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Note de la traductrice :Merci à tous ceux qui suivent toujours cette histoire. J'ai vraiment honte de moi, de vous avoir fait faux bond si longtemps...

Et sinon, je félicite Lamissa et lesaccrosdelamerceri, les revieweuses-plus-vite-que-leur-ombre du chapitre 7 : merci de m'avoir écrit 10 minutes et 20 minutes après la mise en ligne !

Bonne lecture à tous !

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Chapitre 8 - Aller de l'avant

Hermione fixait Harry sans savoir quoi dire. Comment commencer à s'excuser pour tout ce qu'elle avait fait ?

Du coin de l'œil, elle pouvait voir M. Black au comptoir, qui parlait à la propriétaire du bar et à un autre homme de son âge. Il était allé chercher Hermione et Ron et les avait amenés ici aux Trois-Balais, où Harry attendait avec l'autre homme. Puis les deux adultes les avaient laissés seuls tous les trois. Ils étaient restés dans un silence inconfortable depuis.

« Qui c'est, ce type ? » demanda Ron, rompant finalement le silence.

« C'est Remus. Il est mon professeur particulier. » répondit Harry, puis il se mordit la lèvre, et la tordit comme s'il avait peur de continuer.
« C'est le petit-ami de Sirius. Et Sirius m'a adopté, c'est mon père maintenant. »

Hermione pouvait sentir que c'était un test : il testait à nouveau leurs préjugés, il voulait savoir comment ils réagiraient à sa nouvelle famille. Elle inspira et lui sourit.

« C'est génial, Harry. M. Black semble être bien pour toi. »

« Il l'est. » acquiesça Harry.

« Je crois que j'ai entendu parler de lui. » intervint Ron à son tour. « Pendant les vacances de Noël, j'ai interrogé mon père sur M. Black, et il m'a expliqué qu'ils étaient ensemble dans une sorte d'organisation contre Vous-Savez-Qui. Et il a mentionné que ton père avait trois amis avec lui tout le temps. »

« Ouais, euh... Ce serait Sirius, avec Remus et Pettigrow. »

« Oh, nous avons lu sur lui dans le journal. » lança Hermione en se mordant la lèvre.

Elle prit une profonde inspiration et lâcha : « Je suis désolée ! »... exactement au même moment que Ron !
Tous les trois se regardèrent à nouveau, pendant un moment gênant, puis Harry éclata de rire.

« Ça n'aurait pas pu être mieux si vous l'aviez chronométré. » gloussa-t-il, devant les visages rougissants de ses amis.

« Oh, la ferme... » marmonna Ron, puis il regarda Harry d'un air sérieux.
« Nous sommes désolés, Harry. Nous aurions dû nous tenir à tes côtés, mais nous avons paniqué, et au moment où nous avons "dépaniqué", nous n'avons pas pu te trouver. »

« Je ne crois pas que ce mot existe. » répondit Harry.

« Tu as compris ce que je voulais dire. » s'exclama Ron, exaspéré, et Harry acquiesça.

« Je pensais que vous me détestiez, comme tout le monde. » murmura-t-il dans sa Bièraubeurre.

« Non ! » dirent rapidement Ron et Hermione.

« Nous avons juste tout fait dans le mauvais sens. » essaya de dire Hermione. « Et après tu étais parti, et nous ne pensions pas que c'était quelque chose qui pouvait être résolu par lettres. »

Harry acquiesça.

« Tu nous manques. » dit Ron.
« C'est pas la même chose sans toi. Nous sommes plus souvent à traîner dans la bibliothèque, et beaucoup moins à parler de Quidditch, pour commencer. » termina-t-il sur un ton de souffrance, alors qu'Hermione roulait des yeux, et que Ron et Harry gloussaient à ce spectacle.

« Vous êtes toujours mes amis ? » demanda Harry avec hésitation.

« Toujours, Harry, si tu veux toujours de nous. » répondit honnêtement Hermione.

