Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
Petit rappel sur les Potter toujours en vie:
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Branche Princière
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Harry POTTER, 14 ans, Prince héritier (fils de James et Lily Potter, petit fils de Charlus et Dorea Potter)
Jasper POTTER, 84 ans, SecondPrince du prince Charlus (frère de Charlus Potter)
Jules POTTER, 51 ans (fils de Jasper, médicomage et musicien), et Emma LIVERDON 40 ans (médicomage et musicienne)
Marc POTTER, 19 ans , Second Prince de Harry (Fils de Jules et Emma, étudiant en psychologie)
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Branche secondaire
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James POTTER, 82 ans , et sa femme Isabella 82 ans
Julio POTTER, 61 ans (fils de James et Isabella,), et sa femme Alice 59 ans.
Antonn POTTER, 29 ans (fils de Julio et Alice, langue de plomb), et sa femme Léanne MAGICSTAR 28 ans
John POTTER-MAGICSTAR, 4 ans (fils de Antonn et Léanne)
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Arthur POTTER, 56 ans (neveu de James et Isabella), et sa femme Madelyn Bishop 56 ans
Hedwin POTTER-BISHOP, 35 ans (fils de Arthur et Madelyn, briseur de sorts).
Benedict POTTER-BISHOP, 33 ans (fils de Arthur et Madelyn, travail dans la finance), et sa femme EléanoreDE-MARCIN 31 ans.
Léo POTTER-BISHOP, 11 ans (fils de Bénédict et Eléanore, première année à Poudlard).
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Chris POTTER , 56 ans (neveu de James et Isabella) et sa femme Paige PERRY, 48 ans.
Jasper POTTER-PERRY, dit Jazz, 24 ans (fils de Chrys et Paige, auror).
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Branche "tertiaire"
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Perle POTTER, 64 ans
Vincent POTTER, 24 ans (petit-fils de Perle), et sa femme Sofia De SANTIGANA 23 ans (assistante sociale).
Jonathan POTTER-DE-SANTIGANA, 3 ans (fils de Vincent et Sofia)
Hedwin POTTER-DE-SANTIGANA, 7-8 mois (fils de Vincent et Sofia)
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Manoir familial Potter, le lundi 01 août 1994
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L'horloge venait de sonner les neuf heures lorsque Draco entra dans le salon du château royal.
Il n'avait pas réussi à fermer l'œil de la nuit. En réalité, cela faisait déjà plusieurs jours qu'il ne dormait plus, depuis qu'il avait découvert la vérité au sujet de sa sœur.
Dès le lendemain de sa découverte, il avait ressenti le besoin de s'éloigner. Il avait passé le week-end en Italie, chez son meilleur ami, Blaise. Il n'avait pas eu l'autorisation de lui expliquer ce qu'il s'était passé, mais Blaise étant Blaise, il avait tout de suite compris que quelque chose de grave s'était produit. Il avait vite compris que Draco n'avait pas le droit d'en parler. Seulement, il avait tout aussi rapidement vu les signes que semait Draco. Draco n'avait pas eu de mal à lui faire comprendre quoi que ce soit, après tout, il était l'un des rares amis qui avait été mis au courant de la perte de sa sœur. Alors il avait semé des indices ça et là. Il avait par exemple, mis en évidence le pendentif qu'il cachait habituellement en permanence. Pendentif, que connaît suffisamment Blaise pour savoir qu'il contient la seule photo représentant son ami avec sa sœur, photo prise quelques heures seulement après sa naissance. Il en était là de ses réflexions lorsqu'il entendit la porte du couloir s'ouvrir. Il ne put empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres lorsqu'il identifia la personne qui entrait dans la salle, sur la pointe des pieds, portant un livre.
- Tu sais que pour lire tu serais mieux dans ta chambre, à moins qu'elle ne soit occupé par une deuxième personne ?
- Malefoy ! répondit en sursautant Hermione, et surtout en rattrapant le livre qui lui avait échappé des mains.
- Oui, c'est moi, je vois que tu n'as pas répondu à ma question, alors, le jumeau Weasley et toi ? Si on me l'avait dit, je n'aurais jamais cru que tu accepterais. Et d'ailleurs j'étais même persuadé que tu l'avais rejeté, tu as l'air du genre à toujours aimé que tout soit sous ton contrôle à toi et non pas celui d'une tierce personne.
- Ce n'est pas vrai ! s'insurgea Hermione en s'installant sur le fauteuil lui faisant face.
Draco se contenta d'un haussement de sourcil et un duel de regard prit place, vite rompu par Hermione.
- C'est bon, je conçois que je peux parfois passer pour une maniaque du contrôle, mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a des choses que j'ai accepté de ne pas pouvoir contrôler. Des choses beaucoup trop.. immatures pour en valoir la peine, des choses comme... l'attitude des Serpentards par exemple.
- Ouch, touché ! Mais avoue qu'elle était facile celle-là ! Mais, tu devrais faire attention à tes propos, après tout, tu es une Serpentard maintenant, enfin non, tu l'as toujours été.
Hermione ne prit pas la peine de répondre, et ouvrit le livre qu'elle avait sur les genoux.
- Je te dois des excuses.
Hermione releva les yeux vers Draco, étonné de ses propos.
- Des excuses ? A quel sujet ?
- Mon attitude en public envers toi. Je n'ai jamais rien fait ou dit de bonté de cœur, tout était uniquement question de jeu de rôle et d'image. Sache que je n'ai absolument rien contre les nés-moldus.
- Oui, enfin tu dis ça maintenant mais qui me dit que c'est vrai ?
- Tu es parfaitement en droit de ne pas me faire confiance. Après tout, je suis condamné à payer les erreurs de mon grand-père.
- Je ne vois pas bien le rapport entre ton attitude et les erreurs de ton grand-père.
Tout en parlant, Hermione avait refermé le livre et l'avait posé sur la table basse sous le regard intrigué de Draco. Ce dernier soupira et passa plusieurs fois la main dans ses cheveux avant de répondre.
- Je pense que tu as dû comprendre lors de la réunion de vendredi que la génération de mon grand-père à failli à ses engagements.
- Il aurait été difficile de faire autrement. J'ai passé quelques jours ici avant de venir, et je n'avais pas eu le loisir de découvrir ce côté de Marc. Il est plutôt jovial habituellement.
- Disons, qu'il a dû recevoir énormément de pression de la part de sa famille. Pression qui s'est ajoutée au fait qu'il a dû vivre en exil et maintenant encore caché, tout cela parce que mon grand-père et ses amis étaient… comment dire… trop bien ancrés dans leur bonheur et dans leur monde ou les sorciers n'oseraient pas s'en prendre à la famille royale.
- Oui cela peut se comprendre. Mais quel est le lien avec le rôle que tu dois jouer en public je te prie?
- Disons que lorsque le Prince Charlus a compris qu'il ne pouvait plus compter sur eux, il a décidé de placer ses pions pour ses futures attaques, et pour cela d'utiliser les chevaliers et leurs familles. Il faut que tu saches que la politique est un échiquier géant. C'est pourquoi de nombreux Serpentard sont curieux du club d'échecs que crée Weasley. Enfin, pour en revenir au sujet principal, lorsqu'il a compris qu'il ne pourrait pas convaincre les chevaliers, et comme il ne voulait pas les faire tester par Magia par amitié pour eux, il donnait des ordres royaux. Ordres auxquels nous sommes soumis ainsi que nos descendants jusqu'à ce qu'un contre ordre royal exempte notre lignée de cet ordre.
