Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Chapitre 17:

Terrier, le jeudi 21 juillet 1994

- Charlie suis moi ! ordonna Bill qui venait à peine de rentrer de sa course matinale.

- Bill, où allez-vous ? N'oubliez pas de préparer vos valises, vous partez tous pour une semaine chez la tante Muriel demain.

- Oui maman, ne t'inquiète pas, elles sont déjà prêtes. On a fait un pari avec Bill, il doit certainement vouloir savoir qui a raison maintenant.

- Un pari sur quoi ? demanda avec un air suspicieux Mme Weasley.

Charlie avala sa salive, il venait de se rappeler de ce qu'il s'était passé la dernière fois que leur mère avait découvert un de leur pari.

- Rien de bien important, répondit Charlie, je lui ai juste dit que même s'il avait un meilleur balai que moi, je restais le plus rapide.

- Et quel est l'enjeu ?

- Oh, euh…

- Ils ont parié que le perdant devrait laver les caleçons de l'autre pendant une semaine, se moqua Percy qui passait à côté d'eux à ce moment-là, sous le regard outré de ses aînés.

- Et bien, puisque vous aimez parier, intervint à son tour M. Weasley en voyant que son épouse commençait à perdre patience, le perdant devra également...

- ARTHUR ! S'écria Mme Weasley

- ...laver les vêtements de toute la famille pendant une semaine. termina M Weasley

- PAPA! s'écrièrent de concert Bill et Charlie

- Bien, je suis d'accord. Et sans magie, cela leur servira de leçon. Vous savez tous les deux à quel point je ne supporte pas les paris. Alors pourquoi depuis votre entrée à Poudlard vous ne pouvez pas vous arrêter d'en faire ? demanda Mme Weasley

- Mais vous ne pouvez pas nous punir comme ça ? On est majeur maintenant, protesta Charlie

- Tant que vous êtes sous mon toit, vous obéissez à mes règles. Et vous resterez toujours mes enfants, donc je peux toujours vous punir, quel que soit votre âge, répondit monsieur Weasley, un sourire au coin des lèvres. Maintenant filez tous les deux, je ne veux plus vous voir avant le souper.

Bill et Charlie se dépêchèrent de sortir, avant que leur mère ne voit leurs yeux brillants de malice. Ils allaient passer une semaine dès le lendemain chez la tante Muriel, officiellement pour lui tenir compagnie, officieusement pour pouvoir se déplacer plus librement à la réunion annuelle des héritiers qui aurait lieu au manoir Black. Et connaissant la tante Muriel, ils savaient parfaitement qu'il était hors de question que des invités fassent la moindre tâche ménagère. Enfin, leur père leur avait donné la parfaite excuse pour ne pas reparaître dans la maison avant le repas.

Fred et Georges s'étaient rendus dès l'aube chez les Lovegood, officiellement pour s'amuser avec leurs fruits étranges. Il ne faut pas oublier que c'est Pandora Lovegood qui leur a donné goût aux blagues avant de leur apprendre à en faire. Ils avaient été très affectés par l'accident causant la mort de Mme Lovegood et avaient pris l'habitude d'y passer de longs moments.

Ron quant à lui était en plein dilemme pour la création des badges pour le tournoi d'échecs. Et comme il souhaitait demandé l'avis lors de la réunion à certains de ses camarades, il avait décidé de s'enfermer pour la journée et de ne sortir que lorsqu'il aurait dessiné un blason, enfin pour être plus précis, que lorsque Percy, qui était le meilleur en dessin d'eux tous aurait terminé de suivre ses consignes.

Il ne restait plus qu'eux deux. Bill avait enfin réussi à voir son ami Léandre et à lui emprunter son carnet d'introduction à la magie. Enfin, ils avaient surtout passé une heure à fouiller dans le grenier des grands-parents de Léandre afin de trouver le fameux carnet. Bill ne l'avait pas ouvert, souhaitant le découvrir avec ses frères. Seulement ces derniers étant tous occupés ou absents, sauf Charlie, il avait décidé de ne pas les attendre. Le sujet était trop important. Charlie brisa le silence alors qu'ils rejoignaient le village voisin pour discuter devant un bon repas. Après tout il était bientôt midi et leur père leur avait ordonné de rester hors de la maison jusqu'au souper, donc jusqu'au repas du soir.

- Finalement c'est une bonne chose que les frangins ne puissent pas découvrir en même temps que nous ce livre.

- Surtout Fred.

- Oui. Comment avons-nous pu ne rien voir ?

- Nous ne sommes avec eux qu'un mois par an, et ils sont doués pour tout dissimuler. D'ailleurs, tu dois retourner en Roumanie pour quelle date ?

- Mes vacances auraient dû se terminer ce week-end, mais je ne pouvais pas partir ainsi. J'ai envoyé un courrier à un ami et il s'est arrangé pour moi.

Tout en parlant, Charlie n'avait pu s'empêcher de rougir, se rappelant la réponse de son ami qui était des plus imagées. Malheureusement pour lui, son frère n'avait rien raté du rougissement en question, et décida de le charrier un peu, le temps de rejoindre le restaurant.

- Un "ami" hein ? demanda Bill en accentuant le mot ami.

- Oui un ami, répondit simplement Charlie.

- Et cet ami a-t-il un nom ? insista son frère.

- Tu ne comptes pas me lâcher avec lui n'est-ce pas ?

- En effet, donc plus vite tu avoues, et plus vite je te laisse tranquille avec ça… enfin, jusqu'à ce que les frangins soient au courant.

- Jusqu'à ce que la tante Muriel soit au courant.

- Jusqu'à ce que les parents soient au courant. La seule raison qui te pousserai à mettre la tante Muriel au courant avant un éventuel mariage serait ta mort imminente. Donc jusqu'à ce que les parents soient au courant et c'est mon dernier mot.

- Je suppose que c'est le mieux que je puisse obtenir.

- En effet, alors ?

- Vlad

- Vlad est un nom courant en Europe de l'est. Ce Vlad a-t-il un nom de famille ?

- Tepes.

Sous le choc Bill s'arrêta, et Charlie ne put que s'arrêter à son tour. Il le regarda d'un air exaspéré avant d'hausser les épaules et de reprendre la route. Bill se secoua la tête avant de courir pour rattraper son frère.

- Tu es sérieux ? Tu ne te moques pas de moi ?

- Tu crois vraiment que je me moquerai de toi à ce sujet ?

- Oui, répondit simplement Bill.

Devant la réaction de son frère, Charlie ne put s'empêcher de soupirer avant de se tourner vers son frère.

- Tu as demandé son nom, j'ai répondu, maintenant fais ta part du contrat. Plus un mot.

