Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Merci à ceux qui me laissent des commentaires, et à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Disclainer supplémentaire:

Comme certains l'ont deviné dans le chapitre précédent, les Noxiens ont été fortement inspirés de Stargate!


Petit rappel sur les Potter toujours en vie:
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Branche Princière

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Harry POTTER, 14 ans, Prince héritier (fils de James et Lily Potter, petit fils de Charlus et Dorea Potter)

Jasper POTTER, 84 ans, SecondPrince du prince Charlus (frère de Charlus Potter)

Jules POTTER, 51 ans (fils de Jasper, médicomage et musicien), et Emma LIVERDON 40 ans (médicomage et musicienne)

Marc POTTER, 19 ans , Second Prince de Harry (Fils de Jules et Emma, étudiant en psychologie)

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Branche secondaire

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James POTTER, 82 ans , et sa femme Isabella 82 ans

Julio POTTER, 61 ans (fils de James et Isabella,), et sa femme Alice 59 ans.

Antonn POTTER, 29 ans (fils de Julio et Alice, langue de plomb), et sa femme Léanne MAGICSTAR 28 ans

John POTTER-MAGICSTAR, 4 ans (fils de Antonn et Léanne)

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Arthur POTTER, 56 ans (neveu de James et Isabella), et sa femme Madelyn Bishop 56 ans

Hedwin POTTER-BISHOP, 35 ans (fils de Arthur et Madelyn, briseur de sorts).

Benedict POTTER-BISHOP, 33 ans (fils de Arthur et Madelyn, travail dans la finance), et sa femme EléanoreDE-MARCIN 31 ans.

Léo POTTER-BISHOP, 11 ans (fils de Bénédict et Eléanore, première année à Poudlard).

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Chris POTTER , 56 ans (neveu de James et Isabella) et sa femme Paige PERRY, 48 ans.

Jasper POTTER-PERRY, dit Jazz, 24 ans (fils de Chrys et Paige, auror).

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Branche "tertiaire"

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Perle POTTER, 64 ans

Vincent POTTER, 24 ans (petit-fils de Perle), et sa femme Sofia De SANTIGANA 23 ans (assistante sociale).

Jonathan POTTER-DE-SANTIGANA, 3 ans (fils de Vincent et Sofia)

Hedwin POTTER-DE-SANTIGANA, 7-8 mois (fils de Vincent et Sofia)

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Ministère de la magie , le mercredi 10 août 1994

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Arthur était stressé. Il avait convenu avec les cousins de Harry de se rencontrer aujourd'hui afin qu'ils examinent Ginny. Mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur. Si jamais ils étaient suivis, ou si Molly se rendait compte de quelque chose alors leur ennemi saurait qu'ils sont au courant. Il en avait longuement parlé avec Bill et George, mais malheureusement il ne retrouvait rien de la femme dont il était tombé amoureux dans son épouse. Elle avait beaucoup trop changé. Ou alors il découvrait son vrai visage maintenant. Mais les garçons étaient d'accord pour dire qu'elle avait changé, beaucoup trop pour eux. Une telle traîtrise envers Magia n'était pas pardonnable. Ce qu'elle avait fait s'apparenté également à un vol de lignées. Enfin, il s'occuperait de sa femme plus tard, quand tous les enfants ne seront plus à la maison, et totalement conscients de leurs actes. Il ne tenait pas à prendre le risque qu'ils soient pris à partie par son épouse, surtout Ginny.

Arthur leva le regard de son bureau pour parler avec un de ses collègues un bureau plus loin. Du coin de l'œil, il chercha sa fille du regard. Elle s'était installée sur le bureau d'un collègue absent ce jour. Elle avait emmené de quoi faire ses devoirs de vacances ici. Afin de justifier sa présence avec lui ce jour-là, Arthur avait expliqué qu'il voulait passer un peu plus de temps avec Ginny et l'emmener manger une glace après le travail, et que le mieux serait qu'elle soit déjà avec lui au travail ce qui lui éviterait un aller-retour. Il avait fait une sortie avec chacun de ses fils ou presque, cela ne paraissait donc pas étrange qu'il veuille faire de même avec Ginny. Il espérait que les Potter réussirait leur plan. Ils avaient choisi ce jour-là car c'était lui qui était d'intervention sur place. Ils avaient déjà réussi la première partie du plan, son binôme d'intervention étant absent, et le ministère ne jugeant pas leur travail comme essentiel, il n'y avait pas de remplaçant. Il devrait donc partir seul en intervention. Enfin seul, pas vraiment, Ginny l'accompagnerait. Une chance pour eux, lorsqu'elle avait su qu'elle passerait la journée avec lui, elle lui avait demandé, devant leur mère si elle pourrait l'accompagner en intervention car elle avait envie de le voir en action dans son travail. Il avait alors accepté, et heureusement, Molly n'avait rien trouvé pour le lui interdire.

Arthur tapotait du pied en ne cessant de regarder l'horloge. L'heure qu'ils avaient fixée était bientôt dépassée. Pourvu qu'ils y arrivent. Il était tellement concentré sur l'horloge qu'il ne put s'empêcher de sursauter lorsque l'alarme retentit. Il agit comme à son habitude, il s'approcha de la carte qu'il tapota avec sa baguette. Apparut alors en lettre de feu l'adresse tant attendue. Ils avaient réussi. En même temps, les Potter étaient réputés pour être des blagueurs nés, presque plus doués que ses jumeaux. Un village perdu dans le Oxfordshire. Il masqua son sourire et se tourna vers Ginny qui l'avait rejoint.

- Papa, on y va ?

- Oui ma chérie. Prends ta cape et on se rend à la zone de transplanage.

Une fois que Ginny eut récupéré sa cape, il l'escorta jusqu'à une porte. Cette porte, à l'accès très sécurisé, menait vers la zone de transplanage réservée aux membres de son service. A n'utiliser qu'en cas d'urgence et donc de départ pour une mission. Son utilisation était très surveillée, et toute autre utilisation était très sévèrement punie. Quitter le ministère depuis cette zone est possible, mais y rentrer, non, ceux qui essayaient étaient automatiquement redirigés vers les cellules des aurores. Chaque service comportant des unités d'intervention avait sa propre zone de transplanage. Imaginez si les aurors devant sortir en intervention devaient attendre les ascenseurs, beaucoup trop de temps de perdu.

