Désolée pour ce looooong silence !
J'aimerais pouvoir vous dire que ça va s'arranger et que les prochains chapitres arriveront beaucoup plus vite. Mais ma Muse est capricieuse en ce moment et j'ai du mal à anticiper la façon dont ma vie personnelle joue sur son humeur... YoY
Il y a aussi pas mal de noeuds que je dois défaire dans l'intrigue pour que ça soit un peu moi le bordel et que tout le monde s'y retrouve (vous comme moi). Parfois je regrette que Rey et Kylo ne soient pas fromagers. ;)
En attendant, j'espère que vous ne serez pas trop déçu par ce nouveau chapitre.
Cara : Disons que Kylo est habitué à voir Rey agir de manière un peu impulsive et que l'arrivée de Lando l'a un peu distrait. Et comme, elle a eu la bonne idée d'aller se planquer juste après, il a eu la flemme d'enquêter. ^^'
Rey a des visions du passé de la famille Skywalker. Je suis partie du principe qu'elle a un don empathique très développer : elle peut ressentir les émotions des gens autour d'elle. Comme sa puissance se développe avec son entrainement, elle peut ressentir aussi les émotions qui imprègnent un lieu (ici le jardin de Mustafar) si celles-ci sont assez fortes et si elle est dans le bon état d'esprit.
Miramaterasu : Merci pour ton commentaire très élogieux. J'espère aussi arriver à bout de cette histoire. Le plus difficile c'est de ne pas se perdre dans toutes ces intrigues secondaires. D'un côté, je voudrais que l'univers soit assez riche et complexe, de l'autre j'ai parfois peur d'alourdir le récit avec des détails sans intérêts. J'espère que l'attente ne te découragera pas.
L'Envoyé de Bespin
Un matin, un cavalier se présenta aux portes de la forteresse Tulak. Les sentinelles avertirent Finn, qui alla voir de quoi il s'agissait.
- Qui va là ? lança-t-il depuis la tour de guet, au visiteur impromptu qui se trouvait en contrebas.
Pour toute réponse, le cavalier leva les yeux dans sa direction. En voyant son visage, le gouverneur ordonna qu'on ouvre immédiatement les portes. Les portiers affectés à l'entrée tirèrent sur les lourds anneaux de fer et les deux battants s'écartèrent lentement pour laisser passer le cavalier et sa monture. Deux gardes armés de lances l'accueillirent.
- Tout va bien ! leur adressa Finn tandis qu'il descendait les marches jusqu'à la cour d'entrée. C'est une amie.
Rey souleva son capuchon, révélant son visage au grand jour. Après être descendue de selle, elle tendit les rênes de Faucon à un palefrenier, puis se jeta au cou de Finn.
- Si je m'attendais à ça ! s'exclama ce dernier. Kylo Ren t'a laissée partir ? Ou bien tu es ici en émissaire pour nous annoncer son arrivée prochaine ?
La prenant par les épaules, il la guida à l'intérieur de la forteresse. Tout en le suivant docilement, Rey observa distraitement les changements faits depuis sa dernière visite.
- Je ne me rappelais pas que Kylo Ren t'ait laissé une garnison aussi conséquente. Tu as pu regrouper tant de monde !
- Oui ! Incroyable comme les Ilotes sont enthousiastes de servir sous les ordres du nouveau Roi !
- Incroyable, en effet.
- Tu ne m'as pas dit pourquoi tu es là. Est-ce Kylo Ren qui t'envoie ?
- Non. Et à vrai dire, il ignore tout de ma présence ici.
- Tu veux dire que tu es là sans son accord ?
Rey sourit malicieusement.
- J'ai reçu l'autorisation de m'absenter durant un certain temps. Mais je ne lui ai pas vraiment dit où je comptais me rendre…
Devant le regard dubitatif de Finn, la jeune femme prit une pause mystérieuse.
Elle se rappela avoir soigneusement choisi ses mots lorsqu'elle était venue demander à Ben de lui accorder un congé. Elle avait prétendu avoir entendu parler de rumeur sur des novices du Temple Jedi.
- Des novices ? avait demandé Ben.
Ils étaient seuls dans la chambre royale. La nuit faisait régner l'obscurité sur l'espace autour d'eux, à l'exception des quelques braises qui rougeoyaient dans l'âtre de la cheminée.
- Rappelle-toi, avait insisté Rey, sa tête reposant sur la poitrine de Ben. Luke avait renvoyé la plupart des élèves novices dans leurs familles, pour ne garder à ses côtés que les chevaliers et les padawan confirmés.
- Certes, mais je ne vois pas à quoi cela t'avancerait. L'Ordre Jedi n'existe plus. Du moins sur le territoire du Clan.
- Justement ! Si je parviens à retrouver les novices, à les rassembler, je pourrais refonder l'Ordre Jedi…
- A quoi bon ? Ne peux-tu laisser le passé où il est ?
