Dans l'épisode précédent : Une attaque se passe à Pré-au-lard mais les neuf cercles réagissent très vite et limitent la casse. Après la une du lendemain sur l'attaque, Gellert demande à voir Aria pour faire le point sur ce qu'elle sait et sur la traduction du livre. Lorsqu'elle retourne à son bureau, la jeune fille découvre une lettre de Voldemort.

Rating : T pour le moment

Genre : Romance

Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.

Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.

Réponse aux reviews :

adenoide : Pourquoi le faire lui-même quand d'autres peuvent le faire à sa place.

stormtrooper2 : Tellement d'attaque, que le monde sombrera dans le chaos !

brigitte26 : Réponse dans ce chapitre ;)

Note : Etant en vacance, les deux prochaines semaines, ce chapitre et le suivant sortiront le samedi :)

Bonne lecture


Il y a une chose qu'Aria n'avait jamais révélée à personne, c'était qu'elle n'avait pas tué Voldemort comme tout le monde le pensait. En effet, la jeune femme avait compris lors de son dernier combat contre Voldemort que tout ça n'était pas réellement sa faute. Au départ, elle avait pensé qu'il était fou mais avec la possibilité de retrouver sa saineté d'esprit. Elle l'avait alors isolée et forcée à se concentrer sur lui-même et sur sa façon d'agir. Il n'avait fallu que quelques jours pour qu'il retrouve sa part d'humanité et c'est là qu'elle comprit que ça n'avait pas été que de la folie et qu'on l'y avait poussé ou forcé d'une manière ou d'une autre. Bien sûr, pour elle, il ne pouvait y avoir qu'un responsable, Dumbledore.

De plus, avec les quelques informations qu'elle avait eues ces derniers temps sur lui, notamment par Severus lorsqu'ils avaient trouvé l'artefact lier sa mère. Elle était sûre qu'il avait été manipulé par le vieil homme, sûrement dans le but de faire diversion sur ses propres activités.

Depuis qu'elle l'avait obligée à rester isolé du reste du monde, elle n'avait été le voir que quelques jours plus tard et n'y était jamais retournée depuis. Il lui avait, après tout, pris beaucoup de gens auxquels elle tenait pendant la guerre. Elle alors avait missionné des gens pour s'assurer qu'il resterait là et qu'il est tout ce qu'il lui fallait pour vivre. Jusqu'à présent il ne l'avait jamais contacté même pas pour lui demander de sortir. Elle avait donc été sûre que lui-même avait des remords sur ce qu'il avait entrepris ces dernières années. Le tout maintenant, était de savoir si l'on pouvait pardonner à un monstre ses actes quand on sait que c'est un autre monstre qui l'a poussé à agir ainsi.

C'est donc pour ça qu'elle se demandait pourquoi il lui écrivait maintenant. Même si elle se doutait quelque peu que cela devait être dû aux récents événements qui ont fait la Une de la Gazette. Elle savait qu'il y avait accès puisqu'elle lui avait fourni un abonnement il y a longtemps. Décidant de ne pas tergiverser plus, elle ouvrit finalement la lettre.

"Bonjour Harry,

Cela fait longtemps maintenant que notre combat a eu lieu et que tu as gagné. Je dois t'avouer que le fait que tu m'es épargné ne m'a pas vraiment plu de prime abord. Mais j'ai assez vite compris pourquoi tu l'avais fait et sincèrement, je n'aurais jamais fait la même chose pour toi. Tu as eu une présence d'esprit que je n'étais plus capable d'avoir à l'époque. Tu as eu raison de douter des fondements mêmes de l'être que j'étais. Il ne me fallut que quelques jours, loin de tout, pour que ce à quoi je t'ai soumis commence à s'effacer assez pour que j'ai conscience de ce que j'étais. Nous en avions vaguement parlé à l'époque mais j'avoue ne pas avoir encore été prêt à réellement l'admettre.

J'aimerais aujourd'hui parler avec toi de cette période et de ce qui a permis d'y aboutir. J'ai vu ce qui s'est passé dans les journaux et je suis persuadé que le vieux fou en est responsable, tout comme il l'est en ce qui concerne le monstre que je suis devenu.

En espérant avoir rapidement de tes nouvelles,

Tom Jedusor."

