Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
Réponses aux reviews
Guest: Merci pour ton commentaire (et n'hésite pas à mettre un petit pseudo lorsque tu laisses un commentaire)
Pour la réaction de Malfoy elle arrivera plus tard, mais ne sera pas très marqué, en effet, il jouait un rôle donc n'était pas vraiment contre les nés-moldus.
Harry va avoir un rôle assez important, j'ai trouvé essentiel qu'il ait des personnes pour le seconder et l'épauler pour cela. Pour la partie financière et pour Dumbledore, on en entendra parler un peu plus tard, mais pas avant le chapitre 23, pour l'instant ils ont réussi à passer sous ses radars.
Jess: Merci pour ton commentaire.
Alors, pour le pardon de Harry, tu auras la réponse dans le chapitre 23, ne t'en fait pas, ce n'est pas aussi simple.
Chapitre 20
Manoir familial Black , le vendredi 22 juillet 1994
Sirius était assis à un bureau dans la bibliothèque familiale. Il poussa un profond soupir avant de fermer violemment le dossier lui faisant face et de cogner sa tête contre le dossier de la chaise sur laquelle il se trouvait. Il ferma les yeux avant de prendre la parole.
- Lunard, pitié, dit moi que tu as trouvé quelque chose ?
Remus, qui était en train de feuilleter un livre un peu plus loin, ne releva même pas la tête pour répondre d'un air agacé.
- Je n'ai rien trouvé de plus qu'il y a cinq minutes lorsque tu m'as posé la même question.
Sirius redressa la tête et jeta un regard mauvais au dossier qui se trouvait face à lui. Tout d'un coup, son regard changea et il se tourna vers son ami. Il sourit alors en le regardant avant de prendre la parole.
- De toute façon, nous n'aurons pas de réelles nouvelles avant l'arrivée de Ted dans une vingtaine de minutes. Je te propose donc de faire une pause. Et pendant cette pause, tu pourrais me raconter ton rendez-vous galant d'hier soir, ainsi que tous les autres jeudi de ce mois-ci.
Remus referma alors brusquement le livre qu'il avait entre les mains et se tourna vers Sirius.
- Je t'ai déjà dit que je ne te dirais rien.
- Tu pourrais me la présenter maintenant que je suis innocenté.
- Non ! Et en plus elle est moldue, tu ne saurais pas te conduire correctement avec elle.
- Tu rigoles j'espère ! Moi ! Ne pas savoir me comporter avec une femme !
- C'est une Lady, donc oui je doute !
- Mais enfin ! Tu oublies mon éducation !
- Je ne l'oublie pas vois-tu je…
- Mais attends un peu ! Je croyais qu'elle était proche de Harry, vu les informations que tu nous a donné récemment, comment pourrait-elle être une Lady ? Il n'y en avait aucune dans l'entourage de Pétunia.
- Je n'ai jamais dit que c'est d'elle que je tenais mes informations, soupira Lunard en s'installant dans un des fauteuils de la bibliothèque.
- Ne me prend pas pour un imbécile.
Sirius se leva pour s'approcher de Remus et s'affala dans le fauteuil à ses côtés, avant de reprendre.
- Écoute, à chaque fois que tu nous donnes des nouvelles de Harry, tu ne peux nous dire avec précision ce qu'il pense puisque ce n'est pas lui qui t'écrit, et c'est à chaque fois au lendemain de l'un de tes rendez-vous.
- D'accord, c'est la sœur d'un camarade de classe de Harry.
- La sœur de… ? insista Sirius se redressant avec un sourire vainqueur sur les lèvres, enfin il avait des informations.
Remus soupira avant de regarder Sirius. Ce dernier avait posé ses coudes sur ses genoux et attendait, visiblement impatient la réponse. Rémus se dit que s'il avait été sous sa forme canine, il aurait pu voir sa queue remuée dans tous les sens. Il prit une profonde inspiration, conscient qu'il en avait trop dit pour s'arrêter maintenant. Il décida néanmoins d'en dire le moins possible.
- Justin Finch-Fletchley
Sirius leva les yeux, comme lorsqu'il cherche une information dans sa mémoire, avant d'abdiquer.
- Cela ne me dit rien.
- Évidemment ! je t'ai dit qu'elle était moldue, ce qui fait de son frère …
- Oh, un né-moldu !
- Bravo, cinq points pour Gryffondor ! se moqua gentiment Remus, un sourire aux lèvres.
- Et sinon, elle a un nom ? Et quel âge ? Elle est au courant pour ton petit problème de fourrure ? Elle….
- Du calme, du calme … Elle s'appelle Jane, elle a vingt-cinq ans, oui elle est au courant pour mon problème et non tu ne sauras rien de plus !
- Mais euh, tu n'es pas drôle.
Sirius, boudeur, croisa les bras et laissa retomber son dos contre le dossier du fauteuil sur lequel il était installé.
- Sirius, je la connais à peine, je veux être sûr…
- Je ne vois pas de quoi tu as besoin d'être sûr, elle est déjà au courant de plus que toutes les petites amies que tu as eu.
- Tu oublies Margot…
- Margot était une imbécile, James et Lily ne l'ont jamais accepté. Et on a dû l'oublietter lorsque l'on a découvert qu'elle a fait semblant d'accepter ton problème de fourrure, et qu'elle prévoyait de s'en servir pour nous faire du chantage.
- Oui, je suis parfaitement conscient que j'aurais dû suivre l'instinct de James. Mais si cela te rassure, Harry lui fait confiance. Je veux juste apprendre à la connaître un peu, garder notre relation juste pour nous avant de te la présenter. Est-ce que tu peux le comprendre ?
- Tu es beaucoup trop romantique à mon goût, grogna Sirius.
- Ah bon pourtant, d'après Amélia, j'ai encore de la marge avant de te rattraper. Et ce n'est pas la peine de bouder ni de revenir sur le sujet, Amélia est tout autant mon amie que toi alors non, je ne te donnerais pas ses confidences, ajouta Remus voyant la lueur d'intérêt se rallumer dans les yeux de son ami. Tout comme je ne trahis pas les tiennes lorsque je lui parle. Au fait, quand vas-tu lui annoncer ?
- Premièrement je suis sûr qu'elle connaît déjà tout au sujet de cette Jane, et deuxièmement rien n'est encore certain alors…
- Tu ne crois pas toi-même à ce que tu viens de dire, rigola Remus.
