Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

De nombreux nouveaux personnages dans ce chapitre, pour beaucoup de noms, à cour d'inspiration je l'ai ai pris dans certains livres et série télé, peut-être en reconnaitrez-vous certains!

Bonne lecture

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Chapitre 17:Chapitre 18:

Manoir familial Potter , le jeudi 21 juillet 1994

La journée touchait à sa fin. Harry était mitigé. Il n'avait pas encore pu discuter avec les tableaux de ses grands-parents ou de la reine Caterina.

Mais sa famille avait survécu. C'était un véritable miracle pour lui.

Étrangement il n'avait eu aucun mal à retenir leur nom et le lien qui les unissait. Jasper lui avait fait un bref aperçu de son arbre généalogique en lui présentant tout le monde. Il n'avait cependant parlé essentiellement que de ceux ici présents. Le lien remonte à ses arrière-arrière-grand-parents, Antony et Elaya Potter, leurs ancêtres communs à eux tous. Antony et Elaya avaient trois fils.

Leur aîné Harold avait eu trois fils, mais seuls son grand-père Charlus et son frère Jasper avaient été évoqués. Harry allait avoir par contre du mal à se faire aux prénoms identiques, cela semblait être récurrent dans cette famille, deux Jasper. Mais le jeune Jasper n'a pas parlé du troisième frère, il devait sans aucun doute faire partie des victimes qui n'ont pas pu être sauvées. Charlus est son grand-père et il savait que son père était fils unique. Jasper lui s'est marié à une certaine Anna, mais qui n'a malheureusement pas survécu. Seul un de leur fils a survécu, Jules, qui s'est marié avec Emma, et avec qui il a eu Marc. Ils sont donc cinq membres, lui inclus, faisant partie de la branche dite principale.

Du deuxième fils d'Antony et Elaya, John, ils sont les plus nombreux, quinze. De la génération à son grand-père, seul James a survécu. Il s'est marié à Isabella et ils ont eu trois enfants, mais seul un est toujours en vie, Julio, qui s'est marié avec Alice. Julio et Alice sont les grands-parents du petit John, ses parents étant Antonn et Léanne.

James et Isabella ont également dû élever certains de leurs neveux, qui étaient âgés d'à peine un an ou quelques mois lorsqu'ils en ont eu la garde. Cependant tous n'ont pas eu la chance de vivre suffisamment longtemps pour ne serait-ce que rentrer à Poudlard. Lorsque Jasper, le jeune, lui avait expliqué cela, une vague de haine l'avait traversé, et un courant d'air avait parcouru l'assemblée. Jasper avait alors orienté la conversation vers les membres présents en continuant de les indiquer à Harry. Arthur était le fils du grand frère de James, il était marié à Madelyn. ils ont deux fils, Hedwin, que tout le monde appelle Hed, et Bénédict. Bénédict est marié à Éléanore, et ce sont les parents de Léo, dont ils ont fêté l'anniversaire aujourd'hui. James s'est aussi occupé de Chrys, le fils de son plus jeune frère. Chrys est mariée à Paige, et ce sont les parents de Jasper, que tout le monde appelle Jazz.

La lignée de William, le troisième fils d'Antony et Elaya a été aussi durement touchée que celle de son aîné. Des fils et petit-fils de William, aucun n'a survécu, seule l'épouse du second fils de William, Perle, à survécu à une explosion qui décima un grand nombre d'entre eux en 1971. Elle avait été chargée de garder son petit-fils Vincent qui n'avait que quelque mois et qui souffrait d'une forte fièvre. Vincent est maintenant marié à Sophia, et ils ont eu deux enfants, Jonathan trois ans et Hedwin qui est né au dernier noël.

Harry n'avait pas oublié ce qu'avait dit John, ils étaient tous revenus dans ce manoir pour lui. Et il avait bien vu les regards des plus âgés sur certains coins du jardin. Un regard plein de nostalgie et de tristesse. Revenir ici était difficile pour eux, il le voyait, mais ils l'avaient fait pour le rencontrer. Il ne comprenait pas encore comment tout cela était possible. Comment avaient-ils survécu et comment avaient-ils fait pour passer inaperçu aux yeux du monde sorcier. Mais une question restait, pourquoi ne l'avaient-ils pas emmené avec lui.

- Tu réfléchis trop.

Harry sursauta et se tourna pour faire face à son grand-oncle Jasper.

- En cela tu ressembles à mon frère, continua Jasper. Suis-moi, les enfants ont déjà mangé et sont couchés. Nous pouvons maintenant discuter, mais autour d'un bon repas.

Harry suivit son grand-oncle dans les couloirs jusqu'à une grande salle à manger, au centre de laquelle trônait une table suffisamment grande pour accueillir trois fois le nombre de personnes attablées. Voyant le trouble de son neveu face aux nombreux regards de la famille, Jasper prit la parole.

