Disclaimer : Les personnages de la série S.W.A.T. ne m'appartiennent pas. Je ne fais que les emprunter pour cette histoire.

Hello hello,

Et voilà, on y est. C'est le dernier chapitre avant une pause. Je vous retrouve à la fin pour vous en dire plus.

Bonne lecture !


Veille du mariage !

« J'en ai marre de ne pas savoir où on va. » maugréa Chris.

Depuis près d'une heure, elle bataillait sur ce qu'elle devait emporter ou non pour leur voyage de noces. Il partirait le lendemain du mariage, en début de matinée pour arriver en début de soirée, d'après Street, mais elle ne savait toujours pas où ils allaient. Qu'est-ce qu'elle pouvait détester ne rien savoir !

« Tu veux que je fasse ta valise à ta place ? » lui proposa-t-il.

Allongé en travers sur leur lit, il prenait un malin plaisir à la voir tenter de faire sa valise.

« Non, mais dis-moi où on va. » répliqua-t-elle.

« Tiens donc ? » s'amusa-t-il. « Est-ce que c'est un ordre, Mademoiselle Alonso ? »

« Oui ! » Le haut d'un bikini dans la main, elle s'asseya sur son fiancé, le coinçant entre ses cuisses. « Dis-moi où on va pour notre lune de miel. »

« Hum, non, désolé. » dit-il, un sourire en coin.

« Jim… »

« J'ai tenu des mois sans rien te dire. Tu ne crois tout de même pas que je vais craquer deux jours avant notre départ ? » dit-il.

« S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît… » le supplia-t-elle inlassablement.

Tout en sautillant sur lui, ce qui frictionna leurs sexes à travers leurs vêtements, et Chris le remarqua.

« Non ! » répondit Street. « Même sous la torture, je ne dirais rien. »

Il lui prit le haut du bikini des mains, et le posa négligemment dans la valise ouverte sur leur lit.

« Tu perds ton temps. » dit-il en reportant son regard sur Chris. « Tu n'obtiendras rien de moi. »

Leurs intimités toujours collées l'une à l'autre malgré les tissus entre elles, Chris constata que son fiancé avait un début d'érection. Se léchant les lèvres, un geste que Street suivi du regard, la future mariée se pencha pour l'embrasser. Profitant qu'il soit perdu dans le baiser, elle glissa une main entre leurs corps et la main sous l'élastique de son jogging. Il ne portait pas de caleçon, ce qui facilita son accès à son sexe. Elle posa sa main à plat dessus, et le contact fit grogner le jeune homme.

« Dis-moi où on va… » susurra Chris contre sa bouche. « Et je serais on esclave tout le temps que durera notre lune de miel. »

« Hum, c'est très tentant. » Il prit son visage en coupe d'une main, approfondi le baiser et inversa la tendance, la laissant pantoise et à bout de souffle. « Mais tu ne m'auras pas avec du sexe. »

« Dis-moi où on va… » le prévint-elle en retirant sa main pour agripper son menton. « Ou sinon… »

« Tu vas faire quoi ? » demanda-t-il, calme mais le regard noir d'un désir intense. « Tu vas me priver de sexe pour le restant de mes jours ? Trouve autre chose, chérie, j'ai passé trois ans à me masturber en pensant à toi. »

Cette révélation déconcentra quelque peu Chris, qui relâcha le menton de Street. Il en profita pour lever assez la tête pour pouvoir capturer ses lèvres. Le baiser devint sensuel à mesure que leurs langues jouèrent l'une avec l'autre. Au diable le lieu de la lune de miel. Ça ne servait à rien d'insister, ou de lui faire du chantage. Jim ne lâcherait jamais le morceau. Il interchangea leurs places sans rompre le baiser, mais ils durent respirer à un certain point.

