Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Réponses aux reviews:

Pims10: Merci pour ta review :) Et oui, son instinct est ce qui va un peu (beaucoup) l'aider à prendre ses décisions dans l'avenir, il a apprit qu'il valait mieux qu'il l'écoute, ce qu'il n'a pas trop fait pendant ses trois années à Poudlard.

Miss MPREG : Merci pour ta review. J'espère que tu vas t'habituer au fait que Harry appartienne à la lignée royale :) Et pout la "malédiction" il fallait bien compenser le fait qu'ils soient une lignée royale. Après tout ils se sont fait beaucoup d'ennemis au cours des siècles. contente que les petits moments tendre te plaise :) Ce chapitre ne contient pas de grande découverte pour Harry, mais plusieurs moments de vie que je trouve important pour la suite de l'histoire. Les révélations recommenceront au prochain chapitre.


Chapitre 14:

Manoir familial Black, le samedi 02 juillet 1994

Amélia et Sirius se tenaient devant la porte de la chambre occupée par celle-ci. Enfin pour être plus exacte Amélia était adossé contre la porte, Sirius pressé contre elle, l'embrassant dans le cou.

- Rentre, demanda Amélia alors que Sirius commençait à s'éloigner.

- Non, je veux vivre ce moment avec toi en tant qu'homme libre.

- Mais tu es libre à mes yeux.

- Bonne nuit, fais de beaux rêves.

Sirius s'éloigna après un dernier baiser. Amélia poussa un soupir et après l'avoir regardé partir, se retourna et poussa la porte de sa chambre, remplie à la fois de dépit et surtout de frustrations.

Amélia se changea rapidement avant de s'allonger dans son lit et de repenser à sa soirée un sourire aux lèvres. Une soirée parfaite. Sirius s'était montré au petit soin, et son idée de jeu était une excellente excuse pour faire ce qu'elle retenait depuis des jours. Bon, le fait qu'ils étaient enfin seuls sans risque de se faire interrompre leur avait permis de se détendre.

Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, le bruit de la porte communicante la tira de ses réflexions. Elle releva la tête pour voir Sirius s'avancer vers elle et s'asseoir sur le bord du lit. Alors qu'il se penchait vers elle pour l'embrasser, Amélia prit la parole en chuchotant.

- Je croyais que tu voulais attendre encore trois semaines.

- Je ne suis qu'un imbécile.

- Je ne vais pas te contredire sur ce sujet.

- Hé ! Si tu ne veux pas vivre la nuit la plus inoubliable de ta vie je t'en prie, tu n'as qu'un mot à dire et je retourne dans ma chambre. Mais il me semblait avoir compris tout à l'heure que tu n'étais pas contre.

- Tu n'as pas intérêt à partir.

Tout en parlant, Amelia fit basculer Sirius sur le lit, et se positionna au-dessus de lui. Elle se pencha ensuite pour l'embrasser tout en faisant courir ses mains sous la chemise de Sirius. N'ayant pas la patience de défaire les boutons, elle attrapa la chemise à deux mains et tira jusqu'à ce que les boutons se détachent. Elle reprit ensuite ses caresses.

Amelia sentit les mains de Sirius glisser sous sa chemise de nuit, déclenchant des frissons, puis il les redressa afin de se retrouver en position assise, Amélia assise sur ses genoux. Elle glissa ses jambes autour de ses hanches afin de s'en approcher au maximum. Sirius fit glisser ses lèvres jusque dans son cou, et retrouva le bout de chair sensible qu'il avait trouvé plus tôt dans la soirée. Amélia poussa un soupir, en penchant la tête afin de lui fournir un meilleur accès à cette zone. Les mains de Sirius continuèrent leurs caresses, remontant progressivement le long de ses cuisses. Alors qu'il s'approchait de plus en plus de l'aine, il attrapa le bas de sa chemise de nuit qu'il avait retroussé sur ses cuisses et se recula juste le temps de lui enlever, la faisant passer par-dessus sa tête. Sirius marqua un temps d'arrêt pour observer sa poitrine. Il les fit pivoter et s'allongea sur Amelia, ou plutôt, plongea vers sa poitrine dont il absorba entre ses lèvres l'un de ses mamelons. Une de ses mains était posée sur son autre sein, et la seconde main caressait sa hanche. Amelia n'était pas en reste, ses mains parcouraient frénétiquement le dos de son amant, et se rapprochaient du caleçon, qu'elle comptait bien retirer. Alors qu'elle sentit la main de Sirius s'apprêter à retirer sa culotte, elle sentit un courant d'air sur son visage. Elle vit alors son amant disparaître progressivement.

