Bonjour tout le monde !
Ici Storiesmania !
Aujourd'hui je vous présente le 9e chapitre de Gardiens fantômes et malédiction. Je pense que certains d'entre vous serons content de le voir :D
Excusez-moi, je suis encore légèrement en retard.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop lol
Je tiens à rappeler que cette fic ne suis PAS DU TOUT le canon.
Bonne lecture
A dans 2 semaines (normalement)
(Et peut-être à plus tard en reviews si vous y pensez :D)
PS: Les textes en gras sont ceux dit en Russe
Chapitre 9 : Je ne peux réellement aimer
C'était la mi-octobre, le temps était bien plus stable depuis quelques jours et Harry avait complètement récupéré. Il ne pouvait pas encore sortir trop longtemps sans avoir quelqu'un non loin afin qu'ils rentrent assez vite. Qui aurait cru que cette école réputée froide et stricte était au fond plutôt bienveillante. Il regrettait simplement de ne pas avoir Hermione avec lui ou quelques autres de Poudlard. En parlant d'amis de Poudlard, son ancien ami Ron Weasley était actuellement en retenue avec le directeur pour absences répétées en cours de magie noir et propos xénophobes envers les rares créatures qui composaient la masse estudiantine de Durmstrang.
Aujourd'hui était un jour où les deux garçons allaient se retrouver pour une séance d'apprentissage ou d'aide aux devoirs. Harry avait bien rattrapé son retard et c'est avec joie que ses devoirs furent marqués de notes positives. On frappa trois coups à la porte avant qu'elle ne s'ouvre.
- Hey Viktor ! Entre et ferme la porte, dit il avec un sourire.
- Bonjour à toi aussi petit lionceau.
Il entra comme demandé avant de venir s'asseoir sur le lit. Harry l'enlaça le faisant se crisper un instant avant de répondre à l'étreinte du jeune un peu mal à l'aise. Il recula après un instant.
- De quoi voulais-tu me parler ?
- Tout le monde me vois comme un héro et… t'es plutôt populaire ici avec le Quidditch. Je me demandais… comment tu gères tout ça niveau… relation avec les gens ?
- Ah…
Il pensait qu'il lui poserait d'autres questions mais là le jeune Anglais avait tapé pile dans celle qui impliquerait de longues explications. Il se massa l'arrière de la tête de gêne.
- Je viens d'une famille assez connue ici, je pense que tu peux facilement comparer ça avec les Malfoy en Angleterre. Beaucoup d'argent, beaucoup de pouvoir, un père dans la politique et une mère qui s'occupe des affaires dans l'ombre tout en s'occupant des enfants de la famille.
- Mais tu n'es pas un connard égocentrique comme il l'a été.
- Crois le ou non, mais au départ je l'étais. Puis je suis arrivé ici. Igor semble sans cœur, mais c'est un homme juste. Mon caractère buté a rencontré le sien. Je me suis retrouvé à frotter les couloirs à mains nues en plein hiver pendant qu'il me faisait la morale… et cela de nuit. Mais c'est le Quidditch qui m'a vraiment aidé et c'est ainsi que les gens m'ont vu pour autre chose que mon patrimoine, mon nom et mon sale caractère. Bref, je ne vais pas m'étendre plus sur le sujet, dit-il en souriant.
- Mais et pour…
- Patience le lionceau ! s'exclama-t-il en lui tapotant la tête. Mais sinon à part cela, les gens ont toujours tourné autour de moi en quête d'une place dans mon cercle de connaissances, d'un bout de mon amitié. Saletés de rapaces. Au début ça allait, sale gosse comme j'étais je repoussais tout le monde. Mais maintenant en temps que star mondialement connue…
Le Russe prit un moment pour reprendre sa respiration, lâchant au passage un souffle d'exaspération envers toutes ces groupies. Il frotta son torse de son poing en grimaçant un peu sous le regard curieux de Harry.
- J'ai mon courrier trié, chaque jour. Je suis ici chaque année et surveillé grâce à de rares amis, mais quand je suis en déplacement pour mes matchs, je ne suis jamais seul. Je ne peux pas sortir comme je le veux, sinon je finis sous une horde de fan, admirateur ou admiratrice qui voudrait… une partie privée de moi.
- Une part… Oh. Ils veulent te... dit-il en rougissant adorablement.