Rey se redressa en s'appuyant sur son avant-bras. La tête posée sur la paume de sa main droite, et de la gauche caressant les lignes du torse de son amant. Tandis qu'elle scrutait son visage dans l'obscurité.
- Réfléchis, un peu. Si l'Ordre Jedi renaît de ses cendres sous ton règne - après que Snoke et Hux l'aient pratiquement détruit- les seigneurs Sith le verront comme un bon présage. Cela grandira ton prestige à leurs yeux.
Ben soupira, peu convaincu. Poussée par le doute, Rey scruta discrètement ses pensées. Elle ressentit une peur vague, comme un trémolo.
- Tu crois peut-être que j'ai oublié tes projets de jadis ? dit-il dans l'obscurité. Avant que tu ne sois… Avant que nous ne soyons une réalité.
Il avait enroulé son bras autour de ses épaules pour la ramener contre lui.
- J'ai peur que tout cela ne soit qu'une excuse pour t'éloigner de moi, et reprendre une vie dont je ne ferai pas partie.
- Pourquoi voudrais-je m'éloigner de toi ?
Il n'avait rien répondu à cela. Mais Rey avait eu la vision furtive de toutes ces ombres qui hantaient les pensées de Ben. Des défunts. Des membres de sa famille. Des êtres auxquels il s'était attaché et qui l'avaient abandonné.
- Promets-moi que tu reviendras.
Si elle n'avait pas eu les bras autour de sa poitrine, si elle n'avait pas sentit son odeur âcre et musquée d'homme, si ils n'avaient pas fait l'amour à peine une heure plutôt, elle aurait pu croire que c'était la supplique d'un enfant.
- Avant sept jours, je te le promets.
Assise face à face avec Finn, une grande table en chêne les séparant. Il y avait quelques gens en armes postés près de la porte principale. Ils portaient tous des casques, mais Rey n'avait pas besoin de voir leurs visages pour savoir qu'ils ne faisaient pas partie de la garnison qui avait été laissée en poste ici par Kylo Ren.
Finn s'efforçait de se montrer amical, jovial même. Mais Rey pouvait sentir à travers la Force qu'il était tendu. Elle avait presqu'oublié à quel point le jeune homme pouvait dissimuler son stress derrière une apparente bonhommie. Pas étonnant que les rebelles l'aient choisi comme espion : il savait très bien donner le change.
- La dernière fois que je suis venue ici, dit Rey, il y avait des tentures aux armoiries des Tulak. Et il me semble que c'est dans cette salle qu'on avait entassé tous les vêtements qui avaient été trouvés dans les garde-robes. Ah ! et bien sûr, il y avait cette énorme brèche dans les remparts. Maintenant, il n'y a plus de brèche puisqu'il n'y a plus de murailles. Ingénieux de les avoir remplacés par une palissade en bois, avec tous ses épieux. C'était ton idée ?
Finn acquiesça en souriant, faisant mine d'être flatté.
- Quand on est soldat, on apprend à improviser avec tout ce qui nous tombe sous la main.
- Je suis certaine que même Kylo Ren serait impressionné en voyant ce que tu as fait de cet endroit.
- Je croyais que tu ne voulais pas qu'il sache que tu es là ?
- Tu marques un point.
- Si tu me disais la vraie raison de ta présence ici.
- Je cherche des alliés.
- Tu as Kylo Ren, n'est-ce pas le plus sûr des alliés ?
- Un allié qui traine derrière lui une armée d'ennemis prêt à lui planter un poignard dans le dos, je ne suis pas certaine que ce soit l'alliance la plus sûre au monde.
- Mais quelqu'un comme toi doit pouvoir se défendre… ?
- C'est pour lui que j'ai peur, pas pour moi.
Elle avait pris malgré elle, une voix grave. Finn fronça les sourcils.
- Tu me demandes, à moi, d'être le protecteur de Kylo Ren.
- A toi… et à tes amis…
Rey jeta un regard circulaire autour d'elle et s'attarda plus longuement sur les deux gardes qui se tenaient près de l'âtre de la cheminée. Ces deux mêmes gardes qui l'avaient accueillie avec leurs lances à son entrée dans la cour, et qui semblaient bien fluets sous leur équipement.
La peur et l'orgueil se disputaient la primauté dans l'âme de Finn. Lui l'esclave obligé d'obéir et de donner son sang pour ceux qui l'avaient arraché à sa terre natale, on lui demandait de sauver la royauté, d'être le protecteur du Roi.
- Qu'y gagnerions-nous ?
- La reconnaissance du Roi…
Finn rit, mais d'un rire sans joie.
- J'ai servi pendant seize ans dans l'armée royale, je n'ai jamais reçu une seule once de gratitude de la part de ces gens.
- Mais ça pourrait changer !
Rey tendit le bras par-dessus la table, pour prendre la main de Finn. L'un des deux gardes près de la cheminée frémit.
