Désolé, j'ai oublié de le poster lundi...


On se mit en marche dans la nuit afin de rejoindre le village qu'il nous avait parlé. Au vu de la chaleur même de la nuit, nos vêtements séchèrent rapidement. Ce fut assez rapide d'arriver à notre première destination. Le soleil se levait à peine. Le village bédouin nous accueilli avec une grande joie. De suite, ils nous prirent, Evy et moi avec eux et nous conduisirent à une tente où l'on retrouva plusieurs femmes. Elles parlèrent d'abord entre elles avant de s'adresser à nous. A la tête d'Evy, je compris qu'elle ne connaissait pas l'arabe. Merci la bénédiction de Thot.

-Mes pauvres enfants, vous êtes dans un état lamentable. Nous dit une femme qui semblait être l'aînée de toutes.

-Notre bateau a sombré sur le Nil. Vous avons marché depuis.

-Mon dieu ! Venez, enlever vos vêtements. Nous allons vous en donner des nouveaux.

-Que dit-elle ? Me demanda Evy.

-Qu'on a une sale tête et qu'elles vont nous donner de nouveaux vêtements, on doit juste se déshabiller.

Evy rougit à la demande de l'aînée. L'idée de se déshabiller même devant une autre femme la dérangeait un peu. La prude ! On avait toutes les deux 23 ans mais il est vrai que je viens d'une époque un peu plus… facile pour la condition de la femme, même s'il y a encore du travail à faire.

Comprenant sa timidité, je demandais aux femmes si on pouvait se mettre derrière des draps séparés pour avoir un peu d'intimité, ce qu'elles nous indiquèrent de suite. Immédiatement, une fois chacune de notre côté, on enleva nos vêtements et elles nous donnèrent de très belles robes, avec de la dentelle, des motifs au fil doré. Evy avait une robe noire et moi une de couleur violet foncée.

Une des femmes vit mon tatouage à mon avant-bras quand je me suis déshabillée et s'est rapprochée pour mieux le voir.

-Vous avez été bénie par les Dieux Anciens.

-Pardon ?

Mais elle ne me répondit pas et sortie de la tente, sans me donner d'explications.

On marcha un peu dans la tente et malgré la tenue, elles ne nous dérangeaient pas dans les mouvements. On remercia les femmes de la tribu et retournèrent dehors. Elles nous accompagnèrent jusqu'à O'Connell et Jonathan qui tiraient des chameaux. En nous voyant, ou plutôt en voyant Evy, O'Connell se stoppa dans sa marche. Il était mordu lui aussi !

Les bédouins nous souhaitèrent bonne chance pour la route et nous partîmes pour la cité d'Hamunaptra, sur le dos de nos chameaux, traversant le désert. O'Connell en tête, suivit d'Evy, Jonathan, le gardien de prison et moi qui fermait la marche.

-J'ai horreur des chameaux. Fit Jonathan. Sales bestioles qui puent, qui mordent et qui crachent. Ils sont dégoûtants.

Pas plus que le gardien de prison qui vient de nous cracher un de ces mollards puis qui se mit à chanter.

-Je les trouve adorables. Fit Evy en caressant la tête du chameau qui aimait bien le geste.

Le trajet fut animé seulement par le champ du gardien, au bout d'un moment, Jonathan lui demanda de fermer son clapet et je sus son nom, Gad Hassan. Plus la peine de l'appeler « Le Gardien de prison ». Je regardais partout autour de moi, n'ayant rien d'autre à regarder que les dunes de sable autour de moi.

Le jour se passe et la nuit tomba rapidement sur le désert. Les Carnahan s'endormirent sur leurs chameaux, tout comme Gad. En plein milieu de la nuit, je talonnais légèrement mon chameau pour me mettre à la hauteur d'O'Connell qui ne dormait pas.

-Monsieur O'Connell, on est encore loin d'Hanumaptra ?

-On y arrivera avant le lever du soleil.

-Bien.

-Essayez de dormir un peu. Vous en aurez besoin. Me conseilla-t-il.

-Je ne suis pas fatiguée. Avouais-je.

Tandis qu'on guidait le groupe dans la nuit, nous entendîmes des hennissements de chevaux. Regardant à notre gauche, en haut de la colline, nous vîmes la silhouette de plusieurs cavaliers. Dix pour être exact.

