Disclaimer : Les personnages de la série 9-1-1 ne m'appartiennent pas !

Et voilà la dernière partie. Les parents d'Eddie font leur apparition et ça va bien péter. Lisez bien ma petite note à la fin de l'histoire !

Bonne lecture *-*


Eddie n'a jamais pensé que ça puisse être aussi bon. Bien sûr, quand il est celui qui donne du plaisir à Buck, il voit bien à quel point son partenaire prenait son pied, mais de là à imaginer…

« Buck… »

« Je suis là. »

La bouche de Buck s'empare de la sienne. Lentement, il glisse son membre en lui pour la première fois. Petit à petit, faisant attention car c'était la toute première fois pour Eddie. Il le prépare depuis plus de deux semaines, titillant des doigts son anus encore vierge afin de faciliter la pénétration. Quand enfin, Buck est en lui jusqu'à la garde, son regard transperce celui d'Eddie, le souffle aussi court l'un que l'autre.

« Si tu veux qu'on arrête… »

« Non ! » Eddie noue ses mains derrière son dos pour le maintenir en place, enfoui en lui et allongé entre ses cuisses. « Continue ! »

Des bras puissants et un corps familier l'entourèrent alors qu'il versait du café dans deux tasses.

« Buenos Dias, mi amor* ! »

« Hum, tu progresses. » sourit Eddie en entendant un accent presque parfait.

« J'ai le meilleur des profs, et il faut que je t'avoue qu'il m'excite quand il parle espagnol. »

Buck lui mordilla l'oreille.

« Comment tu te sens ? » demanda-t-il. « Je n'ai pas été trop brutal, avec toi ? »

« Non, c'était parfait. » répondit le jeune homme, en recouvrant les avant-bras de Buck, qui lui encerclaient le torse. « Je n'aurais laissé personne d'autre que toi me faire l'amour de cette façon. C'était fabuleux. »

« Je t'aime tellement, Eddie. »

Buck l'embrassa dans le cou, et Eddie pivota entre ses bras pour prendre sa bouche.

« Casse ton bail et viens habiter avec moi. » marmonna-t-il. « Je sais qu'il te reste deux mois mais… »

« D'accord ! » répondit Buck. « D'accord, je viens vivre avec toi. Et avec Chris, bien sûr. »

« Oublions le café et allons sous la douche. » dit Eddie. « J'ai besoin de t… humpfh ! »

Buck le coupa d'un baiser fougueux.

Trois mois plus tard !

Buck faisait entièrement partie de la vie d'Eddie et Christopher désormais. Il avait emménagé une semaine après la nouvelle demande / supplique d'Eddie, et tout s'était enchainé. Une vraie routine familiale s'était installée entre le trio, ce qui avait dérouté leurs proches au début, mais très vite, ils les avaient vu pour ce qu'ils étaient. Une famille. Au travail, ils restaient si professionnels que Bobby, ainsi que le Chef du Département après plusieurs visites surprises pour voir l'équipe travailler ensemble – et surtout le couple – n'avaient rien eu à dire. Buck et Eddie n'avaient rien à craindre pour leur poste au sein de la 118.

« Buck, t'as deux minutes pour sortir de là ! »

Ils avaient été appelés sur les lieux d'un incendie de niveau 3 en pleine nuit, et Buck était encore à l'intérieur de la maison alors que les autres pompiers étaient sortis.

« Buck, réponds ! » insista Bobby à la radio.

A ses côtés, Eddie ressentit une angoisse profonde. Il avait voulu retourner à l'intérieur de la maison lorsqu'il s'est rendu compte que Buck y était toujours. Le deuxième étage de la maison explosa sous les flammes.

« BUCK ! » cria Eddie en avançant d'un pas.

Mais Chimney et Bobby l'empêchèrent d'avancer plus. Non, non, non, non, non, non… Eddie ne pouvait pas le perdre. Il avait besoin de lui. Christopher avait besoin de lui.

« Il est là ! »

Buck émergea de la porte du rez-de-chaussée, tenant dans ses bras une forme couverte par une épaisse couverture. Il se dirigea tout de suite vers l'ambulance, et déposa la victime, qui était une fillette de sept ans, sur le brancard. La fillette pleurait, toussait, mais elle n'avait aucune blessure visible.

« C'est bon, on prend le relai ! » dit Chimney. « Toi, ça va ? »

Buck enleva son casque et hocha la tête. Faisant un pas en arrière, il se retrouva écrasé dans une étreinte qu'il ne connaissait que trop bien. Il referma ses bras autour d'Eddie, et ne se formalisa pas des jurons en espagnol qu'il lui marmonnait à l'oreille.

