Bonjour à tous et toutes :)

Petite-Licorne: Harry vient de vivre un moment très dur avec Cédric donc même si c'était quelqu'un d'autre, Harry aurait réagi de la même manière. Mais le fait que ce soit Drago à ce moment-là ne sera pas andin ^^

Bonne lecture ;)


Chapitre 25 : La Saint-Valentin, une fête des amoureux ?

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Le lendemain matin, quand Harry descendit prendre son petit-déjeuner avec Ron et Hermione, Cédric l'attendait près de la Grande Salle.

_ Je vous rejoins, dit Harry, le regard fuyant.

Cédric vint vers lui et tenta de l'embrasser mais Harry se déroba, gêné. Il alla se mettre dans un coin, serrant son écharpe autour du cou car l'air extérieur encore froid s'engouffrait dans le Hall. Cédric vint vers lui, tout aussi mal à l'aise.

_ Harry, je tenais à m'excuser. J'aurais dû te rassurer au lieu de rester bêtement figé. J'aurais dû prendre beaucoup plus de précautions…

_ Ce n'est pas toi, murmura Harry. Bien que j'en avais envie, mon corps n'était pas encore prêt. J'ai… j'ai eu un blocage.

_ C'est ça que je ne comprends pas. Tu avais pourtant apprécié mes caresses à cet endroit, je t'avais bien préparé…

_ Je ne sais pas. Je n'ai plus envie d'y penser. Excuse-moi d'être parti, je devais rester seul.

Harry baissa les yeux, honteux.

_ Hé ! N'aie pas honte ! Cela peut arriver, le rassura Cédric. Nous nous sommes juste un peu précipités. Nous ferons ça quand tu sentiras vraiment que c'est le bon moment. Je ne veux pas que tu te sentes mal à l'aise avec moi maintenant, je ne t'en veux pas.

_ Mais je m'en veux moi, répliqua Harry. Tout était parfait et j'ai tout fait raté ! Je t'ai laissé en plan sans te parler et…

_ Harry, je t'ai dit que je ne t'en voulais pas, répéta Cédric en levant le menton du Gryffondor pour le regarder dans les yeux. Cela peut arriver et je t'aime tout autant, Harry Potter !

_ Je t'aime aussi, murmura Harry en l'embrassant.

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Pendant ce temps, un élève les observait de loin, caché dans la pénombre des cachots.

_ On espionne ?

Drago se retint de hurler en voyant son petit-ami derrière lui.

_ Non, j'allais prendre mon petit-déjeuner quand j'ai aperçu Potter et Diggory.

_ Je me disais aussi que ta fixette était partie bien vite après que tu les aies vus ensemble dans la Grande Salle le mois dernier.

_ J'étais loin de me douter que c'était Diggory ! rétorqua Drago, consterné.

Théo le regarda, méfiant.

_ Comme quelqu'un qui est plus populaire que toi ou comme si tu n'étais pas à la hauteur de Potter ?

_ Mais qu'est-ce que tu me racontes ? s'exclama Drago. Ai-je une fois en un mois regardé Potter pendant les cours ? Je ne fais même aucune ronde avec lui, les profs préférant nous mettre avec les filles !

_ Ce n'est pas plus mal, fit remarquer Théo. Bon, un petit baiser et on va déjeuner ?

Drago profita qu'il n'y ait personne et embrassa Théo qui lui rendit son baiser en demandant l'accès à l'intérieur de sa bouche. Surpris, la bouche de Drago s'ouvrit légèrement et Théo put laisser entrer sa langue et accentua le baiser. Drago insinua également sa langue quand ils entendirent des bruits autour d'eux. Drago recula, les joues rouges, essoufflé. Theo souriait et Drago le lui rendit timidement.

Tout en se rendant dans la Grande Salle, Drago revit les dernières semaines écoulées. Après avoir découvert qui était le petit-ami de Harry, Drago s'était fait une raison: qu'est-ce que cela lui apportait de savoir avec qui Potter était en couple? Il s'était alors senti coupable d'avoir négligé Théo depuis le retour des vacances.

Il lui avait alors tout raconté: ses prises de bec avec son père, comment Severus et un de ses amis dont Drago ignorait l'identité l'avaient sauvé et emmené chez Black et Potter, comment il s'était fait accepter par ce cousin qu'il ne connaissait pas, comment la deuxième semaine de vacances avait été tellement plus calme que la première, même s'il y avait cinq fois plus de personnes présentes au Square qu'au Manoir. Il garda cependant l'information secrète sur ses oncles et tante.

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Théo l'avait alors soutenu car raconter son cauchemar au Manoir avait suffi à Drago de tomber dans une légère déprime. Théo avait voulu aller voir le professeur Rogue mais Drago avait refusé, lui disant que c'était passager. Sauf que Théo voyait très bien que Drago n'allait toujours pas bien et ne savait pas comment faire.

L'occasion se présenta à lui quand il croisa son Directeur de Maison l'après-midi même. Il revenait de la bibliothèque seul puisque Drago était avec Lisa Turpin pour la ronde quotidienne et ses autres amis n'avaient pas eu envie de l'accompagner mais cela lui était égal préférant travailler seul. Ce fut le Maître des Potions qui l'interpella.