- Attends, tu m'apprends que tu te tapes…

- Je ne me tape pas…

- Oui bon appelle ça comme tu veux… que tu es en relation intime avec le comte Dracula et je ne dois pas réagir ? Tu me racontes ?

- Tu as promis, se contenta de répondre Charlie en entrant dans le restaurant devant lequel ils venaient d'arriver. Il suivait le serveur lorsque son frère le rejoignit.

- En effet, j'ai promis de me taire jusqu'à ce que les parents soient au courant. Par contre, tu n'as pas précisé que je ne pouvais pas les mettre au courant moi même.

- Tu n'oserais pas !

- Relax frangin ! Je te promets que je ne leur dirai rien. Mais ne crois pas t'en sortir aussi facilement. Je veux toute l'histoire, quand, où et comment !

- Si tu veux, mais nous sommes là pour autre chose.

- Ah oui, manger !

- Ron est bien ton frère, ça ne fait pas de doute, soupira Charlie. Et tu sais très bien que je ne parlais pas de ça.

- Oui je sais, ne t'en fais pas. Mais plutôt lorsque nous serons dans le parc. J'ai bien peur que ce que je vais y lire me coupe l'appétit.

- Comme si cela était possible, soupira Charlie avant de regarder la carte.

Pourquoi son frère avait-il insisté pour qu'il lui parle de Vlad ? Maintenant il lui manquait encore plus. Les deux frères commandèrent leur repas et discutèrent de tout et de rien. Il y avait trop d'oreilles étrangères à proximité. Ils avaient décidé d'aller lire le "Livret d'accueil au monde magique" dans le parc à proximité. Il n'est pas étrange d'y trouver des personnes lisant installé à même le sol, ils l'avaient eux-mêmes fait souvent depuis l'enfance, ils n'attireraient ainsi pas l'attention.

Une fois rendu au parc, Charlie arracha presque le carnet des mains de son frère.

- Doucement ! s'exclama Bill

- Je ne sais pas comment tu as fait pour attendre avant de le lire.

- Disons que je préfère qu'une autre personne soit présente pour m'assurer de la réalité de ce que je vais lire, répondit Bill.

- Tu te rends compte qu'on parle de traîtrise envers Magia tout de même. Et à un tel niveau il n'y a qu'une possibilité.

- Tu sais bien que c'est impossible, le roi Arthur a fermé et condamné par son sang toutes portes pouvant y mener.

Bill avait été particulièrement ferme et autoritaire dans sa façon de répondre. Son frère se renfrogna un peu. Le sujet était sensible, et contrairement à son frère, il en avait discuté avec Vlad qui s'inquiétait, disant que les temps devenaient de plus en plus sombre, comme à cette époque lointaine. Il lui avait d'ailleur demandé de lui accorder un entretien avec Harry dès que possible. Cela ne sera pas évident, d'autant plus que depuis l'année dernière, les vampires n'avaient plus le droit d'accéder à la Grande-Bretagne. S'il pouvait mettre la main sur la politicienne qui a fait passer cette loi... Pas que cela dérangerait Vlad qui peut se déplacer sans se faire remarquer, mais si jamais un vampire est découvert sur le territoire du ministère de la magie Anglaise, alors le vampire se verrait exécuté immédiatement et sans sommation. Ce qui allait à l'encontre des lois de Magia. Charlie secoua la tête et se dit que son frère n'est pas encore prêt à admettre cela, et que ce n'est que parce qu'il vit la majorité du temps avec son compagnon qu'il a une autre approche de la situation.

Se reconcentrant sur le livret, il ouvrit la première page. Bill et lui se mirent alors à le lire ensemble en silence, comme ils avaient pris l'habitude enfant pour lire des contes. Une fois arrivé à la fin, Charlie, qui avait dû faire appel à son occlumencie pour ne pas laisser sa magie prendre le dessus, referma avec colère le livret. Il jeta un regard rempli de rage à son frère. Ce dernier n'en prit pas ombrage, il savait qu'elle ne lui était pas destinée, d'autant plus que son propre regard devait lui aussi laisser paraître sa rage qu'il avait de plus en plus de mal à contenir. Il sentait sa magie bouillir et ne demander qu'une chose, vengeance. Bill prit une grande inspiration avant de prendre la parole.

- C'est pire que ce que l'on imaginait. Les rituels de renouvellement de magie ne sont même plus indiqués. Il n'est fait aucune mention d'Avalon, ou des êtres purement magiques à protéger. Et comme on s'en doutait, pas le moindre mot évoquant Magia.

- Nous devons en informer Fred, même s'il s'en doute, cela ne pourra que le rassurer et l'apaiser. Et ensuite, nous devons éduquer Hermione comme elle aurait dû l'être, répondit Charlie en se levant. Je te laisse prendre de l'avance, j'ai besoin de me retrouver seul et de marcher un peu.

- Très bien, sois prudent et ne rentres pas trop tard.

- Oui maman, rigola Charlie en s'éloignant d'un pas vif.

Charlie se dirigea vers la forêt qui bordait le village. Il s'enfonça dedans par un petit sentier. Arrivé à un embranchement laissant le choix entre deux sentiers, Charlie s'avança entre deux arbres ne présentant pas de sentier. Arrivé prêt d'un arbre plusieurs fois centenaire, il laissa sortir sa magie pour qu'elle y ouvre un passage menant sous terre.

Charlie s'avança jusqu'à atteindre une salle spacieuse et circulaire. Au centre de celle-ci se trouvait une vasque remplie d'eau.

Contrairement à ce qu'il avait dit à son frère, il n'avait pas besoin d'être seul, loin de là même. Il laissa alors sa magie pénétrer dans l'eau contenu dans la vasque, transmettant avec elle une partie de sa rage. Il n'avait peut-être pas débloquer son héritage comme son frère, mais il restait un descendant des elfes des bois. Et Vlad l'avait vite sentit et lui avait donné quelques secrets. Enfin, uniquement ceux leur permettant de se contacter sans risque.

Charlie ne fut pas surpris lorsqu'il sentit deux bras puissant encercler son torse par derrière. Non seulement il reconnaîtrait cette personne n'importe où, mais il l'avait appelée par son action précédente. Il se laissa alors aller et se détendit dans ces bras qui le rassuraient. Charlie soupira de bien être lorsqu'il sentit des lèvres fraîches presque glacées se poser sur sa carotide. Il se retourna, lâchant le livret qu'il avait emporté avec lui sans s'en apercevoir. Se blottissant un peu plus dans contre ce torse ancien et rassurant, il ne prononça pas un mot, se contentant de relever la tête pour croiser des yeux carmins laissant paraître de l'inquiétude mais aussi du désir.

