieurs smokings, et chaque fois ses collègues et amis trouvaient toujours quelque chose à redire… jusqu'à ce qu'il sorte de la cabine au bout du sixième essayage. Pantalon et veste noire par-dessus une chemise blanche éclatante. La coupe du smoking était parfaitement symétrique à la corpulence de Street, et il pouvait se mouvoir facilement. Un nœud papillon et une pochette – parfaitement pliée dans la poche de la veste située côté cœur – bleu marine afin d'ajouter une petite touche de couleur.
« Vous en pensez quoi ? » demanda Street.
« Que t'es prêt à te faire passer la corde au cou. » dit Hondo.
Le tailleur, après avoir donné son avis plus que positif, fit les derniers ajustements, et le reste n'était que de la paperasse. Et la boutique proposait aussi des chaussures, et la paire qui allait avec le smoking furent ajoutées. Il fut décidé de revenir une fois par mois jusqu'à la veille du mariage pour des ajustements, s'ils s'avéraient nécessaires en dernier recours.
« On peut aller manger ? » demanda Street.
« Ouais, bonne idée ! » répondit Luca. « C'est moi qui régale. »
Ils s'attablèrent à la terrasse d'un foodtruck.
« T'as déjà commencé à écrire tes vœux ? » demanda Deacon.
« Pas vraiment. » répondit Street, avant de s'expliquer : « Chaque fois que j'essaye de les commencer, je raye ce que j'écris et je recommence. Je me dis que je saurais quoi dire quand je me retrouverais face à Chris le jour J. »
« Ouais, c'est une idée. » dit Hondo.
« Annie m'a dit que Chris était frustrée de ne rien savoir sur ce que tu prépares pour votre lune de miel. » dit Deacon. « Elle a essayé de me tirer les vers du nez mais, comme je ne sais rien… »
« Personne ne sait ce que tu manigances. » dit Tan.
« Ah si, moi je sais. » dit Luca. « Mais je suis tenu au secret alors, n'espérez pas que je crache le morceau. »
« T'es au courant uniquement parce que tu m'as entendu faire la réservation pour l'hôtel. » rétorqua Street.
« On sait garder un secret, tu sais ? » lui dit Hondo.
« Ouais je sais, mais je suis légèrement parano et je n'ai pas envie que Chris sache tout maintenant. » dit Street. « Elle sait que je l'emmène dans un endroit chaud et qu'il y aura une plage. Le reste est confidentiel jusqu'au dernier moment. »
Leurs plats leur furent apportés, et ils discutèrent, charriant Hondo sur sa relation avec Nichelle, qui était reparti sur des chapeaux de roues. Après une longue discussion à cœur ouvert, le Sergent et la responsable du centre pour jeunes s'étaient donnés une seconde chance, et ça fonctionnait parfaitement. Hondo avait même rencontré les parents de la jeune femme.
« T'as intérêt à l'emmener au mariage. » lui dit Street. « Ta mère et Darryl ont leur propre invitation, donc tu n'as aucune excuse pour ne pas avoir de +1 avec qui danser. »
« Qui sait ? Vous serez peut-être les prochains à vous marier. » le taquina Luca.
- Et toi alors ? C'est qui cette mystérieuse nana avec qui tu parles depuis des mois ? » demanda Street. « C'est la copine de Bonnie, du mariage ? »
« Nan, c'est de l'histoire ancienne, et vous ne la connaissez pas. » dit Luca.
« T'en as trop dit. » dit Deacon. « Raconte. »
Quatre paires d'yeux se braquèrent sur lui.
« D'accord. » souffla-t-il. « Elle s'appelle Ally, et je la connais depuis longtemps. On s'est perdu de vue pendant quelques années, et on s'est tombé dessus il y a quelques mois. »
« Tu la connais depuis longtemps mais encore ? » insista Tan.
« On était ensemble au lycée. » finit par avouer Luca. « On s'est séparé d'un commun accord après la remise des diplômes, même si on s'aimait. Je suis rentrée à l'école de police, et elle s'est engagée dans les Marines. »
« Elle a servi où ? » demanda Hondo, lui-même ancien Marine.
« Deux fois en Afghanistan, et une fois en Iraq. » dit Luca. « Elle est retournée à la vie civile il y a un an, après la mort de son père, qui était Amiral. Et là, elle vient de perdre sa mère le mois dernier. »
« Tu les as bien connus ? » demanda Deacon.
« Ouais, ils étaient supers, et ils m'ont tout de suite accueilli dans leur famille quand je suis sorti avec Ally. » expliqua Luca. « Comme elle était fille unique, son père était tout fier qu'elle décide de s'engager. Sa mère un peu moins parce qu'elle ne voulait pas la perdre. »
« C'est compréhensible. » dit Street, qui esquissa un sourire. « Tu vas l'inviter au mariage ? »
Le sourire que Luca voulait discret ne le fut pas tant que ça.
« T'as finalement trouvé une femme capable de te supporter ? » l'embêta Hondo. « On veut la connaitre. »
« Je n'ai pas toujours été quelqu'un de difficile à vivre, d'accord ? » dit Luca. « C'est juste qu'après Ally, je n'ai jamais pu retrouver ce que j'ai vécu avec elle. »
« C'est la femme de ta vie, ne cherche pas plus loin. » lui dit Deacon.
« Je l'ai su à la minute où je l'ai vu. » admit Luca. « Bon, ce n'est pas moi le futur marié alors, charriez un peu Street. »
Le concerné leva les yeux au ciel.
Je commencerais la traduction de cette fiction une fois le chapitre 16 [qui marquera la fin de cette première partie], posté. Et je vous rassure, j'attaquerais l'écriture de la suite dans la foulée !
Voilà !
A la semaine prochaine, et merci de votre fidélité !
Bises, Aurélie !
