Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow.

Bonne lecture


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Réponses aux reviews:

Miss MPREG:Merci pour ton commentaire!

Que se passe-t-il avec les Enfants Weasley pour que les fils discutent entre eux? Alors non seulement j'ai cru que Fred était atteint d'une maladie voir d'un cancer depuis toutes ces années, mais apprendre que l'héritage familial s'est réveillé chez lui et personne d'autres parmi ses frères me laisse perplexe, mais qu'est-ce que j'ai eu peur pour lui en apprenant qu'il a failli être abusé enfant par un horrible personnage!

Alors en effet l'héritage n'est pas facile à vivre dans le monde actuel, c'est pour ca que j'ai accentué le fait qu'il devait le cacher et qu'il y avait de gros risques… Il est donc surprotégé car il y a eu des mauvaises expériences par le passé. Pour ce qui est du fait que ce soit le seul, il faut certaines conditions pour que l'héritage s'éveille, et elles n'ont été remplies que pour Fred. Après il n'est pas encore décidé si un de ses frères va lui aussi développer son héritage.

Sinon j'ai adoré découvrir que son âme-sœur soit Hermione! Du moment que Hermione va avec n'importe quel fils Weasley du moment que ce n'est pas Ronald, je suis pour!

Ce couple est venu un peu de lui même lorsque j'ai écrit les chapitres. Je suis comme toi, Hermione/Ron pour moi ce n'est pas possible. Ils ont trop une relation fraternelle, les disputent qui vont avec.

Je suis curieuse suite aux propos de Charlie et Bill comme quoi ce n'est pas normal que Hermione et les autres enfants n'ont pas reçu le bouquin dont parlaient les 2 aînés…

La réponse pas avant le chapitre 16 ou 17

Sinon pourquoi ai-je le sentiment que Molly n'est pas digne de confiance vue la façon dont parlent ses enfants?

Et oui, pour Molly cela va être compliqué.

Oh, j'allais oublier un GROS détail! Marcus! Rien qu'à son nom j'avais cru halluciner...avant d'avoir la confirmation! Tu parles d'une surprise! Hermione le savait-elle que sa cousine est liée par le mariage à Sirius?

Ou alors Sirius n'a jamais rencontré Harry et Hermione lors de leur 3ème année? Je ne m'en souviens plus...

Alors, oui Hermione et Harry ont rencontré Sirius, mais Hermione n'avait pas fait plus attention que cela au fait qu'ils avaient le même nom de famille. Comme elle avait dans son esprit séparer sa famille du monde de la magie, elle ne le savait pas.

Bon courage pour la suite!

Merci, j'en suis à l'écriture du chapitre 14, et j'ai un plan précis jusqu'au chapitre 18, et moins précis pour encore une vingtaine de chapitres :)

Guest du 30 mai: Merci pour ton commentaire!

:Et bin si je m'attendais ça ! Un elfe ! OK aussi

Une petite idée me vient, ta table ronde aurait-elle comme "membres " un représentant de chaque espèce magique ?

Je chauffe ou pas ?

tu chauffes, tu chauffes, après tout n'est pas encore décidé.


Chapitre 13: Une journée à Gringotts

Chemin de traverse , le vendredi 01 juillet 1994

Neville était assis à la terrasse de Florian Fortarôme, feuilletant le carnet qu'il devait remettre à Harry en attendant sa venue. A force de lire ce carnet il le connaissait par cœur. Malheureusement ils n'avaient pas pu y inscrire toutes les réponses de peur que le carnet soit égaré. Il ne cessait de tourner en boucle ce qu'il devait lui dire, et ce qu'il ne devait pas lui dire, ordre des aînés, et cela ne lui plaisait pas. Il ne comprend pas pourquoi les chevaliers refusent de tous lui dire s'il maîtrise l'occlumencie.

Certes, il doit d'abord être testé à ce sujet mais il connaît Harry depuis suffisamment longtemps pour savoir comment fonctionne sa maîtrise de la magie. S'il met du temps à maîtriser un sort, une fois le sort maîtrisé, il est puissant et stable. Et il faisait confiance à Harry pour tout faire pour maîtriser l'occlumencie le plus rapidement possible.

Mais d'un autre côté, les membres du conseil ne connaissent pas Harry comme il le connaît, ils ont toujours peur qu'il soit trop jeune et trop influencé par Dumbledore.

Même s'ils disent qu'ils suivront ses décisions, ils ne lui font pas encore réellement confiance, Harry devra donc faire ses preuves, et les autres héritiers non identifiés également. Il est dommage que les aînés n'aient plus confiance en leur instinct. Si seulement il connaissait l'identité du descendant de Merlin les choses seraient bien plus simple. La confiance entre les deux lignées à toujours était sans faille, enfin de ce qu'il en a lu, cela fait tellement longtemps qu'aucun héritier de Merlin n'a été présent dans le monde de la magie. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont toujours le bras droit du prince. D'après les écrits, leurs magies résonnent entre elles d'une manière exceptionnelle, dès l'instant où elles se reconnaissent, la magie de la lignée de Merlin protège les membres de la famille royale des manipulations mentales.

En voyant Harry un peu plus loin saluer Hermione qui s'éloignait, sans doute vers la librairie, Neville prit sa décision, il allait suivre son instinct et tant pis pour la méfiance des aînés. Il ne lui reste plus qu'à espérer qu'Harry maîtrise l'occlumencie… sinon il devra rendre des comptes à sa chère grand-mère... et autant il a choisi de suivre son instinct, autant il préfèrerait éviter de mourir prématurément. Alors qu'il était en train d'imaginer ce qu'il pourrait lui arriver, Neville sursauta. Harry s'était installé juste devant lui et il ne l'avait ni vu faire, ni entendu.

- Bonjour Neville, as-tu passé un bon début de vacances ?

- Très bon, je te remercie. Et toi?

- Disons que ces quelques jours ont étés forts troublants du fait de nombreuses découvertes. J'ai passé les premiers jours chez Justin et je suis actuellement chez Hermione. Elle voulait acheter quelques livres alors je l'ai accompagnée. Mais quand je t'ai vu tout seul ici, je me suis dit que j'allais te rejoindre.

Neville ne comprit pas la dernière phrase d'Harry, il était prévu qu'ils se retrouvent. Il regarda avec plus d'attention Harry et le vit indiquer la table derrière lui. Neville se retourna alors en appelant le serveur. Il remarqua assis derrière lui un sorcier qui fixait Harry sans se soucier d'être un minimum discret. Il comprit alors les précautions de son ami et décida d'orienter la discussion vers des sujets plus classiques. Et de toute façon, ce que Harry lui avait dit l'interpella.

- Je ne savais pas que tu étais ami avec Justin ?