- N'est-ce pas toi qui disais qu'il y avait peut-être un espoir ? Que Kylo Ren pourrait être un Roi différent de Snoke ou de Vador ? Sinon on lui montrait la bonne voie à suivre.
- Je crois me souvenir que tu avais répondu que Ren n'était pas homme à se laisser conduire, répliqua Finn en retirant sa main
- J'ai changé d'avis. Ou plutôt, je vois les choses sous un jour différent…
- Parce que tu es sa maitresse à présent
Rey rougit.
Finn se leva de table pour arpenter la salle de long en large.
- Quand je t'ai demandé d'intercéder en faveur des rebelles, tu as refusé, disant que tu n'avais pas assez d'influence auprès du Roi. Aujourd'hui tu viens, pour me demander de risquer non seulement ma vie, mais aussi celle de mes amis, de quantité de gens biens, parce que tu as peur pour la vie de ton royal amant. Et tu t'attends à ce que j'accepte avec joie ?
- Je pensais que vous y verriez une opportunité de renverser l'équilibre des forces. Si Kylo Ren a pu te donner ce château pour l'avoir aidé à le prendre, que donnerait-il à ceux qui l'aideront à confondre des conspirateurs. C'est vrai : moi seule, je ne suis pas assez forte pour infléchir le cours des évènements. Mais avec votre aide à tous, la tienne et celle de la Rébellion, nous pourrions devenir une force de frappe qu'aucun Sith ne pourrait contrôler.
Finn s'arrêta. Il jeta un regard aux gardes, à la porte de service, au plafond, aux fenêtres. Ses yeux se posèrent partout, sauf sur Rey.
- Et que nous proposes-tu en échange ?
- Quelles sont vos revendications ?
- L'amnistie pour commencer !
C'était la voix de Poe Dameron qui venait de résonner dans la salle. A bout de patience, il venait de jaillir de derrière un passage secret. Bibi la renarde sur ses talons.
- Que chacun des membres de la Rébellion dont la tête est mise à prix soit gracié. Et aussi la fin du servage : qu'un paysan puisse quitter le service d'un seigneur Sith quand ça lui chante. Nous voulons également la fin de la conscription : que les Sith ne puissent plus enrôler des Ilotes de force dans leurs armées.
- Poe ! Est-ce que tu as perdu la tête ?
Une voix suraigüe venait de jaillir de sous le casque de l'un des gardes. Celui-ci quitta son poste près de la cheminée et marcha droit vers le chef des rebelles.
- On la connait pas cette fille ! Et si c'est un piège que nous tend Lord Frak ?
- Lord Frak ? demanda Rey.
- Il est passé ici, expliqua Finn, il y a quelques temps. Pour nous faire à peu près la même proposition.
- Mais fermez-la, bon sang de bois !
Le garde asséna un revers derrière la tête de Finn.
- Paige, calme-toi.
C'était le deuxième garde qui venait de parler. Plus petit que le premier et tout aussi fluet.
- Tu veux que je me calme alors que ces deux idiots sont en train de nous vendre à Kylo Ren !
- Pas à Kylo Ren ! riposta Poe. Je ne ferais aucun pacte avec lui.
Il se tourna vers Rey et la pointa du doigt.
- C'est avec toi, que je fais alliance. Si tu me donnes ta parole que tu nous défendras…
- Bordel ! jura Paige.
- C'est d'accord, dit Rey.
- Et les autres ? demanda la compagne de Paige. Et le Fulcrum ? Ils ont aussi leur mot à dire, tu ne crois pas ?
- Le Fulcrum ne donne plus de signe depuis des mois. Les autres, j'en fais mon affaire.
- On n'aura pas besoin que vous veniez tous, intervint Rey. J'ai un plan, qu'on peut mettre en place. Ca ne nécessitera qu'une poignée de sbires. C'est même mieux si je ne sais pas où ils sont. Si les choses tournent mal, ça sera plus facile de se replier.
Les gardes retirèrent leurs casques, révélant les visages poupins de deux jeunes femmes, semblables comme deux sœurs. Les quatre rebelles échangèrent un regard.
- C'est bon, dit la sœur de Paige. On t'écoute.
Ils se réunir ensemble autour de la grande table. Rey leur exposa minutieusement le plan qu'elle avait échafaudé durant sa chevauché jusqu'ici. Au fur et à mesure qu'elle parlait, un sourire se dessina sur le visage de Poe.
- Je commence à comprendre pourquoi tu disais qu'elle était notre meilleure chance, glissa-t-il à l'oreille de Finn.
Une fois qu'ils se furent mis d'accord sur le plan. Rose et Paige allèrent chercher les autres rebelles, présents dans le château. Lorsqu'ils furent tous ramenés dans la salle, on pouvait à peine mettre un pied devant l'autre, tant il y avait de monde. Rey se sentit confiante, comme cela ne lui était plus arrivé depuis des mois.
