Dépité, il continua de zapper mais toutes les chaînes lui semblait aussi vide de sens que son existence à l'heure actuelle.
Il soupira et laissa retomber la télécommande sur le canapé. Le documentaire, vantant les mérites des avancées technologiques sur les recherches de la ville de Pompéi, aurait dû le passionné, mais, comme beaucoup de soir en ce moment, il n'avait le goût à rien.
Les rideaux tirés sur son appartement cachait à peine le laisser aller ambiant : une vieille boîte de pizza sur la table basse, une pile de papier en attente sur la table, des des vêtements gisant sur le sol, de la vaisselle attendant désespérement dans l'évier et, lui, en slip et robe de chambre, avachi au fond de son canapé. Piètre
tableau pensait-il ou plutôt essayait-il de ne pas penser...
C'est alors qu'on frappa à la porte de manière bruyante.
Il ferma les yeux, rabaissa sa capuche jusqu'à son nez, s'avachit encore plus profondément, priant pour qu'on le pense absent.
C'est en entendant un bruit de clé dans la serrure qu'il sut immédiatement à qui il avait à faire.
« - Pouhhaaa ! mais ça sent le fauve ici ! Je te préviens que si c'est ton cadavre qui sent comme ça, je te balance à la fosse commune ! Hors de question de payer pour une puanteur pareille ! »
En même temps qu'il délatterai son discours, l'homme plein d'entrain entra claqua la porte et posa des sacs remplis de provisions dans la cuisine.
Il éteignit la télé, tira les rideaux et releva la capuche de l'homme avachi. La lumière vive de cette fin de journée brûla ses rétines.
« Ahhhhh ! Mais qu'est-ce que tu fous ? grogna-t-il.
Quand ses yeux furent habitués à la luminosité, ils tombèrent sur le visage d'un homme roux cuivré à la peau claire et au sourire blanc. Son meilleur ami : Armitage Hux.
« Je viens te dépoussierer un peu mon vieux ! Sérieux depuis quand tu es pas sorti de ce canapé ? demanda-t-il en retirant une chips du pli de sa robe de chambre, tu vas pisser au moins ?
- Non j'attends que tu viennes pour me la tenir voyons, répondit l'homme plein de cynisme
- Flatteur ! s'écria l'autre avec un doigt d'honneur.
Il se dirigea vers la cuisine et commenca à ranger les courses.
« - Bon allez Benjamin Solo ! Bouge ton cul et va te réparer.
Benjamin releva un sourcil. Il sortit paresseusement du canapé avança les mains dans les poches et des mèches retombant sur son visage il approcha et se saisit d'un paquet de chips à moitié entamé, en piochant dedans, il demanda :
« - Me préparer pour... ?
- Ce soir je te sors !
- Mmm... Non, non, répliqua-t-il la bouche pleine de chips faisant mine de s'en aller.
- Non mais c'était pas une question ! »
Benjamin se retourna avec un air interloqué en haussant les sourcils.
« -Ben … Me regarde pas comme ca, ce soir, toi, moi et les autres, on sort ! Déclara-t-il en le pointant avec un rouleau de Sopalin.
Il posa le dit rouleau. Approcha de Ben, le saisit par les épaules et parla d'une voix calme pleine de compréhension.
« -Ecoute... je sais que cette rupture t'as fais beaucoup de mal... mais ca fait un mois et demi que tu n'es pas sortie et que ton travail n'avance pas d'un pouce. Ca ne te ressemble pas et je m'inquiète...
Ben renifla de mépris, tout en sachant que l'autre avait parfaitement raison. Devant son air résistant, Armitage sortit un dernier argument :
« -Ok j'avoue c'est en partie ta mère qui m'envoie, elle se fait un sang d'encre et … j'ai bien plus peur d'elle que de toi donc va retirer cette couche de crasse et fais toi beau pour moi ! »
Ben prit un air faussement choqué et l'autre repartit se mettre à l'abri derrière le comptoir de la cuisine.
Il soupira et fini par grogner :
« - Bon ok... mais juste pour ce soir alors !
