Coucou ! :-) Voici le 10ème chapitre ! Hé oui, déjà !
ça va vite mine de rien...
Je remercie a lololitoe, stormtrooper2, Keep Hope, KanaRoss, pous vos sublimes reviews ! Merci merci merci !
Je remercie également les personnes qui continue à me suivre sur ma fiction et ceux et celles qui ont ajouté ma fiction en favoris et/ou en follows. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira.
BETA : Je remercie LoupSpsell d'avoir pris le temps de corriger mon chapitre ! :-)
Bonne lecture à toutes et à tous !
Disclaimer : Les personnages sont à JKR.
Chapitre X :
7 mars 1999 - Appartement de Sirius Black
Trois semaines se sont écoulées depuis le dernier appel du garçon. Beaucoup de choses se sont passées au dispensaire : Remus avait fini par accepter de dormir quelques nuits lorsque c'était possible. Son chien semblait être en meilleure santé ce qui soulageait son maître. Narcissa et Molly avaient réussi à mettre en place des ateliers d'apprentissage d'écriture et de lecture pour les enfants et les adultes marginaux ou se sentant en difficultés à s'insérer dans la société actuelle. Cela permettait à certains de prendre la décision de reprendre les études et/ou de chercher un travail plus stable. Sirius avait touché un mot à sa cousine concernant sa rencontre avec Nymphadora, ce qui poussa la blonde à être plus présente au dispensaire afin de multiplier les chances de revoir sa nièce.
Sirius songea à sa petite Tonks qui était devenue une de ces femmes de rues des quartiers mal réputés. Il avait hésité à faire un tour là-bas mais il connaissait bien le caractère de sa cousine et il craignait que son intervention dans ces quartiers puisse aggraver la situation de la jeune femme. Il avait pris sur lui, et dès que Remus venait à l'Ordre du Phoenix, il lui demandait de ses nouvelles. Il espérait toujours que le sans-abri arriverait à convaincre sa cousine de venir au dispensaire.
Sirius troqua sa tenue de plomberie contre une tenue décontractée. Bien qu'il n'eût pas de problème d'argent - ayant héritié d'une petite fortune qu'il partageait avec son petit frère Regulus, depuis le décès de leurs parents, trois ans plus tôt – Sirius pratiquait une activité professionnelle à mi-temps en tant que plombier. Il aimait bien réparer et sauver des clients des situations compliquées avec leurs tuyauteries. Cela lui permettait d'avoir une vie sociale plus stable et d'avoir quelque chose à dire lors de ses dîners familiaux avec le reste de la famille…
En songeant à sa famille, le visage de Draco apparut dans son esprit, comprenant que lui aussi il ne l'avait pas revu depuis un petit bout de temps. Il savait par Narcissa que son petit-cousin avait beaucoup de contrôles et qu'il était souvent plancher sur ses nombreux devoirs dont certains étaient notés. Il soupira, en constatant que Draco grandissait de jour en jour, il était déjà au collège… Que cela passait vite. Naturellement, il imagina le visage d'Harry superposer sur celui de son petit-cousin et s'inquiéta toujours de ne pas avoir de ses nouvelles. Maintenant, Harry avait neuf ans et il n'était plus scolarisé. Sirius ne préféra pas imaginer davantage sur la vie de son petit protégé. Le souvenir de son dernier coup fil lui restait encore en mémoire et il culpabilisait, toujours de ne pas avoir fait plus pour l'aider.
Soudain, son téléphone portable sonna, ce qui fit sortir Sirius de ses pensées. Il prit l'objet entre ses mains et découvrit le prénom du pharmacien s'afficher sur l'écran. Depuis le dernier appel d'Harry, la relation qu'il entretenait avec Severus était devenue amicale et ils s'étaient rapprochés. Cela avait rendu Sirius heureux de savoir que son collègue et désormais proche ami s'inquiétait vraiment pour lui. Cependant, Sirius n'arrivait pas à atténuer ses sentiments amoureux qu'il avait envers lui. Au contraire, le fait qu'il soit plus proche de Severus avait attisé encore plus son amour pour le pharmacien. Un petit sourire sincère s'afficha sur ses lèvres puis décrocha l'appel, le mobile à son oreille.
« Oui, Severus ? »
Rapidement, son sourire s'effaça. Ses sourcils se froncèrent et son air joyeux avait pris place au sérieux.