Une main ferme mais douce lui secoua alors l'épaule.

Amelia ouvrit les yeux, et se rendit compte que les dernières minutes n'étaient qu'un rêve. Elle maudit alors Sirius de vouloir attendre qu'il soit innocenté officiellement. Contrairement à son rêve, la soirée s'était terminée après que Sirius lui ait souhaité bonne nuit, et il n'était pas entré dans la chambre comme elle en avait rêvé. Le rire qu'elle avait entendu dans son rêve se fit plus fort et fut ensuite remplacé par une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.

- Bon anniversaire tante Amélia.

- SUSAN ! Il est quelle heure ?

- Presque neuf heures. Je commençais à m'inquiéter, tu ne te lèves jamais après sept heures habituellement. Mais au vu de tes gémissements, j'ai l'impression que j'ai interrompu un beau rêve…. J'espère que Sirius en était l'acteur principal ?

- SUSAN ! Cria Amélia en lui jetant un oreiller dessus alors que sa nièce partait en courant en direction de la porte. Rappelle-moi d'avoir une certaine discussion avec toi avant ta rentrée!

- Oui oui, compte sur moi. Passe un bon anniversaire ! dit Susan en sortant de la chambre, toujours secouée de rire.

Après avoir pesté contre sa nièce qui l'avait réveillée alors qu'elle serait bien restée dans son rêve, Amelia se leva et se rendit dans la salle de bain. Elle maudit à nouveau Sirius en se regardant dans le miroir. Comment allait-elle pouvoir cacher ce suçon qu'il lui avait fait, surtout qu'elle devait retourner à son travail le lundi matin. Une fois prête, Amelia se dirigea vers la salle à manger pour prendre son petit déjeuner. Alors qu'elle passait devant la bibliothèque, une main l'attrapa et la tira à l'intérieur, avant de la plaquer contre le battant de la porte. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'elle sentit les lèvres de Sirius se poser avec voracité sur les siennes.

- Et bien que me vaut ce plaisir ? Chuchota-t-elle une fois que son compagnon se fut éloigné de quelque millimètre pour reprendre sa respiration.

- Alors premièrement, je voulais te souhaiter un bon anniversaire à ma façon.

- La journée n'est pas terminée, je veux bien que tu me le souhaites à nouveau et quand tu veux dans la journée.

- Ne t'inquiète pas pour ça, c'est prévu.

- Et ensuite ?

- Quoi ensuite ?

- Tu as bien dis premièrement ? C'est qu'il y a une deuxième raison non ?

- Ah oui, alors j'aime beaucoup ta nièce…. mais…

- Mais…?

- Si elle avait pu éviter de te réveiller ce matin, j'aurais bien aimé continuer notre rêve.

- QUOI ?

- Je te rappelle que le lien est activé…

- Je ne connaissais pas cet effet. Nous n'avons pas partagé nos rêves avant et pourtant cela fait deux semaines que le lien est activé.

- Disons que plus on devient proche, plus il est important. Mais aussi que habituellement je ferme mon esprit le soir. J'ai oublié hier soir, je crois bien que j'étais un peu trop distrait.

- Et bien tu vas me faire le plaisir de ne plus fermer ton esprit, surtout qu'à partir de lundi je repars au manoir BONES.

- Tu es obligé ?

- Sirius, on en a parlé des centaines de fois, certains de mes collègues viennent m'apporter des dossiers chez moi le soir, ou en récupérer. Cela paraîtrait étrange que je le leur interdise tout d'un coup.

- Donc je ne vais pas te voir pendant cinq longues journées.

- Cela va être aussi long pour toi que pour moi tu peux me croire. Alors tu vas me faire le plaisir de ne plus fermer ton esprit, on pourra alors se retrouver la nuit.

- Ce n'est pas que je ne veux pas mais…

- Mais…?

- J'ai passé plusieurs années entouré de détraqueurs Amelia.

En entendant ces mots Amelia ne put que blanchir. Il paraissait tellement joyeux la majorité du temps qu'elle en arrivait à oublier qu'il était encore blessé par ses nombreuses années d'emprisonnement à Azkaban. Ses nuits devaient être peuplées de cauchemars.

- Si tu savais à quel point je suis désolée Sirius.

Tout en prononçant ces mots, Amelia porta sa main à la joue de Sirius, elle ne réussit pas à retenir les larmes qui lui étaient venues en pensant à tout ce par quoi il était passé. Sirius prit alors son visage en coupe et essuya ses larmes de ses pouces. Il déposa ensuite de légers baisers sur ses lèvres avant de prendre la parole d'une voix qu'il voulait douce.

