Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
INFO!
Vous trouverez sur mon profil un recueil de plusieurs scènes qui se passe en off d'Un si grand secret. Ces petites scènes n'ont pas d'impact sur l'histoire, et présenteront des moments passé, ou présent par rapport à l'histoire.
Si ce n'est déjà fait, et si vous le souhaitez, je vous laisse aller découvrir la conversation entre Charlie et Vlad suite au chapitre 21.
Pour les suivants, j'ai quelques idées, mais si vous avez des demandes de scènes déjà passées que j'ai juste évoqué, n'hésitez pas à en faire la demande! Peut-être que si j'ai de l'inspiration alors votre demande sera exaucée.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
Chapitre 22
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Manoir familial Potter , le dimanche 31 juillet 1994
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Jasper se sentait bien dans ce manoir, il retrouvait avec plaisir ses coins favoris, ceux où il jouait avec ses frères, ceux où il discutait avec ses parents, ceux où il faisait … Jasper n'eut pas le temps de mener ses souvenirs au bout qu'il se vit dans le reflet de la porte de la serre dans laquelle il devait entrer. Et son imbécile de frère qui ne lui avait rien dit alors qu'ils avaient discuté ensemble pour la finalisation de l'anniversaire de Harry. A moins que… Non, il n'aurait pas osé, mais d'un autre côté son frère aurait été incapable de garder le silence face à une telle chose. Mais avant d'aller l'accuser, il devait en être extrêmement sûr. S'il l'accusait sans preuve, sa belle-fille lui ferait bien comprendre sa façon de penser. D'un mouvement brusque, il fit demi-tour et rejoignit d'un pas vif le manoir. Cependant, il fit attention à emprunter tous les passages dérobés de sa connaissance afin d'éviter de croiser un membre de sa famille. Il ne manquerait plus qu'ils soient témoins de sa … situation. Et les Chevaliers et protecteurs qui devaient arriver d'ici une heure. Alors qu'il était dans un embranchement d'un passage secret il se cogna à une personne, et tous les deux tombèrent sur les fesses. Jasper grogna en se relevant.
- Tu ne pourrais pas faire attention un peu !
- Et toi alors, cracha plus qu'il ne répondit James.
- Attends une minute.
Jasper qui avait regardé son cousin alors qu'il lui répondait, se rendit compte de quelque chose.
- Ne me dit pas que toi aussi.
- D'après toi ! Tu crois que je m'amuse à prendre ses passages poussiéreux pour le plaisir ! râla James.
- Non. As-tu croisé un des enfants par hasard ? questionna Jasper
- Pas qu'un malheureusement. Mais les coupables ne sont ni Benedict, ni Antonn. Non seulement ils n'ont jamais été très doué en blague, mais en plus de cela ils n'ont pas pu se retenir de rire en me voyant. Par contre, j'ai croisé Harry, John, Léo, Marc, Jazz et Vincent. Cela pourrait être n'importe lequel d'entre eux. Et toi ?
- Alors j'en ai croisé beaucoup, mais j'ai discuté avec Charlus. Tu connais son gout des blagues, il aurait été incapable de se retenir de rire en temps normal. Et après je n'ai croisé qu'un seul membre de cette génération d'ingrats ! Donc maintenant, je retourne parler au tableau de mon frère et suivant sa réponse, on agit !
Les deux cousins, qui avaient été élevés comme des frères, se dirigent d'un même pas dans ces couloirs secrets qu'ils avaient empruntés bien souvent dans leur enfance pour échapper à la surveillance de leurs parents. Même s'ils savaient maintenant qu'ils n'avaient jamais échappé à la surveillance de leur père respectif, le père de Jasper étant le Prince Harold, et celui de James, John, le Second Prince d'Harold, ils étaient alertés de tout usage des passages secrets et de l'identité. En pensant à cela Jasper se figea, James ne s'y attendant pas lui rentra dedans.
- Mais enfin qu'est-ce qu'il te prend de t'arrêter comme ça ?
- Tu ne réalises pas ! Ils sont au courant que nous sommes ici !
- Tu penses que c'est Harry le responsable ?
- J'en suis presque certain ! Il nous en veut toujours de l'avoir laissé en Angleterre et de ne pas être venu le chercher. Et les plus jeunes nous en ont toujours voulu et ont toujours élaboré divers plan dans leur enfance pour rapatrier Harry au près de nous, plan que nous avons tous refusé alors que maintenant que j'y repense, certains auraient pu fonctionner.
- Oui, et on en avait discuté, il était dans la famille de sa mère et nous le pensions heureux là bas. Comment aurions-nous pu imaginer que les services de l'enfance laissent passer une telle maltraitance alors qu'il est presque vénéré par le monde sorcier pour les avoir libéré de Voldemort. Nous nous sommes déjà excusés, et il a dit qu'il comprenait notre situation.
- James, comprendre ne veut pas dire pardonner. Et en plus de cela, maintenant que Harry peut communiquer avec Marc qui était l'un des plus… pressant dans les demandes pour rapatrier Harry, je crains le pire.
- D'accord, mais calme toi. Combien d'heure d'enseignement avez-vous eu Charlus et toi, avant de commencer à être sensible aux passages secrets ? Il me semble que la première fois que tu l'as ressenti, c'était après ta cinquième année à Poudlard, et nos pères avaient commencé leurs enseignements le jour des dix ans de Charlus. Ce n'est pas en quelques jours qu'ils vont y arriver, tu ne crois pas ?
- Je ne sais pas, je suis certain que ces deux imbéciles s'entraînent quand je ne suis pas là. J'ai surpris Marc en train de lire un carnet, et je mettrais ma main à couper, qu'il s'agissait du journal de grand-père Antony.
- Ah, d'accord, alors raison de plus pour ne pas traîner ! Les suspects sont donc plusieurs. On parle à Charlus et ensuite on réplique. Charlus et Grégory ont toujours eu d'excellentes idées. Ils vont comprendre à qui ils se sont frottés. Attends une minute, le carnet de Grand-Père, gémit James en affichant un air désespéré, oh non...
- Quoi oh non ? demanda Jasper en se retournant vers son cousin.
- Grégory m'avait avoué un jour après s'être fait disputer par maman au sujet d'une de ses blagues, qu'ils les avaient trouvaient dans le carnet de grand-père !
- Raison de plus pour parler à mon frère, et on va également demander au tien. On va aussi demandé à Antonn et Jacob ? Ils étaient plutôt doués eux aussi, je me rappelle que les parents ont souvent été convoqués à Poudlard à cause de leur blague.
- Ils ne nous aideront pas, répondit d'un air dépité Jasper. Les petits frères ont la rancune tenace, même dans la mort. Je ne serais même pas étonné qu'ils aient trouvé le moyen de communiquer avec les jeunes et de les aider. Nous ne pouvons compter que sur nos aînés dans ce cas là, et encore, je crois que Charlus nous en veut un peu.
- Un peu ? Tu parles il nous en veut à mort oui. Je ne te dis pas le savons que j'ai subi lorsque j'ai pu lui parler. Mais ce que je veux savoir surtout, c'est si le sort était déjà là lorsque je lui ai parlé plus tôt. Car ensuite, je n'ai croisé qu'un seul de ces misérables petits ingrats, pesta Jasper en reprenant la route.
- Calme toi, si Isa t'avait entendu…
- Oh tais-toi tu n'en penses pas moins. Tu crois que j'imagine que tu apprécies ces tentacules qui te servent de cheveux ? Je pense que tu les apprécies autant que les miennes !
- D'accord, d'accord, on y va.
Les deux cousins se remirent en route et lorsqu'ils arrivèrent devant l'un des tableaux leur permettant de discuter avec l'un des membres de la famille décédé, ils y invoquèrent leurs frères aînés. Ces derniers ne purent retenir leur rire dès la seconde où ils les virent. Ils eurent alors la certitude que c'est celui qui avait croisé Jasper qui le leur avait lancé. Ils partirent d'un pas pressé à la recherche du contre-sort avant de chercher celui dont leur a parlé Charlus et Grégory. Dans leur précipitation, ils ne virent pas leur aîné se taper dans la main en souriant, d'un air vainqueur.
- On aurait peut-être dû leur dire que les tableaux des petits frères les ont aidés, et ne vont pas s'arrêter là ? demanda le portrait représentant Charlus à celui de son cousin Grégory.