- Et ta famille devait rejoindre ceux qui se disent être des mages noirs pour les infiltrer, n'est-ce pas ?
- Pas seulement les membres de ma famille. Les membres de ma maison au grand complet.
- Je ne vois pas la différence.
- Et bien, disons qu'elle concerne également nos serviteurs qui ont dû jouer un rôle. Enfin, mon père à limiter les choses en faisant passer la majorité de nos serviteurs pour mort.
Draco décida de changer le sujet. Il était d'une forte curiosité, et le titre du livre choisi par Hermione, l'intriguait au plus haut point. Il l'attrapa alors et commença à le feuilleter.
- Tu t'intéresses aux liens magiques ?
- Oui, répondit Hermione en rougissant. Après ce qu'il s'est passé hier, je voulais en savoir plus.
- Ne me dit pas que tu n'étais pas au courant de cela non plus ?
- Au courant de quoi ? demanda une voix derrière eux. Désolé, je ne voulais pas vous interrompre, mais je crois que j'ai laissé ma curiosité prendre le dessus.
Kevin venait d'entrer dans le salon et avait été intrigué par les paroles de Draco.
- N'as-tu pas remarqué que tu recevais plus de mépris de la par des Serpentards qu'un autre né-moldu ? Demanda Draco en continuant comme s'il n'avait pas été interrompu par Kevin.
- Je ne trouve pas cela étrange pour ma part, répondit Kevin à la place d'Hermione tout en s'installant à leurs côtés, après tout, en plus d'être une née-moldue, elle est première en classe et amie avec Harry Potter.
- Bon il est vrai qu'elle cumule beaucoup de tare, mais quand même. OUCH ! Pourquoi tu m'as tapé dessus ? Grommela Draco en se massant sa cheville droite.
- Je pensais qu'un coup de pied te remettrait les excuses que tu as prononcées plus tôt, en tête. Bon, tu arrêtes de tourner autour du pot et tu m'expliques, commença à s'agacer Hermione.
- Où est Londubat quand on a besoin de lui ?
- Je suis ici.
Draco se tourna vers la porte qui était restée ouverte suite à l'entrée de Kévin.
- Oh, et bien très bien, entre et ferme la porte, ordonna Drago avant de marmonner plus pour lui que pour les autres qu'il commençait à en avoir assez d'être interrompu toutes les deux minutes.
- Je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner.
- Comme nous tous, mais fais ce que je te dis. Certaines personnes ne doivent pas entendre notre conversation.
Neville fit un pas dans la salle avant de se retourner pour fermer la porte. Une fois cela fait, il s'adossa à la porte et croisa les bras avant de prendre la parole..
- Bien, maintenant tu m'expliques pourquoi tu espérais ma venue.
- Et toi, tu vas m'expliquer comment cela se fait-il que personne ne lui ait jamais expliqué qu'elle était en train de tuer Weasley !
- QUOI ? s'écria Hermione en se levant et en se tournant vers Neville. Est-ce qu'il dit la vérité ?
- Tu aurais dû y aller avec encore plus de tact Malfoy, pesta Neville en s'avançant pour attraper Hermione par les épaules.
Malheureusement, en s'éloignant de la porte, Neville ne vit pas que cette dernière était ouverte très discrètement. En effet, une personne qui avait entendu le cri d'Hermione avait entrouvert la porte très légèrement et souhaitait entendre ce qui allait être dit.
- Écoute Hermione, je comptais t'en parler dans les prochains jours, c'est d'ailleurs pour cela que je t'ai invité à passer la prochaine semaine au manoir Londubat. Ron devait nous y rejoindre sur une journée afin que nous discutions avec toi de ce sujet. Bien, comme tu as dû le comprendre lors de la réunion, les Weasley sont les descendants de la sœur du seigneur Fëanor.
- Oui, j'en ai vaguement parlé avec Bill hier soir. Mais on a été coupé par le bal et quand j'ai voulu en parler ensuite avec Fred et que je lui ai posé des questions après la danse, il est parti dans la forêt. J'ai essayé de le suivre, mais je l'ai rapidement perdu.
- D'accord, il a développé son héritage magique très tôt. C'est un elfe des bois, en partie tout du moins, alors s'il ne voulait pas que tu le trouves dans la forêt tu ne le pouvais pas. D'autant plus que cette forêt qui borde le château a été créée par la magie de ses ancêtres en cadeau à la famille royale pour les remercier de les accueillir.
- Quelle est la conséquence du fait qu'il soit un elfe des bois par rapport à moi ?
- Disons pour faire simple que tu es son âme sœur, reprit Neville. Les elfes des bois ne vivent pour ainsi dire que dans le but de rencontrer leur âme-sœur. Une fois que cela est fait, si cette dernière accepte le lien qui se forme entre eux, alors l'elfe, qui jusqu'alors était immortel, cesse de l'être et vieillit au rythme de son âme sœur.
- Et s'il n'est pas accepté ? demanda Kévin, et Hermione l'en remercia silencieusement comme elle n'arrivait pas à verbaliser cette question.
- S'il n'est pas accepté avant la fin de la deuxième maturation magique de l'âme-sœur, l'elfe se meurt progressivement d'amour, son agonie peut durer entre un et deux mois, seul un changement d'avis de son âme-sœur peut le sauver, répondit doucement Drago à la place de Neville voyant que celui-ci ne parvenait pas à formuler sa phrase.
- Non.
Hermione avait juste murmuré ce mot, et si elle n'était pas tenue aux épaules par Neville, elle se serait effondrée. Ce dernier, voyant que son amie ne tenait plus sur ses jambes, la força à s'asseoir sur le canapé tout en lui servant un verre d'eau. Hermione releva la tête vers Neville, elle parla ensuite d'une voix tellement basse que Neville dû lui faire répéter pour comprendre ce qu'elle disait.
- Pourquoi personne ne m'a jamais rien dit ?
- Les nouvelles lois anti-hybrides font que personne ne doit être au courant de la nature de Fred. Seules les familles les plus anciennes sont au courant. On a rapidement compris que tu étais l'âme sœur de Fred, non seulement il cherchait ta présence, mais sa magie s'apaisait en ta présence. Et Magia vous poussait l'un vers l'autre. Personne ne comprenait pourquoi tu rejetais le lien, mais maintenant on sait que tu n'étais juste pas au courant, essaya de la rassurer Neville. Mais tu as jusqu'à ton anniversaire pour te décider, le dix-neuf septembre.
- Tu te trompes, le contredit Hermione.
- Comment ça, ton anniversaire n'est pas le dix-neuf septembre ? s'étonna Neville.
- Si, mais ma deuxième maturation magique a déjà eu lieu.
- Comment est-ce possible ! s'écria Neville en se mettant à faire les cents pas et en passant sa main dans ses cheveux.
- J'ai utilisé un retourneur de temps cette année pour pouvoir suivre toutes les options. Ma maturation magique a eu lieu vers mi- juin d'après un cousin de Harry.
