Bonjour tout le monde !

Ici Storiesmania !

Aujourd'hui je vous présente le 6e chapitre de Gardiens fantômes et malédiction

Excusez-moi, je suis un peu en retard. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop lol

Je tiens à rappeler que cette fic ne suis PAS DU TOUT le canon.

Bonne lecture

(Et peut-être à plus tard en reviews si vous y pensez :D)

PS: Les textes en gras sont ceux dit en Russe


Chapitre 6 : Blessures cachées et froid nordique.

Cela devait être bien sa chance en fait, ils étaient passés par ordre alphabétique. Et donc il était parmi les derniers. De plus il avait froid. Il avait pourtant pas mal de vêtements, l'uniforme étant vraiment bien coupé, et un sort de réchauffement. Mais parfois il frôlait l'hypothermie d'après ses amis. Ils devaient exagérer tout de même. Harry frappa à la porte du bureau et entra après avoir eut l'autorisation.

- Ah Monsieur Potter. Asseyez-vous.

Il prit place sur l'une des chaises vides. Observant le bureau, il le trouva plutôt vide et froid, très caractéristique de la personne face à lui. Mais quelque chose lui disait qu'au fond, le directeur était quelqu'un de juste. Stricte, mais juste.

- Bien j'ai votre dossier devant moi, me donnez-vous l'autorisation de le consulter dans son intégralité ?

- Je... J'aimerais que la partie psychologie, vie privée, le reste. Mais dans le cas où je serais en danger physiquement, je vous donnerais alors l'autorisation de regarder cette partie là. Pas avant.

- C'est compréhensible. Je ne dis pas ça au vu de votre célébrité dans notre monde, qu'on se l'entende, mais vous êtes humain avant d'être sorcier, vous avez des droits.

Harry soupira de soulagement à ces mots.

- Nous allons tout d'abord parler un peu avant d'ouvrir le dossier. Comment sens-tu ton année ?

- Bien je dirais. Je ne peux pas m'empêcher de craindre que quelque chose n'arrive au vu de mes années à Poudlard.

- Je vois. Quelques trucs à me dire ?

- Oui. Par Merlin changez moi de chambre. Weasley me rend fou et je crains de commettre un meurtre si je continue de rester dans la même pièce que ce dernier.

- Bien je note. Autre chose ? Au niveau des cours, horaires…

- Les horaires sont plutôt intenses mais il y a plus d'heures de cours. Je pense aussi que des leçons de Russe seraient un plus non négligeable. Nous avons le sort de traduction, mais apprendre la langue avec des élèves permettrait un rapprochement je pense.

- Vous n'êtes pas le premier à me faire la remarque Monsieur Potter. Mais continuez je vous prie.

- Disons que j'irais même plus loin. Assigner un élève de Durmstrang à un Poudlarien. Qu'il devient un… tuteur un peu comme un parrain. Ainsi j'aurais de l'aide en langue Russe mais aussi dans différentes matières. Et en fonction des résultats obtenus par le filleul, le parrain obtiendrait une note supplémentaire.

- Je suis très intéressé dans ce que vous dites. Votre idée est brillante.

- Il serait même judicieux que les parrains voient nos résultats du ministère.

Le directeur nota le tout et déclara qu'il en parlerait avec les professeurs et élèves. Il nota aussi la tenue de l'enfant. Celui-ci gardait souvent les bras contre lui et la cape bien proche. Il devait avoir très froid. Pourtant le bureau était plutôt bien chauffé. Il garderait un œil là-dessus au cas où, cela l'inquiétait, surtout qu'il était le seul qu'il avait vu à agir ainsi. Il discutèrent encore un moment, ouvrant le dossier pour parler justement de ses résultats.

Plus tard il finit par le laisser partir avec sa permission pour le changement de chambre. Ce fut avec un immense soulagement que Harry se rendit à son dortoir pour réunir ses affaires afin de déménager sous le regard scandalisé de Ron. Il fut ensuite placé dans un autre endroit en compagnie de Drago et Blaise, ce qui l'arrangeait parfaitement. Au moins il savait qu'avec eux, il n'aurait pas d'ennuis, que ce soit des ronflements ou bien des commentaires désagréables.