Charlie ne put résister plus longtemps avant d'embrasser délicatement les lèvres lui faisant face. Vlad, car c'était bien lui, resserra sa prise sur son compagnon. Il prit le contrôle et transforma le baiser en un baiser gourmand, autorisant son compagnon à se défouler d'une manière agréable. Leurs lèvres ne se détachèrent pas alors qu'il poussa Charlie contre un des fauteuils présent dans la pièce. Il s'y installa en tirant son amant à cheval sur ses jambes. Il fit lentement glisser ses lèvres jusqu'à la carotide de Charlie. D'un geste de la main, il fit disparaître leur vêtement à tous les deux. Son amant n'était pas en état de faire les choses lentement comme il l'aimait habituellement. Il laissa sortir lentement ses canines. Lorsqu'il les sentit en contact avec sa peau, Charlie ne put s'empêcher de gémir et son corps réagit immédiatement. Vlad planta alors ses canines dans cette carotide qui lui faisait perdre la tête, maintenant la tête de son compagnon d'une main, et emprisonnant la verge de son amant de l'autre. Il exerça un lent va et vient qui exacerba le désir de son compagnon, déjà bien tendu par la morsure aphrodisiaque. Il fit descendre lentement la main qu'il utilisait pour tenir la nuque de son compagnon le long de son dos en des caresses circulaires, jusqu'à atteindre le point qui l'intéressait et qu'il prépara rapidement à l'aide de sa magie. Et cela tout en s'assurant du plaisir de son compagnon. Une fois certain qu'il était prêt, il lâcha la verge bien tendue sous le grognement de Charlie mécontent de ne plus bénéficier de cette attention. Il le souleva pour lui donner un meilleur angle, et lui permettre de le pénétrer. Charlie soupira de bonheur lorsqu'il sentit son amant le remplir. Il ne put s'empêcher de se cambrer et dans ce geste provoca cette fois -ci un grognement à Vlad qui avait était obligé de séparer ses canines de la carotide à laquelle il était accroché. Ils entamèrent alors une danse sensuelle, le sexe de Vlad bien au chaud dans Charlie, et le sien dans la mains de Vlad. Alors qu'il sentait l'orgasme venir, Vlad planta à nouveau ses canines dans le cou de son compagnon, déclenchant une vague de jouissance simultanée. Charlie se laissa alors retomber contre lui, épuisé. Vlad lécha les plaies qu'il avait occasionnées pour les refermer. Il posa ensuite ses lèvres sur les cheveux de Charlie qu'il embrassa tendrement en le serrant contre lui. Il prit alors la parole.

- Mon chat, je croyais que nous avions convenu qu'il était trop risqué pour moi de venir ici.

- Je sais. Mais j'ai peur.

- Peur, toi ?

- Oui, je crois que tu as raison, répondit Charlie en essayant de se blottir un peu plus contre Vlad.

Le regard de Vlad s'attarda alors sur le livret que Charlie avait fait tombé lors de leurs retrouvailles. Il l'attira d'un geste de la main et en feuilleta rapidement le contenu. Il n'était pas surpris de ce qu'il lisait, ou plutôt de ce qu'il n'y lisait pas, mais comprenait que pour son compagnon cela était dur à encaisser. Il se retira ensuite de Charlie, et d'un geste de la main les nettoya et les habilla.

Charlie grogna pour la forme mais était conscient qu'une conversation sérieuse les attendait. Vlad lui avait permis d'extérioriser et de libérer sa magie. Il était maintenant plus calme.

- Je suis désolé Vlad.

- Pourquoi t'excuses-tu mon chat?

- Je...

Charlie détourna le regard sachant que son compagnon n'apprécierait pas sa décision. C'était bien le moment pour son côté Gryffondor de fuir.

- Chat… dit doucement Vlad en attrapant son menton pour l'obliger à lui faire face. Je pense avoir deviné, mais j'espère me tromper, alors qu'est-ce que tu veux me dire ?

- Je ne pense pas que cela soit une bonne idée d'officialiser notre union lors du prochain trente et un octobre.

- Je suis un vampire, tu sais bien que c'est le seul moment me le permettant. Ce n'est donc pas ce que tu veux dire réellement. Et tu sais comme moi qu'il est hors de question de repousser encore ce moment. En as-tu parlé à ta famille ?

- Bill est au courant que nous nous côtoyons de façon intime.

- Et c'est tout ?

- Oui, chuchota Charlie alors que son compagnon le repoussait pour se relever et se mit à faire les cents pas devant lui.

- Nous nous étions mis d'accord, cria Vlad en se tournant vers Charlie. Tu DEVAIS les mettre au courant pendant tes vacances ! TROIS ANS que je te connais, et plus de mille ans que je t'attends !

- Je sais !

- Tu sais ! Non ! J'ai passé plus d'un an à te séduire ! Et je ne sais combien de temps pour te faire comprendre que tu m'es précieux, pour que tu deviennes mon calice. Lorsque tu as enfin accepté que nous nous unissions devant mère Magia, j'ai accepté d'attendre tes vacances pour que tu en parles à ta famille, comprenant que tu voulais leur en parler de vive voix et non pas par lettre interposée ! Et maintenant, non seulement tu me dis que seul ton frère est au courant mais en plus que tu ne veux plus de l'union ! Ai-je donc si peu d'importance à tes yeux !

- Je t'aime Vlad ! s'écria Charlie en se levant à son tour, les larmes aux yeux. Je t'en prie, crois moi quand je te dis que je t'aime comme un fou, que ce mois passé sans nous voir à été horriblement long. Mais ma mère a trahi Magia ! Je ne suis plus digne de toi !

Vlad se figea en entendant cela. Ces quelques mots eurent le méritent de l'attendrir et il prit à nouveau son calice dans ses bras, en le berçant et lui demandant de tout lui raconter. Charlie se laissa ainsi aller et lui raconta tout ce qu'il avait découvert.

Ils passèrent ainsi le reste de la journée et ne se séparèrent que vers dix-neuf heures, après un moment de tendresse intime. Vlad comprenant que la discussion qui lui tenait à cœur devait attendre, mais il était bien décidé à s'unir devant Magia au prochain trente et un octobre, quoi qu'il en coûte.