« Pourquoi tu ne répondais pas ? »

Bobby était furieux. Le couple se sépara pour faire face au Capitaine.

« Buck… »

« Je t'ai entendu, Bobby, mais une poutre est tombée derrière moi juste au moment où j'atteignais la fillette et je suis rentré dans un mur. La radio s'est cassée. » expliqua Buck. « Je suis désolé ! »

Et il montra la radio cassée en question.

« J'ai attrapé la fillette et je suis reparti vers la sortie aussitôt. J'étais déjà en bas de l'escalier quand ça a explosé au-dessus de nous. »

Soulagé, Bobby le prit dans ses bras. Bon sang, ce garçon allait lui donner des cheveux blancs avant l'heure.

« Je veux que tu sois examiné, alors tu montes dans l'ambulance et tu vas à l'hôpital. » ordonna Bobby.

Il voulut répondre que tout allait bien, mais Buck croisa le regard terrifié d'Eddie, et abdiqua. Il monta à l'avant de l'ambulance, que conduisait Hen.

L'ambulance revint à la caserne une heure avant la fin de la garde. Eddie, qui avait pris une douche et s'était changé, faisait les cent pas devant les vestiaires, quand Buck émergea de l'arrière de l'ambulance.

« Je vais bien. » le rassura-t-il. « J'ai un léger hématome là où j'ai frappé quand la radio s'est cassée, mais je vais bien. Le médecin a dit que je pouvais travailler. »

« Tiens ! » Chimney lança un tube d'arnica à Eddie. « Passes-en sur l'hématome une fois qu'il se sera douché. Ça lui fera du bien. »

« Merci ! » Eddie attrapa Buck par la main et l'emmena dans les douches. « Douche-toi. Tout de suite ! »

Epuisé, Buck ne discuta pas. Il se déshabilla et entra dans la cabine de douche. Il se lava minutieusement, puis sorti en enroulant une serviette autour de sa taille. Il se sécha, et remit une partie de son uniforme de rechange. Assis sur le banc face à Eddie, il ne dit rien pendant que ce dernier lui passait de l'arnica sur l'hématome qui ornait le côté droit de son torse.

« Je vais bien, chéri. » le rassura-t-il.

Eddie s'essuya la main avec une serviette, referma le tube de pommade et aida Buck à se rhabiller entièrement.

« Eddie… »

« Non, tais-toi ! » le coupa-t-il. « Je sais que tu vas bien, mais ne dis plus rien. Je vais te ramener à la maison, et tu vas me promettre que la prochaine fois que tu pars à la recherche d'une victime, tu me préviens avant que je puisse te suivre. »

La gorge nouée devant la détresse qu'il lisait dans ses yeux, Buck hocha la tête avant de l'attirer pour une longue étreinte. Eddie s'accrocha à lui mais refusa de pleurer. Pourtant, il en avait envie.

« Je t'aime ! » chuchota Buck.

« Je t'aime aussi ! »

La garde se termina, et l'équipe de Bobby laissa la place à la seconde équipe. Seize longues heures. Ils allaient pouvoir tous rentrer chez eux après seize longues heures de garde, et un copieux petit-déjeuner préparé par Bobby. Tout en les ramenant chez eux, Eddie garda une main sur le volant, et l'autre sur la cuisse de Buck, ne l'enlevant que pour passer les vitesses quand c'était nécessaire. Il avait sommeil. Il était neuf heures du matin, et c'était jeudi. Christopher était déjà à l'école, et Carla se chargerait d'aller le chercher. Eddie lui avait envoyé un message pour lui parler de leur dernière intervention difficile sans entrer dans les détails, et elle avait accepté d'aller récupérer le jeune garçon à l'école au moment venu. Bien, parce qu'Eddie avait bien l'intention de garder Buck au lit toute la journée.

« Qu… qu'est-ce que… » Eddie se gara derrière la Jeep de Buck, et n'en revint pas de ce qu'il vit. « Dis-moi que je rêve ? »

« Tes parents ? » s'étonna Buck. « Tu savais qu'ils devaient venir ? »

« Non ! » répondit Eddie. « Merde, ce n'est vraiment pas le moment. »

Détachant sa ceinture, il prit son téléphone et appela sa tante, qui décrocha à la deuxième sonnerie.

