(Note du traducteur) : Je n'ai pas écrit cette histoire. L'auteur de cette excellente histoire s'appel ZooCross0vers qui m'a gentiment autorisé à traduire son histoire.


A Zootopian Christmas Carol

Chapitre 1 : L'avertissement

Zootopie 1843

Pour beaucoup, Noël a toujours été une période joyeuse et merveilleuse de l'année, mais pour le buffle avare du coin, ce n'était qu'un jour de l'année comme les autres. Ebeneezer Bogo, le buffle grincheux et d'âge moyen en question, détestait cette période. Il trouvait que c'était un gâchis et une excuse pour donner inutilement aux mammifères un jour de congé et ne pas gagner d'argent ce jour-là.

Oui, pour Bogo, il n'y avait absolument rien de plus important que l'argent. Il se souciait peu des choses insignifiantes comme la famille, les amis ou autres qu'il considérait comme des distractions sans importance, comme Noël.

Il ne se l'avouerait jamais, mais il n'a pas toujours été comme ça. Il savait qu'il avait le cœur froid, mais il n'avait jamais pris le temps de penser à pourquoi il était devenu ainsi. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était amer, qu'il détestait Noël et qu'il aimait l'argent.

Il possédait sa propre maison de comptage, qui était autrefois une entreprise partagée avec son ancienne partenaire commerciale, Dawn Bellwether. Elle était cruelle et avide d'argent, tout comme son partenaire commercial, Bogo. Et aujourd'hui, le réveillon de Noël marquait les sept ans de sa mort.

Mais pour Bogo, rien de tout cela n'avait d'importance. Ils étaient proches dans leur jeunesse, mais au fil des années, ils ont chacun commencé à devenir de plus en plus égoïstes. Les bénéfices de leur entreprise sont devenus tout ce qui comptait pour eux, et le jour de la mort de Bellwether. Bogo devait la faire enterrer dans le mausolée de sa famille, mais il a préféré la faire enterrer en mer.

Cette pensée amena un sourire narquois sur son visage alors qu'il se dirigeait vers sa maison de comptage. Il vit que le panneau accroché à l'extérieur du bureau indiquait toujours "Bogo et Bellwether". « Ah Bellwether, mon ancienne partenaire. », dit-il, « Sept longues années depuis votre départ et mes bénéfices personnels ont plus que doublé depuis lors. J'espère qu'il n'y a aucune rancune entre nous. Je me souviens que vous aimiez nager dans l'opulence, alors peut-être que mon choix d'enterrement pour vous fut plus qu'approprié." rit-il silencieusement avant d'entrer.

À l'intérieur de la maison de comptage se trouvait le seul employé de Bogo, Nicholas Wilde. C'était un maigre renard roux avec une queue à pointe noire, bien que compte tenu de son état actuel, il aurait tout aussi bien pu être une glace à l'eau vu à quel point il avait du mal à rester au chaud. Même son épais manteau d'hiver n'était pas suffisant pour le réchauffer.

Il se tenait près du poêle avec un seul morceau de charbon dans sa patte lorsqu'il entendit la cloche au-dessus de la porte sonner, lui signalant que quelqu'un venait d'entrer. Il se retourna aussitôt pris de panique, cachant le morceau de charbon derrière son dos en voyant que ce n'était autre que son patron qui était entré. « Monsieur Bogo ! Comment allez-vous en cette belle journée ! » s'exclama-t-il avec une fausse excitation, espérant que le buffle n'avait rien remarqué. "Est-ce un nouveau manteau ? Vous savez qu'il fait vraiment ressortir la couleur de vos yeux et..."

"Taisez-vous, Wilde", dit le buffle alors qu'il passait simplement devant le renard.

Nicholas le regarda partir, tandis qu'il soupirait discrètement de soulagement. Il semblait qu'il n'avait pas remarqué qu'un des morceaux de charbon manquait.