Arthur sortit sa baguette de sa poche et l'introduisit dans un espace spécifique. Il sentit sa baguette chauffer légèrement avant que la porte ne s'ouvre leur permettant ainsi de rentrer. Arthur récupéra sa baguette et pénétra dans l'espace, pas beaucoup plus grand qu'un placard à balai. Il tenait sa fille par les épaules et tremblait légèrement. Cette dernière le sentit et ne put s'empêcher de lui demander.

- Papa, tu trembles, tout va bien ?

- Ce n'est rien ma chérie, juste l'excitation d'une mission. C'est normal. Tiens-toi bien, dès que la porte devient verte, je vais nous faire transplaner.

Arthur avait à peine fini sa phrase que la porte devint verte. Il poussa alors un profond soupir pour se concentrer, et transplana avec sa fille dans une ruelle de Bicester dans l'Oxfordshire.

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Bicester, Oxfordshire , le mercredi 10 août 1994

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Arthur ouvrit les yeux dès qu'il sentit la lumière du soleil le réchauffer.

- Papa, est-ce que tu sais où est le problème à régler?

- Oui ma chérie. Il a été signalé par un sorcier qui vient d'emménager ici. Il a remarqué un problème au niveau du parc. Mais nous n'avons pas de précision à ce sujet. Viens, essayons de trouver le problème, et une fois cela fait nous irons interroger les témoins pour concilier l'affaire.

Arthur se dirigea vers le parc au bout de la rue, et comme prévu, les statues d'animaux s'animèrent sur leur passage. Les Potters lui avaient assuré qu'ils avaient créé ces statues pour l'occasion et que les moldus penseraient à une exposition éphémère de statues animées mécaniquement par capteur, ou quelque chose dans le genre. Toujours est-il qu'ils retireraient les statues dès le lendemain matin.

- Papa, ce sont les statues le problème n'est-ce pas ?

- Oui, bon de ce que je vois c'est un sortilège basique. Rien de bien compliqué, je ne vais pas en avoir pour plus de dix minutes.

- Si c'est si basique, pourquoi les sorciers ont contacté le ministère et ne s'en sont pas occupés eux-même?

- Et bien, je te propose que nous leur demandions dès que j'aurai fini.

Une fois terminé, Arthur guida Ginny vers une maison proche de l'autre côté du parc. Ginny lut le panneau qui apparut sur la porte à leur approche.

- "Cabinet de médicomagie" mais, je croyais que les médicomages ne travaillaient qu'à Sainte-Mangouste.

- Oh, c'est plus simple pour eux que d'ouvrir leur propres cabinets. La partie administrative est tellement décourageante que ceux qui obtiennent le diplôme décident de travailler à Sainte-Mangouste.

Arthur ouvrit la porte et entra dans la salle d'accueil, suivit de sa fille. Il fut accueilli par Emma qui se présenta.

- Bonjour et bienvenue Ginevra, je suis le médicomage Liverdon. Suivez-moi, mon époux et le seigneur TEPES nous attendent.

- Comment ? Mais, papa, que se passe-t-il ? demanda Ginny en voulant se détacher de son père qui lui maintenait le bras, mais ne réussit qu'à lui faire resserrer sa prise.

- Ginny, tu me fais confiance ?

- Je veux savoir ce qu'il se passe, répondit Ginny d'une voix froide en réussissant à se dégager et en faisant un pas en arrière.

- Ginny, crois moi, c'est pour ton bien.

- Maman m'a dit de ne pas te faire confiance, et elle avait raison.

Arthur accusa le coup, et fut tellement surpris par l'attaque, qu'il ne put réagir lorsque Ginny se retourna. Heureusement pour lui, Ginny ne put atteindre la porte d'entrée, une personne s'était glissée derrière eux et l'empêchait d'atteindre la porte.

- Ginny, fais nous confiance.

- Charlie, mais que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas être en Roumanie ?

- Ginny, le seigneur TEPES est quelqu'un en qui je confierais ma vie, et je souhaiterais qu'il t'examine, répondit Charlie en prenant sa sœur par les épaules. Je t'en prie, fais nous confiance, rappelle toi de nos leçons.

Ginny ferma les yeux, un mal de tête commença. Elle n'en pouvait plus de ces mots de tête. Elle pouvait leur faire confiance, elle le savait. Et puis, si ce sont vraiment des médicomages, peut-être pourront-ils l'aider pour ses mots de tête. Elle n'en a jamais parlé à qui que ce soit. C'est sans doute le bon moment. Et puis, sa mère ne lui avait jamais ordonné de se méfier de son frère.

- Tu as vraiment confiance en ce seigneur TEPES et en ces médicomages.

- Oui, comme je te l'ai dit, je lui confierai ma vie.

- Alors d'accord, mais si je dis stop, on s'en va s'en discuter.

- Je te le promets.

Charlie fit alors pivoter sa sœur et la poussa délicatement entre son père et Emma pour la faire entrer dans la salle d'auscultation.

Arthur, de son côté, essayait de canaliser sa magie. Comment n'avait-il pas vu sa femme changer à ce point ? Comment avait-elle pu dire à leur fille de se méfier de lui, son père.

- Arthur ? demanda Emma d'une voix douce, souhaitez-vous venir avec nous ou préférez-vous attendre ici, au moins le temps de reprendre le contrôle ?

- Non, je viens avec vous. C'est ma fille et personne ne m'empêchera d'assister à cet examen médical. Cela fait plus d'un an que nous essayons de la soigner sans y parvenir.

- Bien, cependant, je préfère que vous preniez cette potion avant d'y assister.

- Qu'est-ce ? demanda Arthur en attrapant le flacon que lui tendait Emma.

- Une potion pour vous aider à retrouver votre calme, formule personnelle. Vous en avez besoin. Et qui sait ce que nous allons découvrir. Un tel blocage en occlumencie n'est pas normal, surtout si elle la maîtrisait depuis son enfance, et vous le savez. C'est pourquoi le seigneur TEPES a demandé à l'examiner.

- Oui, je sais, acquiesça Arthur en avalant la potion d'une traite.