- Eh, ne pleure pas. Tout va bien maintenant. Et tu n'as pas à t'excuser. Tu n'es en rien responsable.

- Je suis la cheffe du département de la justice. J'aurais dû…

- Tu venais à peine de quitter Poudlard.

- Cela faisait déjà six mois que je travaillais dans le département de la justice j'aurais pu…

- Tu n'aurais rien pu faire contre Dumbledore. Et n'oublie pas que tu venais toi aussi de subir de lourdes pertes et que tu devais t'occuper d'un bébé d'un an, chose à laquelle tu n'étais pas préparée.

- Mais si…

- Non, ils avaient décidé de m'emprisonner sans procès. Personne n'a été mis au courant. J'ai bien lu les journaux de cette époque. Non seulement il y avait des procès tous les jours, mais l'article qui parle de ma trahison est tourné comme si j'avais eu un procès en huis clos.

- Je n'ai peut-être pas pu agir à l'époque c'est vrai. Mais j'aurais dû me douter de quelque chose quand Fudge a pris en main ton dossier après ton évasion. J'aurai pu…

- Arrête. Ne vit pas dans le passé. Ce que tu as fait pour moi est déjà énorme. Je t'en serai toujours reconnaissant. Alors arrête de t'en vouloir.

- Très bien.

Amélia embrassa longuement Sirius, avant de le serrer dans ses bras. Elle avait besoin de son contact pour se rassurer qu'il allait bien au moins physiquement. Elle reprit la parole après quelques minutes de calme.

- Par contre, tu arrêtes de fermer ton esprit.

- Amelia… je fais trop de cauchemars, je ne veux p…

- Ne finis même pas cette phrase. Tu ne fermes plus ton esprit, et tes cauchemars on s'en occupe ensemble. Et puis peut-être qu'il n'y en aura plus qui sait… Peut-être que nous pourrons réitérer notre rêve de cette nuit, à défaut de ne pouvoir le vivre en vrai puisque monsieur à décidé qu'il était mieux d'attendre.

- Très bien, très bien tu gagnes.

- Toujours.

Tout en souriant, Amelia l'embrassa une dernière fois avant de se dégager de ses bras et de sortir de la bibliothèque. Elle se promit aussi de faire en sorte d'avancer le procès de Sirius au maximum… Le vingt juillet lui paraissait être beaucoup trop loin.


Portsmouth, domaine des Finch-Fletchley, le samedi 02 juillet 1994

Harry se tenait dans le salon de musique, travaillant sur ses devoirs tout en écoutant Georgiana jouer quelques morceaux.

- Tu sais que pour travailler tu as la bibliothèque ?

- Oh, Justin, je ne t'avais pas entendu entrer.

- J'ai vu ça… tu sais si tu veux travailler, porter ton attention sur ton travail c'est mieux...que de regarder quelqu'un jouer d'un instrument. Georgie t'a déjà promis qu'elle allait t'apprendre à jouer du violon alors s'il te plaît arrête de fixer ce violon.

- Ce n'est pas ça. Comment fait-elle à son âge pour faire passer autant d'émotions dans un morceau.

- Georgie a toujours été sensible aux émotions des autres. Elle est un peu empathe, et une fois elle m'a expliqué que la musique l'aidait à extérioriser et à retrouver ses propres émotions.

- Oui, par contre cela fonctionne mieux si j'ai du silence. Alors Justin si tu n'as rien de mieux à faire je te prie de me laisser, les interrompit Georgiana.

- Alors Harry je te présente Georgie lorsqu'elle est de mauvaise humeur.

- Justin, allons discuter ailleurs, répondit simplement Harry souhaitant éviter une dispute entre les deux.

- Non mais attends, ne me dit pas que tu vas lui obéir ?

- J'ai retenu quelques leçons de Jane figure toi, et la plus importante de toute, ne pas contrarier une dame en colère.

- Harry, tu peux rester, après tout jusqu'à l'arrivée de ce malotru tout allait pour le mieux.

- Très bien, je peux savoir ce que je t'ai fait Georgie ? Parce que là tu dépasses les bornes.

- Je suis désolée, c'est juste que depuis hier soir je suis constamment en colère et je ne sais pas pourquoi. Je commençais à peine à retrouver un peu de sérénité quand tu es arrivé. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, expliqua Georgie en posant son violon et en s'installant dans un fauteuil.

Harry et Justin prirent place chacun d'un côté.

- Est-ce qu'il t'est arrivé quelque chose ces derniers jours ? demanda doucement Justin.