Prenant conscience de ce qu'elle venait de dire, et en associant cela avec ce qu'elle venait d'apprendre, elle comprit alors une chose. Fred était en train de mourir et seule elle pouvait le sauver. Elle comprenait maintenant que ce qu'elle croyait être un crush d'une ado pour le grand-frère d'un de ses amis était plus que cela. Elle n'osait pas l'approcher car elle avait toujours eu trop peur qu'il ne se moque d'elle. Elle se redressa d'un coup et courut vers la porte qu'elle ouvrit d'un mouvement brusque avant de se figer. Devant elle se trouvait le double de celui qui était son âme-sœur. Ce dernier ne lui laissa pas le temps de parler avant de l'attraper par la main et de courir vers l'extérieur.
- Tu as vraiment eu ta maturation en Juin ?
- Oui, pourquoi ne m'avez-vous jamais rien dit ?
- Fred ne voulait pas d'une relation forcée par Magia, il voulait te séduire. Enfin il te le dira lui-même. Mais ce n'est qu'un imbécile, voilà pourquoi il faiblissait, j'espère qu'il n'a pas fait une bêtise. Il était de plus en plus faible, mais je croyais qu'on avait encore au moins deux mois. Quand je me suis réveillé, il était déjà parti, mais notre lien de jumeau me permet de le retrouver.
- Que dois-je faire pour lui faire comprendre que j'accepte le lien.
- Tu dois prononcer les mots suivants en étant sur un cercle elfique. "Moi, tu dis ton prénom, accepte le lien qui nous unis devant Magia". C'est l'équivalent d'un mariage, tu dois le savoir.
- Et, tu crois que je vais laisser mourir cet imbécile romantique. Rien ne l'empêchait de tout m'expliquer et de me séduire par la suite.
- Je suis entièrement d'accord avec toi. Mais il m'a fait faire un serment pour ne pas que je te prévienne. Maintenant que tu es au courant, je peux agir.
George ralentit alors qu'il arrivait au milieu d'une clairière. Il se tourna alors vers Hermione, après avoir inspiré sous le ce qu'il venait de voir. Pourvu qu'il ne soit pas trop tard, se dit-il.
- Je te laisse ici, mais je t'en supplie, fait vite.
George revint sur ses pas le cœur serré et les larmes aux yeux. Priant pour qu'il ne soit pas trop tard. Il avait cru que la danse de la veille repousse le moment final, mais visiblement il avait tort. Et Fred qui lui avait fait jurer de ne pas en parler avec leurs frères. S'il ne survivait pas, il le suivrait dans la mort, il le savait, il ne lui survivrait pas. Il retrouva ses frères qui l'avaient vu entraîner Hermione en courant. Ce fut Bill qui brisa le silence en le voyant, les larmes aux yeux.
- Que se passe-t-il ?
Georges prit une profonde inspiration avant de répondre.
- La transformation a commencé.
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Hermione de son côté s'avança dans la clairière. Si au début elle ne vit pas Fred, elle se rendit alors compte qu'un cercle magique entourait ce qu'elle avait pris pour un jeune arbre, mais qui, elle le vit au dernier moment était en réalité Fred. Fred qui se transformait sous ses yeux. Alors priant pour ne pas arriver trop tard et pour que le cercle magique soit un cercle elfique, elle se précipita vers lui. Il ne restait plus que son visage encore d'aspect Humain. Elle supplia Magia de lui laisser le temps.
Arrivée devant Fred, elle posa ses mains sur ses joues. Sous le contact, Fred ouvrit les yeux et tenta de parler, il n'en croyait pas ses yeux. Lorsqu'il avait compris que la transformation avait commencé, il était parti discrètement de l'appartement familial, ne souhaitant pas que sa famille assiste à cette transformation, ne voulant pas voir la douleur dans leurs yeux. Il avait alors, dans un dernier espoir, tracé un cercle elfique et s'était positionné au milieu. Et là, maintenant qu'il avait accepté de partir, elle était face à lui. Il n'entendait pas ce qu'elle disait, ses oreilles n'existants déjà plus. Mais elle avait l'air désespérée et semblait répéter la même chose inlassablement. Il aurait aimé lui parler, mais la transformation de sa gorge ayant déjà eu lieu. Il aurait aimé lui dire qu'il l'aimait, que la danse qu'ils avaient partagé la veille avait été le moment le plus merveilleux de sa vie. Il voulait lui dire d'arrêter de pleurer, de vivre heureuse. Il referma les yeux, sentant sa bouche être transformée à son tour. Puis, il se passa quelque chose qu'il n'avait pas prévu. Une lumière jaune sortie du cercle de fée et monta vers le ciel pour s'y fondre. Il rouvrit alors les yeux et se concentra davantage sur les paroles d'Hermione. Progressivement il sentit qu'il retrouvait son audition et entendit alors ce qu'elle disait, enfin ce qu'elle répétait inlassablement les yeux fermés, les larmes dévalant ses joues.
- ... lien qui nous unis devant Magia. Moi, Hermione Jane Eilidh Granger, accepte le lien qui nous unis devant Magia. Moi, Hermione Jane Eilidh Granger, accepte le lien qui nous unis devant Magia.
Il ne put que l'écoutait répéter inlassablement jusqu'à ce que ses bras retrouvent leur mobilité. Il la prit alors dans ses bras et la serra contre lui. Hermione ne s'arrêta pas pour autant et continua inlassablement de répéter ces paroles rituelles jusqu'à ce que la lumière les entourant s'éteigne, emportant avec elle les dernières traces de la transformation de Fred. Fred lui redressa alors le menton pour la regarder dans les yeux. Hermione clignant des yeux en voyant les traits légèrement différents de son compagnon. Son visage s'était affiné, ses oreilles étaient plus pointues, et ses yeux avaient pris la couleur de la forêt qui les entourait. Une fois certains d'avoir son attention, et que les larmes avaient cessé, Fred prit la parole.
- Tu es certaine que c'est ce que tu veux ?
- Tu me demandes si je suis certaine que tu veux vivre ?
- Je ne veux pas que tu fasses ce choix juste pour que je vive, je veux que tu sois heureuse, que tu sois avec une personne que tu aimes…
- Mais je t'aime Frédéric Fabian Fëanor Weasley.
- Comment ?
- Magia vient de me souffler ton nom magique.
- Celui de mon arrière-oncle. Merci Magia pour cet honneur. Mais ce n'était pas vraiment ma question. Je voulais savoir si c'est vrai, comment est-ce possible que tu m'aimes. Je suis tout l'opposé de ce que tu aimes. J'aime m'amuser, je ne prends pas mes études au sérieux, je…
- Tu es une personne remarquablement gentille et intègre. La justice est pour toi primordial, et tu fais passer les autres avant toi. La preuve en est que tu ne souhaites pas me contraindre dans une relation. Mais tu ne me contrains pas en quoi que ce soit. J'ai réalisé beaucoup de choses ces dernières vingt-quatre heures, sur toi, sur moi, sur nous. Je me suis toujours senti en sécurité lorsque tu entrais dans une pièce, mais lors de la danse hier soir, je me suis sentie, à ma place, je n'avais plus peur de rien, comme si tout prenait son sens. Je croyais que ce n'était qu'un crush d'adolescente pour le grand frère de mon meilleur ami. On ne fait pas plus cliché. Alors, comme j'avais peur que tu ne vois en moi qu'une fille trop sérieuse, je ne suis pas aussi jolie que…
Hermione n'avait pas pu finir sa phrase, n'y tenant plus, Fred l'avait fait taire d'un baiser à la fois tendre et passionné. Elle se laissa alors porter par ses sentiments, parce que son cœur et son corps lui dictaient. Ils profitèrent tous les deux de l'instant, se laissant porter, se retrouvant assis au milieu du cercle elfique.
