Bien le bonjour à touuuus !

Un chapitre en avance : Surprise. J'espère qu'il vous plaira...du moins plus que le dernier qui a reçu moins de reviews que tous les autres... (oui, ca a un peu brisé mon coeur, j'avoue) mais du coup, cette fois, je compte sur vous...

Surtout que... Non... Je vous le dit pas...MAIS pas besoin d'aller lire la fin du chapitre ! J'ai fait une promesse à certaines d'entre vous et ce chapitre réponds à vos multiples plaintes sur mon pseudo-sadisme toussa toussa...

Vraiment..J'espère que vous aimerez... *croise les doigts*

Parce que les gars...

J'me suis donnée comme jaja !

Je vous aime


Chapitre 11


- Je vous dis que j'ai éteint toutes les bougies avant d'aller me coucher !

- ...bien sûr Mademoiselle Granger…. Seulement un oubli…

- Non ! Je n'oublie jamais ce genre de chose ! Seigneur pourquoi est-ce que personne ici ne me croit ?

Furieuse, elle était assise sur le lit de la chambre de Saint-Mangouste dans laquelle on l'avait installée. Blaise était parti s'occuper des quelques papiers, prévenant également ses parents.

Les joues noircies, les cheveux en bataille, en pyjama, elle toisait de toute la morgue dont elle était capable l'imbécile d'aurore qui la dévisageait de son air perplexe.

- C'est que, comme je vous le disais il y a quelques secondes, nous n'avons trouvé aucune trace de magie… ni la moindre présence de quelqu'un d'autre que vous dans votre appartement…

- Par Merlin alors apprenez donc à faire mieux votre travail ! Je vous dis que j'ai tout éteint ! Il y a forcément une explication !

Elle vit le visage du sorcier se fermer, un tic nerveux apparaissant sur sa joue alors qu'il prenait une lente inspiration, s'adressant à elle comme si elle était une enfant capricieuse.

- Miss Granger…. Je conçois que tout cela est un choc et que vous avez encore l'esprit… embrumé après cet événement tragique mais…

- Hermione ?

Sursautant, elle se tourna de concert avec le membre du Ministère pour voir Harry débarquer dans la pièce, Malefoy le suivant, son air de petit snobinard scotché au visage alors qu'il était évident qu'il avait été traîné ici de bon matin et contre son gré.

- Harry !

- Est-ce que tu vas bien ?

- Je…

Il s'était approché d'elle, les sourcils froncés, posant ses mains sur son crâne pour l'examiner… Il semblait pâle… Fatigué… Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu aussi préoccupé…

- Monsieur Potter… Vous ne devriez pas être là…

- Granger….

Ignorant complètement l'intervention anxieuse du sorcier, le blond s'était approché, haussant lentement un sourcil à sa vue, la regardant de haut en bas, une grimace maintenant accrochée à ses lèvres.

- … Qu'est-ce que c'est que….cette chose que tu portes… ?

Interloquée, elle baissa son regard sur son vieux pyjama de coton au motif écossais et fronça les sourcils.

- Un...pyjama.. ?

- ...Merlin… non seulement tu n'as aucun goût concernant les couleurs… Mais je pensais que, travaillant maintenant au Ministère tu aurais au moins les moyens de remplacer tes vieilles loques…

- Mes...vieilles...loques ?

- Mon...Monsieur Potter… je..hum…

- Merlin Malefoy ! On s'en fout de ce qu'elle porte ! Qu'est-ce qu'il s'est passé Hermione ?

Si elle avait eu quelque chose sous la main, elle le lui aurait envoyé dans la figure, bien comme il faut, histoire d'effacer son petit air supérieur. Tournant son regard vers le survivant après une menace silencieuse à l'artistocrate, elle soupira.

- Je ne sais pas… Je suis montée me coucher après avoir tout éteint et… Apparemment un incendie s'est déclenché… Je me suis réveillée, il y avait de la fumée partout… J'ai entendu Blaise m'appeler… Il y avait déjà des flammes dans la chambre.. Il nous a fait faire un transplanage d'urgence juste à temps…

- Un incendie… ? Tu n'avais pas tout éteint ?

- Mais si ! Justement !

Elle s'empara de la main du Survivant, la chassant de ses cheveux pour le fixer, les sourcils froncés, le visage fané de contrariété.