_ Bonjour professeur Rogue, dit Théo. Vous vouliez me parler?

_ Comment va Drago ? Il refuse de venir me voir après les cours et est toujours dans votre dortoir quand je viens le vendredi soir. Je sais qu'il m'évite.

_ Je suis désolé, je ne peux pas vous aider, mentit Théo.

_ J'ai cru entendre pendant les dernières vacances que vous étiez plutôt proche de Drago, Théodore.

Théo frémit. C'était la première fois que le professeur Rogue l'appelait par son prénom en cinq ans. Il s'en voulut de lui mentir et rougit.

_ Je ne peux rien dire, avoua-t-il.

_ Donc il y a bien quelque chose. Je ne vois plus le même éclat dans ses yeux qu'avant les vacances…

_ Après ce qu'il a vécu, c'est normal, non? répliqua Théo.

Severus esquissa un sourire et Théo détourna le regard, s'étant trahi lui-même.

_ Si Drago a des ennuis, vous devez me le dire.

_ Personne n'est au courant de cela, révéla Théo. Je ne suis pas sûr mais… je crois que Drago déprime. J'ai essayé de vous l'amener mais il a toujours refusé. Le soir, je l'entends pleurer régulièrement. Et…

_ Oui? s'alarma Severus, déjà paniqué par les aveux de son élève.

_ C'est privé, c'est entre lui et moi.

_ Vous voulez m'en parler ?

_ Non, ça va aller, je vous le promets. Il n'y a rien de grave en tout cas.

_ Merci beaucoup. Je vais être assez occupé jusqu'à la pleine lune mais j'essaierai de m'occuper de Drago juste après. Je vous remercie de votre aide.

_ Je vous en prie. Bonne fin de journée, professeur…

Puis Théo partit laissant son professeur seul puis continua sa route jusqu'à sa salle commune.

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Pendant ce temps, Severus rejoignit Remus dans la salle des professeurs, inquiet par ce que son élève venait de lui dire sur son filleul. Son attitude alerta son mari.

_ Qu'y a-t-il ? demanda Remus.

_ Drago. Il ne va pas bien et je n'ai rien su voir. Enfin si mais pas à ce point.

_ Explique.

_ J'ai demandé à Mr Nott s'il avait remarqué certaines choses chez Drago. Il m'a laissé entendre que Drago serait déprimé.

Remus le regarda, perplexe.

_ Je voyais bien qu'il était un peu moins enthousiaste lors des cours, qu'il semblait un peu plus réservé mais je ne pensais pas à ce point.

Severus alla dans son placard personnel où le blason de la Maison Serpentard était gravé. A l'intérieur étaient rangés ses cours, les dossiers des élèves de Serpentard mais également une copie des dossiers des élèves des autres Maisons dû à son poste de Directeur-Adjoint. Il sortit un dossier portant le nom de Drago et l'ouvrit.

_ Ses notes ont légèrement baissé mais pas de façon drastique.

_ Tu ne dois pas le laisser dans cet état. Convoque-le et demande à Poppy de venir. Si tu lui demandes de venir te voir après les cours, il ne viendra pas.

_ Il risque de se braquer en voyant Poppy, songea Severus. Et Mr Nott m'a dit qu'il avait proposé à Drago de venir me voir. Il risque de ne pas venir du tout.

_ Si c'est une convocation officielle, il ne pourra pas l'ignorer.

_ Tu as raison, j'y vais de ce pas.

_ N'oublie pas que la pleine lune est mercredi, annonça Remus.

_ Je n'oublie pas, dit Severus en cachant un sourire. Je te ramène ton gobelet dans une petite heure.

_ Prends ton temps, il est à peine 16 heures.

Severus l'embrassa puis partit.

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Pendant ce temps, Cédric et Harry se trouvaient dans la Salle sur Demande. Tous deux étaient allongés sur le lit, vêtus de leur boxer.

_ Je suis désolé, murmura Harry, mal à l'aise. Je ne sais pas ce qui m'arrive.

_ Tu as été paniqué hier et tu t'es bloqué. Ton corps essaye juste de se défendre tout seul.

_ Cela ne m'est jamais arrivé depuis qu'on a commencé à se caresser… Je pensais en avoir envie mais apparemment pas.

_ Calme-toi. On peut très bien passer un moment sans forcément se toucher. J'avais d'ailleurs une proposition à te faire mais je suppose que ce n'est pas le bon moment.

_ Propose toujours.

_ Je… J'aimerais passer la nuit avec toi de temps en temps.

_ Je ne sais pas quoi dire. Mais je ne suis pas prêt à…

_ Excuse-moi, je rectifie ma demande. Je voudrais dormir à tes côtés de temps en temps.

_ Tu oublies que je suis Préfet et…

_ Justement. Si le Préfet ou Préfète des deux Maisons sont d'accord, nous pouvons dormir dans le lit de son petit-ami ou petite-amie. Donc tu n'as pas trop de problèmes à te faire. Un simple sortilège d'insonorisation suffira amplement. Par contre, tu devras informer Hermione et le professeur Lupin que tu ne dors pas dans ton lit. Histoire d'éviter les convocations gênantes.