L'accord pour le tutorat spécial tomba deux jours plus tard. Il a été décidé que Viktor Krum prendrait en charge Harry. Beaucoup, surtout Ron, hurlèrent au scandale et dirent que c'était juste du traitement de faveur de mettre les deux célébrités ensembles. Mais le directeur rétorqua que c'était seulement une façon qu'ils travaillent tranquillement. Le premier cours eut lieu cinq jours plus tard, un samedi après midi.

- Bonjour, dit celui qui s'était excusé pour son ami dès la rentrée.

- Bonjour, répondit Harry. Enfin, c'est ce que je pense que tu as dit.

- C'est exact. Je suis content que le directeur ait choisi un tel arrangement.

- Moi aussi, avoua le plus jeune.

Les deux se serrèrent la main et c'est d'un accord commun qu'ils se réfugièrent dans la chambre privée du Russe. La porte bardée de sorts de protections et d'intimité ils s'installèrent à même le lit. Viktor prit un livre et l'ouvrit entre eux.

- Je vais t'apprendre le Russe dans le plus basique des éléments puis je te parlerais de moins en moins en anglais au cours du temps. Nous allons être aidés par la magie, mais ça c'est notre secret si tu le veux bien.

- Comment cela ?

- Sort d'apprentissage qui va te faire retenir tout plus facilement, au départ au moins. Si je te demande ton accord c'est que le sort est dans la branche noir des arts magiques.

- Je n'ai rien contre. J'ai bien compris qu'une branche de magie, qu'importe sa couleur peut être bonne comme mauvaise.

- Ensuite, faut que tu saches que ça va me permettre de réapprendre moi même quelques trucs. Je ne suis pas Russe mais Bulgare

- Oh, okay pas de soucis. Est-ce que… tu me l'apprendras aussi ?

- Nous allons avoir toute l'année ces séances, alors pourquoi pas. mais ce ne sera pas une priorité.

C'est ainsi que commencèrent les séances de tutorat entre les deux. Il se mirent d'accord à la fin pour se voir plusieurs fois afin d'avoir de bonnes bases rapidement. Cela faisait à présent deux semaines qu'ils se voyaient que certain le jalousait affreusement. Harry avait failli se recevoir quelques coups et sorts de la part d'anciens Gryffondors, mais souvent il voyait Helena ou même le baron absorber les sortilèges comme si ce n'était que de la poussière. Il les remercia à chaque fois d'un discret signe de tête avant de retourner à ses occupations.

Drago avait pour sa part ricané et juste demandé quelques infos banales. S'il voulait parler à Krum, il l'aurait fait de lui même. Viktor était à la fois ravis et inquiet. Il voyait que de séances en séances Harry était de plus en plus souvent enroulé dans une couette, sous sort de réchauffement et autre façon pour le tenir chaud. Il faisait certes froid mais c'était plutôt supportable pour un début Octobre. Il avait les lèvres presque bleues actuellement. Il baissa le livre.

- Harry, dit moi réellement, comment tu te sens ?

- Heu… Froid… j'ai froid.

- Juste ça t'es sûr ?... Harry, ça va ?

Il avait du mal à parler et se sentait comme paralysé. Quelques douleurs commençaient lentement et vicieusement à s'insinuer dans ses veines. Viktor l'attrapa et le souleva facilement alors qu'il perdait connaissance. Le Bulgare sortit rapidement de la pièce avec sa précieuse charge entre les bras et l'emmena en courant à l'infirmerie sous le regard surpris des autres élèves peu habitués à voir leur joueur de Quidditch agir ainsi.

- Vladimir ! hurla Viktor en « défonçant » la porte de l'infirmerie

- On ne hurle pas dans… par Nérida posez le dans un lit et allez chercher le directeur.

Viktor obéit promptement et déposa Harry délicatement dans un lit libre avant de ressortir dans les couloirs, montant les escaliers deux par deux, parfois par trois. Il frappa à peine à la porte du bureau directorial et entre.

- Qu'est-ce que…

- On vous demande d'urgence à l'infirmerie. Harry vient de s'évanouir.

- J'avais peur que cela arrive. Va te reposer.

Le directeur prit le dossier du garçon et fila jusqu'à l'infirmerie promptement, laissant derrière lui son travail non terminé. Quand il arriva il vit tout de suite que quelque choses n'allait pas. Vladimir avait les lèvres pincées et l'enfant, car c'était bien un enfant, était entouré d'une bulle aseptisée et enroulé dans deux couettes. Plusieurs potions vides jonchaient sur la table. Harry était là, pâle, allongé et il tremblait toujours malgré qu'il soit évanoui.