- Je me rappelle encore de la dernière fois où cette table était trop petite pour tous nous accueillir, et où mon propre grand-père avait dû l'agrandir par magie. Malheureusement il aurait dû se rappeler que la métamorphose n'était pas son fort, ceux qui étaient sur la partie ajoutée s'étaient retrouvé les jambes couvertes de nourriture et de boissons. Enfin, d'après ma grand-mère il s'ennuyait et voulait faire une blague mais il l'a toujours nié. Et depuis, deux guerres mondiales sont passées, même si elles étaient moldues, nous y avons participé, et ces étranges accidents… Nous parlerons de ceux-là plus tard. Maintenant nous sommes arrivé à la place qui te revient de droit

Harry était étonné, ils le plaçaient en bout de table. Il exprima son étonnement à son grand-oncle qui prenait place à ses côtés.

- Je… Cela ne devrait pas être un adulte en bout de table ?

Ce fut Isabella, l'épouse de James qui lui répondit.

- Nous avons discuté avec la reine Caterina, tu n'es au courant de tout que depuis peu, mais même si nous sommes plus âgé que toi, nous te devons le respect dû à un chef de famille. Mais cela n'est pas bien compliqué pour notre famille, après tout comme le dit souvent Jasper, les responsabilités du chef de notre famille sont trop importantes pour vouloir du poste. Nous préférons être là pour conseiller, guider et protéger. Et puis même si nous ne te connaissons pas encore autrement que par les journaux, nous t'aimons et te respectons déjà. Ce que tu as fait cette après-midi, différer les explications pour ne pas perturber les enfants et l'anniversaire de Léo est tout à ton honneur. J'en connais beaucoup qui auraient fait une crise, et je parle surtout de certains messieurs assis à cette table.

Harry entendit quelques rires féminins et des exclamations discrètes masculines montrant leur désaccord avec ces paroles. Ils dînèrent dans une ambiance joyeuse et conviviale. Harry ne sachant pas comment aborder le sujet. Ce n'est que lorsqu'ils eurent terminé le dessert, qu'il prit la parole et laissa aller sa magie.

- Je ne sais plus trop quoi penser. Enfant j'ai longtemps espéré qu'un lointain parent vienne me sortir du placard où j'étais enfermé. Je croyais que mes parents étaient morts dans un accident de voiture causé par l'ivresse de mon père, et il fallait que je paye toutes les dépenses que j'occasionnais à oncle Vernon et tante Pétunia. Comme je n'avais pas d'argent, ils m'ont fait faire toutes les tâches ménagères au plus loin de mes souvenirs..

Harry entendit un point cogner la table mais ne s'arrêta pas pour autant, fixant son regard dans son assiette vide.

- Ensuite, juste avant mes onze ans, je reçois des lettres étranges, qui arrivent par centaines et que mon oncle et ma tante refusent que j'ouvre. Mon oncle en devient fou et nous embarque avec ma tante et mon cousin dans une cabane miteuse sur un rocher perdu en pleine mer. Un demi-géant y débarque et m'annonce que je suis un sorcier, que mes parents sont mort en combattant un mage noir, le même qui a ensuite essayé de me tuer.

Tout en parlant, Harry sentit sa magie commencer à déferler autour de lui et des larmes couler le long de ses joues.

- Je découvre non seulement le monde de la magie, mais aussi que mes parents m'ont laissé de l'argent, que je suis adulé pour un acte qui m'a coûté mes parents et dont je ne me rappelle pas. Pendant ma première année, celui qui a tué mes parents a pris possession d'un de mes professeurs et a voulu dérober la pierre philosophale qui avait été cachée et protégée par les professeurs de l'école. Avec Ron et Hermione on a dû aller la sauver, et j'ai dû tuer l'enseignant qui était possédé. Ensuite pendant ma deuxième année, je découvre que je suis un fourchelangue, et tout le monde à l'école me tourne le dos croyant que c'est moi l'héritier de Serpentard qui avait lâché le monstre qui était en train d'attaquer les nés-moldus un par un. L'an dernier un prisonnier s'évade de la prison la plus sécurisée, j'apprends que c'est mon parrain, qu'il est innocent, et qu'il a été emprisonné sans procès. Quand je commence à me renseigner sur les lois sorcières pour ne pas avoir entre autres à retourner servir d'homme à tout faire chez les Dursley pendant mes vacances, j'apprends que jamais je n'aurais dû y être placé. Un ami m'apprend que tout est question de jeu de rôle politique. J'apprends ensuite que Sa Majesté la reine Elizabeth II souhaite me rencontrer. J'y rencontre les portraits de deux de mes ancêtres, j'y apprends que je suis un prince, et elle me passe une lettre écrite par mon grand-père. Ensuite je découvre que ma famille a été décimée, que personne n'a cru mon grand-père quand il affirmait que tous les Potter étaient visés, qu'il a même obligé certains à démissionner de leur postes d'aurors. Puis un Gobelin me parle de mon héritage, d'Avalon entre autres, mais en me disant de trouver par moi-même mon manoir familial. Les indications étaient soi-disant dans la lettre de mon grand-père. N'importe quoi ! J'ai dû passé je ne sais pas combien de jour à parler avec un tableau odieux d'un ancien chevalier de la table ronde pour trouver l'emplacement de ce fichu manoir! Et par-dessus tout, ce tableau se trouvait dans la demeure d'un camarade de classe que je connaissais à peine jusqu'au mois dernier, camarade dont les parents sont cracmols ! ALORS VOUS ALLEZ M'EXPLIQUER MAINTENANT POURQUOI J'AI DÛ VIVRE TOUT CELA SEUL ALORS QUE VOUS VOUS ÉTIEZ TOUS ENSEMBLE ! POURQUOI NE M'AVEZ-VOUS PAS EMMENER AVEC VOUS LÀ OÙ VOUS ÊTES PARTI VOUS RÉFUGIER ?!