- Je suis ravie de voir que je n'aurais pas de cérémonie à organiser pour mon neveu.
En entendant cette voix, Fred se releva, et avec regret se sépara d'Hermione afin de rejoindre le seigneur Fëanor pour le prendre dans ses bras. Hermione l'avait suivi, mais préférait rester un pas en arrière, pour leur laisser ce moment qui semblait important pour Fred.
- Mon oncle, je suis content de vous rencontrer enfin. Je n'ai pas pu vous parler hier soir, j'ai eu l'impression que vous m'évitiez.
- Je l'avoue. Je t'évitais. Je sentais que ta limite était atteinte, et j'ai été un peu égoïste. Je ne voulais pas encore souffrir d'une telle perte. Perdre un proche parce qu'il meurt de vieillesse est une chose, mais par mal d'amour, c'est une souffrance pour tout le peuple. Nous ne vivons que pour l'amour et rendre heureux les autres. Alors savoir que cela cause la mort de l'un de nous, c'est difficile. Je suis désolé si je t'ai blessé.
- Je ne vous en veux pas. Mais, combien de temps restez-vous ?
- Je pense rester plusieurs jours. Cela fait de nombreuses décennies que je ne suis plus venu ici. Et je pense que tu dois avoir de nombreuses questions. Mais je vais déjà vous transmettre les prochaines étapes de votre lien. Votre union elfique devra avoir lieu dans moins d'une lune en Avalon. Vous ne pouvez pas avoir de relation plus poussée que de simple baisé jusque là. Vous devez arriver le plus pur possible devant l'hôtel. C'est pour cela que l'union elfique doit être faite le plus rapidement possible, votre attirance l'un pour l'autre ne fera que croître au fil des lunes.
- Mais enfin ! Hermione est trop jeune !
- Il fut un temps où les jeunes nobles étaient mariés tôt, parfois même avant leur quinze ans. Et puis, tu n'as qu'à te retenir si tu veux vraiment attendre, mais n'oublie pas que ta compagne a aussi son mot à dire.
Hermione et Fred n'osaient plus se regarder, leur joues rouges étaient le signe que cette conversation était devenue gênante, surtout avec un adulte de la famille de Fred. Ce dernier sourit avant de prendre la parole.
- Allez, venez, nous devons rassurer tes frères et ton père Fred, puis commencer à organiser la cérémonie elfique.
Hermione et Fred suivirent leur aîné jusqu'à la terrasse sur laquelle était installé l'ensemble du clan Weasley. Les autres habitants du château ayant compris ce qu'il se passait après avoir vu le faisceau de lumière avaient laissé la famille seule comme ils le désiraient. Ce faisceau, pour les elfes, pouvait avoir deux significations, soit la transformation complète en arbre de l'elfe des bois, soit le début de l'union de deux âmes-sœur.
Hermione et Fred allèrent rassurer leur famille pendant que Fëanor se rendait à l'intérieur prévenir tout le monde de la situation. De nombreux soupirs de soulagement retentirent.
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Harry, qui avait rejoint ses amis dans le salon après le départ d'Hermione, était en colère après tout le monde. Et il le faisait bien savoir. Ils avaient failli perdre un ami à cause du manque d'enseignement. Son éclat de magie fut retentissant. Il s'en prit également à Neville, lui disant qu'il aurait pu et dû les prévenir. Qu'Hermione avait le droit d'être au courant bien plus tôt que les dernières secondes. Il fut sorti alors dans le jardin par Chrys et Jules afin de limiter les dégâts de son éclat de magie. Enfin, Jules n'atteint pas le jardin et fut projeté contre un mur par la magie d'Harry. Heureusement que le château était habitué à ces éclats et qu'il avait l'habitude de rentrer ses murs souples pour amoindrir les atterrissages. Chris eut de son côté plus de chance si on peut dire car il se retrouva projeté dans la fontaine. Ce ne fut que lorsque Kévin le rejoignit qu'Harry se calma. Il se rendit compte de ce qu'il venait de faire à ses cousins et grimaça. Se faire envoyer valser contre un mur ou dans une fontaine à cinquante ans passés, ne devait pas être très agréable. Il ne put qu'aider Chris à sortir de la fontaine.
- Désolé…
- La prochaine fois, je laisse ses ingrats se prendre ta magie de plein fouet.
Chris pesta tout en sortant sa baguette pour se sécher. Avant de la ranger, il jeta un aguamenti aux amis de Harry ainsi que les Weasley qui rigolaient de son malheur. Au moins, la tension était retombée. Harry se contenta de hausser les épaules avant de remercier Kévin d'un geste de la main sur les épaules et de rejoindre les Weasley et Hermione.
Arrivé devant eux, il prit Hermione dans ses bras puis Fred, avant de prendre la parole.
- Ne me faites plus jamais une frayeur pareil d'accord ! Fred, j'ai besoin de mes batteurs préférés pour surveiller mes arrières !
Fred rigola un peu avant de répondre tout en prenant Hermione par les épaules.
- Promis petit Prince, je m'occuperais de tes arrières en vol.
Tous rigolèrent avant de se détendre et de se servir des rafraîchissements servis par les elfes de maison. Les parents d'Hermione n'étant pas de la partie, ils n'étaient pas encore au courant. Il fut alors convenu d'en parler avec Marius Black qui était encore en train de dormir et qu'il leur expliquerait toute l'histoire, ou au moins une partie.
Harry décida de rentrer s'isoler un peu. Le réveil sans ses parents, même s'il s'y attendait, avait été difficile. Les photos présentent sur sa table de nuit lui prouvaient que cette soirée avait réellement existé. Il se déplaça sans vraiment savoir où il allait jusqu'à ce qu'une main lui attrape le poignet. Il se tourna alors pour faire face à celui qui l'avait ainsi stoppé.
- Marc, tu m'as fait peur.
- Je t'ai pourtant appelé une bonne dizaine de fois, et par le lien aussi.
- Oh, pardon. Ce n'est pas grave. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Je….
Harry ne savait pas trop comment aborder le sujet et s'il en avait envie. Après quelques minutes, il décida que oui mais pas au milieu d'un couloir. Il attrapa alors Marc par le poignet et l'entraîna dans son bureau dont il venait de faire apparaître la porte. Il était content d'un côté que ce soit Marc et non Jazz. Pas qu'il n'aimait pas Jazz, mais Jazz prenait tout à la rigolade, alors il avait du mal à avoir une discussion vraiment sérieuse avec lui. Marc, même s'il ne le connaissait que depuis peu était plus sérieux, plus mature. Sans doute le fait qu'il ait été éduqué pour devenir le Second Prince y était pour quelque chose.
- Tu as raison sur certains points, mais tort sur d'autres.
Harry sursauta en entendant son cousin prendre la parole.
- Je suis désolé, tu pensais tellement fort et comme tu avais ouvert le lien j'ai cru que…
- Ce n'est pas grave, en quoi ai-je tort et en quoi ai-je raison ?