- Non, surtout pas. C'est trop marrant, répondit Grégory. Et puis est-ce que tu comptes dire à ton frère que c'est toi qui a indiqué où nous avions caché le journal de grand-père pour ne pas que ton fils le trouve ?
- En effet, il serait capable de brûler nos tableaux. Qu'ils se débrouillent, ils l'ont bien mérité. Mais j'espère que tout sera revenu à la normale lorsque les premiers invités seront arrivés. Je te rappelle qu'aujourd'hui c'est la première fois qu'Harry va avoir une fête d'anniversaire, du moins, une dont il pourra se souvenir.
- Ne t'en fais pas, tenta de le rassurer Grégory, qui savait que son cousin était blessé par l'enfance qu'avait eu son petit-fils, je vais surveiller James et Jasper, et si à treize heures ils n'ont pas retrouvé un aspect normal, je leur donne le contre-sort. Quant à toi, je ne peux que te conseiller d'aller parler avec nos petits frères pour les convaincre de convaincre les jeunes de faire une pause dans leur vengeance le temps de la fête, il auront encore un mois pour tester leurs blagues.
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Plage de Scarborough, le dimanche 31 juillet 1994
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Harry maudissait en ce moment même son cousin. Mais quand est-ce qu'il avait organisé ce traquenard ! Il était en effet prévu qu'ils s'échappent du manoir juste après avoir activé le sort sur Jasper et James. Mais il n'était pas prévu qu'il se retrouve les yeux bandés, et emmené il ne savait où par Jazz. Vincent leur souhaitant une bonne journée, il devait s'occuper de ses enfants pendant que Sofia faisait il ne savait quoi. Et il avait eu juste le temps de voir Marc attraper Léo pour le faire transplaner également.
Ses cousins lui avaient montré le carnet dans lequel ils avaient écrit toutes les idées pour l'emmener vivre avec eux lorsqu'ils étaient enfants. Pour eux la famille est ce qu'il y a de plus important et même s'ils ne l'avaient jamais rencontré, ils savaient qu'ils devaient être réunis. Ils avaient tenté de convaincre les plus anciens de le rapatrier aux états-unis mais n'avaient jamais réussi. Bon, il devait avouer, qu'être enfermé dans un faux œuf de dragon avant d'être transporté de manière illégale dans un autre pays, n'est peut-être pas l'idée la plus brillante. Où encore celle de faire appel aux sirènes pour le faire traverser l'Atlantique de manière sous-marine était risqué, après tout, rester plusieurs heures sous l'eau ne lui paraissait pas possible. Ce à quoi Vincent lui a répondu qu'en connaissant les bons sorts ou les bonnes plantes, cela restait possible. Harry se tu lorsqu'il sentit qu'il changeait de main. Il reconnaîtrait les personnes qui venait de lui attraper chacun un bras entre mille et les yeux fermés. La situation ne faisait que lui confirmer ce dernier fait. Il sentit qu'ils descendaient des marches, mais n'arrivèrent pas en bas des escaliers.
- Tu nous a dit une fois, lui murmura Ron à l'oreille, que tu avais toujours regretté de ne pas avoir pu l'admirer la seule fois où ton oncle vous y a emmener le jour de tes onze ans, à cause de la météo et de l'heure tardive. Bon anniversaire Harry.
- Bon anniversaire Harry, répéta Hermione en lui défaisant le bandeau qu'il avait sur les yeux.
Et Harry n'en cru pas ses yeux, ils l'avaient emmené à la plage. Il pouvait voir des enfants jouer dans le sable, sous le regard de leurs parents. Mais surtout, il pouvait voir la mer, plutôt calme, dont il n'arrivait pas à se détacher. Cependant un mouvement attira son attention sur sa gauche. Il pouvait voir ses cousins rejoindre un groupe de personnes, et tous tenaient une banderole moldue sur laquelle il pouvait lire "Happy Birthday Harry".
- On est tous venus pour toi, tes cousins et mes frères ont accepté de servir de taxi pour l'occasion, lui confia Ron tout en enlevant ses chaussures.
- Vous êtes complètement fou.
Ce fut tout ce que réussit à dire Harry, les larmes lui montant aux yeux. Jamais encore des personnes ne s'étaient réunies pour célébrer son anniversaire. Il n'en revenait pas. Il savait qu'il allait avoir une fête cet après-midi, mais en comité restreint.
- Juste pour te prévenir, Jazz, Marc et Léo ont été présentés comme des cousins éloignés à Neville, en vacances. Ce qui n'est pas totalement faux je crois puisque Ludivine, la mère de James, et donc l'arrière grand-mère ou un truc du style de Jazz et de Léo était une Londubat, lui expliqua Hermione.
- Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit mais vous êtes top, je vous adore.
Harry se baissa rapidement pour retirer ses chaussures, mais surtout pour cacher les larmes qui commençaient à couler. Il les essuya rapidement avant de se redresser sous le regard de ses amis, pas dupe de ce qu'il avait tenté de cacher mais qui ne dirent rien et se contentèrent de lui sourire. Harry reprit la parole.
- Je vois que vous avez réussi à contacter tout le monde.
- Oui, il n'a pas été compliqué de les convaincre. Certains n'ont pas pu venir, mais seront présents cet après-midi si tu vois ce que je veux dire, expliqua Ron. Imagine si Malefoy s'était pointé, je crois que Seamus aurait fait un malaise.
Harry rigola devant l'image de Drago au milieu de ces personnes. Peut-être qu'il pourront bientôt tous laisser leur masque et être tous réunis. Mais pour l'instant, il comptait bien profiter de la journée. Il s'élança tout d'un coup vers ses amis qui avaient commencé à chanter Joyeux anniversaire. Il fut alors surpris par un flash lumineux et se tourna vers la personne qui l'avait surpris.
- Jane, tu es venu toi aussi !
- Lorsque Justin nous a parlé de la journée, nous avons convaincu nos parents qu'un week-end à la plage ne pouvait pas nous faire de mal. Ils passeront un peu plus tard, sur la fin de la matinée, pour nous laisser profiter. Ils nous ont confié, à Jasper, Marc et moi-même, la surveillance. Et je suis aussi chargé de prendre les photos. Ah et au fait, bon anniversaire !
- Merci, pour tout.
- Attends un peu avant de dire merci, intervint Jazz en attrapant Harry par les épaules. La journée est bien loin d'être finie.
Harry se laissa guider par son cousin pour se retrouver au milieu de tous ses amis lui souhaitant un joyeux anniversaire. Il y avait bien évidemment Justin et Georgiana, Neville, Seamus, Dean, toute l'équipe de quidditch de Gryffondor, mais également, Susan Bones et Kevin Entwhistle. Harry avait rencontré ce dernier plus tôt dans la semaine au manoir Potter. Ils auraient dû initialement se rencontrer chez Kevin, mais quand Marc avait appris où il allait, il avait décidé d'aller chercher Kevin pour qu'il passe la journée au manoir. Le ramenant à temps pour ses impératifs familiaux. Harry parlait avec Angélina lorsque Marc lui passa à côté. Il s'excusa alors et rejoignit Marc pour savoir si le changement de programme par rapport à sa rencontre avec Kevin était dû à cette surprise.
- Dis-moi Marc, tu n'aurais pas décidé que je rencontrerai Kevin au manoir pour éviter que je vienne à la plage avant aujourd'hui ?
- J'avoue que cela m'a arrangé, mais je te rappelle qu'on avait décidé que tu devais introduire Kevin et lui faire prêter serment avant la réunion. Je ne savais pas encore que tu n'avais jamais vu pu profiter des plaisirs de la plage. Ce sont Hermione et Ron qui ont tout organisé, et Justin à proposer cette plage puisqu'ainsi Kevin pouvait venir. Et Kevin, comme il habite ici, a pu nous indiquer les meilleurs coins. Cela ne fait pas assez longtemps que nous sommes en Angleterre pour les connaître, mais avec Jazz, on a décidé de tous les découvrir. On est aussi désolé d'avoir dû écarter John et Jonathan car ils n'auraient pas su garder le secret sur notre lien. Et grand-père veut garder le secret jusqu'au premier septembre au minimum.
- Tu es bien le seul à être déçu, intervint Léo. Enfin je vais pouvoir m'amuser sans les avoir dans les jambes.
- Ne soit pas méchant Léo, le réprimanda Jazz. Harry, dis-moi, pourquoi les plus jolies filles sont prises et avec des hommes plus âgés ?
- Harry est trop jeune pour comprendre ta question.
- De quoi parles-tu ?