- Je te jure Harry que j'ai tout éteint ! Je le fais toujours ! Mes parents m'ont toujours interdit de laisser une bougie allumée, me disant que c'était trop dangereux alors j'ai l'habitude !

- Miss Granger… Comme déjà dit je…

- Il suffit.

La voix, glaciale, Blaise Zabini venait d'interrompre l'aurore, qui encore une fois, semblait prêt à réfuter les propos de la seule femme de la pièce. Il se tenait dans l'embrasure de la porte, les sourcils froncés, son regard clair braqué sur l'aurore, menaçant.

Il ne portait qu'une chemise, couverte de suie, les manches remontées sur ses avants bras. Lui aussi portait quelques traces de charbon sur le visage et son bras droit, lui, était entouré de bandages.

- Mo...monsieur Zabini…

- Lord Zabini pour vous.

- Ah..ah euh...oui c'est à dire que…

- Disposez. Je m'adresserai à votre supérieur.

- Mais je…

Le regard du métisse se chargea soudainement de quelque chose de beaucoup trop dangereux pour que la voix du sorcier ne s'éteigne pas dans un filet étranglé, il recula prudemment et s'inclina avant de quitter la pièce, l'héritier se tournant alors vers elle.

- Blaise… Je vais bien…

Elle le vit se détendre légèrement alors qu'il inclinait vaguement le menton en direction du survivant, puis de Malefoy.

- Zabini.

Le blond le détailla de la tête au pied, les sourcils froncés, les yeux plissés, son regard accrochant son bras blessé pendant une seconde.

- Une simple brûlure. Rien de grave Draco…

- Je vois…

Le sorcier soupira brusquement avant de lentement s'avancer jusqu'à elle, le survivant s'écartant pour le laisser s'asseoir sur le fauteuil à côté du lit, la tirant, par la même occasion, sur ses genoux. Elle le sentait légèrement trembler, alors elle ne dit rien.

- Je vais m'assurer que quelqu'un enquête là-dessus… Je sais que tu n'as pas oublié d'éteindre les bougies…

- Oui…

- Zabini…

- Laisse tomber Potter. Je sais très bien que les aurores n'aideront pas. Et je ne pensais de toute manière pas passer par eux…

Un ricanement de la part de Malefoy brisa le silence qui s'était installé une seconde. Pas de doute qu'une certaine Veuve Noire allait s'en mêler.

Et que, si coupable il y avait, il n'avait pas la moindre chance de s'en sortir vivant.

On ne s'en prenait pas impunément aux vingt-six familles… Pas sans s'attendre à un retour de flammes chaotique…. Parce que personne n'était plus fier ou revanchard qu'une famille de sorcier sang-pur…


- Net.

… Nazarov… Laisse-moi me lever.

- Net.

Passant lentement une main sur son visage, crispé, il prit une lente inspiration.

Une semaine qu'il avait ouvert les yeux… Une semaine qu'il avait appris ce qu'il lui était arrivé. Merlin. Il avait frôlé la crise cardiaque quand, le lendemain de son réveil, il avait été sorti du sommeil par Snape en personne, penché sur lui, à quelques centimètres à peine.

Il avait laissé échappé un cri de surprise pas du tout viril et avait manqué de tomber de son lit sous le regard hautement blasé de son ancien professeur de potion…

Le russe avait débarqué dans la chambre, baguette en main, une simple serviette autour des hanches, l'eau dégoulinant partout, apparemment prêt à se battre. Il avait alors découvert le roux, assis sur son lit, tenant une couverture devant son torse nu comme une vierge effarouchée, le visage rouge tomate. Et l' ancien mangemort leur jetant un regard réfrigérant… Lui ce qu'il faisait, trempé, sur son parquet ?

Il était mort de honte…. Alors l'ex-espion avait lentement articulé que, s'il voulait bien cesser de faire l'imbécile, il pourrait alors terminer de l'examiner et s'assurer que sa blessure allait bien.

Par le froc troué de Merlin. Le soir même, il avait exigé de déménager… Résultat, il se retrouvait dans un appartement que le russe avait déclaré être le sien…

Sauf que les lieux étaient… quasiment vides… Aucune affaires personnelles...rien. Juste des meubles. Il était dans un quartier différent du sien mais il lui faisait penser à celui qu'il louait. Et il le soupçonnait donc d'avoir trouvé le premier logement venu et se l'être approprié pour répondre à sa demande… Huh.