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Manoir familial Black, le jeudi 21 juillet 1994

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Lorsque Sirius se réveilla, il soupira de bonheur en repensant à cette nuit magique qu'il avait vécu. Jamais il n'avait ressenti cela avant. Il tourna la tête vers Amélia qui dormait encore, blottie contre son torse. Il avisa l'heure, et se dit qu'il était tant de la réveiller, de la manière dont il rêve de faire depuis bien longtemps. Il commença par jouer avec ses cheveux, puis dessina du bout des doigts son visage. Voyant qu'elle ne réagissait toujours pas après plus de cinq minutes, il la déplaça tendrement, pour se trouver maintenant au-dessus d'elle. Amélia n'avait toujours pas bougé d'un cil. Décidément, elle avait le sommeil bien profond. Il embrassa alors tendrement ses paupières avant de descendre progressivement vers ses lèvres. Il l'embrassa alors délicatement, et lorsqu'il la sentit sourire contre ses lèvres, il approfondit son baiser.

- Des réveils comme ça, j'en veux tous les matins, chuchota Amélia en passant ses bras derrière la nuque de Sirius qui avait commencé à s'éloigner. Quelle heure est-il ?

- A peine six heures.

- Il reste donc une trentaine de minutes avant que le réveil ne sonne pour me dire de me lever.

- Ne peux-tu pas prendre ta journée ?

- J'adorerais, mais un procès hier a provoqué un tel rebondissement que je vais devoir être présente pour régler toute la paperasse qui y est associée.

- Je me demande bien qui était l'accusé d'un tel procès, grogna doucement Sirius, mais en attendant, il nous reste encore trente minutes et je compte bien profiter si tu es d'accord.

- Oh mais je suis entièrement d'accord.

Sirius et Amélia profitèrent des quelques minutes qu'il leur restait avant de se lever et de partager leur petit déjeuner. Sirius voulait passer le plus de temps avec Amélia, il était devenu très possessif, mais surtout très dépendant de sa présence.

Une fois Amélia partie, Sirius se dirigea vers le bureau de son grand-père, il n'avait pas oublié qu'il y avait des choses qu'il pouvait apprendre, maintenant qu'il ne risquait plus d'être interrogé avec un sérum de vérité.

Lorsqu'il entra dans le bureau, son grand-père n'était pas encore présent. Il jeta un coup d'œil à l'horloge et se dit qu'en effet il était encore tôt. Il décida de s'installer dans son fauteuil préféré près de la cheminée. Il dû s'assoupir sans s'en rendre compte car il fut réveillé par le grattement d'une plume sur un parchemin.

- Bonjour Sirius, je dois t'avouer que je ne m'attendais pas à te trouver endormi à mon bureau ce matin. Surtout de si bonne heure.

- Amélia a dû se lever tôt pour aller au travail ce matin.

- Cela n'explique pas pourquoi tu n'es pas retourner te coucher après son départ ?

- Disons que j'ai quelques questions pour toi, répondit Sirius en se déplaçant pour prendre place sur un des sièges faisant face au bureau d'Arcturus.

- Bien, je t'écoute.

- En fait je n'en ai qu'une.

- Vas-y.

- Je veux tout savoir sur notre famille, tous les secrets, j'ai suffisamment perdu de temps.

- Je comptais attendre un peu pour te laisser profiter de ta liberté nouvelle, mais tu as raison, plus vite tu es au courant de tout, plus vite tu pourras non seulement te protéger, mais aussi protéger tes proches. Cependant, avant toute chose, j'aimerais que tu me suives. J'ai quelque chose à te montrer. Ce sera le premier secret de la famille, je ne t'en révélerai qu'un ou deux par semaine afin de te laisser le temps de les assimiler, expliqua Arcturus en se levant.

Sirius se leva à son tour et suivit son grand-père, intrigué par ses propos. Ils retournèrent dans le hall et se dirigèrent vers les chambres familiales, sous le regard étonné de Sirius. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir dans ces pièces qu'il ne connaissait pas encore. Il était persuadé de connaître cette portion du manoir par cœur. Il fut d'autant plus surpris lorsqu'il vit son grand-père s'arrêter devant une chambre qu'il connaissait très bien. Ce dernier se tourna vers lui en sortant sa baguette.

- Tu n'es pas le seul à avoir été pris dans ce jeu de pouvoir.

Arcturus n'attendit pas de réponse de la part de son petit-fils et se contenta d'un geste de baguette précis de déverrouiller la porte qui s'ouvrit sans un bruit.

Ne pouvant croire ce qu'il était en train d'imaginer, Sirius mit quelques secondes à franchir le pas de cette porte qu'il ne connaissait que trop bien pour y avoir passé de nombreuses soirées lorsqu'il était enfant et que tous les adultes les croyaient endormi.

Il s'avança prudemment, son grand-père s'était installé dans un fauteuil situé au coin de la pièce et le regardait faire avec intérêt. Sirius parcouru la pièce du regard, une chambre, outre la couleur, identique à la sienne. Son regard s'arrêta sur le lit, les rideaux étaient tirés, mais on pouvait y deviner une silhouette endormie. Sirius s'avança, n'osant y croire. D'une main tremblante il attrapa un des rideaux et le souleva lentement. La silhouette n'était pas endormie, mais la bulle de magie autour d'elle, ou de lui en l'occurrence, indiquait qu'il était plongé dans un coma magique. Sirius sentit les larmes couler et ne chercha pas à les retenir. Il avança une main tremblante vers la bulle mais n'osa pas la toucher. Il retira vivement sa main, et se tourna vers son grand-père, les yeux brillants d'un mélange de colère et d'amour.

- Pourquoi ? Comment ? se contenta-t-il de demander.

Son grand-père lui fit signe de ne pas dire un mot et de sortir de la pièce. Une fois dans le couloir, il referma la porte à l'aide de sa baguette.

- Il vaut mieux éviter de parler dans cette pièce. Nous nous sommes rendu-compte qu'il percevait tout, mais que cela perturbait son noyau magique qui le soigne depuis plus de quinze ans. D'après les gobelins, il devrait être capable de se réveiller dans les prochains jours.

- Je veux savoir grand-père ! Je me fous de ta limite de deux secrets par semaine. Quelque soit le nombre de secrets que tu vas me révéler, je veux une explication à ce que je viens de voir ! POURQUOI MON PETIT FRÈRE EST DANS UN PUTAIN DE COMA MAGIQUE ?

Sirius ne put empêcher sa magie de tourbillonner autour de lui, brisant quelques vases et fenêtres au passage. Ce frère qu'il avait longtemps cru mort et qu'il avait pleuré en regrettant de ne pas avoir réussi à le dissuader de prendre la marque, était allongé dans un lit. Et pour que le coma magique soit encore en activité après une si longue période, il avait dû souffrir énormément, la durée du coma dépendant de la souffrance et des blessures à soulager.

Arcturus n'apprécia pas du tout le ton pris par Sirius, et il ne tarda pas à le lui faire savoir.

- Garde ton rang Sirius Orion Phineas Black ! Une telle perte de contrôle est inadmissible à ton âge ! Et j'apprécie encore moins ta façon de me parler. Alors jeune homme vous allez vous calmer IMMÉDIATEMENT!