« Wilde ?

J'ai parlé trop tôt, pensa Nicolas. "Oui monsieur ?"

« Il fait beaucoup plus chaud ici qu'il ne le devrait. Avez-vous mis un autre morceau de charbon sans ma permission ? » le questionna le buffle.

"Quoi ?" s'exclama Nicholas avec une patte offensée contre sa poitrine. « Pour quel genre de mammifère me prenez-vous ? Voyons, je ne transgresserais jamais vos règles dans votre dos.

Suspicieux, le buffle donna un petit coup de patte dans le seau de charbon froid. « En êtes-vous certain ? J'ai compté onze morceaux hier et il semble qu'il n'y en ait qu'une dizaine dedans.

« Vous les comptez vraiment ? » demanda Nicholas incrédule.

"Ce n'est pas le propos !" le réprimanda Bogo : "Vous feriez mieux d'avoir une bonne excuse pour utiliser mon charbon, ou je devrai déduire ce morceau de votre salaire."

"Mais je vous promets monsieur, je n'ai rien pris." mentit-il alors qu'il laissait tomber le morceau de charbon de sa patte sur sa queue, le laissant rouler discrètement et prudemment à l'intérieur du seau.

"Ce n'est pas vrai. Montrez-moi ce que vous cachez derrière votre autre patte !" ordonna le buffle.

"D'accord, mais je ne pense pas que vous y trouverez quoi que ce soit." Nicholas sorti sa patte cachée, "Il n'y a rien."

« Mmh » souffla le buffle avec un faible grondement agacé dans la gorge, « On ne peux jamais berner ceux de votre espèce. Vous les diables rouges et sournois que vous êtes, les renards. »

"Bien sûr, monsieur," acquiesça Nicholas sarcastiquement dans sa barbe, "Et vous, les buffles, vous êtes tellement gentils et amicaux, n'est-ce pas ?"

Bogo le regarda avec méfiance, cherchant la malveillance cachée dans ses mots. Nicholas se rétrécit devant lui, "Héhé, je le dis avec la plus grande sincérité, monsieur."

"Il vaudrait mieux pour vous. Maintenant retournez au travail," dit le buffle alors qu'il se dirigeait vers son bureau.

"En fait, monsieur," dit Nicholas, obligeant le buffle à s'arrêter et à se tourner vers lui, "Est-ce que cela vous dérangerait si j'utilisais un morceau de charbon ?"

« Et gaspiller mes précieuses ressources ? Vous les renards, vous avez des manteaux d'hiver. Comment pouvez-vous avoir froid ?

"Ce n'est pas pour moi." répondit le renard, "Je ne peux pas travailler avec de l'encre gelée." Nicholas tenait la plume d'oie gelée alors qu'elle était coincée à l'intérieur du flacon d'encre. « À moins que nous ne voulions soudainement commencer à vendre des glaces à l'encre. Vous avez compris ? » Plaisanta Nicholas, "Parce que ça ressemble à…" Nicholas s'arrêta lentement de rire quand il remarqua que Bogo n'était pas du tout amusé, "... une glace à… Je vais arrêter maintenant.".

Bogo réfléchit un instant et souffla : « Prenez une des fioles d'encre de mon bureau et mettez-vous au travail. Pas de charbon. Je dépense déjà bien assez pour votre salaire. »

« Je suppose que ce serait un mauvais moment pour demander une augmentation alors ? » demanda Nicholas avec un sourire effronté.

« Allez au travail Wilde ! »

Nicholas se recroquevilla un peu et passa devant le buffle. "En parlant de travail, monsieur Bogo, demain c'est Noël et je me demandais si je pouvais avoir... une demi-journée de congé ?"

Bogo renifla : "Noël hein ? D'abord vous me demandez une augmentation et maintenant ça."

