Bonjour, oui!
Je sais, ça fait une éternité. Je veux finir cette fic, mais j'ai eu beaucoup de mal à reprendre goût à l'écriture ces temps ci. Je passe également moins sur ce site, car ceux qui je lisais publient moins eux aussi. C'est la vie, tout le monde a ses obligations. Mais j'espère reprendre un peu les publications, car écrire a été un plaisir jusqu'alors. J'espère que ce court chapitre relancera un peu votre intérêt pour l'histoire. Je pense aussi que je ferai une autre fic un de ces jours. Pour changer.
Bon chapitre!
Résumé des chapitres précédents: L'équipage est arrivé sur l'île céleste de Takama-shima, et s'est divisé en groupes pour l'explorer. Marco et Izu, avec leurs divisions, doivent contourner l'île avec le Moby Dick. Kira est avec eux. L'île est sensé être abandonnée, mais avoir été habitée.
Equipe du sommet
Shirohige, divisions d'Ace, Thatch, Blenheim, Kingdew, Fossa
-Arrgh !
-Déjà fatigué ? Nargua un voisin.
-La ferme.
-Gardez votre salive, les gars, on est qu'au début, lança Ace à ses hommes.
Ils étaient partis depuis quelques heures maintenant, et avaient entamé l'ascension de l'île céleste, une ile en forme de croissant de lune, avec un fort relief au sommet duquel devait se trouver des traces de civilisation. Le Paternel était dans les premiers du groupe, et même si, du fait de son âge, il n'était pas des plus rapides, ses pas restaient ceux d'un géant. Une très longue ligne d'hommes suivait derrière, marchant entre les arbres d'espèces inconnues tout en coupant des fougères et des branches sur leur passage, pour laisser un sentier dégagé sur leur passage. Il ne leur serait vraiment pas difficile de retrouver leur route dans la forêt, elle était comme des traces de pas sur une neige immaculée.
Comme ils marchaient depuis un moment, le Capitaine décida de profiter d'un grand promontoire rocheux dégagé pour y faire une halte. Il contacta par den den mushi les deux autres autres équipes de marcheurs, et ceux restés sur le navire, pour confirmer que tout allait bien. Etant donné l'heure déjà bien avancée, il fut décidé de rester sur place pour la nuit. Il allait falloir du temps pour dégager assez de place au sol pour que tout le monde puisse dormir, et trouver du bois pour le feu. Cela plaisait aussi aux quelques botanistes du groupe qui n'attendaient qu'un moment de pause pour collecter toutes les plantes inconnues qui les entouraient. Le capitaine informa donc ses commandants :
-Nous allons camper là. Le soleil se couchera peut-être très vite, et nous n'avons pas vu d'espace aussi grand que celui là pour nous poser depuis le début, autant en profiter.
-Bien, Oyaji. Dit Blenheim. Je vais informer les gars.
Les commandants savaient quoi ordonner, les hommes savaient quoi faire. Tout le monde se mis en action après une courte pause pour préparer le campement. Et voir tant d'organisation et d'entraide dans son équipage rendait Shirohige assez fier.
Le soleil se coucha effectivement assez vite. Les premiers secours furent donnés à quelques hommes ayant touché une plante a priori vénéneuse, mais heureusement, ses effets restaient mineurs. Cela était un bon rappel pour tous qu'en lieu inconnu, personne ne devait avoir trop de confiance en ce qui semblait inoffensif.
Pour les autres groupes de marcheurs, le même programme se fit. Les camps étaient fait avant même que le soleil ne se couche, et la journée de marche s'était au final bien conclue. L'avancée était difficile, et il faudrait sans doute quelques jours pour tout explorer, mais l'endroit ne semblait pour l'heure pas menaçant.
A bord du Moby Dick, qui semblait bien vide avec les seules divisions de Marco et d'Izu à bord, le calme régnait, pour le plus grand plaisir de Kira. Ils n'avaient pas encore bougé, et lèveraient l'ancre le lendemain si le vent le permettait. Au bruit d'oiseaux de nuit inconnus venant de la côté, la nuit s'installa tandis que les hommes s'endormirent, à l'exception de quelques gardes.
Il était une heure du matin, et Kira était de garde avec Mei. Sur un autre mat, dans une vigie plus basse, deux hommes de la division d'Izu surveillaient aussi les alentours. La nuit était vraiment sombre, plus que sur terre. La lune, un maigre quartier plaqué derrière des nuages, aidait juste à discerner l'ile et le bateau.
Mei et Kira discutaient de tout et de rien. Elle s'inquiétait quand même du bleu qu'il avait sur la joue depuis peu. Mei avait répondu que ce n'était rien, mais en vérité, les règlements de comptes dans les dortoirs étaient rares. Le plus souvent, c'était au vu de tous. Elle n'osait pas reposer la question, et l'écoutait parler de sa recette de côtelettes. Quand on arrivait à une heure du matin, toute conversation pouvait être bienvenue pourvue qu'elle maintienne un peu éveillé.