« Laisse-moi te surprendre, mon amour. » lui dit-il, caressant du bout de l'index la courbure de sa joue. « Je te promets que tu vas adorer l'endroit où je t'emmène. Je vais m'occuper de ta valise, ne t'en fais pas. »

« Ok, je n'ai visiblement pas le choix. » soupira-t-elle. « T'as intérêt à ce que ça en vaille la peine de m'avoir gardé dans le flou pendant des mois. »

« Tu vas adorer. » répéta-t-il, confiant. « Maintenant, t'arrête de râler et on profite du temps qu'il nous reste avant que tu ne doives partir avec Annie. »

« Ça va être dur de dormir sans toi. » dit Chris. « Je m'y suis habitué depuis que tu bosses avec Deacon mais, c'est toujours nul. »

« Je sais, mon amour. » Il frotta son nez contre le sien. « Attends, j'ai une idée. Enlève ton chemisier. »

Il se redressa pendant que Chris déboutonnait son vêtement, et enleva le sweat à capuche sans manches qu'il portait. Il attendit que sa future femme se redresse à son tour, pour lui passer le sweat par-dessus la tête. Chris fini de mettre le vêtement, qu'elle porta à ses narines pour en aspirer l'odeur. Celle de son fiancé l'envahit aussitôt et la fit sourire.

« Ce sera comme si j'étais avec toi. » dit-il.

« Hum, viens par-là. » Elle lui prit le menton entre la main et l'attira pour un baiser. « Est-ce que ça t'ennui si je garde Alonso, au travail ? »

« C'est comme tu veux. » dit-il. « Si tu veux garder ton nom même en dehors du boulot je… hum. »

« Non ! » dit-elle après l'avoir fait taire d'un baiser. « Je veux et je vais prendre ton nom. A partir de demain, je serai Christina Street. » Elle soupira. « Je vais garder ton nom au boulot, en fin de compte. Ça serait marrant qu'on se retourne en même temps. »

« Madame Street ! » dit-il avec un sourire lumineux. « Je suis excité rien que d'y penser. »

Il l'embrassa. Chris parcouru le torse nu de son fiancé de ses mains, aspirant chaque sensation pour ne pas avoir à trop subir le manque de son corps. Bonnie n'allait pas tarder à venir la chercher, et la prochaine fois qu'elle pourrait voir, toucher son homme, ce serait devant le Pasteur et ce, dans plusieurs heures.

« Hum, si on avait un peu plus de temps… » dit Street, sans finir sa phrase.

« Je sais. » dit Chris, qui posa un doigt sur ses lèvres. « Et je t'aurais laissé faire, mais on aura notre nuit de noces, et une semaine entière sans interruption, sans téléphones qui sonnent. Juste toi et moi je ne sais où… » Il pouffa. « A bronzer sur la plage, et à faire l'amour encore, et encore, et encore. »

« Oh oui, on va passer plus de temps dans notre chambre d'hôtel que dehors, je te le garantis. » Il lui donna un baiser renversant. « Dans moins de vingt-quatre heures, mon amour, tu seras à moi. »

« Je le suis déjà. » affirma-t-elle. « Le mariage ce n'est qu'une formalité. »

« Depuis que tu m'as dit oui, je ne pense qu'à te voir dans ta robe. » dit-il. « Je t'aime tellement. »

« Je t'aime aussi. » répondit-elle. « Et j'ai hâte de te voir en smoking. »

On frappa à la porte, qui s'ouvrit à peine, juste de quoi laisser de l'espace à Luca pour parler au couple.

« Vous êtes décent, les tourtereaux ? » demanda-t-il.

« Non, on s'envoie en l'air. Casse-toi ! » répliqua Street.

Luca éclata de rire avant d'ouvrir la porte en grand sur lui et Bonnie.

« T'oublie que je subis vos parties de jambes en l'air depuis plus de deux ans. Et c'était trop calme. » les charria Luca.

« C'est quoi cette valise ? » demanda Bonnie. « Chris, tu ne l'as toujours pas faite ? »

« Je ne sais pas où on va. » lui rappela-t-elle.

« Je vais m'en occuper. » assura Street, en se levant de sa position confortable, qui était allongé entre les jambes de Chris.