- Tu as raison, mon éducation pour te seconder a été très soutenu nous dirons, et m'a obligé à être mature rapidement. A l'école j'étais le "petit étrange", les autres ne comprenaient pas que je passe mon temps à lire des livres plutôt que de jouer avec eux. Grand-père était très exigeant, je devais retenir une montagne d'information dès mes sept ans. Et puis un jour j'ai complètement craqué. J'étais en première année à Salem. Si Vincent était à Ilvermony, Jazz lui était à Salem avec moi, mais en cinquième année. Il n'était pas aussi insouciant jusqu'alors. Il m'a trouvé en larme. Je n'arrivais pas à retenir un protocole et Grand-Père m'avait dit que je n'y mettais pas tout mon temps, que je m'amusais trop. Il m'avait dit cela alors que je ne m'accordais pas la moindre pause. J'ai dit à Jazz que j'avais déçu Grand-Père et que je ne serais pas capable de te seconder correctement.
- Mon beau-frère Jasper a toujours été un handicapé des sentiments, ne t'en fait pas petit, il va m'entendre. Mais continue, je suis curieuse d'entendre la suite.
- Oh grand-mère, je suis désolée, je n'avais pas vu que vous étiez dans votre cadre, s'excusa Harry.
Dorea fit un signe de la main pour signifier que ce n'était rien, et Marc reprit alors la parole.
- Jazz a décrété ce jour-là que Grand-Père n'était qu'un vieux crouton et a décidé que puisqu'il m'accusait de laisser mon rôle au second plan pour m'amuser, je n'avais qu'à m'amuser réellement. Il a alors pris tous les livres que Grand-Père m'avait demandé de lire et les lui a envoyés avec un sort de sa composition. En ouvrant le paquet Grand-Père s'est retrouvé avec des démangeaisons bien placées pendant plusieurs heures.
Harry ne put s'empêcher de rigoler en apprenant ce qu'il s'était passé.
- Oui, c'est sûr que certaines de leurs décisions sont à revoir. Si je comprends bien, ils ont déjà vécu un épisode vengeur de votre part par rapport à leur erreur.
- En effet, mais ils ont compris. Et je crois, que jusque-là ma mère n'était pas réellement au courant de tout ce qu'ils me demandaient d'apprendre. Elle y a mis son grain de sel et elle s'est arrangée pour être là tous les week-end et à chaque vacance.
- Les week-end ? Salem n'est pas un pensionnat.
- Non, c'est un internat, et encore, non obligatoire, beaucoup d'élèves rentrent le soir. Bon et toi alors ? Ce n'est pas que je n'ai pas trouvé drôle de voir mon père être projeté contre un mur, au contraire même, mais est-ce que tu vas mieux ?
- Je crois. Comment vous avez su ?
- Su quoi ? Si tu ne veux pas que j'aille lire dans ton esprit, il va falloir être plus précis.
- Pour le cadeau.
- C'est Vincent le premier qui a bénéficié d'un tel cadeau. Comme toi, ses parents sont décédés lorsqu'il avait un an, dans une explosion qui a ravagé sa maison. Vincent était chez tantine Perle ce soir-là puisqu'ils faisaient une fête pour célébrer les fiançailles d'un cousin, décédé lui aussi ce soir-là. Enfin, toujours est-il que lorsque Jonathan est né, il a eu besoin de le présenter à ses parents, et lorsqu'il a allumé les bougies, il nous a dit que c'est à cette présentation qu'il pensait. Et Magia lui a accordé ce souhait qu'il n'était même pas réellement conscient d'avoir fait. Il a pu voir leur esprit, tel des fantômes, et leur parler.
- Oh d'accord, donc en fait vous vouliez que je pense à mes parents et à les voir apparaître devant moi sans vraiment le demander c'est ça ?
- C'est ça, on s'est rendu compte que Magia ne réalisait pas les vœux demandés, mais ce que notre cœur désire sans vouloir l'admettre. Alors on s'est donné pour mission de trouver le vœu caché de chacun et de faire en sorte qu'il se réalise par des petits actes au moment de la cérémonie.
- Oh, d'accord. En tout cas, je crois que je ne vous remercierai jamais assez pour cela. Vous avez réalisé un rêve inatteignable, le rêve de tout orphelin. Mais je crois que le retour à la réalité a été dur ce matin. Cette nuit a été tellement magique. Je… J'ai l'impression d'être une éponge émotive en ce moment. Il va vraiment falloir que je m'endurcisse. Enfin, passer cette soirée avec mes parents, c'était juste magique. Il n'y a pas d'autres mots.
- Oui, il est dommage que tu ne puisses pas discuter avec eux par le biais de leur tableau.
- Oh, pour cela, ils m'ont indiqué où ils étaient cachés. Il faudra que je me rende à Godric Hollow.
- Hors de question ! Je suis désolé, mais ce lieu est beaucoup trop surveillé par le ministère. On ira pour toi, mais toi tu ne dois pas t'en approcher pour le moment. Tu me le promets ?
- Mais pourquoi ?
- Cela serait étrange que tu y ailles maintenant alors que tu n'y es encore jamais allé. Je te promets que tu iras avant tes quinze ans. C'est tout ce que l'on peut faire pour le moment. J'irai moi-même avec Jazz. Cela ne paraîtra pas étrange que deux Américains récemment arrivés aillent dans ce lieu, et ce même si c'est le premier endroit où nous nous sommes rendus après notre arrivée en Angleterre.
- Je vois. Je crois. C'est étrange, j'avais toujours cru que les tableaux n'étaient que des souvenirs, mais là j'ai l'impression qu'on en parle comme si c'était vraiment eux. Comme pour mes grands-parents et les autres du château.
- Les tableaux classiques ne sont que des reflets de ce qu'était la personne lorsqu'il a été peint. Les tableaux royaux et des chevaliers par contre, c'est une autre histoire. Ils sont une porte entre notre monde et celui des morts. Mais seul celui qui a été peint peut traverser ce voile. D'après les légendes, il existerait un voile permettant de les rejoindre pour leur parler de manière directe, mais ce n'est qu'une légende.
- Comme le roi Arthur et les chevaliers de la table ronde. Les moldus en ont fait énormément de films, de recherches et autres.
- Oui, tu as raison, toute légende possède un fond de vérité. Bon, et si on passé à une chose très importante.
- De quoi tu parles ?
- Mais de l'ouverture des cadeaux voyons.
- Oh, c'est vrai, j'ai des cadeaux. Je les avais oubliés, rigola Harry
- Bon, ils ne pourront que faire pâle figure devant les notre, mais il y en a un surtout qui ne peut plus attendre, j'ai même dû le remballer ce matin, il avait déchiré son paquet cadeau.
- Pas le Monstrueux Livre des Monstres rassure-moi !
- Non, c'est un cadeau qui te vient de toute la famille de ton amie Hermione, demandons aux elfes de les apporter. Mauricette !
Harry ne put retenir l'éclat de rire en entendant le nom de l'elfe. Il s'éloigna un peu lorsqu'elle apparut et ne revint à sa place que lorsqu'elle fut partie.
- Avoue que tu l'as fait exprès ?
- Exprès de quoi ?
- De l'appeler elle et pas un elfe avec un nom plus commun non.
- Bon j'avoue, rigola Marc en levant les mains en l'air. Mais avoue que cela a fonctionné.
- Oui. Mais comment vous en êtes arrivé à l'appeler ainsi.
- Mais ce n'est pas nous qui choisissons les prénoms, ce sont leurs parents. Contrairement à de nombreux sang pur nous ne vendons pas nos elfes dès la naissance. Bref, c'est l'heure des cadeaux, et celui-ci n'attends plus, rigola Marc en lui tendant une boîte qui faisait office de paquet cadeau.