- Non, je ne sais pas, et crois moi j'ai retourné tout ce que j'ai fait et appris ces derniers jours, et je ne vois pas. J'ai déjà essayé les exercices de relaxation de maman, mais rien n'y fait. Comment je vais faire à Poudlard si je ne peux pas accéder à une salle de musique ?

- Alors c'est cela qui te chagrine ? Poudlard ? demanda Justin en prenant la main de sa sœur.

- Tu sais, quand j'ai quitté l'école vendredi, avec mes amies, on a décidé de toutes s'inscrire dans le même collège. J'ai été obligée de faire semblant et comment est-ce qu'elles vont réagir lorsqu'elles apprendront que je ne vais pas dans le même collège, elles ne voudront plus me parler, expliqua Georgie, des larmes commençant à apparaître dans ses yeux.

- Alors, pour ce qui est de la musique, intervint Harry, un ami m'a expliqué qu'une salle se trouvait cachée, il doit me la montrer à la rentrée. Et pour tes amies, et bien tu ne peux pas prédire leurs réactions. Par contre, il te reste encore deux mois avant la rentrée pour profiter d'elle.

- Mais cela voudrait dire que je ne pourrai plus passer de temps avec vous ? Justin tu m'as trop manqué cette année. J'ai peur, j'ai l'impression que je vais me perdre, s'exclama Georgiana en laissant libre court à ses larmes.

Voyant l'état de sa petite sœur, Justin essuya ses larmes avant de la prendre dans ses bras.

- Petite fée, crois moi que dans quelques mois tu en auras marre d'être avec moi. On va tous les deux se retrouver coincés à Poudlard. Et puis tu verras le monde de la magie est magnifique et surprenant.

- Tu promets de ne pas me laisser ? Que je pourrais toujours venir te voir ? Le frère de mon ami Victoria ne veut jamais l'aider, il dit toujours qu'elle doit faire comme s'il n'était pas là.

- Georgie… Serais-tu en train de me comparer à John?

- Je….

Georgiana s'interrompit avant de rire, comprenant où voulait en venir son frère. En effet, si John se moque toujours des plus petits que lui, dont son frère et sa sœur, Justin les a toujours défendu et aidé lors des après-midi qu'ils partagaient avec les autres enfants de la société. Ce qui a souvent valu quelques conflits entre Justin et John.

Harry ne comprenait pas la soudaine hilarité de Georgie qui pleurait quelques secondes plus tôt. Mais il était soulagé de voir que Justin avait su gérer la situation. Il eut également une idée qui peut-être permettrait à Georgiana d'avoir moins peur.

- Je dois me rendre sur le Chemin de Traverse, et si vous m'accompagniez tous les deux ? proposa Harry.

- Tu es sûr Harry, on ne voudrait pas te déranger et t'empêcher de faire ce pourquoi tu dois y aller.

- Ne t'en fais pas, je devais juste aller récupérer une commande chez madame Guipure. À chaque fois qu'une personne rentrait dans son magasin, elle venait me saluer, m'empêchant de choisir tranquillement. Mme Guipure m'a proposé de venir un lundi sur rendez-vous. Lorsqu'elle reçoit sur rendez-vous, elle s'arrange pour avoir deux de ses employés dans la boutique principale, ce qui lui permet de s'occuper dans la boutique secondaire du client particulier.

- Je dois avouer que refaire mes robes sans la cohue après la réception de nos lettres est tentant. Alors Georgiana ? C'est toi qui décide.

- Vous voulez me faire découvrir le monde de la magie ? Mais maman et papa ont toujours refusé que je t'y accompagne.

- Parce qu'ils te laissent aller dans les centres commerciaux ? demanda Justin en haussant les sourcils.

- Non, et je n'ai jamais compris pourquoi.

- Jusqu'à tes quatre ans tu nous y as accompagnés. Le problème c'est que tu ne cessais d'échapper à la vigilance de maman. Je me rappelle que la dernière fois nous avons alerté les vigiles, des appels avaient été lancés dans tout le centre, la police aussi est intervenue. On t'a cherché pendant longtemps, mais tu étais introuvable. On t'a finalement retrouvé endormi, enfermé par quelqu'un dans une réserve avec un garçon un peu plus âgé. On n'a jamais su qui vous y avait enfermé, l'autre enfant refusant de parler. Je me rappelle juste que la police l'a raccompagné en voiture chez lui.

- Dites, cela ne se serait pas déroulé au Burlington Arcade ? demanda Harry soudain gêné.