A Mustafar, une partie de bataille navale était organisée en amont du fleuve en cette journée de début d'automne. Pour l'occasion, toute la cour et les ambassadeurs, avaient quittés le château pour camper sur la rive Est du cours d'eau. Le temps était assez doux : une brise légère parfumait l'air d'odeurs d'humus, de vase et d'herbe coupée.
Le campement royal se trouvait sur un petit monticule duquel on pouvait mieux voir la rivière et assister au spectacle. Deux grandes embarcations avaient été mises à flot, ancrées dans la vase et le limon, pour permettre à leurs équipages respectifs de s'affronter au-dessus du courant, tandis que la noblesse s'excitait sur la rive en lançant des paris sur l'équipe gagnante ou quel serait le prochain concurrent à tomber dans l'eau.
Un drapeau, au couleur des équipes – jaune et rouge – était juché sur le mat de chaque navire. L'objectif pour les concurrents était de passer sur le bateau adverse et de décrocher le drapeau. Le gagnant remporterait l'équivalent de son poids en viande et en épices. Et l'équipe du vainqueur recevrait un quartier de bœuf ou un cochon.
Lando Calrissian, Bo Katan et l'ambassadeur de Naboo étaient particulièrement enthousiasmés par le jeu : se disputant sur lequel de leur favori réussirait à emporter le trophée. Assis en retrait sur un siège pliable, Kylo Ren contemplait le spectacle d'un air ennuyé. Ses yeux allaient des concurrents aux parieurs. Il peinait à dire lesquels il trouvait les plus pathétiques. Il se souvint avoir participé à un jeu semble, lorsque Snoke était encore le Roi du Clan. Le Géant Chenu adorait voir ses fidèles se taper dessus pour avoir ses faveurs.
Une compétition de ce genre avait été organisée sur un fleuve. On était en fin d'automne, l'eau était gelée et le courant était tellement fort, qu'il avait emporté plusieurs écuyers qui s'étaient noyés. Heureusement, Ren pouvait compter sur carrure, et le soutien de ses chevaliers, pour résister à la pression de l'eau. Mais quelqu'un s'était brusquement appuyé sur ses épaules, alors qu'il était au milieu de la mêlée aquatique. Soudain, Kylo s'était retrouvé la tête sous l'eau, sans avoir eu le temps de prendre sa respiration. Et alors qu'il battait des pieds et des mains pour revenir à la surface, il sentit qu'on appuyait sur son crâne pour le maintenir sous l'onde. Autour de lui, l'eau bouillonnait des mouvements des autres concurrents se battants pour rester en surface et atteindre l'autre embarcation, pour décrocher le précieux trophée. Il aurait bien pu se noyer au milieu de tout ce désordre sans que personne ne s'en aperçoive.
Cela aurait pu être la fin du dernier Skywalker, si dans un ultime effort, il ne s'était pas accroché au poignet qui le retenait sous l'eau et n'avait tiré de toutes ses forces. Enfin, il avait pu se hisser à la surface pour reprendre de l'air et était monté sur l'embarcation la plus proche, sans se soucier de savoir si elle était celle de son équipe ou non. Trempé, les cheveux collants à ses oreilles, dégoulinant, frigorifié, crachant l'eau qui obstruait ses poumons et les muscles tétanisés, il était resté sans bouger. Jusqu'à ce qu'un rugissement de joie monte autour de lui. Levant les yeux vers le mat, il avait vu Solak juchée sur les épaules de Naïs et brandissant le drapeau de l'équipe adverse.
Plus tard, ses camarades s'étant réunis autour de lui, quelques courtisans – qui ignoraient encore qui il était à l'époque – étaient venus féliciter ses chevaliers et – sous couvert de vouloir le consoler – se moquer de lui en soulignant sa presque noyade.
Ne soyez pas trop dur avec vous-même, avait souligné un seigneur Sith particulièrement acerbe. Lord Hux lui-même a bien failli être emporté par le fond. Figurez-vous qu'un plaisantin s'est amusé à le tirer par le bras sous la mêlée.
Kylo Ren avait machinalement tourné les yeux en direction d'Armitage Hux. Leurs regards s'étaient croisés. Et à ce moment-là, le Maître des chevaliers de Ren en avait eu la certitude : cet homme avait cherché à le tuer.
- L'imbécile ! s'écria la voix tonitruante de Bo Katan. Il vient de me faire perdre dix pièces d'or !
Elle invectivait l'un des combattants, qui venait de tomber du mât, après avoir frôlé de peu le drapeau, et de se fracasser le dos sur le pont de l'embarcation.
Kylo détourna les yeux de dégoût et fit signe à Pyrcel, planté à côté de lui, de lui servir une coupe d'hydromel. Le jeune Yama s'exécuta prestement. Kylo sirota sombrement sa boisson. Il s'était promis de freiner sa consommation d'alcool, mais dans un moment pareil, il n'avait que cela pour lui calmer les nerfs.
