Merci beaucoup pour tous les commentaires. ça me donne une pression de fou, par contre. J'adore la fanfic que j'écris et j'essaie au maximum de transmettre mon imagination du mieux possible. J'ose espérer que cela vous plaira par la suite.


Chapitre 5 :

Tu t'en souviens, d'une certaine façon

« Qu'est-ce que tu fais ! »

Sherlock s'était écrié en entrant dans la chambre quand il vit Mycroft en train de s'habiller, de ses vêtements tristement mornes, typiques de la bourgeoisie anglaise. Il venait tout juste de réajuster sa veste et de serrer sa cravate. Il tourna la tête vers son cadet, et lui adressa un sourire d'excuse.

« Je n'ai pas l'intention de rester des jours dans un lit, comme un malade, expliqua-t-il.

- Tu es malade.

- Ne sois pas ridicule.

- Tu es malade dans ton esprit, insista Sherlock.

- Je ne suis pas le seul, rétorqua Mycroft en le toisant.

Le détective se mordit les lèvres, agacé et énervé, restant devant la porte, voulant empêcher son frère de sortir. Il était largement plus fort que lui et bien que son ainé soit plus grand, il était certain qu'il n'oserait pas la confrontation physique.

- Si tu comptes m'interdire de sortir, il faut que tu cesses de me jeter des regards de chiot, mon cher frère, lança Mycroft en rangeant ses pyjamas.

- Je…ne le fais pas.

- Tu sais que tu ne peux pas me séquestrer…surtout chez nos parents. »

Il prit son temps pour la réfection de son lit, s'amusant intérieurement du comportement légèrement infantile de son frère, qui ne bougeait pas d'un pouce de la porte.

« Tu dois me promettre que tu ne feras rien de déraisonnable, finit-il par lâcher.

- Ne vas-tu me surveiller, petit frère ?

- Je te connais, dès que je ne porterai plus l'attention sur toi, tu sauteras sur l'occasion…

- Pitié, Sherlock, j'ai l'impression que tu es en train de te décrire.

- N'est-ce pas ce que tu as dit, nous étions pareils ? Du même camps ? rétorqua Sherlock rappelant les mots que Mycroft avait jadis prononcé.

L'ainé se plaça en face de lui, ses lèvres esquissant un petit sourire, un semblant de fierté dans son cœur quand il vit que Sherlock avait tout de même retenu ses paroles. Il avait toujours pensé qu'il n'écoutait pas et qu'il portait véritablement l'attention. Il faut croire qu'il avait tort.

« Je me souviens, Sherl' et je me souviens de ta réponse…négative, répondit-il impassible.

- Ah bon ? J'ai dit ça ? feignit Sherlock surpris.

- Me dit pas que tu as oublié ce que tu m'as dit.

- Je supprime pas mal de choses de ma mémoire. »

Face à cette réplique, Mycroft exprima une certain confusion, Sherlock se moquerait-il de lui ? Mais à travers ses yeux, il découvrit qu'il était tout à fait sérieux quant à ses propos. C'est alors qu'il réalisa une chose : Sherlock avait probablement effacé de son esprit tout ce qu'il a pu dire à Mycroft, mais avait retenu les paroles de son frère, pensant inconsciemment que c'était le plus important. Il aurait être heureux de cela, mais cela le troubla au plus haut point et il en ignorait la raison.

Lorsqu'ils descendirent, leurs parents les attendaient debout au milieu du salon, avec une anxiété visible. Ils avaient entendu l'agitation à l'étage. Mme Holmes se précipita vers Mycroft, lui prenant les bras, inquiète de voir son fils ainé debout.

« Mike, tu devrais te reposer, Sherlock pourquoi l'as-tu laissé sortir ? fit-elle en se tournant vers son cadet.

- Nous allons prendre l'air, répondit-il, ne t'inquiètes pas.

- Est-ce judicieux pour toi, fils, questionna le père doucement à l'attention de Mycroft.

Ce dernier soupira, cachant son irritation grandissante. Il n'aimait pas du tout ce genre d'attention.

- Comme l'a dit si bien Sherlock, nous allons prendre l'air, cela fait presque une semaine que je suis enfermé et je souhaiterai un minimum respirer un peu d'air de cette magnifique campagne. »

Son cadet émit un rire moqueur, tout en saisissant son manteau Belstaff, malgré le fait qu'il soit en été.

