Bonjour tout le monde !

Ici Storiesmania !

Aujourd'hui je vous présente le 5e chapitre de Gardiens fantômes et malédiction

Excusez-moi, je suis un peu en retard. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop lol

Je tiens à rappeler que cette fic ne suis PAS DU TOUT le canon.

Bonne lecture

(Et peut-être à plus tard en reviews si vous y pensez :D)


Chapitre 5 : Une rentrée à l'école de Durmstrang

Il errait depuis quelques temps, suivant sa magie comme il était privé de son sens le plus important, la vue. Il ne savait pas jusqu'où cela le conduirait, bien qu'il avait conscience de suivre un lien le connectant à un membre de sa famille. Il y a un mois la prison où il était enfermé avait implosé en même temps que Poudlard mais il n'en est pas sorti indemne. Il se disait qu'il le méritait sans doute après tout ce qu'il avait fait même s'il éprouvait de profonds regrets. Il ignorait s'il survivrait à la route malgré l'aide de quelques passant prenant en pitié le pauvre aveugle qu'il était devenu. Il passa d'ailleurs plusieurs jours chez une dame qui s'occupa de lui rendre une allure plus présentable et le laissa se reposer dans sa maison avant qu'il reparte en meilleurs forme.

Cependant l'homme demeurait fragile. Il tenait pourtant le coup, se sentant de plus en plus près de son objectif jusqu'à ce que le froid rude de la Russie ne vienne à bout de ses résistances, le laissant à demi conscient dans la neige pas si loin que ça de l'école de sorcellerie du pays. Il fut malgré tout trouvé par un jeune homme qui se rendait à l'établissement avec des amis. Sentant la magie du plus âgé, ils comprirent qu'il s'agissait d'un sorcier comme eux et le plus vieux du groupe d'étudiant convainquit les autres de l'amener là-bas. Ils le confièrent donc aux bons soins de l'infirmier des lieux avant d'aller se préparer pour la rentrée.

Ce dernier fut abasourdis de voir l'homme encore en vie malgré sa sous-alimentation évidente, ainsi que le fait qu'il avait clairement été battu et enfermé, en plus de nombreuses blessures dues à une chute de débris. Ceci dit il fit son travail sans se prendre la tête avant de mettre son premier patient de l'année en stase pour aller prévenir le directeur de la présence de l'inconnu dans son lieu de travail. Karkaroff le suivit un peu étonné par son explication sur comment le sorcier avait été emmené ici et en le voyant si démuni, décida de le garder jusqu'à ce qu'il soit remis sur pieds.

Pendant ce temps, du côté des futurs élèves, Harry avait finit par se lever, il observa l'intérieur du bateau, plutôt remplis. Il pouvait voir que tout ceux de Poudlard restaient le plus souvent entre eux, la barrière de la langue se faisant sentir. Ceux étant habitués à l'école portaient des tenues plus strictes et surtout avaient ce physique caractéristique de personnes de l'est. L'embarcation était formée de plusieurs parties. De nombreuses cabines s'étalaient sur plusieurs étages, toutes aussi spacieuses les unes que les autres, les sièges pouvant se transformer en couchette. Au centre se trouvait un endroit de restauration et de jeu commun. Tout étant à disposition. Harry trouva un instant le bateau plus prestigieux que le Poudlard express. Il prit la direction du coin repas du navire et s'arrêta à l'une des entrées.

À une des tables, Ron engouffrait un pantagruélique repas sous le regard des autres élèves présent, ainsi que celui des deux fantômes, dégoûtés dans leur coin. Les quelques Poudlariens de la pièce n'étaient pas du tout impressionnés, mais les autres laissaient voir dans leur regard et mimique de la curiosité, de l'étonnement et surtout de l'écœurement. Le jeune sorcier souffla et entra dans la salle, se dirigeant vers les tables garnies pour se servir une assiette.

- Harrych ! s'exclama le roux la bouche pleine. Viens ichi faut qu'on parlche.

Harry, qui s'était arrêté dès l'appel de son nom, laissa passer un gémissement mêlé à un soupir dépit de ses lèvres, faisant légèrement rire les deux trois élèves proches. Il fit un signe de tête, lui faisant comprendre qu'il l'a bien entendu et regarda les plats. Il y avait des choses qu'il ne connaissait pas du tout, d'autre à peine. Fronçant du nez il choisit ce qui s'appelait des "Pelmenis". Cela ressemblait vaguement à des pâtes fourrés, cela pouvait être plutôt bon. Il se dit qu'il commencerait avec ça et reviendrait s'il voulait autre chose. Il prit couvert et verre et s'installa devant Ron.

