-Je désespérais à l'idée de vous revoir mademoiselle Mercier.

-Désolé Ahmed, mais un foutu ouragan qui a duré longtemps empêchait les bateaux de venir dans ce merveilleux pays. Imagines mon état quand j'ai utilisé mes dernières feuilles de thés.

-Le thé Anglais est-il si mauvais que ça ?

-Tellement fade à côté de ce que tu me vends. Alors mets moi de tout en triple quantité, je ne veux plus me retrouver dans cette situation.

-Comptez sur moi mademoiselle Mercier.

-Et appelez moi aussi O'Connell, Ahmed.

-O'Connell ?

-Oui, depuis que j'ai retrouvé certains membres de ma famille, je veux porter leur nom de famille. C'est désormais Mademoiselle Mercier-O'Connell.

Ahmed me sourit et prépara ma commande, les paquets étaient plus gros que d'habitude, normal quand on prend trois fois la quantité habituelle. Je regardais le marché vivre autour de moi, ça m'avait manqué. Ca confirmait mon désir de venir une fois par mois quand les conditions de voyages le peuvent.

Après avoir eu ma commande, j'allais remercier le docteur Terence pour sa lettre en allant sur sa tombe. Je le remerciais de nouveau pour la maison et pour tout ce qu'il a apprit à Ardeth. Je finis en embrassant sa stèle puis allait en direction de la maison, je voulais déposer mes affaires avant de me balader dans les rues du Caire.

Je ne vis aucun Medjaï lors de ma balade, normal aussi, ils étaient surtout en plein désert et ils ne pouvaient pas être partout. Et étant donné que Brahim ne travaillait plus au musée, je ne savais pas si il y en avait un autre dans les rues du Caire.

Je profitais de ma venue pour aller voir de plus près les grandes Pyramides. Je ne rentrais pas pour les visiter, c'était interdit mais ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Je vis aussi le Sphinx, c'était quelque chose de magnifique. Ces quatre monuments montraient la grandeur de l'Egypte et de son passé. J'étais aussi passée par le musée pour saluer les personnes restantes que je connaissais. Je croisais le conservateur Genz qui ne me calcula même pas et j'en fis de même. Foutu bureaucrate à la con !

Cela faisait une semaine que j'étais de retour au pays et je n'avais pas encore vu Ardeth, je partais dans trois jours. Sur place, j'avais appris que le nombre de bateau Angleterre/Caire était passé à deux par semaines désormais, le mercredi et le samedi. Et on était dimanche. J'espérais pouvoir le voir avant mon départ mais je savais que je ne pouvais peut-être pas le voir à cause de ses obligations de Medjaï.

Je me réveillais avec la lueur de l'aube qui arrivait dans la chambre, pile sur l'oreiller où ma tête reposait. Je grognais en ouvrant les yeux, je savais maintenant pourquoi le docteur Terence était toujours le premier au musée si il se faisait réveiller comme ça tous les matins.

En me levant, je passais pas la salle de bain, me lava et m'habilla d'un pantalon en toile marron et d'une chemise blanche avant de descendre. Dans la cuisine, je mis de suite de l'eau à chauffer pour mon thé matinal aux fleurs de pêcher.

Une fois l'eau chauffée, je la mis dans une tasse et mis de suite la boule à thé dans la tasse et laissa infuser pile comme il le fallait. Pendant ce temps, je croquais dans une pomme. Il fallait dix minutes pour que le thé soit parfaitement infusé.

Je dégustais ma pomme tranquillement en attendant que mon thé soit PAR-FAIT ! Comptant les secondes restantes dans ma tête, j'attendis patiemment. 10…9…8…7…6…5…4…3…2…1… let's go !

Je me levais pour aller chercher ma tasse de thé et prit de suite une gorgée. Mon dieu que c'était bon. Je fermais les yeux pour savourant ce goût tellement délicieux qui coulait le long de ma gorge.

J'allais pour reprendre une gorgée quand ma tasse disparue de mes mains par une main étrangère qui l'emporta derrière moi. En me retournant pour savoir qui était derrière moi, je me figeais. Cette main étrangère n'était pas si étrangère que ça. Il était rentré sans faire un seul bruit, était arrivé derrière moi et m'avait « volé » ma tasse de thé dont il prit une gorgée.