« Je m'apprêtais à vous rejoindre. J'arrive tout de suite ! »
Il raccrocha, mit rapidement ses chaussures et sa veste. Il vérifia qu'il avait les clés de son appartement et ses papiers dans ses poches puis quitta d'un pas rapide les lieux. Il semblerait que Remus ait subi des coups et qu'il était dans un état lamentable. De plus, il sut grâce à Severus, que c'était Nymphadora qui l'avait accompagné jusqu'au dispensaire afin de se faire soigner…
Après trois longues semaines, sa cousine était enfin revenue. Il espérait qu'elle serait encore présente lorsqu'il arriverait à l'Ordre du Phoenix.
OOOOOO
7 mars 1999 – Dispensaire l'Ordre de Phoenix
« Qu'est-ce qui s'est passé, Remus ? ! »
Le sans-abri saignait du nez et du front. La douleur se lisait sur son visage et Sirius comprenait rapidement par le biais du médecin que son ami avait une côte cassée. Il voyait sa cousine à côté du brancard, tenant la main de Remus.
« Une mauvaise rencontre… » Dit-il simplement.
Le bénévole comprit qu'il ne connaîtrait pas les détails, du moins, pas maintenant. Il jeta un œil vers Nymphadora, qui semblait aussi inquiète que lui.
« Dora… Viens, il faut le laisser avec le médecin. Avec Severus, ils vont le soigner. »
Doucement, le bénévole détacha la main de sa cousine de celle du sans-abri puis l'accompagna jusque dans la salle d'attente où il lui proposa de s'asseoir. Le canidé les suivit sur ordre de son maître. Sirius observa rapidement sa tenue. La jeune femme était toujours aussi peu vêtue et son visage trahissait l'inquiétude qu'elle portait pour Remus. Il la voyait donner quelques caresses à Fenrir et il soupira doucement, ne sachant pas comment aborder sa cousine.
« Tu étais là quand Remus s'est fait tabasser ?
- Au début non. J'étais dans la voiture d'un client. »
Sirius crispa sa mâchoire, se retenant de ne pas dire tout ce qu'il pensait sur ses minables clients. Penser qu'un homme en manque de sexe puisse la toucher le rendait complètement dingue mais il lutta intérieurement pour ne pas le montrer à la prostituée.
« Quand je suis sortie du véhicule, c'est là que je l'ai aperçu se faire tabasser par deux hommes. C'était d'autres sans-abri, ils lui ont pris son sac à dos. Fenrir a réussi à les faire dégager. Je crois même qu'il a mordu l'un d'eux à la jambe.
- Donc, ensuite, tu l'as emmené jusqu'ici.
- Oui. Je ne pouvais pas le laisser comme ça. Puis, je me suis souvenue qu'il m'avait aidé à notre première rencontre. Je lui devais bien ça. »
Sirius avait su quelques jours après avoir revu pour la première fois sa cousine, que Remus l'avait défendu contre un client violent et qu'il l'avait amenée au dispensaire dans le but de faire soigner une blessure à sa lèvre. En sachant cela, son admiration envers le sans domicile fixe n'avait fait qu'augmenter dans son estime. Un silence s'installa. Chacun était dans leurs pensées respectives. Sirius était content de revoir sa cousine, bien que les circonstances ne soient pas spécialement bonnes.
« Comment elle va ? »
Sirius fut surpris qu'elle lui adresse la parole et il comprit qu'elle faisait allusion à sa tante, Narcissa. Bien qu'elle ait décidé de couper les ponts avec ses tantes, à la suite d'une violente dispute avec Bellatrix – la seconde tante, Nymphadora pensait toujours à Narcissa. Cette dernière avait tenté de coller les morceaux entre sa soeur et sa nièce mais en vain.
« Elle va bien. Tu sais, je lui dis que je t'avais revue.
- Ouais, je m'en doutais.
- Est-ce que… Est-ce que je peux l'appeler ? Tu pourrais lui parler un peu, ça la rassurerait.
- Je ne pense pas que ça soit une bonne idée. »
Cependant, sa réponse n'empêcha pas le bénévole de sortir son mobile et de composer le numéro de la blonde.
« Sirius ! Non ! »
Alors qu'il mit son téléphone à son oreille, Nymphadora tenta de le reprendre, mais Sirius fut plus fort et réussit à décourager sa cousine dans sa tentative de récupérer le portable.