« Je suppose que nous pouvons recommencer. Peut-être que Sirius m'emmènera pour vous voir plus souvent. » acquiesça Harry, en jetant un coup d'œil aux adultes installés au bar.

« Tu ne reviendras pas ? » demanda Ron.

« Je sais pas. » dit Harry en haussant les épaules.

« Eh bien, fais-nous savoir, » répondit Ron, « car si tu veux changer d'école, je harcèlerai mes parents jusqu'à ce qu'ils me laissent changer avec toi. »

« Moi aussi. » acquiesça fermement Hermione, et Harry sourit.

« Alors... » commença doucement Harry. « Comment ça se passe à Poudlard ? J'ai entendu dire que vous avez de nouveaux professeurs. »

« Ouais, ils sont super. » commença Hermione avec animation. « Ils connaissent vraiment leur matière. Et il y a eu toutes sortes de changements, aussi. McGonagall fait des vérifications de qui est au lit maintenant, et nous avons des réunions avec elle. »

Depuis le banc du bar, Remus fit un signe de tête vers le trio : « Je suppose qu'ils sont en train de recoller les morceaux. »

« Ouais, c'est bien. Les amis font ça. » répondit Sirius, en prenant une gorgée de son verre.

« Tu sais, j'ai vu Andy il n'y a pas longtemps. Elle est un peu mécontente : tu n'es pas encore allé voir ta cousine préférée. »

« C'est vrai ? Hé, quand l'as-tu vue ? »

« L'autre jour, sur le Chemin de Traverse. Quoi qu'il en soit, je suis sûr que la laisser garder Harry pendant une soirée, disons demain soir, ferait des merveilles pour obtenir son pardon. »

« Mouais... » répondit Sirius avec scepticisme. « J'en suis sûr. Que ferais-je alors, tout seul ? »

« Nous pourrions aller à ce rendez-vous. J'ai un travail maintenant, je suis payé et tout. Je pourrais t'inviter. »

« Ouais, vraiment ? Tu dois avoir un employeur très généreux, alors. »

« Nan, il est pingre. Mais là encore, je n'ai jamais trop dépensé pour moi, donc c'est facile d'économiser. Ouille, c'était pour quoi, ça ? » demanda Remus en se frottant la tête.

« Traite-moi encore de pingre, tiens... »

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Les choses semblèrent aller mieux au cours des semaines suivantes.

Remus et Sirius étaient allés à quelques rendez-vous. Andromeda avait accepté de faire du babysitting, après avoir donné à Sirius un long sermon sur le comportement familial approprié, puis elle avait commencé à chouchouter Harry autant qu'elle le pouvait. Sirius pensait fermement que c'était en représailles de l'époque où il avait gâté Tonks, quand elle était petite et qu'elle était censée être punie.

Harry rencontrait désormais Ron et Hermione tous les samedis, et leur amitié semblait se rétablir lentement. Sirius avait parlé aux Guérisseurs, et il avait de bonnes nouvelles à partager lorsque Dumbledore les appela, Remus et lui, pour une réunion.

« Je vous ai appelés aujourd'hui, messieurs, parce que j'ai de bonnes nouvelles. » commença Dumbledore.

« Vraiment ? » demanda Sirius, en prenant un siège devant le bureau de Dumbledore, pendant que Remus prenait l'autre.

« Oui, vraiment. » répondit Dumbledore, et du tiroir de son bureau, il sortit ce qui ressemblait à un diadème, et le laissa tomber sur le bureau.

« Le diadème perdu de Rowena Serdaigle. Et, je crois, le dernier Horcruxe. » dit simplement Dumbledore.

« Comment ? » demanda Sirius, stupéfait.

« Vous n'êtes pas le seul à avoir eu de la chance, ces jours-ci. Je me suis adressé à toute l'école il y a quelque temps, pour annoncer les changements que nous instaurions, et le fait que la sécurité resterait serrée jusqu'à ce que nous trouvions le coupable des attaques, même si les attaques avaient cessé. »

« Oui ? » incita Remus à l'homme plus âgé, qui semblait penser que c'était une explication suffisante.