« Mais monsieur, je ne vous demande jamais rien et j'ai travaillé pendant les dix Noëls passé. Ne serait-il pas juste d'avoir un seul Noël où je pourrais passer au moins une demi-journée avec ma famille ? »

"Hmm, eh bien... j'imagine que oui. Mais ! Je vous retiendrai une demi-journée de salaire."

"Vraiment ? Merci monsieur ! Et juste pour que vous le sachiez, je pensai vraiment à ce commentaire aimable d'il y a un instant."

"Allez au travail Wilde."

"Oui monsieur!" dit Nicholas avec un sourire plein d'espoir alors qu'il se précipitait dans le bureau de Bogo pour chercher une fiole d'encre.

Bogo leva les yeux au ciel alors que le renard disparaissait à l'intérieur du bureau. A ce moment-là, la cloche suspendue au-dessus de l'entrée du bureau sonna. Ah, un client, pensa Bogo.

Son sourire s'est cependant effacé lorsqu'il vit qu'il ne s'agissait que de son neveu, Fred Bogo. « Joyeux Noël oncle Bogo ! acclama le jeune buffle mince. Il avait une ressemblance frappante avec Bogo, les deux seules exceptions étant le comportement plus vif de Fred et sa carrure plus mince.

« Fred ! C'est vraiment vous ? demanda un Nicholas souriant qui sorti de son bureau.

« Bonjour M. Wilde ! Joyeux Noël ! » lui souhaita le jeune buffle de vingt ans.

« Et un joyeux Noël à vous aussi, Maître Fred ! répondit Nicolas en retour.

"Bah. Hum..." marmonna Bogo alors qu'il se dirigeait vers son bureau. Fred haussa les épaules vers Nicholas et suivit son oncle à son bureau. « Allons, mon oncle, ce n'est sûrement pas ce que vous pensez. »

Bogo se laissa tomber à son bureau pour compter des pièces sur une balance : « Alors, dites-moi, mon neveu, qu'est-ce que Noël pour vous ? À part un autre jour où les mammifères prennent un jour de congé. Une coutume paresseuse."

"Eh bien mon oncle, je n'en ai peut-être pas profité mais je crois que Noël est une période pour donner et être avec sa famille. C'est un moment où les mammifères peuvent se réunir et trouver le bon dans leurs cœurs. Et bien que cela n'ait jamais mis de l'or ou de l'argent dans ma poche, je crois que cela me fait du bien et me fera toujours du bien et je le dis : Dieu le bénisse !"

"Bravo !" applaudi Nicholas depuis l'extérieur du bureau de Bogo.

"Wilde !" cria Bogo : « Voulez-vous vous faire renvoyer ? »

« Je me tais maintenant monsieur ! » cria Nicolas en retour.

Bogo souffla, puis se tourna vers son neveu. « Avez-vous fini, mon neveu ? Je suis très occupé. »

« Pas du tout oncle. Je suis venu vous inviter à notre dîner de Noël avec ma femme et moi.

"Non merci," souffla Bogo.

"Pourquoi pas ?" demanda innocemment son neveu.

"Pourquoi avez-vous épousé cette fille sans le moindre sou ? Vous êtes aussi stupide que Wilde là-bas qui a épousée une lapine. Puh, ridicule."

"Mais mon oncle, c'est par amour que M. Wilde et moi avons choisi d'épouser nos compagnes respectives, alors je ne vois pas le mal dans nos unions", soutint Fred.

« L'amour », se moqua Bogo, « L'amour sans profit est un mauvais investissement. Cela ne peut pas être comparé aux bénéfices d'une bonne dot. Je vous l'ai dit lorsque vous aviez refusé cette fille riche en faveur de cette pauvre que vous avez épousée ! Quel gâchis ! Alors si vous n'avez rien de plus intéressant à dire mon neveu, alors je dois vous demander de prendre congé !" Bogo domina son neveu.

"Mais mon oncle," tenta d'objecter son neveu. La seule chose que le jeune buffle put faire fut de se laissé escorté jusqu'à la porte d'entrée du bureau de son oncle et d'être mis dehors.