-O'Connell ? Qui sont-ils ?

-Ceux qui m'ont laissé dans le désert il y a trois ans quand mon détachement s'est fait massacrer par les Tuaregs.

-A Hamunaptra, c'est bien ça ?

-Exact.

-Docteur Terence, enfin, le Docteur Bay du musée refusait que les Carnahan et moi-même allions à Hamunaptra. Vous croyez que ces hommes protègent la cité ?

-Peut-être.

-Il la protège de quoi ?

-Comme je l'ai dit à Mlle Carnahan, il y a quelque chose sous le sable. Tout le monde pense que cet endroit est maudit. Pourquoi voulez-vous y aller ?

Je le regardais avec un regard interrogateur, personne ne m'avait encore posé la question.

-Mademoiselle Carahan y va pour trouver un certain livre d'Amon-Râ. Son frère la suit car il est plus sur la gloire et l'argent qu'il pourra y gagner, de même que les Américains sur le bateau. Mais vous ?

-Le livre d'Amon-Râ n'est qu'un mythe. Evy est une femme intelligente, pourquoi aller dans une cité maudite que beaucoup veulent nous empêcher de trouver pour cherche un mythe ?

-Vous devriez lui poser la question. Mais vous ne répondez pas à la mienne.

Comment lui dire sans passer pour une folle bonne à enfermer ?

-Disons que….j'ai commencé des recherches sur…mon passé. Et que si je veux avoir des réponses, il faut que j'aille dans cette cité.

-Aussi dangereuse soit-elle ?

-Oui.

-Vous avez un sacré courage.

-Vous aussi.

-Comment ça ?

-Vous dites qu'il y a un danger sous le sable. Votre détachement c'est fait descendre là-bas et pourtant, vous y retournez.

-J'ai une dette envers Mademoiselle Carahan. Quand elle m'a trouvé dans la prison, j'allais être pendu. Elle a réussit à faire plier ce bon vieux Gad alors que mon corps pendait au bout de la corde.

Oh putain, la chance de cocu qu'il a eut.

-Et…ce Béni ? Qui est-il ?

-Un homme de mon détachement. Il s'est enfui quand les Tuaregs ont donné l'assaut et c'est enfermé à l'intérieur de la cité en refermant la porte devant moi.

-Il vous a laissé ? Alors qu'il faisait partie de votre détachement ?

-Béni ne se préoccupe que de sa petite personne et de l'argent. Il serait prêt à tuer ses propres parents si il pouvait gagner des billets.

-Quel crétin.

-Et le mot est faible.

-Je suppose Monsieur O'Connell, que vous n'avez qu'une envie, c'est de lui tirer une balle ?

-Exactement Mademoiselle Mercier.

-Pensez-vous pouvoir m'appeler par mon prénom ? Mila ? Demandais-je.

-Si on doit parcourir une cité maudite ensemble, je pense pouvoir le faire. Moi c'est Rick.

On se serra la main, scellant notre accord et une bonne entente.

On passa le reste de la nuit à discuter de tout et de rien, passant le temps, j'appris par la même occasion qu'il était né en 1902, soit un an avant Evelyn. Il avait à peine un an de plus que nous et Jonathan en avait deux. Juste au moment où l'on vit le soleil commencer à éclairer le ciel, cela réveilla nos trois endormis.

Devant nous arrivèrent le groupe de Béni, accompagnés des Américains. Hormis Béni qui était sur un chameau et le Docteur Chamberlain sur un âne, le reste était sur des chevaux.

-Bonjour mon ami. Fit Béni.

On se stoppèrent à la même hauteur, en plein milieu du désert.

-Pourquoi on ne continue pas ? S'impatienta Daniels.

-Patience mon bon monsieur. Patience.

-Tu te rappelles du pari O'Connell, le premier dans la cité, 500 dollars cash. Cria Henderson.

-100 dollars pour toi Béni si tu nous fait gagner ce pari. Finit Daniels.

-Oh, avec plaisir. Fit le concerné.

Bizarrement, quand je voyais Béni, j'avais la musique d'Abba qui venait en tête, vous voyez laquelle ? « Money, money, money ».