- Tu voulais me parler.

- Ouich…

- Merlin, ne parle pas la bouche pleine, c'est écœurant.

Ron avala sa bouchée et commença à rougir de colère. Harry le voyait bien, cela partait de ses oreilles pour s'étendre sur son visage.

- C'est de ça que je veux parler Harry. Tu es allé chez Malfoy… tu es partis chez ces Serpentards pompeux sans même m'avertir ! Merlin tout puissant, qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?

- Qu'est-ce qui ne va pas avec Moi ? dit-il calmement en clignant des yeux d'effarement face à de tels inepties. Tu me poses vraiment cette question Ron ? Est-ce que tu ne t'es pas plutôt demandé ce qui n'allait pas avec toi et Ginny ?

- Mais tout va bien avec moi et Gin ! C'est toi qui refuse obstinément de voir qu'elle est celle qui te faut dans ta vie ! Vous êtes fait l'un pour l'autre !

- Et mes sentiments, mes envies ou mon âge tu y penses peut-être ? Je n'ai que treize ans Ron. J'ai toute la vie pour choisir la personne que je vais partager mon existence. Ça pourrait être n'importe qui tout comme je pourrais rester seul jusqu'à la fin.

- Har...

- Non Ron. Comprend juste que Ginny est sympa, assez jolie oui… mais je la considère comme ma sœur, c'est tout. Elle ne sera pas autre chose qu'une petite sœur pour moi.

Harry prit délicatement sa fourchette et goûta ce qu'il avait prit. C'était plutôt bon, même excellent. Ron bouillait, il voyait que les manières de Harry étaient vraiment devenu trop parfaites.

- T'es juste aveugle. Tu verras plus tard tu sortiras avec elle, vous vous marierez et aurez des enfants…

- TAIS TOI ! Par Salazar Ron ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans ce que je dis ?! Je n'arrive pas à croire que je fus ami avec quelqu'un d'aussi idiot et arrêté sur ses idées. Je vais manger ailleurs, tu me gonfles. Reviens me parler quand tu auras grandi un peu. Qui sait, peut-être que je te pardonnerais.

- Je suis sûr que c'est parce que t'as trop traîné avec ces serpents visqueux, tu n'es plus le même Harry, ils ont dut faire quelque chose. Un sort, une potion…

Le garçon claqua ses couverts dans son assiette, menaçant de la casser, et se leva d'un bond avant de tout prendre pour s'asseoir ailleurs, loin et de préférence pour le garder à vu sans avoir une des ouvertures dans le dos. Le reste du voyage fut plus calme. Draco éclata littéralement de rire quand Harry lui raconta ce qui s'était passé dans le réfectoire.

- J'attends de voir sa réaction quand il va devoir aller en cours de magie noir, dit le jeune métis plongé dans un livre.

- Il va hurler au scandale, essayer de faire une révolte, me prendre à partie, hurler encore plus que je suis devenu un futur Mangemort par votre faute dès mon refus, puis refuser d'obéir, affirma Harry.

- Il va tomber de haut, répondit le blond. Karkaroff n'est pas Dumbledore, loin de là. Il ne privilégie personne.

- N'oublions pas de quel camps il a fait partit aussi, n'est-ce pas Dray, taquina le Gryffondor.

Un silence s'en suivit, créant une atmosphère de malaise avant que Draco ne renifle et fasse mine de ne rien avoir entendu.

- Les erreurs peuvent arriver, même aux meilleurs.

La phrase déclencha un rire général dans la petite pièce. La fin du trajet se fit posément, Harry profita des couchettes pour s'endormir un moment Il ne s'éveilla que lorsque des secousses se firent et que résonnent des voix annonçant qu'ils allaient arriver d'ici peu. Poudlard était peut-être grand, impressionnant. Mais Harry vit que ce n'était pas grand-chose comparé à Durmstrang. L'école en elle-même n'arrivait pas plus haut que celle d'Écosse mais s'étalait en surface et le parc qui la composait était absolument gigantesque. Il y avait des montagne pas très loin, un grand lac, un stade de Quidditch imposant…. Mais qu'est-ce qui faisait froid ici par Merlin.

- Par Loki qu'il est bon d'être rentré ici ! s'exclama un homme blond de grande taille en passant à côté du groupe les faisant sursauter.

