Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifier et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
Réponses aux reviews:
Miss MPREG: Merci pour ta review! Oui, l'ancêtre de Justin est particulièrement pénible. Pour ce qui est du fait que le grand-père de Harry abuse, tu auras la réponse au chapitre 18 qui est en correction :). Alors pour les conjoints des fondateurs, je t'avoue que je ne me suis pas penché sur ce point. J'ai déjà créé tellement de personnages que j'ai ajouté à l'histoire que j'ai peur de me perdre (vous en rencontrerez la plus part aux chapitre 17 et 18). Pour le première amour d'Eileen, la réponse sera donné dans le chapitre 18, et la raison de son geste sera donné bien plus tard dans l'histoire, personne ne le sais pour l'instant, mais des indices seront glissés de temps en temps. Et sinon oui cette malédiction est horrible, et explique un peu le caractère des membres de cette famille.
Petite-Licorne-Arc-en-Ciel: Merci pour ta review! la suite de l'évolution de la relation entre Severus et son grand-père n'est pas pour tout de suite (mais elle est bien prévue pour plus tard. Il y a tellement de point de vue différents que parfois j'essaye d'équilibrer les moments nous permettant de voir les personnages secondaires. En attendant, j'espère que les moments qui vont suivre vont te plaire.
Pims10: Merci pour ta review! La raison des sorts lancé par Eileen sera donné plus tard, mais des indices seront semé de temps à autre à partir du chapitre 17.
Chapitre 16: Procès et serments
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Manoir familial Bones, le mercredi 20 juillet 1994
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Ça y est, le jour du procès est enfin arrivé. Amélia était assise à son bureau, elle n'avait que peu réussi à fermer l'œil de la nuit. L'avenir de Sirius ainsi que le sien dépendaient de cette journée. Cette journée, qui allait soit leur permettre de vivre heureux, soit enterrer leur espoir.
Elle relisait une dernière fois les pages de ce dossier qu'elle connaît pourtant par cœur. Tout a été orchestré à la minute près.
La première étape consista à éloigner Dumbledore le jour J. Leurs amis à l'étranger les avaient grandement aidé à ce sujet. Les convaincre avait été relativement facile car ils n'apprécient pas Dumbledore et sa mainmise sur beaucoup trop de choses à leurs goûts. Ils s'étaient alors arrangés pour que la réunion annuelle obligatoire de la CIS, Confédération Internationale des Sorciers, ait lieu le même jour. Il avait reçu la convocation et la présence y étant obligatoire, il n'avait pu refuser la date. Ils étaient alors certains de son absence.
La deuxième étape, s'assurer que Sirius ne soit pas exécuté lorsqu'il arriverait au ministère pour son procès. Pour cela, lorsque le procès a été annoncé, l'avocat de Sirius avait rencontré le directeur des Aurors. Tous les aurors du département ont alors été prévenus que Sirius se rendrait auprès de leurs services et devait être conduit en salle d'audience, après avoir subi un examen permettant la vérification de son identité. Tout cela sous le sceau du secret. Aucune information n'a pu fuiter. Les membres du Magenmagot ont reçu une convocation pour une réunion exceptionnelle la veille, sans aucune précision complémentaire. Ils avaient été tenu d'attendre cette date afin de s'assurer de la présence de leurs alliés, mais surtout de l'absence de leurs plus puissants ennemis.
Amélia n'avait donc pas pu avancer la date de l'audience contrairement à ce qu'elle aurait souhaité. Trop de paramètres avaient été calculés à la minute près pour qu'elle puisse se permettre son petit caprice.
Amélia soupira et regarda l'heure. Elle jeta ensuite un coup d'œil au plateau repas que ses elfes lui avaient déposé le matin même. Elle n'avait pas pu en prendre la moindre miette. L'appréhension lui coupant l'appétit. Bon et sans doute aussi le fait que Sirius avait fermé son esprit la veille ne l'aidait pas à être sereine. Il lui cachait quelque chose et elle n'aimait pas cela. Elle se leva et prit sa cape de directrice de département de la justice avant de se diriger vers sa cheminée et de se rendre à son bureau le cœur battant à tout rompre. Elle devrait faire comme si elle n'était pas concernée par le sort de Sirius, et cela allait être difficile.
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Manoir familial Black, le mercredi 20 juillet 1994
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Sirius n'en revenait pas. Ça y est, il était libre. Libre! Remus avait déjà décidé de fêter ça comme il se devait. Mais Sirius lui avait demandé d'attendre, lui disant qu'il voulait bien préparer cela et être sûr que tout ceux l'ayant soutenu serait bien présent.
Sirius regarda l'heure, dix-huit heure trente. Il lui restait encore au moins une heure à attendre avant que Amélia ne le rejoigne. Il avait bien compris qu'elle attendait des explications par rapport à sa fermeture du lien. Seulement il n'avait aucune explication à lui donner si ce n'est qu'il souhaitait la préserver de son angoisse. Il repensa au visage de son grand-père lorsqu'il était revenu. Il l'avait pris dans ses bras et lui avait juste dit qu'il pourrait maintenant être mis au courant de tout. Lorsque Sirius lui avait demandé de quoi est-ce qu'il parlait, il avait juste souri et lui avait dit de profiter de cette soirée qu'il avait programmé avec Amélia. Il était ensuite parti se retirer dans ses appartements.
Sirius releva la tête en entendant la porte s'ouvrir.
- Tu comptes attendre ici pendant plus d'une heure ? Tu ne serais pas mieux au salon ?