- Mais c'est…
Harry avança prudemment vers le cadeau, il lui avait semblé avoir reconnu le son qui était sorti du paquet qui commençait à s'agiter de plus en plus dans les mains de Marc. Il le prit prudemment dans ses mains avant de s'agenouiller devant la table basse qui lui faisait face, tout en déposant délicatement le paquet dessus. Harry ne put s'empêcher de sourire en attrapant la petite boule de poil qui lui faisait face.
- Salut toi. Tu te rappelles de moi ?
Comme s'il lui répondait, le petit chiot lui fit une léchouille sur la main. Harry se rappelait très bien de ce chiot qu'il avait nourri au début du mois chez la cousine d'Hermione. Il s'était senti attiré vers ce chiot aux poils blancs avec un masque marron, une bande marron également sur le dos, et surtout, une tâche sur le flanc en forme d'éclair. Il attrapa le mot qui, comme il le présentait, venait de la part d'Hermione. Elle lui expliquait que ce chiot s'était attaché à lui, et se mettait à chouiner dès qu'il n'était plus dans les parages. Et il avait arrêté, dès l'instant où ils l'avaient mis dans la boîte cadeau, une boîte fournie par Marius et qui était enchantée pour que l'animal ne souffre pas à l'intérieur et soit bien nourri.
- Comment vas-tu l'appeler ?
- Je n'en ai pas la moindre idée. Hermione me précise que c'est l'année des J. Il faut donc un prénom en J.
- Oh non s'il te plaît, rien en rapport avec John ou Jonathan, plaisanta Marc.
- Promis. Alors, on va éliminer Jasper ou Jazz aussi, on en a assez. Quand j'étais à l'école primaire, il y avait une personne qui venait nous apprendre le gallois. Cette dame était la seule avec qui je pouvais être moi-même puisque les cours se déroulaient pendant la pause du repas et seulement pour les enfants qui le souhaitaient, nous n'étions que cinq ou six. C'était la grand-mère d'une de nos enseignantes je crois. J'aimerais beaucoup la revoir, je n'ai jamais pu lui expliquer pourquoi... Je n'ai pas pu l'apprendre longtemps car… enfin j'ai dû arrêter, mais j'aimais beaucoup m'y rendre.
Marc sentit que le sujet était sensible et que Harry n'était pas encore prêt à lui en parler. Il va vraiment falloir qu'ils trouvent rapidement un psy en qui il pourra faire confiance. Lui-même a commencé des études en psychologie, mais ne les a pas encore terminées, et le cursus Anglais n'étant pas très complet, il s'est arrangé avec ses enseignants pour suivre une partie des cours par correspondance. Il doit leur envoyer un courrier dans la semaine pour confirmer les cours par correspondance suite à sa visite de l'université magique anglaise. Il leur demandera conseil à ce moment-là. Il recentra alors la conversation sur le sujet de départ.
- Alors quel prénom as-tu choisi ?
- Jaouen, cela vient du gallois gwen qui signifie sourire.
- Oui, c'est mignon, mais je pense raccourcir en Jaja.
- Pas mal, alors ton nom officiel sera Jaouen, et ton surnom Jaja !
Harry sourit en jouant un peu avec Jaouen. Il fronça les sourcils lorsque Marc lui tendit un papier et un stylo, mais les prit quand même. Devant son froncement de sourcil, Marc lui expliqua la raison de son geste.
- Au vu de la quantité de cadeaux, il vaut mieux écrire les lettres de remerciement en suivant.
- Mais on va en avoir pour la journée si on fait comme ça.
- Et alors ? Tu as quelque chose de prévu ?
- Je devais commencer mes leçons de gestion du patrimoine avec Benedict.
- Ne t'en fait pas, à mon avis il ne va pas se lever avant un moment. Mais si tu veux vraiment, on arrêtera vers treize heure pour rejoindre les autres à la collation, puis tu vas à ton cours, et on reprend ce soir ?
- On fait comme ça, mais il est déjà presque midi, alors je vais essayer de me dépêcher. Je dois une lettre pour tout le monde ?
- Pas pour la famille, mais on te les donnera en main propre lorsque tous les invités seront partis. C'est pour cela qu'ils ne sont pas là et que le tas est moins important qu'hier soir.
- Quoi ? Il y aura plus de cadeaux ? Mais enfin, c'est beaucoup trop !
- Dis-toi que l'on rattrape plusieurs années.
Harry écrivit un mot de remerciement, sous les conseils de Marc qui le guidait dans la formulation. Une fois cela fait, Marc lui tendit un autre paquet.
- Alors, il n'y a plus d'urgence vitale dans les prochains cadeaux. Voici celui de ta petite fiancée et de sa famille.
Harry rougit en prenant le paquet. Il l'ouvrit et découvrit un magnifique violon associé à un mot écrit par Georgiana. Il réussit à en lire le contenu sans le montrer à Marc. "C'est un violon d'étude, nous pourrons ainsi continuer nos leçons à Poudlard".
Marc avait pris le violon et commençait déjà à en jouer quelques notes sous le regard étonné de Harry.
- Je ne savais pas que tu en jouais ?
- Oh, juste quelques notes. Ma grand-mère maternelle est directrice d'une école de musique alors j'y ai passé du temps quand j'étais plus jeune. Mais je préfère le piano et la trompette.
- Oh vraiment ! J'ai commencé à apprendre un peu, mais j'ai encore du mal avec la lecture des notes, tu pourras m'aider ?
- Je ne suis pas un très bon pédagogue, mais mes parents devraient pouvoir, ils se sont rencontrés à l'école de musique de ma grand-mère peu de temps après l'exil de notre famille. Ils y sont enseignants bénévoles après leur travail. Aucun ne joue du violon, mais ils pourront t'aider avec le solfège, et je crois que maman avait prévu de t'apprendre le piano.
- Oh, c'est vrai ? Génial ! Je croyais qu'ils s'étaient rencontrés à leur travail comme ils sont tous les deux médico-mages.
- Non, maman travaillait comme infirmière dans un hôpital, mais quand papa a fondé son cabinet, elle s'est décidée à passer le diplôme de médicomagie. D'ailleurs, il ne faut pas qu'on oublie ce soir le check up complet qu'ils veulent te faire.
- C'est vraiment obligé.
- Harry, on en a déjà parlé à chaque fois que tu le repoussais. Ils ne veulent pas le faire si tu ne le veux vraiment pas, mais après tout ce que tu as vécu et le nombre de fois où tu as fini à l'infirmerie, il faut vérifier que tout s'est bien remis en place.
- Mais Mme Pomfresh ne m'aurait pas laissé sortir si…
- Harry, les médico-mages et infirmiers anglais laissent à désirer. Il faut vérifier si tu as bien évacué tout le venin de Basilic et les larmes de Phoenix.
- D'accord, d'accord. Je vais le faire.
- Oui, surtout que tu leur as promis d'être leur premier patient Anglais et qu'ils ouvrent leur cabinet à pré-au-lard demain matin à la première heure.
- Oui oui, je sais. Bon passe-moi cette feuille que je les remercie correctement.
- Parce que tu ne vas pas le faire en privée ? demanda Marc avec un sourire en coin et en envoyant une image à Harry.
- Marc ! Elle a onze ans !