Sirius regarda longuement son grand-père dans les yeux. Son orgueil lui interdisait de céder et de baisser le regard. Cependant, il réalisa également que ce n'est pas en provoquant le doyen de la famille qu'il aurait ses réponses. Il décida alors de prendre une grande inspiration en fermant les yeux. Après tout, son grand-père avait raison, ce n'est pas en laissant sa magie le submerger qu'il serait capable de réfléchir convenablement.

Une fois qu'il fut certains d'être capable se maîtriser, il répara d'un sortilège tous les objet brisé, lui permettant ainsi d'évacuer le surplus de magie qu'il lui restait encore. Arcturus acquiesça en signe d'approbation et lui fit signe de le suivre à nouveau. Il les reconduisit à son bureau et servit un verre de cognac à son petit-fils.

- Il est à peine dix heures du matin.

- Oui et si ta grand-mère était encore là à me voir te servir de l'alcool alors ne t'en fais pas que j'en aurai entendu parlé pendant plusieurs années. Mais à nouvelle exceptionnelle, verre exceptionnel.

- Moui, ça ne pourra que m'aider de toute façon. Je m'excuse de t'avoir mal parlé tout à l'heure.

- Excuse acceptée, mais que cela ne se reproduise pas jeune homme.

- Oui, j'apprendrais à mieux me contrôler, reconnu Sirius, en attrapant le verre.

- Bien maintenant les explications. Commençons par le commencement, ton frère en dernier. Que sais-tu de l'histoire du roi Arthur ?

- Ce que grand-mère m'en a conté étant enfant. En quoi un conte d'enfant est-il important ici ?

- Tout conte possède une part de vérité. Et celui-ci en l'occurrence est entièrement vrai, même si adapté pour de jeunes enfants. Te rappelles-tu des membres de la table ronde ?

- Oui, grand-mère s'amusait à nous les faire réciter, ainsi que leur fait d'armes, il y avait Myrddin, Rowena Serdaigle, Helga Poufsouffle, Godric Gryffondor, Salazar Serpentard, Agravain, Gauvin, Perceval, Galaad du Lac, Bedivere et Tristan. Sans compter le roi Arthur. Ce qui fait douze chevaliers de la table ronde, puisque le roi en plus de ses fonctions était également un chevalier.

- Et te rappelles-tu du serment des chevaliers?

- Oui, mais grand-mère nous a toujours interdit de le prononcer, expliquant que les mots avaient trop d'importance.

- En effet, et je ne pense pas que tu sois prêt à le prononcer, pas tout de suite en tout cas. Il faut que tu saches que les descendants de tous les membres de la table ont poursuivi dans le plus grand secret le serment réalisé par leurs ancêtres, celui de garantir et de défendre Magia. Tu connais la vérité au fond de toi, écoute ta magie, écoute ta bague d'héritier, que te dit-elle ?

- Je…

- Non, ne parle pas tout de suite, ferme les yeux.

- Gauvin, c'est notre ancêtre ! s'étonna Sirius en ouvrant brusquement les yeux.

- Oui, nous sommes ses descendants. Je t'amènerai en Avalon lors de la prochaine réunion des chevaliers. Tu as largement dépassé l'âge de pouvoir y assister. Tu ne sera par contre adoubé chevalier que lorsque tu en auras la capacité complète. Tu as encore trop de séquelles de ton emprisonnement.

- Sans compter les manipulations.

- Oui. Cela aussi est à prendre en compte. Notre rôle est de nous assurer que les sorciers respectent toujours Magia.

- Je m'excuse de te le faire remarquer, mais du peu que je commence à me rappeler de mon éducation, vous n'avez pas très bien réussi.

- Je sais. Nous avons été trop orgueilleux et n'avons pas écouté notre prince, alors que l'instinct de sa lignée est indiscutable.

- Qui est notre prince, et qui sont les autres héritiers?

- Si tu as été manipulé c'est parce que tu t'étais rapproché de James Potter au début de ta première année. Tu étais devenu ami avec le descendant du roi Arthur.

- Mais comment Dumbledore est au courant de tout cela ? Si tout a été fait dans le plus grand secret ?

- Nous ne pensons pas qu'il soit au courant de tout. Il a découvert que les Potter étaient les descendants du roi Arthur, ce qui n'est pas étonnant puisque leur lignée a régné pendant de long siècle. Jusqu'à ce que le roi Benedict et la reine Caterina, décident de former le ministère et le magenmagot, sous certaines conditions. Si le ministère ne respecte pas ne serait-ce qu'une des conditions, un de leurs héritiers pourra reprendre le pouvoir le jour de ses vingt-cinq ans.

- Pas sûr que cela plaise à beaucoup de monde, rigola Sirius en sirotant son verre. Quelles sont ces conditions ?

- En réalité, il n'y a que trois conditions.

Condition n°1: Chacune des douze lignées principales doit pouvoir réaliser une doléance annuelle, qui sera automatiquement acceptée dès l'instant où elle ne porte pas atteinte à l'honneur et à l'intégrité physique d'un autre sorcier.

Condition n°2: Que la famille Potter garde un poids plus important au magenmagot.

Condition n°3: Le ministère s'engage à faire respecter les règles d'or de Magia.

- Et non seulement les règles d'or ne sont plus respectées, mais en plus les lois que le ministère à fait passé ses dix dernières années vont à l'encontre total desdites lois. Et c'est sans parler de la réforme qui a redistribué les pouvoir au magenmagot. La famille Potter a été rétrogradée.

- Et bien, je suis étonné que tu saches tout cela ! s'étonna Arcturus.

- Je n'ai pas fait que me détendre ces derniers jours, j'ai aussi lu tous les journaux ou presque concernant mes années d'emprisonnement. Et j'ai aussi beaucoup discuté avec Amélia. Donc deux conditions ont été bafouées.

- Oui, il nous faudra maintenant attendre de connaître la décision du jeune prince pour savoir comment agir.

- Il sera en colère lorsqu'il découvrira toutes ces machinations.

- Oh je n'en doute pas. Et de ce que j'ai appris, il a déjà commencé à en découvrir certaines, et cela ne lui a pas plu.

- Est-ce que tu trouves normal qu'il ait souhaité quitter sa famille, celle de sa mère, pour venir vivre avec moi alors qu'il ne me connaissait que depuis quelques minutes ?

- Non, ce n'est pas normal, et il n'a pas reçu d'éducation sorcière. Cela est problématique. Enfin, j'espère pouvoir le rencontrer avant la fin de ses vacances. Nous avons des nouvelles grâces aux héritiers, mais ce n'est pas pareil.