- Tu as ma parole, confirma Hux une main sur le cœur et l'autre en l'air, après tu pourras retourner à ta vie d'ermite en décomposition si ça te chante ! »
Il marqua une pose, ouvrant un œil pour s'assurer qu'il avait remporter la partie et ajouta :
« -Mais en attendant, va te laver, parce que là aucun bar ne voudra de nous »
Ben leva les yeux vers le ciel et partit mollement en direction de la salle de bain.
« -Et garde la barbe surtout, t'es sexy ! » entendit-il provenir de la cuisine.
- Mais pourquoi je t'ai laissé une clé ?
Parce que tu m'aimes ! » Ria Hux en entendant la porte claquer.
Dans la salle de bain, Ben soupira encore, la tête contre la porte. Il fini par allumer la radio et passa sous la douche. L'eau froide qu'il laissa couler dans ses cheveux noirs et épais et le long de son corps lui donna l'impression de pénétrer jusque dans son âme et de détendre chacun de ses muscles un par un. Il s'ébroua le visage plusieurs fois levant le regard, les yeux fermés vers le jet au dessus dans lui.
Une fois lavé, il coupa l'eau et s'entoura d'une coup de sèche cheveux dans ses boucles trempés et un de rasage où il ne fit que tailler la barbe qui était apparu sur son visage dû à la flemme, Amitage avait raison ca lui donnait un coté plus mure et plus sexy. Il s'habilla et fut prêt.
La douche lui avait fait du bien, plus qu'il ne le pensait, il avait l'impression d'avoir nettoyer plus qu'une simple couche de crasse. En sortant, il fut couper dans son élan par son ami, le visage déformé par une horrible grimace de dégoût exagérée, portant à bout de bras une fourchette, portant elle-même, à bout de dents, un slip sale.
Le brun ricana devant ce spectacle qui ne manquait pas d'une certaine théatralité, et son regard tomba sur la pièce à vivre. Armitage avait tout ranger et avait même aérer pendant qu'il était sous la douche.
Quand celui-ci revint, Ben lui fit un sourire bourré de reconnaissance. L'autre compris d'un regard, le fixa et prit un air dérouté :
« -Mmmm … c'est bien ce que je pensais...
Quoi ? S'inquièta Ben en vérifiant sa tenue.
… t'as grossi ! » Repondit simplement le rouquin.I
Il pointa du doigt le ventre de son ami alors même qu'à travers son t-shirt on pouvait deviner ses abdominaux saillants.
Ben rit le poussa vers la porte qu'il ouvrit.
« - Soit pas jaloux planche à pain et fonce avant que je ne change d'avis ! »
Il sortirent et fermèrent l'appartement en débattant sur le fait que, non il n'était pas une planche à pain et qu'il avait franchement pris du muscles ces derniers temps.
En ville, ils se dirigèrent vers un bar de leur connaissance, près du campus universitaire, qui servait non seulement de bonnes bières mais aussi d'excellentes tapas.
Ils avaient d'ailleurs une table auto-attitré dans un coin très agréable qui offrait une vue globale sur le reste de l'établissement. Table, où était déjà installés leur amis.
« - Hey ! Regardez qui je vous ramène ! Sortit Hux tout sourire dehors.
Oh mon Dieu ! Il est vivant ! »
Ben s'avanca avec un petit regard gêné et fit une petite revérence devant les applaudissements de ses amis.
« - Allé ! Viens t'assoir à côté de moi mon Poulet ! , s'écria Jane Phasma, Hux ! Au ravitaillement !
Sir ! Yes Sir » fit Hux avec un salut militaire avant de s'éloigner vers le bar.
Mon Poulet était le surnom que Jane lui avait donné dès leur rencontre. Elle trouvait qu'elle faisait frèle comme un galinacé elle qui des années de sport de combat à haut niveaux avaient donné une stature impressionnante. Malgré le temps passé, les muscles qu'il avait pris et leur amitié qui s'était soudé, il restait toujours son « Poulet » et son statut de grande sœur protectrice lui convenait. Armitage revint les bras chargés de boissons et un petit sourire sur les lèvres, il posa sa charge et la soirée commença.
Chacun demandait des nouvelles des autres, débattait sur le temps, la politique, les nouvelles mesures liés à leur métiers ou encore leur prochaines vacances.
Quand tout le monde fut occupé à débattre de la dernière série à la mode. Jane se tourna vers Ben :
« -Comment tu te sens ? Demanda-t-elle discrètement
- ça va... », dit-il platement en reprenant une gorgée de sa bière.