Sur ces derniers mots, Harry s'était relevé et avait laissé sa magie exploser autour de lui. Les vitres éclatèrent, tout comme les verres situés sur la table. Étrangement un dôme de protection recouvrit toutes les personnes présentes dans la pièce, les empêchant ainsi d'être blessé. Un silence se fit et personne n'osait regarder Harry dans les yeux à l'exception des plus jeunes, ne se sentant pas visé par les accusations justifiées de leur cousins, après tout ils n'étaient eux même que des enfants lorsque Harry est devenu orphelin. Le silence fut brisé par deux éclats de rire. Les deux doyens, Jasper et James ne pouvaient plus se retenir. James prit la parole.

- Cela fait tellement de bien de voir ce dôme de protection s'activer. Mais pour répondre à ta question c'est très simple. Ton grand-père nous a fait jurer sur notre magie de ne pas intervenir dans ta vie tant que tu ne découvrirais pas cette demeure.

- Mais pourquoi a-t 'il fait cela ? demanda Harry en s'asseyant.

- Il n'a pas voulu nous le dire. Nous sommes navrés de l'enfance que tu as eu, et je ne pense pas me tromper en disant que jamais il n'aurait pu imaginer cela, expliqua Isabella. Et lorsque nous avons découvert que tu vivais chez la famille de ta mère nous pensions que tu y étais heureux. Nous ne les avions jamais rencontrés, mais tes grands-parents en disaient du bien. Ils ne devaient visiblement pas connaître la sœur de Lily. Nous nous étions expatrié aux États-Unis, et nous avions juré sur notre magie de revenir uniquement lorsque la reine Caterina nous prévenait par l'intermédiaire du tableau que nous avions emporté.

Tout en prononçant ces mots, Isabella prit Harry dans ses bras. Ce dernier se laissa bercer et laissa libre court à ses larmes. Il ne remarqua pas que l'ensemble de la famille s'était retiré, à l'exception des doyens, Jasper, James et Isabella. Une fois calmé, Harry se recula et s'excusa pour s'être ainsi laissé aller. James prit alors la parole.

- Harry, je n'ai pas compris ce que tu as dit au sujet de ton enfance comme quoi tu devais travailler pour payer les frais engendrés par ton éducation. De quels frais parlais-tu ?

- Nourriture, eau, utilisation de l'électricité, vêtement, même si je récupérais le plus souvent ceux de Dudley. Pourquoi ?

- Ce n'est pas parce que nous étions à l'autre bout du monde que nous ne nous sommes pas soucier de toi. Tu dois nous croire.

- Je… Mais comment auriez-vous pu ?

- Eh bien, nous nous sommes arrangés pour que tes tuteurs reçoivent une pension supplémentaire pour subvenir à tous tes besoins. Pension supplémentaire à celle automatiquement versée pour s'occuper d'un membre de la famille. Je sais que l'argent n'achète pas le bonheur et ne remplace pas une famille. Mais sur le moment, c'est tout ce que nous avons pu faire. Et si je comprends bien, ils n'ont pas respecter leur contrat ?

- Leur contrat ?

- Oui, cet argent devait servir pour ton bien-être Harry, et pour ton éducation, pour que tu n'aies à te soucier de rien jusqu'à tes sept ans. Après tes sept ans, nous avons également envoyé une liste de précepteurs qu'ils devaient engager avec l'argent versé qui devenait en conséquence plus important. Notre avocat nous a envoyé le contrat dans lequel ils s'engageaient à respecter ces termes. Nous voulions venir le vérifier mais le serment nous en a empêché. Tu dois nous croire.