- Non mais tu m'imagines, moi…, père ? Et puis, comment les gens vont réagir quand, à peine neuf mois après avoir été innocenté, la juge qui présidait mon procès met au monde mon enfant ?
- Tu te fais un film pour rien, les gens ne feront pas le calcul.
Sirius se racla la gorge et se contenta de lever un sourcil en direction de Remus. Ce dernier soupira avant de reprendre.
- Écoutes, je t'ai déjà donné la solution, dans un mois, vous sortez en publique, vous faites comme si c'était votre premier rendez-vous, devant les plus grandes commères de préférence. Et les enfants prématurés ce n'est pas rare, tu le sais.
- Cela ne fonctionnera que si l'enfant arrive à terme, s'il est vraiment prématuré…
- SIRIUS ! Stop ! Tu lui en parles ce soir un point c'est tout.
- D'accord, d'accord. Tu crois qu'il y a passé la nuit ?
Remus soupira devant le changement de sujet et laissa son regard se perdre avant de répondre.
- Je ne sais pas. Jane m'a juste dit qu'il avait enfin trouvé l'emplacement et qu'il s'y rendait hier. Je n'en sais pas plus.
- J'espère qu'il va bien. Quand je repense à ce que le détective privé missionné par mon grand-père a appris sur les Dursley. Le savoir loin des Dursley est déjà très bien, mais j'espère qu'il va tenir le choc sur tout ce qu'il va découvrir là-bas.
- J'espère aussi Sirius, je l'espère aussi.
Les deux amis n'eurent pas le temps de discuter plus qu'ils entendirent la porte s'ouvrir. Ils se levèrent alors tous les deux d'un bond et se précipitèrent devant le nouvel arrivant qui avait l'air à la fois préoccupé et contrarié.
- Alors ?
- Du calme tous les deux, ou je ne dis rien. Et sinon bonjour, oui je vais bien merci et vous ?
- Pardon Ted. Veux-tu prendre place dans un fauteuil avant de nous faire part de ces nouvelles que nous attendons depuis des jours ? demanda Sirius en poussant Ted dans un fauteuil, sans vraiment lui laisser le choix.
- Bien, si tu permets Sirius, Ted repoussa le bras de Sirius, et sortit lentement un dossier de son sac. Alors, j'ai pu discuter aujourd'hui avec une connaissance qui travaille au bureau de l'enfance.
- On sait, c'est pour cela que nous t'attendons depuis tout à l'heure.
- Sirius…, l'avertit Ted avant de reprendre. Bien, alors déjà si vous voulez mon avis, ce service est une véritable honte, il faudrait le remanier de fond en comble. Ce ne sont que des incapables qui y travaillent, ils ne font rien d'autre que de rigoler et discuter, sans réellement se soucier des enfants.
- Ted s'il te plaît.
- Ah enfin un s'il te plaît ! s'amusa Ted avant de reprendre rapidement un air sérieux. Ce que je disais sur le service de l'enfance est sérieux. Je ne vous dis pas comment ils traitent leur dossier, le peu que j'ai vu en deux minutes dans leur locaux m'a suffit pour constater leur incompétence. Il n'y a aucun contrôle ! Enfin, pour Harry c'est très simple, il n'y a pas de dossier à son nom là-bas, ou tout du moins pas de dossier encore ouvert.
- Comment ? s'exclama Remus en se levant. Mais c'est impossible, il n'a plus de famille sorcière en vie.
- Et bien mon « ami » m'a dit qu'ils avaient archivé certains dossiers, mais que personne ne les regardait jamais. Je suis donc allé dans les archives, qu'il m'a ouvertes. Dire que normalement aucune personne extérieure au ministère n'a le droit d'y accéder. Bref, après avoir fouillé un peu, j'ai trouvé entre autres le dossier de Harry, et ce qu'il y a écrit pour Harry est juste qu'il a été placé sous la garde de sa famille.
- Mais enfin, il a été placé dans sa famille certes, mais ce sont des moldus ! Seul le département de l'enfance peut avoir donné cet ordre, et encore à la seule condition que cela soit à la suite de la dernière volonté des parents. Je ne comprends pas. Tous les Potter sont mort, et en plus de cela, ils l'ont mis sur un piédestal ! Ils auraient dû s'en préoccuper ! commença à s'énerver Remus.
- Comme je vous l'ai dit, les services de l'enfance sont à remanier de fond en comble. J'ai continué à chercher, et j'ai trouvé une note manuscrite, disant que le président du magenmagot avait clôturé son dossier.
- Mais enfin…
- Je sais, c'est normalement impossible. Mais ce n'est pas tout ce que j'y ai découvert. Je pense que Dumbledore a un accès aux services de l'enfance. Voyant cette irrégularité, et comme j'étais seul dans la pièce, j'en ai profité pour regarder un peu plus les dossiers d'autres noms qui m'ont interpellé lorsque je cherchais celui de Harry. Sirius, est-ce que tu aurais un verre s'il te plaît ? Quelque chose de fort. Rien que d'y repenser…
- Oui bien sûr.
Sirius se leva pour le servir. Il en profita pour se servir également un verre ainsi qu'à Remus. Après avoir pris une gorgée, Ted fit tourner le liquide ambré qui était dans son verre, se perdant quelque peu dans sa contemplation. Il inspira ensuite et repris.
- Dumbledore a fermé de nombreux dossiers. Comme vous vous en doutez, la guerre précédente a fait de nombreux orphelins.
- Oui. De nombreux sorciers sont morts, le contraire aurait été étonnant, répondit Remus.
- Et bien Dumbledore s'est permis de placer de nombreux orphelins dans des familles moldus, ou encore des orphelinats moldus. Mais ce n'est pas le pire, et je n'arrive pas à croire ce que j'y ai lu.
- De quoi parles-tu Ted ?
- Il a également fermé de nombreux dossiers d'enquêtes pour maltraitance sur enfant. Et ce n'est pas le pire.
- Comment est-ce que cela pourrait être pire ?
- Il faut que vous sachiez, que légalement je ne connais pas ces dossiers. Seuls les membres du département de l'enfance peuvent ouvrir la porte y menant.
- Oui, oui, enfin, où veux-tu en venir ? s'impatienta Sirius.
Ted prit une gorgée de son verre avant de trouver le courage de répondre.
- Enlèvement d'enfants validé par le ministère.
- QUOI !