L'infirmier tourna sa tête vers la porte quand il l'entendit s'ouvrir et soupira. Il tendit vers Igor un parchemin. Ce dernier tendit en retour le dossier de l'enfant. Quand il vit les résultats du scanner magique, il cru qu'il allait lui même s'évanouir. Il se laissa choir sur une chaise, proche du lit médicalisé.

- Je vais vais avoir une petite discussion avec Albus. Comment il peut dire qu'il prend soin du gosse alors qu'il n'a aucun traitement pour ses blessures.

- C'est encore pire Igor. D'après le dossier son état remonte à loin, ses relatifs moldus sont derrières les blessures de Monsieur Potter.

- Rectification, je vais tuer Albus… Je vais le tuer et pas proprement crois-moi.

Igor fit une copie du scanner et sortit en claquant la porte, les yeux noir de fureur. Oh non, il n'allait pas vraiment tuer le directeur de Poudlard, mais la discussion allait être violente et sa voix s'entendra à travers Durmstrang sans qu'il n'ait besoin de s'appliquer un Sonorus. Foi de Karkaroff il allait éclaircir cette histoire. Gellert allongé non loin de là, tressaillit en entendant les paroles du directeur, car cela signifiait qu'il risquait de voir Albus dans les minutes qui suivaient. Il était bien conscient que Igor ne tuerais pas son ancien ami et s'attendait à ce qu'il l'emmène de force ici.

Il leva la tête, pensif, se demandant si l'aîné des Dumbledore acceptera d'écouter ce que lui avait à balancer à sa figure. Quelque chose lui disait qu'en repartant le vieil anglais allait avoir une migraine d'enfer avec les conversations qui l'attendaient. Il tourna ensuite la tête vers l'enfant que soignait Vladimir et en sentant son état catastrophique via sa magie, il repensa à ce qu'il avait lui-même subit comme souffrance quand il avait son âge. Il soupira en se disant que décidément la vie n'était pas tendre avec la plupart des personnes vivant sur la planète.

Il se redressa prudemment dans son lit, ressentant le besoin de se dégourdir les jambes même s'il savait que l'infirmier allait certainement lui faire des remontrances. Il n'en pouvait plus de rester allonger là à ne rien faire, surtout maintenant qu'il savait que le responsable d'une partie de ses ennuis allait arriver d'un instant à l'autre. Il eut à peine le temps de faire quelques pas que le maître des lieux l'intercepta, posant une main sur son épaule et le ramenant à son lit.

- Toi tu vas rester là. Il faudrait pas que tu te fasses mal en bougeant de trop, dit l'homme.

- Je ne suis pas en sucre ! Laisse moi donc bouger comme je l'entends sinon je vais finir par dépérir par manque d'activité, protesta le blond, agacé par le côté maman poule de son interlocuteur qui, bien qu'il faisait parfaitement son travail, lui courait un peu sur le haricot.

- Tu auras bien le temps plus tard. Là tu dois faire attention à toi. Et ne penses même pas à essayer de me menacer comme tu le faisais dans le temps avec tes adeptes, je ne me laisserais pas embobiner.

- Je ne compte pas recommencer comme avant. J'en ais assez bavé. Cependant j'ose espérer que tu me laissera tranquille tout à l'heure.

- On verra, commence déjà par suivre mes indications au lieu d'agir comme un enfant borné.

Ce faire traiter comme un gosse fit ronchonner Gellert qui se posa sur son lit avec un air fâché sur le visage bien qu'il savait au fond que le repos était la seule façon pour se remettre de ce qui lui était arrivé. Il savait également que cela ne servait à rien de protester davantage et il reprit ses réflexions sur Albus, prenant ainsi son mal en patience, observant de temps à autre le jeune Potter qui semblait énormément souffrir malgré le fait qu'il n'était pas réveillé. Il se demandait ce qui lui était arrivé pour qu'il finisse dans un tel état de faiblesse et supposa qu'il le saurait peut-être un peu plus tard.

Quoi qu'il en soit il ne lui restait qu'à attendre, en se tournant les pouces, n'ayant même pas un livre sous la main pour s'occuper. Ceci lui faisait d'ailleurs penser qu'il allait devoir se documenter sur ce qu'il se passait en ce moment dans le monde magique, comme il n'en avait pas eut beaucoup l'occasion jusqu'à présent, si tant est qu'il en trouvait écrits en braille.