Dans l'épisode précédent : Après avoir lu la lettre de Voldemort et s'être rappelée pourquoi elle ne l'avait pas tué, Aria alla voir le monstre redevenu homme. Elle est étonnée de l'extérieur de la maison mais aussi de l'intérieur et du comportement de l'homme devenu très doux.
Rating : T pour le moment
Genre : Romance
Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.
Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.
Réponse aux reviews :
adenoide : Elle doit être interminable.
stormtrooper2 : Exactement ! Et ça arrange bien Aria.
brigitte26 : Oh que oui !
Bonne lecture
La réplique de Voldemort fut suivie d'un long silence pesant. Voyant qu'il n'enchaînait pas, Aria décida de prendre la parole.
"C'est bien lui le responsable de la création de Voldemort ? Demanda la jeune fille.
- Tu n'as pas idée d'à quel point…
- Explique-moi. Je suis venu pour ça après tout. Je me doutais bien qu'aujourd'hui tu voulais aborder le sujet.
- Tout a commencé quand il est venu me voir alors que je n'avais pas encore l'âge d'aller à Poudlard.
- Il m'a montré ce passage de ses souvenirs. J'avais toujours été interloquée par ça. Je trouvais ça assez cruel de faire savoir autant en avance l'existence de la magie à un enfant alors qu'il était obligé de rester dans un lieu horrible. Attendant désespérément qu'il puisse enfin aller à l'école de magie, celle qui l'accepterait tel qu'il est.
- Je vois que tu as très bien compris mon état d'esprit à l'époque. Au tout début, ça allait, j'étais plutôt excité à l'idée de savoir qu'il en existait d'autres comme moi. Cependant, les mois ont passé et l'impatience a commencé à me gagner. On ne cessait de me harceler à cause de mon étrangeté et maintenant que je savais qu'elle avait une raison d'exister, j'ai fini par répliquer. C'est ce qui a commencé par me rendre lentement méchant car avant qu'il ne vienne, même si je vivais déjà tout ça, je résistais au fait de céder à la violence comme représaille. Je pensais que ce qui m'arrivait n'était pas normal et que je n'avais pas à l'utiliser. Or Dumbledore, en venant me voir, a tout fait pour me faire comprendre que c'était naturel et que je n'avais pas à craindre la magie, ni même à la cacher.
- Et forcément, dans l'esprit d'un enfant maltraité, cela laisse libre cours à toutes les cruautés possibles.
- Exactement, même si je n'ai jamais franchi certaines limites à l'époque mais il m'est arrivé d'être extrêmement violent dans ma vengeance en fonction de ce qu'on m'avait fait subir.
- Qu'en est-il devenu à Poudlard ? Demanda Aria l'incitant à poursuivre son récit.
- Je me suis quelque peu calmé. Je n'ai jamais été quelqu'un de très extraverti mais je me suis lié d'amitié à quelques personnes dès ma première année. J'étais enfin dans un monde qui me correspondait et qui ne me rejetait pas pour ce que j'étais. J'ai passé mes premières années à tranquillement apprendre un maximum de choses jusqu'à ce que je trouve, dans mes affaires, un livre sur la famille Serpentard me laissant penser que je pouvais y être lié.
- Comment es-tu tombé sur ce livre ?
- Il était dans mes affaires alors que je ne l'avais jamais vu jusqu'à présent.
- Tu crois que c'est Dumbledore qui l'a mis là ?
- Avec le recul, c'est une forte possibilité mais je n'ai aucune preuve. J'ai alors enquêté sur mes histoires de famille et découvert que j'avais réellement un lien avec la famille Serpentard. J'étais tellement heureux à l'époque de découvrir qui était ma famille même si elle n'existait plus. En plus, c'était une famille de fondateurs et celle de la maison dans laquelle j'étais, c'était un vrai bonheur. J'avais mis mes plus proches amis au courant et ils étaient émerveillés de savoir que j'étais l'héritier de notre fondateur. Nous nous amusions donc à jouer avec le fourchelangue en trouvant des serpents avec qui discuter. Ils avaient même tous un serpent pour familier grâce à moi.
- A ce moment-là, tu ne savais pas que tu avais un lien avec les moldus également ?
- Non, je savais que mon côté serpentard n'était qu'une branche de ma famille mais je n'ai pas cherché plus loin. Le deuxième côté, ce n'était, après tout, pas ce que je cherchais.
- Comment es-tu venu à savoir pour ça ?
