Coucou ! :-) Oui, vous ne rêvez pas, me voilà enfin avec le chapitre 12 !
Je suis revenue de vacances ce weekend, je me suis que c'était le moment de publier le chapitre et de continuer à écrire la suite ! :-) Actuellement je suis sur l'écriture du chapitre 15, donc cela voudrait dire que vous aurez le prochain chapitre le mois prochain ! :-) Mon ordinateur a pas mal surchauffé mais ça a calmé ces derniers temps, me permettant de continuer à écrire. Je suis contente de pouvoir enfin m'avancer sur cette fiction.
Je remercie ma bêta LoupSell d'avoir pris le temps de corriger mon chapitre ! :-)
Sans plus tarder, je vous souhaite une bonne lecture.
Disclaimer : Les personnages sont à JK. Rowling.
Chapitre XII :
20 mars 1999 – L'ordre de Phoenix, Bureau de Albus Dumbledore
« On a eu l'accord officiel des services sociaux pour prendre en charge Harry. » informa le directeur d'une voix posée.
Severus et Sirius étaient installés sur les fauteuils en face du bureau de leur supérieur, le sourire aux lèvres, ravis de cette nouvelle. Harry était toujours hospitalisé afin de combler ses carences de nutriments et il était suivi par un psychologue spécialisé dans les enfants et adolescents, qui venait chaque jour lui rendre visite. En parallèle, Sirius venait tous les après-midi le voir avant de venir travailler au dispensaire. C'était devenu un rituel depuis cinq jours.
« Où vivra-t-il ? demanda Sirius, anxieux, vous savez que j'aimerai beaucoup qu'il vienne avec moi… »
En effet, Sirius avait fait part de son souhait de prendre en charge Harry à son directeur ainsi qu'auprès des services de l'enfance. Après tout, il avait un lien spécial avec Harry, il avait entretenu une relation pendant pratiquement deux ans par téléphone et avait appris des choses sur le petit brun. Il avait dû le consoler parfois, le faire rire, discuter de tout et de rien avec lui sans filtre. Il espérait que sa demande soit acceptée.
« À ce propos... commença à dire Dumbledore en raclant la gorge, étrangement mal à l'aise, j'ai longuement parlé avec l'assistante sociale et ça a été décidé que Harry sera confié sous la responsabilité de Severus. »
Un silence pesant s'ensuivit, faisant légèrement trémousser le directeur sur son fauteuil derrière son bureau imposant.
« Quoi ? » réagit Sirius d'une voix blanche.
Le bénévole posa son regard sur son collègue, les sourcils froncés puis le dirigea vers son directeur. Il fit le même mouvement plusieurs fois avant que sa colère n'éclate.
« Quoi ?! Mais… Pourquoi ? (Sirius tourna sa tête en direction de Severus) et toi, tu savais ?! »
Severus ouvrit la bouche pour pouvoir s'expliquer mais aucun son ne sortit. Il semblerait que le visage déçu et colérique de son ami l'ait déstabilisé.
« Sirius… interpella Dumbledore d'une voix calme, nous pensons qu'il est plus judicieux que Harry soit avec Severus. Tu es trop impliqué, je te rappelle que Harry est sous notre garde que temporairement, tu es déjà trop attaché à ce garçon, tu n'as plus assez de recul…
- Justement ! C'est bien parce que je m'implique que j'ai réussi à garder aussi longtemps le contact avec Harry ! interrompit-il brusquement sur un ton énervé.
- Sirius, je comprends que cette décision puisse te blesser. Honnêtement, l'assistante sociale était plus favorable à ce que cet enfant soit hébergé chez Severus. Après tout, il y a une chambre d'amis prête à l'accueillir à son domicile, Severus a l'expérience des enfants, puisqu'il s'occupe de son filleul Draco, en cas de besoin.
- Albus, êtes-vous en train de me dire que je ne m'occupe pas de Draco ? siffla-t-il entre ses dents
- Non… Bien sûr que non… » répondit-il d'une manière maladroite.
Sirius jeta un regard noir à Severus qui soupira face à son comportement.
« Sirius… » tenta-t-il de lui parler.
Cependant le bénévole préféra quitter le bureau sous le regard inquiet du directeur. Severus décida de le suivre, souhaitant mettre les choses au clair avec lui.