-Attend, chut. Dit-elle.
Par son haki, elle percevait quelque chose. Venant de l'île. C'était assez dispersé. Elle pris le denden mushi pour parler à l'autre vigie.
-Hey, vous sentez pas un truc ?
-Non. Après, mon haki est pas aussi bon que le tien, donne-moi un instant… .
Après une ou deux minutes, ce ressenti se fit plus fort. En fait, Kira avait l'impression que les voix venait de devant eux. Au-dessus du sol. Qu'elles volaient. Et cette fois, elle n'était pas la seule à le percevoir.
-Je capte quelque chose aussi. On appelle Izu, tenez vous prêt si jamais.
-Ca marche. On appelle Marco.
Il raccrocha, et elle appela aussitôt son commandant, qui arriva rapidement sous sa forme hybride. A peine posé à côté d'eux sous forme humaine, il dit :
-Je sens un truc, en effet. On va réveiller les autres.
Il redescendit appeler les hommes et allumer les torches sur le pont assez vite. Les pirates, à peine habillé, mais bien armés et réveillés à l'idée d'un combat, remplirent progressivement le pont. Ils étaient tout juste enfin rassemblés, quand les voix commencèrent à tourner autour du bateau.
-Là ! Cria Mei.
Kira se tourna et eu juste le temp de voir une forme volante disparaitre dans le noir qui encerclait le navire.
Elle entendit Marco crier quelque chose, et les hommes crier pour acquiescer avant de se mettre face aux bords du navire, prêts à se défendre des intrus.
Les formes volantes, assez grandes, passèrent de plus en plus près du navire éclairé au feu des torches pendant quelques minutes. Mais elles étaient rapides, et impossible à distinguer. En bas, les hommes étaient muets, et nerveux d'affronter un ennemi rapide presque invisible.
-Mais qu'est-ce que c'est ? Dit Mei d'un ton inquiet.
A ce moment, une voix se fit entendre. Une magnifique vocalise de femme. Suivit d'une autre, puis d'une autre. Kira vit alors une silhouette se poser sur la barre de perroquet du mat en face d'elle. Mei la vit aussi.
Malgré l'obscurité, il était possible de discerner les contours d'une femme oiseau. De longues pattes d'oiseau finies en serre à la place des jambes, des bras faits d'ailes, un buste nu, une chevelure en bataille vu de loin. Kira et Mei n'en revenaient pas.
D'autres femmes oiseau se posèrent sur le bastingage, en bas. Et le chant continuait. Curieusement, les hommes étaient inactifs, sans doute étonnés. Que fallait-il faire ? Etaient-elles des ennemis ?...
Les commandants eux-mêmes se regardèrent, alors que, lentement, les armes des hommes s'abaissèrent. La femme oiseau en face de la vigie regardait Mei et Kira. Et se mis à chanter en les regardant.
Kira se dit que c'était un magnifique chant. Elle se était éprise d'un sentiment de calme. Le temps était comme suspendu. Mais elle sentait aussi quelque chose de mauvais. Un malaise.
A côté d'elle, Mei était hypnotisé aussi. Puis, il passa une jambe par-dessus la rambarde. Pourquoi faisait-il cela, alors qu'ils étaient à des dizaines de mètres du sol ?...Elle regarda son ami.
C'est là que Kira sentit son corps entier s'éveiller, et crier qu'il fallait agir. Mei avait les yeux grands ouvert, rivé vers la femme-oiseau.
Des sirènes. Mais bien sûr, ce sont des sirènes !
Elle se souvint que ces créatures appâtaient les marins avec leurs chants avant de les tuer ou de jouer avec pour les manger ensuite. Pour elle, ça n'avait jamais été que des légendes pour enfants, mais à l'évidence, elles avaient un fond de vérité. Et si elle était sortie de la transe dans laquelle les sirènes plongeaient l'équipage, c'était sans doute parce qu'elle était une femme, alors que les femmes-oiseaux avaient plus d'impact sur les hommes.
Elle tira brusquement son ami par le col pour le ramener à l'intérieur de la vigie, et avec une corde disponible, le ligota au mat. Il fallait cela, ou bien il sauterait dans le vide pour rejoindre le chant mélodieux. Par chance, Mei ne se débattait pas vraiment. Elle en profita pour analyser la situation.
Elle était la seule femme à bord. Les infirmières étaient avec Oyaji.
Mais comment j'ai fait pour pas comprendre plus tôt, bordeeeeeeeel !
En bas, les hommes commençaient à lâcher leurs armes et à s'approcher des nombreuses sirènes perchées sur le rebord. Il fallait les sortir de cette hypnose.