« Mlle Ginny Weasley est venue me voir plus tôt cette semaine. Elle a avoué qu'elle avait réalisé avoir été la coupable. Elle avait trouvé le journal parmi ses affaires, elle croyait que c'était un cadeau de ses parents, et elle a correspondu avec Tom. Elle avait remarqué avoir ensuite des pertes de mémoire, qui coïncidaient avec les moments des attaques. Elle a essayé de se débarrasser du journal, et elle a eu peur de se faire connaître. Mais apparemment, ses discussions avec Minerva lui en ont donné l'envie. »

« Elle l'a dit à McGonagall ? » demanda Sirius.

« Non, mais Minerva lui a demandé comment elle s'adaptait, et a commenté le fait que ses notes s'étaient considérablement améliorées, ce dernier trimestre. Apparemment Minerva en a fait l'éloge, et la jeune fille s'est sentie coupable. Après tout, son travail s'est amélioré parce qu'elle n'était plus possédée. »

Sirius et Remus acquiescèrent. Cela prouvait juste que Sirius avait raison : ces enfants avaient besoin d'être guidés. Sans les discussions, la jeune fille n'aurait peut-être jamais eu l'envie de se manifester.

« J'ai parlé à ses parents depuis, et elle a subi un examen complet. Elle ne semble pas avoir de séquelles, mais je les ai encouragés à la laisser voir un Guérisseur d'Esprit pendant un moment.
J'ai aussi parlé à Arthur. Il n'a jamais acheté ce carnet, mais il m'a dit avoir eu une altercation avec Lucius Malefoy, à Fleury et Bott. »

« Et Malefoy a glissé l'Horcruxe dans les livres de la fille. » renifla Sirius. « Comment cela mène-t-il à ceci ? » dit-il en montrant le diadème.

« Mlle Weasley avait très peu de souvenirs du temps où elle était possédée, mais ne pas en être consciente ne veut pas dire que le souvenir est absent. J'ai demandé si je pouvais voir ses souvenirs, et elle y a consenti.
Apparemment, un Horcruxe est un peu plus au diapason avec les autres Horcruxes que nous aurions pu le penser. Malgré, je crois, que le journal ait été le premier Horcruxe créé, le morceau d'âme de Voldemort a incité Ginny à vérifier si l'autre Horcruxe dans l'école était protégé. Il était caché dans la Salle-sur-Demande.
Nous en débarrassons-nous maintenant ? »

« Pensez-vous que Voldemort sait ce que nous faisons, dans ce cas ? » demanda Remus, inquiet.

« S'il le sait, il ne peut pas faire grand-chose en tant qu'esprit désincarné. Il se peut que le journal Horcruxe était porté par Voldemort quand il a fait les autres, et ce serait pourquoi celui-ci était conscient des autres. Ou encore, peut-être que les Horcruxes sont conscients les uns des autres. Je l'ignore.
Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est sage d'agir vite après celui-ci, car je crois qu'avec la destruction du diadème, le seul Horcruxe restant est celui d'Harry. » conclut Albus à Remus et Sirius, satisfait.

« En êtes-vous sûr ? » demanda Sirius avec méfiance.

« Tout à fait : j'ai finalement réussi à convaincre Horace de partager son vrai souvenir de sa conversation sur les Horcruxes avec Tom.
Horace est un homme bien, qui avait honte d'avoir partagé de telles informations avec Tom. Il n'aurait pas pu en connaître l'issue. Mais j'ai réussi à le convaincre qu'il pourrait aider à stopper Tom s'il nous donnait l'information. Et il semble que Tom pensait que diviser son âme en sept morceaux rendrait la protection plus forte. »

« Donc, ça fait six, plus le morceau qui reste en lui. » dit pensivement Sirius. « Nous n'en avons détruit que cinq. »

