Hello à tous ! :-) Désolé de publier à cette heure-ci (20h48) mais j'ai eu une grosse journée ! j'ai repassé mon permis (encore une fois...XD) et je pense l'avoir réussi. J'aurai les résultats mercredi ! :-) L'inspectrice n'a fait aucune réflexions et aucune interventions... donc c'est bon signe !

De plus, ces derniers temps je rencontre un souci avec mon ordinateur, il surchauffe vite et s'éteigne parfois ce qui me ralentie beaucoup dans mes projets d'écriture. Forcément, cela a impacté dans mon écriture pour la suite de cette fiction, je ne pourrai pas vous garantir que le chapitre 12 sortira comme prévu dans deux semaines.

Sur cette information, je vous laisse à votre lecture.

Bonne lecture.


BETA : Je remercie LoupSpell pour avoir pris le temps de relire mon chapitre et d'avoir apporter des corrections.


Disclaimer : Les personnages sont à JKR.

Chapitre XI :

14 mars 1999 – Dispensaire l'Ordre de Phoenix

Un mois que Sirius n'avait plus entendu la voix de Harry au bout du fil. Un mois qu'il s'inquiétait pour le garçon, qu'il ne faisait que penser à lui. Un mois, qu'il imaginait sa vie, son visage, ses peurs et ses angoisses. Il s'installa à son petit bureau, prêt à répondre au téléphone et à aider les gens. Charlie était déjà présent, répondant aux appels depuis une demi-heure. Un soupir s'échappa de ses lèvres, en réglant le son de son téléphone fixe afin qu'il puisse l'entendre convenablement. À peine avait-il réalisé le réglage que son téléphone sonna.

« Dispensaire l'Ordre de Phoenix, bonsoir.

- Sirius ? »

L'intéressé écarquilla des yeux, trop surpris puis il réalisa qui était au bout du fil, reconnaissant entre milles la voix de son petit protégé.

« Harry ? C'est bien toi ?

- Sirius, je… Il… »

Le bénévole fronça ses sourcils au ton soucieux de son protégé. Il avait l'impression que ce dernier se retenait de sangloter et il semblait désemparé.

« Harry, dis-moi ce qui se passe.

- Il ne bouge plus, Sirius, il ne bouge plus !

- Calme-toi Harry. Respire doucement… »

Sirius l'entendait prendre de grandes inspirations, cela semblait l'apaiser. Une fois que Harry réussit à se calmer, il prit de nouveau la parole :

« Oncle Vernon ne bouge plus. Il ne se relève pas, il…

- D'accord, calme-toi et écoute-moi attentivement, Harry.

- Oui.

- Est-ce que tu l'entends encore respirer ? »

Le bénévole entendait son protégé bouger dans la maison et devina qu'il était parti jusqu'à son oncle afin de vérifier s'il respirait encore. Des pas répétés et plus forts résonnèrent dans son combiné avant que la voix de Harry résonne à son oreille.

« Oui, je l'entends respirer.

- Est-ce qu'il est allongé ?

- Oui, il est allongé au sol dans le salon.

- Sur le dos ou sur le ventre ?

- Sur le dos. »

Sirius écrivit toutes les réponses de l'enfant et avertit d'une main Charlie qui venait de terminer un appel.

« A-t-il perdu connaissance ?

Je… Euh… Ça s'est passé si vite, Sirius… Je… C'est ma faute… »

Sirius sentait que la vérité était toute autre. Il l'avait deviné à travers les paroles de Harry et il savait que celui-ci ne lui avait pas tout dit. Il savait que son oncle n'était pas inconscient pour une raison futile.