Reposant la tasse sur le plan de travail, il dit :

-Terence t'as bien enseigné l'art du thé, il est parfait.

-Et est-ce lui qui t'a enseigné l'art d'être furtif comme ça ?

-On peut dire ça.

Je souris au jeune Medjaï qui se trouvait devant car oui, c'était bien Ardeth qui venait de débarquer comme ça. Ne pouvant résister plus longtemps, je pris son visage dans mes mains et l'embrassa furieusement. Trois mois que je n'avais pas vu, trois mois que je n'avais pas sentis son odeur et ses gestes. Il m'avait manqué !

Je gémissais en le sentant répondre à mon baiser avec la même fougue. Ses doigts glissèrent dans mes cheveux, accentuant encore plus notre étreinte. Je descendis mes mains sur son corps afin de les poser sur ses hanches tandis qu'il rompit le baiser en posant son front contre le mien, notre rituel.

-Tu m'as manqué.

-Toi aussi, je suis désolé de ne pas être venue plus tôt. Un ouragan empêchait les bateaux de venir.

-Tu es là maintenant, c'est le principal.

On resta comme ça quelques minutes, à savourer la présence de l'autre jusqu'à ce qu'Ardeth m'annonce qu'il allait prendre une douche. Alors qu'il était dans la salle de bain, j'en profitais pour lui préparer une tasse de thé. J'aime ce Medjaï mais pas touche à mon thé !

Je mis les deux tasses fumantes dans le salon et me mit devant la fenêtre, observant la vie s'animer dans le Caire. Je ne me lassais pas de voir ça. Les égyptiens de cette époque vivaient dans une telle simplicité, c'était reposant.

Je ne bougeais pas en entendant Ardeth descendre les escaliers, j'attendais de voir ce qu'il ferait. Il se mit derrière moi, colla son torse à mon dos, passa ses bras autour de moi et m'embrassa dans le cou. Immédiatement, je posa mes mains sur les siennes et ferma les yeux en sentant ses lèvres sur ma peau.

Sans un mot, on se mit sur le canapé, buvant nos tasses de thé jusqu'à ce qu'Ardeth me demande des nouvelles de ma vie à Londres. Je suis annonça mon nouvel emploi au British Museum, la grossesse d'Evy et le fait que je vais devenir « Tante Mila » et aussi mon entraînement avec Rick. Ardeth fut heureux d'apprendre tout ça. De son côté, il m'annonça que pour l'instant, personne ne s'était aventuré près d'Hamunaptra, ce qui était plutôt rassurant. Malgré le fait qu'Imhotep était retourné aux enfers, il existera toujours des personnes voulant acquérir le trésor de la cité des morts et la possibilité de revenir du royaume des morts. C'est pour ça que les Medjaï existaient et qu'ils existeront toujours.

Il m'expliqua aussi la signification de ses tatouages qu'il avait sur le visage et sur les mains, les medjaï les obtenaient à leur majorité lorsqu'ils prêtèrent serment de toujours faire en sort qu'Imhotep ne revienne jamais dans le monde des vivants et de garder la cité des morts.

On ne fit rien de spécial durant la matinée, étant un Medjaï, Ardeth n'était pas du genre à se balader main dans la main avec quelqu'un dans les rues du Caire comme un couple. Etions-nous un couple ? J'en sais trop rien.

Après le déjeuné, Ardeth me demanda de le suivre et me montra une porte que je n'avais pas vu depuis que je suis ici. Elle mena à un escalier qui descendait dans un sous-sol. En bas, je trouvais une grande salle, plus fraîche qu'en haut, pratique pour les fortes chaleurs de l'été.

-Ardeth, que faisons nous ici ?

Je le vis poser dans un coin du sol les lanières de cuir qui complétaient sa tenue de guerrier, qui tenait les cartouches de fusils dont il se servait. Il ne lui restait plus que le tissu noir, sa ceinture et ses bottes gris clair. Il enleva ses dernières, était désormais pieds-nus. Il se tourna vers moi et leva les mains vers moi.