« Oui, mais il n'a pas pu faire consciemment le sixième qu'il avait l'intention de créer cette nuit-là, et sans corps, il n'a pas pu en faire un autre. J'ai fait des recherches : même quand il a possédé Quirrel, il n'aurait pas pu créer un nouvel Horcruxe, car il avait besoin d'avoir son propre corps pour cela. Donc, il n'a toujours pas officiellement le sixième qu'il croit qu'il devrait avoir, mais c'est en fait Harry. »

Sirius acquiesça : « Les livres que vous avez fournis ont été très utiles, et les Guérisseurs sont confiants. Nous pouvons planifier la procédure pour demain, nous avons juste besoin d'une faveur. »

« Et quelle est-elle ? »

Sirius regarda Fumseck : « Que Fumseck pleure. Tu veux bien, Fumseck ? Pour Harry ? »

L'oiseau émit un léger trille, et Sirius le remercia. Les trois hommes se levèrent, et procédèrent à la destruction d'un autre Horcruxe.

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Le Guérisseur inséra l'aiguille directement dans la peau de la célèbre cicatrice. L'autre aiguille était prête dans la main de l'autre Guérisseur.

Sirius se rongeait les ongles convulsivement tout en regardant. Il voulait tenir la main d'Harry, mais les Guérisseurs avaient besoin d'espace, au cas où quelque chose arriverait. Il sentit une main sur son épaule, et se tourna pour regarder Remus. Il inspira profondément, et essaya de se calmer en voyant les écrans de contrôle commencer à biper et à s'emballer.

« Nous devons injecter les larmes de phénix. » déclara l'un des Guérisseurs.

« Pas encore. » lui répondit l'autre. « Nous sommes toujours bons, et le venin de Basilic n'a pas encore atteint le Hor... »

Il fut interrompu par un gémissement sonore venant d'Harry, en dépit du fait que sa bouche était fermée. Il commença à convulser, et les Guérisseurs durent le maintenir.

Sa cicatrice s'ouvrit à nouveau, mais au lieu de sang, la même vapeur qui avait quitté tous les autres Horcruxes en sortit, et se dissipa jusqu'à ce qu'il n'en reste rien.

Les Guérisseurs injectèrent rapidement les larmes de phénix, et les écrans de contrôle commencèrent à se stabiliser. Un des Guérisseurs lança un sort de diagnostic, et sourit en hochant la tête à Remus et Sirius.

« Il s'en remettra. »

Cela avait parfaitement fonctionné. Ils avaient eu raison : injecter le venin de Basilic directement sur la zone où se trouvait l'Horcruxe l'avait détruit, tout en leur donnant encore le temps de guérir Harry.

Ils avaient mis beaucoup de temps à arriver à cette conclusion : le venin de Basilic détruisait les Horcruxes, mais le truc était de détruire cet Horcruxe-là avant qu'Harry soit tué. Le venin devait atteindre l'Horcruxe avant de détruire les organes d'Harry, sauf que le venin de Basilic agissait et tuait rapidement.
Un des Guérisseurs avait suggéré de localiser le point exact où se trouvait l'Horcruxe, et d'injecter le venin directement là. Ils avaient établi que l'Horcruxe était enfermé dans la cicatrice même. En conséquence, ils avaient injecté le venin directement dans cet emplacement, et s'étaient tenus prêts à guérir rapidement Harry avec des larmes de phénix.

Les larmes étant beaucoup plus rares que le venin de Basilic, ils avaient dû demander l'aide du familier du Directeur. L'oiseau n'avait pas seulement pleuré pour que les Guérisseurs recueillent les larmes dans la seringue, il avait aussi examiné toute la procédure, perché sur le lit d'hôpital.

Les Guérisseurs donnèrent aux deux hommes un peu d'espace pour vérifier eux-mêmes comment allait le garçon. Celui-ci était toujours inconscient. En effet, comme les Guérisseurs ne savaient pas si la procédure lui ferait mal, ils l'avaient mis auparavant sous sédatif.