Arthur pénétra dans la salle d'examen. La pièce avait été plongée dans l'obscurité. Une fois la porte refermée derrière lui, seule la lumière qui filtrait autour de la porte et des fenêtres fermées fournissaient un faible éclairage. Il eut le temps de voir sa fille s'allonger sur la table d'examen, Charlie lui tenant la main, et son futur gendre se tenant derrière elle. Il devina ses mains venir contre les tempes de sa fille. Il entendait son fils murmurer des paroles réconfortantes à sa fille. Il n'osait pas faire un pas de plus, ne sachant comment il réagirait. Emma restait à ses côtés alors que son époux Jules, surveillait les constantes de sa Ginny.

Ils restèrent ainsi pendant ce qui sembla à Arthur une éternité. Après plusieurs minutes, la lumière située au-dessus de Ginny se ralluma en clignotant, signe que Vlad avait trouvé quelque chose et qu'il était en train de le combattre. Une fumée noire s'échappa alors de Ginny. Un cri perçant résonna dans la pièce. La fumée avait pris la forme d'un visage, celui d'un jeune homme. Vlad, surpris mais ayant des années d'expériences lui permettant de se reprendre rapidement, fit venir à lui le premier récipient qu'il vit et enferma la fumée à l'intérieur.

Une fois cela fait, Ginny s'endormit. Emma posa des sorts de surveillance, et tous se déplacèrent vers le bureau adjacent. Arthur posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis plusieurs minutes.

- Qu'était-ce ? Cette chose, qu'est-ce que c'était ?

- Un résidu d'Horcruxe.

Charlie laissa échapper une exclamation d'horreur, et voulut poser une question, mais Vlad ne lui en laissa pas le temps et reprit la parole, toujours tenant l'objet dans sa main.

- Il semblerait que la possession de votre fille n'était pas une simple possession, mais qu'un être a tenté d'effacer son existence pour prendre sa place. L'horcruxe a certes était détruit, mais il avait déjà installé une partie de son être. Cela expliquait pourquoi elle ne parvenait pas à fermer totalement son esprit.

- Une minute, intervint Emma, nous avons ausculté Harry il y a quelques jours, et il utilise énormément de magie pour maintenir son occlumancie. Nous n'avons pas trouvé cela normal. Ginny a bien était possédé par celui qui se fait appelé Voldemort, le même qui a tué James et Lily ? Vous croyez possible seigneur TEPES, qu'il ait….

- Je ne l'espère pas pour le jeune Harry. Mais je l'examinerai.

Jules et Arthur semblaient perdu dans cette conversation, ils ne comprenaient plus rien à ce qu'il se passait. Mais comme aucun des trois autres ne semblait vouloir leur expliquer, Jules ne tint plus et interrompit leur discussion.

- Est-ce que l'un d'entre vous pourrait au nom de Magia nous expliquer ce qu'est un Horcruxe.

Ce fut Vlad qui répondit à sa question.

- Un Horcruxe est une des pires magie noire existante. Un morceau d'âme. Selon un rituel, qui comprend la mort d'un innocent, et par innocent entendez un enfant avant sa première maturation magique, un mage noir peut découpper son âme pour l'enfermer dans un objet. Tant que tous les morceaux d'âmes ne sont pas détruits, il ne peut pas mourir.

- Oh, d'accord. Je comprends mieux comment tu es au courant Emma, répondit Jules, avant de prendre sa femme à part et de jeter sur eux un sort de discretion.

- Mais rassure moi, ce n'est pas parce que ton père en avait créé un que tu es au courant.

- Si, tu te rappelles le médaillon qu'il m'obligeait à porter et que tu ne pouvais pas toucher ?

- Non, ne me dis pas que…

- Oui, mais ne t'en fait pas, ton père et son cousin James ont aidé ma mère à le détruire avant de tuer mon père.

- Très bien, on en reparlera plus tard.

Jules sachant que le sujet de son père était sensible pour Emma, ne voulait pas pousser plus cette conversation devant d'autres personnes. Il la serra dans ses bras avant de lui embrasser le front et de retourner vers les autres.

Emma, de son côté, légèrement perturbée par les mauvais souvenirs qu'avait fait remonter sa conversation, les laissa en disant aller s'assurer que Ginny allait bien.

- Bien, alors si Harry possède un Horcruxe, vous pouvez lui enlever comme vous avez fait avec Ginny ? demanda Jules en s'adressant à Vlad.

- Non, la, si j'ai pu le retirer sans dommage c'est uniquement parce qu'il ne s'agissait que d'un résidu. Si Harry possède en lui un Horcruxe, le retirer sans précaution le tuera. Et je ne connais pas les précautions à prendre puisque je n'ai encore jamais entendu parlé d'un Horcruxe à l'intérieur d'un être humain, d'un animal oui, mais un être humain jamais.

- D'accord, alors trois choses, la première il va falloir nous assurer que Harry abrite bien un horcruxe, et si oui faire toutes les recherches pour pouvoir le lui retirer sans risque. La deuxième, nous allons devoir renforcer les barrières mentales de Ginny, mais aussi reconstituer tous les ordres qui lui ont été donnés, personne en dehors de nos proches ne devra savoir qu'elle a été libérée.

- Je ne comprends pas, intervint Arthur, je n'ai pas vu de sorts de contrôle, seulement la fumée, enfin l'horcruxe.

- Oui, parce que la fumée a canalisé votre attention, mais j'ai pu m'en détourner et noter tous les sorts de contrôle dont on la défaisait. Nous lui fournirons également un talisman de protection contre de nouveaux sorts de contrôle, mais qui lui indiquera ce qui est attendu d'elle.

- Attendez une minute, le coupa à son tour Charlie. Vous voulez faire de Ginny un espion ?

- Non, bien sûr que non, répondit Jules. Je veux juste la protéger de ceux qui ont posé ces sorts, s'ils se rendent compte de quelque chose alors elle risque d'être en danger. Ce n'est que pour un an. Dans un an, je vous garantis qu'elle n'aura plus à s'en soucier.

- D'accord, très bien. Faisons comme ça, admit Arthur à contre-cœur.

- Et ensuite ? Questionna Charlie, vous avez dit trois choses.

- Oh oui, je tiens à récupérer cette boîte à musique intacte seigneur TEPES.

- Pourquoi, ce n'est qu'une boîte à musique comme une autre ?