Armitage, qui s'était penché vers eux, s'attendant à cette discution, prit la parole en ricanant.
« - Oui ! L'état de son appartement avant mon passage peut en témoigner d'ailleurs »
Il le gratifia d'un regard sombre.
« - Ben... elle ne vaut aucune larmes versées ... , dit délicatement la jeune femme.
Ça, j'en suis seul juge... répondit-il plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.
Attends, c'est elle qui t'as trompé ! Pourquoi te punir toi ? S'énerva-t-elle.
Je sais pas... admit-il,... peut-être que si...
Que si tu avais agis différemment elle serait restée ? Le coupa-t-elle.
Ouais un truc dans ce goût là...
Ben te voile pas la face... tu n'y es pour rien... Elle est l'unique fautive et n'avait aucun regret. C'est même mieux que tu l'ai découvert tout de suite, avant que ca n'aille trop loin... au moins elle aura pas eu le temps de se foutre de toi ! »
Le brun la regarda et sentit une rage protectrice émaner d'elle alors qu'elle finissait sa bière. Il aimait sa façon de le secouer avec autant d'amour dans la voix et lui était reconnaissante de ne pas le prendre en pitié ou de haut.
« - Tu sais quoi ?... reprit-il sur le ton de la reflex ion en fixant sa bouteille, tu as raison... »
il la fini cul sec et la claqua sur la table.
« -... Mais il va me falloir quelque chose de plus fort », déclara-t-il.
Hux et Jane sourirent et relancèrent une tournée. La soirée reprit de plus belle.
Plus tard dans la soirée, alors que les verres vident s'entassaient et que la piste de danse en contrebas, c'était elle, remplie, le DJ prit la parole :
« -Messieurs ! Ce soir nous célébrons une future mariée ! Venez sur la piste l'aider à regretter sa décision ! »
Un groupe de fille que Ben avait remarqué à leur entrée se mirent alors à crier et à partirent dans tout les sens en quête d'un maximum de gente masculine à rameuter autour de la jeune femme portant une tiare.
L'une d'elle, blonde et beaucoup trop maquillé attrapa la main de Hux qui, sûrement pour ne pas être le seul à se sentir ridicule, empoigna à son tour le bras du brun. Avant que celui-ci eut le temps de refuser, il fut également pousser dans le dos par Jane qui souhaitait franchement voir ça. Il rendit donc les armes et suivit le mouvement l'alcool embrumant légèrement sa réflexion.
Sur la piste un cercle se forma autour de la futur mariée et sur invitation du DJ certains se mirent à danser avec elle un par un.
Armitage executa un très beau mouvement, faisant balancer la jeune asiatique qui en perdit sa tiare sous les applaudissements.
Quant à Jane, elle termina sur un twerk très suggestif puis attrapa le visage de la jeune femme avant d'y poser un baiser sous son regard surpris et de la féliciter dans un fou rire commun.
Heureusement pour Ben, la folie de la scène interrompie l'action et le cercle se disloqua pour que tout le monde puisse à nouveau danser. Il effectua quelques mouvements avec Jane. Il se sentait bien, la tête vide de tout problème.
C'est alors qu'il les vit. Entre deux flashs lumineux bleus et oranges. Des yeux noisettes. Des yeux noisettes qui accrochèrent son regard immédiatement. Ils étaient associés à un regard mutin, des cheveux brun coupés court qui voletait au rythme des mouvements et à un sourire éclatant de joie. Ce fut comme si le monde avait arrêter de tourner à cet instant. Les stromboscopes s'allumèrent et la voir danser fut comme une incroyable magie. Il l'a reconnu comme faisant partie du groupe de la mariée. Elle dégageait un truc, un truc fort. Ses yeux le virent la fixer et elle lui lança un petit sourire en coin. Les flashs s'interrompirent et le temps de cligner des yeux, elle avait disparu. Il tiqua, regarda autour de lui mais ne la retrouva pas. L'avait-elle rêver ? Il passa sa main dans ses cheveux. Il avait chaud. Jane remarqua son changement d'attitude et s'approcha de son oreille pour couvrir la musique :
« -Ça va ?
Oui, oui, la rassura-t-il, je vais au toilette vite fait »
Elle lui fit un petit signe lui montrant qu'elle avait compris et se remit à danser.
