Chapitre 19 : Premier jour de travail

Quand la porte du Manoir Malefoy s'ouvrit devant elle, Lucius haussa un sourcil en la voyant.

—Je pensais que vous apportiez un peu plus d'attention au fait d'être présentable.

Hermione grinça des dents et lui jeta un regard noir.

—Cela vous pose un problème ? Rétorqua-t-elle, amer.

La jeune femme savait pertinemment qu'elle avait les yeux rougis et les cheveux trop ébouriffés, que sa robe devait être froissée et qu'elle n'avait pas eu le temps de mettre les quelques touches de maquillages qu'elle arborait en général.

—Pour être honnête, oui.

Son ton était laconique et la jeune femme savait qu'elle ne devait pas être étonnée. Et pourtant, une partie d'elle n'arrivait à s'empêcher de se sentir blesser. Elle s'était disputer avec Ron à cause de cette homme et il ne pouvait pas avoir la décence de se comporter gentiment. Une voix dans son esprit lui fit savoir qu'il ne pouvait pas le savoir mais elle la chassa, peu d'humeur à être compréhensive.

—Et bien tant pis pour vous, fit-elle en relevant le menton, sur un ton de défi.

Lucius fit mine d'être étonné.

—Oh, vraiment ?

D'un geste vif, il lui attrapa le bras et la fit rentrer à l'intérieur, fermant la porte derrière elle.

—Buddy ! Appela-t-il d'un ton sec.

Immédiatement, l'elfe de maison apparut dans le hall, les oreilles basses.

—Oui, Maître ?

—Je veux que tu rendes Mrs Granger présentable et rapidement, nous n'avons pas que ça à faire.

Hermione fronça les sourcils, sentant la colère qu'elle avait ravalé dans sa gorge refaire surface tandis que l'elfe lui tournait autour en jetant des sorts, auxquels elle tâchait de ne pas prêter attention.

—Je peux savoir pourquoi vous faites, ça ? Demanda-t-elle d'une voix un peu trop hargneuse à son goût.

Lucius Malefoy la regarda de haut et ricana.

—Et moi, je pourrais vous demander pourquoi vous vous présenter devant moi comme si vous veniez de pleurer toutes les larmes de votre corps alors que c'est la première fois que nous allons nous voir en dehors d'ici.

Hermione renifla avec mépris.

—Alors c'est ça ? Maintenant que vous avez ce que vous voulez, vous ne voulez pas risquer d'être vu en public avec quelqu'un qui n'est pas assez bien pour vous ?

—Ne dites pas n'importe quoi, rétorqua-t-il avec un claquement de langue. Pensez plutôt à ce qu'on dira si on vous voit dans cet état. On dira que c'est de ma faute et cela ne pourra pas nous apporter quoi que ce fut de positif. Dois-je vous rappeler que nous n'avons franchi que la première étape d'un très long voyage ?

La jeune femme se mordit la lèvre, se sentant stupide.

—Excusez-moi, j'ai eu une mauvaise journée.

—A moins que les choses aient changé drastiquement depuis ma dernière sortie dans le monde magique, nous ne sommes encore qu'au début, non ?

Hermione ne put s'empêcher de sourire, trouvant presque réconfortant le ton doucereux de son interlocuteur qui n'avait rien de méchant ni d'accusateur.

—Vous ne recevez pas la Gazette du Sorcier, n'est-ce pas ?

—J'ai bien peu d'intérêt à suivre leurs hypothèses plus loufoques les unes que les autres. (Il marqua une pause avant de continuer, sur un ton plus doux.) En fait, je n'ai pas jugé bon de vouloir me rappeler mes fautes passées plus que nécessaires alors que j'étais coincé ici, loin du monde extérieur. Je n'avais pas besoin qu'on me dise ce que je manquais.

Lucius écarta une mèche de son visage et Hermione remarqua qu'il s'était rapproché et que Buddy avait disparu.

—Qu'ont-ils publié ?

Hermione soupira et ferma les yeux, tentant d'ignorer ce regard inquisiteur.