- Oh, et bien figure toi que lorsque le Poudlard express est arrivé il y a deux semaines. Il y a eu un accident qui fait que nos familles n'ont pas pu être là pour nous récupérer à l'heure. J'ai également fait la connaissance de quelques autres élèves dans le même cas que nous. Enfin, comme je n'avais pas de téléphone portable ni de carte pour appeler ma famille, Justin m'a prêté le sien et …

- Attends, tu m'as perdu à téphélone. Qu'est-ce que c'est ?

- Alors cela se dit "téléphone". Et le plus simple est que je te montre, j'en ai un depuis quelques jours.

Neville le regarda sortir de son sac un petit boîtier sur lequel il pouvait voir un rectangle clair en haut, au-dessous duquel était écrit Nokia et des sortes de boutons sur lesquels étaient écrits des symboles étranges et des chiffres. (note: il s'agit du nokia 1011 si vous souhaitez voir à quoi il ressemble).

- Alors, il y a encore peu, ces appareils étaient uniquement utilisables s'ils étaient reliés à des câbles de communications, leurs intérêts étant de pouvoir discuter avec une autre personne. Cette autre personne peut se trouver de l'autre côté du monde, mais tu pourras quand même discuter avec elle. Regarde, je vais te montrer, on va appeler Hermione.

Neville vit Harry appuyer sur plusieurs boutons qu'il appela des "touches" et ensuite porter le téléphone contre sa joue. Il regarda Harry étrangement quand il se mit à parler et expliquer visiblement à Hermione qu'il lui montrait son appareil. Harry lui tendit alors le téléphone, le voyant ne pas oser le prendre, il rigola avant de le lui plaquer contre sa joue.

"Bonjour Neville"

Il n'en revenait pas. Il entendait la voix d'Hermione, lointaine mais quand même. Neville attrapa le téléphone pour mieux le tenir contre son oreille, car il avait compris d'où venait le son. Harry se réinstalla contre le dossier de sa chaise et croisa les bras en le regardant faire.

"Bonjour Hermione"

"Alors comme cela on découvre les appareils moldus ?"

"C'est étrange comme objet mais j'imagine bien pratique."

"Oh tu n'as pas idée! Je vous rejoins quand j'ai fini, je dirai d'ici une vingtaine de minute. Peux-tu passer le téléphone à Harry s'il te plaît ? A tout à l'heure !"

"D'accord, à tout à l'heure."

Neville rendit le téléphone à Harry qui confirma à Hermione qu'ils l'attendaient avant d'aller ou que ce soit ailleurs. Une fois que Harry eut rangé son téléphone, Neville recentra la conversation.

- Alors Justin t'a prêté son téléphone, tu as appelé ta famille, mais comment as-tu fini chez Justin ?

Avant qu'il ne puisse répondre, Harry vit apparaître devant lui sa glace préférée. Il se tourna vers le glacier qu'il connaissait bien pour y avoir passé du temps l'été précédent. Il lui fit un grand sourire et le remercia de loin, ému. Il ne s'attendait pas à ce que Florian se souvienne de ses goûts. Il se tourna ensuite vers Neville pour lui répondre, tout en dégustant avec plaisir sa glace.

- Disons pour faire simple, que mon oncle a insulté Justin et son père sans le savoir. Le père de Justin n'a pas apprécié du tout et le lui a dit. Afin de m'éviter trop d'ennui, il a décidé de m'emmener chez eux le temps pour mon oncle de se calmer. La famille de Justin est très gentille, et sa mère a même décidé de reprendre mon éducation en main. Mais je te raconterai plus tard. J'y ai aussi appris un peu la musique, et j'ai même décidé d'apprendre le violon. Mais pour cela, il faut d'abord que je maîtrise les bases du piano. La mère de Justin a commencé à m'apprendre, mais il faut que je trouve un professeur. Ce sera difficile car il n'y a pas d'instruments de musique à Poudlard.

- Je te coupe, mais il y a encore une salle de musique. Normalement il y en avait à plusieurs endroits du château, mais ces vingts dernières années elles ont toutes été supprimées une par une, car jugées inutiles et trop coûteuses d'entretien. Il en reste une, mais elle est dans le couloir du troisième étage qui nous était interdit. Je l'ai trouvé l'an dernier. Si tu veux je pourrais t'aider pour ta maîtrise du piano.

- Oh d'accord... Cela expliquerait pourquoi Justin ne l'a pas trouvé en première année puisque son accès était interdit.

- Enfin, je suis content si tu a pu passer un bon début de vacances.

- Merci. Et toi qu'as-tu fait ?

- Oh, et bien, j'ai retrouvé les serres de ma famille et j'ai aidé ma grand-mère à s'en occuper. Pour la première fois, elle m'a laissé m'occuper entièrement de celle créée par ma mère. Ensuite nous sommes allés voir mes parents à l'hôpital, mais les médicomages n'ont pas encore trouvé de solution pour améliorer leur état de santé.

- Je suis désolé, j'ignorais que tes parents étaient malades.

- Ce n'est rien ne t'en fait pas, j'ai tellement l'habitude que tout le monde autour de moi soit au courant. Après tout cela a fait grand bruit à l'époque. Comme ils étaient amis avec tes parents, les mangemorts étaient persuadés qu'ils seraient au courant de ce qui était arrivé à leur maître après…

- D'accord, je vois. Et donc les mangemorts les ont blessé de manière irréversible ? Je suis désolé de t'avoir fait parler de ce sujet.

- Harry, si je n'avais pas voulu en parler je ne l'aurai pas fait. Tu n'as donc pas à t'excuser. Bien, et donc, tu as quitté la famille de Justin pour aller chez Hermione c'est bien ca ?

- Pas tout à fait. Ils m'ont bien ramené chez les Dursley. Le hasard a fait qu'une cousine d'Hermione, dont elle est très proche, a déménagé dans une rue de mon quartier. Du coup on passe beaucoup de temps ensemble, et les parents d'Hermione m'ont proposé de passer quelques jours chez eux. Le hasard a fait que je suis cousin avec le fiancé de la cousine d'Hermione.

- Ça c'est marrant !

- Oui, ils se marient l'été prochain. Il faut du temps pour réunir la famille d'Hermione si j'ai bien compris car beaucoup habitent à l'étranger.

- D'accord. Ah la voilà qui arrive.

Neville et Harry regardèrent Hermione slalomer entre les tables pour les rejoindre, les bras chargés de livres. Arrivée à leur table elle s'assit avant de prendre la parole.

- Bonjour Neville. Comment vas-tu ?

- Je vais bien, merci. Et toi, as- tu trouvé tout ce que tu voulais?

- Je vais bien également. Et non, je n'ai pas pu tout trouvé.

- Si cela te dit tu pourrais peut-être passer chez moi, on a une collection de livres de tous genres, proposa Neville.

- Vraiment ?!