OOOOO
20 mars 1999 – L'ordre de Phoenix, dans la salle de repos
« Sirius ! Écoute-moi ! »
Severus poursuivait presque en courant son collègue. Sirius venait de rentrer dans la salle de repos, se dirigeant vers la machine à café posée sur une table, souhaitant soudainement une envie de caféine. Severus réussit à prendre son bras afin de le faire arrêter sa marche lorsque le bénévole se tourna brusquement tout en se libérant violemment de sa prise. Son geste surprit Severus qui le détailla en écarquillant les yeux. Jamais, Sirius n'avait réagi de cette manière-là avec lui.
« Toi aussi tu penses que je ne suis pas capable de veiller sur Harry ? » cracha-t-il ses mots, rempli de rancœur.
C'était la première fois que Sirius était aussi en colère et Severus sentit son cœur se serrer à ce constat : Sirius lui en voulait.
« Non… Je crois que tu es le mieux placé pour veiller sur lui. »
Ces mots semblaient atténuer la colère de Sirius. Ce dernier lui montra son dos, cherchant une dosette de café dans une boîte près de la cafetière.
« J'ai tenté de te défendre, Sirius. J'ai essayé de faire en sorte que Harry puisse vivre avec toi. Il semblerait que Dumbledore n'était pas de mon côté et qu'il ait suivi la décision de l'assistante sociale. Elle lui a demandé qui était fiable pour garder Harry et…
- Et le directeur t'a choisi. » coupa Sirius en activant la cafetière.
Severus soupira doucement alors qu'il s'approchait de son collègue. Il se mit à côté de lui, observant un instant le café couler dans la tasse.
« J'ai préféré accepter que de risquer de voir Harry partir dans un autre organisme ou bien avec un autre bénévole. » déclara-t-il d'une voix douce.
Il sentit Sirius frissonner et remarqua que ce n'était pas la première fois qu'il réagissait de cette façon lorsqu'il était proche de lui.
« Tu es toujours en colère contre moi ?
- Non, souffla-t-il, tout en évitant de montrer son visage.
- Sirius… » interpella-t-il, inquiet.
Pourquoi ne le regardait-il pas ? Lentement, Severus posa sa main sur le bras de l'intéressé et pressa avec douceur, songeant que le comportement de son ami était inhabituel. Hésitant, Sirius tourna sa tête vers lui et releva son regard. Le pharmacien constata avec étonnement que le visage de Sirius virait au rouge.
« Est-ce que tu vas bien ?
- O-oui… Pour-pourquoi me demandes-tu cela ? bégaya-t-il nerveusement.
- Tu es tout rouge. »
Sa réponse amplifia la rougeur déjà installée sur ses pommettes. Sirius s'intéressa subitement à sa tasse remplie de café qu'il tenta misérablement de prendre avec ses mains légèrement tremblantes.
« Haha ! rit-il anxieusement, ce n'est rien ! Juste… Juste un coup de chaud. »
Sirius voulut se retirer de la prise de son ami mais Severus ne semblait pas d'accord avec lui. Il pressa davantage sa main contre son bras, le forçant à se tourner davantage vers lui. Il s'approcha un peu plus de lui puis, de l'autre main, il la glissa sur son front. Sirius se raidit à ce contact, d'un air surpris alors que ses doigts se serrèrent instinctivement contre la tasse en faisant blanchir dangereusement les phalanges.
« Tu ne me sembles pas fiévreux. »
Et pourtant… Severus avait vraiment l'impression que quelque chose clochait chez l'homme aux boucles noires. Pendant un instant, il avait pensé qu'il était malade. Peut-être était-il fatigué ? Après tout, ils avaient vécu beaucoup d'émotions en si peu de temps…
« Severus… »
L'intéressé qui avait déjà les sourcils froncés et le regard plissé dû à son inquiétude, sorti de ses pensées à cette voix inhabituellement basse et timide. Il réalisa que Sirius semblait encore avoir chaud et un éclair de compréhension lui frappa. Est-ce qu'il réagissait comme cela à cause de leur proximité ? Pourtant Severus le connaissait tactile et grande gueule… Alors… Alors pourquoi semblait-il si réservé ? Rapidement le pharmacien retira sa main de son front et par la même occasion la pression qu'il exerçait sur son bras. Automatiquement, Sirius s'éloigna de lui, se dirigeant vers les couloirs.
« Je vais aller bosser. On se voit plus tard.
- Oh, d'accord. »
Le bénévole quitta la salle de repos, laissant Severus seul avec ses nouvelles interrogations.