-Montres moi !

-Te montrer quoi ?

-Ce que tu as appris chez les O'Connell.

Sérieusement ? J'étais une débutante dans le combat au corps à corps par rapport à lui. Rick m'entraînait officiellement depuis un peu plus d'un mois. Ardeth m'assura qu'il ne fait pas ça pour se moquer de moi, loin de là. Mais qu'il voulait voir comment je me débrouillais pour améliorer ma technique.

Me mettant en position de combat, j'attendis. Ardeth commença à m'attaquer avec des mouvements ralentis, le temps que je prenne le coup de main. Pour l'instant, je ne faisais que parer les coups. Au bout de quelques minutes, il accéléra le mouvement et je commençais à « répliquer ». Plus les minutes passaient, plus nos mouvements devenaient plus fluides, il m'indiquait comment corriger ma posture, ma manière d'attaquer et de parer. Nos mouvements s'accéléraient.

Au bout d'un moment, nos forces inégales et mon manque de pratique eurent raison de moi, je me retrouvais sur le sol, Ardeth me maintenant allongée avec un genou sur ma poitrine. Ma respiration était saccadée et je transpirais d'effort.

-O'Connell t'as bien enseigné.

-Mais j'ai encore beaucoup à apprendre.

-Tu apprends vite en tout cas.

-J'ai eu de bons professeurs, qui sont de très bons conseils. Affirmais-je.

Souriant, il enleva son genou de ma poitrine, me libérant mais je ne bougea pas. Il se mit à genou et se rapprocha de moi, enlevant une mèche de cheveux collée sur mon front à cause de la sueur pour la remettre à sa place.

-Et j'en aurais d'autres à te donner. M'annonça-t-il.

Je profitais que son visage soit proche du mien pour empoigner le tissu du haut de sa tenue de mes mains et grâce à mes jambes que je passais autour de ses hanches pour le faire basculer sur le dos tandis que je me mis sur lui pour le plaquer au sol. A ses yeux, je vis qu'il s'y attendait un peu.

-J'ai été si prévisible que ça ?

-Disons que je me suis mis de cette manière pour voir comment tu allais réagir.

-Et alors ?

-Tu as réussis avec brio.

Souriant de toutes mes dents à l'homme sous moi, je m'installais un peu plus confortablement sur lui pour ne pas non plus l'écraser. J'étais assise à califourchon sur son bas-ventre et mes mains sur ses épaules.

Nous savoir dans cette position ne me dérangea pas le moins du monde alors que si ça aurait été avec Stéphane, j'aurais été gênée. Je me mis une gifle mentale de penser à lui alors qu'Ardeth était sous moi, semblant attendre que je me lève.

Mais il était hors de question que je me lève, j'en n'avais pas envie. Je me baissais afin de sceller nos lèvres par un baiser. De suite, il répondit en faisant bouger les siennes en rythme avec les miennes.

Mes mains déménagèrent de ses épaules à son cou et son visage tandis que je le sentis bouger les siennes pour les mettre dans mon dos, le caressant de haut en bas. Inconsciemment, je commençais à bouger mon bassin en rythme sur le sien et bien sûr, il répondit à mes mouvements. Ses mains descendirent sur mes fesses qu'il empoigna. On gémit tous les deux à la sensation.

Rapidement, Ardeth nous fit basculer, se retrouvant ainsi sur moi sans rompre à un seul moment le baiser. De suite, l'enroulais mes jambes autour de ses hanches. Nos mains se firent plus entreprenantes jusqu'au moment où Ardeth stoppa tout, baisers et caresses. Je ne vous cache pas que j'ai râlé quand il fit ça.

-Ne râles pas !

-Tu as osé te stopper !

-Mila…je refuse de prendre le risque de perdre le contrôle.

-Ardeth…

-Non Mila, je ne te prendrais pas ton innocence étant donné que tu seras amené à te marier.

Il était trop mignon et prévenant. Doucement, je posai ma main sur sa joue et l'embrassa chastement.