« Allo Cissi ? Je te passe quelqu'un, c'est important. »
Sirius tendit le téléphone vers la jeune femme. Cette dernière jeta un regard en direction de l'objet puis soupira lourdement, acceptant de le prendre. Elle mit le mobile à son oreille et d'une voix hésitante, parla :
« A-allo ? Cissi, c'est moi, Dora. »
Bien que le téléphone ne soit pas sur haut-parleur, Sirius fut assez proche pour entendre la blonde s'exclamer de joie.
OOOOOO
8 mars 1999 – Studio de Nymphadora Tonks
Il était une heure du matin lorsque Remus traversa le seuil du petit studio de Dora. Son chien à ses pieds, le sans-abri observa la décoration autour de lui tandis que la locataire des lieux partit en direction du coin cuisine afin de se servir un verre d'eau. Il était resté plusieurs heures auprès du médecin du dispensaire et il avait avalé plusieurs cachets contre la douleur. Le professionnel avait prescrit des médicaments dont Severus avait pu lui en donner une partie. Bien qu'il n'eût pas eu besoin de régler les soins et certains médicaments, il savait que son traitement n'était pas totalement gratuit. Au vu de sa grande précarité, Remus avait eu droit à une remise sur l'ensemble de son traitement médicamenteux. Tonks lui avait donné quelques billets qu'elle avait récolté grâce à son travail de rue afin qu'il puisse bénéficier totalement des médicaments dont il avait besoin. Au début, il avait refusé son argent durement acquis mais la jeune femme avait insisté jusqu'à le menacer de lui aggraver son nez cassé. Quel caractère cette Dora !
En songeant à sa mésaventure, Remus se sentit honteux. Dora lui avait payé ses médicaments et en plus, elle l'hébergeait, même avec la présence de son chien. Sirius lui avait donné une portion de croquettes pour Fenrir qu'il gardait chaudement dans un sac plastique. Lorsqu'il était sorti de sa consultation le bénévole lui avait même apporté un des derniers sandwichs que Molly avait préparé avec amour ainsi que des vêtements propres. Il se sentait tellement pitoyable.
« Viens Remus, ne reste pas planter là. »
D'un pas hésitant, le jeune homme s'avança dans le studio et observa plus intensément les lieux. Le coin cuisine était à l'opposé de la chambre de Dora où une séparation en bois était fixée afin de diviser la pièce pour mettre un petit salon. En réalité, il n'y avait qu'une seule pièce qui faisait office de chambre et de salon. Seule, la salle de bains était coupée du reste du studio. À la vue de la salle d'eau, il s'avança doucement dans sa direction. Il avait encore quelques douleurs sur l'ensemble de son corps, ce qui l'empêcha de marcher vite.
« Si tu veux, tu peux utiliser la douche. »
Il était vrai que Remus avait bien envie de prendre une douche. Cela fait déjà deux jours qu'il ne s'était pas lavé. Il essayait de venir au dispensaire pour utiliser les douches publiques mais c'était sur réservation. Il arrivait au moins à se laver deux fois par semaine, voire trois fois s'il avait de la chance.
« Et puis… Lave aussi Fenrir, je pense qu'il en aura besoin également. »
Remus posa son regard sur son canidé qui s'est posé dans un coin du studio. Il sourit, sachant d'avance que cela ferait plaisir à Fenrir qu'il s'occupe un peu de lui.
« OK. »
Une fois qu'il eût lavé son chien et que lui-même eût pris une douche tout en économisant à maximum l'eau - il ne voulait pas que Nymphadora puisse payer des factures encore plus chères à cause de lui - il mit les vêtements que Sirius lui avait donnés plus tôt dans la soirée. En sortant de la salle de bains, il vit Dora installer le canapé.
« Oh, Remus tu as fini. Tu dormiras sur le canapé cette nuit, je t'ai préparé une couverture et un oreiller, si tu veux autre chose, tu me dis.
- Non, c'est parfait, merci. »
Il la vit prendre quelques affaires et s'enfermer dans la salle de bains, comprenant qu'elle allait enfin se préparer pour dormir. Il jeta un œil au réveil numérique posé sur la table basse : il indiquait deux heures et quart. Il se dirigea vers le canapé puis se glissa sous la couverture tandis que son canidé se posa entre la table basse et lui, le museau au sol, épuisé.