_ Tu crois que ce ne sera pas gênant d'aller voir mon tuteur pour lui dire "Ce soir je dors avec Cédric dans son dortoir?"

Cédric eut un petit rire.

_ J'avoue, je peux aller le voir si tu veux?

_ Non sinon il ne cessera pas de me jeter des regards durant les cours et je n'en ai pas envie.

_ Je comprends. Dis-moi quand tu voudras tenter l'expérience.

_ J'y réfléchirais, c'est promis.

Harry esquissa un sourire et alla à la rencontre des lèvres de Cédric qui répondit à son baiser. La main de Harry glissa jusqu'au boxer de Cédric et effleura le tissu provoquant une gémissement du Poufsouffle qui approfondit le baiser en basculant sur Harry, commençant à le caresser les tétons puis le torse. Cédric quitta la bouche de son petit-ami pour poser ses lèvres sur le cou puis le torse. Sa main continua de descendre et glissa sous le tissu afin de prendre en main la virilité de Harry qui se réveilla sous les caresses. Harry laissa échapper un gémissement de bien-être. Cédric fit glisser lentement le boxer libérant l'érection du Gryffondor. Il le prit soudainement en bouche et commença à monter et descendre, le faisant entrer plus profondément dans sa bouche, tout en malaxant les testicules de son partenaire. Harry saisit la tête de Cédric et commença à onduler imposant sa propre cadence puis laissa échapper un cri de bonheur avant de jouir dans la bouche de Cédric qui se retira en toussant légèrement.

_ Ouah, tu… tu prends vite l'habitude. Je n'ai jamais senti aussi loin ton sexe dans ma bouche.

_ C'était divin, répondit Harry dans un souffle, la respiration saccadée. Mais je suis vidé là.

_ C'est très bien ainsi. Tu vois que tu peux encore me désirer !

_ Oui.

Ils s'embrassèrent un moment avant de se rhabiller. Chacun repartit de son côté.

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Le lendemain soir, Severus venait de faire sortir les élèves de deuxième année quand Drago arriva, nerveux.

_ Allons dans mon bureau, dit-il d'une voix douce.

Drago le suivit et s'assit sans dire mot.

_ Comment vas-tu ?

_ Pas la peine de te fatiguer, répliqua Drago. Théo t'a tout dit n'est-ce pas ?

_ Non. Je m'inquiète pour toi, je ne t'ai pas vraiment vu depuis la rentrée.

_ C'est étrange quand même. Depuis deux semaines, Théo me relance pour venir te voir et là subitement, tu t'intéresses de nouveau à moi ! Sans compter qu'hier soir, Théo était mal à l'aise.

_ Disons que c'est moi qui ai engagé la conversation, admit Severus. Non, reste assis.

Drago s'était relevé d'un bond quand quelqu'un frappa. Severus donna l'autorisation et l'infirmière entra.

_ Qu'est-ce que ça veut dire Severus ? s'écria Drago, furieux. A quoi joues-tu ?

_ Calme-toi, demanda calmement Severus. Pourquoi t'énerves-tu ? Tu as toujours été calme, tu savais garder ton sang-froid. Il y a quelque chose qui ne va pas et nous sommes là pour le découvrir.

_ Tout va bien, répliqua Drago, toujours debout.

_ Mr Malefoy, le professeur Rogue veut juste s'assurer que vous allez bien. D'après ce qu'il m'a dit, vous avez eu des problèmes familiaux durant les vacances de Noël. Est-ce exact ?

Le Serpentard fusilla Severus du regard qui ne baissa pas les yeux.

_ Oui, lâcha Drago.

_ Avez-vous des difficultés à vous endormir ? Des crises de larmes ? Êtes-vous plus susceptible qu'avant ? demanda l'infirmière.

Drago ne répondit pas, le regard toujours braqué sur Severus.

_ Mr Malefoy, je comprends que vous ne vouliez pas me répondre mais si votre Directeur de Maison a estimé que ma présence était nécessaire, c'est qu'il s'inquiète réellement pour vous.

_ Je vais très bien.

_ Très bien, ma porte est toujours ouverte, Mr Ma…

_ Attendez, l'interrompit Severus. Drago, ta mère s'inquiète pour toi également. Tu n'as répondu à aucune de ses lettres depuis les vacances.

_ Je m'en fiche. Qu'elle reste avec son Mangemort de mari !

Severus fronça les sourcils.

_ Drago, ta mère…

_ Je m'en fiche d'elle ! De mon père également ! De vous ! De cette école! s'exclama Drago, les larmes aux yeux. Je veux juste qu'on me laisse tranquille, est-ce si difficile à comprendre ?!

Severus se leva et prit Drago dans ses bras qui ne put retenir ses larmes plus longtemps.

_ Pourriez-vous lui donner un peu de Philtre de Paix, une faible dose matin et soir? proposa Poppy. Il serait peut-être indispensable qu'il voit un psychomage également.

_ Je ne suis… pas fou, dit Drago entre deux sanglots.

_ Ne t'inquiète pas, personne ne le pense. Tu traverses quelque chose de difficile et tu ne peux pas garder cela sur le coeur.

Drago haussa les épaules.