Si seulement Rey était là, cela lui apporterait une certaine quiétude.
Rey.
Où avait-elle pu aller ? Et pourquoi diable l'avait-il autorisée à s'absenter ?
Elle paraissait tellement tenir à cette excursion, et Kylo avait peur qu'en lui disant « non » elle ne décide d'agir dans son dos. Et peut-être qu'une partie de lui espérait qu'elle échoue dans son entreprise : que cela lui fasse comprendre que sa place était à ses côtés et qu'elle devait cesser de nourrir ce projet ridicule de ressusciter l'Ordre Jedi.
- Le spectacle ne semble pas à votre goût ?
Kylo tourna la tête, voyant Lady Yama approcher.
Il ne put s'empêcher de rouler des yeux, tandis que la noble Dame s'asseyait sur un siège à côté de lui. Cette femme avait le don d'apparaitre au moment où elle était le plus indésirable. Dire qu'au cours des derniers jours, il avait semblé à Kylo Ren qu'elle avait renoncé à le circonvenir.
- Sire, insista-t-elle, si vous m'autorisez à être franche : vous paraissez renfrogné.
- J'ai toujours l'air renfrogné, répliqua sèchement le Roi. Si vous ne vous en rendez compte que maintenant, c'est que vous n'êtes pas très observatrice.
- Le spectacle ne vous distrait pas ?
- Ce n'est pas moi qu'il est sensé distraire.
Un silence passa. Malgré le peu d'enthousiasme que Kylo manifestait en sa présence, Lady Fénide ne semblait pas vouloir le quitter.
- Pyrcel, peux-tu nous laisser ? demanda-t-elle au jeune homme qui demeurait en retrait derrière le Roi.
- Vous donnez des ordres à mon écuyer, à présent ?
- Je souhaiterais être seule avec vous pour parler d'un sujet sérieux, répondit Fénide de sa voix enjôleuse.
- Madame, il n'est rien que vous ayez à me dire que votre frère ne puisse entendre.
Près d'eux, Pyrcel ne savait plus où se mettre : pris entre sa sœur et son souverain, le jeune Sith se sentait gagné par l'inconfort.
- Sire, votre coupe est vide, constata-t-il diligemment. Je vais vous chercher du vin.
Kylo soupira tandis que le jeune homme s'éloignait. Ses talents de garde-du-corps laissaient franchement à désirer.
- Je ne crois pas avoir aperçu votre écuyère ces derniers temps, susurra Fénide en se penchant vers lui. L'avez-vous mise au secret ?
- Je vois que vous prenez grand intérêt à l'organisation de ma maison et à mes gens, répondit laconiquement Ren. Pourtant, je n'ai pas souvenir de vous avoir offert la moindre légitimité en ce domaine.
Le sourire suave de Fénide devenait de plus en plus aigre, au fur et à mesure que Kylo parait tous ses assauts.
- Vous avez tort de me tenir en si peu d'estime, dit-elle cependant d'une voix douce. Je vous assure que je ne me soucie que de vos intérêts. Et je suis chagrinée de vous voir fricoter avec des individus qui n'ont pour vous que du mépris.
- Et qui sont donc ces individus en question ?
Fénide ne répondit pas tout de suite. C'était une manie chez elle de toujours louvoyer devant une question franche et cela avait le don d'irriter profondément Kylo. Déjà qu'ilne lui en fallait pas beaucoup.
- Je ne suis pas certaine que vous afficher avec Lady Senyse soit la meilleure stratégie à adopter.
- Nous y voilà ! Je me demandais quand vous viendriez me reprocher de vous avoir préféré les charmes d'une autre…
- Sire, vous vous moquez ! répliqua Fénide acerbe. Vous ne me ferez pas croire que vous éprouvez le moindre attrait pour cette…
- Et pourquoi pas ? Lady Senyse est belle, vertueuse, d'une grande sagesse et modeste.
- Cette femme est aussi froide qu'une statue de glace. Vous voudriez me faire croire qu'un homme de votre trempe voudrait partager le lit de cette pisse-froid…
- Prenez garde à vos paroles, Madame ! l'avertit Ren. Je tolère les reproches qui me sont directement adressés, mais je n'admettrais pas que l'on insulte devant moi une personne qui m'est chère.
Le visage de Fénide se déforma sous l'effet de la colère et de la jalousie. De la pure haine en fait. Kylo en fut presque surpris. Certes, Senyse lui avait confié son mépris envers la jeune Lady Yama, mais il ne se serait pas douté que l'animosité fut réciproque. Fénide lui avait toujours donné l'impression d'être le genre de femme qui se contrefiche de ses semblables et les juge avec autant de considération que les pierres qu'elle croise sur son chemin.
- Ainsi donc, articula Fénide avec fiel, vous l'aimez ?
- J'en ferais ma Reine, dès que le moment sera propice.