« Eddie ? Tu ne devrais pas être au travail ? »

« Je viens juste de rentrer avec Buck, et mes parents attendent devant chez moi. »

« Quoi ? »

« Est-ce que tu savais qu'ils débarquaient ? »

« Bien sûr que non, je te l'aurais dit tu le sais bien. »

« J'ai… j'ai besoin qu'ils partent, Pepa. Ce n'est pas le moment je… on a failli perdre Buck cette nuit et… »

« Dios mio* dis-moi qu'il va bien ! »

« Oui, il est avec moi. Ce n'était rien de très grave mais, il s'en est fallu de peu et je ne suis pas vraiment d'humeur à gérer mes parents. »

D'autant plus qu'ils ne savaient toujours pas pour Buck. Il avait prévu de le leur dire cet été, quand ils prévoyaient de venir passer une semaine à Los Angeles.

« J'appelle ta grand-mère et j'arrive. Eddie, en attendant, essaye de ne pas t'énerver. »

« Je ne te promets rien. »

Il raccrocha et se tourna vers Buck, ignorant royalement le signe enjoué de la main que lui faisait sa mère depuis le perron.

« Tu me rendrais un service ? » demanda-t-il à Buck. « Tu peux aller directement dans notre chambre, et me laisser gérer ça ? »

« C'est ce que tu veux ? » demanda Buck.

« Oui. » répondit Eddie. « Je les connais, et ils ne vont pas y aller de mains mortes avec moi, mais je préférerais que tu ne sois pas pris entre deux feux croisés. Surtout qu'ils risquent de soulever à quel point je suis un mauvais père pour Christopher. »

Christopher était le point sensible de Buck, et il comprenait parfaitement pourquoi Eddie ne voulait pas qu'il soit présent quand la situation dégénèrera.

« Très bien. » dit Buck.

Ils sortirent de la voiture, récupérèrent leur sac, et Eddie avança en premier.

« Maman, papa ! » les salua-t-il, sans grand enthousiasme.

D'autant plus qu'il était très fatigué.

« Oh, Eddie, tu pourrais être plus heureux de nous voir. » dit Helena, qui l'embrassa.

Il échangea une simple poignée de main avec son père alors que Buck l'avait dépassé pour ouvrir la porte.

« Monsieur et Madame Diaz ! » les salua-t-il. « Vous m'excuserez, mais la nuit a été longue. »

Il partagea un regard entendu avec Eddie, puis disparut dans le couloir. Posant son sac dans le salon, Eddie attendit que la porte de la chambre et celle de l'entrée soient fermées avant de se tourner vers ses parents, qui avaient posés leurs propres bagages près du canapé. Eddie se força à rester calme. Si ses parents croyaient qu'ils allaient rester ici, ils se trompaient.

« Je peux savoir ce que vous faites ici ? » demanda-t-il. « Et sans me prévenir ? Je n'ai pas le temps de vous recevoir, Christopher à encore école, et je viens d'enchaîner une garde de seize heures. »

« On ne voulait pas attendre cet été pour voir Christopher. » répondit Helena. « Vous nous manquiez tous les deux, et je m'inquiétais pour toi. »

« Mais je vais très bien, maman. » répliqua Eddie. « Qu'est-ce qui vous prend de débarquer à l'improviste ? »

« Parle-nous sur un autre ton ! » dit Ramon. « On a fait plusieurs heures de vols, et la moindre des choses serait d'accueillir tes parents avec plus de respect. »

« Parce que vous en avez pour moi en arrivant chez moi sans me prévenir ? » Eddie n'en revenait pas. « Je suppose que vous êtes venus jusqu'ici en taxi depuis l'aéroport. Pepa va arriver, et elle va vous emmener chez Abuela et… »

« Mais on sera très bien ici. » dit Helena. « Nous pourrons t'aider avec Christopher. D'ailleurs, où est ton ami ? Evan, c'est ça ? »

« Buck, et il est dans notre chambre. » répondit Eddie. « Je n'ai pas besoin de vous ici. »

« Dans votre chambre ? »

Et nous y voilà ! Eddie l'avait fait exprès pour voir si ses parents allaient relever, et c'était le cas.