« Harry, s'il faut qu'on apporte assistance à ton oncle, il faut que tu me dises ton adresse. »

Voilà bientôt deux ans qu'il avait tenté de convaincre son protégé de lui donner l'adresse de là où il vivait son enfer et jamais Harry avait cédé. Il avait essayé de grappiller quelques indices ici et là mais cela ne lui suffisait pas pour cibler un quartier précis au grand dam de Sirius et de Severus qui avaient espéré le sortir enfin de cette vie misérable. En parallèle, le dispensaire avait même contacté les services sociaux ainsi que touché un mot à leurs collègues travaillant dans le social, ayant espoir que ces derniers connaissent la situation de Harry auparavant mais c'était peine perdue. À croire que personne n'avait remarqué que Harry était violenté par son oncle. Est-ce que l'école dont Harry avait été élève deux ans plus tôt avait signalé sa disparition dans le circuit scolaire ? Après tout, l'école était obligatoire jusqu'à l'âge de seize ans, un enseignant aurait pu prévenir les services sociaux pour négligence ? Dès qu'il y avait le moindre soupçon, il y avait toujours un suivi… Mais ce qui était étonnant, c'était qu'il n'y avait aucun suivi concernant Harry.

Rien. Que dalle. NADA. Comment était-ce possible ?

« D'accord. »

Sirius soupira de soulagement lorsqu'il l'entendit lui dévoiler l'adresse où il habitait. Il écrivit rapidement sur un morceau de papier et donna à Charlie.

« Appelle les urgences et donne-leur cette adresse, l'oncle de Harry est inconscient. »

Rapidement, Sirius informa le garçon que les secours allaient arriver d'un instant à l'autre à son domicile.

« Est-ce que… Est-ce que tu veux que je vienne attendre les secours avec toi, Harry ?

- Je… Euh… »

Il sentait son hésitation et comprit que le garçon avait peur de représailles de la part de son oncle.

« Ton oncle ne te fera plus rien, Harry. Il est inconscient, tenta-t-il de le rassurer.

- D'accord, oui je veux bien. »

Dès qu'il avait la réponse, Sirius raccrocha et mit son manteau sur le dos, partant presque en courant jusqu'à la sortie. Sur le chemin, il bascula contre Severus.

« Oh, fais attention où tu marches !

- Severus, c'est toi ! Faut que tu viennes avec moi ! Harry m'a donné son adresse ! Son oncle est inconscient à son domicile dans le salon et Charlie à contacter les secours. Harry, il…

- Oh, doucement, calme-toi Sirius ! »

Severus posa ses mains sur les épaules du bénévole et celui-ci essaya de prendre une grande inspiration afin de baisser l'adrénaline qui circulait dans ses veines.

« Je te suis, tu me raconteras ça en chemin. »

Sirius acquiesça et reprit son chemin suivi du pharmacien qui avait entre-temps récupéré sa veste à l'accueil.

OOOOO

14 mars 1999 - 4 Drive Privet, Little Whinging

Les deux hommes réalisèrent que Harry ne vivait pas très loin du dispensaire. Severus était monté derrière Sirius sur sa moto et arrivèrent moins de dix minutes à destination. Sirius appuya sur la sonnette provoquant une petite sonnerie aiguë mais seul, le silence plana dans une atmosphère désagréable.

« Merde, pourquoi il n'ouvre pas la porte… » marmonna Sirius, inquiet.

Ne supportant plus cette situation, Sirius frappa fortement à la porte dans un poing fermé sous le regard inquiet de Severus qui semblait se retenir d'exprimer ses angoisses devant son collègue.

« Harry ! C'est moi, Sirius, ouvre s'il te plaît ! »

Alors qu'il s'apprêtait à cogner une nouvelle fois sur le bois, Severus le retint dans un froncement de sourcils.

« Attends… J'entends du bruit. »

En effet, les deux hommes entendirent des pas derrière la porte puis celle-ci s'ouvrit doucement dans un déclic de la clenche métallique. Ils découvrirent un visage apeuré d'un enfant de neuf ans, bien trop maigre et flottant dans des vêtements larges.

« Harry ?