- Et alors, ce n'est qu'un petit bisous sur les lèvres, un smac, j'ai embrassé une fille pour la première fois au primaire alors bon. Mais si tu n'es pas prêt ce n'est pas grave.
- Ce n'est pas ça. Pour l'instant, pour moi Georgiana est une amie, mais je ne la connais pas encore assez.
Harry coupa court à la conversation en finissant sa lettre, et en attrapant le cadeau suivant. Il reçut de nombreux livres sur des sujets sérieux qu'il ne connaissait pas comme l'étude des arts, de politique magique, des êtres magiques, mais également des sujets moins sérieux, comme des romans moldus et quelques mangas. Il reçut également des plantes magiques, des jeux moldus et sorcier. Il était treize heures trente lorsqu'il termina sa lettre à Lady Londubat.
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Avec Marc, ils décidèrent alors de laisser le reste des cadeaux et de rejoindre les invités qui devaient partir en début d'après-midi. Ils retrouvèrent tout le monde dans la salle à manger. La pluie d'été qui les avait surpris les avait contraint de terminer la collation à l'intérieur. Harry déposa Jaouen à ses pieds, seulement ce dernier était effrayé par le monde présent et sautilla sur ses pattes arrière, ses pattes avant tapotant ses jambes. Harry en fut attendri et le reprit dans ses bras sous le regard moqueur de Marc. Ils furent appelés par Bénédict qui discutaient avec les parents de Georgiana.
- Vous tombez bien tous les deux. Nous étions justement en train d'évoquer les achats pour la rentrée de Léo et Georgiana, mais ils sont réticents au fait d'y aller tous ensemble. J'étais en train de leur proposer une sortie commune qu'en pensez-vous ?
- Si cela vous convient, je serais ravi que vous nous accompagniez, mais je conçois que vous vouliez aussi profiter de cette journée uniquement en famille, répondit Harry.
- Oh, mais ton cousin ne te dit pas tout Harry. Nous serions ravi de vous accompagner, mais il insiste pour passer ouvrir un compte pour Georgiana au nom de la famille Potter et alimenter par vos comptes.
- Lady Finch-Fletchley, je croyais qu'il était inconvenant de parler finance avec une dame, sourit Harry.
- Ne retourne pas mes leçons contre moi jeune homme, rétorqua la mère de Georgiana.
- Bénédict, pourquoi tiens-tu autant à ouvrir ce compte ? demanda Harry à son cousin ne comprenant pas qu'il insiste à ce point.
- C'est une tradition de la famille. Georgiana a été désignée par Magia pour entrer dans la famille, elle doit donc avoir son propre compte.
- D'accord, mais cela ne peut-il pas attendre que nous soyons plus grand et les fiançailles officielles ? Nous ne réalisons nous même pas encore ce qu'il se passe et…
Harry ne termina pas sa phrase devant le regard agacé de son cousin. Il déglutit avant de reprendre en essayant de concilier les deux partis.
- une tradition donc… Et bien, je propose que nous ouvrions le compte, mais qu'il ne soit accessible à Georgiana que le jour de nos fiançailles officielles, qu'en pensez-vous ? demanda Harry en se tournant vers ses futurs beaux-parents.
- Puisque nous n'arrivons pas à faire changer d'avis la tête de mule qui te sert de cousin, soupira lady Finch-Fletchley, c'est d'accord à un détail près. Georgiana n'y aura accès que lorsqu'elle sera mariée. Et je ne me fais toujours pas à cette idée, et ce même si mon mariage est un mariage arrangé. Je m'étais promis de ne jamais faire la même chose à mes enfants et voilà que… Non pas que je n'aime pas mon époux, au contraire. Mais on voit bien ce que peut donner un mariage arrangé, il n'y a qu'à voir celui du prince Charles et de lady Diana.
- Ne vous en faites pas, je ne forcerais jamais Georgiana et je ne la déshonorerais jamais.
- J'espère bien. Mais bon ton grand-oncle nous a expliqué que Magia ne se trompait jamais, espérons qu'il ait raison. Maintenant veuillez m'excuser, j'aperçois Jane, et je dois lui toucher deux mots au sujet de ses cachoteries.
Lady Finch-Fletchley se retourna et partit d'un pas énervé. Harry comprit alors que la mère de Georgiana n'acceptait pas aussi bien la situation qu'elle le disait.
- Je suis désolé pour le comportement de mon épouse, mais je suis moi-même un peu… comment vous expliquez cela. Harry, nous te faisons confiance, nous faisons confiance en cette Magia, Justin nous a expliqué beaucoup de choses à son sujet. Mais il va nous falloir du temps avant d'accepter qu'il est déjà prévu que notre petite Georgiana se marie l'année de ses dix-sept ans. Un parent n'est pas prêt à envisager de laisser partir son enfant lorsque celui-ci a tout juste onze ans. Mais ne t'en fais pas Harry, tu seras toujours le bienvenu. Maintenant veuillez m'excuser, mais j'ai moi-même quelques mots à dire à Jane, j'aurai apprécié de la savoir en couple avant les autres.
- Nous comprenons, répondit Marc. Ne vous en faites pas et prenez le temps dont vous avez besoin.
Les trois cousins regardèrent le père de Georgiana rejoindre son épouse qui entraînait leur aînée en dehors de la salle. Une fois qu'il fut certain de ne plus être à portée d'oreilles, Marc se retourna violemment vers Bénédict.
- Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête pour insister sur ce sujet alors qu'ils ont appris hier que leur petite fille de seulement onze ans allait se marier. Tu ne pouvais pas attendre quelques jours.
- Magia ne se trompe jamais, et tu le sais. Plus vite ils le comprendront, mieux ils l'accepteront.
- Pas en moins de vingt-quatre heures. Et je t'interdit de leur en reparler sans mon accord ou celui de Harry est-ce clair ?
- C'est moi qui gère les finances de la famille, tu n'as pas à me donner d'ordre à ce sujet alors que je ne fais que respecter des traditions ancestrales.
- Tu veux vraiment vérifier si je peux te donner un ordre Bénédict, grogna Marc en laissant ressortir sa magie. Je te rappelle que ce n'est pas parce que tu es plus âgé que tu m'ais supérieur.
- Oh la, stop tous les deux, intervint Harry en s'interposant entre ses cousins. Vous allez vous calmer. Nous reparlerons plus tard de ce sujet. Pour l'instant, je ne veux plus en entendre parler. Bénédict, je respecte énormément le fait que tu veuilles respecter les traditions, mais les parents de Georgiana ne sont pas des sorciers, et ne voient pas le monde comme nous. Donc s'il te plaît, ne leur en parle plus. Nous irons ouvrir ce compte, mais pas forcément le jour d'achat des fournitures. Nous pourrions aussi le faire le trente août. D'accord ?
- Très bien. Je m'excuse si j'ai été maladroit. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai encore des papiers à régler avant notre cours Harry. Je t'attends à seize heure trente, après le départ de tes invités.
Bénédict partit sans adresser le moindre regard à Marc. Harry se tourna alors vers ce dernier.
- Marc…
- Quoi ? Il est agaçant de toujours croire que tout doit être fait comme il le souhaite et quand il le souhaite. Dès qu'on parle de chiffres on dirait qu'il en oublie les sentiments humains.