- Calme toi Lug, tu vas faire peur aux nouveaux, dit un homme tout aussi grand mais très calme.

Ce dernier, les cheveux noirs rasés très court, tourna son regard sombre vers Harry et le groupe. Il regarda un moment les yeux verts du jeune Gryffondor avant de parler.

- Pardonnez nous si nous vous avons effrayez jeune gens, leur dit-il avec ce lourd accent Scandinave.

- Pas de soucis, répondit Draco, vous nous avez surtout quelque peu surpris c'est tout.

Il leur fit un signe de tête et parti en les laissant derrière. Le groupe entier de Poudlariens fut prit rapidement en charge. Assis à la place qui leur étaient présentés le directeur Karkaroff arriva.

- Élèves de Durmstrang ! Cette année sera particulière, commença t-il, parlant en anglais. En effet, pendant les vacances estivales, l'école magique de Poudlard fut victime d'une implosion magique de grand envergure. Remercions Nérida et Loki qu'aucune victime ne fut à déplorer. C'est pour cela que nous accueillons cette année une vingtaine d'élèves de l'école de Poudlard.

Il y eut alors un applaudissement léger et poli. Le directeur leva la main, le faisant instantanément stopper et il allait reprendre son discours quand la porte s'ouvrit sur le blond qui s'était réveillé quelques instants plus tôt dans l'infirmerie.

- Hum… Il semblerait que je tombe au milieu d'un moment important… Mais… Quelqu'un pourrait me dire où je suis par la barbe d'Odin ? dit-il gêné, percevant dans l'air toute la surprise qu'avait créé son arrivée.

- Vlad, tu pourrais t'occuper de lui expliquer dans le couloir le temps que j'ai terminé avec les jeunes gens s'il te plais ? dit calmement le directeur bien qu'il ne s'attendait pas à le voir débarquer de la sorte.

L'infirmier acquiesça puis emmena son patient hors de la pièce. Il lui expliqua en quelques minutes où il se trouvait et le temps qu'ils retournent tous les deux dans la pièce, Karkaroff avait reprit la parole face aux élèves :

- Je demanderais à tous de les traiter comme tout autre élèves de cette école. Aussi, parmi ces élèves, nous recevons Monsieur Harry Potter… Je ne ferais pas de long discours dessus. Les mêmes règles que Monsieur Viktor Krum sont appliquées, laissez le vivre son année scolaire tranquille tout en restant courtois.

Harry avait la bouche bée. Le directeur était carrément en train de dire aux autres de lui ficher la paix. C'était le paradis en fait, il était mort ce n'était pas juste possible.

- Maintenant passons aux règles habituelles. Nous sommes une école où la magie est mixte. Je ne veux pas entendre une seule remarque concernant la magie qu'elle soit blanche ou noir dans les couloirs de mon établissement. Concernant les cours même, de 8h à 17h30 et le couvre feu à 21h. Aucun retard ni absence n'est accepté. Si vous êtes absent à un cours ce ne sera que parce que vous êtes vraiment au bord de la mort ou pour une obligation familiale. Dans le premier cas vous irez chez Vladimir Stepanovitch, notre infirmier.

L'homme en question se leva de la chaise où il s'était installé près de du vieux sorcier aveugle et fit un rapide signe de tête avant de s'asseoir de nouveau. L'infirmier était blond, à la peau caramel claire et plutôt jeune.

- Dans le second cas, vous viendrez me voir directement dans mon bureau au deuxième étage. si vous n'êtes pas dans l'un des deux cas cela vous vous coûtera un blâme, un travail en plus. Si vous cumulez trois blâmes vous serez mis en retenue. Toutes retenues se feront avec moi ou en présence de Madame Petroski, notre concierge, les Samedi et Dimanche. Si vous accumulez trop de retenues, un renvois pourrait être mis en place.

Un silence s'en suivit alors que certain frissonnait d'horreur aux souvenirs des retenues.

- Encore une fois, j'ai mon diplôme, pas vous. Je me fout que vous ayez Quidditch ou non finit un devoir. C'est votre avenir qui est en jeu. Au moindre soucis, vous pouvez toujours demander de l'aide, les professeurs sont là pour cela et certains élèves des années supérieurs aussi.

Beaucoup acquiescèrent, confirmant les paroles du directeur.

- Les plannings vous seront distribués dès demain matin, ainsi que vos tenues pour l'année. Pour les Poudlariens, je m'entretiendrais personnellement avec vous tous, individuellement dans les prochains jours. Après ce long discours, je vous souhaite à tous une bonne année scolaire et un très bon appétit.

