Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow.

Bonne lecture


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Réponses aux reviews

Guest du 15 mai:

Merci pour ton commentaire

:Un prince ! OK et perso elle est plutôt cool ta famille royale

Merci, j'essaye de ne pas entrer dans le cliché trop stricte, et puis, ils ont été présenté pour l'instant dans des moments plus privés que publics, du coup leur attitude n'est pas la même .

Tu pourras nous en dire plus sur cette table ronde, qui sont ses membres actifs et non actifs

Oui, il y aura un chapitre où tout sera expliqué à Harry et on découvrira également tous les membres.

Miss MPREG:Coucou,

merci pour ton commentaire

Je suis bouche-bée en apprenant 2 choses:

1) Que Harry soit un Prince! Pour une surprise c'est une surprise!

Contente que la nouvelle soit vraiment une surprise :)

2) Comment se fait-il que la Reine elle-même ne puisse rien faire pour aider Harry? Elle est la loi aux dernières nouvelles! Non?

La reine n'a plus qu'un pouvoir figuratif, elle n'a plus de pouvoir exécutif, de plus elle n'a pas le droit d'exprimer son avis en public, elle doit toujours faire preuve de neutralité.


Chapitre 12: Un peu de calme... ou pas

Privet Drive, le Dimanche 26 juin 1994

Assis dans le jardin des Dursley, Harry regardait le ciel dégagé en repensant à tout ce qu'il avait découvert ces derniers jours. Il portait à nouveau ses vêtements trop grands. Il ne voulait pas prendre le risque que les Dursley abîment ses nouveaux vêtements. Ceux que la mère de Justin avait tenue à lui offrir, et qu'il n'avait pu refuser sans la vexer, un cadeau d'anniversaire en avance d'après elle.

Vendredi, il avait fait un tour au petit commerce du quartier pour s'y acheter quelques cahiers afin de tout y concilier et de faire le point. Il savait qu'Hermione n'avait pas de réponses à la majorité de ses questions. Elle devrait par contre répondre de cette histoire de services sociaux. Il devrait ensuite suivre le conseil de son ancêtre, c'est-à-dire se rendre à Gringotts et trouver sa demeure familiale. Il était sûr d'y trouver de nombreuses réponses. Il n'avait pas encore osé ouvrir la lettre de ses grands-parents. Son instinct lui disait d'attendre d'être en lieu plus sûr pour cela. Il suivrait donc son instinct comme il l'avait toujours fait. Bon pour être honnête il avait PRESQUE toujours suivi son instinct, mais les rares fois où il ne l'a pas suivi cela s'est soldés par des événements qu'il aurait préféré éviter.

Mais pour l'heure, il allait profiter à nouveau de quelques jours loin des Dursley, ce qui le ravissait autant qu'eux. Heureusement pour lui, le père de Justin avait clairement dit à sa famille qu'il les faisait surveiller, et que si jamais il apprenait que quoi que ce soit lui arrivait, il n'hésiterait pas à prévenir la police pour maltraitance, en plus de le licencier définitivement en s'assurant qu'il ne trouve pas de travail. C'est sans doute la première fois qu'il passe autant de temps chez les Dursley sans avoir à faire des tâches ménagères. Sa tante lui fournit un plateau pour les repas et il a ordre de ne pas rester dans une pièce autre que sa chambre ou la salle de bain, ce qui lui convient tout à fait.

Hermione l'avait appelé le vendredi. Heureusement que c'était Dudley qui avait répondu, il n'avait pas cherché à lui cacher l'appel comme l'aurait fait son oncle et sa tante. Il tentera de comprendre le changement d'attitude de son cousin une autre fois, il avait bien l'intention de profiter de sa journée sans se prendre trop la tête et surtout de se détendre. Hermione lui avait expliqué au téléphone que sa cousine venait de déménager dans son quartier, et que de ce fait il était attendu pour y manger le dimanche midi. Elle viendrait un peu plus tôt chez les Dursley afin qu'ils puissent se retrouver tranquillement avant qu'elle ne le présente à sa cousine. Harry avait accepté, bien qu'il se doutait que connaissant son caractère, il n'avait pas vraiment eu d'autres choix. Lorsqu'elle arriva, Harry fut surpris de la voir accompagné par Piers, le meilleur ami de Dudley. Ce dernier se contenta de le saluer vaguement avant d'entrer dans la maison, sans doute pour rejoindre Dudley.

- Comment se fait-il que tu sois avec lui ? attaqua immédiatement Harry.

- Bonjour à toi aussi Harry, moi aussi je suis ravie de te voir, répondit avec sarcasmeHermione.

Se rendant compte de son impolitesse, Harry se redressa immédiatement et alla saluer plus chaleureusement sa sœur de cœur, en lui faisant un baisemain comme il l'avait appris dernièrement.

- Charmeur va ! rigola Hermione.

- Je suis désolé, disons que Piers et moi ce n'est pas le grand amour. Je m'entends même mieux avec Malefoy qu'avec lui, c'est pour dire...