OOOOO
21 mars 1999 – devant la maison de Lyall et Espérance Lupin
Cela faisait deux semaines que Remus squattait chez Nymphadora. Cette dernière n'avait cessé de le convaincre de rester à son domicile et avec difficulté, elle avait réussi à le faire accepter. Remus s'était toujours senti comme un fardeau. Il avait donc décidé de soulager la jeune femme en faisant toute sorte de tâches telle que la cuisine ou bien le ménage afin d'y contribuer à sa manière à défaut de ne pas pouvoir l'aider financement. Il aurait tellement voulu prendre en charge partiellement son loyer, au moins, il aurait eu cette impression de l'aider vraiment et de ne pas ressentir comme un squatteur. Dora s'amusait à lui dire qu'il était désormais son « petit homme à tout faire » et à chaque taquinerie, son cœur battait toujours plus fort pour cette bout de femme qui continuait malgré ses efforts pour la persuader de changer de vie, à vendre son corps.
Portant des vêtements récupérés au dispensaire et doté d'une nouvelle coiffure réalisée par les mains expertes de sa logeuse, il était dans la rue où il avait vécu toute son enfance, observant le pavillon où habitaient ses parents. D'un commun accord lors d'une conversation qui s'était dérivée sur le sujet épineux de la famille, Tonks et Remus avaient décidé que chacun allait renouer avec la sienne. Il avait appris que Tonks avait été recueilli par Bellatrix à la suite du décès de sa mère durant son adolescence et qu'elle s'était disputée violemment avec elle concernant les études. C'était parti de rien et peu à peu cela avait dégénéré. Depuis, la jeune femme était restée quelques semaines chez sa deuxième tante Narcissa avant de décider de louer un studio afin d'avoir son indépendance, s'éloignant davantage de la blonde.
Dora avait prévu de revoir sa tante Narcissa tandis que lui, il était censé reprendre contact avec ses parents. L'un et l'autre avaient longuement hésité et par soutien, ils avaient décidé de le faire le même jour. Remus savait que Dora était actuellement à l'autre bout de la ville, afin de reprendre définitivement sa relation avec Narcissa.
Après un énième soupir, il s'avança jusqu'à la porte d'entrée et appuya d'un geste tremblant sur la sonnette afin de signaler sa présence. Il entendit un bruit de pas et vit la porte s'ouvrir sur son père. Celui-ci le dépassait de quelques centimètres, un peu rondelet et vivant un début de calvitie.
« Remus ? C'est bien toi ?
- Oui, papa. C'est moi. »
Avec émotion, le propriétaire appela sa femme et fit entrer son fils à l'intérieur. D'un pas hésitant, le jeune homme entra et serra son père dans ses bras. Cela faisait plus d'un an qu'ils ne s'étaient pas vus.
« Remus ? »
La voix de sa mère résonna dans l'entrée, coupant l'étreinte entre le père et le fils. Ce dernier contempla la femme qui se présentait à lui. Elle avait les cheveux attachés dans un chignon négligé, habillé dans un pantalon classique et un pull en « V ».
« Oh mon Dieu, que tu as changé… On t'a cherché partout… »
Et sans plus attendre, elle combla les quelques centimètres qui la séparaient de lui et la serra fortement dans ses bras.
« Mon fils, tu es revenu… » sanglota-t-elle d'une voix rauque.
Remus avait une envie de pleurer et retint ses larmes aux bords des yeux, savourant le parfum fleurissant de sa mère et de ses bras chaleureux qui lui avaient tant manqué. À cet instant, il sut qu'il avait bien fait de revenir les voir.
OOOOO
21 mars 1999 – Sur la terrasse d'un café Londonien
« Je suis tellement heureuse que tu sois venu me voir. » S'enthousiasma Narcissa
La blonde mit sa tasse de thé noir à ses lèvres, alors que Nymphadora sourit aux paroles de sa tante. Elle s'était présentée à l'improviste devant le logement de sa tante craignant de croiser Bellatrix. Elle savait que cette dernière venait souvent rendre visite à la jolie blonde et elle n'osait pas sonner à la porte. En réalité, ce fut Lucius qui la découvrit sur le trottoir pendant qu'il cherchait le courrier dans la boîte aux lettres et l'avait encouragé à rentrer à l'intérieur afin de renouer contact avec Narcissa.
« Oui. » répondit-elle timidement.