- Oui. Mais je ne peux pas. Je peux simplement pas car ils veulent ma célébrité, le Viktor Krum de leur poster, celui qui brille sur un balais. Mais ça tu le connais bien aussi.
- Oui. Ils ne voient que le Héro ou l'élu. Il me semble même parfois que leur vie tourne autour de la mienne. Genre il se passe quelque chose avec moi, je fais la une directement. Il y avait même une biographie sur moi alors que je ne savais même pas que j'étais un sorcier!
Harry plaqua violemment ses deux mains sur la bouche. Il ne voulait pas dire ça, peu de gens était au courant de ce fait. Il baissa les yeux ne voulant pas voir le regard de pur choc que devait faire le Russe. Viktor était effectivement choqué. La bouche ouverte, bras ballant, il regardait Harry comme s'il n'y croyait pas. Et pourtant… il se reprit et secoua légèrement la tête. Ce n'était peut-être pas si étonnant que cela après tout…
- C'est pour cela que t'as fini à l'infirmerie. Ta famille a…
- Oui… murmura t-il. Ce sont des moldus… le genre de moldus qui feraient tourner mage noir n'importe quel enfant.
- Je vois… Je peux pas dire que ça me touche, c'est juste...
Harry sursauta puis fronça des sourcils. Viktor frotta au niveau du cœur en soufflant doucement. Cela n'était pas douloureux, mais cela tirait.
- Je suis … maudit, depuis que je suis né. Je ne sais pas ce que c'est d'aimer, je ne connais pas la sensation.
- Ça te fait mal ? demanda Harry en posant sa main là où Viktor avait frotté.
Le joueur de Quidditch regarda le jeune garçon au regard vert teinté d'inquiétude. Il posa sa main sur celle d'Harry et la serra doucement.
- Un peu. Ce n'est rien mais je pense que cet hiver cela sera compliqué.
- Rien ne peut t'aider ? Tu ne peux pas …
- Vois ça comme ta cicatrice Harry. C'est une malédiction. On sait d'où ça vient… mais on ne sait pas comment la guérir.
- D'accord. Mais… Tu ne peux vraiment pas aimer alors ?
Le ton un peu déçu de Harry lui fit un pincement vicieux et douloureux dans le cœur. Le garçon était vraiment adorable, il manquait clairement d'amour et comprenait sa célébrité. Il était malgré tout, jeune. Il soupira et l'entoura de ses bras, dans une douce étreinte. La tête sur le torse du plus âgé, Harry eut les joues rouges, presque cramoisies.
- Peut-être que je le peux Harry, dit-il avec son lourd accent. Mais je ne peux malheureusement rien te promettre petit lion.
- Ce n'est pas grave… je peux aimer pour deux. Enfin… si tu veux bien… et qu'on trouve ensemble ce que sont nos malédictions.
- Tu es bien trop adorable pour ce monde Harry.
Ils restèrent un instant enlacés tous les deux, les yeux fermés. Il se reprirent quelques minutes plus tard et recommencèrent à travailler ensembles sur son devoir concernant la magie noire à travers les âges qu'il avait à rendre dans les jours suivant. Le soir venu, Harry observa à travers la fenêtre de sa chambre le temps froid de la Russie. Il avait de bons résultats, meilleurs que ceux de Poudlard.
Tout était différent ici, il était vraiment écouté et ils ne le voyaient pas comme l'élu ou comme un simple héros. Il était Harry Potter, un élève. Peut-être pouvait-il écouter ce qu'avait dit le directeur et rester ici l'année prochaine…
Au repas du lendemain, Vladimir arriva un peu en retard, soutenant Gellert qui voulait entendre un peu d'animation, lassé du calme de l'infirmerie. Son arrivée, alors qu'il était habillé de vêtements un peu trop grands, fut très remarquée surtout qu'il se cognait parfois. Viktor sourit en le voyant debout, sachant qu'il avait passé plusieurs heures dans les vapes ce qui n'avait pas aidé sa santé presque aussi désastreuse que celle d'Harry. Il petit-déjeuna en compagnie des membres du personnel et tous virent Vlad la maman poule en action car il mettait près du blond que les plats qu'il pouvait manger et le servait afin qu'il ne mange pas trop, comme il estimait pas encore bien les mesures de ce qu'il mettait dans son assiette.