- Je vois l'idée. Et pour répondre à ta question, il se trouve qu'il est le nouveau voisin de ma cousine, on s'est croisé en sortant et il a commencé à me poser des questions. Quand il a su que je venais te voir il m'a demandé si cela était vrai que tu n'allais pas à St Brutus mais dans un établissement sélectif pour surdouée. Étant donné que l'établissement sélectif pour surdoué est la couverture pour les nés-moldus j'ai confirmé. Mais qu'est-ce que St Brutus ?

- Un établissement de redressement pour jeune délinquant. Mon oncle a raconté à tout le monde dans le voisinage que j'y allais. Mais la semaine dernière, le père de Justin a tout démenti. Viens passons par-là, on sera plus tranquille pour discuter, il y a rarement du monde au parc à cette heure. Et la maison de ta tante se trouve de l'autre côté de ce parc.

Tout en parlant, Harry guida Hermione vers le parc. Ils profitèrent du fait qu'il n'y avait personne pour s'installer sur les balançoires côte à côte. Harry étant en confiance dans ce lieu, ne sentant aucune oppression, il commença à lui raconter sa rencontre avec le père de Justin, ce qui fit bien rire Hermione par moment. Elle lui confirma alors qu'elle avait eu interdiction de lui parler des démarches entrepris par ses parents. Harry la remercia pour avoir parlé de sa situation à ses parents, d'autant plus que lorsqu'il lui en avait parlé il n'imaginait pas du tout que sa situation n'était pas normale. Le père de Justin l'avait conduit chez une psychologue deux fois pendant son court séjour et il avait dû lui promettre d'y retourner au moins une fois par semaine jusqu'à la rentrée. Harry se fiant à son instinct, su qu'il pouvait discuter avec son psychologue, et répondre à ses questions. Ces deux premières séances lui avaient fait prendre conscience que sa petite enfance n'était pas ordinaire. Seulement, il ne voyait pas comment aborder les événements concernant la magie, mais comme lui avait répondu le père de Justin, il aurait le temps de voir d'ici là. Hermione lui expliqua alors qu'elle n'avait parlé à ses parents en premier lieu que parce qu'elle s'inquiétait de ne pas avoir de ses nouvelles pendant l'été après leur première année. Elle lui raconta que c'était en discutant avec eux qu'elle avait vraiment pris conscience du fait que sa situation n'était pas normale. Harry ne voulant pas parler plus que cela de son enfance, changea de sujet en lui racontant sa journée à Buckingham Palace. Hermione n'en croyait pas ses oreilles. Elle s'arrêta sur les propos de ses ancêtres.

- Je pense que Neville pourra t'indiquer où se trouve ton manoir familial, tu pourras ainsi t'y rendre dès que l'occasion se présentera. Et s'il ne le sait pas peut-être Gringotts, après tout ton ancêtre t'a bien conseillé d'y aller.

- Oui tu as raison, c'est ce que je pensais faire. Je dois retrouver Neville sur le chemin de traverse vendredi prochain. J'en profiterai dans tous les cas pour me rendre à Gringotts.

- Et bien puisque tu seras chez moi à partir de ce soir et jusqu'à vendredi prochain, je pense t'y accompagner, après tout j'ai moi aussi quelques questions pour Neville. Et j'en profiterais pour faire un tour à la librairie.

- Je n'y vois pas d'inconvénient. Par contre, je ne pensais pas que je viendrais directement chez toi, je n'ai pas pris mes affaires.

- Ce n'est pas bien grave. On y passera en voiture pour les récupérer au moment de partir, ce sera bien plus pratique de toute façon. Je n'en reviens pas que la reine était amie avec tes grands-parents. Mais surtout comment cela se fait-il, que tu n'aies jamais été mis au courant de ton statut ? D'ailleurs est-ce que je te dois du « votre majesté » ? demanda en rigolant Hermione

- Oh pitié non ! Il me tarde d'avoir des réponses et de comprendre un peu mieux tous les tenants et les aboutissants de cette histoire de prince.

- Il est bientôt l'heure, il faudrait que nous nous remettions en route.

- Très bien suis moi, passons par là.

Harry la fit passer par un petit chemin avant de lui indiquer une rue.

- La maison des Polkiss est au bout de cette rue, on ne devrait plus être très loin.

- Oui je reconnais la rue. Alors tu verras ma cousine est géniale, et elle est au courant pour le monde de la magie. Par contre son mari William non, c'est un moldu. Il y aura également le grand-père de William. Ils ont déménagé ici après la mutation de William dans le secteur.

- D'accord. Et tu es certaine que cela ne dérange pas ta cousine que je vienne.

- Puisque je te dis que tu es invité.

- D'accord, d'accord, juste une dernière question. Est-ce que c'est elle qui travaille pour les services sociaux?

- Oui, et son mari est le nouveau directeur de la région. Le précédent a été muté sur York.

- D'accord. J'espère juste que ce n'est pas un piège.

- Ne t'en fais pas, je leur ai fait promettre de ne pas te parler des Dursley.