- Je vous crois. Mais si vous avez vraiment envoyé cet argent aux Dursley et qu'ils ont vraiment signé un contrat tel que celui que tu décrits alors ils n'ont pas respecté leur part du marché.

- Ne t'inquiète pas pour eux. Ils vont payer, je prendrais contact avec mon avocat dès demain.

- Non !

- Mais enfin Harry, après tout le mal qu'ils t'ont fait ? s'indigna Isabella

- Ce n'est pas cela. C'est déjà miraculeux que ces fonds supplémentaires n'aient pas attirés l'attention des mauvaises personnes.

- Que veux-tu dire par cela ?

- Et bien, d'après-vous comment ai-je atterri chez les Dursley ?

- Ce n'est pas ce qui était écrit dans le testament de James et Lily ? demanda Jasper.

- Non, il n'a pas été ouvert.

- COMMENT ? s'exclama James. Mais alors comment as-tu fini chez des moldus ? La seule possibilité légale pour que tu y sois allé c'est que c'était écrit dans le testament de tes parents. Autrement, il est impossible juridiquement qu'un enfant né de sorcier soit élevé par des moldus.

- Disons que celui qui m'a déposé sur leur perron en pleine nuit ne s'est pas vraiment soucié de cela.

- Déposé ? En pleine nuit ? En plein mois de novembre ? Mais, enfin, c'est insensé ! s'indigna Isabella avant de jurer en Italien.

- Vous n'avez pas deviné qui ?

- Non, lorsque ton grand-père a pris la décision de nous exiler en 1971 et de tous nous faire passer pour mort, nous avons également eu ordre de ne plus nous soucier de ce qu'il se déroulait en Grande-Bretagne. Il nous a envoyé quelques lettres par la suite, nous expliquant qu'il avait dû effacer de la mémoire de James notre survie. Il semblerait qu'il était en contact avec le responsable de tous nos "accidents" mais il ne nous a jamais donné le nom. Le connais-tu ?

- Je n'ai pu que le deviner, mais il faudra demander à son portrait une confirmation.

- Oui bien sûr, qui penses-tu que cela puisse être ?

- Dumbledore.

- Quoi ? Mais c'est impossible, nous le connaissons depuis longtemps, il était ami avec nos parents.

- Je n'en sais pas plus. Je viens juste de le découvrir. Tout ce que je peux vous dire c'est que j'ai toujours été mal à l'aise en sa présence.

- D'accord. Il faut que tu saches aussi que ton grand-père était méfiant depuis bien avant qu'il ne nous cache. Il a réussi à dissimuler les mariages de Chrys et Jules. Anton, Vincent et Benedict ne se sont mariés qu'après notre exil. Ce qui veut dire que leurs enfants ne portent officiellement pas le nom de Potter, mais celui de leur mère.

- C'est pour cela que Jazz s'est présenté à moi comme étant POTTER-PERRY.

- Oui, PERRY est le nom de jeune fille de Paige. Bon allez, et si nous te faisions visiter ta maison ? répondit Jasper.

- Ma maison ?

- Oui, nous sommes chez toi après tout, répondit James.

- Vous rigolez j'espère, ce n'est pas une maison, c'est un château !

- Il ne faut pas oublier que notre famille a régné pendant de long siècles, il est donc évident que notre manoir familial soit de la dimension d'un château. Tu t'attendais à quoi ? Une petite maison de campagne ? rigola James.

- Pas à quelque chose de si grand en tout cas, marmonna Harry.

- Allez, en route. J'espère que tu as prévu des affaires pour plusieurs jours, parce qu'on ne va pas faire le tour du domaine en seulement deux jours.

- L'ami chez qui je logeais va m'apporter des affaires demain. Il passe également récupérer deux autres de mes amis et ils vont passer quelques jours ici.

- Tu leur fait suffisamment confiance ?

- Je leur confierai ma propre vie les yeux fermés.

- Alors nous leur ferons confiance. Mais pour éviter les impairs involontaires, nous devrons leur demander de faire un serment de non divulgation.

- Ne vous en faites pas, ils ne me trahiront pas. Mais si cela peut vous rassurer, ils s'y plieront.

- Bien les jeunes se sont tous retirés dans leurs appartements. Tu vas pouvoir découvrir tranquillement toutes les pièces du rez-de-chaussé, dont certaines qui ne seront accessibles qu'à toi seul.

- En réalité, j'aimerai remettre la visite à demain, je suis fatigué. Je souhaite juste m'entretenir avec le portrait de mon grand-père, et peut-être ceux de la reine Caterina et du roi Benedict.