« J'ai déjà dit non. Alors bonne journée, mon neveu !

"Mais, mais, mais-"

CLAQUE !

Bogo claqua la porte au nez de son neveu. "Joyeux Noël quand même mon oncle," marmonna Fred à travers la porte.

"Balivernes", dit Bogo.

Nicholas secoua la tête en signe de désapprobation du comportement de Bogo. "Il a oublié d'ajouter le 'buffle' devant tous ces 'mais'." marmonna Nicolas dans sa barbe.

"Plaît-il ?" demanda le buffle irrité.

"Rien ! J'ai dit : 'c'est un gentil buffle mais pas du tout intelligent comme son oncle.'"

"Ah, eh bien, je dois dire que mon neveu a toujours été un peu particulier," dit Bogo alors que la sonnette de la porte d'entrée sonnait une fois de plus, "Et têtu." Pendant un instant, il pensa que son neveu était revenu, mais il s'avéra qu'il s'agissait d'un couple composé d'un lièvres et d'une renarde à la porte d'entrée. « Oh, des clients, » déclara Bogo, ravi. « Gardez-vous occupé Wilde, je vais m'occuper d'eux. Bonsoir messieurs-dames. Comment puis-je vous aider aujourd'hui ? »

"Bonsoir, monsieur", répondit la renarde du nom de Skye Savage. "Mon mari et moi recherchons des dons pour la Fondation de Charité de Zootopie et nous apprécierions vraiment votre aide."

« Pardonnez-moi, pour quoi donc ? » demanda Bogo.

Le lièvre rayé accompagnant la renarde - du nom de Jack Savage - enleva poliment son chapeau, "Nous collectons de l'argent pour les pauvres, monsieur."

"Oh... Je vois," répondit Bogo à travers des dents serrées. "Eh bien, je vous souhaite beaucoup de chance dans votre entreprise caritative. Bonne journée." dit Bogo en leur tournant le dos.

"Mais M. Bogo, quelqu'un d'aussi généreux que vous pourrait se permettre de faire un don", argua le lièvre.

"Je pourrai certainement, mais je ne le ferai pas," répondit le buffle au cœur froid. « Je soutiens déjà les maisons de correction. Elles coûtent assez cher. Si les pauvres sont si nécessiteux, alors ils n'ont qu'à y aller. »

"Mais beaucoup ne peuvent pas y aller et beaucoup préféreraient mourir," s'écria solennellement la renarde.

"S'ils préfèrent mourir, alors ils feraient mieux de le faire rapidement et de réduire la population excédentaire. Plus particulièrement, vous les lièvres et les lapins qui sur-peuplez déjà suffisamment la société telle qu'elle est," cracha le buffle en lançant un regard noir au lièvre.

Les yeux de la renarde s'écarquillèrent, offensée pour son mari. « Vous ! Attendez que je vous apprenne ! » Son mari leva un bras pour l'empêcher de s'avancer et d'envenimer davantage les choses. Il garda les yeux rivés sur le buffle, le fixant d'un simple mouvement de narines.

« Tout va bien Skye. » Le lièvre rayé se tourna vers le buffle, "Je vous plains si c'est vraiment ce que vous pensez de nous."

"C'est le cas," répondit-il simplement avant d'ouvrir la porte pour le couple. "Bonne soirée."

« Viens ma chérie », dit Jack, prenant la patte de sa femme avant de sortir avec elle. Skye jeta un dernier coup au buffle avant de partir avec son mari.

Bogo claqua la porte derrière eux. «Tsk, tsk, tsk ... dans quel monde vivons-nous Wilde ? » demanda Bogo à son employé, qui avait clairement tout vu. Malgré toutes les critiques que Nicolas voulait lui faire, il ne dit rien. "Vous travaillez dur toute votre vie et ensuite ils veulent tout vous enlever. Incroyable."