- Ce n'est pas cela le problème. Je suis d'accord sur ce point même si je ne le connais pas encore. Mais j'ose imaginer que l'amour dans notre famille suffit pour que nous discutions et pour agir ensemble en prenant des décisions ensemble sans nous battre, et en n'obligeant pas les membres de cette famille à agir contre leur principe. Je ne veux pas avoir à donner de tels ordres, je ne veux pas avoir à donner d'ordre à un membre de ma famille tout court. Si on ne peut pas les convaincre, alors c'est peut-être qu'il y a une autre façon d'agir. D'accord ?
- Tu idéalises trop notre famille Harry, soupira Marc, encore agacé par Bénédict.
- Peut-être, mais pour l'instant c'est comme ça. Alors, tu es d'accord ?
- Très bien, pas d'ordre qui impose à un membre de notre famille d'agir à l'encontre de ses valeurs. Cela te convient ?
- Très bien. Maintenant, je vais rejoindre mes amis.
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Ministère de la magie, grand hall, le lundi 01 août 1994
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Sofia traversait le hall du ministère de la magie. Elle avançait d'un pas assuré en essayant de ne pas paraître trop stressée. Vincent ne l'avait pas aidé. Il était tellement traumatisé par la perte de tous ses proches que le retour en Angleterre lui donnait des cauchemars, et pourtant il était trop jeune pour avoir connu les différents membres de sa famille avant leur décès. Elle profita de l'attente devant les ascenseurs pour se plonger dans ses souvenirs.
Lorsqu'ils se sont rencontrés à Ilvermony, elle ne le supportait pas vraiment. Il était toujours en train de faire des blagues.
Et puis l'été avant sa cinquième année, alors qu'elle passait ses vacances chez ses grands-parents elle avait ressenti le besoin de sortir se promener. Elle avait marché sans vraiment faire attention où elle allait. Étant née de moldue, seuls ses parents étaient au courant de son statut de sorcière, donc ses grands-parents n'étaient pas au courant de son secret, et le ministère était très stricte à ce sujet. Ses parents étaient tous deux militaires et avaient été déployés pour six mois à l'étranger. Ils ne pouvaient donc pas la voir de l'été. Elle se retrouvait donc seule chez ses grands-parents à devoir cacher pendant deux mois à des personnes qu'elle aime sa véritable nature et la vérité sur son année scolaire. Seulement devoir toujours inventer pour ne pas laisser filtrer quoi que ce soit sur la magie était dur, surtout du point de vue émotionnel.
A force d'avancer sans faire attention à sa destination, Sofia avait fini par se perdre. Elle avait alors aperçu Vincent qui jouait au foot avec de jeunes moldus. Elle avait été étonnée de voir ce sang-pur, fier de son talent au quidditch, s'amuser à un sport moldu.
Elle se dit que perdue pour perdue, elle pouvait s'arrêter et demander à son camarade d'école de l'aide pour retrouver son chemin, et ce, même si elle ne l'apprécie pas beaucoup. Sofia s'installa alors dans les gradins pour l'observer en attendant qu'il ait terminé son match. Un des joueurs d'une autre équipe qui attendait leur tour pour jouer, avait fait signe à ses coéquipiers pour leur indiquer sa présence. Ils s'étaient alors mis tous autour d'elle, l'empêchant de partir et lui faisant des propositions plus ou moins osées, sans se soucier du fait qu'elle n'avait pas l'âge d'entendre la moitié de ce qu'ils lui proposaient. Elle avait essayé de se lever, mais un des jeunes lui avait attrapé le poignet et l'avait forcé à s'asseoir sur ses genoux. Elle avait alors crié et avait commencé à se débattre, la seule réaction qu'avaient eu les jeunes était de rigoler.
Dans la panique, elle avait perdu le contrôle de sa magie et avait brûlé celui qui la tenait. Il l'avait alors lâché en la balançant en bas des gradins, attirant l'attention des joueurs qui étaient sur le terrain. La reconnaissant, Vincent s'approcha du groupe et la sortit de là, en jouant des coudes pour dégager les autres de son passage. Des oubliators du ministère apparurent au même moment, et après qu'ils aient regardé dans ses souvenirs, il oubliétèrent les moldus avant de se tourner vers elle et de lui conseiller d'aller évacuer sa magie un peu plus souvent pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Vincent leur promit qu'il s'en occuperait et qu'il lui laisserait accès à sa maison pour qu'elle puisse évacuer son surplus. Cette promesse et leur jeune âge lui permit de s'en sortir avec seulement un avertissement. Ils passèrent alors le reste de la journée chez Vincent où il la présenta à sa grand-mère.
Sofia découvrit alors petit à petit le véritable Vincent, celui qui se cachait derrière le masque qu'il portait constamment. Un jeune homme à qui la vie n'avait pas fait de cadeau. Et puis était arrivé le bal de Noël de leur sixième année, il lui avait demandé de l'y accompagner, ce qu'elle avait accepté avec plaisir, s'étant rendue compte qu'elle était amoureuse de lui. Magia avait ensuite fait son œuvre lors de l'ouverture du bal, et depuis elle avait été mise dans le secret de cette famille étonnante et pleine de secrets.
Sofia fut sortit de ses souvenirs par une personne qui lui secouait l'épaule.
- Excusez-moi mademoiselle, mais c'est votre tour. Au fait, je me présente, Arthur Weasley, je ne vous ai jamais vu ici avant, vous êtes nouvelles ?
Sofia sourit en le reconnaissant et fut contente de voir qu'il avait réussi à faire une rencontre publique entre eux, sans que qui que ce soit ne puisse en douter. Elle lui répondit tout en montant avec lui dans l'ascenseur.
- En effet je suis nouvelle, je vais travailler au service de l'enfance. Je m'appelle Sofia De Santigana. Et c'est madame.
- Oh, veuillez m'excuser madame.
- Vu votre accent, se permit d'intervenir une personne qui était avec eux dans l'ascenseur, vous êtes américaine en plus d'être d'origine mexicaine sans doute. Encore une américaine, je crois bien que nous en sommes à une dizaine depuis le début du mois. Une véritable invasion, chacun est bien mieux dans son pays, vous auriez tous mieux fait de rester chez vous, si vous voulez mon avis.
- Oh mais ce qui est bien madame…. commença à répondre Sofia, qui fit comme si elle ne connaissait pas la personne lui faisant face alors qu'elle avait appris les noms de toutes les personnes étant au magenmagot.
- Madame Ombrage
- Oui et bien madame Ombrage, je ne vous ai pas demandé votre avis alors, je vous en prie, ne vous sentez pas obligé de le donner. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, nous sommes arrivés à mon niveau. Monsieur Weasley, ravie d'avoir fait votre connaissance.
Sofia sortit non sans entendre le commentaire de Madame Ombrage sur le non-respect des étrangers, mais ne put entendre l'intégralité de sa diatribe, les portes s'étant refermées. Après quelques pas, elle arriva devant sa porte menant au département de l'enfance. Elle inspira un grand coup avant de franchir cette porte. Elle savait en partie ce qui l'attendait et elle devait prendre sur elle jusqu'à ce que tout soit en place. Elle était la dernière pièce de l'échiquier mise en place. Maintenant il ne leur restait plus qu'à avancer tous leurs points, la première étape, en gravissant les échelons. Et le plus vite sera le mieux. Les masques ne tarderont plus à tomber, et les membres de sa famille pourront reprendre leur réelle identité. Et pour cela ils avaient besoin de preuves, preuves qui se trouvaient pour une grande partie derrière cette porte.