- Non, c'est celle que j'ai utilisée pour faire ma demande en mariage, si nous la gardons à notre cabinet et non pas au château, c'est uniquement parce que nous ne voulons pas que ce soit un dommage collatéral de la vengeance des jeunes en ce moment. Alors certainement pas pour qu'elle serve de contenant à une horreur comme un résidu d'Horcruxe.

- Oh, d'accord, je tâcherai d'essayer de vous la rendre sans dommage, convint Vlad.

- Oh, non, vous ne vous contenterez pas d'essayer, affirma Jules en pointant un doigt allant de la boîte à Vladi, vous allez le faire, intacte la boîte, pas la moindre égratignure.

En affirmant cela Jules laissa sortir sa magie avant de sortir en claquant la porte derrière lui, il avait une patiente qui avait besoin d'aide pour reconstituer ses barrières mentales. Vlad déglutit en le regardant sortir et se souvint alors que Jules aurait dû être le prince en Second du prince James, et qu'il avait été éduqué dans ce but. Une raison supplémentaire de ne pas l'énerver.

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Chemin de traverse , le samedi 13 août 1994

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Harry était anxieux. Il n'avait pas revu Georgiana et ses parents depuis son anniversaire. Justin lui avait assuré que ce n'était pas à cause de leur nouveau lien, mais Harry n'en était pas sûr. Il avait eu l'impression, en l'espace de quelques jours seulement, d'avoir créé un lien avec les membres de la famille Finch-Fletchley. Ils étaient, après tout, les premiers à avoir agi par rapport à sa situation et à l'avoir retiré des Dursley.

Léo était un peu plus loin, ils avaient prévu de faire comme s'ils ne se connaissaient pas et de se rencontrer à la boutique de vêtements. Ils devaient tous y être pour onze heures. Justin, qui était avec lui puisque venu la veille au château pour un enseignement, le regardait en rigolant. Il cessa vite lorsqu'ils croisèrent le professeur McGonagall avec ce qui semblait être un futur élève et ses parents. Elle laissa quelques instants son groupe pour venir les rejoindre.

- Monsieur Potter, monsieur Finch-Fletchley,

- Professeur, saluèrent les deux garçons en même temps.

- Je vous avoue que je suis surprise de vous voir ensemble. J'espère monsieur Potter que vous ne vous êtes pas encore mis dans des ennuies en y entraînant monsieur Finch-Fletchley.

- Pourquoi me serais-je mis dans les ennuis professeur ?

- Parce que c'est un talent familial. J'étais en classe avec votre grand-père jeune homme.

Harry et Justin se regardèrent en se demandant ce qu'elle savait précisément de la famille de Harry. En y réfléchissant, elle était suffisamment ancienne pour connaître la vérité sur le statut de Harry, donc soit deux possibilités, elle croyait que Harry était au courant de tout le concernant, ou alors elle était manipulée. Ils allaient devoir se pencher sur la question. Harry prit un air offusqué face aux propos du professeur.

- Sachez professeur, que je ne cherche pas les ennuis, ils me trouvent toujours.

- C'est bien ce que je disais monsieur Potter, un talent familial, un jour il faudra que je vous raconte certaines frasques de votre grand-père, de ses frères, et de ses cousins. Mais nous attendrons pour cela que vous ne soyez plus mon élève, Merlin me préserve de vous donner des idées. Monsieur Finch-Fletchley, j'ai appris que votre sœur nous rejoignait à Poudlard cette année, votre famille semble avoir un bon potentiel magique, j'espère qu'elle sera plus sérieuse que vous.

- Je ne doute pas que notre fille sera plus sérieuse que notre fils madame... intervint la voix de Mme Finch-Fletchley qui s'était glissée derrière le professeur McGonagall.

- Oh, excusez-moi, je ne vous avais pas vu madame Finch-Fletchley.

- Je ne sais pas ce qu'il en est dans le monde sorcier, mais sachez que chez les non-sorciers, les gens s'adresse à moi selon mon titre, c'est à dire Madame la Vicomtesse, mais vous pouvez vous contenter de Lady Finch-Fletchley, madame…

- Oh, mère, excusez-moi, laissez-moi vous présenter la directrice adjointe de Poudlard qui est également mon professeur de métamorphose, le professeur McGonagall.

- Oh, un cumul de poste qui doit expliquer beaucoup de choses.

- Que voulez-vous dire ? s'offusqua le professeur McGonagall.

- Oh, rien de plus si ce n'est que vous n'avez pas constaté les problèmes de santé sévère d'un de vos élèves madame. Sachez que le hasard a fait que mon époux a racheté la Grunnings, où travaille l'oncle de Harry. Une seule heure avec lui a suffit à nous faire constater que quelque chose n'allait pas.

- Sachez que j'étais opposé au placement de chez ces moldus, et que j'ai fait, avec notre infirmière, de nombreux signalements.

L'affirmation du professeur jeta un froid dans l'assemblée. Après un regard sur Harry, la mère de Justin reprit la parole.

- Professeur McGonagall, que diriez-vous de venir prendre le thé avant la rentrée. Nous pourrons ainsi parler du comportement de mon fils et de son niveau scolaire, proposa aimablement Lady Finch-Fletchley.

- Ce sera avec plaisir, j'attends votre hiboux pour me préciser l'heure et le lieu que je laisse à votre convenance. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'accompagne une famille à la découverte de notre monde. Je vous souhaite une bonne journée.

- Je vous en prie, je vous contacterai sous peu, répondit Lady Finch-Fletchley.

- Bonne journée professeur, prononcèrent en même temps Harry et Justin.

Une fois certain que le professeur McGonagall ne soit plus à port d'oreille, Justin se tourna vers sa mère.

- C'était très risqué mère. Nous ne connaissons pas l'allégeance du professeur McGonagall.

Pour répondre à l'inquiétude de son fils, Lady Finch-Fletchley préféra s'adresser directement à Harry.