« Toi ? » arqua Bonnie.

« Oui, moi. » répondit Street. Il aida Chris à se lever à son tour. « La mienne est déjà prête. »

Chris le frappa au bras.

« Hey ! » se plaignit-il.

« Tu n'aurais pas pu me le dire plus tôt et m'aider ? » claqua-t-elle.

« Je vais éviter de répondre à cette question. » dit-il.

Il l'empêcha de répliquer en prenant son visage entre les mains pour l'embrasser pleinement. Luca et Bonnie, qui en virent plus qu'ils ne le souhaitaient, détournèrent le regard.

« Ta valise sera prête pour notre départ, je te le promets. » dit Street.

« Ok, je te fais confiance. » souffla Chris. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi. » dit-il.

« Oui c'est mignon, on vous aime aussi mais faut y aller. » Bonnie avança et les sépara. « On y va, maintenant. Ally et Nichelle nous attendent chez Annie, et il ne manque plus que l'invitée d'honneur de la soirée. Alors prends tes affaires, et rejoins-moi dans la voiture dans deux minutes, sinon ça ira mal. »

Là, elle tourna les talons et laissa le silence s'installer après son départ.

« Vous croyez qu'elle est à nouveau enceinte ? » demanda Luca.

« Non ! » s'amusa Chris. « C'est le stress du mariage. Elles m'ont tellement aidé à ce que tout soit prêt à temps qu'elles veulent respecter le programme à la lettre. »

Prenant son téléphone et un petit sac de sport pour sa soirée chez Annie pour son enterrement de vie de jeune fille, Chris vola un dernier baiser à Street, échangea un dernier je t'aime puis, fila.

« A quelle heure les mecs arrivent ? » demanda Street.

L'enterrement de vie de garçon de Street serait aussi restreint et simple qu'il l'avait souhaité. Il voulait passer sa dernière soirée en tant que « célibataire » avec ses meilleurs potes. Ses frères. Il n'y aurait donc que lui, Luca, Tan, Deacon et Hondo. Bien qu'il ignore ce que son meilleur ami et premier témoin avait prévu.

« Ils seront là dans une heure. » dit Luca. « Ça te laisse le temps de faire la valise de Chris, et de te préparer. »

Une heure… Il lui en fallu trente pour faire la valise de Chris correctement. Elle avait acheté des bikinis pour l'occasion, ainsi que des robes, des shorts, des débardeurs et des chaussures de plages. Il avait, de son côté, confectionné une trousse de toilettes spéciale pour leur lune de miel pour chacun d'eux. Il vérifia une dernière fois que la valise de sa future femme comportait tout ce dont ils auraient besoin pour leur semaine au soleil avant de la fermer et de la poser à côté de la sienne dans un coin de la chambre. Il lui restait une demi-heure environs avant l'arrivée de Deac, Hondo et Tan, alors il alla prendre sa douche. Il s'habilla d'un jean, d'une chemise bordeaux par-dessus un t-shirt noir. Aux pieds, il enfila une paire de baskets, voulant être à l'aise comme le lui avait suggéré Luca.

« Il est où le futur marié ? »

Débranchant son téléphone de son chargeur, Street sourit en entendant la voix forte de son chef d'équipe. Il sortit de sa chambre et fut accueilli par ses camarades.

« Et le voilà ! » sourit Deacon. « T'es prêt à te faire passer la corde au cou ? »

« Oh que oui ! » répondit Street. « Bon, c'est quoi le planning ? »

« D'abord, on va trinquer une première fois. » dit Luca, qui apporta des bouteilles de bières pour chacun d'entre eux.

L'équipe n'était pas d'astreinte, mais ils n'allaient pas non plus se saouler. Ils resteraient raisonnables, ordre d'Annie, et de la future mariée. Avant de porter un toast, il déposa un bol de chips sur la table.

« A ta dernière soirée de liberté, mon pote ! » dit Luca.

Les cinq collègues et amis trinquèrent et burent leurs bières.