Justin se tourna vers Harry, visiblement surpris.

- Oui. Comment as-tu deviné ?

- Parce que c'est à cause de moi si Georgie s'est retrouvée la dedans, elle avait essayé de m'aider alors que mon cousin s'amusait avec moi. Il n'a pas apprécié et nous a poussé tous les deux dans cette réserve avant de fermer à clé. Au début on a essayé de frapper et de faire du bruit pour que quelqu'un nous sorte de là, mais personne ne nous entendait, la porte était située en retrait et je pense insonorisée.

- Tu as raison, elle était insonorisée. C'est ce qu'ont dit les enquêteurs lorsqu'ils vous ont trouvé.

- Jane ! Tu m'as fait peur, tu es là depuis longtemps ?

- Quelques minutes. Alors comme ça Harry c'est avec toi que Georgiana s'est retrouvée piégée ? Je dois avouer que nous étions tellement soulagés de la retrouver et qu'il ne lui était rien arrivé de fâcheux que nous n'avions pas vraiment fait attention à l'autre enfant. Je comprends mieux maintenant que j'y pense pourquoi vous avez pu survivre dans cette réserve. C'était un frigo, mais d'après les enquêteurs, il avait dû être endommagé par la personne qui vous y avait enfermé car il y faisait chaud dedans. Mais Georgie s'était quand même blottie dans tes bras et avait refusé de te lâcher, répétant qu'il ne fallait pas laisser le méchant garçon t'attraper, expliqua Jane faisant rougir les deux principaux concernés.

- Comment se fait-il que tu aies dû rentrer accompagné par la police, demanda alors Justin, tu viens de dire que c'était ton cousin qui t'y avait enfermé.

- Comme ils ne me voyaient pas revenir à la voiture à l'heure convenue, mon oncle et ma tante ont décidé de partir sans moi.

Jane se leva d'un bond à ces propos et ne put s'empêcher de faire les cent pas, en marmonnant des propos incompréhensibles.

- Ta famille est…

- Je sais, mais si nous parlions de choses plus réjouissantes, demanda Harry en souhaitant pas s'étendre sur le sujet qu'étaient les Dursley.

- Juste avant, comment cela se fait-il que je ne m'en rappelle pas ? demanda Georgiana.

- Tu avais quatre ans, répondit Jane, et d'après les médecins, ton esprit t'a protéger en te faisant oublier cet épisode. Nous avons alors décidé de ne jamais t'en parler.

- D'accord. Mais maintenant que j'ai grandi, tu penses que les parents accepteront de me laisser aller sur le Chemin de Traverse lundi avec les garçons ?

- Ils travaillent tous les deux lundi, ils ne pourront pas t'y accompagner, j'ai peur qu'ils refusent, répondit Jane

- Tu pourrais nous y accompagner ? proposa Justin.

- Je vais leur en parler, mais cela peut se faire. Bien je vous propose maintenant de jouer un morceau ensemble, cela fait bien trop longtemps. Harry tu seras notre juge de qualité. Georgie au violon et Justin et moi au piano. Que veux-tu jouer Georgie ?

- Hum…. Corazon de Nino, il n'y aura pas de percussions, mais je pense que cela va être bien quand même.

Harry s'installa dans un fauteuil afin d'écouter la fratrie jouer de ce morceau qu'il ne connaissait pas.


Chemin de Traverse, le lundi 04 juillet 1994

- Bon alors, j'ai rendez-vous chez Mme Guipure à 10h30, soit dans trente minutes, que souhaitez-vous faire en attendant les filles ? demanda Harry en se tournant vers Jane et Georgiana.

- Je crois que nous les avons perdus, rigola Justin.

En effet, Jane et Georgiana n'avaient pas écouté le moindre mot prononcé par Harry, subjuguée par toutes les vitrines autour d'elle. Jane avait par contre bien entendu la remarque de Justin et le lui fit savoir par une tape sur la tête.

- On ne se moque pas d'une dame.

- Je m'excuse. Où madame souhaite-t-elle que nous la conduisions ?

Tout en parlant, Justin se redressa et tendit son bras à sa sœur qui le prit en rigolant avant de commenter.

- Après tout, si les sorciers sont coincés dans le passé par leurs tenues vestimentaires, autant joindre le comportement qui va avec.

Harry rigola à son tour avant de proposer son bras à Georgiana, qui le prit en jouant le jeu, avant de répondre à la première question de Harry, montrant qu'elle s'était montrée attentive contrairement à ce qu'il avait cru.

- Et bien, je propose de commencer par aller à la banque. Si ce que Justin m'a dit est exact, il nous faut changer notre monnaie.