De vieux murs, un plancher usé par le temps, une ruelle sombre et des vitres étroites…

Il n'avait pas demandé à retourner chez lui… Il avait soigneusement évité le sujet et avait été reconnaissant au slave de le conduire ici… Et à peine une demi-heure après qu'il l'y ait installé comme s'il était en sucre, sa mère et tout le clan Weasley avait débarqué en force…

Le frigo s'était brusquement retrouvé plein à ras bord… Les habits avaient envahi les placards, et tout un tas de choses étaient venues égayer l'endroit…

Les jumeaux avaient présenté Nazarov au reste de la tribu et il avait vu sa mère serrer Alexei contre elle comme s'il était la huitième merveille du monde avant de le forcer à avaler à lui tout seul la moitié d'un gâteau au chocolat…

Et de manière parfaitement étonnante, il avait semblé absolument ravi… Il restait méfiant et en retrait vis à vis de ses frères… à part les jumeaux qui semblaient complètement ignorer sa retenue…

Mais par contre, il s'était montré extrêmement gentil avec sa mère… et plus encore avec Ginny qui était enceinte jusqu'au cou...Il avait semblé littéralement fasciné par son ventre…

Merde. Rien que d'y repenser, il ne pouvait pas s'empêcher de trouver ça...incroyablement mignon…. Et il fallait être parfaitement con pour trouver un slave de 1m85 et 90 kilos de muscles au passé douteux et probablement jonché de cadavre "mignon".

Et il était, présentement, le roi des cons.

Assis sur son lit, vêtu d'un pantalon de coton tout simple et d'un t-shirt, il faisait face à son emmerdeur personnel.

Le russe, debout devant lui, était vêtu d'un des tabliers de sa mère, il tenait dans sa main droite sa baguette, les bras croisés sur le torse, les pieds fermement plantés dans le sol, il le toisait.

- Nazarov. Je vais aller me doucher et ensuite, je vais aller voir Hermione.

- Net… tu ne peux pas te…

- Je t'ai dit non! Tu ne viens pas dans cette foutue douche avec moi !

- Mais…

Se levant, il planta son regard dans le sien, menaçant.

- Si jamais tu franchis la porte de la salle de bain, je te jure que tu le regretteras…

Il vit lentement le regard du russe changer. Merde. Déglutissant avec peine, il le vit s'approcher d'un pas, leurs torses se frôlant alors qu'il souriait, carnassier.

- Mais je frotte vraiment bien le dos, Ronald…

Frotter le dos, mon cul. Si jamais il le laissait entrer, c'était évident que ce n'était pas ce qu'il frotterai… Sentant la chaleur envahir son visage, il le contourna vivement, ignorant la pointe de douleur dans son dos et s'empara de vêtements propres, se dirigeant à grand pas vers la salle de bain.

- Va finir de préparer à manger et ferme-là !

- Da… Frotte bien partout…

Il claqua la porte de la pièce, rouge tomate, sur le rire moqueur de ce foutu sorcier russe de ses deux. Merlin.

Ils avaient l'air d'un petit couple. Lui qui cuisine… Lui qui prend sa douche… Pour un peu, ils parleraient de météo en mangeant et c'est bon… On les aurait pris pour un vieux couple marié.

Mais…

Ouvrant l'eau, il se déshabilla lentement, jetant à peine un regard à la cicatrice immonde sur sa peau dans le reflet du miroir, plongé dans ses pensées.

Il s'était occupé de lui… et… Il y avait eu cette scène à son réveil… Et ce qu'il se passait là… Dans sa poitrine… Posant une main sur son torse, il entra dans la cabine de douche, laissant l'eau ruisseler sur son corps avec un soupir de bien-être.

Nazarov… c'était un peu comme une faiblesse pour lui… Il… il était…Raaah !

Posant son front contre le carrelage froid, il ferma les yeux.

Il allait lui céder…

Pas encore aujourd'hui… Mais c'était inévitable…


Sortant de l'appartement d'Hermione à qui il était allé rendre visite, il soupira.

Les choses s'étaient calmées cette semaine. Sans aucune attaque et avec le Ministère qui avait pris l'enquête en mains, l'émoi créé par l'attaque de la famille Weasley s'était petit à petit envolé.