- Puisque je te le propose, souria Neville.

- Alors ce sera avec plaisir ! J'en parle avec mes parents pour leur demander s'ils sont d'accord et on se recontacte ?

- On fait comme ça, acquiesça Neville.

- Bon sinon les garçons, vous avez prévu quelque chose de particulier ? Je dois refaire mon stock de parchemin et m'acheter de nouvelles plumes. Vous m'accompagnez ?

- Il m'en faut également, répondit Harry. Par contre, il faut que je passe à Gringotts. Je dois retirer de l'argent et rembourser mon cousin pour le téléphone.

- Si tu fais ça, William va t'en vouloir. Il t'a clairement dit que c'était un cadeau pour rattraper tous les anniversaires et noël qu'il a râté.

- Ne t'en fais pas, je trouverai bien un moyen. Et de toute façon, il faut quand même que je passe retirer de l'argent. Tu viens avec nous Neville ?

- Oui, je n'ai pas grand chose à faire. J'avais juste prévu de me promener un peu sur le chemin.

- Alors c'est parti. Tout en prononçant ces mots Harry se leva et prit une partie des livres d'Hermione, et regarda Neville prendre le reste.

Harry se dit qu'il lui faudrait trouver un système pour porter autant de livres plus facilement. Il garda l'idée dans un coin de sa tête et se promit de passer sans Hermione voir un vendeur de sac sorcier, peut-être qu'un sac à la Mary Poppins existe. Cela fera un cadeau d'anniversaire parfait pour elle qui veut toujours avoir toutes les informations à portée de main.

Alors qu'ils sortaient pour se diriger vers Gringotts, Harry vit du coin de l'œil Florian retenir le sorcier qui les surveillait pendant leur discussion, leur permettant de prendre le l'avance. Il sourit à Florian lorsque ce dernier lui fit un clin d'œil en lui faisant signe de partir. Harry se fit une note mentale de passer discuter un peu avec Florian pendant l'été. Il avait passé beaucoup de temps à cette terrasse l'été dernier et Florian venait souvent s'asseoir pour discuter ou pour l'aider dans ses devoirs de vacances. Ce dernier était au courant de ses aventures des deux premières années et ils avaient gardé contact par courrier pendant la troisième année. Florian était toujours de bon conseil et il lui avait avoué qu'il lui rappelait son frère malheureusement disparu plusieurs années auparavant. Ils avaient alors commencé à développer une relation fraternelle, mais qui restait leur petit secret à tous les deux.

Harry revint vers Hermione et Neville qui avaient pris un peu d'avance.

Lorsqu'ils arrivèrent à Gringotts, Neville les conduisit sans un mot derrière les comptoirs, ils passèrent dans un couloir richement décoré. Ce couloir ne contenait qu'une seule porte majestueuse au bout, gardées par deux gobelins armés d'un sabre. Neville se mit face à la porte, posa sa main sur son cœur en inclinant la tête devant lui. Les deux gardes imitèrent son geste, avant de sortir leur sabre qu'ils plantèrent dans le sol.

Harry et Hermione se regardèrent alors qu'ils sentirent un mur de magie les traverser. Harry regarda derrière lui et vit le mur de magie scintiller et s'arrêter au niveau de l'entrée du couloir, avant de se transformer en un mur opaque. Hermione lui jeta un regard légèrement paniqué. Le voyant, Harry prit sa main, ferma les yeux et essaya de ressentir ce que son instinct lui disait. Il ne pouvait pas imaginer que Neville les avait emmenés dans un piège, son instinct lui dictait de lui faire confiance. Mais pouvait-il avoir confiance dans les Gobelins alors qu'il était enfermé avec eux, cela, il n'en était pas encore certain. Après quelques secondes, il ouvrit les yeux et fit une légère pression sur la main d'Hermione afin de la rassurer avant de la relâcher. Ils étaient en sécurité. Il regarda ensuite son ami et les deux gardes qui n'avaient rien vu de son hésitation. Neville s'approcha de la porte et posa sa main à plat au niveau d'un cercle qui était apparu dans les gravures de la porte. La porte s'illumina légèrement avant de s'ouvrir. Un Gobelin les attendait de l'autre côté et s'inclina devant Neville avant de parler.

- Lord Neville, vous êtes en retard.

Neville grimaça, il aurait dû faire plus attention à l'heure, il savait pourtant les Gobelins pointilleux à ce sujet.

- Je m'excuse maître Fargoth. Comme je vous l'expliquai dans ma lettre, je souhaite accéder à un de vos salons sécurisés afin d'introduire correctement Lord Potter. Il réalisera ensuite un audit de ses comptes et possessions dont vous avez la pleine gestion depuis le décès de feu lord James Potter.

- En effet, nous avons préparé le salon de la famille Potter à cet effet. Le gestionnaire des biens de la famille Potter vous y rejoindra dans cinquante deux minutes. Seulement avant de vous permettre d'y accéder, j'aurai besoin du nom de votre amie, vous ne m'aviez pas averti de sa présence.

- Je m'excuse maître Fargoth, je vous présente Miss Hermione Granger. Nous pouvons parfaitement lui faire confiance et elle a droit elle aussi aux informations que je souhaite partager avec Lord Potter, qui est son meilleur ami.

- Bien, mais vous connaissez nos règles, quel que soit votre lien avec le jeune Lord Potter, vous devrez vous retirer lorsque son conseiller réalisera l'audit. Si vous voulez bien me suivre.

Sans attendre de réponse, maître Fargoth se mit en route. Ils passèrent devant de nombreuses portes, avant de s'arrêter devant une sur laquelle était représenté un cerf portant une couronne en équilibre sur un de ses bois. Maître Fargoth se tourna alors vers Harry avant de lui parler.

- Maintenant que nous sommes ici, nous devons vérifier votre identité. Cette porte mène au salon des Potter mais seul un membre direct de la famille Potter ou un Gobelin enregistré peut l'ouvrir. Je vais vous demander de vous entailler la paume de la main et de la poser ensuite contre la porte.

Tout en parlant, le gobelin tendit à Harry un couteau sur lequel était inscrit des runes. Harry, ne sentant aucun danger prit le couteau. Il grimaça lorsque la lame entailla sa peau. Alors qu'il allait poser sa main contre la paroie, un doute le prit, et si on lui avait menti sur son identité ? Non cela n'est pas possible. Il se tourna toutefois vers le Gobelin afin de lui poser la question qui le perturbait.

- Et que se passe-t-il si une personne qui n'est pas membre de ma famille ou un gobelin enregistré tente d'ouvrir cette porte?

- Et bien il est dans un premier temps aspirer par la porte où il rentre en staze. Ensuite, nous le retirons et l'envoyons dans nos donjons. Et nous nous en occupons quand nous y pensons.