« Pas trop stressé ? » demanda Deacon.

« Non, je suis impatient. » dit Street. « Mais quelque chose me dit que je vais stresser une fois devant le prêtre. »

« Ah ça, tu n'y échapperas pas. » lui accorda Tan. « Mais ça ira mieux quand tu verras Chris marcher vers toi dans sa belle robe blanche. »

Il laissa échapper un rictus malgré lui.

« Quoi ? » demanda Street.

« Chris dans une robe de mariée. » dit simplement Tan. « Je n'aurais jamais cru ça venant d'elle. Depuis que vous êtes ensemble tous les deux, je la découvre d'une autre manière. »

« Et, c'est une mauvaise chose ? » voulut savoir le futur marié.

« Non, pas du tout. » le rassura Tan. « Je crois même qu'elle n'a jamais été autant elle-même que depuis qu'elle est avec toi. »

« Toi aussi, tu n'es plus le même. » dit Hondo. « T'as beaucoup évolué depuis ton premier jour au S.W.A.T. »

« Ouais, t'es plus le p'tit con que t'étais en arrivant. » le taquina Luca.

Levant les yeux au ciel non sans sourire, Street avala une gorgée de bière avant de prendre une grosse poignée de chips.

« Bon, vous allez me dire c'est quoi le programme ? »

« Ouais, on va te canarder à coup de balles de peinture. » dit Luca, un sourire aussi grand que celui du chat de Cheshire.

« Sérieux ? Du paintball ? » fit Street. « Ne me dites pas que ça va être vous quatre contre moi. »

« On va bien se marrer. » sourit Hondo.

« Ouais, à mes dépends. » marmonna Street.

« Mais ne fais pas ta pleurnicheuse. » lui dit Tan. « Considère ça comme un moyen d'évacuer tout le stress que tu as en toi, et ne dis pas que t'en as pas. Souviens-toi de comment j'étais la veille de mon mariage. »

Street s'en souvenait bien. Oui, Tan avait été aussi stressé qu'un lycéen devant sa feuille d'examen qui devait lui permettre d'obtenir son diplôme.

« Ok, allons au paintball ! » déclara Street.

« Ouais, on va te massacrer. » annonça Luca.

Chris refusa de changer de tenue pour son enterrement de vie de jeune fille. Pas alors qu'elle portait le sweat de Street.

« Je vous laisse jouer à Barbie Chris, et en échange je garde le sweat de mon mari sur moi. » leur dit-elle.

« Il n'est pas encore ton mari. » lui rappela Nichelle.

Elle lui tendit un verre de vin.

« Ce n'est qu'un détail. » dit Chris, en balayant l'air de la main. « Alors, c'est quoi le programme ? »

« Une simple soirée entre filles comme si on n'avait encore seize ans et qu'on jouait avec notre trousse de maquillage. » dit Bonnie. « On va trouver la couleur parfaite pour tes ongles. »

« On va te bichonner. » dit Ally.

Annie et elle revinrent de la cuisine avec des chips, du guacamole et de la pizza.

« Il y a un énorme gâteau au chocolat dans le frigo pour le dessert. » dit leur hôtesse.

« T'es la meilleure. » lui dit Chris.

Chacune avec un verre de vin à la main, elles trinquèrent à cette soirée, et à la dernière soirée de Christina Alonso.

« Tu vas prendre le nom de Jim ? » demanda Bonnie.

« Ouais ! » répondit Chris, qui trempa une chips dans le bol de guacamole. « Ça va être marrant au boulot. »

« Pourquoi ? » demanda Nichelle.

Toutes les cinq étaient assises à même le tapis, autour de la table basse.

« Tout le monde l'appelle Street. » dit Chris. « Je ne serai plus Alonso, et ils auront deux Street pour le prix d'un. »

« J'imagine déjà David lever les yeux au ciel. » sourit Annie.

« De toute façon, même si je gardais mon nom au boulot, ça ne changerait rien. Je serai toujours Chris Street alors… »

« Ouais, autant changer. » dit Ally, qui croqua dans une pizza.