Harry avait posé la question en même temps que Marc. Léo, voyant que la conversation tournait vers un thème qui ne l'intéressait pas du tout, se rapprocha de Kevin qui était en train de mettre en place un filet de beach-volley qu'il avait emprunté, avec d'autres jeux, à des animateurs de l'école de langue Anglaise pour étranger. Ces derniers avaient vite accepté, le côtoyant tous les soirs depuis plusieurs étés.
- Tu vois qu'il n'est pas trop jeune, il commence à s'y intéresser, il a quatorze ans. Je te rappelle la conversation que tu as eu le soir de tes quatorzes ans ? Tu veux laisser je ne sais lequel des adultes de la famille avoir cette conversation avec eux ?
- Et toi tu crois que c'est le moment ?
- Pas vraiment, mais puisqu'on en parle. Alors Harry, poursuivit Jazz sans laisser le temps à Marc de le couper à nouveau, Il arrive un âge, où les garçons et les filles ne se contentent plus d'une simple amitié. Tu as dû te réveiller parfois avec des envies le matin…
- Je te coupe tout de suite, intervint Harry en rougissant. Mme Pomfresh m'a déjà tout expliqué et c'était assez gênant comme ça.
- Qui est cette Mme Pomfresh ? demanda Jazz avec un mélange de déception et d'espoir de pouvoir continuer.
- L'infirmière de Poudlard.
- Et pourquoi l'infirmière de ton école a eu cette conversation avec toi ? demanda Marc intrigué.
- Je suis vraiment obligé de répondre à cette question ? demanda Harry en essayant de s'échapper, mais Marc lui barra la route.
- Oui, répondirent les deux cousins avec assurance et amusement devant la gêne de Harry.
- Harry, le taquina Marc, je peux très bien aller chercher la réponse dans ton esprit.
- Mais tu ne le feras pas.
- Non, puisque tu vas me le dire.
- Je te préviens que si tu cherches des informations très personnelles dans mon esprit, j'irais en chercher aussi dans le tiens.
- Très bien, très bien, ne t'en fais pas, je plaisantais. Je te l'ai déjà juré tu te rappelles. Bien, maintenant tu vas m'expliquer pourquoi une infirmière scolaire a dû te parler de ça.
- Très bien, mais vous promettez de ne pas vous moquer d'accord.
Les deux cousins jurèrent de ne pas se moquer et Harry les entraîna un peu plus à l'écart du groupe pour leur parler.
- Un matin, je me suis réveillé avec, vous voyez…
Harry était vraiment gêné de parler de ça avec ses cousins. Jazz décida de lui venir en aide et de dédramatiser la situation. Il était clair que Harry n'avait encore jamais eu une conversation sur le sujet avec un autre garçon.
- Tu avais la trique, tes parties étaient gonflées, tu étais en érection ? Tu sais Harry, non seulement on est entre hommes, mais en plus entre hommes d'une même famille, donc parler de ces choses là ne doit pas te gêner. Bon si j'étais toi je n'en parlerai pas à mon père, ou à celui de Marc, ils ne sont pas très doués pour en parler, et surtout ils nous ont mis en tête des images que l'on n'aurait jamais voulu avoir en tête. Pour ma part, savoir que sa première fois avait été avec ma mère et avoir des détails m'a donné des cauchemars pendant plusieurs mois. Mais je m'égare, continue.
- D'accord, d'accord, j'avais une érection matinale. Mais je ne savais pas ce que c'était, et je n'en avais jamais entendu parler. C'était pendant ma troisième année. Alors j'ai paniqué. Les garçons étaient encore en train de dormir. Alors j'ai pris ma cape d'invisibilité et j'ai couru jusqu'à l'infirmerie. Et elle m'a rassuré et tout expliqué, notamment que c'était naturel, et ensuite elle m'a expliqué les relations sexuelles, les moyens de contraceptions et autres.
- Ah d'accord. Je comprends mieux.
- Mais ce n'est pas ça que je voulais demandé lorsque Jazz à gémit au sujet des filles déjà prises.
- Oh, et de quoi voulais-tu parler alors ? demanda Jazz
- Je voulais savoir de qui tu parlais tout simplement.
- Ah, de la sœur de Justin. Elle est trop belle.
- Rassure moi, le coupa Marc, tu parles bien de Jane ? Parce que si tu parles de Georgiana, je vais t'envoyer nos chers pères, qui vont te faire comprendre que les enfants on n'y touche pas.
- Marc ! Tu es dégoûtant de l'avoir seulement évoqué ! Ce n'est qu'une enfant encore, jamais je ne pourrais avoir de telles idées.
- Je crois que je vais vomir en vous entendant parler tous les deux, les coupa Harry.
- On plaisante Harry, essaya de tempérer Jazz qui commençait à voir la magie de Harry tourbillonner alors qu'ils étaient en plein dans un lieu public.
- Pas à ce sujet et pas sur Georgiana, s'énerva Harry.
- D'accord, je comprends, cela m'écoeure rien que d'en parler à moi aussi, tu t'en prends à Marc, il ne sait pas faire de blague. Bref, Jane, la sœur de Justin, et bien quand je l'ai rencontrée vendredi pour tout mettre au point pour aujourd'hui chez ses parents, je l'ai trouvé, pétillante, jolie, gentille…
- Oui, oui, abrège s'il te plaît, le coupa Marc.
- Et bien je n'ai pas arrêté de penser à elle.
- Tu veux dire, que quand tu as rejoint Julie hier soir tu pensais à Jane ? rigola Marc.
- Mais non enfin, et puis hier ce n'était pas Julie, c'était Marise. Julie c'était mercredi.
- Oh, désolé, au temps pour moi si je me perds dans les noms de tes conquêtes Don Juan.
- Bref, je me suis dit que j'allais essayer de me caser avec Jane.
- Te caser ? Toi ? le coupa à nouveau Marc.
- Bon, c'est bon, tu as terminé ?
- Lui oui, mais moi je veux en entendre plus.
Jazz sursauta en entendant cette voix et compris alors que si Harry souriait depuis qu'ils avaient parlé de Julie ce n'était pas à cause de la liste de ses conquêtes, mais parce que la hantise de tous les Don Juan était arrivée derrière lui, le frère de sa cible, et ce quelque soit l'âge du frère. Il se retourna alors prudemment avant de parler d'une voix mielleuse, sachant que tout ce qu'il pourrait dire serait de toute façon porter contre lui. Marc commençait lui aussi à essayer de dissimuler un fou rire menaçant d'exploser d'une minute à l'autre.
- Justin, quelle surprise de te voir ici.
- Nous nous sommes vus il n'y a pas quinze minutes.
- Oh, mais c'est une éternité.
Marc n'y tenant plus laissa échapper son rire, accompagné de celui de Harry, sous le regard trahit de Jazz et à la foi amusé et coléreux de Justin.
- Bon vous arrêtez tous les deux. Vous n'auriez pas pu me dire qu'il était là ? Bon de toute façon j'allais dire qu'elle est intouchable puisque en couple et prête à être marquée.
- Marquée ? de quoi tu parles ? demanda Justin.
- Oui, c'est la compagne d'un être magique, tu ne le savais pas ?
- Je ne savais même pas qu'elle était sérieusement en couple, répondit Justin. Qui ?
- Je ne le connais pas. Mais je les ai quelque peu interrompues ce matin devant votre maison.
- Oh, d'accord. Tu me décriras cet homme.
Jasper ne put qu'acquiescer à l'ordre donné, ravi de s'en sortir à si bon compte.
- Harry, si je suis venu à la base, c'est pour te dire que la séance d'initiation au beach-volley va commencer. Tu vois, nos chers sorciers nés de sorciers, et ne connaissant que le monde sorcier, ne connaissent aucun autre sport que le Quidditch. Nous allons donc remédier à cela. Tu viens nous aider ?
- Je n'y ai jamais joué, mais je connais le principe. Jazz, Marc ?
- Non merci, je vais aller me rafraîchir à l'eau et Marc va venir avec moi.
- Je n'ai pas envie d'aller dans une eau à dix degrés.
- Tu exagères, elle n'est pas si froide que ça.
- C'est la mer du Nord.
Justin et Harry regardèrent les deux cousins se disputer comme deux frères en rejoignant la mer.
- Je suppose que cela veut dire non. Mais j'aurais bien aimé qu'ils jouent et moi dans l'équipe opposée, rigola Justin, un ballon bien placé lui aurait remis les idées en place.