- Très bien. Il faut que tu saches qu'ils sont dans un bureau qui nous est inaccessible. Le tableau de ton grand-père devra sans doute être activé.

- Et comment je fais cela ?

- Pour cela tu dois juste déposer quelques gouttes de ton sang sur le cartellino contenant son nom et les armoiries de la famille, répondit Isabella.

- Le cartellino ? demanda Harry qui entendait ce terme pour la première fois.

- Oui, je crois que les moldus appellent ça le cartel maintenant, ou le cartouche, je ne sais plus trop quel est le terme correct. Enfin bref l'emplacement où est inscrit le nom de ton grand-père, il n'y en aura pas trente-six sur le cadre ne t'en fait pas, juste un.

- Attendez, cela veut dire que vous n'avez pas pu discuter avec lui depuis…

- Depuis qu'il nous a exilé, oui. Mon frère était très secret et les quelques lettres échangées ne constituent pas une discussion.

- Oh, et je pourrais le déplacer ensuite ?

- Tu ne seras pas obligé de déplacer le cadre. Il pourra lui-même se déplacer, ainsi que ta grand-mère. N'as-tu pas remarqué les tableaux de chaises, canapé, fauteuil et autre ?

- Je pensais que les portraits étaient partis ailleurs.

- Non, il s'agit de tableaux spécialement réalisés pour que les portraits qui ont leur cadre dans une autre pièce puissent venir s'y installer pour discuter.

- Oh, je ne pensais pas que cela était possible, s'étonna Harry.

Tout à sa conversation, Harry n'avait pas remarqué qu'ils venaient d'arriver devant une porte verrouillée. James qui était à sa droite lui fit signe d'ouvrir. Harry posa alors la main sur le poignet et sentit une décharge magique le traverser. Il entendit ensuite un déclic. Il ouvrit la porte et alors qu'il entra, il fut arrêté par Jasper.

- Nous te laissons là. C'est un moment qui n'appartient qu'à toi. Les tableaux te guideront jusqu'à tes appartements. Nous discuterons plus tard de tes années à Poudlard, et notamment du fait que tu es fourchelangue. Et je te rassure tout de suite à ce sujet, nous le sommes tous. Bonne nuit Harry.

- Bonne nuit à vous aussi.

Harry regarda son grand-oncle et ses cousins partir. Ils avaient semblé épuisés en fin de journée, ce qui n'était pas étonnant, il avait fait remonter de nombreux souvenirs. Si lui qui ne connaissait pas les membres de sa famille décédé dans d'étranges circonstances, l'espace d'un instant, il avait oublié qu'eux les avait connus et avaient subi de nombreuses pertes d'être cher en très peu de temps. Harry fut sorti de ses pensées par une voix qu'il connaissait, celle de la reine Caterina.

- Bonjour Harry, je suis ravie de te voir enfin ici. J'aurai cru que tu serais arrivé avant le reste de la famille.

- J'aurai préféré, mais j'ai rencontré quelques résistances pour arriver jusqu'ici. Et à ce sujet, j'aimerai poser quelques questions à mon grand-père.

- Et bien je te laisse le réveiller. Tu sais comment procéder?

- Oui, enfin je crois, répondit hésitant Harry.

- Je te regarde faire, et si jamais je vois que tu fais une erreur je te guiderai.

- Il ne faut pas juste mettre son sang sur le cartellino?

- Non, ce serait trop simple. Il faut en même temps que tu murmures son nom à plusieurs reprises.

- Oh d'accord. Mais je ne connais pas son nom complet.

- Oh et bien c'est Charlus Harold Antony Potter, prince d'Avalon. Et pour ta grand-mère Dorea Narcissa Angelina Black Potter

Harry suivit les conseils et anima le tableau de ses grands-parents. Une fois cela fait il posa alors la question qui lui tenait tant à coeur à son Grand-père.

- Bonjour grand-père, je suis ravi de faire votre connaissance, cependant avant toute chose j'ai une question à vous poser. Qu'est-ce qu'il vous a pris de demander à cet imbuvable chevalier descendant de Tristan de me remettre l'emplacement du manoir uniquement si je trouvais une question bien précise ? Savez-vous à quel point cet homme est infect ?

- De quoi parles-tu enfin ? Il devait te donner l'emplacement dès que tu te serais présenté à lui.

- Fichu tableau de…

- Langage jeune homme. Et vous Charlus, je vous avais prévenu que c'était une mauvaise idée de faire appel à lui.

- Je vous rappelle ma chère que nous venions de découvrir que leur nouveau-né était magique et je m'étais arrangé avec la reine pour faire en sorte qu'il loge là-bas.

- Bonjour grand-mère, je suis ravie de faire votre connaissance.

- Je suis ravie de te rencontrer également…

- Harry, grand-mère, je m'appelle Harry James Potter.