-Etant donné que je viens d'une autre époque et que j'ignore si les dieux m'y renverront un jour, je ne pense pas que je me marierai un jour. Si je dois retourner dans mon monde, cet homme souffrira et ça, je le refuse. Et si je dois donner mon innocence à quelqu'un de cette époque, je ne pense à personne d'autre que toi. Et surtout qu'à mon époque, il est normal d'être intime avec une personne avant le mariage et même de ne pas se marier avec la personne.

Il me regarda, surpris de cet aveu avant de ravoir un sourire en coin. Il m'embrassa de nouveau avant de passer ses mains sous moi afin de me soulever pour qu'on soit en position assise. J'espérais qu'on aille plus loin mais c'était sans compter sur lui qu'il nous remit en position debout et stoppa tout. Il me murmura que si on devait devenir intime selon mes mots, ce ne serait pas sur le sol de sa cave.

Puis il remonta à l'étage tandis que je râlais de nouveau intérieurement. Je pars dans trois jours et après je ne le verrais que dans un mois, si on pouvait se voir. Dans ma tête, je ne pouvais pas attendre un autre mois minimum, je ne sais comment vous expliquer ça mais je sais du plus profond de mon être que c'est à lui que je veux donner ma virginité. A lui et personne d'autre. Surtout qu'avec ses obligations, tout pouvait basculer en une fraction de seconde.

Je remontais au rez-de-chaussée puis au 1er étage pour voir Ardeth se passer de l'eau sur le visage dans la salle de bain. Même ça, il se faisait d'une manière….sex. Je me mordillais la lèvre inférieure lorsqu'il me regarda à travers le miroir, levant un sourcil de questionnement.

-Quoi ?

Je relâcha ma lèvre et passa ma langue sur les deux pour les humecter. Doucement, je me rapprocha de lui et l'enlaça de derrière. De suite, il mit ses mains sur les miennes qui étaient croisées sur son torse. Ma tête était sur son dos.

-Ardeth, tout à l'heure, je ne te mentais pas quand je te disais que je ne pensais à aucun autre homme que toi si je devais donner ma virginité. Depuis que je t'ai revu dans le musée après la résurrection d'Imhotep, je n'ai pas arrêté de penser à toi. Quand tu as affronté ses prêtres tout seul à Hamunaptra, j'ai cru que mon cœur allait s'arrêter en te voyant foncer dans le tas. Depuis que je suis partie à Londres pour la première fois, je me suis rendue compte que je n'ai quasiment jamais pensé à Stéphane, que ce que je ressentais pour lui n'était pas du tout de l'amour, que ce n'était rien à côté de ce que je ressent pour toi. Mon esprit et mon corps réagissent tellement quand je suis auprès de toi, quand je pense à toi. Je ne m'imagine pas être dans d'autres bras que les tiens. Ces trois mois sans venir ont été une torture en ne sachant pas quand est-ce que je pouvais te revoir.

Tu es en train de vider ton sac Mila et la vie est trop courte, alors balances tout ! Je n'avais tellement pas l'habitude de me confier comme ça que des larmes perlaient dans mes yeux. J'avais peur de le perdre en lui avouant tout ça.

-Tu as…tu as capturé mon esprit et mon cœur dès que je t'ai regardé dans les yeux dans la réserve du musée, j'espère ne jamais devoir retourner dans mon époque car… je suis tombée amoureuse de toi Ardeth et je prie les dieux anciens pour prendre ça en compte et me laisser vivre ici, car je ne m'imagine pas retourner dans mon époque en sachant que qu'Evy, Rick, leur enfant, Jonathan et surtout toi, vous n'y serez pas.

J'eus du mal à dire la fin de ma phrase car les larmes coulaient sur mon visage et j'avais une boule dans la gorge, j'avais peur de sa réaction, allait-il rire ? Se moquer ? Partir ? J'appréhendais de plus en plus en le sentant relâcher mes mains.

Se tournant sur lui-même, il se mis face à moi. N'osant pas le regarder, je gardais la tête baissée, les yeux vers le sol. J'avais l'impression d'être de retour trois mois auparavant, quand il m'a donné la clé de la maison car il passa ses doigts sous mon menton pour relever ma tête. Mais même là, je gardais mes yeux baissés.