- Oh, ils en ont besoin tous les deux. Ils connaissent les règles et le jeu, ils ont grandi dans le monde moldu. On les convaincra de jouer de manière innocente. Maintenant, allons rigoler en regardant nos pur sorciers découvrir le beach-volley.
Justin et Harry rejoignirent leurs amis et commencèrent à jouer tout en rigolant. Ils ne s'arrêtèrent de jouer que lorsque les parents de Justin arrivèrent avec le pique-nique pour tout le monde. Tous se séparèrent vers quinze heures, la plupart devant se préparer pour la fin d'après-midi et soirée se déroulant au manoir Potter.
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Manoir familial Potter, le dimanche 31 juillet 1994
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Harry attendait dans le salon familial avec Jasper et Marc les invités pour les diriger vers l'extérieur. Extérieur qu'il n'avait pas encore pu voir. En tant que Prince et Second Prince, ils sont tenus d'accueillir eux-même les chevaliers et les seigneurs protecteurs. Comme il avait entendu dans un film chez son oncle "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". Cela dit, il s'en serait passé le jour de son anniversaire. La matinée avait été tellement..., magique, hors du temps, qu'il n'en revenait toujours pas. Et ses cousins qui lui avaient dit que ce ne serait rien face au reste de la journée. Il était impatient. A vrai dire il avait l'impression de revivre. Depuis le début de l'été, il avait fait certes de grandes découvertes à son sujet, mais, même si ce pouvoir politique qu'il semblait détenir, ou tout du moins qu'il allait détenir dans le futur, l'effrayait, il se sentait libre. Libre de vivre, d'aimer, de profiter de sa famille et de ses amis avoir besoin de se soucier de quoique ce soit d'autre. Il ne comprenait pas ce sentiment.
" C'est ce que devrait ressentir tout enfant Harry, ce sentiment de liberté s'atténue avec l'âge car plus on grandit plus on accumule de responsabilité, mais un enfant n'a pas de responsabilité. Il est libre de faire ce qu'il lui plaît. Tu as un an Harry avant que les premières responsabilités et l'âge ne viennent empiéter sur cette liberté d'esprit. Alors profites en tout en gardant à l'esprit que tu ne dois pas en abuser."
Harry sourit à son cousin en réponse. Les chevaliers et leurs familles étaient tous arrivés. Parmi les autres invités, Harry avait été surpris de voir le professeur Lupin accompagner Susan. Il ne manquait plus que le seigneur TEPES et Charles WEASLEY qui se faisaient attendre. Ron lui avait raconté le matin même comment son frère était entré dans une colère folle lorsque son père leur avait annoncé les révélations du vampire au sujet de son couple. En réalité, Charlie n'avait pas laissé son père terminer son monologue, il avait laissé sa magie exploser et était parti sans dire un mot. Ils ne l'avaient pas revu depuis. Les invitations indiquaient un début de réception à seize heures. Or, il était bientôt dix-sept heures. Lorsque l'horloge comtoise sonna les dix-sept heures, Jasper décida qu'il en avait assez et se leva d'un geste brusque avant de sortir en pestant contre les vampires et leur manque de savoir-vivre. Il leur ordonna par contre de rester attendre comme leur rang le leur imposait. Lui ne l'avait fait que par courtoisie, puisqu'il n'était plus Second Prince en titre. Il avait ajouté en passant la porte que cette attente leur apprendrait peut-être le respect de leurs aînés.
Harry et Marc se regardèrent mais ne répondirent rien. Ils avaient promis aux portraits de leurs grands-oncles décédés, et à celui du grand-père de Harry, de ne plus faire de blagues et d'être irréprochable pour le reste de la journée. En échange de quoi, ils leur apprendraient de nombreuses blagues qu'ils pourraient mettre en application tout le reste du mois. Ils attendirent en silence, Harry les maudissant intérieurement de cette attente. Lorsque la cheminée s'illumina, Harry se leva et jeta un coup d'œil à l'horloge qui indiquait dix-sept heures passées de vingt minutes. Il voulait aborder un regard courroucé, mais le débraillement de Charlie qui laissait comprendre les raisons de leur retard à côté de la perfection de la tenue de Vlad ne put que le faire sourire. Marc n'en pensa pas moins, mais il avait plus de recul par rapport à ce genre de situation. Il se chargea alors de saluer les derniers invités, à sa manière.
- Vous êtes en retard.
- Je vous prie de nous en excuser votre altesse. Cependant, mon compagnon et moi avions des choses urgentes à régler.
- Plus urgentes que de répondre à une invitation royale ? demanda Marc avec sérieux, et envoyant par le lien de quoi donner à Harry la contenance dont il devait faire preuve en pareil situation.
- Nous sommes désolés votre altesse, répondit Charlie en s'inclinant et en donnant un coup de pied dans le tibias de son compagnon pour qu'il en fasse de même. Cela ne se reproduira pas, je vous le promets.
- Ne faites pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir. Il vous reste encore de nombreuses choses à apprendre sur les vampires, et le manque de ponctualité est l'une de leur première caractéristique, répondit Marc avec sarcasme.
- Je ne vous permets pas, s'insurgea Vlad.
- Je me permets tout seul ! s'exclama Marc en laissant place à sa magie. Et je vous rappelle que jusqu'à ce que le Prince Harry soit majeur, personne ne peut me donner des ordres, seule Magia m'est supérieure. Les choses vont changer, et nous ne tolérerons plus un tel manque de respect, est-ce clair Seigneur Vampire ?
- Limpide votre altesse, grimaça Vlad en s'inclinant.
Si intérieurement il était ravi que la nouvelle génération souhaite reprendre en main la situation, il aurait préféré ne pas être aussi vertement réprimandé devant son compagnon qui avait tenté de le convaincre de partir à l'heure. Mais il n'avait pas la moindre envie de se rendre à l'anniversaire d'un adolescent, aussi Prince soit-il, il avait alors tout fait pour arriver en retard et donc y rester le moins de temps possible. Seulement, il n'avait pas compris que la famille royale en ferait un événement social. Il avait manqué de clairvoyance sur ce point et certains se feront un plaisir de le lui rappeler.
- Bien Marc, je pense qu'ils ont compris, maintenant, si monsieur Weasley veut bien arranger sa tenue, j'aimerai rejoindre ma fête d'anniversaire.
Charlie eut la décence de rougir tout en arrangeant sa tenue avant de suivre Harry et Marc vers la sortie du salon. Vlad n'ayant toujours pas bougé depuis sa remontrance, plongé dans ses pensées, Charlie revint sur ses pas pour l'attraper par le bras le faisant ainsi revenir au présent.
Peu avant les portes fenêtres, Marc arrêta Harry et fit signe aux deux retardataires de les devancer. Il se plaça de façon à ce que Harry ne voit pas l'extérieur.
- Tu es prêt Harry ?
- Oui. Pourquoi autant d'attente ?
- Il est de tradition dans les familles sorcières de ne souffler les bougies qu'à la minute de naissance. Donc tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi, tu es né à vingt trois heures et cinquante neuf minutes, quelle idée aussi.
- Je suis désolé, si j'avais sû j'aurais programmer ma naissance à un autre moment.
- Oh mais ne t'en fait pas, tu n'es pas le pire. Vincent est né à deux heures du matin, et John à cinq heures trente du matin. Je dois te dire que je préfère l'anniversaire de Vincent, au moins, ensuite j'arrive à me recoucher et dormir un peu, alors que cinq heures trente ca pique et impossible de se rendormir ensuite, enfin pour moi tout du moins. Bien, la musique va retentir dans quelques minutes. On ne t'a pas trop embêté avec le protocole d'un anniversaire royal, vois celui-ci comme un entraînement à celui de tes quinze ans que l'on va faire obligatoirement selon les anciennes traditions. Aucun de nos invités ne s'attend à ce que tu respectes les anciennes traditions ce soir. Souhaites-tu le faire aujourd'hui ?
- Et tu me demandes cela maintenant ?
- Disons, que nous en avons eu l'idée au dernier moment.
- Mais je ne connais pas les anciennes traditions, répondit Harry.
- Moi je les connais.
- Qu'est-ce que peut apporter le respect des anciennes traditions ?
- Un cadeau de Magia, et disons que dans notre famille le cadeau a plutôt l'habitude d'être assez, comment dire, spectaculaire.
- Tu me guideras ?
- Je ne te laisserais pas, promis !