- Et quel est ton troisième prénom ? demanda son grand-père curieux.

- Je n'ai pas de troisième prénom.

- Si, tu le découvriras bien, c'est Magia qui le donne.

- Oh, d'accord.

Harry se détourna un instant des tableaux pour observer la pièce, seulement il était tard, et à la lueur des bougies il ne distinguait pas grand-chose. Face aux tableaux se trouvait un ensemble de fauteuils qu'il avait contourné automatiquement sans prêter réellement attention pour rejoindre les tableaux. Il s'installa dans un des fauteuils et ramena ses jambes contre lui, posant ainsi ses pieds sur le bord du fauteuil.

- Ce n'est pas une façon très correcte pour se tenir jeune homme, grimaça Lady Dorea.

- Je suis fatiguée grand-mère, et je viens de découvrir que contrairement à ce que l'on m'avait raconté une vingtaine de membres de notre famille sont en vie. J'ai du mal à l'assimiler.

- Je passe pour cette fois.

- Je vous remercie grand-mère. Bien, d'après le Gobelin que j'ai rencontré, il paraît que vous avez un conte pour moi.

Le grand-père de Harry sourit et se lança dans l'explication de la table ronde et des chevaliers. Il gardait les explications plus complexes pour un moment où son petit-fils serait moins fatigué. Il lui donna également les noms des familles descendantes des chevaliers. Harry intervint à ce moment.

- Savez-vous où se trouve les bagues des héritier de Tristan, Merlin et Serpentard ?

- Dans le bureau derrière toi, troisième tiroir de droite.

Harry se leva et attrapa dans ses mains les trois écrins. Il les ouvrit et reconnut la bague qu'il avait vu sur plusieurs portraits chez Justin, il identifia facilement celle de Serpentard, le blason étant le même que celui présent sur les capes de ses camarades de classe. Il fut un peu étonné par celui de Merlin, un dragon. Il les déposa bien en évidence sur la table basse et repris place dans le fauteuil. Il pensa qu'il aimerait bien un chocolat chaud et un plaid, et quelques minutes après il en vit apparaître à côté des écrins. Voyant l'air étonné de son petit-fils, Lady Dorea prit la parole, un sourire indulgent sur les lèvres.

- Ton esprit est relié à tes elfes de maison. Lorsque tu as envie de quelque chose, il te suffit de le penser et ils te le fourniront de manière discrète.

- Parce que j'ai des elfes de maison?

- Bien sûr, répondit avec suffisance son grand-père.

- Et bien j'espère qu'ils sont bien traités, j'irai vérifier leur conditions de vie plus tard. Mais pour l'heure, j'aimerai savoir s'il est possible qu'une moldue soit chevalier ? demanda Harry après s'être enroulé dans le plaid et en profitant de son chocolat.

- Bien évidemment que non. La magie du chevalier est nécessaire à l'activation de son pouvoir. Pourquoi une question si étrange ? demanda Charlus surpris.

- Et bien, il s'agit des descendants de Tristan, Jane, l'aîné est moldue, ou cracmole suivant le point de vue. Ensuite il y a Justin qui est en classe avec moi, à Poufsouffle.

- Poufsouffle ! Et bien le caractère de cette famille a bien changé.

- Et ce n'est pas un mal je veux bien vous croire. Mais je ne vois pas en quoi la maison est importante pour apprécier quelqu'un, rétorqua vivement Harry.

- Ce n'est pas ce que je dis. Ils se targuaient d'être tous de courageux Gryffondor, répondit son grand-père.

- Bref, j'aimerai savoir également si la petite sœur de Justin, Georgiana, pouvait être l'héritière de la bague ?

- Non, c'est d'abord les héritiers, et s'il n'y a pas de garçon en ligne direct alors la fille deviendra l'héritière. Et le titre ne se partage pas.

- D'accord, comme pour la monarchie britannique ?

- Exactement, acquiesça le portrait de Charlus.

- Donc je dois donner cette bague à Justin. Y a-t-il un rituel spécial ?

- Non, pas vraiment, répondit Charlus. Il faut tout de même que le moment soit solennel et en présence de deux témoins au minimum, mais il n'y a pas de conditions spéciales.

- D'accord. Et comment fait-on pour identifier les héritiers de Merlin et de Serpentard ?

- Tu veux le faire maintenant ?

- Oui s'il te plaît.

- Alors va chercher du parchemin, tu en as dans le tiroir en dessous du sous-main.

Harry râla pour la forme en s'extirpant de son cocon et en posant sa tasse de chocolat encore à moitié pleine. Ses grands-parents, le roi Bénédict et la reine Caterina le regardèrent faire avec un regard moqueur. Lorsqu'il se réinstalla, et qu'il vit leur regard, Harry haussa un sourcil. Charlus ne put s'empêcher de râler pour la forme.