- Vous n'êtes pas sans savoir qu'elle vous rend responsable de la mort de son frère ?...
- C'est drôle que vous fassiez allusion à Lord Hamet. Il se trouve que sa sœur m'a fait part d'un arrangement existant entre vous deux…
Les joues brunes de Fénide devinrent soudain aussi pâles qu'une terre givrée.
- Elle vous en a donc parlé...
- Elle ne m'a rien appris que je ne soupçonnais déjà. Lorsque j'ai rencontré Lord Muraka, j'ai bien vu de quel feu il brûlait pour vous, et il ne faisait pas mystère de sa déception que vous ne m'ayez pas accompagné jusqu'à lui.
La noble dame ne dit plus rien. Murée dans un silence de pierre tombale.
- J'ai de la peine pour lui, poursuivit Kylo. Ce pauvre homme se mourait d'amour en vous attendant, tandis que vous me faisiez une cour des plus racoleuses. J'y pense ! Que ce serait-il produit si j'avais eu la folie de vous céder ? Ou pire, si j'avais été assez stupide pour m'amouracher de vous au point de vouloir faire valoir mes droits ? Aurions-nous été obligés d'en venir aux armes avec le défunt Lord Muraka ? Alors vous vous seriez rabattue sur le vainqueur. Ou mieux, encore ! Nous entretuant l'un l'autre, le trône aurait été vacant pour un autre candidat. Peut-être votre oncle bienaimé qui tarde à revenir de la mission que je lui ai confiée…
- Sire… !
- Ah non ! Epargnez-moi vos boniments, j'ai assez du vin pour me souler. Nous savons tous deux que mes paroles ne sont que pures spéculations et que je n'ai aucune preuve pour les étayer si je voulais vous faire juger pour complot et trahison. Mais cessons ce marché de dupes. Vous n'avez rien qui puisse m'intéresser, et je ne suis pas disposé à vous donner ce que je vous souhaitez. Trouvez-vous une autre proie dans laquelle planter vos griffes et restez loin de mes gens à l'avenir.
Fénide demeura pâle et muette, jusqu'à ce que Pyrcel revienne finalement de sa vadrouille avec une cruche pleine. Ne voulant pas que son frère la voit défaite, la noble dame se leva prestement et quitta le Roi. Ce dernier tandis sa coupe à Pyrcel et lui ordonna de la remplir.
Plus tard, le jeu de bataille navale ayant pris fin et l'équipe gagnante dûment récompensée, les convives eurent à leur tour envie de batifoler dans l'eau. La température étant montée au cours de la journée et les esprits échauffés par le spectacle des combattants, beaucoup exprimèrent le besoin de se rafraichir. Ainsi, une bonne partie des nobles et des courtisans se retrouva à s'ébattre en chemise, à demi-nus ou entièrement déshabillés sur le bord de la rivière. Même les sévères seigneurs Sith délaissèrent leurs habits noirs aux bons soins de leurs serviteurs pour aller barboter en compagnie des suites des ambassadeurs. Les hommes prenant un malin plaisir à éclabousser les dames qui tentaient de conserver leur pudeur. Et les moins farouches faisaient mines d'être scandalisées, mais prenaient le prétexte de la peur d'être emportées par le courant pour s'accrocher au bras ou aux épaules de leurs compagnons.
Dès que quelqu'un avait évoqué l'idée de se baigner, Kylo Ren avait invoqué un prétexte pour se retirer sous sa tente. A vrai dire, il devait de toute manière recevoir un messager qui lui apportait des nouvelles du front est, où Alvarr était en pourparler avec Lord Ventress. Le héraut lui remit un pli cacheté.
Reconnaissant l'écriture de son chevalier, Ren lu attentivement la lettre :
Lord Ventress est prêt à plier le genou, à condition que l'on arrange le mariage de sa fille avec la Maison Dakhan, dès qu'elle aura accouché et sera remise de ses relevailles. Lord Dakhan est d'accord avec cette idée. Il a déjà un de ses fils, près à l'emploi.
Kylo étala une carte devant lui pour voir à quoi correspondait le domaine de Dakhan. C'était une parcelle qui se trouvait à l'extrémité est du Clan, bordé d'un fleuve. Avec un tel avant post, il pourrait prendre en tenaille les seigneurs orientaux. Mais il ne voyait pas très bien pour quelle raison, il voudrait trahir ses pairs pour s'allier à lui.
Lord Dakhan voudrait par ailleurs vous rencontrer afin de négocier son ralliement. J'attends de savoir quelle réponse lui donner.
C'était bien le style d'Alvarr : franc, direct et sans fioriture. Ce n'était peut-être pas un fin diplomate, mais Kylo lui faisait confiance pour ce qui était de défendre ses intérêts.
Kylo était en train de rédiger une réponse, lorsque Pyrcel glissa sa tête sous la tente.
- Majesté, dit-il timidement, Lando Calrissian souhaiterait s'entretenir avec vous.