« Ne t'en fais pas, maman, je ne le quitterai pas des yeux. »


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Rudy Vernet, anciennement Rodolphe, ne s'attendait pas à ce que la police soit à sa porte aussi tôt le matin, à sa demeure située au centre de Kensington. Des voitures de polices s'étaient garés devant son habitation,

Il n'avait pas non plus prévu d'ouvrir à un certain Greg Lestrade, qui souriait de toutes ses dents, lorsqu'il annonça qu'il venait faire une perquisition. A ce moment-là, Rudy n'était pas tout à fait bien habillée, lui qui avait pris l'habitude de se maquiller et de porter des vêtements de femmes, allait maintenant se présenter en peignoir et chemise de nuit.

« Puis-je savoir pourquoi ?

- On nous a signalé un cambriolage dans le voisinage, cette nuit, et un témoin affirme qu'un individu est entré chez vous. Donc il est possible que le suspect soit chez vous.

- Quoi ? Qu'avez-vous inventé ? Vous n'avez pas de mandats, vous ne pouvez pas…

- Oh, il s'avère que si, en fait, coupa Greg en dévoilant un document sous les yeux de Rudy.

Il s'en saisit rapidement et remarqua avec horreur que le papier était bien un officiel. Il fusilla Lestrade du regard, qui n'en démordit pas.

« Sachez Inspecteur que je ferai en sorte de vous coller un procès pour prouver que cette perquisition est un abus et un compte monté contre moi.

- J'ai hâte de voir ça, dit Greg sans aucune crainte, maintenant si vous permettez, je dois faire mon travail. »

Sans aucune gêne, l'inspecteur le poussa négligemment, suivi par un groupe de policiers, infiltrant la maison comme une scène de crime. Rudy vit rouge et attrapa l'inspecteur, une rage non dissimulée.

« J'ignore pourquoi vous faites cela, mais vous allez le regretter, inspecteur.

- Je ne fais que suivre la procédure habituelle, quand nous verrons que vous n'avez rien avoir avec le vol en question, je partirai.

- Suis-je un suspect ?

- Possible.

- C'est un affront.

- Pardonnez-moi, Monsieur …Vernet ? Comment dois-je vous appeler, je sais plus trop si vous êtes un homme une femme, demanda Greg confus en le regardant de la tête aux pieds.

- Allez-vous faire foutre. »

Greg laissa l'oncle des Holmes se diriger vers l'étage, probablement vers sa chambre, pour s'habiller. Il jeta un coup d'œil à sa montre, il devait faire vite. Il sortit une petite oreillette, qu'il activa à son oreille.

« Hello, John, murmura-t-il pour éviter que ses collègues ne le remarque.

- Je t'entends Greg. Comment ça s'est passé ?

- Horrible, j'ai cru qu'il allait me tuer sur place.

- Fais attention, Sherlock m'a dit que Rudy était encore plus redoutable quand il se changeait en femme.

- Sérieusement ? T'es sur qu'il exagérait pas un peu ?

- Je doute que Sherlock ait exagéré sur ce point, n'oublie pas qu'ils sont de la même famille. »

L'inspecteur hocha la tête, approuvant ce point. Il n'était pas sur qu'un jour il puisse survivre à cette famille tout aussi étrange que fascinante. Il avait rencontré les parents de Sherlock, un jour, et avait cru qu'ils étaient normaux, mais il s'avère que c'était qu'une façade.

« Bien, où dois-je aller ? demanda-t-il.

- Il faut que tu disperses tes collègues, un peu partout dans la maison, pour qu'ils prélèvent des preuves.

- John, il n'y a de preuves, ça va se faire vite.

- Ne t'en fais pas, donne l'ordre de relever tout ce qui peuvent, surtout dans le jardin et au rez-de-chaussée, dis leur que tu t'occupes de l'étage. »

Il s'exécuta, non ravi de devoir obéir aux ordres de John. Fort heureusement, ses collègues ne se posèrent pas plus de questions et il était soulagé de voir qu'ils se dispersèrent comme il avait demandé.

« Ensuite dirige-toi à l'étage et tu trouveras une pièce au fond du couloir. »

Il grimpa l'escalier en marbre qui le mena effectivement dans un grand couloir tapissée de rouge. La première porte à sa gauche était fermée et il devina assez rapidement que c'était la chambre de Rudy. Il passa rapidement devant, espérant être le plus discret possible. Puis, il entra dans la pièce en question qui était ouverte.