La salle entière applaudit le discours avant de se calmer très vite grâce à l'arrivé des plats sur les tables. Harry fut charrié par Draco et Blaise sur son « traitement de faveur ». Ils entendirent Ron murmurer contre cette école de mage noir et qu'il aurait dut rester chez lui. Il évoqua aussi le fait de ne pas aller en cours de magie noire, qu'il ne voulait pas faire cette magie mauvaise. Ceux autour de lui grimacèrent sur sa façon de parler qui l'enverra, sûrement, en retenue avec le directeur et sur sa façon de manger qui était toujours aussi écœurante. À la fin du repas, tout le monde se dirigea vers le dortoir situés au dernier étage. les chambre était de quatre et c'est avec horreur que Harry se retrouva avec Ron et deux autres élèves qu'il ne connaissait que vaguement.

- J'espère vraiment pouvoir parler avec Krum. Vous vous rendez compte, un joueur de Quidditch connu ici ! Me faut son autographe et … Harry tu pourrais pas l'approcher et en avoir un pour moi ?

- Démerde toi tout seul Weasley, je suis pas ton chien.

Harry prit ses affaires de nuit dans sa malle protégée et partit s'enfermer dans la salle de bain en claquant la porte derrière lui. Dès sa discussion avec le directeur il demanderait un changement de dortoir impératif, sinon il serait capable de commettre un meurtre de sang froid. Pendant ce temps le dit Krum ayant terminé de ranger ses affaires dans son dortoir, décida de passer à l'infirmerie pour aller voir comment se portait le vieil homme qu'il avait sauvé en l'amenant à l'école après l'avoir trouvé dans la neige. Il fut accueilli par Vladimir qui lui demanda de ne pas rester trop longtemps en compagnie de son patient. Le jeune homme acquiesça et se plaça sur un fauteuil près du lit du blond sans savoir vraiment quoi lui dire.

- Hum… Bonsoir. Je crois bien que je reconnais votre magie. Étiez vous là quand j'étais inconscient dans la poudreuse en train d'agoniser à cause du froid ?

- Oui monsieur. Mais qu'est-ce que vous faisiez dans les parages ? Vous deviez être loin de chez vous vu l'état dans lequel étaient vos vêtements.

- C'est une longue histoire jeune homme. En tous les cas, je vous remercie de m'avoir sauvé la vie. Je crois que ma magie et mon corps ont été fort affaiblis par mon chemin.

- Pourquoi est-ce que vous ne me regardez pas ? Vous ne voyez rien ?

- Je ne peux voir ce qui m'entoure cependant je peux toucher, sentir, entendre et goûter. Cela faisait d'ailleurs un certains temps que je n'avais plus mangé de nourriture bien de chez nous.

- En arrivant dans la salle plus tôt vous parliez Anglais. Vous avez vécu là-bas ?

- Oui un certain temps. Vous êtes bien curieux pour quelqu'un qui ne s'est pas présenté au préalable. J'imagine que l'envie d'en savoir plus a surpassé l'éducation de vos parents.

- Oh… Pardon… Je m'appelle Viktor Krum. Enchanté.

- Krum… Oui je me souviens, dit-il, quelques larmes coulant de ses yeux désormais incapables de voir son sauveur.

Avant que l'étudiant ne puisse interroger davantage le vieil homme, celui-ci se recroquevilla sur lui-même malgré ses blessures et son corps fut secoué de sanglots. Cela alerta Vladimir qui conseilla à Viktor d'aller se coucher, ce que le jeune sorcier fit bien qu'il ne comprenait pas la réaction de l'inconnu face à son nom. C'était la première fois que quelqu'un réagissait ainsi quand il se présentait et il se promit de mener une petite enquête sur le sujet les jours qui suivrons.

L'infirmier peina à apaiser l'homme en pleine crise de larmes puis lui donna une potion de sommeil sans rêve pour qu'il puisse se reposer avant d'aller voir le directeur. Il devait lui raconter ce qu'il s'était passé et le mettre au courant de l'identité de leur mystérieux pensionnaire qui par les diagnostiques fait sur lui, s'est révélé être Gellert Grindelwald. Apprendre cela choqua Igor qui s'interrogeait sur la façon dont il s'était échappé et il dut avertir les autorités Russes bien que le sorcier n'était absolument pas en état de faire mal à qui que ce soit.