- Techniquement Lunard je suis assis dans un canapé, lui-même positionné devant une cheminée. Chez la majorité des personnes cela s'appelle bien un salon.
- Tu sais très bien ce que je veux dire, soupira Remus en prenant place à ses côtés. Et si tu me racontais ton procès ? Tu ne nous en as dit que le résultat.
- Tu ne devais pas aller quelque part ce soir ?
- Amélia m'a demandé de garder Susan cette nuit. Elle veut bien la laisser seule la journée mais pas la nuit. Et je suis d'accord, Susan est encore trop jeune.
- Lunard, ta petite princesse qui te mène par le bout du nez a maintenant quatorze ans. Il va falloir vous faire à l'idée qu'elle a grandi et qu'elle voudra très bientôt passer une nuit ou deux loin de tout adulte.
- ...
- Ce n'est pas la peine de maugréer et de parler dans ta barbe inexistante, tu sais bien que j'ai raison.
- On en reparlera quand tu sera plus apte à comprendre notre point de vue.
- C'est à dire ?
- Quand tu auras élevé une petite fille et que tu la verras grandir beaucoup trop vite à ton goût. Pour en revenir à notre sujet principal, je t'informe que Amélia ne partira pas du manoir Bones tant que je n'y serai pas arrivé, expliqua Remus en étendant ses jambes devant lui afin de s'installer plus confortablement.
- Et bien alors quesque tu attends ? demanda Sirius en le regardant d'un air mauvais.
- Je te l'ai dit j'attends que tu me racontes le procès, répondit en souriant Remus.
- Et cela ne peut pas attendre demain ?
- Non, répondit simplement Remus.
Voyant que son ami n'était pas décidé à partir, Sirius soupira en croisant les bras avant de plonger son regard dans le feu.
- Tes réactions d'enfant gâté qui boude quand il n'a pas ce qu'il veut ne m'avaient pas manqué, rigola Remus. Au vu de notre conversation d'hier soir, je pensais que tu étais pressé de voir Amélia. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu lui as fait croire que tu voulais votre première fois en tant qu'homme libre, alors que c'est juste que tu as peur car tu n'as pas été avec une femme depuis...
- Très bien, très bien, tu as gagné, je vais te raconter, le coupa Sirius avec agacement. Mais je t'ai déjà expliqué que je voulais VRAIMENT attendre d'être libre. C'est une question de principe.
- Oui oui, si tu le dis. Si tu veux je peux rester jusqu'à minuit, ou demain matin.
- Très bien, mais il n'y a pas grand chose à raconter. Le ministre était surpris, il n'avait pas été mis au courant de l'identité de la personne dont le procès était demandé. Ted à bien mené le jeu.
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Flash-back, Ministère de la magie
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À peine eut-il mis les pieds dans le ministère que Sirius avait été encerclé, de manière discrète certes, mais encerclé tout de même.
- Bien le bonjour madame, messieurs.
Sirius avait tenté de paraître sûr de lui et détaché, mais également joviale. Il savait que s'il avait revêtu son masque d'aristocrate, les aurors auraient été suspicieux. Pas qu'ils ne le soient pas. Ce serait inconscient de leur part au vu de la réputation de Sirius. En regardant plus prêt, il se rendit compte qu'aucun des aurors présents ne travaillait dans son service du temps où lui-même faisait partie de la maison. Il connaissait cependant le protocole. Il jeta un coup d'œil aux alentours, et repéra ses anciens collègues, cachés dans la foule, certains faisant croire qu'ils lisaient un journal, d'autres qu'ils attendaient quelqu'un. Ces aurors n'étaient pas n'importe qui. Ils étaient ceux avec qui il avait travaillé pendant des mois, mais surtout, ceux qui l'avaient arrêté et conduit à Azkaban. Il leur fit un signe de tête et reporta son attention sur les jeunes l'entourant. Un d'entre eux, sans doute le responsable de leur unité, s'avança d'un pas.
- Sirius Black, nous vous prions de nous remettre votre baguette. Votre avocat, maître Tonks, est arrivé il y a une demi-heure et nous attend dans nos locaux. Je vous prierais afin d'éviter tout mouvement de foule et de panique de la part de nos concitoyens de mettre cette cape qui camouflera votre identité. N'essayez pas…
- .. de vous enfuir, un sort de localisation est posé sur la cape et un autre rendant le retrait de cette cape possible uniquement par le directeur du bureau des aurors. Je connais la chanson, j'ai dû la prononcer beaucoup plus que tu n'a dû le faire jeune homme.
- Vous étiez auror ? intervint un jeune homme à l'accent américain qui s'était placé à sa droite.
Sirius décida de l'appeler l'Américain tant son accent était prononcé.
- Techniquement, n'ayant pas encore eu de procès, et donc n'ayant pas de condamnation, je le suis toujours.
L'affirmation de Sirius mit les aurors mal à l'aise. Est-ce parce qu'il a affirmé encore faire partie de la maison ou du fait qu'il n'ait pas eu de procès, cela il ne peut pas encore le savoir.
- Enfin, rassurez-vous, une fois mon innocence prouvée, je compte bien soumettre ma démission. Elle est d'ailleurs déjà écrite et dans ma poche si vous voulez tout savoir.
- Mais pourquoi ?
Si la plupart des jeunes aurors présents semblèrent étonnés par ses paroles, Sirius étaient certains que seul l'Américain qui se tenait toujours à sa droite semblait comprendre sa décision. C'est d'ailleurs lui qui répondit à la place de Sirius à sa collègue.