C'était un bureau qui ressemblait à s'y méprendre à celui de Mycroft. Rudy avait bien éduqué et formé son neveu pour qu'il reproduise exactement le même style de bureau.

Il referma la porte doucement, puis, il soupira.

"John, tu sais que si on me prend en train de fouiller l'ordinateur d'un gars qui travaille pour le gouvernement, je risque gros, rappela-t-il à son interlocuteur, c'est un vol que je devais enquêter, je n'ai aucune raison de toucher un ordinateur.

- Je sais. Fais le pour Sherlock.

- Merde, je te jure, John…J'ignore à quel point ce Rudy a un tel pouvoir dans ses relations, mais ce n'est pas…un jeu.

- Greg, je crains qu'il n'y ait pas de retour en arrière, tu avais accepté de faire ça. Je te rappelle.

- Je sais, et quel idiot, j'ai été, marmonna-t-il en s'avançant vers le bureau où un ordinateur portable attendait patiemment.

- Sherlock ne t'aurait pas fait prendre un risque, tu le connais, il sait ce qu'il en coute, il nous l'a demandé à tous les deux et nous avons accepté. »

L'inspecteur s'installa sur le fauteuil, ouvrant l'ordinateur où s'affichait alors l'écran du mot de passe.

« C'est bloqué par un mot de passe, décrit-il.

- C'était clairement prévisible.

- J'appelle Sherlock ?

- Non, tape « Robespierre ».

- Robespierre ? répéta-t-il en écrivant le nom.

Il connaissait un minimum l'histoire et savait que ce nom appartenait à un homme politique français à l'époque de la révolution Française. Est-ce que l'Oncle Rudy était un fan de cet homme ?

A sa grande surprise, cela lui permit d'atteindre l'écran d'accueil où le fond était une image de la couronne royale, ce qui était contradictoire au mot de passe. Il chercha ensuite des fichiers et des dossiers compromettantes, c'est là qu'il se rendit compte que Sherlock n'avait pas précisé ce qu'il devait récupérer comme dossiers.

« John, qu'est-ce que je dois chercher en fait ?

- Introduis la clé que je t'ai donné.

- Ah oui, fit-il en sortant de sa poche une clé USB simple.

Il se questionna vraiment sur son utilité. Allait-il devoir copier l'intégralité du pc portable de Rudy ? Lorsqu'il introduit l'engin dans la prise associée, l'écran grisailla légèrement si bien qu'il crut que c'était un faux contact. Puis, la stupeur le saisit quand il vit que la souris bougeait tout de seul sur l'écran.

- Grand Dieu, John, s'écria-t-il.

- Ne panique pas, le rassura John, cette clé nous permet de relier l'ordinateur à un unité centrale géré par un hacker ?

- Un hacker ? Tu aurais pu me prévenir.

- Désolé, j'ai oublié, je te présente Toby, un ami de Sherlock. »

La souris sur l'écran bougea avec vivacité comme pour lui faire coucou.

« Ne me dis pas que tu es avec ce hacker ?

- Ah…je te l'ai pas dit ?

- John, je croyais qu'on était ami !

- Pardon, Greg, le stress, tout ça.

- Tu me dois un restau.

- Quoi ? C'était l'idée de Sherlock.

- Comment ça c'est son idée ?

- Excusez moi les filles, dit une voix qu'ils connaissaient pas, mais ça va prendre du temps pour avoir accès à ces fichiers cachés.

- Toby a raison, Greg, il va falloir que tu fasses diversion pendant un temps, occupe l'Oncle Rudy le plus longtemps possible et dès qu'il a fini, on t'appellera. »

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Après que Rudy soit coiffé, maquillé et habillé, il sortit, accompagné de sa canne favorite, finalement de sa chambre et fut exaspéré de voir que l'inspecteur Lestrade dans le couloir. Il plissa des yeux, incapable de cacher sa méfiance sur la présence réelle du policier.

« N'avez-vous pas fini ? cette mascarade est totalement futile et inutile.

- Je dois quand même vous interroger.

- M'interroger ? Cette perquisition est grotesque.

- Tout comme l'accusation que vous portez contre Sherlock Holmes, rétorqua Greg froidement.

Rudy se figea, puis éclata alors de rire.