Aria s'y attendait un peu mais elle ne pensait pas qu'il saurait écrire aussi posément pour lui demander de la rencontrer. Il devait à présent vraiment se souvenir de comment Dumbledore l'avait manipulé pour qu'il veuille ainsi lui parler, mais aussi savoir ce qu'il était en train de faire actuellement pour semer le chaos dans le monde.

L'élue était sûr qu'il devait avoir autant de rancœur que Gellert ou Eanna envers le vieil homme. S'il était effectivement responsable de tout ce qui l'avait rendu inhumain, elle ne pouvait que le comprendre. Il avait fait tant d'horreurs à cause de ça qu'il aurait sûrement beaucoup de mal à vivre avec. Il avait sûrement le maigre espoir que s'il aidait dans la lutte contre Dumbledore cela atténuerait et quelque peu ses péchés et son cœur, mais elle était sûre que cela ne suffirait pas. Il avait fait tant de mal qu'il était difficile de trouver l'apaisement après ça. Même si cela lui permettrait de se venger du vieil homme, cela serait sûrement bien insuffisant.

Jugeant que la journée était bien trop entamée, Aria décida d'aller voir Voldemort que le lendemain. Elle prévenue malgré tout Severus qu'elle serait sûrement absente une grosse partie de la journée car elle devait voir quelqu'un de très important et qu'ils avaient beaucoup de choses à se dire. Severus avait été très dubitatif face à l'annonce mais avait confiance en sa chérie et l'avait laissé y aller sans poser de question. Il lui avait juste demandé de le prévenir si jamais il y avait un souci.

Le lendemain, Aria transplana vers le lieu de vie de Voldemort après avoir revêtu son apparence d'Harry. Elle préférait éviter de révéler cette information avant de savoir ce qu'il en était de l'homme.

La jeune fille fut étonnée de voir la petite maison aussi verdoyante. Il s'agissait d'une maison assez simple en très bon état qui possédait deux chambres. Elle faisait partie du patrimoine des Potter. Elle n'avait pas été habitée depuis longtemps mais avait été louée pendant plusieurs années alors qu'Aria se trouvait à Poudlard.

Comme quelques-unes des propriétés de la famille de ses parents, c'était des maisons que son père avait demandé aux Gobelins de louer pour qu'il y ait une rentrée d'argent, en particulier pendant la guerre. N'ayant pas eu de contre ordre, les créatures avaient continué même après leur mort. Cela avait permis à la maison de ne pas pourrir et d'être adéquate pour Voldemort lorsqu'elle avait eu besoin de lui trouver un logement.

Elle était située près d'un village moldu mais en périphérie ce qui lui permettait d'avoir une intimité tout en étant près de la civilisation et des gens qui devaient le surveiller.

Enfin, ce qui étonnait le plus Aria, c'était l'état du jardin. La nature ayant quelque peu repris ses droits lorsqu'elle avait installé Voldemort là elle ne s'était pas attendue à ce qu'il soit aujourd'hui si resplendissant. Bien que qu'il ne soit pas très grand, on aurait pu y croire que c'était un jardinier de Versailles qui avait fait des merveilles.

Il y avait une allée faite de dalles accompagnée, de chaque côté, d'un petit muret en pierre brute menant vers la porte d'entrée. De part et d'autre se trouvaient deux espaces fleuris élégamment et avec soin.

Aria pouvait également voir quelque peu le derrière de la maison qui avait l'air de se poursuivre en jardin japonais avec des pavés dans l'herbe, un petit lac et même un pont par-dessus.

Ebahie par le décor, elle ne vit même pas que Tom Jedusor l'attendait posé contre le chambranle de la porte.

"Je me suis découvert une passion pour le jardinage ces derniers mois, lança-t-il afin de signifier sa présence.

- Bord…! Ça va pas de me foutre la trouille comme ça !

- Navré, je ne savais pas comment signifier ma présence sans te surprendre étant donné que tu étais complètement focalisé sur le jardin, répondit-il avec un sourire en coin.

- Oui, bon… Il faut dire que c'est plutôt joli, je ne m'attendais pas à ça.

- Je veux bien te croire... Et si nous allions à l'intérieur, j'ai préparé du thé.