« Fatigué, mon pépère. »
Il tendit son bras afin de lui donner une caresse puis s'enfonça un peu plus dans l'oreiller, le regard vers le plafond abîmé. Heureusement que Dora avait été là pour l'aider à venir jusqu'au dispensaire. Au début, il l'avait vu hésiter avant de l'entendre dire qu'elle avait une dette envers lui. Il songea à sa première rencontre. Jamais il ne pensait s'attacher autant à quelqu'un. Il y avait Fenrir, mais ce n'était pas pareil. Fenrir était un animal et un compagnon de galère. Alors que Nymphadora… Il soupira grassement. Le visage de la prostituée se forma dans son esprit. Il était incapable de définir la relation qu'il avait avec cette bout de femme. Sans se rendre compte, ses paupières s'alourdirent, ce qui l'emmena dans un profond sommeil où son esprit était déjà hanté par les récents moments passés avec la jolie jeune femme.
OOOOOO
8 mars 1999 – Studio de Nymphadora Tonks
Vêtu d'un large tee-shirt et d'un short noir, Tonks s'avança doucement vers le dormeur. Ses cheveux colorés étaient humides et son visage vierge de maquillage. Elle s'accroupit vers l'animal et lui donna une caresse dont le canidé lui remercia par un clignement de ses yeux bleus. Elle releva son regard vers le sans-abri et sourit doucement en découvrant son visage apaisé. Ses cheveux encore mouillés lui collaient sur le front tandis que ses paupières lui révélaient des cils étonnamment petits et épais. Elle songea qu'elle lui proposerait un de ces quatre de lui couper sa tignasse rebelle et abîmée. Ce fut sur cette pensée qu'elle décida enfin à rejoindre son lit pour dormir.
Quelques heures plus tard, Nymphadora se réveilla en première sous les coups de dix heures. Elle commença à préparer le petit-déjeuner sous le regard curieux de Fenrir qui la suivit dans le moindre de ses pas. Cela fit sourire la jeune femme qui comprit rapidement que le canidé voulait manger. Elle chercha du regard les croquettes que Remus avait récupéré afin qu'elle puisse en donner au chien. Elle les trouva près du dormeur au pied du canapé. Elle se dirigea vers le petit sac et se baissa afin de les attraper, lorsqu'elle vit Remus se réveiller difficilement. Cela l'arrêta dans son mouvement, observant l'homme qui papillonnait des yeux.
« Hum… Dora ? »
La jeune femme sentit son cœur rater un battement face à cette scène curieusement mignonne. Remus essuya une paupière, comme pour mieux se réveiller. Nymphadora mordilla sa lèvre inférieure, se retenant de lui dire à quel point il avait l'air enfantin à ce moment précis. Cependant, lorsque le sans-abri fut bien réveillé et qu'il croisa ses yeux marron, leurs regards ne voulurent se détacher. Le temps semblait être en suspens entre eux deux, comme s'ils étaient dans un autre monde, loin de leurs vies, loin de leurs soucis quotidiens. Ce fut l'aboiement rempli d'impatience de Fenrir qui fit sortir les deux adultes de cette phase d'absence particulière.
« Euh… Bonjour, salua Remus, la bouche sèche.
- Salut. J'étais en train de prendre les croquettes pour Fenrir. » Informa-t-elle tout en se redressant, le sac à la main.
Sans attendre plus longtemps le canidé, la jeune femme repartie dans sa petite cuisine et versa les croquettes dans une assiette, à défaut de ne pas avoir d'écuelle, et les déposa à ses pieds où Fenrir dégusta dans de grandes bouchées. Tonks sentait le regard de Remus sur son dos, comme une douce brûlure. Elle devina que son regard était différent de celui de ses clients. À force de côtoyer tous types d'hommes, elle avait appris à développer un sens plus aiguisé concernant les comportements masculins. Elle se tourna vers lui et constata son regard fuyant qui trahissait sa gêne de l'avoir observé si longtemps. Elle le trouvait touchant.
« Tu veux du café ? Ou du thé ? proposa-t-elle dans un sourire bienveillant.
- Euh… Oui, je veux bien du thé, s'il te plaît. » Répondit-il, hésitant.
Elle le prépara rapidement sous le regard observateur de Remus qui n'osa pas bouger du canapé. La jeune femme avait bien senti le malaise qui régnait dans la pièce, songeant que Remus n'était pas habitué à toutes ces petites attentions matinales.