- Comment réagirais-tu si on t'arrêtait sans te laisser t'exprimer et si on t'emmenait à Azkaban sans procès ? Pourrais-tu à nouveau travailler avec nous ? N'as-tu pas compris pourquoi c'est nous qui avons été désigné pour l'accueillir et non pas les plus anciens ?
Sirius sourit lorsqu'il vit l'air mal à l'aise des jeunes, et particulièrement de la jeune fille. Il gloussa légèrement en enfilant la cape et tendit sa baguette à l'Américain, le seul jeune semblant avoir un peu de bon sens. Finalement il s'était peut-être trompé sur l'identité du capitaine de l'unité. Cela devait être ce jeune à l'accent américain. Il lui paraissait d'ailleurs familier, mais n'arrivait pas à mettre la main dessus. Il décida de lui demander son nom, peut-être cela lui permettrait de trouver d'où venait cette familiarité.
- Tenez jeune homme, c'est à vous que je confie ma baguette. Je ne savais pas qu'il restait encore des aurors ayant un minimum de bon sens dans les services de Londres. Je souhaiterai par contre savoir le nom de celui à qui je confie ma baguette.
- Je m'appelle Jasper PERRY, et je ne suis pas Anglais, je pense que mon bon sens me vient de ma formation Américaine et de mon éducation Texane. Je suis ici dans le cadre d'un échange, et j'ose espérer pouvoir affirmer qu'aucun citoyen n'a jamais été emprisonné plusieurs années sans procès en Amérique.
- PERRY ! Tu n'as pas à discuter avec le prévenu ! Contente toi d'avancer et en silence !
- Oui capitaine ! répondit-il en faisant un salut militaire à celui qui avait parlé en premier à Sirius.
Finalement Sirius ne s'était sans doute pas trompé dans sa première idée sur l'identité du capitaine de l'unité. Jamais un étranger ne se moquerait d'un autre en lui attribuant un titre qu'il n'a pas. Dommage. Le jeune PERRY semble prometteur. Il devra dire à Amélia de garder un œil sur lui. Il pourrait leur être utile. Sans ajouter un mot, Sirius suivit son escorte jusqu'au bureau. Il fut ensuite conduit vers le bureau du directeur des aurors. Lorsqu'il entra, il salua sèchement Scrimgeour. Il n'était pas encore directeur à son époque mais faisait déjà parlé de lui comme étant promis à un brillant avenir politique. Celui-ci se contenta d'un hochement de tête bref et sec, tout en retirant d'un geste de baguette la cape que portait Sirius.
- Monsieur Black, content de voir que vous avez pu parvenir jusqu'ici sans soucis.
Sirius se tourna vers Ted qui l'avait interpellé. Il n'avait pas oublié qu'il devait faire comme s'ils ne s'étaient pas vu depuis plus de dix ans.
- Maître Tonks, je suis ravi que vous ayez accepté de me soutenir et ravi de vous revoir après ses nombreuses années.
- Disons que mon épouse a su se montrer convaincante.
- Oui, ma cousine peut se montrer fort convaincante lorsqu'elle le veut, rigola Sirius. Je me rappelle encore lors de sa grossesse, elle m'avait jeté un sortilège d'oubliettes pour un paquet de dragées surprises. Je venais de la voir ranger un stock plutôt important dans un placard. Seulement avec la grossesse sa magie était déréglée et le sort n'avait pas fonctionné.
- Bien, si vous avez terminé vos retrouvailles, et si vous le permettez, nous allons procéder à la vérification de l'identité du prévenu, intervint Scrimgeour, prenant sa baguette, prêt à lancer des sortilèges avant d'être interrompu par Ted.
- Attendez un peu, afin que l'authentification soit valide pour le procès, trois personnes doivent y assister en tant que témoins. Hors, je suis le seul témoin, et étant membre de la famille de monsieur Black, je ne voudrais pas que mon témoignage soit jugé non recevable. Je vous propose de choisir donc deux aurors en qui vous avez confiance afin de servir de témoin.
- Bien, puisque vous le souhaitez.
- Oui, je le souhaite, et je préciserais même qu'il conviendrait de choisir un auror le plus neutre dans cette histoire, et un qui est convaincu de la culpabilité de mon client ici présent, ajouta Ted.
- Très bien, si vous en êtes certain. Scrimgeour passa la tête par la porte de son bureau avant de crier: PERRY, WILLIAMSON, ICI, ET TOUT DE SUITE !
Si Sirius sourit en entendant le premier nom, il ne put s'empêcher de grimacer en entendant le suivant. Williamson le hait..., et c'est réciproque. Il n'avait jamais pu accepter que Sirius, jeune novice sous ses ordres, le batte aux duels d'entraînements. Bien que s'il était honnête avec lui-même, ce n'est pas le fait que Sirius l'ait battu qui lui a posé problème mais la méthode. Sirius avait affirmé qu'il pouvait gagner un duel en n'utilisant que des sorts de métamorphose, Williamson l'avait traité de jeune idiot de croire cela. Ce à quoi Sirius avait répondu qu'il pouvait le lui prouver. Et disons que non seulement Sirius avait gagné le duel, mais en plus les métamorphoses dont il avait usées, duraient plusieurs heures. Williamson avait refusé de sortir de son bureau jusqu'au lendemain matin. Malheureusement, un autre auror avait réussi à prendre une photo et l'avait diffusée dans tout le bureau. Il avait toujours été persuadé que Sirius avait fait le coup pour l'humilier un peu plus. Seulement Sirius n'y était pour rien, mais Williamson avait développé ce jour-là une haine disproportionnée à l'égard de Sirius. Il faisait également partie des aurors qui avaient arrêté Sirius.