-Mila…je t'en prie. Regardes moi.

Après une hésitation, je fis ce qu'il me demandait et le regarda dans ses yeux. Je ne vis aucune trace de moquerie dans son regard marron. Appréhendant de plus en plus, je mordais ma lèvre inférieure pour empêcher d'autres larmes d'arriver.

Soudain, il me colla à lui et captura mes lèvres avec les siennes et m'offrir un baiser à m'en retourner le cerveau. Il me fit reculer jusqu'au mur de la pièce où il me plaqua contre. Je répondis à son baiser tout en le tenant afin de ne pas me séparer de lui. A bout de souffle, il rompit notre étreinte et me regarda dans les yeux. Je t'en supplies, dis quelque chose Ardeth. Je t'en supplie.

-Je prie les Dieux anciens et aussi Allah afin que tu restes ici, tous les jours Mila. Je t'aime, mon étoile venue du temps.

Cette simple phrase me fit rire tout en pleurant de nouveau avant que je passe mes bras autour de son cou pour l'embrasser de nouveau. Son étreinte se fit plus douce que la précédente. Son étoile venue du temps, j'aimais ça.

Je sentis ses mains descendre le long de mon dos pour atterrir sur mes fesses. Immédiatement, il les empoigna afin de me soulever. Directement, j'enroulais ses hanches de mes jambes et crochetai mes pieds dans son dos. Sans rompre le baiser, Ardeth me porta et m'emmena dans la chambre que j'occupais et nous fit basculer sur le lit, moi en dessous de lui.

Mes mains se baladèrent sur son torse encore couvert de sa tunique noire tandis que je sentais ses mains remonter, une sur mon cou, l'autre sur une hanche et qui remontait doucement vers le haut.

Cette fois-ci, ses gestes ne me faisaient pas peur. Au contraire, j'avais même envie qu'il continue. Alors que nos lèvres étaient toujours scellées, je sentis qu'Ardeth « innovait » sur quelque chose. Sa langue était en train de taquiner mes lèvres tandis que notre baiser ne se stoppait pas. Confiante sur ses actions, j'ouvris mes lèvres et laissa sa langue aller à la rencontre de la mienne une première fois, une deuxième fois. Je gémissais à cette sensation et colla un peu plus mon bassin au sien en appuyant mes talons sur ses reins. Je finis par répondre à cette rencontre en essayant de bouger ma langue au même rythme que la sienne. Je n'avais jamais expérimentée cela, et mon dieu que ça me plaisait.

Sa main passa délicatement sous mon haut et me caressa le ventre, découvrant ainsi que j'étais assez chatouilleuse sur cette partie du corps, la seule heureusement. Il arrêta le baiser et me regarda avec un sourcil levé.

-Intéressant ! Déclara-t-il.

Je sens qu'il va aimer taquiner cette partie de mon corps. Anticipant la suite, je me mordis de nouveau la lèvre inférieure. Je brûlais de désir et d'impatience en sentant son corps contre moi et en voyant la manière dont il me regarde en ce moment.

Il ôta sa main qui était dans mon cou afin de prendre cette même lèvre inférieure entre ses doigts pour l'enlever de mes dents. Immédiatement, je pris l'extrémité de deux de ses doigts dans ma bouche en le regardant dans les yeux.

Comme si il avait reçu un coup d'électricité, Ardeth se redressa sur ses genoux et commença par ôter sa ceinture qui fermait sa tenue. Relâchant la prise de mes jambes, je le libérai afin qu'il ait une meilleure liberté de mouvement et obsersa la scène qui se déroulait sous mes yeux. Une fois la ceinture au sol, je le vis enlever le haut de sa tunique, me laissant le plaisir d'avoir en face de moi un torse musclé, au teint hâlé avec pas un pète de gras et de poil. Un dieu vivant quoi.