- Cette femme venait d'affirmer connaître votre grand-père Harry, et proposait de vous raconter des annecdotes sur votre famille. De plus, il fallait bien justifier que nous ayons fait votre connaissance. Et s'il y a vraiment des espions à Privet Drive, alors le professeur Dumbledor est déjà au courant du fait que vous avez passé quelques jours chez nous. Bien, il ne me reste plus longtemps avant que Georgiana arrive avec votre père Justin. Harry, nous ne souhaitons que le bonheur de nos enfants. J'ai beaucoup discuté avec Justin, mais aussi avec l'une de vos cousines, Éléanore. De ce que je comprends, Magia indique les âmes-sœur afin de vous protéger lorsqu'elle le peut, de possible peine de cœur. Mais j'ai du mal à l'imaginer encore. Donc nous en avons discuté avec mon époux, et nous vous demandons d'attendre les quinze ans de Georgiana pour commencer à vous fréquenter comme des amoureux, nous préférons que jusque là vous agissiez simplement comme des amis. Et bien évidemment, vous devrez attendre le mariage pour…

- Maman, maman, stop s'il te plaît, tu deviens gênante, l'arrêta Justin en se plaquant une main sur les yeux. Les images en tête, merci vraiment maman... vraiment.

- Nous sommes en public, jeune homme, je vous prie de vous adresser à moi d'une manière convenable..

- Oui, pardon mère, mais avouez que la conversation n'est pas vraiment celle du genre que l'on a en public en temps normal.

- Si cela peut vous rassurez, comme je vous l'ai dit le soir de mon anniversaire, pour moi, Georgiana n'est qu'une amie, rien de plus, intervint Harry.

- Oh oui, pour l'instant, mais elle va grandir, et vous aussi, je vous demande, lorsque vous découvrirez votre sexualité de ne pas la faire souffrir.

Lady Finch-Fletchley ne put s'empêcher de sourire en voyant l'air gêné et la rougeur commencer à colorer les joues des deux garçons devant elle.

- Une dernière chose, pas de cadeau extravagant, et nous nous chargeons, mon époux et moi-même des dépenses de Georgiana jusqu'à votre union, est-ce clair ?

- Très clair madame, se contenta d'acquiescer Harry.

- Les voilà, intervint Justin, soulagé de couper court à cette conversation des plus gênantes en pleine place publique.

Le père de Justin ne put empêcher un sourire en voyant la gêne et le soulagement des deux jeunes.

- Bonjour Lord Finch-Fletchley, Georgiana, salua simplement Harry.

- Bonjour père, Georgiana, alors, prête à effectuer tes achats ? demanda Justin.

- Oui, j'ai bien ma liste, et j'ai pris la tienne aussi, tu l'avais oublié à la maison.

- Oh, merci. Comme convenu, avec Harry nous sommes passés à Gringotts retirer de l'argent sorcier. Franchement ils pourraient se mettre à la page et accepter les cartes de crédit.

- Je suis d'accord, cela limiterait le nombre de voyage à Gringotts, accorda Harry. Par quoi souhaites-tu commencer ? Il est dix heures vingt.

- Ma baguette ! s'exclama Georgiana.

- Alors étant donné que nous ne savons pas pour combien de temps nous serons dans la boutique de baguette, je préfère la faire cette après-midi, rigola Justin.

- Pourquoi cela ? demanda Georgiana.

- Tu verras, je te laisse la surprise. Je propose que nous commencions par les livres, puis par les robes d'école pour pouvoir les commander et les récupérer en fin d'après midi. Puis nous verrons le reste dans l'ordre des magasins, qu'en pensez-vous ? demanda Harry qui connaissait bien le chemin de traverse pour y avoir passé du temps l'été précédent.

Après avoir accepté la proposition de Harry, tous se dirigèrent vers la librairie où ils prirent l'ensemble des manuels.

Heureusement que la famille de Harry lui avait confié trois sac sans fond avec un sortilège de poid plume, ils purent ainsi transporté sans difficulté leur matériel. Et dire qu'un mois plus tôt il se demandait si ce genre de sac existait. Il avait questionné ses cousines et découvert que pour l'instant ils n'étaient pas commercialisé en Angleterre, mais qu'il pouvait en commander à Salem si cela l'intéressait, elles lui prêteront leur catalogue à son retour. Il s'était promis de remplir le bon de commande le plus tôt possible.

Ils arrivèrent à la boutique de vêtements avec un peu d'avance mais ce n'était pas grave. Même si leurs mesures avaient été prises le mois dernier, la couturière tenait à les reprendre afin d'adapter au mieux leurs uniformes. Comme elle leur avait expliqué, pour que le sortilège d'extension fonctionne pendant l'année pour s'adapter à leur morphologie et à leur croissance, il fallait qu'elle prévoit le tissus, sinon, sortilège ou pas, ils risquaient de se retrouver avec des robes leur arrivant à mi-mollet. Une faute de goût impardonnable. Harry dû étouffer un rire lorsqu'il entendit Justin pester.

- C'est le fait de porter une robe qui est une faute de goût.

La vendeuse qui l'avait entendu marmonner sans comprendre le sens se tourna vers lui.

- Vous disiez jeune homme ?

- Oh, non, rien, je me demandais quelle matière privilégier pour mes robes d'hiver.

- Ne vous en faîtes pas, je peux apposer un sortilège de chaleur sur les …

Harry et Justin cessèrent d'écouter après s'être fait tirer discrètement les oreilles par le père de Justin. "tenez vous bien tous les deux" leur chuchota-t-il. Il n'avait visiblement pas raté la remarque de son fils et le rire de Harry.

La couturière venait de terminer de prendre les mesures de Harry après avoir pris celle de Justin lorsque Léo, Bénédict et Éléanore entrèrent dans la boutique. Harry dû se retenir. Il se rendit alors compte qu'agir comme s'il ne connaissait pas les membres de sa famille, cette famille récemment retrouvée et avec qui il avait passé plusieurs jours serait très compliqué. Mais il le devait. Un an, c'est la durée, ils lui avaient promis que tout serait en place dans un an. "Tout" il ne savait pas trop, ils devaient lui expliquer avant la rentrée lorsqu'ils auraient un peu de temps.

Il regarda Léo être guidé par une autre vendeuse et prendre place à côté de Georgiana. Bénédict et Éléanore commencèrent à discuter avec la vendeuse, laissant Léo sans occupation au milieu du salon d'essayage. Comme prévu, les parents de Justin entraînèrent les garçons dans les rayons pour choisir d'autres vêtements.

Léo en profita alors pour aborder Georgiana d'un air enjoué et excité.