« Oui, notre chambre. Buck habite ici, avec Christopher et moi. J'ai toute l'aide dont j'ai besoin. »

Helena remarqua les changements dans le salon, y compris de nombreux cadres photos accrochés au mur ou posés sur les meubles. Il y avait Shannon avec Eddie et Christopher, Abuela, Pepa, Adriana et Sophia, les sœurs d'Eddie, les parents. Mais pas que. Une série de photo en particulier attira son attention, et était posée sur la cheminée. Des photos de Christopher avec Eddie et Buck, ou encore des photos d'Eddie… et Buck. Mais ils ne posaient pas comme de simples amis. Sur une photo qui avait été prise un mois plus tôt, ils étaient tous au parc pour un pique-nique avec toute la famille de la 118. Eddie était assis sur une couverture, adossé contre un arbre avec Buck, assis entre ses jambes. May prenait des photos de chaque couple, et arrivé vers eux, Eddie avait refermé ses bras autour de Buck et l'avait embrassé sur la tempe. Et cette photo était encadré et disposé dans le salon du couple.

« Edmundo… »

Eddie comprit que le ton allait monter. Il s'était préparé à cette éventualité, et il n'allait pas laisser ses parents le dénigrer, ni insulter Buck et encore moins se servir de Christopher comme moyen de pression. Il ne le permettrait pas.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-elle en prenant le cadre en question pour le montrer à son mari.

« Eddie ? » fit son père.

« Buck est mon partenaire. » leur apprit Eddie. « On sort ensemble. »

« Non ! » claqua Helena. « Non ! On ne t'a pas élevé ainsi. »

Reprenant le cadre des mains de son père, Eddie le remis à sa place et leur fit de nouveau face.

« C'est comme ça. » dit-il, en tentant de se maîtriser.

« Non, ce n'est pas comme ça, Edmundo. » martela sa mère. « Tu n'es pas gay, tu m'entends ? »

« Je n'ai jamais dit que je l'étais. » dit Eddie. « Mais je suis tombé amoureux de mon meilleur ami, et j'ai décidé de ne pas ignorer mes sentiments. »

« Tu ne te rends pas compte à quel point cette relation est… mauvaise pour Christopher. » Helena était furieuse, mais ne criait pas. « Il ne peut pas grandir dans un environnement pareil. »

« Christopher n'est pas votre problème. » rétorqua Eddie.

« Et bien si, tu vois ? » claqua Helena. « Nous sommes ses grands-parents, et on ne tolère pas ce… cette chose immonde qui se passe entre toi et cet homme. Je refuse que… »

« Tu n'as rien à dire ! » l'interrompit Eddie. « Tu n'as pas ton mot à dire. Ni toi, ni papa n'avez votre mot à dire. »

« Eddie, ce n'est pas sain. » intervint Ramon. « Christopher a besoin d'une mère, et si tu ne l'avais pas emmené avec toi… »

« Encore cette vieille rengaine ? » cracha Eddie, qui commençait à perdre patience. « Vous allez encore me reprocher d'avoir refuser d'avoir laisser mon fils avec vous, quand j'ai quitté El Paso ? Non, ne recommencez pas avec tout le baratin que vous me servez depuis trois ans. »

Eddie avait de plus en plus de mal à contrôler sa colère, et si Pepa ne se dépêchait pas, ça allait vraiment mal finir entre ses parents et lui.

« Rien de ce que j'ai fait dans ma vie ne vous a plu. Oui j'ai merdé avec Shannon et Christopher en rejoignant l'armée, mais je me suis rattrapé avec Christopher et on a une meilleure vie ici. Ici il n'est pas étouffé par vous deux qui l'empêchez de vivre et de faire des expériences. »

« Il est handicapé, nom de Dieu ! » claqua Helena. « Tu ne peux pas… »

« Je t'interdis de me dire ce que je peux faire faire à mon fils ou pas. » la coupa brutalement Eddie. « Buck, Abuela, Pepa, et les membres de mon équipe, de ma famille sont là pour me soutenir, contrairement à papa et toi qui n'arrêtaient pas de me rabaisser constamment. »

« Ça suffit, Eddie ! » tempêta Ramon. « Tu ne nous parles pas de cette façon, et il n'est pas question qu'on te laisse élever Christopher en menant une vie qui n'est pas normale. »

« Et tu vas faire quoi ? Me prendre mon fils ? » le défia Eddie. « Essaye pour voir. Tu crois que je ne savais pas que ça se passerait comme ça, quand vous apprendriez pour Buck ? Mais je vous connais, et j'ai pris les devants, et ça depuis très longtemps. Buck est ma personne de confiance. S'il devait m'arriver quelque chose, c'est lui qui élèvera Christopher. »