_ J'en parlerai à Mrs Patil, elle a fait des miracles avec Harry, assura Severus. Merci Poppy.

_ De rien, Severus. Si jamais vous avez besoin de parler, venez voir votre Directeur de Maison ou moi-même. Peu importe l'heure, il est important que vous ne restiez pas seul avec vos angoisses. Bonne soirée Messieurs.

L'infirmière sortit et Severus relâcha son étreinte.

_ Pourquoi avoir parler de ma mère? Tu savais que ce serait ma faille, reprocha Drago en s'essuyant les yeux.

_ En effet, je l'assume. De toute façon je t'en aurais parlé. Il y a également un autre sujet dont je souhaiterai te parler.

Drago le regarda, perplexe.

_ Je ne vois pas de quoi tu parles. J'effectue mes rondes, mes notes sont régulières, je reste discret en cours. Je n'ai rien à me reprocher.

_ Ce n'est pas tes résultats scolaires ou ton comportement dont je veux te parler. En répondant à mon hibou hier soir, Narcissa m'a donné ce formulaire.

Severus tendit une enveloppe à Drago qui la prit, intrigué. Il l'ouvrit et sortit légèrement un dossier administratif.

_ Demande de garde temporaire? Qu'est-ce que ça signifie?

_ Tu es encore mineur et vu que tu ne peux pas retourner chez toi cet été, tu dois avoir un tuteur provisoire en attendant tes 17 ans.

_ Mais je t'ai toi, riposta Drago.

_ Je ne suis rien légalement pour toi. Tant que tu avais un toit officiel et des tuteurs légaux, tes parents pouvaient te confier à moi pendant les vacances à l'occasion. Ce n'est que pour cet été à condition que tu restes à Poudlard pendant les vacances d'avril et de Noël.

_ Sérieusement ? s'exclama Drago. Je pourrais très bien aller chez Black, il est bien mon cousin non?

_ Mmh il faudrait que j'en discute avec l'intéressé mais je ne pense pas que cela sera accordé.

_ Pourquoi? Il a bien la garde de Potter non?

_ Tu n'as pas tort mais quand on demande une garde temporaire, il y a une enquête sociale de faite. Environnement, relations, vie privée et familiale, tout y passe. J'ai plus de chances que Sirius. Tu le connais très peu quand bien même tu as créé des liens avec lui durant la dernière semaine des vacances. Mais ce sont tes liens avec Harry qui seront examinés à la loupe.

Drago grimaça. S'il devait cohabiter avec Potter, mieux valait qu'ils s'entendent bien. Or ce n'était vraiment pas le cas.

_ Tu comprends pourquoi ce sera compliqué que Sirius obtienne une réponse favorable.

_ Je peux convaincre Potter de…

_ Tu veux vraiment jouer à ce jeu ? Dois-je te rappeler qu'il faudra l'accord de la Directrice de la Justice Magique à savoir…

_ La compagne de Black, marmonna Drago. Très bien, j'abandonne cette idée. Je pensais que c'était juste plus facile vu qu'il était de la famille.

_ Je comprends. Est-ce que tu es d'accord pour que je remplisse cette demande ? Je ne ferai rien sans ton accord, ta mère non plus.

_ Je n'ai pas le choix n'est-ce pas ?

_ En effet. Si personne ne peut t'accueillir pendant les vacances d'été, tu sera placé dans une famille de sorciers pendant ce temps. Sachant que tu auras 17 ans l'an prochain durant l'année scolaire, tu pourras aller où tu voudras l'été prochain.

_ Autant faire cette demande alors.

_ Nous risquons d'avoir des rendez-vous avec des psychomages, des membres du Service de l'enfance et des Usages abusifs de la Magie.

_ S'il le faut, soupira Drago. Autre chose ?

_ Tu disais que tes notes étaient régulières, mais elles ont baissées dans les principales matières…

_ Tu m'espionnes aussi ? s'écria Drago, stupéfait.

_ Je suis Directeur de Maison et Directeur-Adjoint, j'ai donc accès à ton dossier scolaire complet. Certes elles ont légèrement baissé mais je veux être certain que c'est passager.

_ Je vais me reprendre.

_ Très bien. Attends-moi là.

Severus se leva et alla chercher une petite fiole. Il la posa sur le bureau.

_ Une faible dose de Philtre de Paix. Juste une question : dors-tu mal en ce moment ?

_ Non, pas vraiment. Je cauchemarde quelques fois mais j'ai un bon sommeil. Et avec les entraînements, je suis épuisé le soir.

_ Bien. Je ne vois pas d'autres raisons pour te retenir. Je veux que nous fassions un point tous les vendredis soir à 17h30 à l'infirmerie.

_ J'y serai, affirma Drago. De toute façon, si j'ai besoin de te voir, tu seras ici ?

_ Peut-être que non, je préfère ne pas t'en parler maintenant, peut-être vendredi. Tu peux y aller.

_ Bonne soirée, Severus.

Puis Drago partit. Severus soupira. Sa semaine s'annonçaiat chargée et il devait régler un problème de plus. Ce n'était pas vraiment la bonne semaine pour avoir d'autres préoccupations urgentes car il était sur le point d'achever un projet qui changerait la vie de son couple.