- S'il te plaît, ne fait plus ce geste, j'ai eu l'impression de revoir ce vieux Prince.

- Et bien si ce que vous m'avez dit est exact, il semblerait que j'ai son petit-fils en professeur de potion.

- Oh oui le fils d'Eileen, celui qui était amoureux de Lily.

- Oui Severus Rogue celui-là même. Je comprends mieux maintenant pourquoi il me hait autant. Enfin, il doit pouvoir aimer à nouveau quelqu'un d'autre maintenant puisque j'ai plus de onze ans non ?

- En effet. Au moins il n'aura pas sombré dans la folie comme sa pauvre mère, répondit Charlus.

- Pauvre, pauvre, je te rappelle tout de même qu'elle a essayé d'empoisonner Alice lorsqu'elle a appris ses fiançailles avec Julio. Si son père n'était pas intervenu, Alice serait morte, répliqua vertement Dorea.

- Tu ne l'a jamais apprécié.

- Non, trop imbue d'elle-même, à croire que tout lui revenait de droit. Et toi toujours à pardonner les membres de cette famille sous prétexte de cette malédiction. Il faudrait peut-être connaître les faits ayant mené à cette malédiction pour savoir s'ils sont vraiment à plaindre.

- Et notre famille alors ? Je te rappelle que nous aussi nous sommes maudit. Nous ne pouvons pas avoir de fille.

- Tu m'agaces.

- Tout cela est bien gentil, coupa Harry qui ne souhaitait nullement se retrouver au milieu d'une dispute conjugale, mais cela n'explique pas pourquoi vous vous moquiez de moi tous les quatre.

- Et bien mon cher descendant, sourit le roi Bénédict, auriez-vous oubliez être un sorcier ?

- Et bien non, mais je suis encore mineur, j'ai la trace sur moi. J'ai déjà reçu une lettre il y a deux ans parce qu'un elfe de maison a utilisé sa magie chez mon oncle et ma tante. Visiblement ils n'ont pas fait la différence entre lui et moi.

- Un simple courrier écrit du propriétaire de l'elfe aurait suffi à lever le quiproquo.

- Et bien grand-mère, à l'époque je ne connaissais pas le nom du propriétaire.

- Oh, oui cela est problématique, mais pour en revenir à notre situation présente, le château est tellement empli de magie que le ministère serait bien incapable de distinguer la magie d'un utilisateur de baguette de celle de la demeure. De plus, si cela ne suffisait pas, les sortilèges rendant le château incartable rendent toute détection de magie impossible.

- Vous êtes en train de me dire que les enfants vivant dans un environnement magique peuvent faire de la magie même en été.

- Oui, répondit simplement Lady Doréa.

- Mais c'est complètement injuste pour les nés-moldus.

- Si tu trouves cela injuste, se contenta de répondre la reine Caterina, tu n'as qu'à faire en sorte de changer cela.

- Et laissez-moi deviner, pour cela il me faudra devenir roi n'est-ce pas ?

- En effet, il y a maintenant beaucoup trop d'inégalités et le ministre ne cesse de les creuser davantage, expliqua le roi Bénédict, laissant paraître son mécontentement. Mais nous en parlerons une autre fois. Pour l'heure, il me semblait que tu souhaitais identifier les deux descendants encore inconnus.

- Oui, et ensuite j'irai me coucher, dit Harry en étouffant un bâillement.

- Surtout que la magie nécessaire à la demande va te fatiguer encore plus, sourit tendrement Lady Dorea.

- Alors que dois-je faire ?

- Déjà vous asseoir correctement, expliqua le roi Benedict. Vos pieds doivent être fermement ancrés dans le sol. Vous devez tenir votre dos et votre nuque bien droit. Vous posez délicatement chaque bague d'héritier sur un parchemin. Une fois cela fait, vous allez fermer les yeux et vous concentrer sur la magie environnante. Vous devez chercher Magia et l'écouter. Entendez-vous son rire cristallins ?

- J'entends, mais le rire n'est pas cristallin, il est certes joyeux mais on sent une touche de peur.

En entendant cette explication, les portraits se regardèrent inquiets. Mais ce n'était pas le moment d'inquiéter le jeune Harry.

- Bien maintenant demande lui d'écrire sur chaque papier le nom de l'héritier correspondant.

Harry fit ce qui était demandé, mais Magia ne se contenta pas de les écrire, elle les lui chuchota aussi à l'oreille avant de lui demander de ne pas prévenir ses ancêtres ou qui que ce soit qu'elle avait décidé de lui parler directement à partir de maintenant. Cependant, Harry était bien trop abasourdi par l'un des noms pour faire plus attention que cela à ce que lui demandait Magia. Cette dernière, ne s'en formalisa pas, mais s'assura que le message lui reviendrait dès qu'il éprouverait l'envie de parler d'elle.