"Ouais, incroyable. Tout comme le fait que vous ne m'avez jamais donné d'augmentation," marmonna Nicholas.

"Plaît-il ?"

« Rien ! J'ai juste dit : « Tout ce stress doit vraiment augmenter votre tension artérielle ». »

Bogo renifla, méfiant, mais décida de ne pas pousser plus loin. Bogo se dirigea vers son bureau lorsque Nicholas reprit la parole. « Euh monsieur, sérieusement, » commença le renard avec un tremblement dans la voix et une démangeaison nerveuse à l'arrière de la nuque. « Maintenant que nous sommes sur le sujet, je me demandais si je, eh bien… si je pouvais avoir une augmentation ? »

"Quoi ?" demanda le buffle, l'air ennuyé.

« Une augmentation ? » dit Nicholas avec un petit rire nerveux qui l'accompagnait immédiatement après.

« Pourquoi devrais-je vous donner une augmentation, Wilde ? Vous l'avez à peine mérité. Sans parler du fait que je vous ai déjà si généreusement donné la demi-journée de demain.

« Vous l'avez fait, vous l'avez fait », a convenu Nicholas, « Mais j'ai travaillé pour vous pendant dix ans et pendant tout ce temps, j'ai été vôtre seul employé à vous et à Mme Bellwether - Dieu ait son âme. Et j'ai contribué à augmenter vos bénéfices avec ma comptabilité et mon sens des affaires. Mais, c'est important, j'ai vraiment besoin d'une augmentation parce que j'ai un garçon très malade à la maison..."

« Assez », déclara le buffle, ne prenant même pas un moment pour vraiment écouter les arguments du renard. "Je n'ai pas besoin de votre histoire, Wilde. J'ai bien peur que vous ne travailliez déjà moins que les heures requises pour que je vous donne une augmentation."

"Mais monsieur," essaya de dire Nicholas.

« Silence Wilde ! Vous devriez être reconnaissant qu'un mammifère de ma posture ait même pris la peine de vous donner un emploi en premier lieu. La plupart ne vous feraient même pas confiance pour être honnête avec l'argent de leur entreprise. Ils ne savaient pas que vous étiez une petite mine d'or puisque vous êtes si bon avec les chiffres." gloussa Bogo, fier. « Continuez votre bon travail, Wilde. Peut-être aurez-vous cette augmentation un jour. »

"Oui, monsieur," acquiesça Nicholas, maussade et les oreilles baissées. Il retourna à son travail, le stress évident sur le visage. « Qu'est-ce que je vais leur dire ? » soupira-t-il doucement pour lui-même.

Pendant ce temps, Bogo retourna à son bureau sans se soucier du monde.

Quelques heures passèrent et il arriva enfin le moment pour les deux mammifères de rentrer chez eux. Nicolas en particulier regarda la vieille horloge alors que sa grosse aiguille avançait enfin, signalant qu'il était 5 heures. « J'en ai fini pour la journée monsieur ! » dis Nicholas à son patron.

Dans son bureau, Bogo vérifia sa montre à gousset et vit qu'il lui restait deux minutes avant cinq heures. "Pas à ma montre Wilde ! Il reste encore deux minutes."

"Vous êtes sérieux ?" Nicholas marmonna doucement pour lui-même. Il prit la plume d'oie sur son bureau et continua d'écrire jusqu'à ce que Bogo interpella à nouveau.

"En fait, qu'importe ces deux dernières minutes. Vous pouvez partir Wilde."

Les oreilles de Nicholas se dressèrent de joie. Il ferma le livre et sauta du siège de son grand bureau. « Merci monsieur ! Il y a toujours ce côté gentil et aimable de votre personne ! » dit-il au buffle qui avait la porte de son bureau ouverte.

« Assez de blagues Wilde. Rentrez chez vous et assurez-vous d'être ici le plus tôt possible demain ! » ordonna-t-il au renard.