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Severus ressortit une lettre d'une connaissance nommée Marc. Il le connaissait depuis plusieurs années, ancien Poufsouffle, il avait été mordu par un loup-garou peu après sa sortie à Poudlard. Il l'avait recroisé par hasard trois ans plus tôt et il lui avait avoué son problème en lui demandant de lui fournir du Tue-Loup, connaissant la passion des Potions chez Severus. Ce dernier avait refusé. Il savait qu'il pouvait perdre son emploi si le Ministère l'apprenait. Aider les loups-garous étaient passible d'une peine d'emprisonnement et d'une lourde amende que Severus ne pourrait jamais payé. Il fallait l'accord du Ministère pour fabriquer la Potion Tue-Loup et uniquement si la personne était potionniste, ce qui était le cas de Severus. Mais ancien Mangemort et marié à un loup-garou, le Ministère aurait tout de même refusé sa demande. A Poudlard, c'était différent, il était sous la responsabilité du Directeur et pouvait donc offrir la potion à son mari chaque mois.

Un mois plus tôt, Severus avait rencontré son ami à Pré-au-Lard un soir pour lui proposer une alternative tout en lui rappelant qu'il s'agissait d'un test. Quand il avait reçu la lettre deux semaines plus tard, un poids semblait être sorti de son corps.

Severus déplia la lettre et la relut une trois cent cinquante-cinquième fois pour être certain de ce qu'il avait lu :

Severus, comme promis, je te donne des nouvelles de ton projet. Je me sens revivre. Je reste susceptible mais je ne me suis pas transformé en une bête sanguinaire lors de la pleine lune de mercredi. Cela fait quatre jours qu'elle est passée et à part quelques désagréments comme une migraine ou des sautes d'humeur, je me sens parfaitement bien. Je ne sais comment te remercier. Je continue de prendre les flacons que tu m'as donné pendant deux semaines comme convenu. Merci encore, Marc.

Severus rangea la lettre dans un de ses tiroirs et alla dans son coin laboratoire. Il fit chauffer la potion Tue-Loup et sa potion permettant de guérir la lycanthropie. Il avait travaillé dessus pendant des mois et des mois, recueillant discrètement les cheveux de Remus pour faire des tests. Peu avant de contacter Marc, Severus avait testé sur quelques cheveux et à l'inverse des précédents tests, la couleur châtain habituelle avait recouvert les cheveux qui tournaient vers le gris. Il avait testé encore pendant quelques jours pour être certain et le résultat semblait convaincant. Puis il avait contacté Marc et lui avait proposé d'être un cobaye qu'il avait accepté en rétorquant « Je préfère largement être un cobaye que me transformer une fois par mois, crois-moi ». Il lui avait récemment envoyé une lettre l'informant qu'il ne ressentait plus aucun désagrément et que même sous la colère, il ne sentait plus le loup qui sommeillait en lui. Il finissait sa lettre par le remercier de sa « guérison ». Ce simple mot lui avait fait un bien fou, conscient que cela changerait à jamais la vie de son mari et de son couple.

Severus remplit donc un gobelet de Tue-Loup aux deux-tiers puis versa deux pipettes de sa potion miracle. Il faisait boire ce gobelet à son mari qui ignorait qu'il ingurgitait deux potions. Severus savait qu'il n'aurait jamais accepté de la boire après l'expérience ratée de l'année dernière. Mais cette fois, Severus avait vraiment travaillé d'arrache-pied pour la réussir et les tests étaient concluants. Il espérait simplement que la colère de Remus après avoir appris le mensonge allait être remplacé par une effusion de joie le lendemain matin, quand il se réveillerait sans avoir eu à subir de métamorphose. Il jeta un sortilège de protection sur le gobelet pour que le contenu ne déborde pas durant le trajet et alla rejoindre son mari dans ses appartements.

_ Tu es en avance. Cela s'est mal passé avec Drago ?

_ Non, ça a été. J'ai été un peu sournois avec lui pour qu'il craque un peu mais au moins il accepte d'être pris en charge. Tiens, tu devrais la prendre maintenant.

_ Tu as raison, dit Remus en avalant d'un trait les potions puis grimaça. Je ne sais pas ce que j'ai depuis cinq jours mais elle… elle a un drôle de goût. Tu es certain qu'elle n'a pas tournée ?

_ J'en prépare assez pour deux mois et je jette un sortilège de conservation entre deux pleines lunes. Donc aucune chance, répondit Severus avec assurance.

_ Dans ce cas, c'est mon palais qui me joue des tours.

_ Tu as d'autres symptômes étranges ? demanda Severus, intrigué.

_ Non. La potion agit correctement, je sens peut-être moins le loup qui sommeille sinon ça va. Pourquoi ?

_ C'est pour vérifier si je n'ai pas fait une erreur dans le sortilège de conservation. Je ne suis pas infaillible mais si tu dis qu'il n'y a rien d'anormal, je te crois.

_ Sinon avec Drago, raconte-moi.

Severus lui relata son rendez-vous avec l'infirmière et son filleul et son tête-à-tête avec ce dernier.