- O-oui… »

Durant un instant une certaine gêne s'imposa entre eux et Severus racla la gorge faisant détourner leurs regards vers lui.

« Bonjour Harry. Je ne sais pas si tu te souviens de moi. Je suis Severus, on s'était rencontré au dispensaire l'an dernier. »

En réalité, leur rencontre remontait depuis un peu plus de quinze mois. Le gamin écarquilla des yeux dans un éclat de compréhension puis un petit sourire se faufila à sur ses lèvres.

« Le monsieur des bonbons pour la gorge ! s'exclama-t-il dans une révélation.

- Euh… Oui, c'est ça. » répondit Severus, mal à l'aise en glissant sa main sur sa nuque.

Sirius observa l'échange et comprit que son ami ne s'attendait pas à ce que Harry se souvienne de lui. Dans son for intérieur, il se sentit un peu jaloux mais le moment était mal choisi pour se permettre d'émettre une once de jalousie vis-à-vis de son collègue.

« Est-ce qu'on peut entrer, Harry ? demanda Sirius. Une ambulance va bientôt arriver. »

Le garçon hésita un instant puis acquiesça avant de laisser entrer les deux hommes. Ces derniers purent découvrir le petit hall d'entrée où un portemanteau était installé dans un coin ainsi que le fameux téléphone fixe posé sur un petit meuble en bois. Sirius posa son regard sur son petit protégé et constata avec tristesse à quel point il était mal en point. Il voyait son poignet camouflé dans un bandage mal fait tandis que son pull trop grand camouflait le reste de ses bras et arrivait jusqu'à mi-cuisse. Il remarqua que ses jambes étaient nues et parsemées de bleus ici et là. Cela lui provoqua une rage silencieuse et inconsciemment il serra les poings sous le regard discret et observateur de Severus.

« Harry, dis-nous où est ton oncle. » demanda Severus calmement.

Docilement, le garçon les emmena jusqu'au salon où son oncle était allongé près du fauteuil. Les deux hommes découvrirent avec effroi le bazar qui régnait. Des canettes de bière étaient éparpillées ici et là, tandis que des morceaux de vaisselles et de verres étaient également un peu partout sur le sol.

« Qu'est-ce qui s'est passé ici ? questionna Sirius dans un froncement de sourcils. On dirait qu'il y a eu une bagarre. »

Il vit de coin de l'œil l'enfant blanchir et comprit rapidement qu'il touchait un sujet sensible. Harry s'était éloigné, triturant ses mains entre elles et le regard baissé. Cela fit beaucoup de peine à Sirius qui voulut le rassurer. Il s'avança doucement dans sa direction tandis que la sirène des gyrophares s'approchait dangereusement du domicile, signe que les secours étaient enfin arrivés. Severus les informa d'une voix grave qu'il allait accueillir les professionnels de santé.

« Harry, raconte-moi, s'il te plaît. »

Sirius continua de s'avancer et doucement, il posa sa main sur l'épaule trop frêle du brun. Ce dernier sursauta à son contact et remonta son regard vers lui avant de le détourner ailleurs, gêné. Rapidement, le salon fut inondé de monde et d'un coin de l'œil, Sirius vit son collègue parler à voix basse avec un médecin non loin d'eux. Il devina que le pharmacien expliquait la situation délicate de Harry. Ce dernier ne semblait pas vouloir lui répondre et paniqua en voyant que des médecins emmenèrent son oncle sur un brancard.

« Où… Où est-ce que vous l'emmenez ? »

Il vit Harry s'approcher de son oncle encore inconscient mais le retint en maintenant ses épaules et doucement souleva son menton vers lui.

« Ils vont l'emmener à l'hôpital pour le soigner. Je pense que… Je pense que tu devrais venir avec eux.

- Non… Je... Je n'ai pas besoin. » nia-t-il à bloc.

Sirius soupira doucement. Il s'en doutait bien que l'enfant ne voudrait pas aller à l'hôpital. Jamais, il n'aurait cru qu'il ferait sa première rencontre avec Harry dans ces circonstances.