- Bien, si tu es vraiment Black, je n'ai pas besoin de t'expliquer pourquoi j'ai choisi Williamson. Quant au jeune Perry, il est arrivé la semaine dernière. Il nous a été imposé par le MACUSA dans le cadre d'un échange. Il sera donc notre parti neutre. Tous les deux, vous servirez de témoins d'identifications. Vous serez donc libéré de toutes activités afin d'assister au procès.
Les deux aurors se contentèrent de hocher la tête signe de leur compréhension et d'attente d'ordre supplémentaire. Ils se placèrent ensuite de part et d'autre de Ted, alors que Scrimgeour reprenait la parole.
- Bien, le procédé est simple, j'ai à ma disposition un parchemin d'ascendance sur trois générations. Vous devez écrire votre nom avec une plume de sang. Maître Tonks, voici l'autorisation me permettant l'utilisation exceptionnelle d'une plume de sang.
Ted s'avança afin de prendre le parchemin que lui tendait Scrimgeour. Il hocha ensuite la tête en direction de Sirius qui prit la plume et écrivit sans hésitation son nom complet sur le parchemin. "Sirius Orion Phineas Black". Le troisième prénom étant secret, il s'effaça dès qu'il fut écrit sans permettre aux observateurs de le lire. Une fois cela fait, il fit un pas en arrière et laissa d'abord les témoins, puis Scrimgeour regarder le papier sur lequel figurait son arbre généalogique. Les témoins insufflèrent alors un peu de leur magie dans le parchemin afin de valider son authenticité. Une fois cela fait, Scrimgeour se releva et se tourna vers Williamson avant de hocher la tête. Williamson se mit alors derrière Sirius.
- Sirius Black, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de douzes moldue et de Peter Pettigrow et pour complicité de meutre sur les personnes de James et Lily Potter. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous lors de votre procès. Avez-vous bien compris vos droits ?
- Oui
Dès que Sirius eut répondu, Williamson jeta un sortilège qui fit léviter Sirius en position horizontale, la tête vers le bas, tout en maintenant ses mains dans son dos. Williamson s'approcha alors de Sirius et chuchota à son oreille
- Si tu savais depuis combien de temps je rêve de faire ça.
- hum hum.
Williamson se retourna vivement vers le jeune Perry qui avait visiblement entendu les propos.
- Quoi ?
- Rien, seulement, nous vous attendons. Le procès commence dans une dizaine de minutes.
- Bien bien. On arrive.
Sur ces mots, Williamson rejoignit Scrimgeour et Ted qui les attendait à la porte.
Arrivé dans la salle, une fois installé dans le fauteuil, Sirius du faire appel à tout son contrôle afin de ne pas laisser le lien prendre le dessus sur les rôles qu'ils avaient. Amélia devait paraître le plus neutre possible, hors, si elle commençait à jeter des regards vers lui trop souvent cela paraîtrait beaucoup trop suspect.
Une fois tout le monde installé, elle prit la parole.
- Nous sommes rassemblés ce jour afin de juger le prévenu Sirius Black. Les charges retenus contre lui sont les suivantes : le meurtre de douzes moldue et de Peter Pettigrow, et complicité de meutre sur les personnes de James et Lily Potter. Sirius Black que plaidez-vous ?
- Je plaide non coupable, répondit Sirius.
- A la demande de l'accusé Sirius Black et de son avocat, reprit Amélia, le prévenu sera interrogé sous veritaserum.
- hum hum
Sirius vit Amélia tourner la tête avec un agacement non fein vers un membre du ministère vêtu entièrement de rose.
- Madame Ombrage avez-vous une remarque à faire ? Ce n'est pas encore le moment de prise de parole.
- Et bien puisque vous me le permettez, je ne vois pas l'intérêt de dépenser l'argent d'honnêtes citoyens pour interroger un homme qui a déjà été jugé coupable par notre noble assemblée.
Ses propos jetèrent un froid dans l'assemblée et beaucoup commencèrent à chuchoter. Amélia donna un coup de maillet afin de faire revenir le silence dans la salle.
- Madame Ombrage, avez-vous bien lu en entier le dossier qui vous a été distribué il y a un heure ? Si vous avez tous été convoqué une heure avant le prévenu c'est pour que vous puissiez tous prendre connaissance de ce dossier.
- Je n'en ai pas vu l'intérêt dès l'instant où j'ai constaté que le prévenu n'était autre que Sirius Black. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi vous avez fait tant de mystère autour de ce procès.
Sirius vit que Amélia commençait à perdre patience. Il ne connaissait pas cette Ombrage mais il était sûr d'une chose, elle ne la portait pas dans son cœur. Il lui envoya un peu de calme à travers le lien et elle dû redonner un coup de maillet afin de faire revenir le silence dans la salle qui avait été rempli de murmure désapprobateur. Ladite Ombrage s'enorgueillit d'avoir suscité une telle réaction, persuadée que tous étaient de son avis. Seulement contrairement à elle, tous les autres membres avaient lu le dossier. Y compris le ministre qui se demandait comment il allait pouvoir justifier ses actions. Amélia se tourna vers Ombrage et lui répondit d'un air froid.
- Et bien si vous aviez lu le dossier, vous auriez découvert que le prévenu Sirius Black n'a jamais été déclaré coupable par notre noble assemblée comme vous le dites pour la simple et bonne raison qu'il n'a jamais eu de procès avant ce jour.
En entendant ces mots, Ombrage blanchit et ouvrit avec virulence le dossier, avant de s'écrier
- Mensonge ! Ce dossier est un tissu de mensonge ! Il est impossible qu'une personne soit détenu à Azkaban sans un procès ! Vous le savez très bien !