Doucement, je me redressa, me mit à mon tour à genoux, en face de lui. Je posais mes mains sur son torse et commença à caresser chaque parcelle de peau qu'il y avait sous mes doigts tandis que j'embrassais par de légers baisers un de ses pectoraux. Plus mes mains remontaient sur son torse, plus mes lèvres en faisaient de même, j'arrivais vers son cou, son menton, ses lèvres.

Je sentis les mains d'Ardeth prendre les bords de ma chemise, à la recherche des boutons qui la fermaient. Toujours avec la délicatesse dont il était doté, il défit un à un les boutons jusqu'à ce que ma chemise soit complètement ouverte puis il me l'enleva avant de la mettre au sol. On était tout les deux en pantalon, j'avais juste mon soutien-gorge en plus.

Il stoppa le baiser et garda son front contre le mien, j'adorais quand nous étions comme ça. Je le sentis poser ses mains dans mon dos, à la recherche des agrafes de mon sous-vêtements, une fois qu'il les eut en main, il me murmura :

-Souhaites-tu arrêter là Mila ?

Il était adorable et prévenant, ce qui me faisait l'aimer encore plus. Pour lui répondre, je passais ma main dans mon dos et poussa ses mains afin de dégrafer moi-même mon soutien-gorge. Souriant à mon initiative, Ardeth prit les bretelles dans les mains et l'envoya rejoindre ma chemise et le haut de sa tenue sur le sol. De suite, il captura de nouveau mes lèvres et nous fit basculer sur le lit, toujours sur moi. Une fois allongée, il déplaça ses lèvres pour les poser sur ma joue, puis mon cou et les fit descendre jusqu'à ma poitrine.

J'ai même pas chercher à retenir mon gémissement quand j'ai sentis ses lèvres sur un de mes seins. Heureusement qu'on était seul dans la maison. Il commença avec de simple baiser tandis qu'une de ses mains taquinait l'autre sein. Mes mains, quant à elles, étaient dans ses cheveux ou serraient le drap du lit sous la sensation qu'il me procurait.

Je lâchais un léger cri en le sentant prendre l'extrémité de mon sein dans sa bouche, jouant avec avec ses dents sans pour autant me faire mal. Je sentis même un rire passer la barrière de sa bouche en m'entendant puis il passa sur l'autre sein. Il le taquina moins longtemps car il passa sur l'enlèvement de nos pantalons, il commença d'abord avec le mien et enleva en même temps mon sous-vêtement, la dernière barrière entre lui et mon intimité.

Je ne ressentais aucune gène, aucune honte d'être nue devant lui, pas quand il me regardait comme ça, je pouvais voir des flammes de désirs dans ses yeux. Il enleva à son tour son pantalon et je découvrit qu'il ne portait aucun sous-vêtement en dessous. Intéressant !

Il se remit sur moi, capturant mes lèvres des siennes et on gémit tous les deux dans la bouche de l'autre en sentant nos sexes rentrer en contact. Rien qu'à ce contact, je pouvais deviner sans regarder qu'Ardeth était…bien gâté par la nature.

-Tu me fais confiance ? Me demanda-t-il.

-Toujours.

Toujours en souriant, Ardeth descendit vers le bas de mon corps tout en déposant des baisers brûlants sur ma peau. Je fermais les yeux, savourant ses gestes et mordit de nouveau ma lèvre inférieure sous les sensations que je pouvais ressentir. Je le sentis se rapprocher de mon intimité, de plus en plus.

Je criais sans retenue en le sentant embrasser ma féminité pour ensuite utiliser sa langue. Il commença par la « surface » si on peut dire et rien que ça, c'était une sensation incroyable. Je ne retenais pas mes gémissements, je gémissais son nom en continue, je ne voulais pas que ça s'arrête.

-Oh mon DIEU !

Je criais ce dernier mot pour une bonne raison, Ardeth avait pénétré mon intimité avec sa langue et avait commencé à me caresser de ses doigts. Sa langue alternait entre me pénétrer et caresser mon clitoris. Mes mains serraient le drap sans relâcher leur prise. Mon dieu que c'était bon !

Sa bouche délaissa mon intimité pour remonter vers ma bouche mais ses mains continuaient leur travail. L'une d'entre elle était toujours entre mes cuisses, caressant mes lèvres intimes sans s'arrêter.