Réfléchit, réfléchiiiit…
La corne. Il y avait une corne de brume dans la vigie pour prévenir d'un danger, quand la voix ne portait pas assez. Elle la sortit, se boucha une oreille, et la fit retentir. Le bruit odieux couvrit le chant des sirènes quelques secondes. Il fut suivi d'un court silence. Puis, Kira vit la sirène d'en face voler vers elle. Elle ne l'avait pas sentit venir, trop occupée par la recherche d'une idée. Elle n'avait qu'un instant pour prévenir ses amis avant d'être au corps-à-corps.
Pendant ce temps, en bas, Marco se sentait étrange, et le regard perdu de ses nakamas lui indiquait qu'il n'était pas le seul. Il avait l'impression de s'être réveillé brusquement d'un rêve. Il n'avait pas remarqué que tant de femmes oiseaux s'étaient posées. Pourquoi des armes étaient-elles à terre ? Et la corne de brume ?
C'est alors que la voix de Kira retentit, criant aussi fort que ses cordes vocales lui permettaient.
-SIIREEEEEEEENE ! NE LES ECOUTEZ PAAAAS !
Marco comprit, enfin. Son cerveau fonctionnait au ralentit. Ils étaient tous en train d'être hypnotisés par ce qui avait la réputation d'être un monstre mangeur d'homme au visage d'ange.
-Bouchez vos oreilles, criez, et attaquez ! Hurla-t-il.
Ses hommes étaient encore un peu hébétés. Ils ramassèrent leurs armes, mais les sirènes reprirent leurs chants, plus fort cette fois. Marco sentit sa conscience lutter pour rester éveillée.
Au somment du mat, Kira faisait face à une femme-oiseau plus grande qu'elle d'une tête, aux ailes de grande envergure, mais surtout, aux griffes acérées qui avaient détruit la corne de brume. La créature se jeta sur elle, mais Kira contra facilement avec un jet de flèches de verre. La sirène fut surprise par l'attaque et, blessée gravement au torse et aux ailes, s'écroula dans un cri. Mei se mit à pleurer.
-Mais Kira ? Mais pourquoi t'as fait ça ?
Il était triste et énervé.
-Ce sont des sirènes, Mei, elle voulait t'hypnotiser et te tuer. Reste là, tu ne risqueras rien.
Il était à nouveau en transe. Elle le laissa attaché au mat malgré ses protestations, pour qu'au moins lui ne tente pas de sauter par-dessus bord pour suivre les mélodies envoutantes, et se jeta dans le vide pour éclater en morceau sur le deck dans un bruit de bris de verre, et se reformer. Elle chercha Marco et Izu du regard. Tous les hommes, autour d'elles, s'approchait des sirènes, et donc, du bord, de la mer.
Kira compris qu'elle était seule. Seule pour essayer de tous les sauver.
Il y avait plus d'hommes à bâbord, elle commença donc par là, en lançant agressivement toute les piques et flèches de verre qu'elle pouvait en poussant ses camarades vers l'intérieur du pont pour ne pas les blesser. Les sirènes décollèrent dans un cri de mécontentement quelques-unes s'effondrèrent ou tombèrent à l'eau, mortellement blessées. Kira fit jaillir un mur incurvé sur le bastingage, pour empêcher un maximum d'hommes de sauter à l'eau, et passa à tribord pour réitérer l'opération.
Là encore, elle fit quelques morts parmi les femmes-oiseaux, et parvint à faire un mur de verre sur lequel certains frappaient du point en pleurant, désespérés de ne pas pouvoir rejoindre les femmes-oiseaux. Ces mêmes hommes auraient pu détruire le mur en peu de temps, avec leur force, et leurs armes, mais ils étaient dans un état pathétique, sans raisonnement, incapable d'user de la force. Une chance pour Kira : la transe les rendaient soumis, et affaiblis. Elle parvint à réveiller, à force de hurlements, certains hommes, qui à leur tour, crièrent sur d'autres.
Progressivement, les pirates reprirent leurs esprits. Les sirènes semblaient frustrées, perchées sur le haut du mur transparent. Elles virent les pistolets des hommes les plus réveillés se lever vers elles. L'une d'elle poussa un cri, et pris son envol. Elle fut suivi par une autre, puis encore une autre. Elles partaient.
Enfin !
Elle eu un sourire de soulagement, de courte durée cependant.
Elle vit, au dessus d'elle, un oiseau bleu-or voler vers les cieux. Horrifiée, elle compris que Marco était encore sous le charme, et avait la possibilité de les suivre de ses propres ailes.
-MARCO !
Les autres remarquèrent le commandant suivre le groupe et tentèrent de l'appeler aussi. Tout le monde cria, mais rien n'y fait. En désespoir de cause, Kira lui tira dessus, espérant qu'une pique de verre le sortirait de sa transe. Mais il était déjà loin.