Harry déglutit, au vu de l'air du gobelin il était clair qu'ils ne s'en occupait pas souvent, ils devaient certainement mourir oubliés de tous.

- Et combien de personnes ont essayé d'accéder à cette salle?

- Six personnes ont essayé de se faire passer pour vous. Seulement lorsqu'ils ont appris que leur sang était testé, ils ont avoué leur tentative de tromperie. Ils sont depuis dans nos prisons en attente d'un procès.

- En attente ? leur tentative a-t-elle été récente ?

- Non, pour certains cela fait bientôt dix ans. Mais vous êtes le seul à pouvoir déclencher leur procès, et uniquement lorsque vous serez majeur.

Harry se dit qu'il ferait mieux de ne pas se faire ennemi des gobelins. Il prit une profonde inspiration avant de poser sa main contre la porte. A son soulagement, la porte s'ouvrit et ils entrèrent dans la salle. Harry n'eut pas le temps de regarder la salle que maître Fargoth ricana avant de dire:

- Et bien il semblerait que vous soyez bien qui vous dites. Votre conseiller arrive dans quarante et une minutes. Bonne après-midi Lord Potter.

Maître Fargoth partit en fermant la porte. Harry se tourna alors vers le salon. Il était d'allure simple, face à lui un canapé pouvant accueillir au moins trois personnes tourné vers la porte. Une table basse était disposée devant le canapé, sur laquelle avait été installé du thé et des gâteaux. Deux fauteuils assortis au canapé étaient disposés de part et d'autre de la table. Harry et Hermione prirent place sur le canapé, et Neville s'installa à la droite d'Harry avant de prendre la parole.

- Maintenant, nous pouvons parler en toute tranquillité. Personne ne peut nous écouter. Enfin il me reste une dernière chose à faire avant.

- Neville…

- Non attends Harry, je dois d'abord vérifier tes barrières d'occlumancie. Sinon nous risquons de mettre de nombreuses personnes en danger.

- Je comprends. Je pense avoir progressé, mais je te laisse tester.

Neville fixa Harry avant de murmurer "Legilimens", il se retrouva alors dans un espace en plein air. Il commença à avancer avant de se rendre compte qu'il revenait toujours à son point de départ. Il chercha des failles mais n'en trouva pas.

- Très bien, en effet tu as bien progressé par rapport à la dernière fois. Alors maintenant je vais répondre à quelques unes de tes questions. Je n'ai malheureusement pas les réponses à toutes. J'ai par contre fait passé ton carnet à certains amis en qui j'ai une totale confiance et ils y ont inscrit des réponses.

Harry prit le carnet et commença à le feuilleter avant de s'arrêter sur une page, interloqué. Hermione se pencha alors par-dessus son épaule pour lire et ne put retenir une exclamation.

- Mais c'est…

- Je suppose que vous parlez de l'écriture du professeur Lupin ? Je dois vous avouer que je n'ai pas compris comment Susan a pu lui demander de répondre à ces questions. Elle a juste rigolé quand je lui ai demandé mardi.

Harry releva vivement la tête à ces propos.

- Attends, tu parles bien de Susan Bones ? Elle est au courant ? Je ne lui ai pourtant jamais adressé la parole il me semble, pourquoi voudrait-elle m'aider ?

- Oui Harry c'est bien elle. Et le pourquoi je vais y venir, mais je ne vais pas pouvoir te dire autre chose que les grandes lignes. Nous n'en n'auront pas le temps. Mais tu pourras te rendre dans ton manoir familial, tu y auras des réponses et je pourrai t'y rejoindre plus facilement. Pour commencer, le plus important pour toi je pense, ta famille. Tu es en effet lié à certains élèves et d'autres personnes, mais le lien est lointain. Entre les années quarante et quatre-vingt, la famille Potter a été victime à la fois de nombreux accidents mais également de meurtres. Ton grand-père avait deux frères, et six cousins germains. Chacun de ses frères et cousins avait trois fils. Il y a une sorte de malédiction dans ta famille, vous ne pouvez pas avoir de fille tant que certaines conditions ne sont pas réunies. Je ne connais pas les détails mais sache également qu'avant la naissance de ton père ta grand-mère a fait cinq fausses couches, si deux étaient naturelles, les autres étaient dues à des empoisonnements. Il y a donc eu en quarante ans au moins vingt-cinq morts étranges dans ta famille, et je ne compte pas toutes les épouses, ainsi que les branches descendant de ton arrière arrière grand-père qui ont également subi de lourdes pertes.

- Vingt-cinq, mais comment personne n'a pu se dire...

- Il est courant que les membres de ta famille qui ne sont pas les héritiers direct deviennent aurors. La justice est quelque chose de fortement ancré dans le caractère de ta famille. Les premiers à mourir furent les frères de ton grand-père et un de ses cousins dans un piège de Grindelwald. D'autres moururent dans l'exercice de leurs fonctions, mais à chaque fois car ils tombèrent dans des pièges. Lorsque le dixième Potter mourut en moins de quinze ans dans un piège, les cinq membres de ta famille qui étaient encore aurors, démissionnèrent tous le même jour. Et à partir de là ce fut des accidents, un balai défectueux, une potion récupérée chez l'apothicaire mal préparée, et j'en passe. Là où tout le monde ne voyait que des coïncidences, ton grand-père lui était certain qu'il y avait quelqu'un qui était derrière tout cela. D'après ma grand-mère il s'est mis à dos de nombreux amis et des personnes en qui il aurait dû pouvoir faire confiance quelque soit la situation lui ont tourné le dos. Je sais que mon grand-père ne s'est jamais pardonné de ne pas l'avoir cru. Tous pensèrent que ces nombreuses morts rapprochées lui avaient fait perdre la tête et il s'est rapidement retrouvé isolé. Seulement lorsque ton père est revenu après sa première année au manoir, beaucoup d'enfants de ses amis avaient été soumis à des sortilèges de contrôle, que personne n'arrivait à défaire. Ils se sont également rendu compte que tous les sortilèges avaient un lien avec James.

- Ils ont alors compris que mon grand-père n'avait pas sombré dans la folie, mais qu'il y avait bel et bien quelqu'un qui essayait de s'en prendre aux derniers des Potter encore vivants.

- C'est exact.

- Mais qui ? Voldemort n'est apparu que bien après les premiers meurtres.

- Réfléchi Harry, qui t'a caché de nombreuses choses, qui intervient un peu trop dans ta vie, qui aime manipuler les gens.

- Dumbledore….. murmura alors Hermione.

- Oui, répondit Neville avec colère.

- Vous êtes sûr ? Harry regardait avec angoisse Neville et Hermione.

Il n'avait certes jamais été tout à fait à l'aise avec le directeur, mais de là à le croire capable de tels meurtres. Alors que Neville acquiesça, Harry reprit la parole.