Je passais mes bras autour de son cou afin d'approfondir notre baiser que je stoppais à cause d'une légère douleur, Ardeth avait commencé à me pénétrer d'un de ses doigts. Il stoppa immédiatement chacun de ses gestes et me murmura qu'il était désolé et que je devais respirer à fond. Il n'avait pas à être désolé, étant vierge, c'est normal que ça fasse mal non ?

-Je t'en prie Ardeth, continues. Lui murmurais-je. Ca va passer.

Pendant dix bonnes minutes, il a été encore plus doux qu'il m'avait déjà montré. Alternant des baisers sur ma bouche, ses caresses sur ma féminité. Sa patience et sa douceur fit que maintenant, je gémissais de plaisir en sentant deux de ses doigts faire des vas et viens en moi. Avec une respiration irrégulière, j'avais mis ma tête contre son cou, mes bras sous les siens et tenant fermement son dos.

Au bout d'un moment, Ardeth se décala légèrement de moi et m'embrassa la tempe, puis la joue, puis les lèvres avant de me demander.

-Est-ce que tu es prête ?

Est-ce qu'on est vraiment prête pour notre première fois ? Je n'en sais rien mais je savais que je ne risquais rien dans ses bras. Pour lui répondre, je l'embrassais passionnément, essayant de transmettre tout ce que je ressentais dans ce baiser, rien que pour lui dire : « oui, vas-y ».

Il enleva ses doigts et présenta son sexe à l'entrée du mien avant de le pénétrer doucement. J'essayais de ne pas bloquer ma respiration sous la douleur mais c'était dur. Ardeth continuait de me murmurer qu'il était désolé, que je devais respirer, que ça sera vite terminé. Il se stoppait à intervalle régulier et m'embrassait à chaque fois, le temps que la douleur passe. Mais je crois que j'ai connu pire comme douleur, quand Imhotep avait commencé à aspirer ma force vitale. Je me focalisais sur autre chose que la douleur, comme par exemple cette petite cicatrice qu'il a sur son épaule, celle que je lui avait faite à Hamunaptra en lui tirant dessus. De suite, j'embrassais cette petite marque tandis qu'il buta au fond de moi.

Il m'embrassa de nouveau sur la tempe pour attirer mon attention et de suite, je l'embrassais à pleine bouche. Il recula légèrement son bassin et redonna un coup. Puis, progressivement, ses mouvements se firent plus amples tandis que je commençais à gémir de plaisir, la douleur disparaissant au fur et à mesure de ses vas et viens.

On gémit de nouveau dans la bouche de l'autre avant qu'Ardeth mit à son tour, sa tête dans mon cou. Je fis pareil et crocheta mes jambes autour de ses hanches afin qu'il approfondisse encore plus ses pénétrations. Je murmurais sans m'arrêter son prénom alors qu'une de ses mains se faufila entre nous et caressa mon bouton de chair. De suite, je posais mes mains sur ses fesses, les griffant légèrement au passage à la sensation de sa main entre nous.

Les mouvements d'Ardeth s'accélérèrent de même que nos respirations jusqu'à ce qu'il se libéra en moi. Ne voulant pas m'écraser, il s'allongea à mes côté, sortant de moi. De suite, je me mis contre lui, ma tête sur son torse alors qu'on reprit une respiration normale. On avait fait l'amour sans protection mais disons que depuis que j'étais arrivée dans cette époque, je n'avais plus du tout mes règles. Je me demande pourquoi les dieux anciens me les ont supprimé.

Une des mains d'Ardeth me caressait le bras du bout des doigts tandis qu'il m'embrassa au niveau des cheveux. Immédiatement, je tournai la tête vers lui et l'embrassai passionnément. Bien sûr, il répondit à ce baiser avant que je ne cale finalement ma tête dans son cou, ignorant la douleur que je ressentais entre mes cuisses. Certes, j'ai eu le plaisir qui a gagné sur la douleur, mais il ne faut pas oublier que c'était ma première fois.

On s'endormit comme ça, en pleine après-midi, dans les bras de l'autre.