Tout en prononçant ces mots, Hermione poussait un portillon et les fit rentrer dans le jardin avant de refermer vivement le portillon derrière Harry. Ce dernier vit arriver à toute vitesse un petit chien. Il se tendit quelques secondes, merci la tante Marge pensa-t-il, avant de voir son amie rigoler et s'accroupir pour caresser le petit chien. Ce dernier se désintéressa vite d'elle pour venir saluer Harry. Comme il ne faisait pas de geste vers lui, le petit chien, qui n'était pas d'accord pour s'en aller sans avoir sa caresse, se mit sur ses deux pattes arrières et s'appuya avec ses pattes avant sur les jambes d'Harry, faisant rire Hermione devant l'hésitation évidente d'Harry. Le chien était tellement petit, que même dans cette position il n'arrivait pas à atteindre ses genoux. Craignant de l'écraser en voulant avancer, Harry décida de le prendre dans ses bras. Le petit chien prit un air tout fier, pour lui, il avait gagné un câlin.

- Maurice est toujours comme ça, ma cousine n'arrête pas de dire qu'il partirait avec le premier venu.

- Maurice vraiment ?

- Ne te moque pas, c'est moi qui ai choisi le nom, et j'avais tout juste neuf ans.

- Je ne me suis pas moqué. C'est quelle race ?

- Un Shih-tzu, très affectueux et très joueur. Ma cousine a un petit élevage en plus de son travail. Si tu veux on pourra aller s'occuper des chiots plus tard. Ils sont nés il y a tout juste un mois.

Harry et Hermione entrèrent dans la maison, Maurice toujours dans les bras d'Harry, ne semblait pas vouloir en descendre. Hermione les guida jusqu'au salon.

- Nous sommes là. Héléna, William, Marius, je vous présente Harry Potter mon meilleur ami.

En entendant ce nom, la personne âgée, qui devait être Marius, sans doute le grand-père de William avala de travers l'eau qu'il était en train de boire. Il se redressa en toussant, et comme salutation posa une question des plus étrange.

- Quel est le nom de l'école de ces jeunes gens déjà ?

Les parents d'Hermione se regardèrent gênés. Harry ne comprenait pas la question même si un doute commençait à se faire dans son esprit sur le vieil homme. Était-il vraiment un moldu comme lui avait présenté Hermione ? Après tout, seuls les sorciers réagissent à l'entente de son nom. Il décida de prendre la parole.

- Une école pour surdouée, vous ne devez sans doute pas connaître, elle est très au nord, en écosse.

- Et son nom ne serait pas Poudlard par hasard ? répondit Marius.

Un silence s'abattit sur la pièce avant que William ne prenne la parole.

- Papy, tu ne penses pas que…

- William, que sais-tu de Poudlard ? le coupa Héléna

- Héléna chérie, que sais-tu toi de Poudlard ? Nous nous sommes rencontrés au collège donc je sais que tu n'y as pas fait tes études.

- J'étais avec Hermione lorsqu'elle a reçu sa lettre.

- Donc si je comprends bien, Hermione tu es une née-moldue n'est-ce pas ? demanda Marius.

- Oui c'est exact. Et vous monsieur, comment connaissez-vous l'existence du monde de la magie, rétorqua Hermione avec méfiance.

- Ne t'en fait pas Hermione, nous pouvons lui faire confiance, la rassura Harry.

- A oui c'est vrai, l'instinct des Potter. Infaillible. Mais ton amie à raison, je manque à tous mes devoirs et ma mère m'aurait tiré les oreilles pour une telle première conversation. Je me nomme Marius Black, Cracmol de la très noble et très ancienne famille des Black. Et si ma vieille mémoire ne me fait pas défaut jeune homme, tu es le petit-fils de ma jeune sœur Doréa n'est-ce pas ?

Harry et Hermione se regardèrent, la bouche ouverte. Pour une nouvelle, c'en était une. Harry ne put s'empêcher de se demander « Mais qu'est-ce qui va encore me tomber dessus ! ». Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit de plus qu'Héléna intervint.

- Les enfants, il est l'heure de s'occuper des chiots. Hermione, tu sais où ils sont et comment les nourrir?

- Tu sais, on n'a plus cinq ans Héléna, si tu ne veux pas qu'on entende la conversation, il te suffit de le dire. Allez viens Harry, ce n'est pas la peine de rester, ils vont tout planifier, peser le pour et le contre de tout ce qu'ils vont ou pas nous dire en fonction de notre âge, et ensuite ils nous appelleront pour nous dire ce qui a été décidé et si nous sommes d'accord.

Avant d'accepter Harry se tourna vers les adultes.

- Promettez-vous de ne prendre aucune décision me concernant sans m'en parler d'abord ? Je suis au courant pour les démarches que vous avez lancé auprès de vos services Héléna, et si j'apprécie grandement cette attention, j'aurai préféré être tenu au courant.

- Je comprends parfaitement, répondit Héléna. Ne t'en fais pas, il n'est juste pas utile que vous assistiez à l'intégralité du débat, et nous aurons des propos assez techniques et parfois juridiques. Je te promets que nous ne prendrons aucune décision finale sans ton accord. Il est même probable que nous te proposerons plusieurs alternatives.

- Très bien, je vous remercie. Viens Hermione allons-y.

- Par contre Harry, une dernière chose, le retint Héléna.

Harry se retourna vers elle et l'interrogea du regard.

- Tu vas devoir laisser Maurice ici, il ne peut pas aller voir les chiots.