_ En effet, cela aurait été compliqué pour Drago si Sirius avait demandé sa garde. Mais tu es sûr que tu le veux vraiment ?

_ Affirmatif. Narcissa a une entière confiance en moi et Drago se sentirait complètement abandonné s'il partait dans une famille d'accueil.

_ Bien sûr. Mais nous devons la signer à deux, cette demande, nous sommes mariés, je te le rappelle !

_ Je n'ai pas oublié, dit Severus en se penchant vers son mari pour l'embrasser dans le cou. Je veux passer la nuit avec toi, même si la pleine lune est dans deux jours. Je te veux.

_ Ce n'est pas que je ne veux pas mais nous avons dit que nous nous séparions trois jours avant et après pour éviter justement de te blesser. Je n'ai pas oublié la fois où cela nous est arrivé, répliqua Remus.

_ Mais j'ai vraiment envie de toi, mon amour, dit Severus en lui prenant la main. Je te fais pleinement confiance, je te le promets.

_ Tu as intérêt à me dire d'arrêter au cas où, marmonna Remus, une lueur de malice dans les yeux, en cédant aux avances de son mari.

Severus ne regretta pas la nuit qu'il passa. Certes, Remus avait été un peu brusque mais il avait fini par accepter ce défaut au fil de leurs ébats et cela ne lui posait plus de problèmes. Quant au problème de la fougue de Remus, Severus avait serré les dents au début dû à la douleur avant de prendre du plaisir. Jamais il n'avait vécu des ébats pareils avec son mari. Il fallait juste qu'il se détende un maximum lorsque son mari entrait en lui.

Deux jours passèrent. Severus avait tenu à rester avec Remus jusqu'au dernier moment malgré les réticences de ce dernier. Ce matin-là, Remus se sentit nauséeux.

_ Tu veux que j'appelle l'infirmière ? demanda Severus. Cela t'arrive souvent ?

_ C'est la première fois. J'ai dû manger quelque chose qui ne m'a pas réussi.

_ Nous avons mangé la même chose, se souvint Severus. Attends cinq minutes.

Il se leva brusquement, alla dans le coin cuisine et revint avec une légère fiole.

_ Bois ça, ça va te requinquer. Je vais préparer à nouveau la Potion Tue-Loup, il ne peut y avoir que ça. J'espère seulement que tu n'auras pas mal cette nuit, je ne supporterais pas que ce soit le cas par ma faute.

_ J'ai vécu 28 ans en subissant de plein fouet la pleine lune, je me suis habitué à la douleur, répondit Remus en embrassant son mari. Merci pour le remède.

_ Repose-toi, veinard. Tu es le seul à avoir une journée de repos dans le mois en pleine semaine.

Remus eut un léger rire tandis que Severus se dirigeait vers la salle de bains. Il était inquiet. Si le breuvage des deux Potions avaient vraiment rendu Remus malade ? Il ne se le pardonnerait pas. Pourtant il avait analysé les deux compositions et aucun ingrédient n'était contradictoire avec un autre. Il espéra que son mari serait en forme ce soir. Il voulait vraiment passer cette première Saint-Valentin en étant marié à l'homme qu'il aimait en toute sécurité.

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La journée se déroula sans que Severus n'ait eu de mauvaises nouvelles de Remus. Quand il eut fini ses cours, il resta une petite heure et ne venant voir aucun élève ni collègue, Severus monta dans ses appartements. Remus lisait un livre dans le canapé quand il entra.

_ Que fais-tu ici ?

_ Tu dois boire le dernier gobelet. Et j'ai le droit d'être avec toi jusqu'à 20 heures, non ? N'est-ce pas l'heure à laquelle je dois te laisser seul ?

Remus grimaça en voyant le gobelet.

_ Je crois que je ne m'y ferais jamais à l'odeur, avoua-t-il en avalant le contenu du gobelet d'un coup. Brrr, infect. Qu'y a-t-il ?

Severus se sentait soudainement fébrile, son coeur battait plus rapidement, il transpirait même un peu tellement il était anxieux.

_ Eh mon amour, dis-moi ce qui ne va pas ! dit Remus, inquiet. Severus !

_ Ce n'est pas la Potion Tue-Loup qui t'a rendu malade, ni la nourriture, murmura-t-il.

_ Je ne comprends pas.

Severus sortit une fiole contenant un liquide transparent. Remus le regarda d'un air effaré. Severus n'eut aucun mal à deviner qu'il pensait à sa crétion ratée de l'année dernière sauf que cette fois-ci, c'était Remus qui en subissit les conséquences.

_ Tu m'inquiètes. Qu'as-tu fait, Severus ?

_ Cela fait des mois que j'y travaille. Des semaines et des semaines que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour nous offrir une vie comme on le mérite. Après avoir fait un test avec une connaissance, cela fait une semaine que j'incorpore cette potion dans ton gobelet. Ce ne sont que des effets indésirables mais ils s'estompent rapidement.

_ Severus… ne me dis pas que… j'ai avalé… une potion que tu as inventé ?

Severus hocha la tête en le regardant. Remus se leva, une lueur de colère dans les yeux.