"Oui monsieur ! Et un joyeux Noël à vous ! Même si vous n'en voulez pas", salua le renard, alors qu'il mettait son petit haut-de-forme au-dessus de sa tête et se dirigeait vers la porte.

Pendant ce temps, Bogo souffla un « Bah, guignol ».

Après avoir fait un peu plus de travail pour la journée, Bogo ferma boutique et est rentra chez lui.

Avec son haut-de-forme et sa canne au sabot, il parcouru le chemin pavé menant à son immense manoir. Il chercha sa clé dans sa poche pour entrer comme d'habitude... mais ! Il ne savait pas que cette nuit serait tout sauf habituelle.

Alors qu'il cherchait sa clé, le heurtoir en forme de visage de buffle de sa porte s'est soudainement transformé en un visage de mouton transparent. "Bogo…" murmura l'apparition fantomatique à lunette.

« Dawn Bellwether ? » murmura Bogo avec surprise en remarquant le visage. "Non, ça ne peut pas être vous," il détourna le regard en signe de déni. Quand il se retourna, le visage avait disparu et il soupira de soulagement. Bogo continua comme d'habitude, mettant la clé dans le trou de serrure et ouvrant la porte. Lorsqu'il releva les yeux, il se retrouva à nouveau face à face avec le visage fantomatique.

« Bogo ! »

Bogo haleta et se précipita à l'intérieur ! Il claqua la porte. Le buffle regarda fixement la porte, le souffle lourds et l'espoir que ce qu'il avait vu n'était rien de plus que le fruit de son imagination. "Je-j'ai travaillé trop longtemps, je vois des choses." L'estomac de Bogo grogna alors de faim, "Peut-être qu'un dîner devrait me changer les idées."

Alors Bogo fit exactement cela. Il se versa un bol de restes en bouillie et s'habilla de sa chemise de nuit. Il mangea dans sa chambre, prêt à passer le réveillon de Noël comme il le faisait toujours - seul.

Au début, il semblait qu'un bon repas chaud et une bonne sieste sur sa chaise préférée près de la cheminée avaient fait l'affaire. Il avait complètement oublié sa rencontre effrayante avec son ancienne partenaire. Bogo dormait paisiblement sur sa chaise le ventre plein... quand soudain...

Crrgle, crrgle, crrgle

Des bruits de chaînes se mirent à résonner au loin. « Bogo… » l'appela la voix étrangement obsédante de Dawn Bellwether. « Bogo… ! » Sa voix s'amplifia tout comme le bruit des chaînes cliquetantes.

« Mmh ? » gémit Bogo alors qu'il s'agitait dans son sommeil.

"Bogo..."

Bogo ouvrit un œil en entendant à nouveau le son. « Ce doit être le vent, » pensa-t-il en s'installant dans son siège. Il ronfla paisiblement un instant quand…

« BOGO ! »

Ledit buffle sauta sur son siège, bien éveillé. "Quoi-? Quoi ?!"

« BOGO ! »

Par la porte de la chambre de Bogo, une brebis à lunettes fantomatique avec chargée de chaînes cliquetantes entra. « Bogo ! » gémit-elle avec un ton obsédant.

« D-Dawn ? » bégaya Bogo. "Non... ça ne peut pas être vous !" dit-il en fermant les yeux en signe de déni.

"Bogo..." le fantôme s'approcha de lui avec ses chaînes. "Ne niez pas ce que vos yeux peuvent clairement voir Bogo."

Bogo ouvrit les yeux et la regarda : « Non, ça ne peut pas être réel. Vous ne pouvez pas être ici ! V-Vous êtes morte depuis sept ans !

"Croyez ce que vous voyez Bogo !" cria la brebis fantôme droit vers son visage. "Bogo, vous souvenez-vous quand j'étais en vie, comment je volais les veufs et escroquais les pauvres ?"