Harry ferma les yeux quelques secondes, et se dit que la curiosité par rapport au cadeau de Magia l'emportait. Que pouvait bien lui offrir Magia, en plus de tout ce qu'elle avait fait jusqu'à présent.
- Très bien, alors allons-y, et respectons les traditions.
- Alors laisse moi juste aller prévenir grand-père et je reviens. En attendant, tu vas te changer et mettre la tenue qui est derrière ce paravent.
- D'accord.
Harry inspira en regardant son cousin sortir de la pièce. Il avait l'impression que cette soirée serait importante, voire décisive. Il avait réussi à surprendre les conversations des adultes au cours de la semaine. Et s'il avait bien compris, ils avaient réussi à infiltrer le dernier département du ministère qui leur manquait. Un Potter dans chaque département. Ils devraient ensuite attendre quelque chose qu'il n'avait pas réussi à espionner avant de se révéler. Tout ce qu'il savait, c'est que Sofia rejoindrait le département des services de l'enfance. Il comptait bien lui demander de regarder son dossier pour mieux comprendre comment Dumbledore avait pu le placer dans une famille moldue.
Harry enfila la tenue que lui avait indiqué Marc, la robe était dans un tissu fin, doux au touché, d'un noir parsemé de paillettes scintillantes, les bordures étaient quant à elles tissées en fil d'or, l'emblème de sa famille sur sa poitrine. Il avait à peine fini de se vêtir lorsque Marc revint dans la salle.
- Bien, alors lorsque nous allons entrer, je serais deux pas derrière toi, sur ta droite. Les invités seront alignés de part et d'autre d'un chemin menant à un autel. Tu devras y allumer des bougies en remerciant Magia. Le remerciement est intérieur, c'est-à-dire que tu ne dois pas le prononcer à voix haute. Les bougies sont enchantées pour s'éteindre à la seconde même anniversaire de ta naissance, le cadeau de Magia, si elle t'en accorde un se révèle à cet instant. Je te guiderais pour le reste, ainsi que pour l'ouverture du bal.
- L'ouverture du quoi ?
- Du bal, cela fait partie de la tradition, je ne t'ai pas dis que Magia aimait beaucoup se mêler des histoires d'amour des sorciers ?
- Non, tu ne me l'as pas dit.
- Et bien te voilà prévenu, répondit Marc. Rassure moi, tu sais danser ?
- Lady Finch-Fletchley s'en est chargé avant ma rencontre avec la reine Elisabeth II. Je ne connais que les bases par contre.
- Cela devrait suffir. Il y a des chances que Magia se mêle du choix de ta cavalière, enfin généralement elle s'en mêle lorsque l'un des deux partenaires a atteint sa deuxième ou troisième maturation magique.
- Si j'ai bien retenu ce que vous m'avez appris, la deuxième maturation magique révèle souvent l'héritage magique et à lieu vers les quinze ans, et la troisième, vers dix-sept ans, voit la magie augmenter.
- Oui, c'est bien ça.
A peine Marc avait-il terminé qu'une musique retentit. Il sourit en se tournant vers Marc.
- Sérieusement, c'est traditionnel cette musique ? Star Wars, et en plus, la musique de la fin quand ils ont gagné, Victory Celebration?
Marc n'eut pas le temps de répondre à voix haute que les portes s'ouvrirent. Harry s'avança comme indiqué et ne put s'empêcher de sourire en entendant la réponse de son cousin par leur lien.
" Je n'ai jamais dit que la musique devait être traditionnelle. Lorsque nous t'avons fait découvrir Star Wars, nous ne nous attentions pas à ce que tu l'aimes autant et on a bien vu que tu étais émue par cette scène finale de fête, alors nous nous sommes dit que ce serait bien."
Harry sourit tout en avançant vers l'autel et répondit à son cousin.
"Ce n'est pas tant la musique qui me plait dans cette scène, mais surtout ce qu'il s'y passe, tous sont heureux, en paix, et Luke voit son père et ceux qui ont été comme des pères pour lui partir en paix. J'aimerais avoir un jour la confirmation que mon père est fier de moi comme il en a eu la confirmation par ce simple mouvement de tête. Les portraits de mes parents sont introuvables, je ne saurais jamais si…"
"Harry, le coupa Marc, pas de pensée triste, fait ton remerciement devant Magia en allumant les bougies. Une par année de vie"
Marc jeta un regard à Jazz, tous deux en mettant cette musique n'avait qu'une idée en tête, mettre en avant cette image. Ce qu'il n'avait pas dit à Harry c'est que le cadeau de Magia était influencé par les pensées précédant les remerciements. Ainsi peut-être que Harry aurait ce qu'il souhaite, un signe de ses parents qu'ils sont fiers de lui.
Harry alluma les bougies tout en prononçant une série de paroles en latin, et se tourna ensuite vers le gâteau, qui était disposé sous un sort de stase pour le garder frais jusqu'au moment où il pourrait souffler les bougies. Autour de ce gâteau était disposée une montagne de cadeaux.
Dès qu'il avait eu fini d'allumer les bougies, les invités avaient commencé à se mêler les uns aux autres. Il devait avouer ne pas trop savoir qui aller voir en premier, il y avait tellement de monde avec qui il avait envie de parler. Il voyait au loin Sofia discuter avec la famille Malefoy, et un homme qui lui avait été présenté comme étant l'avocat de la famille Black. Il ne pouvait pas entendre ce qu'il se disait, mais une chose était sûre, cela mettait Sofia en colère, il le voyait à sa façon de se tendre et de crisper ses doigts autour de son verre. Lady Malfoy avait de son côté l'air bouleversé, et Lord Malfoy la tenait par la taille, Or, il savait que des aristocrates, et surtout eux, ne montraient jamais de signes d'affections en public. Il se promit alors de discuter avec Sofia pour savoir de quoi il est question.
Harry sursauta lorsqu'il sentit une main se poser sur son épaule.
- Ma cousine semble t'intéresser plus que moi, ton pauvre parrain délaissé.
- Sirius ! Je suis content de te voir ! J'ai pu lire dans les journaux le résultat de ton procès ! Je n'en reviens pas, le professeur Dumbledor nous avait dit que l'on ne pouvait rien dire et rien faire pour t'innocenter.
- Tu découvriras que ton directeur n'est pas sans tâche. Mais ne gâchons pas notre soirée à parler de ce vieux glucosé. Dire que nous étions en train de préparer ton extraction de ta famille moldue, ta présence à la réunion vendredi et surtout le fait qu'ils sont presque tous encore en vie est une véritable surprise ! Je n'en reviens pas que ton grand-père ait réussi à nous cacher cela. Cela a dû être un tel sacrifice pour lui de se séparer de toute sa famille.
- Oui, enfin, maintenant c'est réglé. Mais comme on vous l'a bien expliqué lorsque vous avez prêté serment pour pouvoir accéder à notre réseau de cheminette, personne ne doit savoir qu'ils sont en vie et que je suis avec eux.
- Ne t'en fais pas, je sais garder un secret. Et j'en ai un autre à te révéler. Ce sera bientôt rendu public, mais pour l'instant seuls les membres de nos familles sont au courant. Je te présente ma fiancée devant Magia, Amélia BONES.
Sirius, tout en disant ses mots, attrapa la main d'Amélia pour lui faire un baisemain en la fixant dans les yeux. Harry pouvait sentir dans ce geste et dans ce regard toute la fierté de son parrain, et tout l'amour qu'il ressentait.
- Oh, je ne savais pas, vous vous connaissez depuis longtemps ? demanda Harry avec surprise.
- Depuis Poudlard. Il faut que tu saches que ma famille a des gênes de Vélane. Nous avons donc des âmes-soeurs, et Amélia est la mienne. Seulement quelqu'un nous avait, comment dire, éloigné l'un de l'autre par divers stratagèmes. Nous nous sommes retrouvés, et je ne compte plus la quitter.
- Oh, c'est pour cela que vous êtes fiancé devant Magia ?
- Oui et non répondit Amélia. Disons que lorsqu'une personne veut se fiancer selon les anciennes traditions, elle doit demander la bénédiction de Magia. C'est ce que nous avons fait, et elle nous l'a accordé. Son accord a été symbolisé par ces bagues. Elle nous impose également une date de mariage. Nous devons nous marier le quinze octobre de cette année.
- Oh mais alors je ne pourrais pas y assister, soupira Harry d'un air déçu.
- Non ne t'en fait pas, le rassura tout de suite Sirius. Les élèves de Poudlard sont autorisés à quitter l'école pour les événements familiaux.