Il s'éloigna de la piste et tituba légèrement jusqu'aux toilettes.
Il avait peut-être un peu abusé sur le whisky.
« -Merci Jack » pensa-t-il en pissant avec toute la concentration dont il était capable à ce moment-là.
Il se lava les mains et se passa de l'eau sur le visage pour se réveiller un peu. Il essuya les mains sur son jean et sortit. Quand il reprit le corridor, il s'arrêta net, décuvant en un seconde. Elle était là. Au bout du couloir. Son corps mince et musclé, perché sur des bottines à talons, son minishort bleu claire accessoirisé d'une chemise à carreaux nouée sur ses hanches, son débardeur gris trop grand qui laissait apparaître une brassière noire et ses yeux. Brillants, vifs. Ils se toisèrent pendant une minute. Soudain, elle s'avança d'un pas décidé. Alors qu'il s'apprêtait à reculer pour la laisser passer, elle posa ses mains sur son torses, le plaqua contre le mur, se mit sur la pointe des pieds, prit son visage en coupe et plaqua ses lèvres contre les siennes.
Était-ce dû à l'alcool dans son organisme, son manque de contact humain des dernières semaines, l'ambiance général du bar ou l'incroyable assurance de cette jeun femme qui le déstabilisait, n'empêche qu'après un très court instant de surprise, il répondit à son baiser. Ses mains rejoignirent son dos et sa nuque et il la pressa un peu plus contre lui dans une sensation vertigineuse. Leur échange devint alors plus fougueux. Sauvage. Chacun des deux cherchant désespérément quelque chose chez l'autre. Leur langues dansent, se battent et se caressent avec délice. Quand l'air leur manqua, ils s'écartèrent à regret. Elle se glissa vers son oreille et chuchota :
« -Dis-moi que tu ne vis pas loin...»
Sa voix. Douce, nuancée, pleine d'envie... Elle scruta ses yeux cherchant un réponse. Il finit par lui souffler
« -Quelques rues...
Parfait ! Retrouve moi dehors dans cinq minutes et emmène-moi... »
Elle lui adressa un magnifique sourire, lui vola un dernier baiser et partit en direction de la salle.
Ben, en sueur, frissonnant, essayait de comprendre ce qu'il venait de se passer. Il reprit son souffle, passa les mains dans ses cheveux et une voix au fond de lui (ou ses hormones, il était plus très sûre) lui disait de ne pas chercher. Il se remit alors en route, fonça jusqu'à la table, dit à ses amis qu'il rentrait sans leur laisser le temps de rétorquer, heureusement Hux et Jane était encore en train de danser, il n'avait pas envie de ses justifier devant eux, qui seraient sûrement plus fouineurs, et sortit en trombe du bar. Elle était là. Elle avait enfilé un bonnet et un bombers coloré et lui souriait. Il lui rendit, enfila sa veste et attrapa sa main pour la guider.
Après quelques minutes de marche rapide dans la fraîcheur nocturne en silence, ils arrivèrent chez Ben. Il entrèrent dans l'appartement, le brun jeta les clés sur le petit meuble. La jeune femme eut a peine le temps de fermer la porte qu'il la plaqua contre fougueusement pour reprendre leur baiser. Dans cet échange, il retira la veste de la jeune femme et la laissa tomber par terre. Elle fit de même avec la sienne et sa chemise. Sans arrêter une seule seconde leur baiser au goût fruité, un cocktail peut-être ?, il passa les mains sous ses fesses, la souleva de manière à ce qu'elle enroule ses jambes autour de lui et avança difficilement jusqu'à sa chambre. Arrivés dans la pièce, qu'apparemment Hux avait également ranger (Ben l'en remercia sincèrement!), il assit la demoiselle sur le bord du lit tout en s'agenouillant devant elle. Il passa ses grandes mains chaudes sous son débardeur et le fit passer par dessus sa tête et de le jeter loin. Il s'attaqua à son cou. Comme sa peau était douce ! Et son parfum ! Des souvenirs de soirs d'été lui revinrent en tête. La jeune femme passa ses doigts délicats dans ses cheveux noirs de jais laissant retomber sa tête en arrière pour lui laisser plus de place. Un gémissement s'échappa de ses lèvres. Ce qu'il l'excitait. Brusquement, elle le fit se