Cela amusa beaucoup d'élèves ainsi que les fantômes de Poudlard présent dans la salle, qui eux savaient bien qui il était. Le blond se laissa materner, trouvant cette situation plutôt drôle même si souvent il se sentait mal à l'aise en sentant le regard de son petit-fils sur lui. Il savait de qui il s'agissait car la magie du jeune homme venait à lui en même temps que ce dernier le fixait et il n'avait pas besoin de la vue pour la reconnaître. Il réfléchissait d'ailleurs tout en mangeant, comment il pourrait révéler la vérité à ce garçon, qui, il le savait, le prenait toujours pour un monstre. Il était cependant bien content que personne ne savait sa vraie identité à part le directeur et Vladimir.
Ils avaient juré de ne pas laisser fuiter l'information tout comme d'autres personnes ayant assisté à sa discussion avec Dumbledore quelques temps plus tôt. Il espérait que le Bulgare ne réagirait pas trop violemment, bien qu'il en doutait et soupira à cette pensée avant de terminer son assiette. Il se leva ensuite lentement de sa place, contant sur sa magie pour le guider jusqu'à l'infirmerie, même s'il comptait bien faire un petit crochet par l'extérieur. Il avait bien envie de sentir à nouveau le vent caresser sa peau et parvint à s'éclipser pendant que l'infirmier était en pleine conversation avec Igor.
Il soupira de soulagement une fois sorti de la salle, bien qu'il se doutait que Vlad allait vite remarquer son absence. Cela lui faisait drôle d'arpenter à nouveau cette école où il avait fait tant de mal durant ses jeunes années. Il en avait tellement honte mais à l'époque c'était un peu le seul moyen qu'il avait trouvé pour attirer l'attention de sa famille sur lui. Quand il voyait où est-ce que cela l'avait mené, il serra le poing et se maudit pour la stupidité qui était la sienne ado et l'arrogance qui s'était emparée de lui à l'âge adulte. Il fini par sortir et senti le froid Russe l'envelopper. Il resta immobile sous la neige quelques minutes avant d'entendre quelqu'un approcher.
- C'est là que vous vous êtes cachés. L'infirmier vous cherche partout depuis tout à l'heure, dit la voix reconnaissable du joueur de Quidditch.
- Je ne suis pas caché. Je renoue simplement un peu avec la nature. Je n'ai pas eut beaucoup d'occasions de sortir depuis que vous m'avez sauvé avec vos amis.
- Vous… Vous m'avez reconnu ? Sans me voir ?
- Sachez jeune Krum qu'une fois un sens perdu, tous les autres se développent afin de compenser la perte. Je n'ai plus besoin de voir pour distinguer une personne d'une autre. Il suffit de tendre l'oreille et de se concentrer sur ce qui nous entoure pour découvrir le monde sous un point différent.
- Ce n'est pas trop difficile pour vous ?
- Non, pas vraiment. Même s'il y a certaines personnes que je désirerais revoir… Pour certaines il est trop tard, quant aux autres, elles sont à la fois proches et lointaines. Mais c'est bien trop compliqué à expliquer.
- Est-ce que vous dites ça parce que je suis jeune ?
- Pas du tout, simplement, nous n'avons pas assez de temps entre maintenant et le moment de l'arrivée de Moniseur Stepanovitch.
- Seriez-vous devin ? Il arrive par la gauche.
- J'ai simplement identifié sa démarche c'est tout. Rien d'extraordinaire, dit-il avec un air amusé avant de recevoir des remontrances de l'infirmier qui le ramena à l'intérieur.
Il était un peu agacé par cela, il avait juste voulu prendre l'air et rendre sa journée moins morne. Il s'allongea sur son lit et demanda :
- Vous n'auriez rien pour que je m'occupe ? Si déjà je n'ai pas le droit de sortir laissez-moi au moins de quoi me divertir un peu.
- Malheureusement avec votre vue qui ne semble pas vouloir revenir, je n'ai rien qui pourrait convenir à part si vous voulez que je demande à un élève de vous faire la lecture.
- Cela va me donner l'impression d'être un de ces vieux moldus parqué dans des maisons de retraites de nos jours en France… Mais pourquoi pas après tout.
- Très bien. Je vais demander s'il n'y a pas un volontaire qui aurait du temps à vous consacrer, dit-il avant de sortir de la pièce pour aller voir quelques élèves rassemblés dans une salle de travail en groupe.
C'est ainsi qu'à partir de là, Gellert eut le droit à un peu de compagnie, l'étudiant lisant en général un ou deux chapitres avant de lui poser quelques questions, ce qui lui plaisait plutôt bien.