- Oh, je ne le savais pas.
- Oui, disons que généralement les familles s'arrangent pour organiser les événements familiaux pendant les vacances scolaires. Mais là, Magia ne nous a pas laissé le choix. Je voulais te proposer à l'origine de venir passer quelques jours chez moi, mais tu vas avoir un emploi du temps chargés, et moi, je vais rentré plus tôt que prévu en clinique, je ne serais libre que les week-end, donc que dis-tu de venir me rendre visite au manoir Black les dimanches du mois d'août, pas toute la journée si tu ne le veux pas, juste une heure ou deux, ou si tu ne le veux vraiment pas, ne te sens pas obligé de répondre, je ne t'...?
- Sirius, respire, calme toi ! le coupa Harry, Amélia avait repris la main de Sirius qu'elle serait pour le rassurer. Bien sûr que je serais ravi de te voir tous les dimanches. Mais pourquoi tu vas en clinique ? Tu es malade ?
- Harry, … je….
Voyant que Sirius n'arrivait pas à trouver ses mots, Amélia prit les devants.
- Harry, Sirius n'est pas malade à proprement parler. Seulement, on ne ressort pas d'Azkaban sans quelques séquelles. Et s'il a commencé à travailler dessus et si notre lien l'a aidé, il doit encore travailler sur certains points. Ce travail intérieur va prendre du temps. Mais ne t'en fait pas, je ne le laisserais pas, et notre lien se renforce de jours en jours.
- Oh, oui, en effet. J'espère que tu iras vite mieux.
Harry ne savait plus trop quoi dire. Il n'avait pas pensé à cela, mais il est vrai que les détraqueurs sont particulièrement déstabilisants, alors une exposition constante ne peut qu'être nocives.
- Mais ne parlons pas de ces choses-là ! Nous aurions quelques questions au sujet de la sœur d'un de tes camarades de classe. Rémus a une nouvelle petite amie et nous devons lui tirer les vers du nez. Il est particulièrement peu loquace. Et en plus comme il va partir en formation avec l'Alfa des Alfas, il sera encore moins loquace. Alors, que peux-tu me dire sur cette Jane Finch-Fletchley ? demanda en souriant Sirius.
- Le professeur Lupin et Jane ! ne put s'empêcher de s'exclamer Harry. Tu rigoles ?
- Non pas du tout. Alors tu la connais bien ? On peut lui faire confiance ?
- Oui je lui fais confiance. Attend un peu, je l'ai vu arriver, elle doit être pas loin…
Harry la chercha des yeux et la trouva en train de discuter avec Remus et le seigneur Romulus. Visiblement quelqu'un avait fait les présentations. Il l'indiqua à Sirius qui ne put s'empêcher de faire un commentaire assez macho.
- Il a bon goût. Ouch ! Pourquoi m'as-tu tapé ? demanda Sirius en se tournant vers Amélia qui lui avait mit une tape derrière la tête suite à son commentaire.
Harry rigola et s'éloigna discrètement, laissant le soin à son parrain de se sortir de cette situation. Il s'approcha du buffet qui venait d'être servi. Marc lui avait indiqué pendant sa conversation avec Sirius qu'il n'avait plus rien à faire autre que profiter des personnes présentes jusqu'à l'ouverture du bal. John et Jonathan étaient installés sur une nappe à même le sol un peu plus loin, et semblaient plongés dans une conversation fort importante. Léo de son côté avait rejoint Georgiana avec qui il avait sympathisé le matin même. Il fallait dire que lorsqu'ils avaient appris qu'ils rentreraient tous les deux en première année en septembre, ils s'étaient senti moins seul et avaient commencé à aborder toutes les choses qu'ils allaient pouvoir faire loin de leur parents. Harry s'éloigna du groupe et s'installa contre un vieux sapin. Il fut rapidement rejoint par Neville qui avait visiblement réussi à échapper aux jumeaux Weasley.
- Je te déconseille la citronnade, lui dit Neville en guise d'introduction.
- Ah bon ?
- Oui, je ne pourrais pas te l'affirmer, mais les jumeaux ont passé du temps à côté. Alors dans le doute.
- Et dire qu'avec mes cousins on a dû jurer de ne plus faire de blague pour le reste de la journée. J'espère que cela ne va pas nous retomber dessus.
- Ne t'en fait pas pour cela, ma grand-mère qui était à côté de moi à prévenu une de tes grandes-tantes je crois, Isabella.
- D'accord.
- Alors, pourquoi cet isolement alors que tu es à l'honneur?
- Je ne savais plus trop où donner de la tête alors j'ai préféré m'éloigner et laisser les choses venir d'elles-mêmes.
- Le tout est de se laisser porter. Tu t'y habitueras, tenta de le rassurer Neville.
- Je n'en suis pas très sûr.
- Bon, le soleil commence à se coucher, le bal va commencer, nous devons nous rapprocher de la piste de danse. Une fois, j'ai vu Magia entraîner un cavalier depuis l'autre bout de la pièce, le pauvre à renverser ma grand-mère au passage. Du coup il a évité la danse désignée par Magia, mais il a gagné un sermon de ma grand-mère.
- Oui, évitons de nous retrouver dans une telle situation, bien que je pense que nous soyons trop jeune pour intéresser Magia de ce point de vue là.
- Oh, n'en soit pas si sûr. Elle a obligé mes grands-parents à danser ensemble alors qu'ils venaient de se rencontrer, et ils n'étaient pas encore entrés à Poudlard.
- D'accord. Et Magia ne t'a pas encore fait danser avec quelqu'un ?
- Non, ma grand-mère commence à désespérer. Pour elle nous devrions être fiancés avant la puberté pour éviter les peines de coeur dues à un autre choix de Magia. Elle est un peu vieux jeu à ce sujet.
- Je ne pense pas que Magia séparerait deux êtres qui s'aiment réellement, répondit Harry en atteignant la bordure de la piste de danse. Comment Magia désigne-t-elle les couples de danseurs ?
- Un fil de lumière va se former entre toi et ta, ou ton partenaire, dès que les derniers rayons de soleil auront disparu. Si tu n'as pas de fil de lumière, tu es libre de danser avec qui tu souhaites.
Harry sourit alors en regardant le soleil se coucher, tout le monde était maintenant silencieux et attendait, avec impatience pour certains, l'instant qui désignerait les nouveaux couples. Lorsque le soleil se coucha enfin, Harry fut surpris de voir un fil de lumière doré se former autour du poignet d'Hermione et rejoindre celui de Fred, il ne fut pas surpris par contre, de voir celui reliant les couples déjà officiel, ou presque officiel comme Remus et Jane.
Harry ne s'attendait pas à ce que Neville lui donne un coup de coude et lui indique son propre poignet. Surpris, il le fixa quelque seconde et le remonta des yeux pour découvrir sa partenaire désignée par Magia. Il s'avança alors vers elle tout en commençant à comprendre pourquoi il était toujours calme et détendu lorsqu'il se trouvait en sa présence et lorsqu'il l'écoutait jouer. Cependant, pour lui et pour encore quelques années, cela ne serait que de l'amitié. Il espérait tout de même secrètement que Magia ne se trompait pas et que des sentiments plus forts naîtraient dans leur futur à tous les deux. Arrivé devant elle, il s'inclina comme il l'avait appris à le faire et lui présenta sa main. Georgiana qui était surprise et qui avait été prévenu de ce qui allait se passer par Léo, ne put que prendre sa main et se laisser guider. Elle ne savait pas quoi penser, pour elle Harry n'était qu'un ami qui lui est cher. Elle était perdue, mais elle fit comme sa mère lui avait appris en société. Elle mit son masque et fit ce qui était attendu d'elle par l'assemblée, tout en profitant de la danse.
Harry entendit les premiers temps d'une valse et commença à s'inquiéter, ne maîtrisant pas encore cette danse. Georgiana, le sachant, tenta de le rassurer en murmurant de façon à ce que personne d'autre que lui ne puisse l'entendre.
- Ne t'inquiète pas, on fait comme en leçon, si tu veux je te guide, et pas de pas trop compliquer.
- Je te fais confiance, et je te laisse guider, lui répondit Harry sur le même ton.