Si Sirius s'était redressé, ce n'était pas lui, ni Remus qui avait poussé cette exclamation, mais Amélia qui venait d'entrer dans la pièce.
- Oh, bonjour Amélia.
- Bonjour Ted, répondit Amélia en venant prendre la main de Sirius. Peux-tu répéter ce que tu viens de dire, j'ai cru comprendre que tu sous-entendais que le ministère avait légalisé un enlèvement d'enfant.
- Oh, je ne le sous-entend pas, je l'affirme. Et pas un mais plusieurs.
- Comment est-ce seulement possible ?
Remus venait de poser la question que tous ici présent se posaient.
- Je ne peux pas tout vous dire, je n'ai pas eu le temps de regarder tous les dossiers avant que la personne m'ayant ouvert les archives ne revienne. Je lui ai fait croire que j'avais trouvé le dossier et que tout était en ordre. Pour certains, dont les pères avaient été condamnés à Azkaban, ils ont fait croire aux mères que l'enfant était dépourvu de magie.
- Mais enfin, cela ne se sait pas à la naissance, s'exclama Amélia
- Oui, mais ils ont joué sur le fait qu'elles étaient des femmes isolées, dont tous les membres de leurs famille était mort, et qui détestaient tout ce qui n'était pas magique.
- D'accord, des mères ont abandonné leurs enfants, on ne peut pas vraiment l'imputer au ministère, mais pour les autres ? Tu as dis pour certains, qu'en est-il des autres ? demanda Remus en essayant de garder son calme.
- Et bien, lorsque les pères n'avaient pas été condamné à Azkaban, mais qu'ils portaient la marque, ils ont fait croire que l'enfant était mort-né. Ils justifient leurs actes, disant protéger les enfants de la magie noire de leurs parents et agissant pour le plus grand bien.
- C'est monstrueux, dit Amélia, la voix tremblante d'émotion. Ce que je ne comprends pas, c'est comment est-ce que tu as pu tomber sur ces dossiers, il doit y en avoir des milliers dans les archives de ce département.
- Et bien, j'ai été attiré par un nom.
- Lequel ?
- Il y a un peu plus de dix ans j'ai trouvé ma belle-sœur dans mon salon en train de pleurer dans les bras de ma femme, pleurant la perte de sa petite Joanna, âgée seulement de deux jours. Mort subite du nourrisson à l'hôpital. Alors j'ai été surpris de découvrir le nom de ma nièce Joanna Malefoy sur un des dossiers. Elle a été retirée à la garde de ses parents pour la protéger de leur mauvaise influence et placée dans une famille moldue.
Si tous sursautèrent au bruit d'un verre se brisant, celui de Sirius, ce fut surtout le hurlement glaçant qui les fit se retourner. Sirius se maudit alors de ne pas avoir verrouillé la porte de la bibliothèque, qui sait depuis quand elle écoutait, d'autant plus qu'il avait compris de qui parlait Ted, dès l'instant où il avait dit « belle-sœur ». Il se précipita vers sa cousine qui venait de s'effondrer sur le seuil de la porte. A peine l'avait-il prises dans ses bras que l'époux de cette dernière et leur fils les rejoignaient, accompagné d'Arcturus. Sirius ne put que regarder sa cousine qui s'agrippait à lui, inspirer un grand coup avant de se reprendre. Elle se redressa et regarda son mari dans les yeux. Un regard glacial, empli de haine et de promesses de vengeance, mais surtout, pour ceux qui la connaissait bien, on pouvait discerner au fond de ce regard la tristesse. Narcissa se tourna alors pleinement vers son mari et son fils, mais malgré toute la volonté qu'elle avait, malgré le feu de la vengeance qui commençait à naître en elle, elle ne put rien dire. Elle se tourna alors vers Sirius.
- Dis leur.
Sirius prit alors une profonde inspiration avant de parler, regardant Lucius dans les yeux.
- Votre fille, Joanna, n'est pas morte juste après sa naissance. Sa garde vous a été secrètement retirée par les services de l'enfance, et elle a été placée dans une autre famille. Une famille moldue.
Lucius lâcha sa canne et prit sa femme dans ses bras. Si Sirius ne pouvait pas entendre ce qu'ils se disaient. Il put entendre certains mots de Lucius, comme « vengeance », « retrouvé » et à nouveau «vengeance ». Il se tourna alors vers son jeune cousin. Il se rappela de ce que son grand-père lui avait dit. Ils les avaient fait grandir trop vite. Il voyait en le regardant toute la retenue dont pouvait faire preuve non pas un enfant, mais un adulte. Il échangea alors un regard avec Remus, et, sans un mot pour les autres, tout juste un signe à Narcissa, ils entrainèrent tous les deux Draco avec eux jusqu'à atteindre la salle d'entraînement du manoir. Sirius ne connaissant pas personnellement l'enfant, il laissa Remus prendre la parole.
- Monsieur Malefoy, si nous vous avons fait venir ici, c'est pour que vous puissiez vous laisser aller. Votre magie à besoin de s'exprimer avant que vous n'en perdiez le contrôle.
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire professeur, répondit de manière hautaine Draco.
- Voyons, commença Sirius, tu viens d'apprendre que ta petite sœur, vous a été retirée, qu'elle n'est pas morte, mais a été enlevée et éduquée dans une autre famille. Une famille qui doit l'aimer et qu'elle doit aimer. Une famille de moldue, elle n'a pas reçu l'éducation que son rang lui permettait, elle n'a pas connu les jeux d'enfants que vous auriez pu inventer ensemble, elle n'a pas connu les berceuses de votre mère, elle ne vous connaît pas, ni toi, ni vos parents, elle ne…
Sirius ne put terminer sa phrase, il avait fait un vol plané contre le mur derrière lui. Heureusement que les murs étaient enchantés pour amortir les chocs. Il se redressa et regarda son jeune cousin. Ce dernier se tenait face à lui, la baguette tendue, les yeux brillants de magie, les cheveux volant autour de lui, crépitant de magie. Ils avaient réussi à lui faire libérer un peu de magie. A temps visiblement, cet enfant en avait accumulé beaucoup, beaucoup trop pour son âge, pensa Siruis.