Elles cessèrent de parler boulot et vrillèrent sur le mariage.

« T'as écrit tes vœux ? » demanda Annie.

« J'ai essayé. » répondit Chris, qui soupira. « Mais chaque fois que j'essaye de mettre par écrit ce que je ressens pour lui, ça ne veut pas sortir. »

« Tu trouveras quoi dire quand tu seras en face de lui. » la rassura sa première demoiselle d'honneur.

« C'est vraiment dommage qu'Erica ne soit pas là. » dit Bonnie.

« Elle arrivera un peu plus tard. » dit Annie. On sonna à la porte. « Ou maintenant. »

Elle se leva pour aller accueillir la jeune femme, qui les salua toute de la main avant de se laisser tomber à côté de Chris.

« Quelle journée de dingue ! » dit-elle. « Mais n'en parlons pas, et dites-moi ce que j'ai loupé. »

« Pas grand-chose, en dehors de Chris qui n'arrive pas à écrire ses vœux. » dit Annie, qui apporta un verre de vin à la nouvelle arrivante.

« Je les vois suffisamment ensemble au boulot pour savoir qu'elle n'a aucun souci à se faire. » dit Erica. « Tu vas tout déchirer. »

Les deux amies trinquèrent. Le téléphone de Chris se mit soudain à vibrer dans sa poche. Elle souffla en voyant le nom de la personne qui appelait, et déclina l'appel.

« Encore ta cousine ? » demanda Bonnie.

Chris n'eut pas le temps de répondre que son téléphone se remit à vibrer d'un appel. Exaspérée, Chris décrocha mais elle mit le haut-parleur pour que ses amies puissent entendre.

« Qu'est-ce que tu veux, Lucia ? »

« Je veux venir à ta soirée. Dis-moi où c'est ! »

« C'était un ordre ou une question ? »

« Je suis ta cousine, je devrais être avec toi. Je devrais être ta demoiselle d'honneur. »

« T'as essayé de coucher avec Jim, j'te rappelle… »

Ally s'étrangla avec un morceau de pizza, et Nichelle faillit avaler sa gorgée de vin de travers.

« Et t'attends de moi que je t'invite à mon enterrement de vie de jeune fille, et que je veuille de toi comme demoiselle d'honneur ? Dis-moi, t'es au courant que le Père Noël n'existe pas ? »

Bonnie recracha son vin dans son verre. Le reste des filles affichèrent une mine amusée.

« Christina… »

« Lucia ! »

« Dis-moi où est la fête ! »

« Je te l'aurais dit si tu n'avais pas essayé de me piquer mon mec. »

Chris ne prit même pas la peine de dire au revoir, et raccrocha au nez de sa cousine avant d'envoyer un message à sa tante. Je m'occupe de cette gourde, lui répondit sa tante.

« Tu sais que tu peux toujours la rayer de la liste des invités. » dit Annie.

« Oh non, laisse-la venir. » dit Ally. « Je vais m'occuper d'elle. »

« On s'occupera d'elle. » dit Nichelle. « On va la surveiller de près. »

« Je dois m'inquiéter ? » demanda Chris.

« Mais non ! » répondit Ally. « Je dirais à Luca de faire barrage autour de Jim pour empêcher ta cousine de l'approcher, juste au cas où. »

« C'est méchant si je dis que ça me fait plus marrer qu'autre chose ? » dit Chris.

« Elle a voulu se faire Jim alors que vous étiez en couple, alors tu as tout à fait le droit de lui en vouloir. » dit Bonnie. « Assez parlé d'elle. Mangeons avant que je ne te vernisse les ongles. »

Toute au long de la soirée, elles burent du vin, mangèrent de la pizza et des chips, avant de débarrasser la table basse et de commencer la séance de vernissage des ongles.

« On va les peindre en bleu. » dit Bonnie. « Ça fera une chose en moins pour la cérémonie. »

« Je ne suis pas vraiment superstitieuse, ni très tradition. » dit Chris.