- Comment et surtout pourquoi ? Où est son intérêt ?

- Nous ne le savons pas encore. Mais il semble ignorer le plus essentiel, ou alors il n'en a pris connaissance que récemment. Magia protège ta lignée et s'assure qu'elle ne puisse pas s'éteindre.

- Peux-tu nous expliquer un peu ce qu'est Magia s'il te plaît ? intervint Hermione. Je n'ai rien trouvé à son sujet à la librairie.

- Je ne pense pas être le plus apte à vous expliquer pour Magia, mais je peux vous expliquer les grandes lignes. Magia est une entité supérieure. C'est elle qui guide les êtres magiques. Elle a la capacité d'accorder le droit à une famille de faire de la magie. Elle peut également mettre en sommeil l'accès à la magie d'un être magique ou de toute sa lignée jusqu'à ce qu'elle juge un descendant digne d'elle. Elle a également la capacité de retirer l'essence magique d'un être, c'est la sanction la plus élevée du monde magique, car sans notre essence magique, nous mourons lentement et en souffrant. Malheureusement, pour qu'elle accepte de juger un sorcier, il faut qu'il soit conduit devant le tribunal de Magia en Avalon. Et seul notre Roi, ou à défaut notre Prince le peut.

- Autrement dit Harry, le coupa Hermione.

- VOUS ÊTES AU COURANT ? Et moi qui pensais te faire la plus grande révélation. Comment l'avez vous su ?

- Pour faire simple, j'ai été présenté à la reine. Mais continue, je t'en prie.

- Bien, alors les grandes règles sont les suivantes.
Règle numéro 1 : protection des êtres purs. Entendre par "pur" les innocents, ceux qui ont un cœur pur c'est à dire non entaché par un quelconque crime envers une autre personne, et bien sûr tous les enfants jusqu'à leur troisièmes maturations magiques ayant lieu généralement le jours des dix-sept ans, parfois avant. Cette règle a souvent été détournée de sa signification principale.
Règle numéro 2: réalisation des rites traditionnels visant à la purification de la magie ambiante. Il y a de la magie dans tout être et dans toutes choses, à chaque fois que nous utilisons notre magie nous sommes susceptible de l'endommager dans un être comme une plante ou un objet comme une roche. Magia nous laisse utiliser la magie si nous soignons les dommages réalisés. Elle tient particulièrement à la fête de la renaissance le jour du printemps, et la cérémonie pour nos morts la nuit d'halloween.
Règle numéro 3: demander sa bénédiction pour les mariages et les enfants. D'après ma grand-mère c'est uniquement pour éviter les mariages dû à des potions de contrôles et de soumission. D'après un ami, c'est juste qu'elle aime bien se mêler de tout et jouer aux marieuses. Je pense que tu auras la réponse à cette règle Harry lorsque tu rencontreras tes ancêtres. Ce sont les trois règles d'or. Il en existe beaucoup d'autres mais c'est un peu plus comme un code de vie en société et un code moral. Vous devriez trouver un livre chez Harry, si ce n'est pas le cas je vous prêterais le mien, par contre il faudra le lire au manoir. Ma grand-mère a développé une grande méfiance vis-à-vis de tout le monde et m'interdit de sortir certains objets, dont ce livre du manoir.

Alors que Hermione et Harry réfléchissaient aux propos de Neville, une porte sur la droite du canapé apparut et s'ouvrit. Neville se leva, imité par ses deux amis. Sans un mot, Neville fit signe à Hermione de le suivre. Hermione se rappelant des propos du gobelin sur le fait que Harry devait être seul pour l'audit se leva à son tour et ils sortirent tous les deux par la porte principale qui s'ouvrit à leur approche.

Harry, pour cacher son stress, utilisa une astuce de Lady Finch-Fletchley, il se servit une tasse de thé. Il venait à peine de la porter à ses lèvres qu'il vit du coin de l'œil un gobelin richement vêtu se présenter. Harry prit tranquillement une gorgée avant de poser sa tasse et de se lever en effaçant des plis imaginaires sur sa tenue. Il se tourna ensuite vers le gobelin qui lui fit une rapide révérence. Le gobelin semblait attendre quelque chose. Harry comprit et s'adressa à lui.

- Bonjour, c'est un plaisir de vous rencontrer maître...

- Votre majesté, je suis honoré de faire votre connaissance. Je me présente maître Ragnök, je suis le conseiller financier de votre famille depuis plus de cinquante ans. Cette fonction se transmet dans ma famille de père en fils. Je vous prie de me suivre dans la salle voisine.

- Très bien, je vous suit maître Ragnök, mais s'il vous plaît, appelez moi Harry. Je ne pense pas pouvoir m'habituer au fait d'être appelé par mon titre

- Il va pourtant falloir vous y faire. Mais si vous insistez, je ferai selon vos désirs.

Sur ces quelques mots Harry suivit maître Ragnök dans le bureau adjacent au salon. Le bureau, situé au centre de la pièce, était large et les côtés présentant des sièges se faisaient face en étant identiques. Les interlocuteurs étaient ainsi placés sur un pied d'égalité. De nombreux dossiers étaient entassés sur une des places, maître Ragnök s'y dirigea et indiqua à Harry la place encore libre de tout document, occupé seulement d'une plume semblant être en or et d'un encrier assorti.

Une fois qu'il fut installé, maître Ragnök fit léviter un dossier sur une pierre à sa droite. Il tapota la pierre deux fois et le dossier fut aspiré par la pierre avant d'être projeté au-dessus en trois dimensions, tel un hologramme.

- Bien, nous commencerons par ce dossier qui contient vos biens actuellement au sein de notre banque.

- Parce que j'en possède ailleurs ?

- Outre les divers logements que vous possédez, oui, vous disposez de biens dans biens d'autres banques.

Maître Ragnök fit un geste devant l'hologramme, comme s'il tournait une page, et le dossier alors projeté s'ouvrit pour laisser place à une liste de chiffres et d'objets. Harry se dit qu'il devait mal lire les chiffres, car il était impossible qu'il possède autant d'argent. Cependant, la lecture que fit le Gobelin le contredit.

- Alors pour ce qui est de Gringotts, vous disposez d'un montant de 31 799 345 248 gallions 544 085 mornilles et 14 615 971 noises, ce qui équivaut à un montant total 31 799 406 892 gallions 5 mornilles et 3 noises. Cette somme vous est accessible depuis toutes les banques appartenant à la filiale Gringotts. Vous disposez également d'un portefeuille d'actions dans 24 entreprises. Etes-vous familier avec les actions ?

- Je dois vous avouer mon ignorance sur le sujet maître.

- Bien, ce n'est rien, nous sommes tenus de continuer à nous en charger jusqu'à la fin de vos études. Il vous faudra par contre en apprendre la gestion d'ici-là si vous souhaitez vous en occuper personnellement.