- Je pensais que la branche familiale qui me liait aux sorciers était celle de mon père. Sauf qu'un jour, après avoir discuté avec Dumbledore de je ne sais plus quel sujet, il m'a fait comprendre que mon père n'avait jamais mis les pieds à Poudlard et qu'il n'avait pas de lien avec le fondateur.
- Tu as donc cherché qui il était ?
- Oui, malgré les apparences je suis quelqu'un de très curieux et quand on me met une énigme sous le nez, j'ai tendance à vouloir la résoudre. De prime abord, cela ne me gênait pas que ce soit de ma mère que je tienne ça, mais je ne m'attendais pas à découvrir qu'il était moldu. Je n'avais pas vraiment de préjugé à ce niveau-là. Cependant, après avoir grandi parmi les moldus qui m'ont traité comme un monstre et avoir continué à Poudlard dans une maison pro sang pur… Je n'ai pas forcément apprécié la nouvelle. J'ai donc évité de le crier sur tous les toits, mais je n'en ai pas non plus fait un éclat comme on pourrait me le prétendre.
- Du coup, je ne comprends pas bien comment tu en es venu à haïr autant les moldus.
- C'est venu après, au fil du temps avec ma haine qui a été attisée, ce fut un des sujets qui en est ressorti.
- J'ai du mal à comprendre comment s'est enchaînée la suite des choses. Tu en es quand même venue à créer des horcruxes et tué une élève à cause du basilic.
- Ce n'est pas moi qui l'ai tué. Elle a effectivement été victime du regard du basilic mais il est capable de retourner les faits, s'il le souhaite, dans les secondes qui suivent le croisement de leur regard. Chose que je lui ai demandé de faire dès que j'ai vu qu'il avait touché quelqu'un.
- Attends, tu veux dire…
- Elle n'était pas morte quand j'ai quitté les toilettes. Ce n'est pas moi, les tableaux étaient en panique et on fait rappliquer les professeurs.
- Dumbledore…
- A l'époque, je ne connaissais pas ses intentions mais je me souviens que c'est le premier arrivé sur les lieux.
- Tu n'as pas fait le lien ?
- Non, j'étais jeune et j'ai bêtement cru que finalement elle avait succombé malgré que le basilic est retourné son effet. J'ai alors voulu brouiller les pistes en tournant les regards vers la créature qu'Hagrid avait gardée.
- C'était vraiment odieu à cause de toi, il…
- Je sais, il a été renvoyé. Ce n'était pas mon but, c'était l'un des élèves préférés de Dumbledore. Je pensais qu'il allait lui sauver la mise comme il le faisait à de nombreuses reprises pour ces petits chéris. À la place de ça, il a juste fait en sorte qu'il soit embauché à Poudlard. A croire qu'il a voulu le garder à proximité tout en faisant en sorte qu'il n'ait aucun moyen pour se défendre contre lui.
- Merlin… Si c'est vraiment ça…. Hagrid a longtemps eu une énorme estime pour lui.
- Comme beaucoup de gens… Enfin, tout ça pour en revenir au fait que, pour compenser mon côté moldu, j'ai fait en sorte de devenir le plus puissant possible afin qu'on ne puisse jamais me reprocher mes origines non-sorcières. C'est comme ça aussi que je me suis quelque peu approché de la magie noire. Au début, je ne me contentais que de regarder les sorts basiques, je n'ai même pas touché aux impardonnables.
- Alors comme en es-tu arrivé à vouloir créer les horcruxes ?
- Tout comme le livre sur la famille de serpentard, je suis tombé sur un autre par pur hasard dans la salle commune de ma maison. Un qui parlait des artefacts de magie noire permettant de devenir surpuissant et là, en l'occurrence, immortel.
- Ça t'a donné envie ?
- A vrai dire, absolument pas. J'ai trouvé le sacrifice trop gros jusqu'à ce que Suglorn ne m'en parle en des termes bien plus élogieux, notamment en me disant qu'il était possible d'en créer plusieurs. Comme s'il ne fallait pas tuer pour créer un horcruxe. J'ai finalement profité de la mort de Myrtle pour en créer un, me disant qu'au moins ça mort ne serait pas vaine.
- Ok… Mais cela t'as vraiment incité à en créer d'autres ?
- Pas du tout, ça a été horrible. Sentir son âme se déchirer n'est vraiment pas quelque chose que je conseille. Après ça, en plus, je me sentais assez vide, comme s'il me manquait quelque chose. A un moment, j'ai même songé à réintégrer ce fragment d'âme dans mon corps, mais je ne savais pas réellement comment faire. C'est à ce moment-là, alors que je voulais trouver un moyen d'annuler ce que j'avais fait, que je me suis soudainement retrouvé avec l'idée en tête d'en créer d'autres.