À Poudlard, la classe de Potions des Gryffondors et Serpentards de Seconde Année regardaient leur professeur avec surprise. Il s'était arrêté net au milieu de l'un de ses commentaires sarcastiques, et avait saisi son bras. Il avait alors remonté sa manche et regardé son bras pendant cinq bonnes minutes, pendant que ses élèves retenaient leur souffle en attendant de voir ce qu'il ferait.

Sans un mot pour eux, le professeur se retourna et quitta la salle. Sa silhouette noire parcourut les couloirs de Poudlard. Il lança d'un ton cinglant le mot de passe à la gargouille, et s'avança à grands pas en ouvrant la porte, interrompant net la conversation qu'avaient le Professeur McGonagall et le Professeur Dumbledore. Tous les deux levèrent les yeux, surpris.

« Je démissionne, maintenant. » dit-il fermement.

« Severus, nous sommes à une semaine des examens ! » s'exclama McGonagall.

« Je m'en fiche. » répondit-il simplement. « Vous vouliez ma réponse : vous avez ma réponse. Je n'ai plus besoin de cet emploi. » ajouta-t-il, en montrant son avant-bras gauche aux deux vieux Professeurs.

Dumbledore regarda avec plaisir pour ce qui n'y était plus : la Marque des Ténèbres fanée, qui était présente depuis que Lord Voldemort avait perdu ses pouvoirs.
Cette tache de peau juste un peu plus sombre que le reste, qui leur faisait savoir que Voldemort n'était pas aussi parti qu'ils le pensaient, avait désormais disparu.

« Quand ? »

« Il y a quelques minutes. »

Un loup argenté se précipita par la fenêtre, et la voix joyeuse de Sirius Black annonça : « La procédure a fonctionné. Il est libre. Renseignez-vous auprès de votre Mangemort de compagnie. Cela aurait dû être le dernier, et l'esprit de Voldemort ne devrait avoir rien d'autre pour l'ancrer. Il doit avoir trépassé. »

« Ça a disparu. » répondit Dumbledore, en renvoyant son propre Patronus.

« Bonne suite dans votre vie. » conclut Rogue avec un sourire narquois, mais sans son venin habituel. « Je sais que je l'aurai. Loin des morveux. »

Et sur ce, il partit emballer ses affaires.

Il quittait Poudlard. Une bonne fois pour toutes. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire, mais il s'en fichait complètement. Il voulait tout laisser derrière lui.

Seul le souvenir de Lily l'avait retenu ici : il ne se souciait d'aucune de ces personnes. Dumbledore avait extrait de lui le vœu de protéger le morveux, quand il était au plus profond de son chagrin, mais lui ne s'était jamais soucié du môme.

Il avait voulu que Lily survive, pas le gamin ni son père : il n'aurait pas pu s'en soucier moins s'ils étaient morts. Il aurait même probablement préféré qu'ils soient morts, et que Lily ait survécu : de cette façon, il aurait eu la voie libre.

C'était sa culpabilité pour la mort de Lily qui lui avait fait promettre de protéger son morveux. Mais désormais, le Seigneur des Ténèbres n'était plus, et son vœu était accompli. Il pouvait faire de sa vie tout ce qu'il voulait, et la Grande-Bretagne Sorcière n'avait rien de valable à lui proposer.

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« Donc je suis libre, et Voldemort ne reviendra jamais ? » demanda Harry, en s'asseyant sur son lit d'hôpital.

« Ouais. » répondit Sirius, en ébouriffant les cheveux du garçon.

Harry hocha la tête, satisfait.

« Et maintenant, tu peux prendre la potion d'adoption. » annonça joyeusement Sirius. « Si tu la veux, bien entendu. » finit-il sérieusement.

« Bien sûr que je la veux ! » s'exclama Harry, en faisant signe des mains pour l'avoir.