« C'est donc ça, vous venez…vous venger. N'est-ce pas ? Après m'avoir fait tourné en rond, vous voulez voir mon visage de la défaite ? Sachez que je retrouve toujours mon neveu, peu importe où il se cache, dites le lui.

- J'ignore où il se trouve.

- Vous ne savez pas mentir, inspecteur. » ricana Rudy en se dirigeant vers les escaliers.

Ils descendirent les marches, puis l'homme du gouvernement nota l'absence des policiers chez lui. La soi-disant perquisition aurait du durer plus longtemps, même s'il n'y avait rien. Il s'introduit même dans son salon pour vérifier et constata qu'il n'y avait plus personne. Il pivota vers l'inspecteur qui afficha un air innocent.

« Vous avez déjà fait partir vos hommes ?

- Eh bien on a retrouvé le voleur.

- Comment cela ?

- Le voleur était un singe.

- Pardon ? »

Greg ne put s'empêcher de rire, les yeux pétillants d'amusement.

« Ah, j'avais oublié de vous informer qu'il y a deux jours, un singe provenant d'un cirque bohémien s'était enfui et se promenait quelques parts dans le quartier. Il vient d'être attrapé il y a quinze minutes de cela dans votre jardin, mes hommes sont donc partis. »

L'Oncle Rudy se mordit les lèvres, contrôlant sa colère, face aux rires de l'inspecteur qui jouissait de la situation. Ce dernier s'assit confortablement, dans un des fauteuils, croisant ses jambes. Cela ne plut pas du tout au Vernet, qui lui siffla d'un ton méprisant.

« Que faites-vous ici, alors ?

- C'est évident, non ?

- En quoi ?

- Eh bien, vous êtes l'Oncle de Sherlock et Mycroft Holmes.

- Ne tournez pas en rond, Inspecteur, où je serai capable d'appeler mes hommes pour vous sortir de ma maison, maintenant que vous n'avez plus aucune raison d'être ici. »

La menace était claire mais Greg ne réagit pas à la menace, au contraire, il souriait toujours.

« Il est vrai que vous avez un pouvoir plus important que moi, simple fonctionnaire de police, travaillant à Scotland Yard, et même si je trouve que Sherlock Holmes est un homme, incroyablement insupportable, je me questionne véritablement sur la raison pour laquelle vous avez décidé de faire de lui le meurtrier de son propre frère.

- N'avez-vous pas écouté ce que j'ai dit, inspecteur ? Mycroft est un homme puissant, qui influence le gouvernement, la couronne, l'économie, il est le numéro 1 des hommes les plus importants du pays, si on apprend qu'il s'est suicidé, nous serons face à une hécatombe.

- Alors pourquoi Sherlock ? Pourquoi accuser votre propre neveu ? Vous auriez pu choisir une personne lambda, non ? Vos services secrets auraient pu trouvé le coupable idéal, alors pourquoi Sherlock ? »

Les traits de Rudy se durcirent et jamais Greg n'aurait cru qu'un maquillage pourrait rendre si terrifiant, cela lui donna même des frissons. Il n'y avait plus rien de féminin sur Rudy, qui ressemblait d'avantage à un être sorti tout droit des profondeurs de l'enfer.

« Pour ce pays, j'ai du sacrifier un nombre incalculable d'hommes et de femmes, et Sherlock en fera partie. C'est un sacrifice que je serai prêt à payer.

- Pourquoi ? Pourquoi Sherlock ?

- Parce qu'il est la… »

La sonnerie de portable de Greg le coupa et les fit sursauter et ce dernier décrocha alors. Au bout du fil, il entendit la voix de John, lui annonçant que c'était terminé, qu'il pouvait se retirer. C'était plus rapide qu'il ne l'aurait cru. A ces mots, il soupira de soulagements et se leva plus vite qu'il ne l'aurait dû.

« Désolé, monsieur Vernet, j'ai été très heureux de vous parler, mais j'ai une urgence. »

Sans même que l'autre homme ne dise quoique ce soit, il s'enfuit, heureux de quitter cette maison qui lui donnait de la nausée. Il n'avait jamais vu une personne qui haïssait autant quelqu'un.

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Cela faisait très longtemps que les deux frères n'avaient pas marché au milieu du village de leur parent. Il n'y avait pratiquement personne aux alentours et les rares villageois qu'ils rencontrèrent ne firent même pas attention à eux. La maison de leur parent était la plus grand du village et se situaient au abord, les Holmes étaient respectés et appréciés et beaucoup savaient que Sherlock et Mycroft étaient leurs étranges enfants.