- D'accord. Et pour ce qui est des autres lignées quelles sont elles ?

- Pour trois lignées, nous ignorons l'identité des descendants, elles n'ont plus été présentes depuis bien longtemps, mais Magia nous a fait savoir que bientôt ils reprendront leur place, ce sont les descendants de Merlin, Serpentard et Tristan. Pour ce qui est des autres, les Lovegood descendent de Serdaigle, les Londubat de Gryffondor, les Bonnes de Poufsouffle, les Malfoy d'Agravain, les Delacour de Bedivere, les Princes de Galaad du Lac, et les Weasley de Perceval.

- Seuls les Delacourt me sont inconnus, pourtant le nom me dit quelque chose.

- Lord Delacourt était présent à ton procès en tant que ministre des affaires étrangères Française. Le hasard a voulu qu'il soit présent et convié par notre ministre a assisté à une session du magenmagot ce jour là qui correspondait à sa visite officielle du pays.

- La hasard vraiment ? rigola Sirius

- Oui, tout comme le fait qu'il doit toujours être accompagné d'un journaliste français lors de ses déplacements dans les lieux publics.

- C'est pour cela aussi que notre cher ministre n'a pas trop parlé pendant mon procès, s'il peut contrôler la presse Anglaise, il ne peut pas contrôler la presse Française, il était coincé.

- Exactement.

- Bien, je vais devoir assimiler tout cela, mais maintenant quel est le rapport avec Regulus et son état.

- Et bien, normalement, nous mettons les héritiers au courant de tout cela le jour de leur quinze ans. Cependant, au vu de ta situation, nous n'avons pas pu. J'ai donc décidé, avec ton père, d'en informer Regulus. Il était au courant de tes manipulations.

- Vous l'avez fait l'été avant ma quatrième année non ?

- Oui, comment le sais-tu ?

- Pendant ma deuxième et ma troisième année, Regulus ne cessait de venir me voir pour me convaincre de lui parler. Je le repoussais sans cesse.

- Oui, nous avons essayé de lui dire d'arrêter mais il ne comprenait pas ton changement d'attitude, et tu le connais, déjà petit il voulait tout comprendre.

- Je me rappelle que père s'est souvent arraché les cheveux pour lui expliquer certaines choses et qu'il ne le lâchait pas tant qu'il ne comprenait pas tout, sourit Sirius.

- Oui, nous lui avons donc tout révélé. Il a compris que plus il insistait, plus les manipulations te faisaient du mal.

- Comment cela ?

- Ne t'étais-tu pas rendu compte que chacun de ses essais pour te parler se soldaient par une migraine ?

- Je.. maintenant que tu le dis.. oui. Il s'en était aperçu ?

- Il faisait très attention à toi. Petit, il te vénérait presque. Tu étais son modèle.

- Oui, il me suivait partout. Donc vous lui avez tout révélé sans vous dire qu'il était trop jeune pour cela.

En entendant ces mots, Arcturus ne put s'empêcher de grimacer.

- Disons que nous avons décidé que plus tôt nos héritiers seraient mis au courant, moins ils risquent de se faire manipuler.

- Que veux-tu dire ?

- La nouvelle génération à été mise au courant dès la plus tendre enfance.

- COMMENT ?

- Sirius, nous avons déjà eu cette conversation là-haut. Tu te calmes tout de suite.

- Le peu que tu m'a dit est déjà énorme. Un enfant ne peut pas grandir avec de telles responsabilités et de telles attentes.

- Oh, ils nous le font parfois comprendre. Le plus perfide a été le jeune Malfoy lors du dernier rassemblement l'été dernier. Il nous a bien fait comprendre par moult sous-entendu que nous les avions privés de leur enfance pour réparer nos erreurs.

- Cela ressemblerait bien à un Malfoy et à Narcissa surtout, rigola Sirius.

- Oui, ta cousine a toujours eu le don de faire passer un message dans une phrase tout ce qu'il y a de plus anodin. Elle était particulièrement en colère contre cette décision. Et elle nous a souvent fait sentir son mépris pour cette décision.

- Cela lui ressemble, acquiesça Sirius.

- Ton frère a décidé, sans nous prévenir d'agir. Ta cousine Bellatrix était perdue dans sa folie. Nous ne nous en sommes rendu compte que trop tard et n'avons rien pu faire pour la sauver d'elle-même. Ton frère était persuadé que cela avait un lien avec tes manipulations, c'est pour cela qu'il s'est rapproché d'elle. Il a découvert qu'elle n'y était pour rien, mais trop tard, il avait déjà pris la marque, sans nous en parler.

- Grand-mère a dû être ravie.

- Je ne te le fais pas dire. Elle lui a passé un savon, je ne l'avais jamais vu aussi en colère, même contre Dumbledore. Enfin ton frère à découvert un secret de Voldemort et a décidé de s'en occuper tout seul. Il a laissé une lettre sur son lit pour le cas où il ne reviendrait pas. Lorsque ton père a trouvé la lettre, nous avons ordonné à un elfe de maison de nous conduire près de ton frère. Une potion de Voldemort était en train de le faire devenir fou. Nous l'avons amené directement dans sa chambre. Notre médicomage a été obligé de le placer en coma magique, il ne connaît pas le mal qui le ronge. Nous avons préféré gardé sa survie pour nous. La magie se chargeant de le soigner.

- Et qu'est-ce qu'il a découvert ?

- Ce fait sera révélé une autre fois. Avant que je ne te le dise, tu devras encore travailler ton contrôle de soi. Et surtout, Regulus n'a pas été très précis dans son courrier.

- D'accord, la famille Prince est spécialiste des potions, ne peuvent-ils pas aider ?

- Oh mais ils nous ont fourni de nombreuses potions rares permettant d'améliorer le rétablissement, et surtout évitant à la personne dans le coma de lourdes séquelles.

- D'accord, je vois. Combien de temps as-tu dis avant son rétablissement ?

- D'après le médicomage, quelques jours encore.

- Pourrais-tu me donner le code de sa chambre ?

- Sirius…

- Alors il faudra que tu m'ouvres la porte plusieurs fois par jours. Tu as dis qu'il était conscient de ce qu'il l'entourait. Peut-être que si je lui parle…

- Oui, son médicomage doit passer dans la journée, il nous dira s'il est toujours aussi sensible aux perturbations, et s'il peut-être soumis à des émotions fortes. Le cas échéant, j'accepte que tu ailles le voir régulièrement. Mais ne t'y perd pas trop. De ce que je vois tu as un mariage à préparer. Pour quelle date ?

- Le 15 octobre.

- Ce qui vous laisse un peu plus d'un an pour le préparer.