Harry fut déçu, mais laissa William lui reprendre le chien. Il sortit ensuite rejoindre Hermione et la suivit jusqu'à une véranda à l'arrière de la maison. Un espace était délimité dans un coin où il pouvait voir les chiots avec leur mère. Cette dernière sembla contente de les voir arriver, mais resta couchée, puisque les chiots étaient en train de se nourrir. Hermione s'approcha d'un présentoir sur lequel était disposé une bouilloire et d'autres objets qu'il ne distingua pas. Il était trop absorbé par les petits chiots, qui avaient pour certains laissé leur mère pour s'approcher de lui. Harry fut surpris lorsqu'il vit apparaître devant lui un tout petit biberon. Il se tourna vers Hermione en haussant les sourcils, en voyant qu'elle en tenait un elle aussi. Hermione lui répondit tout en ouvrant le petit parc.

- Les chiots sont trop nombreux. Le vétérinaire avait conseillé à ma cousine de se séparer des deux plus faibles en disant qu'Oyana ne pouvait pas les nourrir. Bien évidemment ma cousine a refusé et a décidé de nourrir elle-même une partie des chiots. Donc dès qu'on les voit se nourrir il faut prendre le relais.

- Oh d'accord.

Harry prit le biberon et se rappela des gestes à faire lorsqu'il nourrissait des chatons chez Mme Figgs. Il prit le petit chiot qui était en train de lui grimper dessus et qui avait vu le biberon.

- Ils ne semblent pas du tout effrayés.

- Non, ils ont l'habitude. J'ai déjà dû le faire avec une portée précédente. Ma cousine limite les portées à 3 au maximum par chienne, espacée d'au moins un an et demi. Elle les fait concourir et comme elle a un travail, elle n'a pas forcément besoin de les vendre. Donc son but premier n'est pas l'élevage. C'est juste une passion.

- D'accord. En tout cas, ils sont adorables. Et bien plus facile à nourrir que les chatons de Mme Figgs.

- Ah oui, ta voisine au chat ?

- C'est ça. J'adorais aller chez elle quand j'étais petit, j'avais toujours plein de biscuits, et je pouvais regarder la télé. Bon il y avait aussi les moments où je devais l'écouter parler de ses chats. Mais elle a toujours était gentille, même si un peu folle sur les bords.

- Oui, en tout cas lui il semble t'avoir adopté, rigola Hermione en regardant le chiot qui s'était confortablement installé sur les jambes d'Harry.

- Ils sont gentils ces chiens. J'aime bien, cela me change des chiens de la tante Marge, ils sont dressés pour attaquer.

- Je n'aime pas ce genre de personne, comme dit ma cousine, il n'y a pas de mauvais chiens, il n'y a que de mauvais maîtres. Je change de sujet, mais je n'en reviens toujours pas.

- Pourrais-tu préciser de quoi tu parles ? Parce qu'il y a eu beaucoup de nouvelles informations surprenantes dernièrement.

- Je parle de ma cousine, qui est mariée avec ton cousin. Bon petit-cousin certes mais quand même.

- Oui c'est marrant. Je me demande de quoi ils peuvent bien parler. Enfin non je sais qu'ils parlent de moi, mais qu'est-ce qu'ils ont bien en tête ?

- Cela, on ne le saura que tout à l'heure, et je te rassure, il n'y a pas besoin de se mettre martel en tête.

Suite à ces propos, Harry décida d'attendre et de voir, mais il était content d'avoir rencontré une personne qui pourra lui parler de sa grand-mère et peut-être un peu de ses parents qui sait. Ils continuèrent à s'occuper des chiots et câlinèrent aussi un peu la maman avant que la mère d'Hermione ne viennent les chercher au moment de passer à table. Ils posèrent les chiots dans leur parc et retournèrent dans la salle à manger. Les sujets abordés pendant le repas étaient tous anodins et sans lien avec lui. Harry commençait à perdre patience. Ce n'est qu'une fois arrivé au dessert que Marius prit la parole en rigolant.

- Eh bien s'il y a bien une chose à dire, c'est que tu es bien plus patient que ton grand-père. Il aurait demandé un compte rendu de notre discussion dès son retour dans la salle à manger.

- Je ne sais pas si je dois prendre cela comme un compliment.

- Oh cela en est un tu peux me croire, ton grand-père était connu pour ses décisions précipitées. Ce qui lui a causé bien des ennuis.

- Ne vous en faites pas Marius, Harry s'est également souvent mis dans les ennuis lorsqu'il ne réfléchissait pas avant d'agir.

- Hermione, je te rappelle que tu m'as accompagné à chaque fois. Je crois que c'est surtout un trait de caractère commun à tous les Gryffondor. Cependant, je dois vous avouer que je suis content d'apprendre qu'il me reste de la famille du côté paternel en vie et je suis content de vous rencontrer. Je souhaiterai maintenant connaître ce dont vous avez parlé tout à l'heure.