Harry et Georgiana dansèrent alors sans se soucier de ce que les autres pouvaient penser, leur esprit étant uniquement accès sur ce que venait de leur indiquer Magia. Une fois la danse terminée, Harry réussit à glisser à Georgiana de profiter du reste de sa soirée sans s'en soucier et qu'ils en parleraient tranquillement un autre jour. Cela rassura Georgiana qui à peine eut-elle rejoint le bord de la piste qu'elle fut entraînée dans la danse suivante par son frère. Ce dernier voulait savoir si elle allait bien, et si elle souhaitait rentrer plus tôt. Ce à quoi elle lui répondit qu'il n'avait pas à s'inquiéter pour elle, qu'elle était peut-être jeune, mais suffisamment mature pour savoir se tenir en société en cas d'imprévu. Ils passeraient donc comme tous les invités, la nuit au manoir Potter, ce serait une impolitesse et un manque certains de savoir vivre que de quitter précipitamment la soirée après une telle annonce de Magia.
Harry de son côté fut entraîné dans la danse suivante par Amélia qui le prévint d'éviter son parrain pour le reste de la soirée s'il ne voulait pas subir un interrogatoire. Elle fut ensuite suivie d'Alice qui lui expliqua que personne ne lui avait parlé de cette éventualité car ils ne l'avaient pas imaginée. Cependant, elle le rassura en lui disant que Magia ne se trompait jamais et que pour l'instant, au vu de leur âge, et surtout de celui de Georgiana, ils ne devaient pas y penser plus que cela. Ils auraient tout le temps d'y penser quand Georgiana aura atteint sa seconde maturation magique. Cependant avant de ne plus y penser, ils avaient encore une dernière chose à faire. A la fin de la danse, elle l'entraîna discrètement à l'écart de la foule, dans l'orangerie, où les attendait les aînés de la famille Potter, Jasper, James et Isabella, ainsi que les parents de Georgiana. Cette dernière les rejoignit et se positionna à sa droite. Marc qui avait accompagné Georgiana jusqu'ici prit place un pas derrière Harry. Alice expliqua qu'elle sortait sécuriser les lieux de toutes oreilles indiscrètes.
- Bien, Harry, Georgiana, je dois vous avouer que personne ne s'attendait à ce que Magia vous révèle un tel lien avant plusieurs années. Mais les actions de Magia et ses décisions, nous sont parfois incompréhensibles, même à nous qui pouvons communiquer avec elle.
- Vous êtes encore jeune, surtout Georgiana, poursuivit Isabella. Vous ne devez pas vous en soucier plus que cela. Nous vous conseillons bien évidemment de passer du temps ensemble, d'apprendre à vous connaître, mais ne forcez pas les choses, et laissez les choses évoluer naturellement. Ce n'est pas parce que vous êtes un couple désigné par Magia que vous serez toujours en harmonie. Croyez-moi, cela peut parfois être frustrant. Mais laissez vous le temps d'apprendre à vous connaître, j'insiste vraiment sur ce point.
- Harry, commença lady Finch-Fletchley, lorsque je t'ai accueilli au début de l'été j'ai tout de suite senti que tu étais quelqu'un de spécial et que non seulement tu entrais dans notre demeure, mais également dans notre famille. Je dois t'avouer cependant, que je ne m'attendais pas à ce que cela soit d'une telle façon. Mais cela me rassure également car je sais que tu protègeras ma Georgie comme tu l'as déjà fait il y a quelques années. Et oui, je t'ai tout de suite reconnu, comment aurais-je pu oublié ce moment. Seulement, tu entres dans l'adolescence contrairement à Georgie, il te faudra faire preuve de patience pour certaines choses, mais je te fais confiance à ce sujet et je sais que tu attendras qu'elle soit prête.
- Maman de quelles choses parles-tu ? demanda innocemment Georgiana, faisant rougir encore plus Harry qui ne savait déjà plus ou se mettre suite aux dernière parole de la mère de Georgiana.
- Je te les expliquerai plus tard Georgie, répondit sa mère.
Georgiana comprit alors que de nombreuses choses lui échappaient, mais elle savait qu'il ne lui servirait à rien d'insister, ses parents lui diront les choses lorsqu'ils le décideront et pas avant. Jasper reprit la parole.
- Bien, sachez cependant, que nous allons établir un contrat de mariage comme le veut la tradition, et que vous serez présenté comme étant fiancé de manière officielle le jour des quinze ans de Harry. Le mariage aura lieu quant à lui dans l'année suivant les dix-sept ans de Georgiana. Georgiana, tu es dès à présent considéré comme membre à part entière de la famille Potter. Tes parents n'étant pas des sorciers, ils gardent ta tutelle, mais tu passes sous la protection du clan Potter. Ton tuteur magique sera le chef de la famille en titre, c'est-à-dire Marc ici présent, qui est le Second Prince en titre. Je te rassure, il n'a pas de pouvoir sur toi, juste, il recevra en plus de tes parents, tes relevés de notes, ou toute autre information scolaire. Cela empêche également que le directeur de ton école ne devienne ton tuteur magique. Fait qui est automatique pour les nés-moldus.
- Mais alors Justin ? le coupa Georgiana.
- Ne t'en fais pas, ton frère est devenu majeur devant Magia le jour où il a prêté son serment de Chevalier. Avez-vous des questions ?
Harry et Georgiana se regardèrent un peu perdu. Ils ne savaient pas trop sur quoi ils devraient avoir des questions. Harry prit alors la parole.
- Nous sommes un peu surpris et dépassés par la situation. Je ne vois pas de questions dans l'immédiat, et je pense ne pas me tromper en affirmant qu'il en est de même pour Georgiana. Cependant, ce manque de questionnement de notre part est dû au fait que nous ne savons pas trop comment réagir. Nous sera-t-il possible de vous poser des questions plus tard, mais également d'attendre un peu pour le contrat de mariage que nous puissions en comprendre tous les tenants et les aboutissants ?
- Je comprends ce que tu veux dire Harry, répondit James. Cependant, nous ne pouvons pas courir le risque que Georgiana ne tombe sous la tutelle magique du directeur de Poudlard. En parallèle de la rédaction du contrat, nous effectuerons des recherches pour trouver une alternative au contrat jusqu'à tes quinze ans. Seulement, si au trente et un août, aucune alternative n'a été trouvée nous devrons signer le contrat. Dans l'intervalle vous pourrez bien évidemment le consulter et demander les modifications que vous souhaitez. Est-ce que cela te va comme compromis ?
- Oui cela me convient.
- Excusez-moi, mais j'aurais une question, intervint Georgiana, je ne comprends pas un point. Vous avez dit que Marc serait mon tuteur magique car il est le Second Prince, alors pourquoi est-ce vous qui prenez les décisions ?
- Si Marc est le chef de la famille devant Magia, il n'en aura les pleins pouvoirs que le jour de ses vingt-cinq ans. En attendant, nous devons le former et le conseiller du mieux que nous pouvons, lui expliqua Isabella.
- Je comprends, merci pour ces explications.
- Bien, reprit Isabella, maintenant, nous allons tous retourner à la fête. Il est bientôt minuit.
- Je les accompagne en premier, laissez nous cinq minutes d'avance, cela évitera trop les interrogations en nous voyant tous arriver ensemble, proposa Marc.
- Très bien, profites-en pour prévenir Harry de la suite.
- D'accord grand-père. Allez suivez-moi tous les deux, les discussions trop sérieuses c'est fini pour ce soir !
Harry sourit en suivant son cousin, Georgiana à ses côtés. Marc ne laissa cependant pas le silence s'installer.
- Très bien, nous avons une bonne dizaine de minutes avant de rejoindre la fête. Alors, lorsque les gens vont vous poser des questions ou vous taquiner sur votre lien, un conseil, vous les ignorez. Cela se fait d'habitude, mais les promis sont généralement plus âgés, donc je pense qu'ils vont vous respecter à ce sujet, et ne pas vous interroger, mais on ne sait jamais.
- D'accord, Amélia BONES m'a déjà prévenu d'éviter au maximum Sirius pour le reste de la soirée.
- Bien, Georgiana tu peux trouver refuge auprès de n'importe quel Potter, tu fais partie de la famille à partir de maintenant.
- Merci, se contenta de répondre Georgiana, toujours un peu perdue par les évènements.