-Non !
Elle se laissa glisser contre un mur, dégoutée, honteuse. Izu la rejoint.
-T'inquiète pas, Marco ne va pas se laisser tuer.
-Elles vont lui faire quoi, alors ? Lui dit-elle, agressive. Un petit massage pour se remettre du voyage peut-être ?
-Elles peuvent s'amuser avec lui, lança un grand blond bourru près d'elle.
Elle l'observa d'un œil interrogateur.
-Bah, le prend pas mal mais…il est un oiseau, et elles…'fin d'après les légendes, hein… elles jouent un peu avec certains marins avant de…'tu vois… du coup lui, pour elles, ce sera sans doute un beau jouet. Si c'est vrai c'qu'on dit.
-En gros, tu seras peut-être cocue, mais au moins ça nous donne du temps pour le retrouver, résuma quelqu'un d'autre.
-Voilà.
Les hommes semblaient d'accord, ou du moins espéraient que ce serait bien ce qu'il se passerait. Et Kira, bien qu'un peu choquée de ce qu'elle venait d'entendre, ne pouvait pas leur donner tort. Mieux valait ça, plutôt qu'elles ne fassent de Marco leur prochain repas.
-On ne peut pas perdre de temps. On doit prévenir tout le monde aussi !
-Je m'en occupe. Dit Izu. Pendant ce temps, allez tous chercher de la cire ou ce que vous voulez pour vous boucher les oreilles si elles reviennent, et prenez des sifflets, des cornes, des tambourins, des choses qui font du bruit. Pour contrer leurs chants.
Tout le monde acquiesça et se mis en action. Kira remonta à la vigie pour délivrer Mei, à qui elle expliqua la situation. Tout le monde se retrouva sur le pont. Un nouveau système de groupes de surveillance plus développé fut mis en place. Les murs en verre furent en partie laissé, par sécurité.
Izu, dans sa chambre, prévenait tout le monde. Il venait d'expliquer à Shirohige, ainsi qu'aux capitaines présents avec lui -Ace, Thatch, Blenheim, Kingdew et Fossa- l'attaque des sirènes et l'enlèvement (en quelque sorte) de Marco, ainsi que la probabilité, selon lui, qu'il soit épargné au moins un temps.
-Bon sang… Dit Ace.
-Il faut le retrouver au plus vite. Il avait son denden mushi en partant ? Demanda Shirohige.
-Je crois que oui…
-Il faut essayer de le contacter. Peut-être qu'il s'est posé, et que le bruit du denden va le ramener à la raison. Je m'en occupe, dit Shirohige.
-D'accord Oyaji. Je préviens les autres en attendant.
Ils raccrochèrent. Shirohige composa le numéro de son bras droit.
-Répond, mon fils…murmura-t-il.
Mais au bout de quelques minutes, personne ne décrochait. A l'évidence, Marco était désormais injoignable.
Marco était assis sur un sol froid et rocheux. Il venait de se réveiller avec un mal de crâne, et une sensation de froid, en se demandant ce qu'il faisait là. Il se leva et marcha un peu pour observer son environnement, malgré son état de faiblesse. Il était dans une petite cavité, dans le flanc de la montagne, qui s'ouvrait sur le vide, l'unique entrée et sortie de cette cellule en hauteur dont les barreaux étaient la hauteur vertigineuse. Il pouvait voir des dizaines de mètres plus bas les arbres de la forêt, et à la forme de l'ile qu'il distinguait sous la lune, il voyait qu'il était toujours sur Takama-shima. Il était attaché à un mur par une chaine et des menottes en kairouseki, assez longue de quelques mètres. Il se rendit alors compte qu'il était presque nu il n'avait guère que son bermuda, partiellement déchiré.
Il se rassit, essayant de se remémorer les événements. Petit à petit, les souvenirs lui revinrent. Il avait été hypnotisé, avait suivi une sirène en hauteur grâce à son fruit du démon, puis avait suivi le groupe qui avait semblé ravi de le voir docilement les écouter. Elles l'avait fait atterrir ici, et il s'était laissé déshabiller. Elles avaient pris ses affaires, l'avait attaché, et lui, comme un abruti, s'était gentiment assis. L'une d'elle lui avait alors donné un coup de serre en pleine tête avec force, et il s'était évanoui.
Il espérait que ses hommes s'en étaient sorti sans trop de mal. Le souvenir d'un cri lui revint.
-MARCO !
Celui de Kira, l'appelant de toute ses forces. Son cœur se serra. Il était prisonnier, dans un endroit inaccessible à qui ne savait pas voler, loin de ses hommes, de sa compagne, à la merci de sirènes sanguinaires. Quel idiot.
Voilà pour cette fois! A bientôt j'espère!