—Ils ont pris une photo hier, quand je suis arrivée ici et que je… vous ai pris dans mes bras. Ils ont supputé que je vous avais défendu car nous avions une liaison.

Alors seulement, la jeune femme rouvrit les yeux et constata l'expression de pure stupeur sur son visage. C'était quelque chose de particulièrement étrange à voir sur un homme si inébranlable que Lucius Malefoy.

—Je suis navrée, s'excusa-t-elle finalement.

Cela sembla suffire à l'homme pour sortir de sa torpeur.

—Ne le faite pas. Les rumeurs vont se taire au bout d'un certain temps, à ce niveau elles ne vont pas nous causer tant de problèmes. A vous cependant… J'imagine que votre fiancé ne l'a pas pris particulièrement bien, d'où votre état ?

Hermione grimaça.

—Ron n'est pas mon fiancé.

Ses paroles la surprirent elle-même. Était-ce vraiment la chose la plus importante à notifier dans tout ça ?

—Nous devrions y aller. Evitons de nous remarquer plus que nécessaire en arrivant trop tard.

Lucius hocha la tête et ils sortir du Manoir ensemble.

—Ce soir, pourrez rester un peu avec moi pour que je fortifie les défenses de la propriété ? Elles n'ont pas été révisées depuis bien longtemps, c'est sans doute pour cela que le journaliste a pu prendre une photo.

—Bien sûr.

Quand ils furent devant les grilles, elle se tourna vers lui et lui tendit sa baguette en souriant.

—A vous l'honneur ?

—Avec plaisir, affirma-t-il, l'air presque heureux, en saisissant l'objet.

Posant une main sur son épaule, ils disparurent pour réapparaître quelques minutes plus tard dans l'air de transplannage du Ministère. L'homme se tourna vers elle.

—Puis-je la garder ou dois-je vous la rendre ?

Sa voix était étonnement douce, et pourtant, Hermione sentit dans sa voix toute l'expectative derrière sa demande. Il avait peur qu'elle veuille lui reprendre ce qui faisait de lui un sorcier au beau milieu de gens qui n'éprouvaient que de la haine à son égard.

—Elle est à vous, vous pouvez la garder, affirma-t-elle avec un sourire rassurant. Ceci dit, faites attention à l'usage que vous en faites et n'effrayez personne.

La jeune regarda autour d'elle et remarqua le regard plein d'animosité que leur jetait les quelques personnes autours d'eux.

—Prêt ? Lui lança-t-elle. Cela ne sera pas facile.

—Je sais. Mais je suis resté trop longtemps à l'écart du monde sorcier.

Alors, les deux sorciers s'avancèrent et pénétrèrent dans le Ministère de la Magie.

Habituellement, Hermione venait ici tous les matins. Cependant, c'était la première fois que son passage attirait autant de regard. Cependant, l'attention reposait surtout sur Lucius Malefoy. Habillé de ses plus beaux vêtements, la tête haute, il s'avançait d'un pas conquérant, comme s'il ne venait pas tout juste d'être autorisé à parcourir le monde magique. Comme si ce n'était pas un ancien criminel toujours sous liberté conditionnelle.

Pendant quelques instants, la jeune femme eut l'impression de retourner dans le passer, de se retrouver de nouveau face à la personne terrifiante et sans pitié qu'il était autrefois. Elle s'empressa cependant de chasser cette idée de son esprit. Elle ne devait pas oublier une chose.

Jamais l'ancien Lucius n'aurait pas parlé autant avec quelqu'un comme elle. Jamais il n'aurait osé marché auprès de quelqu'un comme elle. Jamais il n'aurait osé lui adresser la parole en public. Pas même pour tout l'or et le pouvoir du monde. Ainsi Hermione était presque fière d'arriver aujourd'hui avec lui, de montrer à tout le monde qu'elle l'avait fait, qu'elle lui avait donné l'occasion de se racheter une conduite car non, ce n'était pas juste un monstre qui n'attendait qu'une occasion pour tuer des enfants.