Au bout d'un quart d'heures de marches, Mycroft se sentit épuisé et essoufflé. Il tenta de cacher cela à Sherlock mais celui-ci n'était pas dupe, et ils s'arrêtèrent tout juste à côté d'une épicerie, la seule du village.

« Tu es resté un peu plus d'une semaine alitée, expliqua Sherlock.

- Merci bien, je le sais, maugréa l'autre Holmes en s'asseyant sur l'unique banc.

Son cadet s'installa à ses côtés. En face d'eux, ils pouvaient admirer une vue descendante sur la campagne anglaise, mais les deux frères n'étaient pas du genre à s'extasier face à la beauté de la nature.

- De toutes manières, tu n'as jamais été très sportif, fit Sherlock.

- Tu es ce que je ne serai jamais, un homme d'action, de terrain, mon frère.

- J'ai d'autres activités plus intéressants à consacrer, assura-t-il.

Un homme assez âgé passa devant eux, pour entrer dans l'épicerie, il les salua poliment et les frères Holmes lui rendirent la pareille.

« C'est Alfred, l'ancien postier, décrivit Sherlock.

- Oui, je me souviens de lui, tu adorais le faire peur pendant ses tournées.

- Fort heureusement, il ne souvient plus de moi.

- Sa femme est morte d'un accident de voiture, poursuivit Mycroft.

Face à cette révélation inattendue, Sherlock faillit s'étouffer, se gardant bien de lâcher une exclamation de choc.

- Pourquoi est ce que tu me dis ça ?

- Je pensais que ça t'intéressait, qui te dis qu'il ne l'a pas tué pour obtenir son héritage, ils n'ont pas eu d'enfants et sa femme avait hérité de son père qui était un médecin de ville qui avait laissé pas mal d'argent de côté.

- Mycroft, je…ne cherche pas tout le temps le crime, protesta Sherlock.

- Bien sur que si.

- Non !

- Ne nie pas Sherlock, je sais que tu es intrigué par ce que je viens de t'annoncer. »

Le détective déglutit, évitant le regard de son frère, face à l'évidence. Bien sur qu'il était intrigué, il ignorait cette histoire et trouverait ça fascinant de connaître la vérité.

« D'accord, un peu, marmonna-t-il.

- Je m'en doutais, sourit Mycroft satisfait de sa réponse, mais rassure toi, il ne l'a pas tué, elle est vraiment morte d'un accident de voiture, en pleine nuit, elle était sous l'effet de l'alcool et elle a renversé un jeune adolescent, qui a failli perdre l'usage de sa jambe gauche.

- Eh bien, ça aurait été marrant qu'il perde sa jambe gauche, qu'est-ce qu'il foutait en pleine nuit ?

- Je parlais de toi, Sherlock. »

Un gros silence vola entre eux. Le cadet rougit subitement, se tournant vers son frère, offensé, lui rappelant alors ses faiblesses.

« Je ne m'en souviens pas.

- Je serai étonné que tu t'en souviennes, tu as une capacité de suppression de mémoire qui te permette de faire face à tes traumatismes. »

Il voyait où voulait en venir son frère, et pourtant cela ne l'intriguait pas plus que cela à comprendre son cerveau, génie soit-il. Il savait qu'il avait oublié Eurus pour se protéger mais en sachant cela, combien de souvenirs avait-il effacé pour se préserver ?

« Est-ce que tu penses que c'est une mauvaise chose d'oublier volontairement ? s'enquit-il.

- Non, au contraire, c'est une force chez toi que j'envie. C'est quelque chose que je ne peux guère faire.

- Oublier sa propre sœur n'est pas une force, grinça-t-il.

- Dans ton cas, si. Si tu avais gardé le souvenir d'elle, tu ne serais pas devenu l'homme que tu es aujourd'hui.

- Est-ce que…j'ai oublié des souvenirs que j'avais eu avec toi ? »

Sa question fit blêmir Mycroft, qui baissa les yeux, incapable de croiser le regard de son frère.

« Je l'ignore, Sherlock, je ne suis pas dans ta tête, qui sait ce que tu renfermes. »


Beaucoup de dialogues, désolé. Mais c'est l'essence même de Sherlock si je puis dire. :3