- En fait il y a une autre méthode pour qu'un prévenu soit incarcéré avant son procès, il suffit de l'accord conjoint du ministre en poste le jour des faits et du président du magenmagot. Bien évidemment ce cas de figure ne peut être légal que si le procès à lieu dans l'année suivant l'emprisonnement, et que ce dernier a lieu dans la zone la moins sécurisée.
- Et bien, l'affaire est réglée, le ministre Bagnold et Dumbledore l'ont déclaré coupable alors …
- Alors rien du tout Ombrage ! J'en ai assez de vos contestations ! J'ai déjà perturbé suffisamment le cours du procès à cause de votre incapacité à lire, je ne vais pas en plus vous faire un cours de justice maintenant ! C'est une honte que vous ne connaissiez pas nos lois en tant que membre du magenmagot.
- Je ne vous permets pas ! s'offusqua Ombrage
- Vous êtes dans ma salle de tribunal madame Ombrage, je n'ai pas besoin de votre permission, vous par contre avez besoin de la mienne !
- C'est une honte ! Me parler ainsi alors que je suis…
- Un mot de plus et je vous fait arrêté pour outrage à magistrat ! Suis-je clair ?
Ombrage ne dit plus un mot et se rassit correctement sur sa chaise, non sans jeter un regard désespéré en direction du ministre, qui se contenta de détourner le regard.
- Bien, maintenant que les évidences ont été énoncées, poursuivons. Je vous rappelle les règles d'usage. Si vous avez des questions supplémentaires à celles préparées, elles doivent être écrites afin que l'avocat du prévenu les valide. Toute personne autre que son avocat posant une question directement au prévenu sera coupable d'abus de pouvoir. Médicomages approchés et veuillez vous assurer de la bonne prise du Veritaserum.
Deux sorciers vêtu de l'uniforme de médicomage s'avancèrent vers Sirius et lui administrèrent trois gouttes du sérum de vérité. Le regard de Sirius se voilà et ils procédèrent aux vérifications d'usage, à savoir nom des parents, date de naissance et lieu de naissance. Une fois cela fait, le médicomage en chef s'éloigna et fit un signe à Amélia pour lui notifier que le procès pouvait continuer. Ted s'avança alors et afin de poser les cinq questions validées au préalable.
- Sirius Black, avez vous tué Peter Pettigrow ?
- Non.
Les murmures commencèrent à nouveau à monter face à cette réponse.
Amélia attendit un peu et n'eut pas besoin de refaire usage du maillet, le silence étant revenu seul, les membres du magenmagot curieux de la suite des déclarations.
- Sirius Black, avez vous tuez douze moldus le premier novembre 1981 ?
- Non.
Les murmures revinrent avec plus de véhémence, et cette fois Amélia dû faire usage de son maillet afin de rappeler l'assemblée au calme. Il restait encore trois questions.
- Sirius Black, avez-vous donnez l'adresse de résidence des Potter au mage noir qui se faisait appeler ...Lord Voldemort ? Ted avait dû s'entraîner afin de prononcer ce nom sans laisser transparaître la peur que le tabou de la guerre avait fait naître. La prononciation de ce nom souleva des exclamations mais ce ne fut rien par rapport à la réponse fournie par Sirius.
- Non.
Certains membres du magenmagot le levèrent en criant qu'une telle injustice était inadmissible, que Dumbledore et l'ancien ministre Bagnold devait comparaître devant eux. Amélia usa à plusieurs reprises du maillet mais dû également usé du sonorus pour réclamer le silence. Une fois le silence revenu, Ted posa sa quatrième question.
- Sirius Black, racontez nous les événements conduisant aux drames de la nuit du 31 octobre au 01 novembre 1981, depuis le moment où James et Lily Potter ont fait le choix de se cacher.
- James et Lily m'ont demandé de les aider à se cacher. Ils avaient acheté une maison moldue dans ce but. Lily avait découvert le sortilège de Fidelitas, et ils voulaient que je sois leur gardien du secret. Si au début j'étais d'accord, j'ai vite réalisé que ce serait évident pour tout le monde. Je les ai alors convaincus de choisir Peter Pettigrow comme gardien du secret, mais de faire croire que c'était moi leur gardien. C'était notre ami le plus discret, personne ne faisait vraiment attention à lui. J'ai mis trois jours pour les convaincre. Mais finalement ils ont fait ce que je leur disais. Peter est devenu leur gardien du secret le 30 octobre 1981, lors d'une cérémonie où j'étais témoin. Le lendemain, alors que je passais à sa cachette vérifier s'il allait bien, je ne l'y ai pas trouvé. Il n'y avait pas de trace de lutte. Je me suis alors rendue chez sa mère, et il n'y était pas. J'ai alors décidé de me rendre chez James et Lily. Je les ai trouvés déjà morts. Le fidelitas avait été levé. Seul Harry pleurait dans son berceau. Quand Hagrid est arrivé et m'a demandé de lui remettre Harry sous la demande de Dumbledore pour le mettre en sécurité, je n'ai pas hésité. Je me suis ensuite lancé à la poursuite de Pettigrow. Lorsque je l'ai trouvé, il a hurlé que j'avais tué James et Lily, il a jeté un sort qui m'a projeté au sol, tuant tous les moldus se trouvant dans un rayon de vingt mètres autour de nous. Il s'est ensuite coupé un doigt avant de se transformer en rat et de s'enfuir par les égouts.
- Merci, monsieur Black, une dernière question maintenant. Qui a lancé le sort du fidelitas ?
- Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore.
A l'entente de ce nom, la majorité des membres du magenmagot se levèrent et hurlèrent soit à l'imposture, soit demandèrent l'arrestation de Dumbledore. Amélia baissa la tête afin de cacher son sourire satisfait. Les journalistes assistants au procès n'en revenaient pas. Elle releva la tête et croisa le regard de Lord Delacourt qui était en train de parler avec le journaliste français situé à sa droite. Il lui fit un petit sourire avant de retourner à sa conversation prenant un air surpris et choqué. Amélia de son côté tourna son regard vers Sirius qui reprenait doucement pied avec la réalité. Elle détourna vite le regard, ne souhaitant pas être surprise. Intérieurement, un sentiment de victoire prenait place, elle se devait de le freiner, mais enfin ils avaient réussi à fissurer l'image de papy parfait de Dumbledore. Maintenant il leur faudrait la détruire complètement. Elle décida de ramener le silence avec force, avant de s'exprimer.
- Si personne n'a de questions supplémentaires, nous allons maintenant passer aux délibérations.
Les membres de l'assemblée étaient trop choqués pour réfléchir à une question et comme aucun ne s'exprima, Amélia lança les votes.
- Que ceux qui pensent le prévenu coupable des chefs d'accusations retenus lève la main.
Amélia attendit que la minute réglementaire soit passée, mais personne n'osa lever la main. Certains regardèrent Sirius avec haine, mais ils ne pouvaient décemment pas le juger coupable des meurtres. Les propos prononcés sous veritaserum étant irréfutables. Une seule personne osa finalement lever la main sous le regard dégoûté de Amélia, Dolores Ombrage. Sirius se dit qu'il lui faudrait lui demander ce qu'il s'était passé pour qu'elle en vienne à la détester à ce point.
Il revint au présent lorsqu'il entendit Amélia reprendre la parole :
- Que ceux qui pensent l'accusé non coupable de la totalité des charges retenues contre lui lèvent la main.
Tous les membres, à l'exception d'Ombrage et du ministre, levèrent la main. Amélia prononça alors les mots qu'elle souhaitait prononcer depuis plusieurs semaines maintenant.
- Sirius Black, par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare non coupable de toutes les charges retenues contre vous. Au nom du département de la justice magique, je vous présente les excuses du ministère. Nous réfléchirons lors d'une autre réunion au dédommagement qui vous sera fourni pour votre emprisonnement injustifié et illégal. La séance est levée.
Sirius sourit en voyant le jeune Perry s'avancer tout sourire pour lui défaire les chaînes magiques.
- Je n'ai pas trop compris en quoi ma présence était indispensable, mais je suis ravi de l'issue de ce procès. Comment vous portez-vous ?
- Je me sens … libéré ? Je crois... ?
- Attendez encore un peu avant de sortir au grand jour. Il faut que les civils soient mis au courant. Si vous sortez en public avant, vous risquez de déclencher des émeutes.
- Oui, vous avez raison, je vais attendre une dizaine de jours.
Sirius sourit et chercha du regard Amélia mais ne la trouva pas.
- Si vous cherchez la directrice de la justice, elle est déjà partie.
- Je ne…
- Ne niez pas, elle vous a tapé dans l'œil dès que vous êtes entré, j'ai un instinct pour ça.
- Oh… moi qui pensais avoir été discret.
- Oh ne vous en faites pas, personne d'autre n'a remarqué. Vous devriez l'inviter à sortir un soir. Disons que j'ai aussi un bon instinct à ce sujet.
- Vous êtes sûr ? C'est la directrice de la justice.
- Oh oui, vous lui avez tapé dans l'œil vous aussi.
- Si vous le dites, je lui demanderais. Mais une autre fois, et par hibou. Là, je veux retrouver le peu de famille qu'il me reste. Bonne journée Perry ! Et à une prochaine !
Sirius fit un signe de la main avant de partir à la suite de Ted, en échappant aux journalistes qui souhaitaient l'interroger. Il entendit vaguement Ted promettre une conférence de presse avant de rentrer dans la cheminée lui permettant d'aller chez les Tonks avant de se rendre au manoir familial.
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Retour au présent, manoir familial Black
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Alors que Sirius terminait son récit, ils furent tous les deux surpris lorsqu'ils virent le feu de la cheminée verdir et une personne en sortir.
Sirius se tourna alors vers son ami un air menaçant...
- Remus…. Je croyais que…
Mais Sirius ne put terminer sa phrase, son ami s'étant levé et enlacait déjà la nouvelle arrivante, n'écoutant rien des propos de son ami.
- Oh Amélia ! Tu es déjà là ? Je vais y aller alors.
Sans un mot de plus, Remus prit de la poudre de cheminette et se rendit au manoir Bones. Sirius se reprit alors et se leva pour embrasser Amelia tout en l'enlaçant.
- Quel accueil mon cher.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi.
- Je croyais que tu devais attendre que Remus arrive pour garder Susan avant d'arriver ?
- Il est en effet convenu que Remus passe du temps avec Susan, mais elle est capable de se garder toute seule. Elle voulait passer un peu de temps seule avec lui, des choses à lui dire je crois. Mais pourquoi cette question ?
- Pour rien, pour rien. Je t'en prie, suis moi.
Tout en entraînant sa compagne dans les couloirs du manoir, Sirius se fit la promesse de se venger.
- Tu sais que je t'ai trouvé diablement séduisante lorsque tu étais dans ta tenue au tribunal…
- Ah oui… alors tu voudrais que…
- qu'un soir tu ne portes que cette tenue, mais pas ce soir. Ce soir, c'est particulier. Et je veux que tout soit parfait. On aura largement le temps de jouer un autre soir.