- Comme ça ?
- Comme ça, sans aucune raison apparente. J'ai longtemps réfléchi à ce qui aurait pu m'inciter à vouloir en faire d'autres pendant ces longs mois isolés de tous et je n'en ai trouvé absolument aucune.
- Cela veut dire qu'on t'a fait subir l'Imperium ou quelque chose du genre.
- Effectivement... Et en continuant à morceler mon âme, j'ai fini par perdre peu à peu mon humanité. Même si j'avais encore conscience de ce que je faisais et encore une certaine morale pour certaines choses. Malheureusement, cela ne suffisait pas et c'est à partir de là que j'ai commencé les massacres. J'arrivais encore à tenir un discours correct mais pas me réfréner sur les moyens pour y parvenir.
- Mais... Il n'a fallu que ça pour que tu tues autant de gens ? Que tu en viennes à vouer une haine extrêmement Dumbledore ?
- J'ai affronté plus d'une fois le vieil homme pendant la Première guerre. A chaque fois que je ressortais d'un combat contre lui, ce n'est pas la frustration qui dominait mais la colère qui me rendait complètement aveugle, et cette colère, elle disparaissait de moins en moins une fois que le combat était terminé. J'ai fait quelques recherches, je sais qu'il existe des moyens d'attiser la colère des gens de façon durable. Des moyens psychologiques qui ne nécessitent pas forcément de magie mais qui peuvent être encore plus accentués si la magie est mêlée.
- Tu penses donc que c'est ça qui t'a fait devenir le monstre que tu étais ?
- Oui. La prophétie qui désigne un être capable d'être mon égal et de me vaincre, au départ, je n'y ai pas cru. J'ai gardé l'information dans un coin de ma mémoire mais je ne voyais pas pourquoi j'y prêterai plus attention, surtout qu'à cette époque ça n'aurait été qu'un enfant, un bébé.
- Pourtant…
- C'est après une rencontre avec Dumbledore que j'ai finalement pris cette prophétie au sérieux. Je me suis remémoré pendant longtemps ce moment dans ma mémoire, afin de comprendre comment j'en étais venu à y prêter réellement attention. En réalité, c'est à cause de lui. Lors de notre dernier affrontement, il n'a eu de cesse de me parler du fait que quelqu'un arriverait un jour à me vaincre. Il a réussi à subtilement me glisser l'idée que c'était les Potter la cible principale, me rappelant combien de fois ils avaient tenté de me défier.
- Tu n'as pas fait qu'attaquer les Potter.
- Non, je ne pouvais pas croire Dumbledore sur parole, d'autant que s'était censé être ses alliés. A l'époque, la colère m'aveuglait déjà tant que je ne pouvais guère réfléchir au fait que je me faisais complètement manipuler. J'avais donc cherché quel enfant pourrait correspondre à la prophétie et il y avait toi et Londubat. À cause de l'insistance de Dumbledore, j'ai moi-même été m'occuper de toi, grand mal m'en prix vu ce qui s'est passé. Aujourd'hui, je suis persuadée que c'était à cause de lui que je n'ai pas pu te tuer.
- Je croyais que c'était dû à l'amour de ma mère.
- Très certainement mais un sacrifice ne suffit pas pour empêcher un avada de faire son effet. Il avait dû prévoir son coup, savoir que tes parents se sacrifieraient et faire en sorte que leur sacrifice te protège contre moi, mais aussi pour créer un nouvel horcruxe.
- J'ai du mal à y croire...
- Sais-tu comment créer un horcruxe ?
- il faut tuer quelqu'un et lancer un sort.
- Exactement, Harry. Et exactement dans cet ordre.
- Tu n'as donc pas pu jeter le sort après avoir tué mes parents….
- Non, ce qui laisse supposer que quelqu'un d'autre l'a fait à ma place.
- Bordel…
- J'étais dans le même état que toi quand j'ai fini par tout comprendre. Il m'a fallu encore plusieurs mois avant de réellement faire le point là-dessus et d'arriver à redevenir celui que j'étais réellement.
-...
- Je te propose une petite pause. Bois ton thé et mange quelques biscuits. Assimile tout ce que je viens de te dire et ensuite nous parlerons de ce qui est en train de se passer dans le monde sorcier actuellement."