- Oh, tu n'as rien raté, tu peux me croire. Ils m'ont perdu dans leurs jargons juridiques, ce qui m'a rassuré c'est que je n'étais pas le seul à l'être. Ashley et Garrett ont souvent eu l'air tout aussi perdu que moi. Pour te résumer la situation de manière simple, William et Héléna, vous me reprendrez si je me trompe. William et moi sommes liés à toi par le sang, cela devrait permettre d'accélérer la procédure contre les Dursley qui va être de nouveau lancée. Si j'ai bien compris, Héléna a reçu la permission de rouvrir le dossier, d'une façon assez mystérieuse. Bien et tu auras alors le choix entre rester sous la garde des Dursley, et, autre choix possible, passer sous la tutelle de William ou de moi-même. Nous avons déjà rempli la paperasse, il y a un autre avantage au fait que nous soyons parents par les liens du sang, il n'y a pas besoin d'une grande lourdeur administrative pour effectuer les changements de tuteur. Maintenant, avant que tu ne parles, laisse-moi te donner mon avis, chose que ces quatres-là n'ont pas voulu écouter.

Tout en parlant, Marius leva son verre en direction de son petit-fils, qui le regardait d'un air blasé, et qui prit la main d'Héléna en lui murmurant de le laisser finir, que de toute façon il le dirait quand même. Après quelques secondes, Marius reprit la parole.

- Même si je me suis écarté du monde de la magie, je connais quelques petites choses qui devraient t'aider. L'année prochaine, tu auras quinze ans, ce qui te permettra, comme tu es orphelin, de prendre ton émancipation. Cela signifie également, que le changement de tuteur ne sera que pour quelques mois, voire même quelques jours suivant la durée de tes séjours chez les Dursley. Ensuite, tu dois prendre en compte un facteur politique important, et pour cela tu vas répondre à une question : quelle est la personne qui t'a placé chez les Dursley ?

Avant qu'Harry ne puisse répondre, William intervint.

- Voyons grand-père, tu ne peux tout de même pas imaginer le laisser chez ces personnes.

- Est-ce que j'ai dit cela ? Non, je ne crois pas, maintenant écoute la suite. Alors Harry , qui t'a placé chez les Dursley?

- Il me semble qu'il s'agit du professeur Dumbledore.

- Très bien, et maintenant une autre question, souhaites-tu que Dumbledore soit au courant de ton changement de tuteur, car l'école en sera automatiquement informée.

- Non, je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu'il vaut mieux éviter qu'il s'en aperçoive.

- Bien, et tu as raison, mais tu découvriras pourquoi lors d'une autre discussion. Il faut gérer les situations les unes après les autres. Maintenant voilà ma proposition pour le reste de l'été. Tu n'auras à retourner chez les Dursley que pour dormir pendant quelques jours, disons, au moins trois quatre nuits, afin d'éviter d'alerter Dumbledore. Cela ne m'étonnerait pas qu'il ait placé des espions dans les parages. Le reste du temps tu seras soit ici, soit chez Garrett et Ashley, soit chez d'autres amis. Qu'en penses-tu ?

- Je pense que votre opinion est importante et votre argumentaire est bien pensé. Je souhaiterai y réfléchir. Me sera-t-il possible de ne vous donner ma réponse que la semaine prochaine ?

- Bien évidemment, ce n'est pas une décision que tu peux prendre à la légère, surtout que tu n'as pas encore toutes les cartes en main. Et si je peux encore me le permettre,je te suggère de te rendre à Gringotts avant de prendre ta décision.

- Je vous remercie pour ce conseil.

Après cette discussion, Harry et Hermione profitèrent de leur après-midi, remettant à plus tard les questions qu'ils avaient. De toute façon, Marius étant parti juste après le repas, disant qu'il avait des choses à gérer, et William n'ayant pas grande information sur le monde de la magie, ne s'y étant jamais intéressé plus que ça. Ils s'amusèrent avec les chiots tout en discutant et profitant du jardin.

Vers dix-sept heures, ils durent partir. Lorsqu'ils passèrent chez les Dursley, ils leur expliquèrent que Harry ne passerait pas plus de deux ou trois autres nuits chez eux de l'été. Les Dursley annoncèrent alors qu'ils partaient en vacances tout le mois d'août. Intérieurement, Harry se demanda comment ils pouvaient partir alors que Vernon était proche de perdre son emploi et Pétunia femme au foyer. Enfin, cela ne le concernait pas plus que cela. Après tout, cela signifiait qu'il n'était pas obligé de passer le mois d'août à Privet Drive, il s'arrangera pour partir et revenir en même temps qu'eux, ainsi, si jamais il y avait des espions comme l'avait laissé supposer Marius, ils penseraient qu'il les avait accompagné en vacance. Un mois de tranquillité qu'il comptait bien mettre à profit.


Terrier, le dimanche 26 juin 1994

- Maman, on va jouer au quidditch!

- D'accord les garçons ne rentraient pas trop tard. Ginny, ou vas-tu comme cela?

- Et bien, je vais jouer au Quidditch comme te l'a dit Bill.

- Il en est hors de question, jeune fille! Tu restes avec moi.

- Mais pourquoi?

- Serais-tu en train de remettre en question mes ordres? Comment croyez-vous que le repas sera prêt ce soir si vous partez tous? Tes frères m'y ont aidé toute la semaine, tu es la seule qui ne l'a pas encore fait alors au travail. Tu as des pommes de terre à éplucher.

- Je ne me rappelle pas avoir vu Bill ou Charlie en train de cuisiner.