« On sait. » dit Annie. « Mais on a accepté ta demande de ne pas retirer la jarretière ni de lancer le bouquet, alors laisse-nous au moins ça. »

« Ok ! » concéda Chris.

Elle laissa donc Bonnie lui vernir les ongles de pieds et des doigts d'un bleu roi identique à celui des robes de ses demoiselles d'honneurs.

« C'est génial que tu aies laissé pousser tes cheveux. » dit Erica, qui glissa ses mains dans la crinière noire de Chris.

Ils lui arrivaient désormais sous les épaules.

« C'est Jim qui a insisté. » dit-elle. « Je ne pouvais pas vraiment lui dire non après qu'il… peu importe. »

« Oh non, balance. » dit Annie. « Après qu'il quoi ? »

« Il me l'a demandé pendant qu'on faisait l'amour, et vous n'en saurez pas plus. » mentit Chris. « Déjà que Tan déteste quand on fait des allusions au sexe… »

« Mais on s'en fou de mon crétin de mari. » dit Bonnie. « Nous, on veut tout savoir. »

« La dernière fois que j'ai failli évoquer ma vie sexuelle devant toi, tu m'as dit de ne pas donner de détail. » lui rappela Chris.

« Parce que j'avais eu mon fils deux mois plus tôt et que j'étais frustré. » dit Bonnie. « Mais aujourd'hui, je suis pleinement satisfaite alors, balance. Je suis sûre que ce n'était pas qu'une histoire de sexe à la vanille. »

Chris se mordit la lèvre. Elle se souvenait parfaitement du moment où Street lui avait demandé de laisser ses cheveux pousser jusqu'au mariage. Il ne l'avait connu qu'avec les cheveux coupés courts.

« Eh bien, disons qu'il avait commencé à me faire un massage de pieds qui a vite déraillé… »

La jeune femme se laissa plonger dans ce souvenir, qu'elle raconta sans omettre le moindre détail.

Flashback !

Un mois après la demande en mariage !

Le couple était seul à la maison. Ils se prélassaient sur le canapé à regarder un film. Les jambes de Chris étaient allongées par-dessus les siennes. Il frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer, avant de prendre le pied gauche de Chris entre elles et de commencer à la masser. Elle en oublia le film, s'allongeant de tout son long sur le canapé pour se délecter de ce délicieux massage.

« Hum, t'es très doué pour ça. » minauda-t-elle quand il passa au second pied.

« Je sais. » se vanta-t-il. « J'aime te faire du bien. »

« Ne t'arrête jamais. » lui dit-elle.

Elle était très détendue lorsque le massage prit fin, mais Street garda ses jambes sur les siennes, et caressa sa peau. Elle avait profité de l'absence de Luca – qui passait la nuit chez sa mystérieuse copine – pour porter une nuisette renversante. De couleur violette, elle avait de fines bretelles et une jupe à mi-cuisses. Street ne saurait dire avec certitude si sa fiancée portait une culotte ou non, mais il y avait des chances pour qu'elle n'en ait pas mise.

« Tu sais quoi ? Je ne t'ai jamais vu avec les cheveux longs. » dit-il.

« Je dois avoir des photos chez ma tante. » dit-elle.

« Mais, je ne veux pas voir de photo. » Il laissa sa main gauche vagabonder le long de son mollet jusqu'à sa cuisse. « Je veux voir ça en direct. »

« Tu veux que je laisse pousser mes cheveux ? » demanda-t-elle, tentant d'ignorer le fait que son sexe commençait à pulser de désir. Street hocha la tête. « Co… combien de temps ? »

Il se rapprochait dangereusement de son intimité.

« Disons jusqu'au mariage. » dit-il, en atteignant sa moiteur. « S'il te plaît ! »

Elle tenta de croiser les jambes pour l'empêcher de la toucher, mais c'était trop tard. Les doigts de Jim étaient déjà sur son clitoris, qu'il caressait avidement, arrachant des plaintes étouffées à sa fiancée.