- Voilà monsieur Malefoy ce pourquoi nous vous avons amené ici. Vous êtes un Malefoy, votre magie est donc puissante, mais vous n'avez pas encore eu votre troisième maturation magique. Votre magie a donc encore du mal à se canaliser. Lors de fortes émotions, comme celle qui vous traverse actuellement, vous devez la libérer, la laisser s'exprimer. Et vous allez le faire ici et maintenant !
Draco, se contenta de regarder son enseignant, et dans un cri de rage projeta sa magie autour de lui tout en tombant à genoux, laissant libre cours aux larmes qu'il avait retenu depuis qu'il avait appris la nouvelle seulement quelques minutes plus tôt. Sa petite sœur était en vie. Et elle ne le connaissait pas, elle ne savait très certainement pas qu'il existait, qu'elle avait un grand frère qui l'aimait depuis toutes ces années. Un frère qui avait promis de nombreuses années auparavant, alors qu'elle était encore dans le ventre de leur mère, de la protéger contre tous. Tout en libérant sa magie, il fit une nouvelle promesse, il promit que ceux responsable de son enlèvement allaient le payer.
Près d'une heure s'était écoulée lorsque Sirius, Remus et Drago rejoignirent les membres de leur famille dans le salon.
Pendant que son cousin vidait sa magie en faisant face à Remus, Sirius avait pris une décision. Il s'adressa alors à son grand-père de façon formelle, devant toute sa famille.
- Lord Black, je souhaiterais vous informer de la décision quant à une demande annuelle. Je souhaiterais que nous montions un dossier pour non seulement réformer cette honte qu'est le service de l'enfance, mais également créer des structures d'accueil pour orphelins ou enfants maltraités. J'ai réfléchi, et si de telles négligences ont pu voir le jour, ce n'est que parce qu'aucune structure n'existe. Il faut monter un projet solide et le présenter le plus vite possible.
- Je ne m'y oppose pas. Tu as ma bénédiction, répondit simplement Arcturus le regardant avec un fond de fierté.
- Nous t'y aiderons, promit Narcissa. Sirius acquiesça face à ces paroles qu'il savait sincère. Sa cousine avait toujours placé la famille et les enfants avant tout.
- Je t'aiderais pour tout ce qui est juridique en regardant comment cela se passe du côté moldu, proposa à son tour Ted. En fait, cela pourrait même nous aider pour ce que nous voulions faire.
- C'est-à-dire ? demanda Sirius.
- Et bien il nous fallait trouver un moyen pour retrouver Joanna et que Lucius et Narcissa récupèrent sa garde sans que l'on sache nos liens.
- Je pense qu'ils ont suffisamment fait de sacrifices, et que nous pouvons organiser des retrouvailles publiques, dit Sirius sans lâcher sa cousine du regard, cette dernière le remercia silencieusement de sa proposition.
- Ce n'est malheureusement pas possible, dit Lucius.
- Et pourquoi pas ? demanda Sirius.
- Parce que j'ai agit selon un ordre royal, et seul un autre ordre royal peut lever mes obligations, expliqua Lucius. Il nous faut donc attendre les quinze ans du jeune Potter. Et encore, le conseil des chevaliers devra le valider vu que cela va à l'encontre d'un ordre donné par un prince décédé.
- Lucius à raison, mais sache que tu auras l'accord de la famille Black, dit Arcturus.
- Et celui de la famille Bones. Et je suis certaine que les autres chevaliers seront d'accord lorsqu'ils connaîtront l'injustice que vous avez subi.
- Non, je refuse, je ne peux accepter une telle décision aussi rapide, surtout si cela met en péril tout ce pourquoi nous nous sommes battus.
- Mais enfin Narcissa, commença à s'indigner Sirius avant d'être coupé par Draco.
- Non, mère à raison, si nous agissons trop rapidement et uniquement dans notre intérêt alors il se pourrait que nos sacrifices n'aient servi à rien, et cela, serait inacceptable. Nous sommes sur le choc de cette découverte. Ne croyez pas que je n'ai pas envie de retrouver ma sœur. Mais pas au prix de Magia.
- Draco a raison, reprit Narcissa. Je veux par contre savoir où elle est et m'assurer qu'elle ne manque de rien.
Tout le monde ne put qu'acquiescer face à de telles paroles. Ils faisaient à nouveau le choix d'un sacrifice personnel pour sauver Magia. Pourvu qu'ils en soient récompensés un jour. Draco reprit la parole.
- Si elle a été adoptée par une famille Anglaise, alors elle va entrer à Poudlard en deuxième année. Je chercherai parmi tous les élèves de deuxième année. C'est tout ce que nous pouvons faire pour l'instant, tant que notre prince n'en a pas décidé autrement.
Sur ces paroles, Draco sortit par les portes fenêtres et se rendit dans le jardin. Les adultes ne purent que le regarder faire.
.
.
.
.
Manoir familial prince , le vendredi 22 juillet 1994
.
.
Severus entra dans le salon. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait dire. Il ne comprenait pas. Pourquoi sa mère avait-elle fait cela ? Dans quel but ? Pourquoi faire autant souffrir son fils ? Et cette malédiction.
- A l'heure à ce que je vois.
Severus se retourna à l'entente de cette voix. Comment avait-il réussi à le surprendre ainsi ? Il voulait bien qu'il ressente un sentiment de sécurité, mais pas de là à baisser sa garde.
- Lord Prince.
- Voyons Severus, je t'ai déjà dit que tu pouvais m'appeler grand-père.
- Je suis désolé, mais je ne le pourrais pas encore, je le crains.
- Et bien alors tu n'as qu'à m'appeler Elijah
- Si vous le souhaitez.
- Bien, alors commençons par nous installer sur la terrasse. Il fait beau aujourd'hui, je trouve dommage de rester enfermé par ce temps.
- Je vous suis.
Elijah poussa un soupir qu'il ne chercha pas à dissimuler, avant de se diriger vers les portes fenêtres. Il se dit que parler avec son petit-fils risquerait d'être compliqué. Il avait l'air assez têtu et rancunier d'après les descriptions que lui avaient faites les Malefoy. Et ne parlons pas des deux entrevues qu'ils avaient eues.
En arrivant sur la terrasse, il s'installa sur un fauteuil. Face à lui, une table basse sur laquelle était disposé un plateau contenant le nécessaire pour prendre le thé tout en discutant. Severus s'installant dans un silence le plus complet. Elijah tenta de briser le silence en proposant du thé.
- Comment prends-tu ton thé Severus ?
- Avec un nuage de lait et sans sucre, mais ne vous dérangez pas, je vais me le servir.