« Harry, tu crois que je ne vois pas ton poignet foulé ? Les médecins peuvent te le soigner. »

Instinctivement, le gamin tenta de camoufler du mieux qu'il pouvait son poignet dans sa large manche.

« Je n'ai pas besoin. » répéta-t-il en baissant le regard.

Harry avait gardé sa main contre son poignet douloureux alors qu'un médecin s'était rapproché avec Severus, observant la scène en silence. Ledit médecin se baissa à la hauteur du gamin et lui donna un petit sourire rassurant.

« Bonjour. J'ai cru comprendre que tu t'appelais Harry. »

Celui-ci acquiesça avant de jeter un regard inquiet à Sirius. Ce dernier s'approcha de lui et glissa son bras sur son dos trop maigre. Son geste semblait rassurer un peu Harry qui se concentra sur l'homme en face de lui.

« Je crois que tu devrais écouter ce monsieur. Tu ne seras pas tout seul, il pourra t'accompagner si tu le souhaites. Mon métier c'est soigner les blessures des gens et je vois que ton poignet est foulé.

- J'ai… J'ai déjà un bandage, tenta Harry de convaincre le médecin.

- Oui, mais il est usé et ça peut infecter ta blessure. Tu ne voudrais pas avoir encore plus mal, n'est-ce pas ? »

Harry mordilla sa lèvre inférieure dans un tic nerveux tout en jetant un regard vers son poignet enflé où sa main gauche camouflait en partie sa blessure.

« Non.

- Bien alors il faut venir avec nous, d'accord ?

- Je… euh… »

Harry paniqua de nouveau et jeta un regard suppliant à Sirius qui continua de caresser son dos.

« Hé, je serai là. Tu veux que je vienne avec toi ? demanda Sirius avec un brin d'espoir au fond de lui.

- Oui. »

Sa réponse provoqua du soulagement à Sirius qui ne voulait pas du tout quitter Harry. Il souhaitait comprendre ce qui s'était passé dans cette maison et en apprendre davantage sur le garçon dont il n'avait cessé de discuter durant deux ans par téléphone. Il l'avait tellement imaginé, tellement rêvé de le rencontrer, de lui parler en face-à-face, qu'il avait peur de le voir disparaître soudainement.

OOOOO

15 mars 1999 – Hôpital Sainte-Mangouste.

Minuit venait de passer et Sirius restait auprès de l'enfant tandis que ce dernier se laissait ausculter par un médecin, les yeux apeurés. Sirius tentait de le rassurer le mieux qu'il pouvait en lui parlant et en prenant sa main dans la sienne. Ils étaient dans une chambre, loin de l'agitation des urgences et de la salle d'attente, espérant que cela aide Harry à se détendre. Severus était dans le couloir en train de parler à une assistante sociale de leur association, essayant de trouver une solution temporaire pour garder le gamin sous leurs ailes. Les deux hommes en avaient touché un mot sur le chemin et Sirius avait accepté de laisser son ami parler à l'assistante sociale, sachant assurément que celui-ci était beaucoup plus diplomate et calme que lui, évitant ainsi d'empirer la situation de Harry. Ce dernier avait accepté de se dévêtir complètement et à la vue du corps maigre et parsemé d'ecchymoses le cœur de Sirius se comprima douloureusement. La rage envahit de nouveau son sang, faisant palpiter son pouls plus fortement dans ses veines. Il avait tellement envie de faire du mal à cet oncle… Le médecin appela une infirmière et cette dernière apparut rapidement où elle écoutait les consignes du professionnel afin qu'elle puisse l'aider à soigner le gamin. Sirius serra sa main dans la sienne alors qu'il voyait le brun détourner le regard, gêné par autant d'attention. Il le vit se trémousser sur son lit, mal à l'aise et tenta de le réconforter en caressant le haut de sa tête. Cela fit sursauter Harry qui jeta un regard surpris vers le bénévole. Sirius lui donna un petit sourire rassurant et cela semblait apaiser l'enfant.