redresser et retira son tshirt. Elle se delecta de la vision de son torse musclé et viril sur lequel on pouvait apprécier une constellation de grain de beauté sur une peau claire. Comme pour le remercier, elle lui sourit avec un certain appétit et retira lentement sa brassière. Centimètre par centimètre, Ben pu se delecter du spectacle merveilleux, et au combien érotique, de ses seins qui se dévoilait. La brune vit le jeune homme, dont le torse se soulevait au rythme saccadé de sa respiration rapide, déglutir avec difficulté. Elle se félicita de voir ses yeux se remplir d'envie pour elle. Il posa alors ses mains dans son dos nu et et colla leur deux fronts, fermant les yeux pour s'enivrer de cet instant. Elle était si belle. La jeune femme l'invita à se mettre debout. Une fois relevé elle deboutonna le jean dorénavant trop serré, du brun et le laissa glisser jusqu'à ses chevilles. Ce geste dévoila un boxer bleu marine dans lequel souffrait une bosse plus que proéminente. Elle reprit ses lèvres et glissa sa main pour caresser son intimité. Ceci lui arrache un gémissement dans leur baiser. Il lacha ses lèvres et posa sa tête sur son épaule en grognant. C'était délicieux. Elle s'arrêta et descendit le boxer cette fois pour de bon. Il se retrouva finalement nu devant elle. Elle retira le peu de vêtement qui lui restait et se retrouva nue à son tour. Si belle. C'était à devenir fou. Il l'attira contre lui et l'embrassa voracement. Ses mains parcourant son corps dénudés, s'agrippant à ses fesses douces et fermes. Sa bouche descendit le long de son cou et et alla rejoindre ses seins qui pointaient d'envie. Il commença par les caresser et finit par s'attarder sur le téton gauche de la jeune femme. Il le titilla avec sa langue et la réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre. Son soupir de plaisir lui relance une vague de désir dans le bas ventre. Il remonta vers sa bouche, la fit reculer et ils finirent par tomber sur le lit. Des gémissements étouffés par leur baiser se fit entendre quand leur intimité se firent plus proche.
« -...Rey ... »
Le brun releva la tête un peu surpris.
« -Je m'appelle Rey... » souffla-t-elle.
Il eut un petit rire en se rendant compte qu'en effet il ne le savait même pas.
Il arbora un grand sourire et souffla à son tour :
'...Ben »
Elle lui rendit son sourire et dégagea une mèche qui retombait sur devant ses yeux si noir et profond.
Elle plongea dans son regard sans se soucier de s'y noyer.
« Ben ?...
Oui ?...
Prends-moi... »
Les yeux noisettes pétillèrent de desir et finirent de le convaince.
Il tendit le vers sa table de chevet, attrapa une protection qu'il se précipita d'enfiler et reprit sa position initiale. Elle apprécia qu'il fasse attention à ça sans qu'elle eut besoin de lui rappeler. Elle prit son visage en coupe et se jeta sur ses lèvres. Il se mit en position et la pénétra en douceur, s'assurant que son corps ne souffrait pas. La sensation de chaleur et d'humidité lui donnèrent le vertige. Il se blottit contre et commença un long et lent va et viens en elle. Chacun de ses mouvements étaient ponctués de soupirs délicieux de Rey. Ses grandes mains se perdaient sur son corps et retournèrent avec plaisir jouer contre avec ses fabuleux seins. Si belle. Si douce. A cet instant, elle était à lui. Rien qu'à lui. Ils s'appartenaient l'un à l'autre. Et il en était si reconnaissant. Leur mouvements respectifs s'accélérèrent, leur rythmes devint de plus en plus fougueux et de plus en plus saccadés.
« - Ooh... Rey... Rey je ... »
Dans un râle rauque et grave partit sa jouissance. Il se laissa tomber de tout son sur sa partenaire et inspira un grand coup son parfum de fin d'été.
Elle caressait ses cheveux avec douveur et il se laissait berser par les battements de son cœur.
Il finir par se retirer de cette douce chaleur et entreprit de retirer la protection.
« -Où est la salle de bain ? demanda la brune en se redressant.
Au fond du couloir, les toilettes sont à côté. » lui dit-il.