Tout en parlant, Severus se servit comme il l'avait décrit, avant de servir son grand-père.
- Tu le prends comme ta grand-mère.
- Comment était-elle ?
- Oh, une forte nature. J'étais en classe avec son frère aîné. Nous nous sommes rencontrés un été alors que je venais passer quelques jours chez eux. Elle n'avait que six ans, et moi seize. Déjà à son âge elle était… manipulatrice. Je me rappelle qu'une fois, son frère et moi étions allés chaparder des friandises en pleine nuit, chose interdite. Je tiens à préciser que nous avions été privés de dessert pour une bêtise que nous avions faite plus tôt dans la journée, ce qui nous avait poussé à aller en prendre en cuisine au beau milieu de la nuit. Nous avons entendu du bruit, et si Maxime a réussi à atteindre sa chambre en courant, ce n'était pas mon cas. Je suis entré dans la première pièce à mes côtés, juste avant que la personne que nous avions entendu passe dans le couloir où je me situais. Il se trouve que la chambre en question était la sienne. Elle a menacé de crier pour me dénoncer sauf si je lui donnais mes friandises. Je tiens à préciser qu'elle avait elle aussi était privée de dessert alors qu'elle n'y était pour rien. Je lui ai donc donné ce qu'elle demandait. Seulement, son père avait vu la lumière et est entré dans la chambre. J'ai tout juste eu le temps de me cacher derrière un rideau. Il lui apportait un morceau de gâteau en lui faisant jurer de ne rien dire à sa mère. Je n'en revenais pas. J'avais toujours vu le père de mon ami froid et là il était tout mielleux devant sa fille et papa poule. Enfin bref, je ne l'ai pas revu avant plusieurs années. Lors de son bal de présentation auquel son frère m'avait traîné. Seulement comme tu te doutes, ce n'est pas elle mon premier amour. Non, Eglantine, mon premier amour s'était marié l'été de mes dix-huit ans. Son fils aîné a eu ses onze ans trois semaines après le bal de présentation de Madeline. Mais je ne me voyais pas pouvoir aimer une autre personne. Je savais que je ferais ma vie avec quelqu'un d'autre. Mais aimer, ça non, je ne pouvais le concevoir. Enfin, toujours est-il qu'Eglantine était présente à ce bal. Je l'ai vu danser avec son mari une danse, puis avec de nombreux autres garçons. J'ai même dansé avec elle deux fois. J'ai osé faire ce que je ne pensais pas pouvoir faire, je l'ai entraîné à l'écart, et j'ai voulu la séduire. Seulement, Madeline avait été mise au courant de notre malédiction par sa propre famille. Et elle m'avait vu faire. Contrairement à moi, elle avait aussi vu le mari d'Eglantine nous suivre du regard. Elle l'a suivi et a trébuché sur une marche, lui renversant dessus le verre qu'elle tenait. Je tiens à préciser que son passe temps favori était de faire des figures acrobatiques dans les arbres, sur la rambarde des balcons de leur domaine, et ce depuis son plus jeune âge, elle était donc tout sauf maladroite. Elle s'est ensuite excusée à plusieurs reprises en parlant très fortement. Cela a suffit pour me faire sortir de ma torpeur et de l'alcôve dans laquelle j'étais. J'ai bien vu à son regard qu'elle avait fait exprès. J'avais promis à son frère de la faire danser. J'ai donc sauté sur l'occasion pour nous éloigner de là. Alors que l'on dansait, elle m'a annoncé de but en blanc que j'allais l'épouser avant la fin de la saison. Sur le moment je l'ai regardé en lui disant que jamais je n'épouserai la petite sœur de mon meilleur ami. J'avais encore en tête l'image d'une petite fille de six ans.
Elijah s'arrêta là et se plongea visiblement dans ses souvenirs. Seulement Severus ne voulait pas en rester là.
- Et alors, comment vous a-t-elle convaincue du contraire?
- Elle a essayé d'utiliser son frère, sans qu'il le sache bien évidemment. La première fois, elle est venue le voir dans son appartement de célibataire pour transmettre un message de leur mère. Appartement que je partageais avec lui. La chipie a dit s'être trompée de chambre, mais je suis encore certain aujourd'hui qu'elle savait pertinemment bien dans quelle chambre elle entrait. Et j'étais en joyeuse compagnie. Seulement, à cette époque nous préservions l'innocence des jeunes filles. Je me voyais déjà obligé de l'épouser par son frère car elle m'avait vue vêtue du plus simple appareil. Heureusement, il était au courant du fait qu'elle souhaitait m'épouser, mais également que je ne la voyais que comme une petite fille, nous en avions parlé. Il a donc vu clair dans son jeu.
- D'accord. Mais cela ne dit pas comment vous en êtes arrivé à changer d'avis sur le mariage avec elle.
- Et bien petit à petit. Comme j'étais ami avec son frère, je me sentais obligé de l'inviter à danser à chaque bal, de lui donner le bras lorsque nous la rencontrions par hasard avec sa mère lors d'une balade. Et à chaque fois, elle faisait des allusions très osées. Je ne vais pas tout te dire, seulement qu'il était impossible de garder l'image d'une petite fille de sept ans avec les propos qu'elle tenait. Et un mois plus tard, elle s'est trouvée entraînée par un coureur de dot dans le jardin. Elle était tout de même naïve. Seulement, notre monde était assez vieux jeu contrairement aux moldus qui avaient bien évolué déjà à l'époque. Un scandale, et elle aurait été obligée soit de l'épouser, soit de devenir une fille perdue. Et c'est en l'imaginant marié à un autre que je me suis rendue compte que je ne l'aurais pas supporté. Alors je les ai rejoints dans le jardin et je l'ai demandé en mariage.
- Tu es vite tombé amoureux d'elle.
- Oh non, je ne dirais pas que c'était de l'amour, juste que… comment dire, elle avait réussi à se rendre indispensable à mon univers. Elle était devenue une amie. Et je la désirais. Mais l'amour comme tu l'entends est venu progressivement. Enfin elle t'aurais dit que j'étais amoureux d'elle et que j'étais trop obtus pour m'en rendre compte mais bon.
- Donc ce que tu me dis, c'est que je ne me rendrais pas compte que je suis amoureux d'une autre personne.
- Non, ce que je te dis, c'est que la vie aide à passer à autre chose.