« Et voilà, c'est prêt. Installe-toi à la table, tu seras plus à l'aise pour boire ton thé. »
Dora déposa un plateau sur la petite table ronde faisant office de salle à manger, où la tasse de thé fumante était dessus, accompagnée de son cappuccino qu'elle prenait chaque matin. Remus s'installa difficilement auprès de la jolie Dora qui s'était assise jusqu'à côté de lui.
« Bien dormi ? demanda-t-elle poliment
- Oui, comme un bébé. Je crois que je n'ai jamais aussi bien dormi que cette nuit, avoua Remus dans un sourire sincère.
- Tu as encore mal, n'est-ce pas ? »
Sa question n'avait pas besoin de réponse. Le silence régna dans le studio. Elle déposa délicatement ses doigts sur le nez gonflé. Maintenant qu'elle était proche de lui, elle en profita pour détailler davantage son visage. Il avait le visage fatigué malgré la nuit de sommeil réparatrice qu'il avait eue. Ses yeux marron fuyaient les siens par intermittence, sachant que sa proximité l'avait un peu chamboulée. Son menton était un peu camouflé par une barbe de plusieurs jours, sans aucun doute s'était-il rasé lorsqu'il avait pu prendre une douche au dispensaire la semaine passée. Au fil de ses pensées, Nymphadora descendit doucement ses doigts vers la barbe avant de finalement les retirer, comprenant qu'elle avait fait durer trop longtemps sa contemplation. En le voyant dans un piteux état, elle s'était inquiétée, songeant que cela ne faisait pas longtemps qu'elle le connaissait. Elle savait, à travers les quelques conversations qu'elle avait pu entretenir lorsqu'ils se croisaient dans la rue, entre deux clients, des bribes du passé de Remus. Elle savait qu'il avait eu des moments compliqués et qu'il ne savait plus comment s'en sortir de cette déchéance. Aucun des deux ne fit de commentaire concernant cette intention soudaine. Ils burent tranquillement leurs boissons chaudes, en silence tandis que Fenrir qui avait terminé de manger sa nourriture, s'installa contre les jambes de son maître. Après de longues gorgées, Remus brisa le silence :
« Je voulais te remercier pour ton hospitalité, commença-t-il
- Non, ne me dit rien. Tu n'as pas à me remercier. » Interrompit-elle vivement.
Ils se regardèrent, une nouvelle fois, les yeux dans les yeux et restèrent silencieux un instant, un message reconnaissant semblait passer entre leurs regards et chacun sut que les mots ne valaient pas la peine d'être dits.
« Tu veux que je te coupe les cheveux ? » demanda-t-elle en touchant une mèche de ses cheveux secs.
Remus se laissa faire et fut étonné par la requête de la jeune femme. Il toucha lui aussi sa propre crinière, songeant que cela faisait des lustres qu'il ne s'était pas occupé de les cheveux.
« Euh… Ouais, pourquoi pas, répondit-il, gêné par cette attention, tu sais y faire ?
- J'avais commencé une formation dans la coiffure, mais j'ai dû arrêter par manque de moyen financier. » confia-t-elle en détournant le regard.
À la suite à ces paroles, Remus en apprit davantage sur la jeune femme : elle avait commencé à se prostituer le soir après ses journées d'apprentissage en coiffure afin de pouvoir payer ses factures mais également sa formation. Malheureusement, elle ne réussissait pas à joindre les deux bouts et fut forcée d'abandonner sa formation en coiffure au milieu d'année.
La conversation dévia sur des sujets plus légers comme la météo et Fenrir s'incrusta entre leurs deux chaises, quémandant des caresses, ce qui fit oublier un instant leurs problèmes quotidiens.
J'aime bien écrire sur Tonks et Remus, ils sont trop choux ! ;-)
Concernant l'avancé de cette fiction, je suis bloquée sur le chapitre 12, en réalité j'écris en parallèle une autre fiction que certains d'en vous suivent, c'est "Séquestration" : une fiction Drarry dont il me reste quelques chapitres à faire pour boucler définitivement l'écriture. Forcément, cela ralentie la progression de l'écriture de cette fiction mais j'espère réussir à finir d'écrire le chapitre 12 avant la date butoir (si je calcule bien... Je suis censée vous la publier début juillet).
Sur ce, je vous souhaite un bon weekend et on se retrouve dans deux semaines pour le prochain chapitre ! Soit le 19 juin 2021 ! A+