- Qu'il attende !
Ren tenait sa plume entre ses doigts, et l'encre n'avait pas encore séché. Il devait impérativement terminer cette missive et l'envoyer à Alvarr avant que quiconque ait pu poser les yeux dessus.
- Je ne vous dérangerai pas longtemps.
La forte bedaine de Calrissian poussa Pyrcel pour pénétrer sous le dais royal. Kylo eut juste le temps de glisser la lettre sous un tas de parchemin, avant que le Baron ne fasse briller ses dents d'une blancheur immaculée sous sa moustache soigneusement taillée, dans la pénombre de sa tente. Il avait les cheveux mouillés et des gouttes glissaient entre les sillons formés par ses rides et ses bajoues. Il était en chemise, et le tissu collé par l'humidité laissait entrevoir sa poitrine tombante. Il avait passé une cape en soie bleu turquoise par-dessus son épaule, pour se donner plus prestance.
- Seigneur Calrissian, l'accueillit Kylo, je vous croyais avec le reste des invités, occupés à vous baigner…
- J'y étais. Mais que voulez-vous, à mon âge l'eau froide ce n'est pas recommandée pour mes articulations. Je laisse cela aux jeunes maintenant.
Sans attendre, il prit place dans un siège pliant, qui s'enfonça sous son poids, en poussant un soupire nostalgique.
- Ah ! Vous m'auriez vu à trente ans… J'en faisais tourner des têtes en ce temps-là. Et si j'avais été dans une compétition du type dont vous nous avez offert le spectacle, j'aurais remporté ce trophée en deux fois moins de temps que tous ces fiers gaillards. Hélas ! le Temps nous joue parfois des tours cruels. Un jour, on s'endort en jeune homme fringant et plein de vie. Le lendemain, on se réveille vieillard perclus d'arthrite.
- Vous désiriez me parler de quelque chose en particulier ? demanda Kylo.
Priant en son for intérieur pour que ce vieux pirate n'ait pas trainé sa carcasse jusque-là dans le seul but de palabré sur sa jeunesse perdue.
- Je me suis étonné que vous ne vous joigniez pas aux jeux de vos invités, répondit Calrissian en caressant sa moustache.
- Je n'ai aucun goût pour ce genre d'activité. Les baignades ne sont pas mes parties préférées.
Et surtout, l'idée de se retrouver à demi-nu au milieu d'une compagnie d'agités ne le rassurait pas beaucoup. Un poignard à tôt fait de vous glisser entre les côtes, avant qu'on ait pu réagir…
- Vraiment ? J'aurais pourtant cru qu'avec une parenté comme la vôtre, vous soyez plus enclin à vous mouiller…
- Je ne pense pas que ma famille se soit illustrée pour ses accointances avec la marine.
Cette conversation devenait aussi idiote qu'exaspérante. Kylo se demanda comment renvoyer l'envoyé de Bespin sans paraitre trop irrespectueux.
- Votre père était pourtant un excellent navigateur.
Kylo se figea comme s'il venait d'être frappé par la foudre.
- Certes, poursuivit Calrissian, pas le meilleur, puisque c'est moi. Mais vous l'auriez vu tenir la barre en pleine tempête… C'était un spectacle grandiose ! De quoi rendre un fils fier d'avoir un tel père.
- Vous avez connu Han Solo ?
La voix de Kylo s'était faite d'un coup plus sourde, comme si les mots redoutaient de franchir ses lèvres.
- Oh oui ! Nous avions lui et moi une relation… compliquée : faite d'amitié, de jalousie, de trahison parfois. Mais nous ne nous quittions jamais sans nous être réconciliés.
A présent, le Roi sith ne pouvait plus détacher ses yeux de cet homme. Il regardait ses rides, son sourire enjôleur, ses yeux vifs et ses mains couvertes de bagues. Et malgré lui, il tentait d'imaginer quel genre de vieillard aurait été Han Solo, si la Force lui avait accordé plus de temps à vivre.
Aurait-il été lui aussi une espèce de vieux vantard comme Calrissian ? Une sorte de corsaire flamboyant ? Où un intriguant âpre aux gains ? Etre l'époux d'une reine et le père d'un prince l'aurait-il changé ?
- Là ! dit soudain Lando. Je la vois encore !
- Quoi donc ? demanda Kylo pris au dépourvu.
- Cette expression sur votre visage, cette manière de froncer les sourcils et de tordre la bouche… c'était ainsi que Han bougeait ses traits lorsqu'il se mettait à cogiter. Ce n'est pas un spectacle courant, mais c'était toujours amusant à voir.
Kylo se rembrunit. Ce vieux fou se payait sa tête.
- Si vous me disiez pourquoi vous êtes ici ? lança-t-il plus glacial. En quoi le Clan Sith peut-il apporter son aide à la Cité des Nuages ?