« On ne laissera pas faire. » refusa Helena. « La vie que tu es décidé à mener… »

« Ne vous regarde pas ! » claqua Eddie, alors que la porte s'ouvrit sur Josephina. « On aurait pu discuter de ça tranquillement cet été, quand vous seriez venus pour les vacances, mais il a fallu que vous vous pointiez ce matin alors que je ne suis pas d'humeur. J'ai failli perdre Buck cette nuit et là, alors que je devrais être avec lui en train de me reposer et de me remettre de la peur que j'ai eue, je suis là à vous dire que je n'en ai plus rien à faire de ce que vous pouvez penser de moi, ni de la façon dont je mène ma vie. Christopher est mon fils, Buck est mon partenaire, et il sera bien plus que cela le moment venu. Si ça ne vous plaît pas, libre à vous de retourner à El Paso, et n'espérez pas nous revoir Chris et moi tant que vous n'aurez pas accepté que je mène ma vie comme je l'entends. »

Il leur tourna le dos, sachant que Pepa allait prendre le relai…

« Edmundo, reviens ici tout de suite ! »

Mais il n'écoutait plus. Il rejoignit Buck dans la chambre, fit claquer la porte et s'asseya sur le lit. Il se prit la tête entre les mains et laissa échapper un sanglot étranglé, mais il se reprit très vite en secouant la tête. Non, il n'allait pas pleurer à cause de ses parents. C'était terminé le temps où il cherchait leur approbation. Il allait mener sa vie comme il l'entendrait. Enlevant ses chaussures, il s'allongea encore habiller sur le lit, et Buck, qui ne dormait pas, se tourna vers lui.

« Tu veux en parler ? »

Il avait tout entendu, Eddie le compris au ton de sa voix.

« Pas vraiment. » répondit-il. « Mes parents n'approuveront jamais mes choix, et j'ai décidé que je n'en avais plus rien à foutre. »

Tournant la tête vers Buck, Eddie lui sourit.

« Il n'y a que toi et Christopher qui comptez. » dit-il. « Je sais que je ferais des erreurs, mais je ne ferais jamais les mêmes que j'ai faite avec Shannon. Jamais je ne repartirais parce que j'aurais peur. »

« Je sais ! » dit Buck. « On devrait… »

Un coup à la porte les interrompit. Eddie se leva, et ouvrit la porte pour voir Pepa de l'autre côté.

« Dis-moi qu'ils ne sont plus là ? »

« Ils sont dans ma voiture. On va s'en occuper avec ta grand-mère. » le rassura Pepa. « Buck et toi, reposez-vous. »

« Merci, tata ! »

Il la suivit quand elle s'en alla, et il aperçut sa mère près de la voiture de sa tante. Helena voulut lui parler et avancer vers lui, mais Eddie ferma la porte et la verrouilla. Non, si ses parents n'acceptaient pas ses choix, ses décisions, alors il aurait le moins de contact avec eux. Retournant dans la chambre, il se déshabilla et rejoignit Buck dans le lit.

Il est réveillé de son sommeil sans rêve par une bouche sur sa peau. Eddie marmonne le prénom de Buck avant d'ouvrir les yeux.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je m'occupe de mon homme. »

Buck titille son téton de sa langue tout en faufilant une main sous la couverture, puis sous le caleçon d'Eddie avant de saisir son sexe. Eddie grogne et gémit en même temps, se laissant faire sans honte.

« Dis-moi ce que tu veux, Eddie ! »

« Ta bouche ! » Buck l'embrassa, et leurs langues dansèrent l'une contre l'autre. « Hum, suce-moi, Evan ! »

Sur le large lavabo de la salle de bain, le téléphone sonna. Eddie coupa l'eau de la douche, s'enveloppa d'une serviette et regarda qui pouvait bien l'appeler. Encore sa mère. Il soupira mais ne décrocha pas. Il n'était pas encore disposé à parler avec ses parents.

« Encore ta mère ? » demanda Buck, qui entra dans la salle de bain dont la porte était restée entrouverte.

« Ouais ! » souffla Eddie. « Où est Christopher ? »

« Il fait ses devoirs. » Buck s'approcha et l'embrassa. « Ne t'en fais pas pour tes parents, s'ils veulent rester dans ta vie et dans celle de Chris surtout, ils finiront par s'y faire. »

« Je n'y crois pas trop mais, je te remercie d'y croire à ma place. »

Eddie s'habilla d'un short et d'un t-shirt avant de rejoindre ses hommes dans la cuisine. Christopher faisait ses devoirs pendant que Buck vidait le lave-vaisselle.