- Ginevra Molly Weasley! Puisque cela ne te plaît pas, en plus de la cuisine, demain tu m'aideras au travaux de couture.

- Bon et bien nous on y va. Bon courage Ginny, ricana Ron qui était le dernier encore présent dans la cuisine en passant le pas de la porte.

Ron rejoignit ses frères qui l'attendaient le long du chemin menant à un près qu'ils utilisaient pour jouer. Tous se regardèrent avant de partir d'un pas déterminé. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Bill et Charlie prirent leur baguettes et apposèrent divers sorts sur le terrain, de discrétion entre autres, et une alarme leur annonçant toutes personnes arrivant dans un rayon de vingt mètres. Une fois cela fait, Bill se tourna vers Ron avant de prendre la parole tout en s'asseyant, imité par ses frères.

- Bon alors Ron, qu'as-tu à nous annoncer de si important pour nous demander une réunion. Et surtout que Ginny n'y assiste pas.

- C'est compliqué, je ne sais pas si papa est au courant, et je préfère vous en parler en premier. Heureusement que maman a retenu Ginny lorsqu'elle a commencé à vouloir nous suivre. J'ai cru qu'on allait encore devoir remettre notre conversation à plus tard

- Ron ne tourne pas autour du pot s'il te plaît, intervint Charlie, tu sais très bien que je n'ai pas de patience.

- Bon alors je vais commencer par le moins pire, j'ai découvert que les né-moldus n'ont aucune connaissance sur Magia.

- QUOI ?

Le cris fut collectif. Bill et Charlie se jetèrent un regard avant de se relever d'un coup et firent signe à leur frère de prendre leur balai. Ils commencèrent à composer les équipes pestant intérieurement contre cette personne qui arrivait. Alors qu'ils allaient décoller, Ron posa son balai en souriant vers la nouvelle arrivée.

- Luna, comme toujours tu as deviné que nous avions une discussion nécessitant tes lumières.

- Les nargoles m'ont prévenu. Vous en étiez où ?

- Pas grand chose, Ron venait juste de nous dire que l'une des plus grande trahison envers Magia avait eu lieu.

- Si tu pouvais être un peu plus précis Charlie cela m'aiderait, après tout, il y a eu beaucoup de trahison envers Magia ces dernières années sans que nous ne puissions intervenir.

- Je venais de leur dire que les nés-moldus n'avaient pas la moindre idée de la connaissance de magia.

- Tu en es certain Ron ? demanda Georges en regardant son double avec anxiété. Comment...

- Développe, coupa Fred assez brusquement.

Bill et Charlie regardèrent leur frère avec inquiétude, alors que les autres sourirent sachant pertinemment pourquoi Fred était si intéressé que cela par l'information. D'un simple regard, les deux aînés décidèrent de laisser Ron expliquer comment il a découvert ce fait avant d'interroger leurs frères, il leur manquait visiblement une information importante concernant leur frère le plus sensible.

- J'ai eu une discussion avec Hermione, et lorsque j'ai évoqué Magia, elle m'a demandé ce que c'était. Neville et Drago sont intervenus en disant que nous lui expliquerons tout cet été, en dehors de Poudlard.

- Mais, es-tu sûr qu'elle n'a juste pas lu le livre d'introduction à la magie, livre qu'elle a dû recevoir en même temps que sa lettre d'inscription? demanda Bill ne voyant clairement pas en quoi l'ignorance de l'amie de Ron était une preuve de trahison envers Magia, après tout, elle n'avait peut-être pas lu ce livre. Je te rappelle que l'on a dû tout expliquer à Léandre l'été après notre quatrième année lorsqu'il est venu ici car il n'avait pas lu le livre.

- C'est là qu'est la différence entre Hermione et ton ami, Hermione est un petit rat de bibliothèque, et elle lit tout ce qui lui tombe sous la main, répondit George en évitant la main de Fred qui n'avait pas apprécié les propos de son frère.

- Et je dirais même plus, compléta Percy, Hermione retient tout ce qu'elle lit. Donc, si elle n'est pas au courant, c'est que cela ne figurait dans aucun livre qu'elle a lu. Il est dommage que je ne le découvre maintenant, j'aurai aimé chercher dans les livres de la bibliothèque pour vérifier quelques points. Elle aurait dû y trouver des informations lorsqu'elle a fait en début de sa première année des recherches sur le monde de la magie, cela n'est pas normal.

- Comme sais-tu qu'elle a fait ces recherches là ? demanda Ron

- Parce que j'ai dû souvent intervenir à la bibliothèque à cette même période, Fred et George ayant décidé de s'y établir, répondit-il en fixant les jumeaux qui prirent un faux air désolé.

- Il serait étrange que vous passiez du temps à la bibliothèque, étant donné que vous n'y allez pas souvent les garçons. Susan et moi pourrons nous en charger, nous y allons souvent et comme je suis à Serdaigle, cela n'éveillera les soupçons de personnes, nous chercherons tout ce qui a un lien avec l'histoire de la magie, ses origines et autres., intervient Luna.

- Bien, si vous en êtes sûr je veux bien vous croire. Par contre, je vais demander à Léandre de m'envoyer son livre en espérant qu'il l'ait gardé. Maintenant autre sujet, qu'est-ce que vous nous avez caché tous les quatres ?