« Ecarte tes jambes ! » ordonna-t-il d'une voix rauque.

Fin du flashback !

« C'est bon stop ! » l'arrêta Erica. « Je crois qu'on a compris. »

« Bonnie a voulu savoir. » dit Chris, esquissant un sourire dans son verre de vin.

Vers une heure du matin, Chris ouvrit les yeux, incapable de s'endormir malgré qu'elle portât le sweat de Street. Quittant le lit de la chambre d'amie, qu'elle partageait avec Erica, elle prit son téléphone et sortit de la chambre sans faire de bruit. Là, elle descendit les escaliers et alla dans le jardin. S'asseyant sur les marches, elle envoya un message à son fiancé.

[De Chris]

Hey

Elle attendit que les trois points apparaissent, et elle n'eut pas à attendre longtemps.

[De Jim]

Hey toi-même. Tu ne dors pas.

[De Chris]

Non, je n'y arrive pas.

Le nom de Jim apparut par-dessus sa photo, alors qu'il l'appelait. Elle décrocha aussitôt.

« Hey ! »

« Hey, mon amour. Qu'est-ce qui t'empêches de dormir ? »

« Tu me manques, c'est tout. Et toi ? Pourquoi tu ne dors pas ? »

« Les mecs m'ont défoncé au paintball, j'ai mal partout chaque fois que je me tourne. T'aurais dû voir leurs sourires satisfaits quand j'ai fini couvert de toutes les couleurs. Je ressemblais à un arbre de Noël. »

« Je te ferais un massage demain soir, promis. » Elle esquissa un sourire. « Jim, est-ce que j'te manque ? »

« Tu me manques chaque fois que tu n'es pas avec moi. Je t'aime tellement que parfois ça fait mal. »

Chris essuya une larme qui coula le long de sa joue.

« Ouais, je sais ce que ça fait. Bon, il faut que j'aille me coucher sinon tu épouseras un zombie. »

« Mais un zombie tellement sexy. »

« Crétin ! » rit-elle. « Je t'aime. »

« Je t'aime ! »

Quand ils finirent par raccrocher, Chris resta encore un peu dehors, enroulant ses bras autour de ses genoux. Plus que quelques heures avant qu'elle ne devienne Madame James Street, mais si elle ne voulait pas ressembler à un troll le jour de son mariage, elle devait dormir. Elle remonta dans la chambre d'amie et se glissa dans le lit. Erica ne s'était pas réveillée, ce qui rassura la jeune fille. Peut-être aurait-elle quelques cernes demain matin, mais elle faisait confiance à ses amies pour les masquer.


Et voilà, c'est la fin de cette première partie. Alors elle entre en pause le temps pour moi d'écrire la suite. Vu les nombreuses idées qui me viennent chaque jour [pas que pour cette fiction], et tout ce que j'ai en projets d'écriture, ça risque de prendre un peu de temps mais sachez que je termine toujours mes histoires. Peu importe le temps que cela prendra, je vous en donne ma parole. Sans vous, sans votre assiduité et votre fidélité, je n'aurais pas pu écrire toutes mes histoires déjà publiées. Bref !

Je vais bientôt commencer la traduction en anglais de cette première partie, parce qu'il y a des personnes qui m'ont demandée de traduire mes histoires, même si ça risque de prendre un peu de temps vu qu'en semaine, je travaille [comme beaucoup de monde], et que le soir je n'ai pas forcément l'énergie pour le faire.

Vous pouvez également me retrouver sur ma page Facebook Lily Fictions – Jeni Kat¸ ainsi que sur mon Twitter et mon Instagram sous le pseudo Le Monde d'une Geek [avec les trema pour Insta] !

Voilà, je vous dis donc à très vite, et merci d'avoir été au rendez-vous ces quatre derniers mois pour cette histoire. J'espère que la seconde partie vous plaira !

Bises !

Aurélie !

P.S : Merci à toi Nanard, pour avoir laissé un commentaire chaque samedi !