« Tu as bientôt fini, mon garçon ? » demanda Eddie avant de s'asseoir à côté de son fils.

« Oui ! »

Il mit quelques minutes à peine à finir son exercice. Il rangea ses affaires.

« Papa ? »

« Oui ? »

« Pourquoi tu es triste ? » demanda Christopher. « Est-ce que c'est parce que Buck a failli m… mou… »

Mais Christopher ne finit pas sa phrase. Buck avait expliqué à Christopher – après que Carla avait dit que les deux hommes ont eut une nuit très difficile – qu'il était sorti in extremis d'une maison en flamme, avant de lui assurer qu'il allait bien, et qu'il ferait plus attention la prochaine fois. Eddie sentit son cœur se serrer.

« Oui, je suis triste à cause de ça, mais pas que. » Eddie avait décidé de ne pas cacher la venue inopinée de ses grands-parents à son fils. « Tes grands-parents ont débarqué ce matin sans me prévenir, et ils n'apprécient que ton papa soit avec Buck. »

« Ils n'aiment pas Buck ? » dit Christopher.

« Ils n'aiment pas que j'aime un homme, parce que pour eux tu as besoin d'une maman. » expliqua Eddie, avant de prendre une grande inspiration et de poursuivre. Autant tout lui dire. « Il y a des gens qui pensent que deux hommes n'ont pas le droit de s'aimer. »

« Mais, c'est faux. » dit Christopher.

« Oui, c'est faux. » acquiesça Eddie. « On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, mon garçon. Je n'ai pas choisi de tomber amoureux de ton Bucky, mais c'est arrivé, et tu sais quoi ? »

« Quoi ? »

« Je n'ai jamais été aussi heureux de toute ma vie que depuis que Buck est entré dans notre vie. » dit Eddie, en souriant. « Et je te promets qu'il ne nous quittera jamais. Je l'attacherais au pied du lit s'il le faut. »

Christopher gloussa. Eddie leva les yeux vers Buck, qui refoulait ses larmes.

« Vous allez vous marier ? » demanda soudain le petit garçon.

« Le moment venu, oui. » répondit Eddie.

« J'ai peut-être mon mot à dire, non ? » plaisanta Buck.

« Non ! » répliqua Eddie. « T'es coincé avec nous pour toujours. Pas vrai, Chris ? »

« Oui, pour toujours ! »

« D'accord alors, si on se commandait une pizza pour fêter ça ? » proposa Buck. « Je n'ai pas vraiment envie de cuisiner ce soir. »

« Oui, une pizza ! » approuva Christopher. « On peut regarder un film ? S'il te plaît ! »

« D'accord ! » dit Eddie. « Mais à la place on regarde une série, ok ? Tu as école demain. »

Le petit garçon hocha la tête. Quand la pizza arriva, la petite famille se posa devant la télé, et mangèrent tout en regardant un épisode de Scooby-Doo. Christopher s'endormit pendant la moitié du troisième épisode, alors Eddie le prit dans ses bras et l'emmena au lit. Heureusement qu'il avait pris sa douche et s'était mis en pyjama avant de dîner. Son téléphone se remit à sonner quand il ferma la porte de la chambre de son fils. Eddie ne répondit pas, et mis l'appareil en mode Ne pas déranger, après avoir envoyé un message à sa tante pour la prévenir qu'il ne répondrait pas à son téléphone jusqu'au lendemain. Si Pepa ou Abuela souhaitait lui parler, elles pourraient toujours appeler Buck.

« Je t'aime ! » dit Eddie, en coinçant Buck contre le frigo. « Tu le sais, ça ? »

« Je le sais ! » dit Buck, qui marmonna ensuite entre deux baisers : « Et je t'aime aussi. »

FIN !

*Lexique espagnol :

- Buenos dias mi amor : Bonjour mon amour

- Dios mio : Mon Dieu


Et voilà, j'espère que cette petite fiction en trois parties vous a plu autant que j'ai aimé l'écrire.

Alors, je ne me suis pas attardé sur les parents d'Eddie, tout simplement parce que j'ai d'autres fictions de prévues où ils vont apparaître et fourrer leur nez dans les affaires d'Eddie. Je dois vous avouer que je n'aime pas du tout les parents Diaz pour la manière dont ils traitent Eddie et Christopher. Pfff ! Bref !

A bientôt, et prenez soins de vous !

Aurélie !