- Bonjour, tu rentres en première année toi aussi ? Il me tarde d'y entrer. Je serais le premier de ma famille à y aller, le reste a soit été à Salem, soit à Ilvermony. Ma mère n'est pas ravie que ce soit un pensionnat et non pas un internat. Et toi, ta famille est allé à Poudlard aussi ?

- Alors oui c'est ma première année à Poudlard, mes parents sont moldus, mais mon frère y entre en quatrième année. Et sinon, je m'appelle Georgiana, et toi ? demanda Georgiana en souriant pour montrer son amusement comme cela avait été convenu.

- Je suis désolé, j'ai tendance à me laisser emporter, s'excusa Léo avant de se présenter, je m'appelle Léo, ravi de faire ta connaissance.

- Ce n'est rien. Tu espères aller dans quelle maison ?

- Maison ? Pourquoi me parles-tu de maison ?

- Et bien, à Poudlard les élèves sont répartis selon leur caractère. Tu ne le savais pas ? demanda innocemment Georgiana.

- Non, je l'ignorais. Je ne connais que le fonctionnement des écoles américaines. Il n'était pas prévu de venir ici, mais mon père a eu une mutation et comme il dit, on ne dit pas non aux gobelins.

- Oh, oui, mon frère m'en a parlé, il parait qu'ils ne sont pas très aimables envers les sorciers.

- Georgiana, tu nous présentes je te prie ?

Georgiana et Léo sur-sautèrent pour marquer leur surprise qui n'était pas totalement feinte, ils n'avaient pas entendu Justin et Harry revenir près d'eux. Un peu plus loin se tenait leur parents respectifs qui les couvait de ce regard parental, empli à la fois de fierté et d'inquiétude. Les quatres adultes commencèrent à se parler, se présentant visiblement puisqu'ils se serrèrent la main après quelques mots.

- Alors Georgiana, tu ne veux pas nous présenter ton nouvel ami ? demanda Harry un sourire au coin des lèvres pour la sortir de ses pensées.

- Oh, je suis désolée, Léo, je te présente mon frère Justin Finch-Fletchley, et son ami qui passe ses vacances chez nous, Harry Potter. Les garçons, laissez moi vous présenter Léo…. Georgiana s'interrompit se rendant compte qu'il lui manquait réellement une donnée. Léo comment au fait ?

- Léo De Marcin, enchanté de vous rencontrer. Alors vous entrez en quatrième année c'est bien ça ? Georgiana allait m'expliquer ce qu'...

- Léo, l'interrompit Éléanore d'une voix douce. Vous discuterez après, mais pour l'instant, cesse de t'agiter, et laisse la couturière prendre tes mesures je te prie.

- Oui, maman, soupira Léo.

Une fois les mesures prises, Léo se tourna vers Georgiana qui venait elle aussi de terminer.

- Nous commençons à peine nos achats, est-ce que cela te dirait de faire tes courses avec nous ? Tu es la première personne de mon âge avec qui je parle depuis mon arrivée ici, et je dois avouer que cela fait du bien.

- Oh, bien sûr, tes amis doivent te manquer je suppose.

- Oui, et j'ai à peine pu leur dire au revoir avant de partir. Même s'il était prévu que papa ait une mutation, l'annonce a été si soudaine que je n'ai pu les voir que quelques minutes pour leur annoncer et leur dire au revoir.

- Oh, mais heureusement maintenant le téléphone permet de discuter.

- Oui, c'est vrai, mais on en a pas encore tous et avec le décalage horaire c'est compliqué.

Georgiana acquiesça à ces paroles. Bénédict ne put empêcher son regard de se voiler face aux propos de son fils. Il avait montré un tel enthousiasme au fait d'enfin venir en Angleterre, qu'il ne s'était pas douté que la séparation d'avec ses amis avait pu être si difficile pour lui. Mais la tristesse qu'il avait perçu dans ces mots était bien trop réelle, et faisait bien trop écho à ce qu'il avait vécu. Il en avait voulu à ses parents et son grand-oncle pour l'avoir séparé si abruptement de ses amis, et pire, pour l'avoir totalement effacé de leur mémoire. Et lui, il reproduisait le même schéma avec son fils. Éléanore, qui devinait le cheminement de pensée de son époux lui prit la main et lui glissa à l'oreille qu'ils en discuteraient de retour au château. Il fut tiré de ses sombres pensées par la voix de son fils

- Alors papa ? Papa, tu m'écoutes ?

- Oh, désolé, j'étais perdu dans mes pensées, tu disais ?

- Les parents de Georgiana sont d'accord pour que l'on fasse nos achats ensemble, vous êtes d'accord ?

- Bien sûr, pas de problème. Nous ne connaissons pas encore trop le chemin de traverse alors pourquoi pas, répondit Bénédict, le cœur serrait.

Encore un mensonge, Bénédict se souvenait très bien de l'emplacement des boutiques, avoir accompagné son frère Hedwin et son cousin James faire leur achat. Il se rappelait encore comme si c'était hier de son cousin James qui devant son regard triste de ne pas avoir encore sa baguette lui promettre de le laisser essayer sa baguette, mais son grand-oncle Charlus qui l'avait entendu lui avait tiré l'oreille avant de lui confisquer sa baguette jusqu'à la rentrée. Cependant, son frère, Hedwin, les avait emmené tous les deux dans leur cabane au fond de la forêt, et ils avaient alors fait de la magie avec une baguette pour la première fois. Hedwin était vraiment le meilleur et arrivait toujours à les faire rire. Même au début de leur exil, alors que les adultes étaient tous déprimés et ne s'occupaient plus trop des enfants, Hedwin avait été leur bouée de sauvetage. Il faisait toujours en sorte qu'ils ne se rendent pas compte des moments de faiblesse des adultes. Il était leur rock à tous. Ce n'était pas pour rien que Vincent avait nommé son plus jeune fils comme lui.

Bénédict fut brusquement sorti de ses pensées par son fils.

- Papa ! Tu fais quoi ? On t'attend !

- On arrive mon chéri, répondit sa mère, ne t'inquiète pas.

- Je suis un père horrible, marmonna Bénédict une fois qu'il fut certain de ne pas être à portée de voix des enfants.

- Ne dis pas cela. C'est normal que tu aies du mal à vivre cette journée. La dernière fois que tu as fait des courses de rentrée c'était pour ton cousin James, et la veille du jour qui aurait dû être le tien, tu as dû partir en catastrophe.