Tandis qu'ils attendaient l'ascenseur, Hermione surprit deux sorcières discutant énergiquement. Deux sorcières qui leur jetaient des regards mauvais et crachaient leur venin sans aucun scrupule.

—Mrs Trepod ! Hermione apostropha l'une d'elle, la faisant clairement sursauter. Comment va votre mari ? J'ai cru comprendre qu'il avait eu un mauvais accident avec un objet du département des mystères qu'il n'aurait pas dû ramener chez lui.

La sorcière, une vielle peau fripée, lui jeta un regard incendiaire et partit sans demander son reste sous le regard choqué de sa copine de commérage.

Hermione sursauta en sentant un souvent près de son oreille.

—Très bien joué, Miss Granger.

Elle se retourna vers Lucius et lui sourit.

—Vous n'êtes pas le seul à maîtriser l'art de manipulation de l'information. En plus cette femme est d'un condescendant ! Elle se croit toujours au-dessus de tout le monde, alors cela lui fera du bien pour une fois !

Puis, un ascenseur se présenta devant eux et ils montèrent dedans. Ils se retrouvèrent alors face à un Arthur Weasley plus que surpris.

—Bonjour Arthur ! S'exclama la jeune femme en étreignant le père de son petit-ami après avoir appuyé sur le bouton de l'étage qui les intéressait.

L'homme roux lui sourit en retour et ce ne fut que quand il lança un regard gêné envers Lucius qu'Hermione se souvint de tous antécédents entre les deux hommes, en plus du simple fait le blond soit un ancien Mangemort.

Elle réfléchit à quelque chose à dire pour désamorcer la situation en lui demandant comment ça se passait pour Molly avec son nouveau petit-enfant, Victoire, qu'elle devait garder, quand la voix de Lucius la surprit.

—Weasley, le salua-t-il de sa voix suave et douce comme le velours en hochant la tête.

Il patienta un instant, et en absence de réponse poursuivit.

—Qu'avez-vous donc là ? Un appareil moldu ?

Alors seulement, Arthur sembla retrouver l'usage de la parole et il se mit à divaguer sur l'incroyable téléphone que quelqu'un avait ensorcelé pour qu'il donne la météo dès qu'un certain mot était prononcé au cours d'une conversation

Pour sa part, ce qu'Hermione trouvait incroyable, c'était la capacité d'Arthur à oublier qu'il s'adressait à Lucius Malefoy en lui parlant d'objets moldus, mais également que ce dernier ait réellement l'air intéressé.

Si on lui avait dit qu'elle verrait ça aujourd'hui.

Elle n'eut cependant pas le temps de se poser plus de questions, car l'ascenseur s'arrêta et Arthur dû sortir. Eux descendirent à l'étage suivant et se retrouvèrent immédiatement assaillis par toutes les notes qui volaient dans tous les sens autour d'eux.

Hermione se demanda un instant à qui ils devaient s'adresser, mais elle avisa rapidement Harry qui se dirigeait vers eux d'un pas rapidement.

—Hermione ! S'exclama-t-il en l'étreignant brièvement.

Puis, à la surprise de toutes les personnes qui regardaient autour d'eux, il tendit sa main vers Lucius Malefoy.

—Monsieur Malefoy, ravi de vous revoir… je crois, ajouta-t-il en fronçant les sourcils.

—Et ravi de constater que vous ne sembler pas me jeter un sort, Monsieur Potter.

Harry se frotta l'arrière de la tête, gêné.

—Je vais essayer, mais je ne vous promets rien.

—Harry, les interrompit Hermione, bien qu'elle soit heureuse de leur échange relativement cordial, sais-tu avec qui nous devons travailler.

—Justement, ce matin, on nous a demandé qui voulait travailler avec… Monsieur Malefoy et… Bien, je me suis porté volontaire, car peu de personnes semblaient prêtes à le faire avec les bonnes motivations.

Hermione ne put s'empêcher de sourire à l'idée de travailler avec son meilleur ami, ils ne pouvaient passer que trop peu de temps ensemble ! Elle n'eut cependant pas le choix d'ajouter quoi que ce soit que quelqu'un les interrompit. C'était un jeune garçon qui semblait être encore plus jeune que Harry.