- J'espère que de ce point de vue là vous avez raison. Ce fut une conversation… agréable, mais je me dois de vous quitter.
- Oh, déjà?
- Oui, j'ai de nombreuses potions à brasser et certaines dépendent de la lune, je dois les commencer ce soir.
- Et si tu les préparais ici ? Je pourrais en faire avec toi ?
Severus réfléchit pendant quelques secondes avant de se dire que rien ne l'empêchait de travailler ici. Il accepta alors la proposition. Son grand-père reprit la parole.
- Et puis, je dois te préparer à la réunion de la semaine prochaine. L'héritier principal y est convié, quel que soit son âge. Même si tu pourras ensuite assister à toutes les autres réunions jusqu'à ce que tu prêtes serment.
- Je ne sais pas si…
- Je n'attends pas de réponse immédiatement, tu as une semaine pour te décider. Le rendez-vous est vendredi prochain le 29 juillet à 19h
Severus se contenta de hocher la tête et de suivre son grand-père jusqu'au laboratoire.
.
.
.
.
Lieu inconnu , le mardi 26 juillet 1994
.
.
- Bonjour Justin, comment as-tu trouvé la route ?
- Bonjour Kevin. Cela a été. Ce n'est pas tous les jours que je vais à Scarborough. Cette plage est tout à fait charmante.
- Oui, je devais accompagner les jeunes étrangers que loge ma famille. Ils sont arrivés hier, mais leur sens de l'orientation n'est pas très sûr, mes parents m'ont alors demandé de les accompagner pour qu'ils retrouvent leur groupe.
- Ils hébergent souvent des étrangers ?
- Oui, il y a une école d'été pour les étranger, ils sont mis en immersion pour apprendre l'anglais. Ils ont des cours le matin et des activités l'après-midi. Et le soir, ils se retrouvent tous à la plage. On loge en ce moment, un italien, un espagnol et un français. Je dois les récupérer vers vingt-et-une heure. Il est dix-neuf heures, cela nous laisse trois heures devant nous. Enfin, tu as la route à faire non ?
- Non, j'ai pris une chambre à l'hôtel avec mes sœurs. Quand elles ont su que je venais ici elles ont voulu m'accompagner. Elles se baladent je ne sais où actuellement.
- Oh, d'accord. Et bien que dis-tu de nous installer sur la plage ?
- Très bien. Tu n'as pas pris tes affaires ?
- Parce que tu penses vraiment que je t'ai cru lorsque tu m'as dit que tu avais des questions pour le devoir de sortilège ? Sachant que si c'était le cas, tu l'aurais fait par téléphone.
- Touché… Je dois te parler de choses que j'ai découvert répondit Justin en s'asseyant sur le sable. Tu te rappelles du livre d'introduction à la magie que nous avons eu ?
- Oui, tu veux me parlais du fait qu'il est incomplet ?
- Comment…?
- Beaucoup trop d'incohérence dans le monde de la magie. Il manque des informations, et il est connu que si le peuple est ignorant alors il est manipulable.
- D'accord… Bon alors voilà…
Justin raconta toutes ses découvertes à Kévin, sauf son identité d'Héritier. Il lui parla de la table ronde et de Magia. Kevin, s'il s'attendait à des histoire de politique et de manipulation, ne s'attendait pas à tout cela. Mais au fond de lui, quelque chose lui disait que tout était vrai. Seulement l'heure avait passé très vite, il aurait voulu poser plein de questions, mais les trois jeunes qu'il accompagnait venaient de le rejoindre pour qu'ils rentrent. Il promit alors à Justin de le retrouver le lendemain matin ici même après avoir escorté les étudiants étrangers à leur école.
.
.
.
.
Manoir Prince , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
- Es-tu prêt ?
Elijah venait de poser cette question à son petit-fils, le regardant avec fierté. Ils se tenaient tous les deux devant la porte familiale les menant en Avalon. Une heure encore avant Severus, ne lui avait toujours pas donné la réponse quant à sa présence à cette réunion annuelle. Un sentiment de fierté l'avait parcouru lorsqu'il avait franchi la cheminée, vêtu comme son rang le devait. Il lui avait rapidement expliqué que Narcissa lui avait fait livrer cette tenue plus tôt dans la journée, avec juste un mot lui disant qu'elle conviendrait particulièrement à la soirée qui l'attendait.
- Je ne sais pas si je le serais vraiment un jour, alors autant y aller sans réfléchir.
Sur ces mots, Elijah ouvrit la porte et s'y avança, suivi de Severus.
.
.
.
.
Manoir Black , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
- Je ne comprends pas pourquoi Amélia ne pouvait pas passer par la même entrée que nous.
- Je te l'ai déjà expliqué, en temps normal, cela ne poserait pas de problème, mais cette réunion est… comment dire… rituelle. Il y a quelque chose de plus solennel. Et elle n'y assiste pas en tant que future Lady Black, mais en tant que…
- Je sais, je sais. Bon on y va.
- Tu n'as jamais été bien patient.
Sirius jeta un regard noir à son grand père qui se contenta de souffler un bon coup et d'ouvrir la porte et d'avancer, suivit par son petit-fils.
.
.
.
.
Manoir Bones , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
- Tante Amélia ! On va être en retard ! Mais enfin, que t'arrive-t-il depuis la semaine dernière ? Tu es particulièrement distraite.
- Rien, répondit rapidement Amélia avant de compléter devant le regard à la fois amusé et inquiet de sa nièce, rien qui ne doit t'inquiéter, je te rassure, tout va bien.
- Je ne suis pas entièrement convaincue, mais j'espère que tu me diras vite ce qui te chagrine. Bon, il faut qu'on y aille même si je ne vois pas à quoi cela sert puisque nous n'avons pas le droit de parler, juste d'observer.
- Susan, si les héritiers peuvent accéder à la salle dès l'été qui suit leur première année en école de magie c'est pour…
- Que l'on prenne l'habitude des gestes et codes à utiliser, je sais, râla Susan qui, si elle n'aimait pas particulièrement la réunion, appréciait le week-end, réunissant toutes les familles de chevaliers, quel que soit leur âge. Tradition récente, elle a été mise en place une quinzaine d'années auparavant, lorsque les chevalier ont décidé de ne plus cacher leur héritage à leur famille.
Sur ces paroles, Amélia ouvrit la porte lui faisant face et s'avança, suivi de sa nièce
.