Faut être sérieuse Mila !

-Le pari entre nous tient toujours Mademoiselle Mercier.

-Bien sûr Monsieur Burns. Quand je tiens un pari, je le tiens jusqu'au bout.

-Quel pari. Me demanda Evy.

-Je te dirais une fois dans la Cité.

Sauf qu'hormis le sable, on ne voyait rien. Béni complimenta Rick sur son chameau, allez savoir pourquoi car il était lui aussi sur un chameau.

-Tenez vous prêt. Nous indiqua O'Connell.

-Prêt à quoi ? Fit Evy.

-Qu'on nous montre le chemin.

On regarda au loin, où l'on vit le soleil se lever. Je n'arrivais pas à croire ce que je voyais, plus la lumière éclairait le sable, plus l'horizon semblait se distendre, comme dans mon rêve. Plus le soleil s'imposait dans le ciel, plus on vit une cité apparaître dans le désert.

-Regardez, vous avez vu ça ? Demanda Henderson.

-Ca, c'est pas croyable. Fit Daniel.

-Hamunaptra. S'extasia Burns.

Quand à Rick, il était beaucoup moins enjoué car il souffla un : « Et voilà, c'est reparti ». Je comprenais pourquoi il réagissait de cette manière.

Une fois que la cité fut clairement visible, le top-départ fut donné pour tout le monde. Ils talonnèrent leurs chameaux et chevaux pour gagner le pari de qui arrivera le premier dans la cité. Je les laissèrent passer devant, ayant d'une impression bizarre, assez dérangeante. Mon tatouage me donnait une légère brûlure, comme un avertissement sur la dangerosité de cette cité. J'entendis de nouveau un hennissement derrière moi. Faisant pivoter mon chameau à 180°, je vis de nouveau les silhouettes des dix cavaliers en haut de la dune.

-Qu'est ce que vous protégez exactement dans cette cité ? Murmurais-je.

Sachant que je n'obtiendrais aucune réponse venant d'eux à cette distance, je remis mon chameau sur le droit chemin et le talonna afin qu'il se mette à galoper à son tour vers la cité. Je croisa Béni qui était apparemment tombé de son chameau et qui tendit ses bras vers moi dans l'espoir d'arrêter ma monture. Je donna un coup de rêne sur le côté afin de l'éviter, je n'allais pas mon plus l'aider quand même.

De loin, je vis la silhouette d'Evy dépasser le groupe et entrer la première dans la cité. YES ! A moi l'argent du pari et en plus, Rick gagna aussi le sien. Restons sur cette note positive.

Une fois dans la cité, mon tatouage me grattait en plus de la brûlure, les Dieux Anciens m'envoyaient un message, mais ne m'ont-ils pas indiqué que je devais venir dans cette cité ?

Je descendis de mon chameau et l'attacha avec les autres puis je rejoignis les Américains en ayant un sourire satisfait sur mon visage. Burns et Henderson sortaient déjà les billets et Daniels faisaient la tête. Et oui, c'est ça de perdre un pari.

-C'est moche de perdre un pari non ? Dis-je satisfaite.

-Oh ça va ! Si on avait parié de qui entrerait en premier et pas l'équipe, on aurait gagné. Affirma Henderson. Tenez, ce sont les gains pour O'Connell.

-Mais nous avons parié équipe, dommage pour vous.

Je récupérais les billets qu'on me tendait puis je partis pour rejoindre Evy quand une main se mit devant moi avec un billet de cinquante dollars entre deux doigts. C'était le docteur Chamberlain qui ne me regardait pas. Je ne chercha pas à comprendre car de base, il n'était pas dans le pari, je pris l'argent en lui disant un merci puis l'éloigna d'eux.

Evy, Jonathan, Rick et Gad étaient plus loin dans la cité, à côté de la tête d'une statue, celle d'Anubis. Rick était en train d'attacher une cordre autour d'un pilier, vestige d'un ancien monument, tandis qu'Evy et Jonathan étaient en train de nettoyer des grands miroirs extérieurs. Le système d'éclairage bien connu des rayons du soleil qui se réfléchissaient progressivement dessus et qui donnait le même effet que des éclairages digne de ceux qu'on a chez nous en 2018.