_ COMMENT AS-TU OSÉ ME FAIRE CELA ? COMMENT AS-TU OSÉ APRÈS CE QU'IL T'EST ARRIVÉ L'ANNÉE DERNIÈRE ? COMMENT AS-TU OSÉ METTRE MA VIE EN DANGER ? TU AURAIS DÛ ME PRÉVENIR, SEVERUS ! TU AURAIS DÛ ME DEMANDER MON AVIS !

Severus soutint se regard, il s'était préparé à ces remarques, à cette colère. Il assumait ce qu'il avait fait mais il voulait s'expliquer malgré que les larmes menaçaient de lui monter aux yeux.

_ Remus…

_ NON ! IL N'Y A PLUS DE REMUS QUI TIENNE ! TU ES ALLÉ TROP LOIN SEVERUS ! TU M'AS TRAHI UNE SECONDE FOIS ! TU M'AVAIS JURÉ D'ARRÊTER TES EXPÉRIENCES ET TU RECOMMENCES ! SUR MOI CETTE FOIS ! IMAGINE SI CELA M'AVAIT TUÉ !

Cette fois, les larmes jaillirent sur les joues de Severus qui ne chercha pas à les refouler. Remus était hors de lui et il lui serait difficile de lui donner une explication dans l'immédiat. Il ne pouvait que subir la colère légitime de son mari.

_ FOUS-MOI LE CAMP IMMEDIATEMENT SEVERUS ROGUE ! FOUS-MOI LE CAMP DÉFINITIVEMENT ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR ! CONSIDÈRE QU'ENTRE NOUS C'EST FINI ! FOUS-MOI LE CAMP !

Severus était tétanisé. Il vit Remus sortir sa baguette et la pointer sur lui. Il ferma les yeux, attendant de se faire expulser par magie des appartements mais il resta bien confortablement installé dans le canapé. Il ouvrit les yeux lentement pour vois que son mari le menaçait toujours de sa baguette mais que sa colère s'était amoindrie.

_ Laisse-moi t'expliquer, je t'en supplie. Laisse-moi juste une chance, juste une, dit Severus à voix basse, les larmes coulant silencieusement sur ses joues. Juste m'expliquer, je t'en supplie, Remus.

_ Deux minutes, dit-il fermement, les dents serrées.

_ Je savais que tu le prendrais mal, que je t'en parle ou non. Sauf que contrairement à l'année dernière, j'ai réalisé des tests tout au long de l'avancement de la potion, pour la modifier jusqu'à ce qu'elle soit impeccable. J'ai… J'ai récupéré des cheveux sur ta brosse. Ils ont ton ADN, ta lycanthropie y est inscrite. Il suffisait que je mette une goutte de cette potion sur un cheveu pour obtenir une réaction. Depuis presque un mois et demi, j'ai obtenu un résultat positif mais je n'osais y croire. Une de mes connaissances est également un loup-garou… devrais-je dire, était. Il a accepté de servir de cobaye, préférant mourir que de subir la pleine lune. Voici sa lettre.

Severus posa fébrilement la lettre qu'il avait maintes et maintes fois lue sur la table basse. Remus la prit, soupçonneux et la lut. Il blêmit.

_ Je suis sûr de moi, je ne t'aurais jamais fait prendre aucun risque ! Je tiens beaucoup trop à toi pour te perdre ! C'est pour cette raison que j'ai inventé cette potion, pour que tu sois libre, que nous ayons une vie normale, comme un couple normal. J'ai fait tout ça parce que je t'aime, Remus Lupin ! Je ne pourrais pas vivre sans toi ! Tu es toute ma vie, je… je te demande pardon, pardonne-moi de t'avoir caché cela ! Tu ne l'aurais jamais prise sinon !

_ Sors d'ici, répliqua froidement Remus.

Severus se leva et se mit face à Remus.

_ Il ne t'arrivera rien cette nuit, je t'en donne ma parole.

_ Si tu m'en avais effectivement parlé plus tôt, je t'aurais donné le bénéfice du doute mais là, je n'y crois absolument pas ! Cela fait 30 ans ! 30 ans que je subis ces pleines lunes à répétition ! Alors laisse-moi tranquille, Severus, va-t-en.

_ Comme tu voudras, murmura Severus en se dirigeant vers la porte des appartements.

Il sortit du bureau et se laissa tomber à une table et s'effondra en larmes. Même si Remus allait effectivement se rendre compte qu'il ne s'était pas transformé, son couple était en danger et il le savait. Ce fut avec la peur et le désespoir qu'il s'endormit, à bout de forces.

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Pendant ce temps, Cédric et Harry s'étaient retrouvés dans la Salle sur Demande mais Harry semblait ailleurs. Tous deux étaient torse nus. Malgré les sollicitations sensuelles de Cédric, Harry ne réagissait pas. Il était même distant avec Cédric. Au bout d'une demi-heure, Cédric s'allongea à côté de lui et lui caressa les cheveux.

_ Qu'y a-t-il ? demanda-t-il. Tu as l'esprit ailleurs.

_ Je suis désolé, murmura Harry. Je n'ai pas très envie aujourd'hui.

_ On peut rester l'un contre l'autre, cela ne me dérange pas. Tu n'avais qu'à me le dire, je ne me serai pas offusqué. Si tu veux, on peut aller dans mon dortoir. C'est la pleine lune ce soir, je pense que tu ne prendras pas le risque d'aller demander à ton tuteur l'autorisation ?