- D'accord."

Aria fut également étonnée de l'intérieur de la maison. La décoration avait changé pour quelque chose d'assez sobre mais très distingué. Typiquement le genre de décoration moderne qui faisait fureur en ce moment sauf que les couleurs étaient majoritairement des nuances de gris avec quelques touches de vert. C'était assez sombre mais très élégant malgré tout. La jeune fille aimait beaucoup et elle ne savait pas si elle devait s'en horrifier.

Mais c'était surtout l'attitude de l'homme qui l'avait interpellé. Contrairement à la première fois où elle lui avait rendu visite, celui-ci était très calme, mais pas calculateur comme il était avant. Au contraire, elle le qualifierait même de plutôt humble et de très simple. Comme si toutes ces idées de grandeur et de pouvoir l'avaient totalement quittées préférant les petits bonheurs simples de la vie.

Rien que sa tenue était une simple chemise blanche avec un pantalon gris foncé. Absolument pas de qualité luxueuse, quelque chose de très simple que l'on pouvait trouver dans n'importe quelle boutique de vêtements à prix abordables. Elle savait qu'il ne faisait pas de grosses dépenses car c'était elle qui payait tout ce dont il avait besoin, que ce soit de la nourriture aux meubles ou bien des vêtements. C'était les personnes qu'elle avait engagées pour s'occuper de lui qui lui fournissait ce qu'il voulait, mais c'était à elle de l'approuver et de leur dire s'ils pouvaient lui donner ou pas.

La première fois qu'il avait demandé des meubles et de la décoration, les personnes qu'elle avait engagées lui avaient demandé s'ils pouvaient ou non lui en ramener. Ne sachant pas à quel point il devait être contraint, ils avaient préféré demander avant.

Voyant que ce n'était que du mobilier simple, Aria leur fit savoir que tant que cela resterait des choses banales et abordables, elle ne voyait pas de raison de lui interdire d'en avoir. Ainsi, elle avait eu très peu de retour sur ce qu'il souhaitait avoir pour sa maison, c'est pour cela qu'aujourd'hui elle était particulièrement étonnée du rendu final.

Lorsqu'elle avança un peu plus dans le salon afin de voir un peu plus de ce qu'il en était de la maison, elle fut encore plus étonnée d'y voir une télé. Lui qui avait tellement voulu rejeter sa part moldu, avait une maison qu'il était complètement.

C'est à ce moment-là que Tom débarqua dans le salon avec un plateau de thé fumant à la main. Il l'observa quelques secondes avant de prendre la parole.

"Eh oui ! Le grand Voldemort a une télévision dans son salon.

- Oh ! Euh… Répondit très intelligemment Aria ce qui fait rire l'ancien Lord noir.

- Tu peux respirer, tu sais. Je n'ai pas l'intention de te tuer dès que tu auras le dos tourné.

- Tu n'y arriverais pas de toute façon. Mais je dois avouer que même si c'est ma décision de ne pas tuer, je trouve malgré tout la situation assez surréaliste.

- J'imagine... Après avoir passé tant de temps à essayer de te tuer et après avoir tué un bon nombre de gens, me voir aussi civilisé peut être déroutant.

- C'est ça…

- Et pourtant c'est grâce à toi tout ça. En choisissant de me laisser une seconde chance, en voyant au-delà des apparences, tu m'as permis de redevenir moi-même. Même si je me demande si ce n'est pas un peu trop tard. Après tout le mal que j'ai fait, je ne sais pas si je mérite réellement d'être celui que je suis aujourd'hui.

- Eh bien... C'était le but de ton isolement ici. Que tu retrouves ta part d'humanité perdue il y a longtemps.

- Oui, et maintenant que je l'ai retrouvé, je dois avouer que mes actes passés sont durs à accepter… Tout ce mal fait pour rien au final, c'était… Je t'en prie, installe-toi. Nous serons plus à l'aise pour parler de tout ça.

- Pourquoi décidé d'en parler maintenant ?

- Avec les deux dernières attaques, je commence à comprendre ce qui est en train de se passer. Et malgré tous les bons sentiments qui me sont revenus ces derniers mois, il y a une chose qui n'a pas changé, je veux toujours détruire Dumbledore."