- Cela n'excuse rien. J'aime Léo, je l'adore, et je m'en veux de ne pas réussir à vivre pleinement ce moment avec lui.

- Tu le vis avec lui. Rappelle-toi des courses pour ton frère et tes cousins, ou même pour toi pour ton entrée à Salem. Est-ce que les adultes étaient collé à vous ?

- Non. Seulement de temps en temps. Mais j'ai tellement l'impression de faire tout de travers. Je veux juste que tous les membres de notre famille n'aient à se soucier de rien. J'aimerais que les enfants vivent simplement leurs vies d'enfants.

- Vous êtes maladroit, intervint Lord Finch-Fletchley, mais vous êtes un bon père, et Léo vous admire. Je suis désolé, je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre ce que vous disiez. Je ne connais pas votre histoire dans le détail. Je ne connais que les grandes lignes. Vous voulez vous assurer que tout le monde ne manque de rien dans votre famille. Et c'est quelque chose d'honorable. Mais vous vous protégez, vous vous êtes constitué une carapace que peu arrivent à percer. Enfin, personne sauf votre épouse et votre fils. Vous devez en discuter avec le reste de votre famille. Ils vous aiment mais ne comprennent pas votre ressenti. Votre génération, comme la suivante, semble avoir subi les décisions de vos parents. Vous devez en parler tous ensemble. Ou, au moins dans un premier temps, à vos parents et à votre frère. Et si j'ai bien compris, cette sortie en famille fait ressortir de nombreux souvenirs enfouis au fond de vous. Bien, et si nous rejoignons nos enfants. Je vous promets de détourner leur attention le temps que votre épouse ramène votre esprit avec nous.

- Je vous remercie, et je vous dois des excuses… commença Bénédict.

- Non, n'en parlons plus. Il y a juste une chose que j'aimerais comprendre, avant de rejoindre les autres. Pourquoi votre cousin James n'a pas été protégé comme vous. Pourquoi est-il resté en ligne de mire ?

- Parce que le président du magenmagot connait le nom du Prince héritier et de la lignée directe. Je ne connais pas tous les détails, mais c'est dans les accords lors de la création du magenmagot. Il était donc impossible de le faire passer pour mort, répondit Bénédict en tenant la porte menant à l'apothicaire.

- D'accord, je comprends.

Le reste de la journée se déroula sans plus de problème. Bénédict n'eut que deux autres absences, mais grâce à l'intervention de son épouse, son fils ne s'en rendit pas compte et lui affirma le soir-même avant d'aller se coucher qu'il avait passé la meilleure journée de sa vie. Éléanore et Bénédict discutèrent pendant de longues minutes du passé, mais aussi de la tristesse qu'avait ressenti leur fils lorsqu'il avait évoqué ses amis. Ils étaient d'accord sur un point. Ils n'avaient pas le droit de les séparer ainsi. Et ils promirent de parler dès le lendemain à Léo, il était prévu qu'ils aillent fêter le nouvel an dans la famille de Éléanore, il pourrait alors en profiter pour voir ses amis.

Mais en attendant ils allaient avoir un autre problème à gérer. Ils avaient réussi à convaincre Harry de repasser un examen médical. Et convaincre est un faible mot. Cet enfant a développé une aversion pour tout ce qui est des examens médicaux. D'après Marc, il y a une raison derrière plus profonde à creuser. Enfin, une fois qu'ils lui avaient expliqué ce qu'était un horcruxe, et qu'ils suspectaient qu'il en ait un à l'intérieur de lui, Harry avait accepté. Il avait juste dit, que puisqu'il n'avait pas le choix il s'y plierait. Harry avait par contre dit que puisqu'il était déjà prévu un examen médical la semaine prochaine, il le ferait en même temps et avait refusé de l'avancer. Il était ensuite parti énervé. Tout le monde avait été étonné de sa réaction, mais Emma leur avait dit de le laisser tranquille, que c'était son patient et qu'il avait raison.

Harry n'avait pas manqué la conversation entre Bénédict, Éléanore et le père de Justin. Il avait bien calculé, Bénédict était un enfant lorsqu'ils avaient été exilé par son grand-père. Et il ne l'avait pas très bien vécu. Il ne devait pas être le seul. D'après ses calculs, Hedwin aurait même dû commencer sa troisième année à Poudlard. Le dernier accident créant la mort de cinq Potter et de leurs épouses ou fiancées pour certains s'est déroulé en 1971, plus précisément en juillet, les parents de Vincent sont morts dans cet accident. S'il avait bien compris, c'est cet accident qui a causé le départ de sa famille. Un double choc pour des enfants, non seulement ils devaient enterrer leur proches, mais partir en se faisant eux-même passer pour mort.
Enfin, les faire passer pour mort ne correspond pas tout à fait pour tous. Remus et Sirius ont rencontré Hedwin pendant sa fête d'anniversaire, ils n'avaient aucun souvenir de lui et pourtant, Hedwin a été capable de lui raconter des souvenirs qu'il avait de la première année de son père, et d'après ces souvenirs, il connaissait Sirius et Remus, mais là, Remus et Sirius ont agit comme s'ils ne l'avaient jamais rencontré avant. Harry n'avait pas raté l'éclair de souffrance qui avait traversé le regard de son cousin. Il devrait creuser sur le sujet, mais il allait attendre de le connaître avant de poser des questions qui avaient l'air difficiles à encaisser pour lui.

Pourquoi créer autant de souffrance chez des enfants ? Pourquoi les éloigner alors qu'ils étaient encore si nombreux ? Pour protéger les enfants ? Si cela était le cas, ils auraient dû emmener James avec eux, lignée princière ou pas.
Son grand-père était resté vague sur le sujet.

Une autre question se posait encore. Après plusieurs discussions, il avait compris qu'ils avaient été séparés aux États-unis. Un autre fait l'interroge, pourquoi ne sont-ils pas restés tous ensemble, il a bien compris qu'ils s'étaient répartis sur cinq villes des Etats-unis, et ne se regroupaient que pendant les vacances et certains week-end. Qu'est-ce qui a bien pu emmener son grand-père à exiler neuf adultes et leurs enfants à l'autre bout du monde ? Pourquoi si loin ? Beaucoup de questions que son grand-père et les aînés ont occultées. Il ne leur avait pas posé de questions à ce sujet, mais il comptait bien avoir des explications. Harry fut tiré de ses pensées par Justin qui venait de le rejoindre.