- Et si je ne souhaite pas m'en occuper ?

- Et bien nous pouvons continuer la gestion, pour une somme de 15 gallions par an et par portefeuille, ce qui ferait 360 gallions par an. Vous pourrez également décider de récupérer progressivement la gestion.

- Cela me paraît correct.

- Bien, passons à la suite. Vous possédez également un coffre contenant uniquement des objets, tels que des bagues, colliers, épées, tableaux, meubles, et autres raretés dont vous avez le descriptif ci-après. Vous pouvez y accéder dès que vous le souhaitez.

- Excusez-moi de vous interrompre, mais je n'ai pas de clé pour ce coffre.

- Oui, et cela est parfaitement normal. Par sécurité, lorsqu'un enfant devient orphelin, toutes les clés de sa famille sont rappelées par son conseiller. Puis il reçoit ses clés selon les conventions signées entre la famille et les gobelins. Vous concernant, vous auriez dû recevoir vos clés le jour de vos onze ans. Seulement vous ne vous êtes pas présenté au rendez-vous que je vous avez donné et n'avez jusqu'à présent jamais donné suite à nos courriers.

- Je m'excuse mais je n'ai jamais reçu le moindre courrier de votre part. J'ai reçu la clé de mon coffre lors de mes onze ans. Cependant, elle ne m'a pas été donnée par un gobelin mais par Hagrid.

- Ceci n'est pas normal. J'ai en effet constaté que vous aviez eu accès à l'un de vos coffre et la clé n'est plus dans cette boite. Gringott va tout mettre en œuvre pour comprendre comment cela a-t-il pu se produire et le coupable sera sévèrement puni croyez moi. Seulement, pour pouvoir mener l'enquête, il nous faut votre autorisation, nous n'avons donc pas pu agir avant.

- Vous l'avez. Je veux savoir comment cette clé à fini dans les mains de Hagrid si vous seul deviez me la donner. Je croyais que Gringott était le lieu le plus sûr.

- Il l'est, vous remarquerez sur ce relevé que vous seul avez fait des retraits de votre compte. Si une autre personne avait essayé de l'utiliser, l'enquête aurait pu être lancée immédiatement. Mais comme il n'y a pas eu de vol de bien, nous n'avons pas pu.

Harry prit le relevé en question et fut étonné d'un montant sortant tous les mois depuis ses un ans.

- Maître Ragnök, à quoi correspondent ces 200 gallions virés tous les mois vers une banque moldue ?

- Et bien, il s'agit de la pension que vos tuteurs, les Dursley, recevaient pour s'occuper de vous.

- Que dites-vous ? Pourriez-vous me confirmer que cela correspond bien à environ 1 600 livres.

- A peu près oui.

A ces mots Harry sentit sa magie s'échapper. Les papiers sur le bureau s'envolèrent et plusieurs objets de décorations furent brisés. Harry prit de nombreuses inspirations avant de parvenir à se calmer et de s'adresser au gobelin qui le regardait avec calme, ne semblant pas surpris par cet éclat de magie.

- Maître, veuillez m'excuser, j'ai ressenti le besoin…

- Ne vous fatiguez pas, vous n'avez pas à vous excuser, je suis au courant que votre famille est particulièrement sensible à la magie. La moindre émotion forte provoque de nombreux dégâts. Je me souviens du dernier éclat de votre grand-père, il avait non seulement brisé tous les meubles de cette pièce, mais également du salon adjacent. Et je peux vous assurer qu'il n'en était pas le moins du monde désolé. Votre grand-mère avait même dû nous protéger par un bouclier et avait mis près d'une heure à l'atteindre pour le calmer.

- Qu'est-ce qui avait bien pu mettre mon grand-père dans une telle rage ?

- Vous devez savoir comment sont décédés vos grand-parents ?

- D'une maladie incurable non ?

- Et bien ceci est la version officielle. Votre grand-père n'a pas souhaité que la vérité éclate espérant réussir à protéger leurs fils.

- Je ne comprends pas. Que leur est-il arrivé ?

- Je me rappelle très bien de ce jour, c'était le 28 mars 1977, le lendemain des dix-sept ans de votre père. Ils sont venus pour réaliser un check up médical. Les deux s'étant réveillé malade. Votre grand-père ne faisant plus confiance aux médicomages sorciers faisait appel à nos services depuis de nombreuses années. S'il n'a pas réagi lorsqu'il a appris qu'il avait été empoisonné, cela ne fut pas la même chose lorsque nous avons dû lui annoncer que son épouse l'était également. Il est entré dans une rage immense et je ne l'avais encore jamais vu s'effondrer ainsi. Après sa crise de magie, il n'a cessé de s'excuser auprès de Lady Doréa de ne pas avoir su la protéger. Lady Dorea, après m'en avoir demandé l'autorisation, les a alors fait transplané. Ils ne sont revenus que le lendemain. Malheureusement le poison dont ils étaient victimes n'avait pas d'antidote, du moins pas à cette époque.

- Vous êtes en train de me dire que mes grand-parents se sont fait assassiner et qu'il n'y a eu aucune enquête car cela a été maquillé en maladie incurable ? Mais enfin, pourquoi mon père n'a rien fait ?

- Il était à Poudlard et vos grand-parents nous avaient interdit de lui dire la vérité. Mais je vous conseille de leur poser la question lorsque vous rencontrerez leur tableau.

- Ils ont un tableau ?

- Bien sûr, comme tous les Potter. Bon alors passons maintenant aux biens immobiliers si vous le voulez bien ?

- Oui, je réfléchirai aux tenants et aboutissants de tout ce que vous m'avez dit plus tard.

- Vous disposez de plusieurs biens en Angleterre, la plupart sont mis en location, que ce soit par des sorciers ou des moldus. Voici la liste. Les seuls n'étant pas loué étant votre maison à Londre et votre manoir familial dont la situation reste inconnu, mais je sais que vos grand-parents ont fait en sorte que vous ayez connaissance de cette information.

Harry pensa immédiatement à la lettre de ses grands-parents. Il n'avait pas encore eu l'occasion de l'ouvrir, et préférait attendre d'être sûr que cela soit le bon moment. Mais s'il voulait des réponses à ses questions il allait devoir l'ouvrir rapidement. Il reporta son attention sur le gobelin qui n'avait pas interrompu ses propos, ne se rendant pas compte de l'inattention de son client.

- Vous disposez de nombreux biens réparti dans le monde, souvent utilisé à des fins diplomatiques, comme un manoir en Transylvanie, un autre en Autriche, un Palais dans les pays de la Loire en France, un chalet dans les Pyrénées, un Palazzo à Venise, une île proche de Tahiti, mais également des demeures de vacances, comme une villa en Floride, et bien d'autres. Voici la liste de tous vos biens. Maintenant en Avalon, vous disposez bien évidemment du Palais royal et de divers biens, gérés par votre intendant en Avalon.