"Oui, et tout cela dans la même journée. Vous étiez une si bonne mammifère d'affaires Dawn", la félicita Bogo avec fierté pour ses réalisations.

La brebis gloussa modestement d'un mouvement de sabot. "Oh arrêtez, vous êtes trop... N-Non !" cria-t-elle en se corrigeant. « J'avais tort ! Et en guise de punition, je suis obligée de porter les chaînes que j'ai forgées dans ma vie, maintenant dans la mort ! » le fantôme de Bellwether souleva les lourdes chaînes et les fit secouer pour souligner son propos. C'est alors que Bogo remarqua que chacune de ses chaînes était attachée à un lourd coffre-fort ou à une tirelire. « Maintenant, je suis venue ici pour vous avertir ! Ebeneezer Bogo ! Ou la même chose vous arrivera ! »

"Ç-Ça ne peut pas arriver. C'est impossible ! Je n'ai rien fait de mal qui mérite un destin comme le votre !"

« Vraiment ? » répliqua la brebis avec colère. "Avez-vous une idée du poids des chaînes que vous portez vous-même ? Celles que vous avez forgées et que vous continuez à lier ensemble chaque jour de cupidité que vous vivez ?!"

Bogo déglutit difficilement, s'enfonçant dans son siège.

"Écoutez-moi bien Bogo, mon temps sur cette terre est presque écoulé. Je suis venu ici pour vous avertir que vous avez encore un espoir d'échapper à mon horrible destin", déclara la brebis fantomatique.

« Que dois-je faire ? » demanda un Bogo terrifié.

"Ce soir, vous recevrez la visite de trois esprits. Écoutez-les et assurez-vous de faire ce qu'ils disent, ou vos chaînes seront plus lourdes que les miennes. Attendez-vous au premier quand l'horloge sonnera minuit", dit le mouton en montrant la vielle horloge de la chambre.

« Mais, c'est dans une heure. Comment peuvent-ils tous me rendre visite en une nuit ? »

"Ne les sous-estimez pas Bogo. Et n'oubliez pas de prendre en compte ce qu'ils ont à dire", déclara Dawn en passant progressivement par la fenêtre de Bogo.

« Attendez ! Dawn ! » lui cria-t-il en ouvrant les volets en bois. Il a eu le souffle coupé quand il a été témoin d'une mer d'autres apparitions fantomatiques flottant dans le ciel nocturne aux côtés de Dawn Bellwether.

"Adieu Bogo. Ne m'attendez plus et souvenez-vous de tout ce que je vous ai dit et de ce qui vous attendra si vous ne le faites pas…" dit-elle alors qu'elle disparaissait progressivement avec un souffle obsédant.

Bogo se frotta les yeux et regarda par la fenêtre. Le ciel était maintenant clair sans personne - pas une âme vivante ou morte. La respiration erratique du buffle est lentement revenue à la normale. "Non, non. Rien de tout cela n'aurait pu être réel. Bah, balivernes !" cracha-t-il dans le déni, "Fantômes, esprits, charlatant !"

Il se dirigea vers son lit et se glissa à l'intérieur. "Vous verrez, quand je me réveillerai, tout cela se révélera n'être rien de plus qu'un rêve absurde." Il souffla la bougie et se coucha. En un rien de temps, il ronflait, s'endormant profondément et faisait de beaux rêves pour oublier ses ennuis.

Mais il ne savait pas que… ses ennuis ne faisaient que commencer.


Note de l'auteur (pas du traducteur) : Je vous souhaite à tous un joyeux Noël, de joyeuses fêtes, une joyeuse nouvelle année et des jours heureux en général, car pourquoi la saison des dons et de la bonne volonté devrait-elle se limiter uniquement à Noël? )

PS : Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi le nom Ebeneezer Bogo, mais faites avec, lol ! Quel est son vrai nom d'ailleurs ? En a-t-il un ?