- Hors de question, vous êtes toutes les deux mes invitées aujourd'hui. Laissez-moi vous offrir cette journée. Après tout, un gentleman ne laisse pas une jeune Lady qu'il a invité payer ses achats.

- Je suis d'accord, mais si nous devons appliquer le protocole, alors nous ne devons pas acheter beaucoup de choses pour ne pas abuser de la bonté du gentleman. Hors, je compte bien dévaliser chaque boutique ici présente, répondit avec taquinerie Georgiana.

- Me croyez-vous donc incapable de subvenir à vos besoins mademoiselle. Vous êtes bien trop mature pour votre âge, laissez-vous guider et profitez de la journée, répondit Harry un sourire au lèvre, se prenant au jeu.

Justin et Jane, qui les devançaient, pivotèrent afin de leur faire face. Et Justin prit la parole.

- Alors mesdemoiselles, en route pour Gringotts, la banque des sorciers.

Georgiana se tourna vers Harry un air victorieux sur le visage. Ce dernier poussa un léger soupir avant de proposer.

- Très bien, mais à une seule et unique condition, vous accepterez sans négocier lorsque je veux régler la note.

- Harry si tu insistes encore, rigola Georgiana, je vais accidentellement retirer cette casquette qui ne te vas pas du tout.

- Tu n'oserais pas ? demanda Harry en portant la main à sa casquette pour la remettre en place.

Harry avait compris que les sorciers ne le reconnaissait qu'à sa cicatrice, il avait alors décidé de la cacher. Jane avait bien proposé de la maquiller, mais la chaleur de la journée lui avait fait décliner la proposition. Jane avait beau dire que le maquillage tiendrait malgré la chaleur, il ne voulait pas tenter le diable et avait donc pris une casquette, la faisant râler sur son manque de goût, la casquette en question ne lui allait pas du tout d'après ses dires.

- Ce n'est pas une casquette Georgiana, c'est une pièce informe sans goût.

- Très bien Jane, je te promets que je demande à Mme Guipure une casquette et que tu pourras la choisir. Mais par pitié, plus de commentaire à ce sujet.

- C'est tout ce que je voulais entendre, rigola Jane, en reprenant le bras de son frère. Ce dernier se tourna vers son ami et lui chuchota qu'il s'était bien fait avoir avant de reprendre la route.

Après avoir fait un tour à Gringotts, il était déjà l'heure de son rendez-vous chez la couturière. Il expliqua à Jane qu'il avait décidé de se faire réaliser une garde robe sorcière complète. Jane fut d'accord pour dire qu'il était important pour ses relations que son image soit irréprochable. Elle prit donc un plaisir non dissimulé à donner ses consignes à Mme Guipure avant de s'attaquer à la garde robe sorcière de son frère. Elle laisserait à leur mère le plaisir de s'occuper de celle de Georgiana, se contentant de commander ses robes d'écoles.

Une fois le rendez-vous terminé, il fut alors l'heure d'aller manger. Harry les guida alors vers un restaurant en bout du Chemin de Traverse.

Le petit restaurant était cosy et peu fréquenté, ce qui leur permit d'être relativement tranquilles.

Une fois le repas prit, ils décidèrent de faire un tour à la librairie et d'y chercher quelques livres de culture générale sorcière et de politique. Harry n'osa pas leur révélé qu'Hermione avait déjà fait le tour et que rien ne leur serait réellement utile. Contrairement à ce qu'il pensait, ils passèrent près d'une heure dans la boutique à rigoler d'anecdotes qu'ils pouvaient trouver dans les livres. Ils s'achetèrent, à la demande de Georgiana, des contes pour enfants. Ils prirent également quelques manuels scolaires.

Alors qu'ils allaient sortir, Harry percuta une personne et ne dû le fait de ne pas être étaler par terre qu'aux réflexes de l'inconnu. Il releva le regard pour croiser un regard ambré qui se chargea quelque peu de colère avant de parler.

- Harry, non pas que je ne sois pas ravi de te voir, pourrais-je savoir ce que tu fais ici ! Tu dois faire preuve de prudence dans tes déplacements !

- Je sais, ne t'en fais pas. Personne ne m'a reconnu depuis que nous sommes ici.

- Nous ?

Remus regarda autour de lui et se rendit alors compte de la présence d'un autre de ses anciens élèves. Il remarqua également la présence de deux jeunes femmes qui lui étaient inconnues. Cependant, leur ressemblance avec Justin, ne put que lui faire supposer un lien familial. Justin prit alors la parole.