—Ah, Pedro, parfait ! Voici nos coéquipiers pour les prochaines semaines : Hermione Granger et Lucius Malefoy. Et voici Pedro, il sort tout droit de Castelobruxo, au Brésil. Ils sont diplômés plus tôt chez eux et je me charge de sa formation.

Lucius arqua un sourcil.

—N'êtes-vous pas un peu jeune pour ça ?

—Apparemment, répondit Harry en haussant les épaules, nous n'avons pas assez de monde pour former toutes les recrus comme il était coutume de le faire par le passé et ils semblaient content avec le travail que j'étais capable de faire donc j'ai été promu.

—Je vois, statua le plus âgé d'un ton glacial en détaillant le jeune garçon de la tête au pied.

Hermione comprit exactement son raisonnement. Elle espérait de tout son cœur que le Ministère était prêt à leur allouer plus d'Auror si il devait un jour y avoir une réelle intervention, et des Aurors expérimentés si possible.

Sur ce, Harry les conduits à son bureau – si bureau pouvait réellement qualifier la table recouverte de fouillis au milieu des innombrables autres du bureau des Aurors. C'était quelque chose qu'Hermione avait un peu de mal à comprendre. Dans tous les autres services du Ministère dans lesquels Hermione avait eu l'opportunité de se rendre pour son travail, chaque membre avait son propre bureau – sa propre pièce – partagé au maximum avec trois autres personnes. La police magique, au contraire, semblaient apprécier pour la grande majorité d'avoir une sorte de grande zone commune. Seuls les Aurors les plus haut gradés avaient le droit à un espace à eux.

On dirait un poulailler, songea Hermione, persuadée qu'elle allait détester travailler ici et n'ayant pas besoin de regarder son compagnon pour savoir qu'il n'en pensait pas moins.

Ils s'assirent tous en cercle autour de la table sur des chaises branlantes et commencèrent leur travail.

Harry leur décrit un à un, les cas sur lesquels le Ministère travaillaient toujours et Hermione fut horrifiée d'apprendre combien de partisans de Voldemort étaient encore en vie. Et à en juger par la mine pincée de Lucius, il n'en pensait pas moins.

Bien, pensa-t-elle, au moins peut-être que nous pourrons démontrer de sa bonne volonté rapidement et personne ne pourra remettre en cause notre travail.

Harry présentait chaque personne, disait tout ce qu'ils avaient sur eux, les pistes qu'ils avaient déjà parcouru. De temps en temps, Pedro rajoutait un détail ou deux. Puis, Lucius leur révélait ce qu'il savait, la personnalité du Mangemort, s'il s'agissait effectivement d'un Mangemort et pourquoi ce qu'ils avaient fait ne pouvait pas avoir fonctionner.

La jeune femme ne savait pas exactement si l'homme disait tout ce qu'il savait. C'était impossible, son visage, son corps, tout chez lui était bien trop indiscernable. Cependant, le sorcier ajoutait parfois de petit détail, sans intérêt à première vue, mais qui en fait laissait transparaître une analyse critique de la situation, laissant croire à Hermione qu'il était honnête ou qu'il n'allait pas leur cacher d'informations importantes au mauvais moment.

Au bout de deux heures de discussion, un petit avion en papier fonça droit sur Harry, qui l'arrêta avec force de réflexe à quelques centimètres de sa tempe. Avec un soupir, il déplia le papier et y jeta un coup d'œil.

—Excusez-moi un instant, Robards veut me voir. Apparemment, c'est urgent…

Sur ces mots, il s'éclipsa rapidement et les trois autres personnes restèrent ici à l'attendre dans un silence gênant. Pedro semblait se tortiller inconfortablement sur sa chaise, lançant de temps à autre des regards gênés à Lucius. Finalement, il finit par se décider.

—Je ne comprends pas, commença l'apprenti Auror de son fort accent, pourquoi n'avez-vous pas décidé de venir nous aider avant ? Cela fait presque deux ans que les Aurors courent après les fugitifs sans grandes réussites et vous auriez pu nous être d'une aide incroyable, peut-être même qu'on pourrait en avoir fini à l'heure qu'il est !