Harry de son côté regarda avec prudence les deux parchemins, pour s'assurer d'avoir bien entendu. Si le premier, celui du descendant de Merlin, ne lui parlait que vaguement, se rappelant seulement avoir quelques cours en commun avec Kevin Entwhistle, c'est le second qui le paralysa. Comment était-il possible qu'Hermione soit la descendante de Salazar Serpentard !

Harry ne put réfléchir davantage, le choc des nombreuses découvertes de la journée, associé à cette utilisation inhabituelle de la magie le faisant sombrer lentement dans un sommeil réparateur. Il ne vit pas l'elfe de maison apparaître dès l'instant où il ferma les yeux, pas plus qu'il ne le sentit le transporter dans la plus luxueuse des chambres du château.


Arbre généalogique des Potter

Pour plus de compréhension, je vais les présenter branche par branche, mais comme le site ne permet pas la publication de tableau, sera précisé devant le numéros de la génération entre parenthèses. Ceux écrit en italique et souligné sont décédés, et en gras, ils sont encore en vie. entre parenthèses les années de naissance et de mort (sauf pour les générations 0 et 1, j'ai pas encore décidé).

(0) : AntonyetElaya

Ils ont eu trois fils.

.

.

(1): Harold marié à Olivia

… trois fils

…. … (2) Charlus(1909-1977) marié à Doréa(1920-1977)

… … … … un seul fils

… … … … (3) James(1960-1981) marié à Lily(1960-1981)

… … … … … … un seul fils

… … … … … … (4) Harry(1980-...)

…. … (2) Jasper(1910-...) marié à Anna(1915-1955)

… … … … trois fils

… … … … (3) Mickaël (1940-1955)

… … … … (3) Jules(1943-...) marié à Emma(1954-...)

… … … … … … un seul fils

… … … … … … (4) Marc(1975-...)

… … … … (3) William(1944-1955)

…. … (2) Antonn(1914-1948) marié à Daphnée(1915-1948)

… … … … trois fils

… … … … (3) Lionel (1936-1948)

… … … … (3) Vincent (1938-1948)

… … … … (3) Charlus (1938-1948)

.

.

(1): John marié à Ludivine

… trois fils

…. … (2) Grégory (1910-1941)marié à Annia(1920-1943)

… … … … trois fils

… … … … (3) Arthur(1938-...) marié à Madelyn(1938-...)

… … … … … … deux fils

… … … … … …(4) Hedwin(1959-...)

… … … … … …(4) Benedict(1961-...) marié à Éléanore(1963-...)

… … … … … … …un seul fils

… … … … … … … (5) Léo(1983-...)

… … … … (3) Harold (1940-1943)

… … … … (3) John (1941-1943)

…. … (2) James marié à Isabella

… … … … trois fils

… … … … (3) Elio (1933-1955)

… … … … (3) Julio(1933-...) marié à Alice(1935-...)

… … … … … … un seul fils

… … … … … …(4) Antonn(1965-...) marié à Léanne(1966-...)

… … … … … … …un seul fils

… … … … … … … (5) John(1990-...)

… … … … (3) Marco (1936-1956)

…. … (2) Jacob(1915-1941) marié à Abbygaelle(1916-1946)

… … … … trois fils

… … … … (3) Benjamin(1936-1946)

… … … … (3) Chrys(1938-...) marié à Paige(1946-...)

… … … … … … un seul fils

… … … … … …(4) Jasper(1970-...)

… … … … (3) Barthélémy (1940-1946)

.

.

(1): William marié à Lavignia

… trois fils

…. … (2) Benedict(1913-1941) marié à Bianca(1913-1941)

… … … … trois fils

… … … … (3) Jonathan (1932-1956)

… … … … (3) Maxime (1935-1956)

… … … … (3) Gérémy (1938-1950)

…. … (2) Vincent(1922-1955) marié à Perle(1930-...)

… … … … trois fils

… … … … (3) Lionel (1948-1955)

… … … … (3) William(1951-1971) marié à Victorine(1949-1971)

… … … … … … un seul fils

… … … … … … (4) Vincent(1970-...) marié à Sofia (1971-...)

… … … … … … …deux fils fils

… … … … … … … (5) Jonathan(1991-...)

… … … … … … … (5) Hedwin(1993-...)

… … … … (3) Laurent(1954-1956)

…. … (2) Marc (1930-1960) marié à Rose(1932-1960)

… … … … trois fils

… … … … (3) Benedict (1954-1971)

… … … … (3) Antony (1956-1971)

… … … … (3) Gabriel (1959-1971)