- En rien, répondit Calrissian. Pour être tout à fait honnête, mes pairs de la Banque de Bespin n'étaient pas très enthousiastes à l'idée d'établir des liens avec vous. Rien de personnel, mais ils se méfient énormément du tempérament versatile de vos sujets. Les Sith sont peu réputés pour leur stabilité. Vous représenteriez un investissement à risques.
- Alors qu'est-ce qui vous a poussé à venir jusqu'ici ?
- D'abord la curiosité. Je brûlais de voir de mes yeux à quoi pouvait ressembler le rejeton de mon défunt ami. Voyez-y le caprice d'un vieux nostalgique. Lorsque nous nous sommes vus pour la dernière fois votre père et moi, j'étais loin d'imaginer ce que l'avenir lui réservait. J'ai appris par des rumeurs ce qui lui était arrivé : qu'ayant séduit une belle princesse, il s'était attiré les foudres de son tyran de père, et qu'il y avait laissé sa tête. Ca paraissait tellement fou !... Et en même temps, c'était tellement son genre…
Une sorte de tendresse perçait dans la voix de Calrissian. Il souriait toujours de toutes ses belles dents blanches, mais des perles brillantes étaient apparues au coin de ses yeux.
- Et j'ai entendu parler de vous ensuite. Que la belle princesse avait mis au monde le fils de son amant exécuté, et qu'elle le gardait jalousement à l'abri des regards dans un Temple Jedi. J'ai continué ma vie comme il se doit, mais en gardant toujours dans un coin de ma tête une pensée pour mon ami disparu et pour ce gamin mystérieux que sa mère voulait à ce point tenir écarté du monde. Au fil des années, cette pensée s'est changée en obsession. Je voulais confronter les rumeurs à la réalité, savoir si je reconnaitrais en vous le fils de Han Solo.
- Et à présent que je suis devant vous, quelle est votre impression ?
- Vous êtes son fils, ça ne fait aucun doute. Ca ne parait pas évident au premier abord. Ni au second. Mais il y a bien quelque chose chez vous, dans votre manière de vous mouvoir, dans le dessin de vos traits et même cette manie de dissimuler votre nervosité derrière de l'arrogance… Je reconnais bien là le fils de Han.
Un silence glissa entre eux, comme du sable dans le ventre d'un sablier. Lorsque Lando reprit la parole, il n'y avait plus trace de la moindre jovialité dans sa voix.
- Ce qui nous amène à la deuxième raison de mon voyage. Lorsque Han et moi, nous sommes croisés pour la dernière fois, j'étais un jeune marchand ambitieux qui rêvait d'intégrer la Banque de Bespin en tant qu'administrateur. Mais comme on ne prête qu'aux riches, pour prétendre à cet honneur, je devais avancer une somme d'argent très importante en monnaie sonnante et trébuchante. Or à cette époque, ma fortune reposait exclusivement sur trois navires que j'utilisais pour mes transactions et quelques prêts ici ou là. Je ne pouvais pas physiquement réunir la somme qui m'était demandé. Il se trouve qu'à la même époque, Han Solo venait d'amasser un trésor important en vendant de la marchandise en contrebande. Il proposa donc de me confier cet or pour que je le fasse fructifier pour lui. Ce que je fis, en l'investissant dans la Cité des Nuages. Et durant des années, à l'image d'un chêne qu'on aurait planté dans une terre fertile, cette somme n'a fait que croitre. Comme votre père n'est jamais venu la réclamer, elle dort dans la Cité des Nuages depuis plus de trente ans.
Au fil des explications de Lando, Kylo se sentit gagner par un profond vertige. Jusqu'à maintenant, l'héritage de son père se résumait pour lui au sang qui coulait dans ses veines. L'idée que Han ait pu laisser quelque chose quelque part qui lui revienne de droit, lui paraissait être comme un cadeau inattendu.
- Pourquoi me le dire ? demanda-t-il avec méfiance. Il vous suffirait de garder le silence et tout cet or pour vous.
- Je pourrais, en effet. Mais… C'est maladif chez moi, je déteste avoir des dettes. Et j'aurais toujours l'impression que celle que j'ai envers votre père ne serait pas acquittée, si je ne transmettais pas à son fils ce qu'il m'a confié.
- Combien représente cette somme aujourd'hui ?
- Environ cent fois le montant investi.
- C'est-à-dire ?
- Disons que vous pourriez armer 150 vaisseaux de guerre, avec un équipage d'au moins 200 hommes. Vous pourriez devenir le maître des mers.
De quoi se constituer une armée indépendante. Il ne serait plus obligé de dépendre des fiefs des seigneurs Sith. Avec un tel butin, qui oserait encore s'opposer à lui ? Il pourrait renflouer les caisses de la Couronne. Effacer les dettes de Snoke. Et même se passer d'impôt durant deux ans. Il pourrait offrir des forteresses à chacun de ses chevaliers. Et même poser un diadème en or et émeraudes sur la tête de Rey.