- Non, moins de trois mois.

- Comment ?

- Oui, nous devons être mariés le 15 octobre de cette année, dans trois mois.

- Magia, pourquoi !

- Tu demandes vraiment ?

- Oui, elle laisse habituellement des fiançailles d'au moins un an pour permettre aux jeunes fiancés de tout préparer convenablement et de se découvrir petit à petit. Car je peux t'assurer que sa bénédiction le jour du mariage est un véritable aphrodisiaque.

- Grand-père ! Je n'ai pas besoin de parler de ça avec toi. Oh mes yeux ! Je n'arrive pas à me sortir ces images de toi et grand-mère de la tête.

- Tu crois que ton père a été conçu comment ? Il faut que je t'explique comment on fait les bébés aussi ?

- Non, non, juste une question, la bénédiction lors du mariage est un aphrodisiaque plus puissant que celle lors des fiançailles ?

- Il n'y a pas d'effet aphrodisiaque lors de fiançailles, pourq…. non ?

- Si.

- Bon il semble que Magia n'ai pas apprécié de devoir patienter pour vous deux et elle accélère les choses. Et dans neuf mois je vais très certainement être arrière-grand-père.

- HEIN !

- Oh, tu ne savais pas ?

- Visiblement non, peux-tu préciser tes propos s'il te plaît ?

- Si elle a usé du même effet aphrodisiaque alors il y a de très fortes chances pour que vous ayez conçu un enfant cette nuit. Quatre-vingt-dix pourcents de chance.

- Mais, on en a pas du tout parlé. Je ne sais même pas si Amélia veut des enfants.

- Et bien il faudra en parler. Et puis il reste dix pourcents de chance qu'elle ne soit pas enceinte.

- Oui, enfin, j'ai l'impression que Magia se mêle un peu trop de ma vie intime en ce moment. Elle ne serait pas un peu perverse sur les bords ? Aïe! s'exclama Sirius en se massant les poignets qui l'avaient brulé l'espace d'un instant.

- Ne parle pas en mal de Magia, elle peut parfois te punir, rigola Arcturus. Allez, allons manger, il est midi passé et le médicomage arrive à quatorze heure.

- Très bien, après toi grand-père.

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Manoir familial Potter, le jeudi 21 juillet 1994

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Ça y est, il y était enfin. Harry n'en revenait pas. Comment n'avait-il pas pu penser à cette question, elle était d'une simplicité. Mais il l'avait posé le matin même, sans penser qu'il y aurait un rapport avec le manoir. "Quelle est la devise de la famille Potter ?" S'il avait su qu'il lui fallait la connaître pour entrer dans son manoire familial, il l'aurait demandé tout de suite. Cela lui aurait permis d'éviter les diverses conversations qu'il avait eu avec ce tableau. Il s'était bien moqué de lui avec ses faux indices. Justin lui-même avait décidé de ne plus l'accompagner, la vulgarité de son ancêtre et sa condescendance ayant le don de l'agacer, il a préféré stopper toutes conversations non obligatoires avec lui.

Harry regarda le champ vague qui lui faisait face. Il regarda dans son dos et il pouvait apercevoir au loin Stonehenge. Cela aussi il aurait dû s'en douter ? Il était évident que sa famille se soit établie près d'un haut lieu magique. Enfin, il aurait tout le temps de chercher des évidences plus tard. Là, il devait chercher une pierre haute de un mètre cinquante environ, sur laquelle avait été gravé un nœud celtique. Cela faisait seulement une dizaine de minutes qu'il cherchait et il commençait à désespérer. Après tout, une telle pierre au milieu d'un champ vague devrait être facilement repérable ? Harry remarqua au fond du champ un bosquet, il décida de s'en approcher, ne croyant plus ce que lui avait indiqué le tableau "au milieu du champ vague" mais bien sûr, il n'y avait strictement rien au milieu. Une fois près du bosquet, il trouva enfin la fameuse pierre. Elle paraissait intacte, comme si le temps n'avait pas eu de prise sur elle.

Harry se positionna face au nœud, avant de sortir le couteau qu'il avait emporté pour l'occasion. Il s'entailla la pomme de la main, et regarda son sang s'écouler lentement vers le nœud. Au moment où la première goutte toucha le symbole, ce dernier changea de forme pour prendre celle des armoiries de sa famille. Il prononça alors de manière bien distincte la devise de sa famille "Le dernier ennemi à vaincre sera la mort".

Une vague de magie sortit et se propagea de manière semi-circulaire devant lui.

A la place de la pierre se trouvait maintenant un grillage qui devait bien faire trois mètres de haut et cinq de large. Au centre, le blason de sa famille, un cerf portant une couronne se tenait fièrement au-dessus de la devise familiale.

Prenant une grande inspiration, Harry s'avança vers le grillage. Alors qu'il allait avancer ses mains pour l'ouvrir, il fut surpris de le voir s'ouvrir tout seul. Il avança, et ce qu'il vit le laissa sans voix. L'allée devant laquelle il se trouvait était bordée d'arbres anciens dont il pouvait sentir la magie émaner. Il s'avança un peu plus sur cette allée et se retrouva en hauteur de son domaine. Le manoir en contrebas avait plus l'allure d'un château avec ses tours et ses nombreuses ailes. Il décida de s'y référer en parlant de château. Sur la gauche du château, un bassin surmonté de plusieurs fontaines luisait sous le soleil de l'après-midi. Un jardin à la française entourait ce bassin, le séparant de ce qu'il devinait être une orangeraie. Sur la droite du château, un labyrinthe avec en son centre un kiosque. Le domaine semblait parfaitement entretenu. Les fleurs donnaient un charme non négligeable à l'ensemble.

Un aboiement lui fit tourner la tête vers sa droite et il crut avoir une hallucination. Qu'est-ce que deux enfants qui devaient avoir entre 3 et 4 ans faisaient dans son domaine ? Harry s'avança alors vers les enfants qui se figèrent en le regardant s'approcher. Puis l'un d'entre eux, le plus âgé des deux, se précipita vers lui en courant et en riant. Rapidement suivi par le plus jeune. Harry leur trouva un air de ressemblance avec lui-même au même âge. Les deux enfants sautèrent dans ses bras, et Harry, surpris par l'action ne s'était pas préparé à cela et il tomba alors sur le dos, les enfants dans ses bras.

- Cousin Harry ! Enfin tu es là ! Maman nous a dit qu'on devait revenir en Angleterre car tu allais entrer au manoir. Tu en as mis du temps ! On est là depuis deux semaines déjà ! Papa nous disait d'être patient.