- Avalon ?

- Oui, je laisse le soin à vos amis de vous expliquer, mais surtout à la dernière reine d'Avalon, la reine Catherina, enfin son tableau. Maintenant que l'audit est terminé, si vous le voulez bien, nous allons faire revenir vos amis afin qu'ils soient témoins de votre acceptation en tant que Lord Potter, prince d'Avalon et du royaume magique. Vous pourrez alors commencer à vous préparer pour votre cérémonie de couronnement de prince le jour de vos dix-sept ans. Vous ne pourrez être couronné roi qu'à partir de vos vingt-cinq ans, mais vous ne serez pas obligé, tout dépendra des actions du ministère de la magie d'ici là. Mais la reine Catherina vous expliquera tout.

- Quand vous parlez de la reine Catherina, est-ce qu'il s'agit de la Lady ayant son tableau à Buckingham Palace, l'épouse de Lord Bénédict ?

- Permettez moi de vous rectifier, l'épouse du dernier roi d'Avalon, le roi Bénédict. Mais il est vrai qu'ils se présentent à leur descendant sous l'appellation de Lord et Lady. Je possède moi-même un miniature les représentant afin de servir de lien avec Avalon.

- Oh, d'accord, ils m'ont demandé de les retrouver au manoir familial.

- Chose que vous pourrez faire dès ce soir. Bien maintenant si vous le permettez, je vais faire entrer vos amis, annonça plus qu'il ne demanda maître Ragnök en récupérant le dossier qu'il avait déposé sur la pierre et qu'ils avaient fini de lire dans les grandes lignes.

Il envoya ensuite une note volante, sans doute afin de prévenir un autre gobelin de conduire Neville et Hermione se dit Harry.

- Une dernière chose avant que vos amis arrivent, pourriez-vous venir le lendemain de votre prochain anniversaire ? Nous devrons commencer à planifier certaines actions, non plus en tant que maître Gobelin et client, mais en tant que seigneur Gobelin et Prince d'Avalon.

- Je….

Alors qu'il allait exprimer sa surprise Harry se rappela des propos de Lady Finch-Fletchley lorsqu'elle a été mise dans la confidence du réel statut de Harry. En effet, en découvrant qu'il n'avait pas reçu l'éducation qui convenait à un Potter, la reine avait informé la mère de Justin afin qu'elle le forme un peu plus. Harry devait donc retourner chez les Finch-Fletchley dès le lendemain pour une autre semaine et ensuite ils conviendraient ensemble d'une nouvelle date. D'après elle, il ne devait jamais montrer de surprise à un fait qui aurait dû être connu, il décida alors de faire comme s'il était au courant de la situation.

- Ce sera avec plaisir.

Harry ne put en dire plus car il vit entrer Neville et Hermione. Cette dernière avait un regard dans lequel luisait de la colère, alors qu'il allait lui demander ce qu'il lui arrivait, Neville intervient.

- Nous venons de discuter de choses et d'autres concernant Magia. Je te raconterai plus tard. Ne t'en soucie pas plus, et concentre toi sur ton moment. Ce n'est pas tous les jours que l'on est jugé digne de devenir héritier officiel du trône d'Avalon.

Harry se tourna alors vers le seigneur gobelin, Hermione et Neville se positionnant de part et d'autre de Harry, tout en restant un pas en arrière. Un gobelin muni d'une toge blanche entra, tenant avec grande délicatesse un coussin sur lequel reposait un écrin.

Le seigneur gobelin, avec des gestes lents et mesurés, prit le coussin et le présenta à Harry de façon à ce que l'écrin soit orienté vers lui. Le gobelin qui venait d'arriver ouvrit délicatement l'écrin.

Alors qu'il s'attendait à une bague magnifié par des pierres et autres joyaux, au vu des précautions prises lors de sa manipulation. Harry fut agréablement surpris de ne découvrir qu'un anneau simple surmonté de ce qu'il avait deviné être le blason des Potter, un cerf portant une couronne en équilibre sur un de ses bois. Une seule pierre précieuse, d'un banc pur, venait sertir l'œil du cerf.

Harry prit avec précaution l'anneau et le glissa à son doigt. Une vague de magie le traversa alors et il se sentit apaisé. Il crut entendre une voix douce et féminine lui murmurer "enfin" à l'oreille, mais se dit qu'il avait dû rêver car aucune personne n'était penché sur son épaule. Une fois la vague de magie dissipée, il jeta à nouveau un regard vers la bague et le blason avait légèrement été modifié. A la place du cerf se tenait maintenant un faon portant une couronne semblant plus petite que la précédente. La pierre quant à elle était devenue verte.

Harry se tourna alors pour faire face à ses amis. Il les trouva agenouillé, ainsi que les gardes et d'autres gobelins qui étaient entrés sans qu'il ne s'en aperçoive.

Harry prit une profonde inspiration pour éloigner la crise de panique qui commençait à le gagner. Il s'adressa alors à eux d'une voix qu'il espéra assurée.

- Mes amis je vous en prie, relevez-vous. Vous n'avez pas à vous tenir ainsi face à moi, si j'ai bien compris je ne pourrai porter la couronne de prince que le jour de mes dix-sept ans.

Neville et Hermione se redressèrent d'un même mouvement. Harry remarqua alors un anneau qui était apparu à la main droite de Neville.

- Neville, depuis quand portes-tu cet anneau ? demanda Hermione devançant Harry. Et Harry je ne comprends pas, il me semblait que le symbole sur ton anneau était un cerf.

- Je porte cet anneau depuis mes cinq ans, répondit Neville. Il était jusqu'à présent caché, les anneaux des autres héritiers et des aînés vont maintenant devenir visibles pour tout le monde, sauf si nous les dissimulons par un sortilège. Nous ne pouvions pas les rendre visibles pour des sorciers n'appartenant pas à la table d'Avalon, tant que l'Héritier principal n'est pas reconnu et accepté par Magia. Pour ce qui est du symbole, il évoluera lorsque tu grandiras pour atteindre sa forme finale le jour de tes vingt-cinq ans. Le lionceau de mon anneau deviendra quant à lui un lion. Tu reconnaîtras les Héritiers à ces anneaux. D'après les légendes, tu as le pouvoir de faire apparaître les anneaux aux doigts des Héritiers perdus. Il te faudra par contre te renseigner dans ta bibliothèque familiale. Nous en discuterons plus en détail ultérieurement. Tout ce que tu as à savoir pour l'instant est la signification de la pierre. Si elle est verte, cela signifie la loyauté envers la famille royale, rouge la trahison, bleue que l'héritier doit faire ses preuves.

- Donc, comme la pierre de ton anneau est verte, je peux te faire confiance c'est bien cela ? demanda Harry.