- Bonjour professeur Lupin. C'est un plaisir de vous revoir. Pourrais-je vous poser une question ?

- Bonjour monsieur Finch-Fletchley. Je vous en prie, faîtes.

- Je n'ai pas bien compris les raisons qui vous ont poussé à démissionner.

- JUSTIN !

Le cri attira l'attention de tout le monde vers la plus âgée des deux inconnues. Sa réaction confirma sa supposition sur un lien familial entre les deux. Elle soupira légèrement avant de se tourner vers Remus.

- Je vous prie monsieur d'excuser mon frère et son questionnement beaucoup trop intrusif.

- Ce n'est rien miss…?

- Oh, veuillez m'excuser professeur, intervint Harry après avoir reçu un coup de coude de la plus jeune des demoiselles. Laissez-moi vous présenter les sœurs de Justin, Miss Jane et Miss Georgiana. Jane, Georgiana, je vous présente le professeur Lupin. Il nous a enseigné la défense contre les forces du mal. Il s'agit également d'un des meilleurs amis de mes parents. En entendant cela, Jane ne réussit pas à se retenir d'attaquer l'homme qui lui faisait face.

- Et bien monsieur, je me demande ce que vos défunts amis diraient de vous.

- Miss Jane, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je ne comprends pas vos accusations.

- Vous ne…

- JANE, la coupa son frère, c'est maintenant toi qui est incorrecte.

- Je suis désolée Monsieur Lupin, mon frère a raison, j'aurais dû modérer mes propos.

Harry se racla la gorge avant d'intervenir.

- Je ne pense pas que c'est une conversation que nous pouvons avoir ici. Que diriez-vous de nous rendre chez le glacier et de demander une salle privée?

- Je pense que c'est le mieux en effet, répondit Remus, qui souhaitait savoir pourquoi cette jeune femme lui en voulait.

Ils prirent alors tous la direction du glacier dans une ambiance bien peu joyeuse. Pour Jane, elle ne pouvait pas comprendre que cet homme se dise ami des parents de Harry. Un véritable ami se serait assuré du bien être du jeune orphelin, chose qu'il n'a pas faite. Une fois arrivé au glacier, Harry s'entretint avec Tom qui les guida vers un des petits salons pour les groupes souhaitant un peu d'intimité. Une fois qu'ils eurent tous passé leur commande, Harry prit la parole.

- Dites moi professeur, vous êtes bien plus élégant vêtu ainsi, une jeune femme serait-elle derrière ce changement ?

- HARRY, s'indigna Jane.

- Ce n'est rien, s'amusa Remus en arrêtant Jane d'un signe de la main, et pour répondre à ta question Harry, la réponse est oui mais pas dans le sens que tu imagines.

- Et qu'est-ce qui vous dit que j'imagine quelque chose?

- Ton regard. Tu as peut-être les yeux de ta mère, mais cette étincelle dans les yeux était caractéristique de ton père lorsqu'il commençait à s'imaginer plein d'histoires.

- Pfu, vous n'êtes pas drôle… Je sais que vous avez été en contact avec Susan, qui vit avec sa tante, alors je me disais que peut-être qu'elle et vous ?

Remus manqua de s'étouffer avec sa glace alors qu'il imaginait la réaction de Sirius à la supposition de Harry. Il décida de ne pas trop le détromper pour s'amuser un peu à leur dépend.

- Si tu savais Harry.

- Vous avez réussi à trouver un travail ? Je sais qu'avec votre petit problème cela ne va pas être facile mais…

- Petit problème ? les coupa Justin, ne me dites pas que vous avez démissionné à cause de votre lycanthropie ?

- En effet, c'est la raison. Il faut que vous compreniez, que si les sorciers ayant grandi dans le monde moldus sont ouverts d'esprits sur de nombreux sujets, cela n'est pas encore le cas pour les sorciers. Cela avait tendance à mettre Lily en colère. Tu aurais vu sa réaction lorsque les employés du ministère ont refusé que je sois le parrain de ton… Remus s'arrêta de parler subitement, se rendant compte qu'il avait trop parlé.

- De mon quoi professeur ?

- Bon de toute façon tu l'aurais su. Lorsque Lily est morte, elle était enceinte.

- Je… cela fait étrange, mais je ne sais pas, on dirait qu'il me manque une information.

- Excusez-nous, mais nous devons vous avouer Georgina et moi, que nous ne comprenons pas très bien pourquoi vous avez démissionné et pourquoi le ministère s'est permis de contester le choix de parents pour leurs enfants.