- Pour ce qui est de la suite de la soirée, vous allez être très attentif à ce que je vais dire. Il est de tradition que la même musique que celle d'entrée lors de l'allumage des bougies soit rejouée, de façon à ce qu'elle se termine pile au moment où les bougies s'éteignent. Donc dès les premières notes, Harry tu retournes près des bougies, et les invités se mettront en arc de cercle autour de toi. Dès que les bougies s'éteignent, tu recevras le cadeau de Magia si elle t'en accorde un, et tu devras écouter attentivement les consignes qu'elle va donner. J'insiste sur le fait que tu devras y être très attentif. Je les écouterais à travers le lien, sait-on jamais que tu en rates une partie. L'année dernière Léo n'a pas bien écouté et … et bien… disons juste que c'est la raison pour laquelle il n'a pas voulu faire un anniversaire selon les anciennes traditions cette année. Une fois que tu auras reçu son cadeau, tu te dirigeras vers le gâteau et tu coupes une part que tu sers à Georgiana. S'il n'y avait pas eu le lien, tu aurais pu le servir à n'importe qui d'autre, mais si tu ne le fais pas, Magia le prendra comme une offense, et tu ne veux pas l'offenser, crois moi. En aucune façon tu n'ouvres les cadeaux devant les invités. Un membre d'une famille royale ne peut montrer de préférences envers un cadeau ou un autre, c'est pourquoi lors des anniversaires et de noël, les présents sont ouverts en petit comité, et un mot de remerciement est ensuite envoyé à chaque personne qui t'a envoyé le cadeau. Ne t'en fait pas, ils sont tous au courant et ont tous bien inscrit leur nom sur les paquets cadeaux avant de les déposer. Je crois que j'ai fait le tour. Ah oui, la fin de la soirée, c'est toi qui donne le signal de fin, tant que tu ne te retires pas de manière officiel, aucun invité ne peux partir. En réalité, cette règle vaut pour toutes les soirées, c'est ton privilège en tant que Prince. Et si tu demande à une personne de partir avant toi ou si une d'entre elle part avant toi, alors elle sera exclu des cercles sociaux jusqu'à ce que tu donnes ton pardon.
- N'est-ce pas une règle un peu difficile ?
- Non pas du tout. Après il y a des exceptions, tu devras toujours recevoir les personnes dans la semaine et faire part de manière publique de ton pardon.
- Très protocolaire.
- Oui, mais essentiel.
- Je ne vois pas en quoi, mais je le comprendrais sans doute plus tard, se contenta de répondre Harry.
- Vous êtes prêt tous les deux ? Marc s'était arrêté à l'abri des arbres, il ne leur restait plus qu'un pas à faire pour rejoindre les invités. Harry souffla un bon coup avant de tendre son bras à Georgiana.
- Prête ? Ils nous disent de ne pas nous en soucier, mais je ne te laisserais pas affronter cette situation seule. Tu peux rester à mes côtés pour le reste de la soirée si tu le désire.
- Je te remercie Harry, et j'accepte ta proposition.
Georgia prit le bras de Harry et ils avancèrent d'un même pas aux côtés de Marc. Sans laisser le temps à qui que ce soit de les interrompre, Harry entraîna Georgiana sur la piste de danse. Ils ne purent effectuer que deux danses avant que Harry ne reconnaisse les premières notes de Victory. Ils arrêtèrent alors de danser, et se rapprochèrent des bougies. Georgiana s'arrêta quelques pas derrière Harry, avec son frère et sa sœur.
Ce n'est qu'en voyant le cadeau de Magia que Harry comprit le choix de la musique effectué par Marc et Jazz. Ils voulaient que ce soit ce cadeau. Harry n'en croyait pas ses yeux. Tout ce qu'il entendit, ce fut Magia lui murmurer "jusqu'au lever du soleil". Les larmes lui vinrent aux yeux et il se précipita alors dans les bras de ceux qui étaient apparus, ses parents. Magia les lui avait rendus le temps d'une nuit.
- Comment est-ce possible ? C'est vraiment vous ?
- C'est Magia, elle a passé un accord avec Mort, qui a accepté de nous laisser passer le voile de la mort. Allons mon chéri, il me semble que tu as encore une action à faire et ensuite nous pourrons profiter de nous jusqu'à l'aube.
- Oui, maman, prononça avec difficulté Harry.
Il se dépêcha de servir le gâteau à Georgiana, s'excusant de ne pas passer le reste de la soirée avec elle comme promis. Elle le rassura, lui disant qu'elle comprenait parfaitement la situation et qu'il devait profiter au maximum de ce miracle. Il fut rejoint par Sirius et Remus, qui prirent chacun deux parts de gâteau.
- Nous allons en profiter pour saluer tes parents rapidement, mais c'est ton cadeau, donc nous te laisserons ensuite, lui expliqua Sirius.
- Si vous souhaitez rester...
- Non Harry, c'est ton moment à toi, répondit Remus. Nous avons déjà de nombreux souvenirs avec tes parents, ce n'est pas un cadeau que nous a fait Magia à nous, mais à toi.
- Je, merci, dit simplement Harry en prenant une part du gâteau pour lui.
Lorsqu'il rejoignit ses parents qui l'attendaient sous le sapin où il s'était réfugié plus tôt dans la soirée, il se rendit compte que de nombreuses personnes étaient venues saluer ses parents. Cependant dès qu'il approcha, tous s'éloignèrent pour les laisser seuls.
- Patmol, Lunard, je suis content de vous voir.
- Pas plus que nous Cornedrue.
Sous le regard ému de Lily et de Harry, les trois amis se prirent dans les bras.
- Vous nous manquez. Surtout toi Lily, j'aurais dû t'écouter.
- Nous ne sommes pas là pour parler de nos regrets, mais juste pour profiter une dernière fois, d'une dernière nuit dans ce monde. Nous nous retrouverons dans le prochain, et vous y aurez toute l'occasion pour vous excuser et exprimer vos regrets.
- Oui, tu as raison Lily, dit Remus en la prenant à son tour dans les bras.
- Lily jolie, tu m'as manqué petite soeur, dit à son tour Sirius en la prenant dans ses bras. Tu as toujours sû n'est-ce pas ?
- Sirius, je n'avais pas de certitude, que des soupçons, mais ce que je peux te dire, c'est qu'aucun des moments que nous avons passés ensemble, tous les quatres n'a été le résultat d'une manipulation.
Sirius la prit à nouveau dans ses bras, avant de lui donner sa part de gâteau.
- Tiens, et on vous laisse maintenant profiter de mini-cornedrue.
- Merci.
- On vous aime et on pense toujours à vous.
- Je sais.
Remus et Sirius les prirent une dernière fois dans leur bras avant de s'éloigner.
James, Lily et Harry, quant à eux, décidèrent de s'éloigner de la fête, et de rejoindre un des petits salons du château. Ils y passèrent le reste de la nuit, à parler de tout et de rien, de cours, de ses amis, Harry n'osa pas aborder le sujet Georgiana, mais sa mère lui glissa tout de même qu'il devait laisser son cœur le guider et faire confiance en Magia, que si elle les avait liés, c'était parce qu'ils avait des affinités et qu'ils se sentaient bien l'un en présence de l'autre.
Son père lui expliqua que leur tableau avaient été caché dans une trappe de leur chambre à Godric Hollows, trappe qui ne s'ouvrira que pour le sang d'un Potter.
Trois quart d'heure avant le lever du soleil, Harry leur demanda s'il était possible qu'ils aillent dans sa chambre. Il avait envie de s'endormir entouré par ses parents. Son père lui rappela en souriant qu'il avait oublié de signaler la fin de la soirée, et donc que tous les invités étaient encore présents.
Harry se précipita vers le lieu de la fête, cria à tout va qu'ils pouvaient se retirer dans leurs appartements, et rejoignit, toujours en courant, ses parents qui l'accompagnèrent jusque dans sa chambre. Il se mit en pyjama rapidement et se mit au milieu du lit, bien calé sous les couvertures.
Ses parents s'allongèrent chacun d'un côté, le prenant dans leur bras. Sa mère commença alors à lui raconter une histoire, et il lutta contre le sommeil jusqu'à ce qu'il ne puisse plus lutter. Il se laissa alors partir dans un sommeil reposant découvrant la sécurité de s'endormir dans les bras de ses parents.
Lily, d'un geste de baguette qu'elle avait répété plusieurs fois dans la soirée, immortalisa ce moment, et fit apparaître sur la table de chevet toutes les autres photos qu'elle avait prise. Cela ne faisait que cinq minutes que Harry était endormi lorsque les premiers rayons du soleil firent leur apparition. James et Lily se prirent alors la main par-dessus Harry, et déposèrent un baiser sur la joue de leur fils. Ils disparurent et rejoignirent le monde des morts alors qu'ils serraient leurs fils dans leur bras.