- Vraiment. Es-tu certain que personne ne pourra nous déranger ?
- Certain. J'ai bien fait comprendre que je voulais fêter ma nouvelle liberté uniquement avec toi.
- Très bien. Alors où m'emmènes-tu ? Je ne suis jamais venue dans cette partie du manoir.
- Disons que cette partie devient celle de l'héritier lorsqu'il se marie. Un moyen pour qu'il puisse avoir son intimité sans ses parents constamment à côté.
- Oh, c'est donc ici que tu as grandi ?
- Non, ma mère préférait vivre à Londre. Je ne sais pas pourquoi. Je crois qu'elle ne s'entendait pas trop avec ma grand-mère.
- Et donc en quel honneur avons nous le droit d'utiliser cette partie du manoir.
- Et bien, je suis l'héritier, donc techniquement je n'ai pas besoin de demander. Mais mon grand-père m'a dit que je pouvais l'utiliser pour m'isoler si j'en ressentais le besoin.
Tout en prononçant ces paroles, Sirius ouvrit une porte. De la musique s'échappa et en entrant, Amélia ne put que se sentir époustouflée par la beauté des lieux. Sirius avait prévu les choses en grand et elle ne le savait pas si romantique. Une table ronde était dressée avec art pour deux personnes, éclairée par des chandelles. Une desserte en argent était positionnée sur le côté, les plats déjà présents, garantissant qu'aucun serveur ne viendra les déranger. Dans l'alcôve, des instruments d'orchestre, violons, flûte traversière et piano, avaient été enchantés afin de jouer de douces mélodies.
Sirius la guida vers une place dont il tira la chaise afin de lui permettre de s'installer. Il se comporta en parfait gentleman tout du long du repas. Ils passèrent un agréable moment, discutant de tout et de rien, juste heureux d'être ensemble, l'un avec l'autre.
Après le dessert, Sirius l'entraîna sur la piste de danse afin d'entamer une valse anglaise, suivi d'un paso, et ensuite d'une valse viennoise. A bout de souffle, Amélia fut contente d'entendre un slow, et elle se laissa bercer tendrement dans les bras de Sirius. Seulement au milieu de ce slow, Sirius s'éloigna doucement en lui prenant les mains avant de s'agenouiller devant elle.
- Je sais que c'est tôt. Cela fait à peine un mois que nous nous sommes retrouvés et nous ne pourrons jamais dire au monde entier la réelle date d'activation de notre lien. Mais je suis sûre d'une chose, j'ai perdu suffisamment de temps, et je veux profiter du moindre instant qu'il me reste à tes côtés. Dès que tu es là, j'oublie mes soucis et dès que tu n'es plus près de moi, je ne pense plus qu'à toi, j'ai toujours peur que tu ne me reviennes plus. Tu es devenue en si peu de temps mon repaire, tu m'aides à chasser mes démons. Amélia Bones, veux-tu bien faire de moi le plus heureux des hommes et annoncer au monde entier que je suis lié à la plus merveilleuse des femmes en me permettant de t'épouser ?
Amélia, les larmes aux yeux, s'agenouilla devant Sirius. Lorsqu'ils avaient découvert leur lien, c'était une évidence qu'ils finiraient par se marier, mais elle s'attendait pas à ce que Sirius le veuille aussi tôt. Elle avait cru qu'il voudrait profiter un peu de sa liberté avant de s'engager. Elle devait aussi avouer que le lien qui les unissait était devenu si fort depuis qu'ils avaient vraiment commencé à se connaître, qu'elle ne pensait plus du tout au mariage. Et le voir, en ce jour si important pour lui, faire sa demande après lui avoir organisé une magnifique soirée la touchait énormément. Jamais encore elle n'avait ressenti ce qu'elle ressentait pour Sirius pour un autre. Sirius la regardait dans les yeux, ne lâchant pas ses mains, il s'y cramponnait même, comme s'il avait peur qu'elle ne lui échappe.
- Je serais honoré de devenir ton épouse, et souhaite affirmer devant Magia ma promesse de t'épouser.
Sirius embrassa ses mains avant de prononcer les paroles rituelles qu'il avait apprises avec Remus la veille.
- Magia, moi Sirius Orion Phineas Black, te demande l'autorisation de me fiancer à ma liée Amélia Susan Bianca Bones, et te promets de l'épouser selon les rites anciens.
- Magia, moi Amélia Susan Bianca Bones, te demande l'autorisation de me fiancer à mon lié Sirius Orion Phineas Black, et te promets de l'épouser selon les rites anciens.
Sirius et Amélia se regardèrent longuement attendant avec appréhension la bénédiction de Magia. Après quelques minutes, un pentagramme lumineux apparu au sol, les entourant, et un courant d'air s'en éleva en tourbillonnant, faisant voler leur cheveux. Aucun des deux ne lâcha l'autre du regard. Un rire cristallin résonna à leurs oreilles avant que le pentagramme ne disparaisse, emportant avec lui le vent et le rire. Lorsqu'ils regardèrent leur poignet, un bracelet de fiançailles, fait de dorure et brillant de mille feux s'y était accroché. Ils pouvaient lire dessus la date du 15 octobre 1994. Magia voulait qu'ils se marient rapidement, le 15 octobre, c'était rapide mais cela leur convenait à tous les deux. Ils se regardèrent ensuite à nouveau et comprirent pourquoi il était conseillé aux futurs fiancés d'être seul au moment de la demande d'autorisation.