Harry décida qu'il était inutile de demander quoi que ce soit à ces enfants, ils étaient visiblement trop jeunes pour savoir quoi que ce soit. Et s'il l'appelait cousin Harry alors cela ne pouvait signifier qu'une chose,, la ressemblance entre l'enfant et lui au même âge était bien présente et rien que de l'imaginer, il ne put s'empêcher d'être à la fois heureux et en colère. Mais les enfants n'y étaient pour rien, il s'expliquerait avec les adultes qui les avaient accompagnés. Harry les redressa tous les deux en s'assurant qu'ils allaient bien avant de répondre.

- J'aurais aimé être là plus tôt, mais j'ai été… retenu par un vieil… ami de la famille. Je suis navré, mais je ne sais pas qui vous êtes.

- Moi je suis John, j'ai 4 ans dis le plus grand, et lui c'est notre cousin Jonathan, il a que 3 ans, mais c'est un grand maintenant puisqu'il doit protéger son petit frère Hedwin qui n'a que sept mois, il est né le jour de Noël ! C'était trop bien, mais tante Sofia elle disait sans arrêt qu'elle interdirait Oncle Vincent de l'approcher à nouveau à moins de deux mètres d'elle. Tu sais pourquoi elle disait ça ?

John et Jonathan, et ils ne sont pas frères malgré leur ressemblances, mais cousins, ce qui signifie qu'il y a d'autres adultes présent que les parents de John. Il ne pouvait pas répondre à la question de John, ne connaissant pas les personnes dont il parle, mais s'il s'agissait des jeunes parents, il ne pouvait que supposer que la grossesse avait été compliquée tout comme l'accouchement.

- Je ne sais pas, je ne la connais pas encore.

- Oh c'est vrai. Viens, je vais te présenter tout le monde ! Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Léo, il a onze ans ! Mais grand-mère nous a dit que puisque nous n'étions pas capable de rester en place nous devions aller jouer dans le parc pour les laisser travailler en paix.

Harry se laissa entraîner par John qui lui avait attrapé la main et courait déjà vers le château. Jonathan essayait de suivre sur ses petites jambes mais ne faisait que trébucher, jusqu'à ce qu'il reste assis derrière et se mette à pleurer. Harry stoppa alors John et prit Jonathan dans ses bras. Il était visiblement fatigué et n'arrivait pas à suivre le rythme. Il se calma dès l'instant où il fut dans les bras d'Harry. John consentit à ralentir son rythme. Arrivé devant la porte d'entrée, Harry ne put même pas prendre le temps d'admirer la décoration que son "cousin" l'entraîna vers ce qu'il semblait être un salon. Il s'arrêta surpris et tourna la tête dans tous les sens.

- Et bien où sont-ils tous passé ?

- Je ne sais pas. Tu sais où ils voulaient fêter l'anniversaire de Léo ?

- Oh il est quelle heure ?

- Bientôt quatre heures.

- Alors c'est l'heure du gâteau ! Ils doivent être sur la terrasse ! Et ils ne nous ont même pas appelé ! Viens !

Harry se laissa guider par le petit John, sous le regard moqueur des tableaux. Ils arrivèrent sur une terrasse où une vingtaine de personnes étaient rassemblées. Et au vue des cheveux et de la ressemblance il ne faisait plus aucun doute. Contrairement à ce que lui avait appris Neville, le clan Potter n'avait pas été décimé. Il regarda le jeune qui faisait face aux bougies et qui venait de les souffler avec un grand sourire. Tous les membres présents applaudirent sauf Harry et John. Harry trop surpris par tout ce qu'il découvrait, et John par bouderie. Il ne tarda d'ailleurs pas à se faire remarquer.

- Vous ne nous avez pas attendu !

- Nous vous avons appelé, et tu es suffisamment grand maintenant pour savoir qu'il fallait rester à proximité si tu voulais être prévenu John, nous n'allions pas vous chercher dans …. tout…. le …. domaine.

Le vieil homme qui avait répondu avait eu du mal à terminer sa phrase lorsqu'il avait remarqué Harry. Il en avait d'ailleurs laissé tomber son verre, affolant les autres personnes présentes qui n'avaient toujours pas remarqué Harry. Et ils ne risquaient pas de se rendre compte de sa présence, tous trop inquiets par l'attitude du vieil homme. Harry crut entendre une personne demander s'il faisait une attaque. Le vieil homme n'avait que faire des personnes qui s'agglutinaient devant lui, il n'avait d'yeux que pour Harry. Il lui fit signe d'avancer. Harry posa alors Jonathan qui se remit à pleurer, attirant vers eux l'attention des adultes. Tous se figèrent en remarquant enfin Harry avancer vers le doyen. Certaines femmes mirent leurs mains devant leur bouche comme pour cacher leurs surprises. Harry n'y fit pas attention et avança vers l'homme qui l'avait interpellé. Une fois devant lui, le vieil homme se leva, et posa une main sur la joue d'Harry.

- Pendant un instant j'ai cru voir mon frère Charlus, ton grand-père devant moi. Est-ce que tu m'autorise à te prendre dans mes bras ?

Harry ne put qu'acquiescer à sa demande. Celui qui venait de se présenter à lui comme étant son grand-oncle le pris dans ses bras et ne cessa de répéter sans cesse "je suis désolé, je suis désolé"

- Harry, c'est bien toi ? demanda une voix tremblante à ses côtés.

Harry se détacha de son grand-oncle et se retourna vers la femme qui venait de parler.

- Oui c'est bien moi. Il semble que j'arrive au bon moment pour le gâteau, répondit Harry avec un sourire, avant d'ajouter plus doucement de façon à ce que seuls les adultes entendent, nous avons de nombreuses choses à nous dire je crois, mais je sais que je peux vous faire confiance, je le sens, alors nous discuterons plus tard.

Harry se dirigea vers le jeune toujours figé devant son gâteau.

- Tu dois être Léo ? John m'a dit que c'était un jour spécial pour toi, bon anniversaire ! Bon et maintenant, si nous goutions à ce gâteau ?

demanda Harry d'une voix forte.

- OUI du gâteau ! Du gâteau ! se mirent à scander en sautillant John et Jonathan sous le regard bienveillant des adultes.

Harry décida de laisser les enfants profiter de la journée, il discuterait avec les adultes le soir. Il sortit son téléphone, et fut contrarié de voir qu'il ne fonctionnait pas ici.

- Tiens, prends le mien, je l'ai adapté pour qu'il fonctionne ici. Au fait, je m'appelle Jasper POTTER-PERRY, ravi de te rencontrer cousin.

Harry sourit devant l'accent purement Américain de celui qui faisait visiblement partie de sa famille, et accepta son téléphone, lui permettant de prévenir qu'il ne rentrerait pas pour dormir.