- De quoi parles-tu Bill ? demanda Fred tout en croisant les doigts dans son dos, ses grand-frères étaient particulièrement protecteurs à son égard et cela avait tendance à l'agacer. Il avait réussi à convaincre Ron, Percy et Georges de ne rien leur dire mais il sentait que cela en était fini de son secret.

- Je parles du fait que tu es de plus en plus déprimé et que tu as des réactions des plus étranges.

- Quelqu'un a-t-il cherché à profiter de toi ? demanda à son tour Charlie, décidant de mettre les pieds dans le plat.

- QUOI ! Non ! Vous vous doutez bien que ces trois-là n'auraient pas laissé quoi que ce soit arriver. Et tu as envoyé suffisamment d'élèves à l'infirmerie pendant ma première année pour que les autres sachent qu'il ne fallait pas s'approcher. Je ne sais d'ailleurs toujours pas comment tu as fait pour que les adultes ne se doutent de rien me concernant alors que papa avait été très clair sur le sujet.

- D'après toi pourquoi j'ai décidé de me donner une réputation de rebelle. Je te signale que j'ai manqué l'expulsion à plusieurs reprises pour agressions gratuites pendant ma scolarité. Et tout cela pour que les adultes ne se doutent pas de pourquoi j'agissais ainsi lorsque tu es entré à Poudlard.

- Je sais ce que tu as fait pour me protéger, et je suis désolé que tu ais dû aller à l'encontre de tes principes pour moi.

- Combien de fois dois-je te dire que ce n'est rien et que…

- Ce n'est qu'un petit prix à payer, je sais, tu me l'as répété suffisamment de fois. Les amulettes de protection sont par contre de moins en moins efficaces et épuisantes. Si seulement papa pouvait m'autoriser à les retirer pendant les vacances. Je suis de plus en plus à fleur de peau.

- Tu sais bien que si nous avons un invité surprise...

- Oui je sais, mais au moins la nuit, avant il acceptait, maintenant il ne veut plus.

- De quoi ? Pourquoi ? demanda Bill. Et pourquoi ne m'a-t-il pas tenu au courant.

- A cause de maman, répondit Ron. Il doit être au courant mais je n'en suis pas certain.

En prononçant ces mots, Ron gardait son regard fixé sur le sol. Ses frères blanchirent, commençant à comprendre l'attitude de Ron depuis le début des vacances qui évitait leur mère. Il reprit en regardant Bill.

- J'espérais que tu serais au courant en tant qu'héritier.

- Non Ron, papa ne me tient plus au courant de ce qui est décidé depuis bientôt trois ans.

- Votre père est au courant, et Bill, t'es-tu retrouvé seul avec ton père au cours de ces trois dernières années?

Bill réfléchit et chercha dans sa mémoire quelques minutes avant de répondre.

- Maintenant que tu le dis, maman se trouvait toujours avec nous lorsqu'il décidait de me parler et il ne me donnait que des informations sans importance.

- Ron, je te laisse dire ce que tu as découvert, mais j'ai eu un compte rendu des dernières réunions par mon père, j'en discuterai avec toi Bill tout à l'heure. Et si je peux, je compléterai les informations de Ron, mais vous connaissez les règles.

- Oui Luna, merci, alors j'ai surpris peu avant ma première année une conversation entre maman et Dumbledore, dans laquelle ils disaient que l'éducation de Harry était complète et suffisante pour leur projet.

- Je crois que je vais vomir, murmura Charlie. Ma propre mère a trahi Magia. A-t-elle conscience du prix que nous allons devoir payer pour cet affront ?

- Je ne sais pas, mais cela n'explique pas les précautions de papa envers moi. Après tout, maman est soumise au secret familial et ne peut pas dire le moindre mot me concernant.

- Je pense que je peux vous donner cette information, votre père a surpris Dumbledore dans votre maison un jour où il rentrait plus tôt du travail. Mais Fred, je pense que tu peux retirer les amulettes le temps de dormir un peu maintenant. Si tu le souhaites, tu pourras venir chez nous pour libérer un peu ta magie, après tout avec Georges vous venez à chaque vacances jouer avec nos plantes.

Fred jeta un coup d'œil à Bill avant de faire quoi que ce soit. Bill sourit et se leva afin de consolider les protections les entourant. Il accorda ensuite d'un signe de la main à Fred l'autorisation de retirer son amulette. Après tout, Luna l'avait déjà vu plusieurs fois. Fred poussa alors un soupir de soulagement, s'allongea en posant sa tête sur les genoux de George, puis retira son amulette. A ce moment-là une vague de magie se libéra et chanta aux oreilles des personnes présentes sa joie de pouvoir enfin s'exprimer. Fred ferma les yeux, un sourire au lèvre. Ses traits s'étaient adoucis, et ses oreilles devinrent plus pointues. Si cela avait été oublié du commun des sorciers, tous les Weasley connaissait leur ascendance. Les membres de la table ronde étaient, dans une moindre mesure, tenus informés de toutes les ascendances. Les Weasley étaient les descendants des derniers elfes des bois. Une race maintenant disparue mais qui était recherché pendant longtemps car on les disait capable de manier la magie des éléments, capacités qu'ils pouvaient transmettre à leurs enfants. Le problème étant que tout comme les velanes, ils attiraient les sorciers qui confondaient cela avec une attirance sexuelle.