-Ah, vous voilà vous ! Me fit Jonathan.

-Désolé du retard, je suis partie récupérer mes gains. J'ai aussi les vôtres. Indiquais-je à Rick en lui tendant ses gains.

-Parfait. Me fit le concerné.

Il alla voir Evy et lui demanda l'utilisation des miroirs, elle lui répondit juste que c'était une astuce utilisée par les anciens. Il se contenta de ça et lui offrit une trousse du parfait petit archéologue. Où est-ce qu'il avait bien pût trouver ça ?

-Prenez le, je l'ai emprunter à un de nos camarades Américains. Vous en aurez besoin vous verrez.

Il bégayait, c'était trop choupinou. N'empêche, j'ai l'impression d'entendre Jonathan, emprunté ? Plutôt volé non ? Je ne tarderai pas à avoir la réponse je pense. En tout cas, Evy adorait son cadeau. Je vis Rick agripper la corde pour descendre dans le monument sous le sable dont on pouvait voir une entrée.

-Hey ! Regardez s'il y a des insectes, je hais les insectes. Fit Gad.

Sur cette indication, Rick descendit dans le trou et atterrit 5 mètres plus bas, je le suivis aussitôt, Evy était derrière moi, puis Jonathan et Gad. On était dans une salle vide, avec quelques colonnes qui soutenaient le plafond. Je ne reconnaissais pas ce type de salle.

-Est-ce que vous vous rendez compte que personne n'est entré dans cette chambre depuis plus de trois milles ans ? Demanda Evy.

-Vu la difficulté à trouver cette cité, ce n'est pas étonnant. Répondis-je.

De suite, la jeune Carnahan se dirigea vers un miroir dont elle enleva de grosses toiles d'araignée et le pivota vers le haut. Le rayon du soleil envoyé par le miroir à la surface réfléchissait dessus et le mécanisme se mit en place, toute la salle était éclairée.

-C'est alors que Dieu dit, que la lumière soit.

-Hey, pas bête comme truc. Affirma Rick.

-Oh mon dieu, c'est un Sah-Netjer. Fit Evy.

-Un quoi ?

-Une chambre de préparation à l'embaumement, pour préparer les momies pour le passage vers l'au-delà. Répondit-il à Rick.

Les hommes prirent chacun une torche qu'ils enflammaient afin de nous éclairer dans l'obscurité du site. Rick était en tête et Gad fermait la marche. On traversa le monument en passant par des couloirs étroits. Au bout d'un moment, un grésillement se fit entendre, au début lointain, puis se rapprochait pour ensuite s'éloigner. Rick avait sortit son flingue.

-C'était quoi ça ? S'inquiéta Jonathan.

-On aurait…des insectes. Nous dit Rick.

-Il a dit des insectes. Nous répéta Evy.

-Comme ça des insectes, je hais les insectes.

-On a comprit Monsieur Hassan ! Ce n'est pas en le répétant qu'ils vont s'en aller. On a troublé leur repos en entrant dans ce monument et dans cette cité. Lui dis-je, blasée.

Rick trouva la salle où se situait le bas de la statue d'Anubis, on était pile à ses pieds. Il y avait des inscriptions en hiéroglyphes notés dessus.

-Le compartiment secret doit être quelque part par là.

-Tu es sûr Evy ?

-Oui Mila, enfin, c'est ce que dise les gens de Bembridge.

On entendit du bruit venant de derrière la statue, ce n'était pas un bruit clair. Plutôt un brouhaha. On se plaqua au niveau de la statue et Rick arma sans un bruit ses flingues. Un dans chaque main. Le bruit se rapprochait et on pouvait entendre comme des pas.

Rick et Jonathan sortirent de notre cachette et braquèrent la source du bruit. C'était le groupe des Américains qui braquèrent eux aussi leurs armes sur nous.

-Vous nous avez flanqué une de ces trouilles O'Connell. Fit Henderson

Tous baissèrent leurs armes.

-C'est réciproque. Répondit notre Américain.

-Hey mais…ce sont mes outils. Fit Burns en voyant ce que portait Evy.

-Non je ne crois pas. Fit Rick en le rebraquant de ses flingues.