- Et bien miss Jane, il se trouve, comme votre frère l'a dit, que je suis un lycanthrope, ou dans le langage plus courant, un loup-garou.

- Mais, intervint Georgiane, dans les légendes, les loup-garous ne sont dangereux que lors des pleines lunes n'est-ce pas également le cas dans la réalité ? Pardonnez-moi monsieur, mais vous ne me paraissez pas bien dangereux.

- Oh, c'est le cas. Je ne suis dangereux que lors des pleines lunes. Seulement, les sorciers ont développé des nombreuses appréhensions, et leur méconnaissance du sujet les a conduit à nous mettre à l'écart.

En entendant cela Jane ne put s'empêcher de prendre un air gêné, repensant au jugement qu'elle avait porté plus tôt.

- Oh, je vois, est-ce pour cela que... comment dire...rah, ne me dites pas que si vous n'avez pas pu vous occuper de Harry c'est à cause de cela ? Car si j'ai bien compris, les parents de Harry vous faisaient suffisamment confiance pour vous choisir comme parrain.

- En effet, j'ai essayé de faire jouer le testament de James et Lily dont j'ai été témoin, mais il m'a été répondu qu'ils l'avaient changé après. Je n'ai pas pu écouter la dernière version.

- C'est injuste ! s'exclama Georgiane, c'est de la discrimination, cela ne devrait pas exister.

L'innocence des propos de Georgiane ne put que faire sourire Remus. Il décida néanmoins de changer de sujet.

- Et si nous arrêtions de parler du vieil homme que je suis.

- Vous n'êtes pas vieux ! s'exclama en riant Jane.

- Ne me flattez pas mademoiselle, plaisanta Remus. Alors Harry qu'as-tu fait de tes vacances ?

Alors que Harry, Georgiana et Justin se lancèrent dans le récit des premiers cours de bienséances de Harry, et de son apprentissage de la musique, Jane de son côté était pensive. Elle s'en voulait de sa réaction précédente. Et profita de la discussion animée menée par les plus jeunes pour réfléchir à un moyen de se faire pardonner.

Ce n'est que lorsqu'ils allaient se séparer à la sortie du glacier qu'elle eut une idée. Une fois que les plus jeunes eurent souhaité une bonne fin d'après-midi à Remus, Jane les laissa prendre de l'avance faisant comme si elle cherchait quelque chose et leur faisant signe qu'elle les rejoignait plus tard. Comme elle l'avait espéré, Remus avait attendu qu'elle ait fini de fouiller dans son sac afin de la saluer correctement.

- M. Lupin, je voulais m'excuser pour mon comportement à la librairie. Je vous ai jugé, alors que je n'en avais pas le droit.

- Voyons, ne vous en faites pas. Je ne peux pas en vouloir bien longtemps à une jolie jeune fille, répondit avec un sourire en coin Remus, sourire qui fit rougir Jane.

- S'il vous plaît, laissez-moi vous inviter à dîner pour me faire pardonner ?

- Vous n'avez pas à vous faire pardonner.

- J'insiste.

- Et bien, si vous insistez, j'accepte, mais à une condition, que vous me tutoyez et m'appeliez Remus.

- A la condition que vous en fassiez de même Remus.

- Avec plaisir Jane.

Jane ne put s'empêcher de sourire. Et après avoir réfléchi quelques secondes, elle reprit la parole.

- Que diriez-vous… dirais-tu de ce jeudi soir, nous pourrions nous rejoindre au chaudron baveur, à dix-neuf heures si cela vous convient ?

- Ce sera parfait. Je te dis donc à jeudi Jane.

Tout en parlant, Remus ne put s'empêcher de prendre la main de Jane afin de lui faire un baise-main comme lui avait enseigné Lord Potter. Il sourit devant la réaction de Jane qui avait détourné le regard et cherchait à cacher ses rougeurs.

Remus la regarda s'éloigner et rejoindre ses frère et sœurs et Harry qui avaient rejoint le magasin de Quidditch se trouvant de l'autre côté de la rue. Une fois qu'elle fut hors de son champ de vision, il se remit en route vers la librairie où il avait promis à Sirius de chercher un livre. Ce n'est qu'à mi-chemin qu'il se traita de tous les mots se rendant compte qu'il avait commencé un petit jeu de séduction avec une fille qui devait avoir au moins quinze ans de moins que lui. Il se demanda ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour agir ainsi. Il devait vraiment arrêter de cotoyer Sirius et Amélia, ou au moins ne plus être avec eux lorsqu'ils sont en mode "amoureux transi", ils avaient une mauvaise influence sur lui.