Tous se rappelaient du moment où l'héritage de Fred s'était déclenché lorsqu'il avait huit ans, bien trop tôt, afin de sauver son frère Ron qui était tombé d'un arbre dans lequel il jouait. Généralement l'héritage se révélait lorsque le sorcier fêtait ses quinze ans en même temps qu'une maturation magique. Leur père avait tout de suite déclaré le secret familial afin d'éviter que ses plus jeunes enfants ne révèlent leur secret, sans le vouloir. Il ne souhaitait pas que son fils devienne un objet dans les mains d'un sorcier. Arthur avait alors réuni ses deux aînés et leur avait raconté ce qui était arrivé au dernier Weasley qui avait révélé au monde sorcier son ascendance. Il le raconta ensuite à chacun de ses enfants au moment où il reçoit sa lettre de Poudlard. Il avait été kidnappé, et ses ravisseurs l'avaient non seulement torturé, mais avaient également utilisé certaines parties de son corps et ses larmes dans des potions maintenant oubliées. Les frères Weasley s'étaient alors promis de tout faire pour protéger leur frère.

Son héritage si jeune l'avait rendu proche de la nature et bien souvent naïf vis-à-vis des autres, et ses frères encore plus protecteurs à son égard. Si l'amulette lui permettait de cacher sa magie et son apparence, elle ne permettait pas malheureusement de limiter entièrement l'attirance qu'il provoque chez d'autres sorciers. Lors d'une sortie lorsqu'il avait neuf ans, Fred avait suivi un inconnu qui lui disait qu'il avait trouvé un chien blessé mais qu'il ne parvenait pas à l'approcher. Sensibilisé par l'histoire, il le suivit alors pour l'aider. L'homme l'avait guidé dans une ruelle sombre. Fred avait été traumatisé par la suite et avait refusé de quitter le Terrier jusqu'à ses onze ans, sauf pour se rendre chez les Lovegood. Il n'avait jamais raconté ce qui lui était arrivé à une autre personne que son père. Ce dernier avait remarqué l'absence soudaine de son fils et avait utilisé le médaillon qu'il avait donné à Fred contenant un sort de localisation. Il avait immédiatement transplané à ses côtés, en prenant Georges avec lui, et ne put se retenir de projeter au sol cet homme qui avait son pantalon sur ses chevilles en train de défaire la braguette de son fils qui était immobilisé au sol par le poids de l'homme, en larme. Il ne s'arrêta de frapper que lorsque Georges vint lui tirer le bras qui maintenait l'homme au sol pendant qu'il le frappait de son autre main, pour lui dire que Fred ne bougeait plus. George se rappellera toute sa vie de ce moment où son père avait cédé à la panique lorsqu'il lâcha l'homme pour se précipiter vers son fils toujours immobile, sous les pleurs de Georges. Georges l'avait supplié de lui ramener son frère, le croyant mort. Son père avait alors lancé plusieurs sortilèges à son frère, les larmes aux yeux, jusqu'à ce que Fred prenne une grande inspiration en se redressant.

Leur père l'avait alors pris dans une étreinte en le suppliant de lui pardonner son incompétence et lui jurant à plusieurs reprises qu'il ne le laisserait plus jamais seul. Georges les avait alors rejoint dans cette étreinte qui dura plusieurs minutes jusqu'à ce que Molly les rejoigne accompagné des autres enfants. Lorsqu'elle vit son fils au sol et l'homme à moitié nu proche de lui, elle poussa un hurlement qui alerta les passants. Le hasard avait fait qu'un auror se trouvait parmi eux et emmena l'homme avec lui. Tout ce dont se souvenait Georges de la suite de la journée, s'était que leur mère les avait fait rentrer immédiatement par cheminette, leur père, après s'être assuré de l'arrivée de toute sa famille à la maison était parti et n'était revenu que tard dans la soirée. Il n'avait jamais su ce qu'était arrivé à cet homme, leur parents n'en ayant jamais plus parlé, comme si un tabou avait été instauré. George sortit de ses souvenirs lorsqu'il entendit son frère Bill demander à nouveau ce qui arrivait à Fred. Il répondit à sa place.

- Fred à rencontrer sa liée. Il sent sa magie le rapprocher d'elle, mais elle s'en éloigne à chaque fois qu'il tente quelque chose. Il croyait qu'elle repoussait sa magie, alors qu'en fait elle ignore qu'il faut l'écouter.

- Qui ? demanda Charlie, en se disant que le fait d'être attentif à sa magie était parmi les bases à apprendre devant figurer dans le livre d'introduction.

Fred étant beaucoup plus sensible et à l'écoute du fait de son héritage, il n'était pas étonnant qu'il ait rencontré sa liée. Le phénomène est presque identique aux âmes-soeurs pour les vélanes, à la différence que l'elfe des bois et son, ou sa lié, ressentaient tous les deux le lien et que ce dernier se formait automatiquement au premier regard échangé. Après avoir regardé longuement son jumeau, Georges releva la tête et fixa ses deux aînés avant de ne dire qu'un nom "Hermione".