_ C'est gentil mais je préfère rentrer. Je ne me sens pas très bien.

_ Harry, dis-moi ce que tu as. J'ai l'impression que depuis qu'on a essayé de faire l'amour, tu me fuis. C'est ça ?

Harry ne répondit pas, baissant le regard. Cédric se redressa et s'assit sur le lit en tailleur, vêtu de son pantalon tout comme Harry.

_ Que dois-je te dire pour que tu comprennes que ce n'est pas grave ? Que je ne t'en veux pas, que je peux t'attendre un, cinq ou dix ans s'il le faut ! Mais ne me mets pas à l'écart. Tu n'étais pas seul, je dois savoir ce qui t'a fait peur pour que tu aies pris la fuite aussi rapidement. Le silence est le pire défaut dans un couple. Parle-moi, je t'en prie.

Harry soupira et tourna son regard émeraude vers les yeux gris du Poufsouffle.

_ J'ai été trop vite, je me sentais prêt, enfin je croyais. J'ai pris beaucoup de plaisir quand tu m'as préparé… Mais quand tu t'es approché de moi… quand je t'ai senti tout près de moi… j'ai repensé à la première fois où je l'avais vu… Je me suis dit que ça ne rentrerait jamais, que j'aurais forcément mal, que ça allait être une horrible expérience et je ne voulais pas que ça arrive. Je ne l'aurais pas supporté…

_ C'est normal d'avoir des craintes, mais la première fois est semblable à tout le monde. Je t'ai préparé bien plus que tu me l'avais fait. Je savais que l'entrée serait difficile pour moi, même si tu m'avais lubrifié un peu plus mais je te voulais en moi et nous avons eu tous les deux du plaisir. Réponds-moi juste à cette question et je ne t'en parlerai plus : ai-je été une fois, une seule fois contre ta volonté ? T'ai-je imposé une chose que tu ne voulais absolument pas faire ? Réponds-moi honnêtement, s'il te plaît.

_ Non. Tu as toujours été génial avec moi. Tu es allé à mon rythme et je t'en remercie.

_ Alors dis-moi pourquoi c'est si différent aujourd'hui ? Dimanche, quand nous nous sommes vus, tout allait bien.

_ Je ne sais pas. J'en ai envie, crois-moi, mais…

_ Oui ? Tu peux tout me dire, même si ça peut me faire mal. Je sais ce que c'est de découvrir sa sexualité et ce n'est pas toujours évident.

_ Quand tu m'as demandé à midi de te rejoindre ce soir ici, je me suis dit que tu voudrais probablement que je te fasse l'amour. Mais à l'idée de me savoir en toi, ça m'a ramené à samedi et… Je suis désolé, je n'aurais pas dû venir, dit Harry en prenant sa chemise, les larmes aux yeux.

Cédric baissa le regard, ayant également les larmes aux yeux.

_ Harry, est-ce que tu m'aimes toujours ?

_ Bien sûr, dit-il avec un léger sourire.

Cédric se leva et se rhabilla complètement, à l'instar de Harry.

_ Faisons une pause, déclara-t-il. Le temps que l'on sache tous les deux où nous allons.

_ Quoi ? s'exclama Harry. Pourquoi ? C'est juste un léger passage à vide…

_ Harry, regarde la vérité en face. Tu me fuis depuis samedi, même si dimanche semblait comme les autres jours, tu étais moins expressif. Tu ne faisais que répondre à mes besoins sans que tu écoutes tes propres désirs. Et aujourd'hui… Je comprends que tu aies eu peur, mais quelque chose s'est brisé entre nous deux. Je ne veux pas te perdre mais si nous continuons comme ça…

_ Notre histoire sera terminée, acheva Harry, conscient que Cédric avait raison. Tu… Tu as toujours été franc avec moi… comme moi avec toi… Je ne sais plus du tout où j'en suis, ce que je ressens. Je suis totalement perdu et ça m'effraie. Tu as sans doute raison, une pause pourrait nous être bénéfique. Ne m'en veux pas.

Il prit sa robe de sorcier à la main, déposa un chaste baiser sur les lèvres de Cédric puis partit. Sans se l'avouer chacun, tous deux savaient comment cette pause allait finir. Mais le penser aujourd'hui était bien trop douloureux. Cédric vérifia qu'il n'oubliait rien et partit à son tour, ravalant ses larmes.


Ce chapitre a été très intense. Il marque un véritable tournant dans l'histoire. D'un côté, la fin inéluctable du couple Harry/Cédric mais également la guérison totale de Remus *-* Mais tout cela aura un prix à payer. Le couple Remus/Severus s'en sortira-t-il indemne? Cette année, la Saint Valentin aura été la pire des journées pour ces deux couples :'(

Quant à Drago, Severus est le mieux placé pour s'occuper du jeune Serpentard et cela deviendrait donc légal *-*

Je vous dis donc à la semaine prochaine avec le prochain chapitre intitulé "Pleine lune" ^^

Portez-vous bien, prenez soin de vous et de vos proches, bisous *-*