Ce qui fit que tout le monde braquait tout le monde. Bravo Rick, je sais à qui tu as piqué ce truc. Et maintenant débuta une longue argumentation sur à qui appartenait ce site de fouille, car on était tous arrivés en même temps sans savoir que l'autre groupe était aussi arrivé.

Je vis Evy pousser discrètement des petites pierres de son pieds dans une fissure sur le sol, elles tombèrent assez facilement, elle leva son regard sur moi et nous avions comprit exactement la même chose, il y avait une autre salle en dessous.

On réussit à faire comprendre à notre groupe qu'on n'avait pas besoin de rester ici, qu'on leur laissait ce site. Une seule main d'Evy sur l'avant-bras de Rick et yeux dans les yeux et hop là, monsieur était convaincu. Je vous confirme, ils vont finir ensemble ces deux là.

Nous partions de la salle et trouvions facilement un escalier pour descendre à l'étage du dessous. Elle était vide, il y avait juste trois gros coffre scellé avec trois sculptures de chacal dessus. Rick, Evy et Jonathan s'en servirent de marchepied afin d'atteindre plus facilement le plafond. Immédiatement, Rick utilisa un gros marteau et une pioche afin de creuser sous la statue.

-D'après les hiéroglyphes, on se trouve sous la statue. On doit être pile entre ses jambes.

-Et quand ces abrutis de yankee iront dormir. Sans vous offenser. Fit Jonathan.

-Ce n'est pas grave. Affirma Rick.

-On creusera un trou pour s'emparer du livre à leur barbe. Finit l'aîné Carnahan.

-Vous êtes sûr qu'on va trouver ce compartiment secret ?

-Oh oui. Si ces Américains bestiaux ne l'ont pas trouver avant. Sans vous offenser. Fit Evy.

-Ce n'est pas grave.

-Où est donc passer notre ami qui sent si mauvais ?

A la question de Jonathan, je regardais autour de moi, le gardien de prison avait disparu. Quel crétin…

-J'y vais. Fit-je.

-Attention à toi.

-Ne t'inquiètes pas Evy, j'ai le pistolet que m'a donné Henderson sur le bateau.

Je pris une torche dans une main, le flingue dans l'autre et sortit de la pièce. Je parcouru les couloirs sombres de cette cité enfoui en gardant en tête qu'un danger inconnu était enfoui sous ces tonnes de sables.

Aucun signe de Gad. Je ne pouvais pas me permettre d'hurler pour l'appeler. On se savait pas ce qui se cachait ici.

Dans un couloir, au bout, je vis des gravures avec des sortes de Saphir incrustés dedans. Je passais doucement ma main dessus en les effleurant. Mon tatouage me fit comprendre que je ne devais pas faire ça car il me fila une espèce de châtaigne.

-Aoutch. Ok, j'ai compris, je m'éloigne.

Au moins, j'avais un radar pour détecter les ennuis. Je continuais ma route, sans aucun signe de Gad.

-Bordel, mais où tu te caches sale crétin ?

J'arrivais à côté d'une salle vide, remplit de hiéroglyphes. La porte était fermée mais il y avait un petit espace, suffisamment grand pour que je puisse passer. Sur les murs, les hiéroglyphes racontaient une histoire, l'assassinat du Pharaon Séthi 1er. Il a été tué par sa maîtresse qui devait devenir sa future femme, Anck-Su-Namun et par son grand prêtre. Il n'a pas de nom pour cet homme. Les deux avaient une liaison et n'avaient pas le droit d'être ensemble et on été surprit par le Pharaon. Anck-Su-Namun s'est tuée pour ne pas subir un châtiment par les gardes du Pharaon.

-Les Medjaï. Soufflais-je.

Les Medjaï sont une légende. Ils n'ont jamais existés, ce n'était pas possible. Les mythes commencent à être de plus en plus réel ! Et ce prêtre qui n'a pas été nommé sur cette explication, qu'est-ce-que ça signifie ?

-Aïe !

Je lâchais mon flingue qui tomba sur le sol et tenait mon avant-bras. Mon tatouage me brûlait ! C'était horrible ! Je tombais à genoux à cause de la douleur, essayant de travailler sur ma respiration afin de calmer la douleur. Il fallait que je sorte de cette pièce !