Il lui sourit en lui pointant la direction. Le temps qu'elle s'absenta, il un peu d'eau de sa bouteille de chevet et se dirigea vers la fenêtre. Il l'ouvrit et la fraicheur de la nuit lui remit les idées en place. Il inspira un grand coup et passa les mains dans ses cheveux rabattant ses mèches en arrière. Les lumières de la ville dans la nuit lui donnait l'impression de milliers d'étoiles. Il se laissa hypnotisé par ce spectacle quand il sentit une main fraîche contre ses reins. Rey se plaça à ses cotés, il prit sa main dans la sienne et y déposa un tendre baiser.
« -Tu as trouvé ?
Oui Merci », lui souria-t-elle
Elle regarda dehors à son tour. Il garda sa main dans la sienne en caressant ses doigts.
« -La vue est belle d'ici... »
Oh oui, elle l'était. Mais ce n'était plus la vue qu'il admirait, c'était Rey. Rey... cela sonnait comme la plus belle des mélodies. Il la détailla et finit par remarquer qu'elle portait son T-shirt à lui. Elle remarqua qu'il la fixait et lui répondit un peu gênée.
« -oui pardon, je ne trouvais plus le mien...
Ça ne me gêne pas … à vrai dire il te va mieux qu'à moi... »
Elle rit. Il tir a sur sa main pour l'attirer vers lui et l'embrassa, cette fois de manière plus douce, plus tendre... Passant ses mains dans sa chute de reins tandis qu'elle s'accrochait à son cou. Il les fit glisser jusqu'à ses fesses qu'il caressa puis remonta sous le t shirt. Ben passa alors derrière elle, posa ses doigts sur ses hanches et lui susurra à l'oreille de manière suave :
« - Profite de la vue... »
Il descendit alors une main experte jusqu'à son intimité, qu'il commença à caresser avec douceur. Son autre main remonta elle jusqu'au seins de la jeune femme. Dans un soupir de satisfaction, elle rejeta sa tête en arrière qui retoma sur l'épaule forte de l'homme derrière elle. Inconsciement, elle écarta un peu plus les cuisses et se cambra pour lui laisser plus d'espace et de liberté d'actions. Tandis que sa main maltraitant avec tendresse son sein et son téton, ses doigts passèrent délicatement de ses grandes à ses petites lèvres. Ses phalanges s'attardaient sur son clitoris de la jeune femme qui eu un sursaut de surprise délicieux s'aggripant au rebord de la fenêtre. Même si elle avait qu'ils n'étaient probablement pas visible, l'idée d'être aussi à découvert lui donnait une sensation d'impudeur merveilleusement excitante. Continuant de s'affairer contre elle, Ben passa le clitoris sous sa paume tandis que ses phalanges pénétrèrent petit à petit dans l'ouverture glissante et accueillante. Un doigt... puis deux... il embrassait son cou avec ferveur.
« Mmm, oohh Ben... »
Ce son, symphonie à ses oreilles indiqua au jeune homme qu'il était sur la bonne voie. A la grande surprise de Rey, il s'arrêta brusquement. La retourna et l'embrassa, une main contre sa joue. Quand il eut fini il se mit à genoux, écarta les cuisses de Rey et commença à embrasser tendrement son intimité. La jeune femme se mordit la lèvre devant ce geste, le rouge lui monta aux joues instantanément, un soupir lui échappa.
« Aaaaahhhh... »
L'homme s'évertua à accentuer les sensations qu'ils prodiguaient. Il joua de sa langues, de ses lèvres dans une danse frénétique. Ses mains parcourant ses jambes passant ses genoux par dessous son épaules. Il en voulait encore. Il en voulait plus. Il la voulait vibrante sous ses doigts. Il la voulait entièrement.
« - Ben … Ohhh... »
La jeune femme sentait ses jambes trembler. Elle ne tiendrait plus très longtemps. Il intensifia encore son encore ses mouvements, se synchronisant à ceux de ses hanches. Les doigts de Rey s'emmêlèrent dans ses cheveux.