Avertissement: la suite de ce chapitre contient des scènes explicites.
Sirius prit le visage d'Amélia en coupe et fondit sur ses lèvres. Il n'avait qu'une envie, être avec elle, la sentir contre lui, se perdre en elle. Ne pouvant attendre d'avoir traversé tout le manoir, il les fit transplaner dans sa chambre. D'une main, il attrapa sa baguette et jeta un sort sur la porte afin d'être certain de ne pas être dérangé, ainsi qu'un sort d'insonorisation. Il jeta ensuite sa baguette au sol et plaqua Amélia contre la porte devant laquelle elle se trouvait. Il gémit en sentant ses mains remonter le long de son dos. Il introduisit sa langue dans sa bouche et se perdit dans un duel avec la sienne. Il avait perdu toute capacité à raisonner. A son goût, il n'était pas encore suffisamment proche d'elle. De sa main droite, il dégagea son épaule de tout vêtement, avant de faire glisser sa bouche jusqu'à son épaule tout en lui picorant au passage sa mâchoire puis son cou de baiser Il avait envie de la goûter en entière et se trouver incapable de s'arrêter. Il fit glisser sa main gauche le long de sa jambe droite qu'il remonta d'un mouvement sec afin s'approcher davantage d'elle et fit glisser sa main sous sa robe, caressant avec empressement sa cuisse.
Amélia n'était pas en reste. Et avait tout autant envie de Sirius qu'il avait envie d'elle. Elle sentait l'envie qu'il avait d'elle, tout comme il ne tardera pas découvrir à quel point elle était déjà prête pour lui. Elle avait profité qu'il lui soulève la jambe pour appuyer sur ses fesses à l'aide de son pied, le rapprochant encore plus d'elle, faisant en sorte que son sexe touche le sien au travers de leur vêtements, encore trop nombreux à son goût. Elle profita d'avoir les mains libres pour faire tomber d'abord sa veste, puis déboutonna sa chemise avant de la lui retirer.
Sirius faisait glisser petit à petit le haut de sa robe, lorsqu'il découvrit son soutien-gorge rouge à dentelle, il ne put s'empêcher d'émettre un grognement animal qui fit rire Amélia au plus grand plaisir de Sirius. Amélia de son côté continua son effeuillage jusqu'à ce qu'il ne se retrouve en caleçon devant elle. Alors qu'elle voulut le lui retirer, il s'empara de ses mains et les guida sur ses épaules. Il s'appliqua à lécher consciencieusement le contour du soutien gorge tout en attrapant la taille d'Amélia, sa robe ayant été dégrafée tomba au sol lorsqu'il la souleva pour l'emmener sur le lit. Une fois arrivé au niveau du lit, il s'assit sur le bord, tenant fermement sa compagne assise sur ses genoux, lui ayant fait passer les jambes de part et d'autre de son bassin. Il sentit les lèvres d'Amélia se poser sur sa clavicule en une succession de petits baisers. Sirius détacha lentement son soutien gorge avant de faire glisser ses doigts sous sa culotte, en dentelle rouge elle aussi. Et sentit son sang bouillir un peu plus lorsqu'il se rendit compte qu'elle était déjà mouillée et prête pour lui. Il trouva alors son point de plaisir et joua avec tout en lui embrassant les seins. Alors qu'il la sentait proche de l'orgasme, elle le fit reculer tout en lui retirant son caleçon. Il recula comme elle le lui ordonnait silencieusement jusqu'à s'adosser contre la tête de lit. Il sentit alors ses lèvres parcourir son torse et ne pu retenir un gémissement accompagné d'un mouvement du bassin alors qu'elle attapait son sexe dans ses mains et qu'elle commençait des mouvement de va et vient. Sirius commença à se perdre et ne put se retenir bien longtemps avant d'atteindre l'orgasme et de se libérer dans sa main. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas eu de relation intime. Il n'eut pas le temps de s'en vouloir d'être venu si vite. La voir lécher ses doigts plein de sa semence fut l'un des moments les plus érotiques de sa vie. Sans prévenir il la fit basculer sous lui et embrassa délicatement chacun de ses seins tout en lui arrachant la culotte d'une main. Il fit jouer ses doigts dans son intimité sous ses gémissements. Il remplaça vite ses doigts par sa langue. Les gémissements d'Amélia lui faisaient doucement perdre la tête. Alors qu'elle allait atteindre l'orgasme, elle l'attrapa et le fit remonter pour pouvoir l'embrasser. Elle repris le dessus en les faisant rouler sur le lit pour se retrouver au-dessus de lui. Sirius positionna une de ses mains sur ses seins et l'autre sur ses hanches. Amélia positionna l'entrée de son sexe au-dessus du sien et le fit pénétrer sans plus attendre et sans lacher son regard des yeux. Pendant un instant, ce fut comme si le monde s'arrêtait de tourner. Aucun des deux ne bougea, profitant chacun de la sensation de bien-être qui les prenait. Après quelques instants, Amélia commença à bouger. Son lent mouvement de va et vient le rendait fou. N'en pouvant plus et toujours en elle, Sirius les fit basculer afin de prendre le contrôle du rythme et bougea de plus en plus vite. L'orgasme les balaya en même temps et Sirius s'effondra sur elle avant de se décaler légèrement pour s'allonger sur le dos, en la maintenant contre lui. Il ne voulait plus la lâcher, et elle ne voulait plus s'éloigner. Ils atteignirent ensuite à nouveau trois fois le plaisir intense avant de s'assoupir l'un contre l'autre, en entendant les oiseaux commencer à chanter.