« On va devoir faire quelques radios. » informa le médecin.

Sirius sentit son protégé se raidir et jeta un regard inquiet au docteur qui demanda à l'infirmière d'aller récupérer un fauteuil roulant afin d'emmener leur jeune patient au service de radiologie. Harry se rhabilla rapidement tandis que Sirius parla à voix basse avec le médecin plus loin dans la pièce.

« Je préfère vérifier qu'il n'y a pas d'autres foulures. Cet enfant semble tellement craintif, je vais faire une exception et vous demander de l'accompagner pour les radios. J'ai demandé à l'infirmière de chercher s'il n'y a pas déjà un dossier le concernant…

- Oui, d'accord. Merci, Docteur. Vous avez des nouvelles concernant l'état de santé de son oncle ?

- Non, mais je vais profiter que Harry soit à la radiologie pour me renseigner. »

Entre-temps, l'infirmière entra dans la chambre avec le fauteuil roulant et Sirius se rapprocha de son protégé pour lui expliquer la situation :

« Harry, je vais venir avec toi. On va te faire des radios, tu ne seras pas seul, d'accord ? »

Ses mots semblaient rassurés un peu le gosse. Le bénévole l'aida à s'asseoir dans le fauteuil et commença à le pousser hors de la chambre, suivi par l'infirmière. Sirius croisa le regard de Severus qui était toujours en compagnie de l'assistante sociale de l'association. Il remarqua ses yeux noirs s'assombrirent d'inquiétude et lui informa silencieusement tout en articulant sans émettre sa voix qu'ils allaient au service de radiologie. Severus acquiesça puis se concentra de nouveau sur la conversation qu'il avait avec sa collègue.

OOOOO

8 mars 1999 – Hôpital Sainte-Mangouste – chambre de Harry Potter

Il était bientôt trois heures du matin lorsque Severus franchit la porte de la chambre d'hôpital d'Harry. Muni de deux cafés noirs appartenant à la machine industrielle à quelques couloirs plus loin, Severus s'avança vers son collègue et désormais ami, Sirius. Ce dernier était avachi sur une chaise, auprès du lit de Harry où celui-ci dormait à poings fermés, entourés de perfusion afin de lui redonner les nutriments nécessaires.

« Tiens, je crois que tu en as besoin autant que moi. »

Pour seule réponse, Sirius sourit doucement tout en prenant délicatement le gobelet chaud entre ses doigts.

« J'ai réussi à contacter Albus, et avec lui, on a pu s'arranger avec l'assistante sociale pour que le gamin puisse être sous tutelle de manière temporaire de l'association.

- Oh, super ! s'exclama-t-il avec soulagement, ça veut dire que Harry ne reviendra plus chez son horrible oncle. »

Severus prit une chaise au fond de la pièce et se mit à côté du bénévole. Il s'installa dans un long soupir, fermant un instant les yeux, tout en jetant sa tête en arrière, dévoilant sa gorge pâle. Il ne remarqua pas le regard intense de son ami sur lui ainsi que la lueur qui y brillait aux fond de ses pupilles marron.

« Sinon, comment ça s'est passé avec Harry concernant ses radios ? »

Sirius rougit soudainement, se rendant compte que le pharmacien continuait à lui parler bien qu'il ait toujours la tête en arrière et les yeux fermés. Il se ressaisit, espérant que le trouble ne se fit pas sentir dans sa voix.

« Il a le poignet cassé et quelques légères contusions au niveau des côtes mais étonnamment rien de cassé. Cependant les radiologues ont constaté qu'il y avait encore des plaies qui sont toujours en cours de cicatrisation.

- Comment a-t-il fait pour survivre tout ce temps… »

Severus s'était redressé et buvait une petite gorgée de son café chaud. Sirius détourna le regard et le posa sur l'enfant endormi.