- Harry, j'ai eu l'autorisation, on peut faire nos achats de notre côté, à condition que nous les rejoignions pour l'achat des baguettes. Bénédict a été intraitable sur le sujet. Ne me demande pas pourquoi, mais ce serait une histoire de tradition à renouer.

- Oui, répondit Harry, si je devine bien, Bénédict a besoin de donner à Léo la journée qu'il n'a pas eu enfant. Ils sont partis juste avant ses achats. Mais je lui demanderai confirmation ce soir. Il est temps que je discute sérieusement avec la génération de mon père et les plus jeunes.

- D'accord, mais regarde qui vient par là ! Salut Susan ! s'exclama Justin en faisant un signe de la main en direction d'une personne derrière Harry.

- Tiens, bonjour Susan, dit Harry en se retournant.

- Bonjour les garçons. Comment allez-vous ? Vous faites vos achats pour la rentrée ?

- Oui, ça va bien et toi ? Je croyais que tu avais déjà fait tes achats ?

- C'est un peu triste à la maison avec Remus qui doit partir demain pour une durée indéterminée. On est un peu inquiet pour lui si tu veux tout savoir. Surtout que le seigneur Romulus n'a rien voulu dire sur la formation.

- Ne m'en parle pas, s'exclama Justin, d'un ton théâtrale. Jane passe son temps à pleurer ou à se morfondre depuis qu'elle a appris qu'ils ne se verraient plus pendant un petit mois. Je ne la comprends pas, cela ne fait qu'un mois qu'ils se connaissent, et il part pour son bien, donc cela devrait la rassurer non ?

- Justin, tu es vraiment un mec, se contenta de répondre Susan sans chercher à développer sa réponse.

Harry n'étant pas très à l'aise au vu du froid qu'il y avait, essaya de changer le sujet de conversation.

- Nous allons acheter nos manuels à la librairie, on doit y retrouver Hermione et les Weasley si cela te dit de nous y accompagner ?

- Non merci, je dois juste aller à la confiserie, on prépare un panier cadeau pour Remus. Bonne après midi les garçons.

- Oh d'accord, bonne après midi alors, répondit Harry, Justin la saluant du bout des lèvres.

Dès qu'elle fut hors de portée de voix, Harry se retourna vers Justin. Avisant l'heure, il le prit par le bras pour discuter en avançant vers la librairie.

- Tu m'expliques ? demanda Harry. J'ai comme l'impression que c'est tendu entre vous deux.

- Il n'y a pas grand chose à dire, en juin je lui ai demandé de sortir avec moi. Et elle m'a envoyé balader assez méchamment.

- Tu sais pourquoi ?

- En fait, pour me rapprocher d'elle, je me suis d'abord rapprochée de Hanna, sa meilleure amie. Et d'après Ernie, Hanna et Susan ont cru que je jouais sur les deux tableaux, en plus de cela, Hannah avait un crush sur moi, alors que moi pas du tout. Je pensais que c'était de l'histoire ancienne, mais visiblement pas.

- D'accord, en gros tu t'es bien mis dans les ennuis. Il va falloir que tu arranges ça, ce n'est pas le moment de créer des tensions entre nous. Je commence à mieux comprendre pourquoi Magia désigne les couples dès qu'elle le peut.

- Oui enfin tu es gentil, s'agaça Justin, mais j'y suis pour rien moi si Hannah a cru que je m'intéressais à elle.

- Oui, et bien règle ça, je ne sais pas moi, sort avec elle quelques mois. Et tu verras bien.

- Je ne vais pas sortir avec elle alors que je n'en ai pas envie, s'étonna Justin.

- On en parlera plus tard, je vois Hermione.

- Je pourrais peut-être lui demander…

- Non, elle a suffisamment à gérer avec Fred. Elle fait une pause dans les préparatifs.

- Bon d'accord, d'accord. Mais il faudrait peut-être la prévenir qu'il ne vaut mieux pas que Susan et moi soyons côte à côte lors de la….

- Tu devrais le crier aussi Justin il n'y a pas assez de monde qui t'entends, le coupa Hermione.

- Oh, tiens, bonjour Hermione, quelle surprise, comment vas-tu ? demanda Justin.

- Bonjour Hermione, ne fait pas attention à lui, il est agacé depuis qu'on a croisé Susan.

- Oh, d'accord, je comprends mieux. Et non, ne t'en fais pas je vous ai placé les plus loin l'un de l'autre. Mais quelle idée aussi de draguer Hannah et de vouloir ensuite sortir avec sa meilleure amie.

- Mais non, comment es-tu au courant? gémit Justin, non, en fait ne réponds pas, je ne veux pas savoir, et pour information, je ne draguais pas Hannah, bon, je vais chercher mes livres.

Justin leur tourna le dos et partit d'un pas agacé vers les rayons. Hermione se tourna vers Harry, le regard interrogateur.

- Justin ne s'est rapproché de Hannah que pour se rapprocher de Susan.

- Excuse-moi Harry, mais c'est un peu tiré par les cheveux.

- C'est Justin, dit Harry en haussant les épaules. Bon tu as vu Ron ?

- Oui, il est un peu plus loin, au rayon pour les échecs. Comme le vendeur de jeux d'échecs leur a fait un prix, le professeur McGonagall lui a dit d'utiliser le reste de la somme pour commencer à constituer une bibliothèque pour le club.

Harry et Hermione retrouvèrent Ron au rayon en question, il venait de choisir quelques livres que le vendeur ferait livrer directement à l'école. Ils rejoignirent Justin, et terminèrent leurs achats pour la rentrée avant de se séparer. Harry devant officiellement rentrer avec les Finch Fletchley, l'accompagna chez Ollivander pour le choix de la baguette de Georgiana. Ils y retrouvèrent donc la famille de Justin, mais également Léo et ses parents. Lorsqu'ils entrèrent dans la boutique, Léo se tourna vers eux, et eux un sourire éclatant en les reconnaissant, visiblement ravi que son cousin soit avec lui pour ce moment important dans la vie d'un jeune sorcier.