.
.
.
Maison Lovegood , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
Luna regardait par la fenêtre, un sourire triste sur le visage. Elle poussa un soupir avant de se tourner vers son père et de prendre la parole, sans quitter le paysage du regard.
- Ginny a beaucoup changé. Elle a choisi de rester chez ses parents cette semaine alors que…
- Luna, la coupa son père, tu ne dois pas te faire du soucis à ce sujet, il y a certainement une raison derrière tout cela.
- Mais déjà l'année dernière elle n'est pas venue lors du goûter annuel. S'il lui était arrivé quelque chose…
- Luna, il lui est arrivé quelque chose en première année et son esprit en a été affaibli. Tu sais bien qu'ils ont été obligé, à la fin de l'été dernier, de lui retirer tous ses souvenirs car elle ne maîtrise plus l'occlumencie.
- Mais c'est…
- Je sais que c'est ta meilleure amie…
- Pour elle ce n'est plus le cas.
- Luna ! Pourquoi dis-tu cela ?
- Tu l'as dis toi-même, ils lui ont retiré ses souvenirs, donc elle ne se rappelle plus de notre amitié.
- Oh, ma chérie, je pensais que…
- Mais ce n'est pas le problème, le coupa Luna, il y a autre chose, j'en suis persuadée.
- Et bien si tu en es si sûre, alors nous en parlerons avec Arthur. En attendant, nous devons y aller, ou nous serons en retard.
- D'accord, faisons comme cela, nous verrons ce qu'il en dira.
Sur ces mots, Luna se détourna de la fenêtre et sortit de la pièce, suivi par son père.
.
.
.
.
Manoir Malefoy , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
Drago était perdu dans ses pensées, le regard fixait sur les flammes de la cheminée qu'il ne voyait pas tellement il était dans ses pensées. Il ne cessait de penser à sa petite sœur. Il avait beau chercher le pourquoi du comment il ne le voyait pas. Quel était le but de kidnapper des enfants. De les éloigner de leur monde. Il repassait en mémoire tout ce qui lui avait été appris depuis son plus jeune âge, et rien n'était cohérent. Enfin, il y avait une possibilité qui avait effleuré son esprit mais il l'avait vite écarté, elle était trop effrayante. Il poussa un profond soupir lorsqu'il entendit ses parents entrer dans la pièce. Il se redressa et échangea un regard avec ses parents avant de rajuster sa cravate et d'emboiter le pas de son père vers le passage. Sa mère les regardant faire, tout en serrant le pendentif qu'elle ne lâchait plus depuis maintenant une semaine, le pendentif de protection de sa sœur qui lui avait été remis après l'avoir déclarée morte. Leur cousin devait effectuer des tests, car il était normalement impossible pour toute autre personne que les parents biologiques de retirer ce pendentif jusqu'à la seconde maturité magique de l'enfant. Lorsqu'il passa à côté de sa mère, il lui serra la main brièvement et poursuivit sa route.
.
.
.
.
Manoir Weasley , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
Ron regardait son père et son frère aîné se préparer. Comme chaque année, ils passaient quelques jours chez la tante Muriel, avant de venir au manoir Weasley. Le manoir avait été abandoné à la demande de leur mère d'après ce qu'il avait compris en écoutant son père discuté avec la tante Muriel lorsqu'il était petit. Il ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas parler du manoir à sa mère. Il commençait maintenant à avoir une réponse. Ils étaient tous réunis dans le salon. Tous sauf Ginny qui n'avait pas pu venir. Il espérait qu'elle maîtriserait à nouveau l'occlumencie rapidement. Les seuls souvenirs qui lui ont étés laissés étaient en rapport avec l'occlumencie, et bien évidement sa vie quotidienne. De plus, le médecin qui la suit pour les troubles liés à sa possession doit travailler en priorité sur ses défenses mentales. Mais cela prend trop de temps. Percy le ramena au présent en lui donnant les dessins qu'il venait de finir. Il devait mettre au propre les blasons avant le goûter du lendemain, et visiblement il avait terminé. Ron sourit en faisant un geste pour les prendre. Il avait réussi. Il avait cherché compliqué alors que quelque chose de simple était tout aussi bien. Son frère ne le laissa pas les prendre, et d'un geste rapide lui tapa la tête avec ses parchemins.
- Ron, sort toi tes idées noires de ta tête, rigola Percy
- Je sais, mais je m'inquiète. Déjà que je n'ai pas pu rejoindre Hermione et Harry alors…
Ron se tu en prenant un air coupable devant le regard agacé de Percy et énervé de Charlie. Fred avait brusquement lâché son verre à l'entente des mots de Ron. Le bruit du verre qui se brise résonnait encore dans la pièce lorsqu'il attrapa son plus jeune frère par les épaules et le secoua en lui parlant.
- Tu as eu un contact avec elle ! Lui as-tu parlé de Magia et des liens, as-tu…
- Fred ! s'énerva Ron. Laisse moi parler. Oui j'ai eu un contact avec Hermione il y a deux semaines. Mais ce fut succinct pour programmer une journée avec Harry. Et avant que tu me pose la question, non, je n'ai pas pu participer à cette journée puisque nous étions chez tante Muriel.
- Oh, d'accord. Et est- ce que…?
- Oui, je vais la voir pendant l'été. Je te l'ai promis d'accord. Alors maintenant s'il te plaît, lâche moi, et va te reposer un peu. Tu es cerné.
- Tu sais bien que…
- Oui, plus tu es loin d'elle, plus tu souffres. Mais fait moi confiance d'accord ! Je lui en parlerai la semaine prochaine, nous devons nous voir.
- Tu promets.
- Oui, je te le promets.
George qui s'était approché pris un bras de son frère pendant que Charlie prenait l'autre et ils l'entrainèrent en dehors de la pièce. Leur père qui n'avait rien raté de l'échange les suivit. Il ne revint dans la salle qu'une dizaine de minutes. Pendant tout le temps que dura son absence, aucun de ses fils ne parla. Il se tourna alors vers Ron.
- Nous ne pouvons pas t'en vouloir, c'est ton amie, il est normal que tu en parles, mais s'il te plaît…
- Je sais, je m'excuse. Je vais parler à Hermione la semaine prochaine.
- Oui, il le faut. Je ne sais pas si ton frère survivra longtemps à ce rythme.