- Oui, mais je pense qu'il vaudrait mieux que nous cachions nos anneaux Harry.

- Je veux bien, mais comment fait-on cela ?

- Ferme les yeux et concentre-toi uniquement sur l'anneau et la magie l'entourant. Une fois cela fait, demande à la magie de le dissimuler. Seuls ceux portant un anneau similaire pourront alors le voir.

Harry se concentra et fit ce que lui demandait Neville. Il se demandait comment savoir si cela avait fonctionné, lorsque Hermione fit une exclamation de surprise. Devant son regard interrogatif, elle lui expliqua qu'elle ne pouvait plus percevoir leurs anneaux. Harry regarda Neville et constata qu'il pouvait toujours voir son anneau comme il le lui avait expliqué.

Après avoir salué les gobelins, les trois amis sortirent de Gringotts et se séparèrent. Neville partit vers les cheminées publiques tandis qu'Harry et Hermione rejoignirent un café du côté moldu, près du Chemin de traverse, où les attendaient les parents d'Hermione.


Jardin du manoir Black, le vendredi 01 juillet 1994, en fin d'après-midi

Sirius était adossé à la porte fenêtre et regardait vers l'extérieur de manière pensive. Son grand-père s'était absenté afin de se rendre chez Lady Londubat, sous polynectar. Remus avait accompagné Susan pour un dîner dans le Londres moldu, Amélia ne les avait pas accompagnés, ayant décrété qu'elle avait trop de travail et souhaitait s'avancer. Remus et Susan avaient pris cette habitude, une fois par mois de s'accorder un temps juste tous les deux. Remus ne s'en rendait peut-être pas compte, mais Susan ne le considérait pas que comme un oncle, mais plus comme un père. Il avait remarqué que lorsqu'elle faisait ou disait quelque chose, elle le cherchait toujours du coin de l'œil afin de voir sa réaction. Remus quant à lui était au petit soin avec Susan, s'assurant qu'elle mange assez, qu'elle soit suffisamment vêtue avant de sortir, lui rappelant parfois des règles de savoir-vivre qu'il lui arrivait d'oublier. Enfin, oublier est un bien grand mot, Sirius était persuadé que Susan, ayant reçu une éducation complète, faisait cela uniquement pour interagir avec Remus.

Sirius revint au présent lorsqu'il vit celle qui hante ses pensées commencée à se réveiller. Il l'avait allongée sur une chaise longue une petite heure plus tôt alors qu'elle s'était endormie sur ses dossiers.

Sirius s'approcha d'elle et s'assit délicatement à côté d'elle. Il dégagea son front des quelques mèches de cheveux s'y étant éparpillées pendant son sommeil et lui embrassa avec tendresse le font.

- Des réveils comme cela j'en veux un peu plus, murmura Amélia encore légèrement endormie.

- Vos désirs sont des ordres madame, rigola Sirius avant de butiner son visage de légers baisers pour finir par capturer ses lèvres. Sirius se redressa ensuite légèrement avant de reprendre la parole. Tu travailles beaucoup trop. Tu es supposé être en vacances.

- Je sais, mais…

- Mon dossier est prêt, tu le connais par coeur, l'interrompit Sirius avant de l'embrasser tendrement. J'aimerais juste que tu te reposes tout ce week-end. Et comme il est dix-huit heures, nous pouvons considérer ce week-end comme commencé. Donc, tu vas me faire le plaisir de ranger ce dossier à sa place et de ne plus y toucher jusqu'à lundi matin. Et pour ton information, nous avons le manoir pour nous tout seul toute la soirée.

- Ainsi présenté, je ne peux que ranger ce dossier et profiter de ma soirée. Nous n'avons pas pu être seul depuis que j'ai emménagé ici. A croire qu'ils s'étaient donné le mot. Mais je n'ai pas envie de bouger d'ici. Alors...

Amélia d'un geste de baguette fit se ranger le dossier dans sa pochette, puis d'un autre, élargit la chaise longue avant de se décaler et de faire signe à Sirius de s'y installer. Sirius ne se fit pas prier et s'allongea sur le côté, en prenant Amélia dans ses bras, qui vint se blottir, sa tête contre le torse de Sirius, bercée par le rythme régulier des battements de son cœur. Ils restèrent ainsi, blotti l'un contre l'autre en silence, avant que Amelia ne se redresse un peu pour regarder Sirius dans les yeux, et prendre la parole en chuchotant.

- Donc si j'ai bien compris personne ne risque de nous interrompre dans la soirée ?

- C'est exact, répondit Sirius en chuchotant, comme hypnotisé par sa compagne. Et je te propose de jouer à un jeu.

Tout en parlant, Sirius avait commencé à embrasser Amelia.

- Mmh… tout dépend du jeu…

- Alors, il s'agit d'un jeu, qui durera tout le week-end dès que nous nous retrouverons seuls. En fait, les règles sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure. Tout en parlant, Sirius redessinait le visage de sa compagne d'un léger frôlement du bout des doigts.

- Et quelles sont ces règles ?

- Ce sera un jeu de devinettes, qui nous permettra d'apprendre à nous connaître davantage. Chacun notre tour, nous allons devoir dire ce que nous connaissons de l'autre ou ce que nous supposons. Et à chaque fois que l'un de nous énonce un fait correct, l'autre le récompense d'un baiser.

- Oh, je commence à voir l'évolution possible…

- Disons que plus ce qui est dit est secret pour l'autre, plus le baiser pourra être …. osé dirons nous.

- Je pense que cela va me plaire. Donc si je dis que tu as été à Gryffondor…

- Ce n'est pas un grand secret, mais tu as le droit à un baiser… sur la joue, répondit Sirius en joignant le geste à la parole.

Amélia prit une mine boudeuse, ce qui fit rire Sirius.

- Il faut graduer les choses ma chère. Ta fleur préférée est..

- je ne te l'ai jamais dis….

- Justement si je donne la bonne réponse tu pourras adapter ma récompense, répondit Sirius en souriant.

- Très bien, vas y….

- Alors je disais avant d'être coupé que ta fleur préférée est la clématite.

- Comment ?

- J'ai tort ? demanda Sirius en levant avec un sourire en coin.

- Non, mais…

- Je t'ai beaucoup observé ces derniers jours.

- Oh, alors tu as droit à ta récompense.

Amelia s'approcha et au moment où ses lèvres allaient toucher celle de Sirius, elle dévia pour lui embrasser le coin des lèvres. Sirius émit un grognement montrant son mécontentement.

- Il faut graduer les choses mon cher…

- Tu n'as pas le droit de retourner mes propos contre moi.

- C'est toi qui a donné les règles. Il fallait être plus précis, rigola Amelia, en se blottissant à nouveau contre lui, afin de profiter au maximum de ce jeu.