Sirius commença à lui passer la fiole : il avait fait préparer la potion à l'avance, avec toutes les autorisations pour la donner à Harry. Ce fut alors que Remus se racla la gorge.

« Lunard ? » demanda Sirius.

«Heu, hum... Je... C'est-à-dire... » commença Remus, en sortant quelques papiers de sa poche. « Je sais que Sirius et moi travaillons encore à nous réconcilier, mais même si nous n'étions pas ensemble, j'aimerais bien, eh bien...
Je veux faire ça avec Sirius, Harry. Je vous veux tous les deux dans ma vie, pour toujours. J'aurais dû faire cela il y a douze ans. Te prendre, t'adopter, et... Eh bien, j'espère qu'il n'est pas trop tard.
J'ai la paperasse ici. J'ai demandé à Ted Tonks de m'aider, c'est un avocat, et... Eh bien, cela m'ajoute, je peux t'adopter avec Sirius, en même temps que Sirius. Enfin, c'est si tu veux, et si tu ne veux pas, je comprends.
Et si tu veux, mais que tu ne veux pas m'ajouter à la potion... »

Sa divagation fut interrompue quand Harry se pencha et tira les papiers de sa main, pour les signer avec la plume que Sirius lui avait immédiatement donnée.
Harry avait déjà signé ceux de Sirius, donc il savait quoi faire. Il les tendit ensuite à Sirius, qui devait accepter aussi, puisqu'il était déjà son père adoptif.

« Est-ce que nous devons attendre qu'une autre potion soit préparée ? » demanda Harry.

Remus secoua la tête : « Non. Euh... J'ai demandé aux Guérisseurs, quand ils préparaient celle de Sirius, pour en préparer une autre avec mon sang.
Je leur ai demandé parce que je voulais m'assurer qu'il n'y avait aucun risque, et ils ont garanti qu'il n'y en avait pas. La lycanthropie ne peut être transmise que lorsque je suis transformé. » continua-t-il en tâtonnant dans sa poche, pour en sortir une fiole.
« Si tu as besoin de plus de temps pour réfléchir... »

Il fut à nouveau interrompu lorsque Sirius fit voler magiquement la fiole en roulant des yeux : « Qu'est-ce que tu en pense, loupiot ? Prêt à devenir un Potter-Evans-Black-Lupin ?
Les deux potions t'ajouteront [génétiquement] des parents, mais n'enlèveront pas les tiens. Ça devrait un peu te transformer, mais pas tant que ça. Tu as déjà un peu de sang Black par ta grand-mère, de toute façon. »

« Je suis prêt. » acquiesça Harry en prenant les deux fioles. « Cul sec ! » s'exclama-t-il, en buvant les contenus d'une traite.
« Beurk ! Pourquoi ça doit avoir ce goût affr... » Il ne termina pas la phrase, alors que ses paupières s'abaissaient et qu'il retombait sur le lit.

« C'est normal, j'ai demandé au Guérisseur. » dit Remus, en s'avançant et en vérifiant Harry.

« Je sais, moi aussi. » Sirius sourit à la préparation de Remus. Il supposait qu'ils formaient une famille, désormais.

« Nous devrions cependant trouver une plus grande habitation. »

Remus sourit.

« Je croyais que nous prenions les choses lentement ? »

« Tu me connais, je n'ai jamais ralenti. »

« Non, tu ne l'as jamais fait. » sourit Remus en embrassant Sirius, puis en passant une main sur les cheveux d'Harry, qui avaient l'air un peu plus apprivoisés.

Ils regardèrent les traits d'Harry changer légèrement. Seuls les plus observateurs le remarqueraient, et ils l'attribueraient probablement à la puberté.
Ses cheveux devenaient un peu plus dociles, ses mains juste un peu plus longues que leur forme arrondie antérieure.

« Je vous aime tous les deux. Très fort. »

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Note de la traductrice :

Il ne reste plus que l'épilogue !
Je vous donne rendez-vous dès que possible : ça sera peut-être long, mais je ne vous abandonne pas...

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