« - Oh putain Ben ! »
Soudain, tout se brisa en elle. Une vague de plaisir incommensurable partit de son bas ventre et contracta puissamment chacun de ses muscles. Ben se recula et dans une suite de spasmes incontrôlables la jeune femme tomba à genoux sur le sol. Il la regarda vivre pleinement son orgasme et ce fut la chose la plus érotique qu'il eut jamais vu de sa vie. Il prit son visage en coupe et l'embrassa tendrement. Elle lui rendit faiblement ce baiser. Il la saisit alors et la souleva contre lui. Il la porta jusqu'au lit sans interrompre leur échange et l'installa sur le matelas avant de s'allonger à ses côtés. Elle semblait dans les vapes et frémissait encore. Il la couvrit avec la couverture, posa sa tête sur sa main et caressa ses cheveux. Si belle. Elle lui sourit faiblement et ferma les yeux en soupirant d'aise. La fatigue relaxante de l'orgasme eut rapidement raison d'elle et elle succomba au sommeil. Il l'admira encore son magnifique visage et se laissa également sombrer dans les bras de Morphée.
Quand il ouvrit les yeux le lendemain matin, le soleil était déjà haut dans le ciel. Un puissant mal de tête lui scia le crane et il lui fallu plusieurs minutes pour émerger. Il tendit la main et s'aperçut que la place à côté de lui était vide et froide. Il se releva, trop brusquement pour son corps, et son esprit se mit à tourner. Il du se rendre à l'évidence. Elle était partie. Ses affaires n'étaient plus là. Il eut un rire nerveux et réprima une certaine tristesse. Les événements de la nuit lui revinrent en tête, non sans un certain plaisir. Parfait. Tout avait été parfait. Alors pourquoi ? Pourquoi était-elle partie ? Au fond, il se dit qu'elle était partie comme elle était apparue. Sans raison, comme une merveilleuse providence. Un fantôme dans sa vie. Il se décida à se lever et alla prendre une très longue douche. En sortant, il se dirigea vers la cuisine, prit de l'eau et avala deux comprimés.
En passa ensuite dans le salon et c'est là qu'il le vit. Son t shirt de la veille, parfaitement replié avec un mot dessus :
« Pardon de devoir partir comme ça mais je suis très en retard et je n'ai pas eu le cœur de te réveiller. Merci pour le t-shirt =)
Rey »
Ben attrapa le t-shirt et le renifla. Une odeur d'été envahit ses poumons. Il ne l'avait donc pas rêvé. Elle n'était pas un mirage.
Il sourit avec tendresse et reposa le t shirt avec le mot.
Les jours qui suivirent, la vie repris son cours. Il avait rattrapé le retard dans son travail, en échange de quelques nuits blanches, et reprit sa vie et son appartement en main.
Hux passa le voir deux ou trois fois. Il se félicita de l'avoir forcé à sortir de chez lui et de retrouver son meilleur ami. Bien sûr, Ben ne lui avoua absolument pas ce qui était la réelle cause de ce changement et ce qui avait réellement exorciser ses vieux démons. L'autre était trop fier de son coup et lui ne souhaitait pas subir un interrogatoire. Il voulait garder Rey pour lui. Rien que pour lui. Il lui avait donc dit avoir été malade et se garda bien de lui en parler.
Il repensait à elle. Souvent. Dès qu'il se sentait trop seul. Trop souvent peut-être. Malgré tout, il fit son deuil. Ce n'était peut-être qu'une histoire d'une nuit mais il était beaucoup trop reconnaissant de l'avoir vécu pour avoir un quelconque regret. Surtout reconnaissant du bien que cela lui avait fait.
Quelques jours plus tard, la rentrée arriva. Les bras chargés de paperasse, il se hâta de se rendre en cours. Le professeur Benjamin Solo était attendu en salle arriva devant un amphithéâtre à moitié rempli. Le temps que les derniers retardataires arrivent, il se mit a l'aise, fini son café et commença à annoter des trucs sur le tableau.
« Bon, bienvenu au cours d'histoires anciennes 101. Je suis Benjamin Solo, votre professeur pour cette année. Je vais vous demander d'ouvrir vos manuels et de commencer à prendre des notes, je vous expliquerais au fur et à mesure le déroulement de ce module... »
Il laissa le temps aux élèves de se préparer et termina ses annotations au tableau. Le calme revint, il se retourna et balaya la salle du regard. Tout le monde attendais ses premiers mots tel une parole d'évangile. C'est alors qu'il les vit. Qui le fixait net.
Ses yeux noisettes.