« Le médecin a réussi à trouver son dossier médical. Il était déjà venu l'année dernière à la suite d'une blessure au poignet. Encore et toujours le même poignet, déclara Sirius ironiquement. Depuis, il n'y avait aucune trace de son passage. À croire que Harry avait réussi à se soigner par lui-même. »

D'un même mouvement, les deux hommes burent leurs boissons laissant le silence s'installer dans la chambre. Puis la voix de Sirius fit écho :

« Dans le dossier on a découvert que Harry était sous la responsabilité de son oncle mais également de sa tante, une certaine Pétunia. Harry ne l'a jamais mentionnée au téléphone, je ne pense pas qu'elle habitait encore avec lui. »

Severus fronça ses sourcils à cette nouvelle information. Il songea que le petit Harry était un grand mystère pour lui.

« Tu crois que sa tante est partie pour échapper aux coups de son mari ?

- C'est possible, mais dans ce cas-là pourquoi ne pas avoir emmené son neveu ? Ou bien signalé la situation aux services sociaux ? » Enchaina Sirius.

Severus sentit le jeune homme se brusquer et comprit que la colère l'animait de nouveau. Il pinça ses lèvres entre elles, songeant qu'il ressentait la même chose, et qu'encore tant de questions étaient en suspens. Il posa doucement sa main sur le bras du bénévole qui tressaillit à son contact. Severus le remarqua et sourit doucement avant de reprendre la parole.

« Maintenant il est avec nous, Sirius. Il ne risque plus rien. »

Ces mots suffirent pour apaiser le bénévole qui acquiesça doucement. Par la suite, Sirius lui dévoila qu'il avait réussi à faire parler le gosse concernant son oncle inconscient. Il apprit que Harry s'était fait battre de nouveau et que par instinct de survie, il avait réussi à récupérer objet durant la lutte pour l'assommer. Cela avait mis K.O l'adulte et cela avait grandement inquiété le plus jeune qui avait tout de suite contacter Sirius. Actuellement, Vernon était à un autre étage, dormant paisiblement dans une chambre isolée, déchu de ses droits sur son neveu. Durant un instant, Severus voulut aller voir ce monstre et lui dire ses quatre vérités mais il savait que cela risquerait d'empirer la situation de Harry alors il se contenta d'imaginer de lui faire les pires horreurs, en silence et le visage impassible.

« Tu sais, tu peux rentrer dormir. Je vais rester veiller sur lui. » annonça Sirius en glissant nerveusement une main dans sa chevelure bouclée.

Severus arqua un sourcil tout en terminant son café. Il n'était pas question qu'il le laisse endosser la totalité de la responsabilité de veiller sur Harry.

« Non.

- N-non ? balbutia Sirius, d'un air perdu.

- Non, soupira-t-il las, je reste avec toi. »

Ces mots provoquèrent un petit rougissement sur les pommettes de Sirius qui décida de fixer son regard sur le môme endormi. Severus jeta un œil discret sur son collègue, trouvant sa réaction étrange. Il ne fit aucune remarque songeant que la fatigue devait lui jouer des tours et dans un silence tranquille, il se leva afin de jeter le gobelet en plastique dans une petite poubelle dans un coin, sans apercevoir que Sirius l'observait d'un regard intense.


J'espère que ce chapitre vous a plu ! :-) J'avais hâte de vous le montrer ! Nouveau tournant entre Harry et Sirius ! Hé hé, et Sirius qui est toujours à fond sur Severus, n'est-ce pas mignon ? XD

J'espère que mon ordinateur va pas trop surchauffer dans les deux prochaines semaines sinon ça va être compliqué pour finir le chapitre 12... En tout cas, soyez en sûr que je ne compte pas abandonner cette fiction et que je ferai en sorte de publier la suite dès qu'il me sera possible. A bientôt les amis !