Hermione pinça les lèvres et regarda le regard de Lucius se durcir à mesure que le garçon parlait. Le pauvre, il ne se rendait pas compte qu'il s'aventurait sur un terrain dangereux. Peut-être Harry aurait-t-il dû donner à son élève plus d'informations sur leur nouvel informateur.

—Si le Ministère m'avait laissé l'opportunité de sortir de chez moi ou même de communiquer avec le monde extérieur j'en aurais été ravi.

Ses yeux se plissèrent alors que Pedro commençait à le regarder, perdu.

—Si vous imaginez pouvoir travailler sur l'arrestation d'anciens Mangemorts sans vous documenter sur ce qu'il s'est passé durant la guerre et sur les acteurs majeurs, vous vous fourvoyez lourdement. Je comprends maintenant que le Ministère ne parvient à rien, s'ils engagent des bons à rien. Allez lire des rapports et peut-être alors serrez-vous aptes à quelque chose.

Le garçon piqua un far faramineux et se leva maladroitement en bredouillant une excuse incompréhensible avant de se sauver la tête basse.

Hermione avait écouté Lucius remettre l'apprenti Auror à sa place et se retint de sourire. Elle attendit que ce dernier s'éloigne avant d'autoriser les muscles de son visage à se détendre.

—Vous savez, vous pourriez vous faire des ennemis à vous comporter ainsi. Tous ne sont pas des jeunes gens impressionnables.

Le sorcier lui jeta un regard en biais.

—Ne me dites pas que vous ne penser pas la même chose ?

La jeune eut un petit rire.

—Oh non, je mourrais d'envie de faire la même chose ! Tâcher cependant de vous tenir à l'abris des problèmes, vous avez besoin de l'appui des Aurors si vous voulez vous débarrasser de moi.

Il haussa les épaules.

—Votre compagnie est plus agréable que la plupart des autres sorciers ici. Sans doute parce que vous utilisez votre cerveau… Ou parce que vous en avez un…

Lucius soupira.

—Cependant, je dois reconnaître que vous n'avez pas tort, comme d'habitude. Je ferais donc un effort. Je comprends que vous puissiez vouloir retrouver un travail à la hauteur de vos capacités au lieu de rester ici à me surveiller.

—Ne vous inquiétez pas, sourit Hermione en le regardant, passez du temps avec vous et les Aurors n'est pas si terrible que vous ne le penser.

Elle hésita un instant avant d'ajouter :

—Et puis… pour maintenir mon cerveau en état, je suis sûre que vous seriez ravi de m'accorder un peu de votre temps pour discuter de sujet passionnant.

La sorcière put presque affirmer avoir vu un des coins de sa bouche se soulever.

—Oui, bien sûr.

Alors, Harry réapparut, un peu essoufflé. Il fronça les sourcils en constatant l'absence de son assistant, puis haussa les épaules.

—J'ai un nom pour notre premier Mangemort en fuite : Antonin Dolohov.

Hermione sentit Lucius se tendre à côté d'elle. Tournant la tête, elle constata avec stupeur que son état d'inquiétude était bien plus visible qu'habituellement.

—Je croyais qu'il avait été tué durant la Grand Bataille de Poudlard ?

Harry secoua la tête.

—Nous le pensions tous. Flitwik nous a assuré l'avoir tué dans un duel, mais il a été impossible de retrouver son corps. Puis nous avons réentendu parlé de lui à plusieurs reprises….

Lucius soupira et se pinça l'arrête du nez.

—Cela ne devrait pas m'étonner… Antonin était un de nos plus redoutable combattants. Tout en finesse, discrétion et fourberie. Il ne se laissait jamais contrôler par ses émotions ou sa folie comme beaucoup d'autres.

—Dans ce cas, avança Harry, nous devons l'arrêter au plus vite. Apparemment il aurait été vu dans l'Allée des Embrumes la nuit dernière… et il a laissé quelques cadeaux derrière lui…