En réalité, elle était un peu intimidée d'être là avec elle après une longue période à ne plus la voir. Elle lui avait beaucoup manqué mais elle se sentait gêné de savoir que sa tante connaissait sa vie dans la rue. Forcément Sirius lui avait touché un mot, elle ne pouvait pas leur en vouloir de s'inquiéter pour elle.
« Tu sais… commença Narcissa en prenant la main de sa nièce, je peux t'aider à t'en sortir. Je peux te prêter de l'argent.
- Non.
- S'il te plaît ma chérie, laisse-moi t'aider… Je sais que tu ne veux pas être un fardeau mais je t'assure que ce n'est pas le cas. Si je t'aide, c'est parce que je t'aime. »
Nymphadora soupira doucement tout en baissant ses yeux vers leurs mains liées, posées sur la petite table ronde.
« Je veux garder mon indépendance, Cissi.
- Oui je comprends. Mais…. Tu peux tout aussi bien garder ton indépendance et te faire aider temporairement. »
La jeune fille sourit face à l'obstination de sa tante et fini par acquiescer non sans pour autant riposter :
« Je ne veux pas de ton argent.
- Bien, alors je peux toujours t'apporter assistance à travers d'autres moyens, des paniers de nourriture par exemple, des vêtements…
- Ce n'est pas croyable, jamais tu ne céderas, remarqua-t-elle dans un sourire amusé.
- Jamais. »
Cependant, elle songea à Remus et sa fameuse barbe mal rasée : peut-être qu'elle pouvait bien lui demander un petit service à ce propos…
« Peut-être que… commença-t-elle devant le regard interrogateur de la blonde.
- Oui ? Encouragea-t-elle vivement
- Euh… Hé bien, est-ce que par hasard ton mari aurait un vieux rasoir à me prêter ? »
Devant le visage sceptique de sa tante, elle reprit la parole :
« Ce n'est pas pour moi ! Rassura-t-elle, c'est pour… Remus.
- Remus ? Le fameux SDF dont Sirius m'a parlé ? Celui qui t'a amené au dispensaire pour qu'on puisse te soigner ?
- Euh… Ouais, répondit-elle, timidement, actuellement, il vit avec moi. Disons… Qu'on se soutient mutuellement et que…. »
La jeune femme bredouilla de plus en plus, perdant le fil de ce qu'elle voulait dire à sa tante. Cette dernière sourit en voyant le visage rouge de gêne de sa nièce et serra davantage sa main dans la sienne.
« Il semblerait que tu l'apprécies beaucoup ce Remus. J'aimerais beaucoup le rencontrer.
- Ah euh… NON… Enfin si, je l'apprécie mais euh…., balbutia-t-elle avant de changer illico de sujet, donc ce rasoir ? »
Un petit rire moqueur s'échappa de la gorge de Narcissa face au comportement de la plus jeune.
« Oui, je pense que Lucius peut te prêter un rasoir. Et donc, ce Remus ? Tu l'apprécies seulement ?
- Qu-quoi ? Qu'est-ce que tu sous-entends là ? Je… Je… Pas du tout, nia-t-elle à bloc.
La prostituée détourna le regard, mal à l'aise tandis que son cœur ne cessait de battre la chamade. Elle ne pouvait pas se permettre de tomber amoureuse, d'autant plus que sa situation professionnelle n'était pas du tout en adéquation avec une vie amoureuse. Donc…. Non, elle n'était pas amoureuse de Remus. N'est-ce pas ?
Elle retira sa main de la table et cacha son trouble derrière sa tasse de thé sous le regard rieur de Narcissa. La voix de sa conscience lui beuglait à quel point Narcissa touchait un point sensible…
Alors, qu'en pensez-vous ? Il se passe pas mal de choses dans ce chapitre, entre les sentiments de Sirius et ceux de Nymphadora... Et Narcissa qui arrive à la percer à jour AHAH , j'adore les scènes avec Narcissa, je m'éclate.
Donc... Pour la publication du prochain chapitre, je vais reprendre le rythme de des deux semaines, donc je vous le mettrai en ligne pour le Samedi 7 août 2021. (soit dans dix jours en réalité).
Au fait ! Pour ceux et celles qui suivaient l'affaire sur mon permis, je l'ai enfin eu, en juin plus précisément. :) Je suis tellement contente, manque plus que la voiture.
Je souhaite bonnes vacances à ceux et celles qui le sont et bon courage pour les autres (travail, recherche d'emploi, formation...). A bientôt.