Récupérant mon flingue, je me remis debout et fit demi-tour, retournant dans le couloir que j'avais emprunté plus tôt. Dès que je fus en dehors de la pièce, la brûlure se stoppa instantanément. Je regardais en l'air, n'imaginant pas que c'était le plafond, mais plutôt le ciel.

-Seigneur Thot, qu'essayez-vous de me faire comprendre avec les Déesses Nephtys et Mâat ? Vous m'envoyez des signaux d'avertissement depuis que je suis dans cette cité mais c'est vous qui m'avez demandé de venir ici. Pourquoi suis-je ici ?

Je fermais les yeux, espérant avoir une réponse à mes questions mais rien…je n'obtenais rien. Je décidais de laisser tomber la recherche de Gad Hassan et retournais vers la salle où se trouvait le reste de notre groupe. J'étais proche de la pièce en question quand un énorme bruit se fit entendre et le sol se mit à trembler légèrement. J'entendis même Evy crier de peur. Bordel, mais qu'est-ce qu'il se passe ?

Je courus vers la salle et entra directement. En plein milieu de la pièce, entre Jonathan et Evy et Rick, se trouvait un sarcophage qui visiblement, venait de tomber littéralement du ciel. La brûlure reprit sur mon tatouage, je serrais les dents pour ne rien laisser paraître.

-C'est un sarcophage…dissimulé sous la statue d'Anubis. Fit Evy.

Je ne le sentais pas.

-Cela devait être quelqu'un de la plus haute importance…ou bien, qui avait fait quelque chose de…très méchant.

Quelqu'un de très méchant ? Dissimulé sous la statue d'Anubis avec mon tatouage qui me brûlait ? Une pièce parlant d'un prêtre qui a assassiné son Pharaon et dont on ne donnait pas le nom. J'avais peur que le prêtre et la personne dans ce sarcophage soit la même personne.

Je vis Evy et Rick enlever le sable sur une partie du sarcophage.

-Alors, qui c'est ? S'impatienta Jonathan.

-Son nom…ne doit pas être prononcé.

La réponse d'Evy me glaçait le sang, c'était la personne qui avait assassiné Séthi 1er avec Anck-Su-Namun. Rick souffla sur le sarcophage et découvrit une gravure, une étoile avec un scarabé dedans.

-Ca ressemble à une sorte de verrou. Dit-il.

-Il ne risquait pas d'en sortir en tout cas. Affirma Jonathan.

-Ca c'est sûr. Ca va nous prendre un mois si on veut l'ouvrir sans la clé.

Alors j'espère qu'on ne trouvera jamais cette clé et qu'on ne réussira pas à ouvrir ce sarcophage de malheur.

-Une clé ? Une clé, une CLÉ ! Voilà de quoi il parlait. Fit Evy en cherchant quelque chose dans son sac.

J'avais peur de comprendre.

-Qui ça, qui est-ce qui parlait de quoi ?

Rick et Jonathan était aussi paumé l'un que l'autre.

-Ce type ! Ce type sur la bateau avec le crochet, il m'a demandé la clé.

Elle sortit une petite boite en métal, enfin je crois. Elle tourna un élément et cela s'ouvrit dans une forme d'étoile. Oh non…

-Hey, c'est à moi ça ! Fit Jonathan.

Elle le regarda et posa son objet dans la cavité et ça collait parfaitement.

Et merde…on avait la clé.

Evy allait pour tourner la clé quand on entendit un hurlement qui retentissait dans les couloirs derrière nous. On sortit pour trouver l'origine du bruit, c'était Gad. Qu'est-ce qu'il lui arrivait encore à ce mec là ?

On le vit sortir un couloir, toujours en hurlant et en se tenant la tête. Il se mit à courir en ligne droite, ne faisant pas attention à nous. On se poussa et nous le vîmes foncer droit dans un mur et tomber sur le sol.

Immédiatement, j'allais vers lui et vit qu'il ne bougeait plus. Je m'accroupis à côté de lui.

-Monsieur Hassan ?

Aucune réponse. Je lui tapota le visage mais rien. Je posa deux doigts sur son cou dans l'espoir de sentir un pouls mais rien. Je regardais les trois qui me fixaient et qui attendaient une réponse.

-Il est mort.