Ron baissa la tête pour ne pas montrer les larmes qui menaçaient de couler. Il sentit la main de Percy sur son épaule qui le soutenait. Il savait que la conversation qui l'attendait avec Hermione ne serait pas facile, mais il ne pouvait plus la retarder. La santé de son frère en dépendait, non c'était pire, la vie de son frère en dépendait. Hermione devait répondre devant Magia si elle acceptait ou non le lien. C'était primordial pour sa survie. Lorsque Ron releva la tête, il ne put que voir le dos de son père et celui de son aîné en train de sortir dans le couloir, pour se rendre à la réunion. Il ne savait pas pourquoi, mais il était certain que cette réunion allait changer leur vie à tous. En bien ou en mal il ne le savait pas encore, mais ce dont il était certain c'est que cette réunion serait décisive pour leur avenir à tous.
.
.
.
.
Château Delacourt , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
- Fleur, il est l'heure, ton père t'attend dans son bureau.
- Oui maman, j'arrive. J'en ai juste pour quelques minutes encore.
Fleur posa sa brosse sur sa coiffeuse et se regarda une dernière fois dans le miroir. Son instinct lui disait de faire très attention aux prochains événements. Pourvu qu'ils ne soient pas négatifs. Elle poussa un profond soupir avant de se lever et de partir d'un pas décidé vers le bureau de son père. Elle est une Delacourt, et elle rendra hommage à ses ancêtres, elle se devait d'être à la hauteur.
Lorsqu'elle franchit la porte menant au bureau de son père. Ce dernier s'approcha d'elle et lui présenta son bras qu'elle prit avant de se diriger vers le passage les menant en Avalon, où leur devoir les attendait.
.
.
.
.
Manoir Londubat , le vendredi 29 juillet 1994
.
.
- Neville, il est l'heure.
Neville était en train de fermer la porte de sa chambre lorsqu'il entendit sa grand-mère. Il arriva en silence jusqu'à la salle de départ. Contre toute attente, les protections de leur manoir avait retrouvé toutes leurs puissances la veille au soir, et depuis, il en était perturbé. Augusta interrogea son petit-fils à ce sujet.
- Tu ne te sens toujours pas mieux.
- Non grand-mère, j'ai toujours ce pressentiment.
- Tant qu'il n'est pas négatif, alors tout ira bien.
- Tu as sans doute raison.
- Bien sûr que j'ai raison ! Maintenant allons-y veux-tu ! Il est inimaginable que nous soyons en retard aujourd'hui.
Neville se contenta de sourire à sa grand-mère, avant de redresser les épaules et de passer la porte les menant en Avalon.
.
.
.
.
Arbre généalogique des Potter
Pour plus de compréhension, je vais les présenter branche par branche, mais comme le site ne permet pas la publication de tableau, sera précisé devant le numéros de la génération entre parenthèses. Ceux écrit en italique et souligné sont décédés, et en gras, ils sont encore en vie. entre parenthèses les années de naissance et de mort (sauf pour les générations 0 et 1, j'ai pas encore décidé).
(0) : AntonyetElaya
Ils ont eu trois fils.
.
.
(1): Harold marié à Olivia
… trois fils
…. … (2) Charlus(1909-1977) marié à Doréa(1920-1977)
… … … … un seul fils
… … … … (3) James(1960-1981) marié à Lily(1960-1981)
… … … … … … un seul fils
… … … … … … (4) Harry(1980-...)
…. … (2) Jasper(1910-...) marié à Anna(1915-1955)
… … … … trois fils
… … … … (3) Mickaël (1940-1955)
… … … … (3) Jules(1943-...) marié à Emma(1954-...)
… … … … … … un seul fils
… … … … … … (4) Marc(1975-...)
… … … … (3) William(1944-1955)
…. … (2) Antonn(1914-1948) marié à Daphnée(1915-1948)
… … … … trois fils
… … … … (3) Lionel (1936-1948)
… … … … (3) Vincent (1938-1948)
… … … … (3) Charlus (1938-1948)
.
.
(1): John marié à Ludivine
… trois fils
…. … (2) Grégory (1910-1941)marié à Annia(1920-1943)
… … … … trois fils
… … … … (3) Arthur(1938-...) marié à Madelyn(1938-...)
… … … … … … deux fils
… … … … … …(4) Hedwin(1959-...)
… … … … … …(4) Benedict(1961-...) marié à Éléanore(1963-...)
… … … … … … …un seul fils
… … … … … … … (5) Léo(1983-...)
… … … … (3) Harold (1940-1943)
… … … … (3) John (1941-1943)
…. … (2) James (1912-…) marié à Isabella(1912-…)
… … … … trois fils
… … … … (3) Elio (1933-1955)
… … … … (3) Julio(1933-...) marié à Alice(1935-...)
… … … … … … un seul fils
… … … … … …(4) Antonn(1965-...) marié à Léanne(1966-...)
… … … … … … …un seul fils
… … … … … … … (5) John(1990-...)
… … … … (3) Marco (1936-1956)
…. … (2) Jacob(1915-1941) marié à Abbygaelle(1916-1946)
… … … … trois fils
… … … … (3) Benjamin(1936-1946)
… … … … (3) Chrys(1938-...) marié à Paige(1946-...)
… … … … … … un seul fils
… … … … … …(4) Jasper(1970-...)
… … … … (3) Barthélémy (1940-1946)
.
.
(1): William marié à Lavignia
… trois fils
…. … (2) Benedict(1913-1941) marié à Bianca(1913-1941)
… … … … trois fils
… … … … (3) Jonathan (1932-1956)
… … … … (3) Maxime (1935-1956)
… … … … (3) Gérémy (1938-1950)
…. … (2) Vincent(1922-1955) marié à Perle(1930-...)
… … … … trois fils
… … … … (3) Lionel (1948-1955)
… … … … (3) William(1951-1971) marié à Victorine(1949-1971)
… … … … … … un seul fils
… … … … … … (4) Vincent(1970-...) marié à Sofia (1971-...)
… … … … … … …deux fils fils
… … … … … … … (5) Jonathan(1991-...)
… … … … … … … (5) Hedwin(1993-...)
… … … … (3) Laurent(1954-1956)
…. … (2) Marc (1930-1960) marié à Rose(1932-1960)
… … … … trois fils
… … … … (3) Benedict (1954-1971)
… … … … (3) Antony (1956-1971)
… … … … (3) Gabriel (1959-1971)