Molly Weasley se portait comme un charme grâce au médico-mages, ne cessant de louer la présence de Nazarov parmi eux, cuisinant des tonnes de nourriture pour lui… Ron, lui, allait bien également.

Il était encore fragile et pas encore tout à fait remis, mais il n'était absolument plus en danger…

Et vu que durant ce temps, aucun autre sang-pur n'avait fait les frais d'une attaque, petit à petit, les suspicions s'étaient atténuées et maintenant, la piste qui était suivie, était qu'il s'agissait simplement d'attaques à cause de l'affaire des Substances Magiques que suivait l'équipe de Ron…

Sauf que lui, de son côté, n'était absolument pas convaincu. L'incendie, Hermione, tout cela ne lui disait rien qui vaille. Sur ses gardes, il rabattit la capuche de sa cape sur son crâne.

Ce soir, il était invité, tout comme son père, à un repas chez les Malefoy. Merlin. Pas qu'il ne soit pas content d'échapper un peu à ses mentors et de revoir Snape et Draco, mais il était épuisé…

Il avait travaillé comme un fou ces dernières semaines. Depuis la mort de Cicéron, les Langues-de-plomb avaient mené une enquête interne, et il avait dû subir plusieurs longs interrogatoires afin de décortiquer les moindres faits et gestes de son ancien maître.

Et plus il avançait, plus il doutait de son choix de carrière. Ces dernières semaines, il en était arrivé à la conclusion que cette...captivité forcée au Département des Mystères lui pesait plus qu'autre chose. Il aimait apprendre. Il aimait partir sur le terrain… Mais il détestait de plus en plus se sentir comme un oiseau en cage.

Il avait besoin de liberté.

Il avait besoin de le voir. Besoin de rentrer au Manoir. Ils lui manquaient un peu plus chaque jour.

Et il détestait devoir rendre compte de ses moindres faits et gestes. Il avait l'impression de retourner à cette époque où il était sous la coupe de Dumbledore…

Et chaque jour qui passait, c'était comme si de vieux souvenirs venaient le hanter. Il sentait bien que quelque chose se tramait… Que quelque chose lui tournait autour…

Ron… Hermione...Draco… Était-ce réellement un hasard que ces personnes là aient été visées… ? Accident...enlèvement… attaque… Cela faisait un peu trop de coïncidence à son sens…

Draco lui avait dit que peut-être que pour une fois, ce n'était pas à lui de se charger de ça… Mais...il en doutait. Son instinct le poussait à comprendre…

Il savait que tout cela avait un lien avec lui. Il n'avait, pour le moment, pas encore de preuve, mais il allait trouver. Souriant doucement quand il sentit une petite tête se frotter contre sa joue, il leva la main et effleura Iota du bout des doigts.

Il était Harry Potter… Et il n'allait pas laisser tout cela se faire sans essayer de sauver tout le bordel… Pour le moment… Il avait rendez-vous avec un tableau au Ministère…

Ensuite, il irait rejoindre Malefoy pour se rendre chez ses parents… Mais...d'ici là…..Il était temps d'avoir une discussion.

Disparaissant un claquement sec, il se retrouva face à la cabine téléphonique qui, pour la première fois, l'avait conduit à l'Atrium. Y entrant, il suivit la procédure pour finalement se retrouver dans le hall bondé.

Se faufilant parmi les centaines de personnes qui parcouraient les couloirs, il se rendit jusqu'au bureau du Premier Ministre, toquant à la porte, attendant qu'on lui ouvre.

- Harry… Entre.

Face à lui, Kingsley Shacklebolt venait de lui ouvrir, s'écartant pour le laisser entrer.

- Merci…

- Tu as une heure, ensuite, j'ai une réunion.

- Parfait… Ça devrait suffire je pense.

- Très bien. Alors à plus tard…

Il l'observa lentement quitter son bureau, refermant la porte derrière lui avant de se tourner vers le mur de droite.

- Bonjour Professeur Dumbledore…

- Bonjour Harry… Cela faisait longtemps. C'est un plaisir de recevoir ta visite.

Il dévisagea le vieux sorcier, méfiant, les sourcils froncés alors que ces dernières années lui remontaient en pleine gorge. Acides. Souriant amèrement, il ricana un peu avant de tirer une des chaises et de s'y asseoir.

- N'avez-vous rien d'autre à me dire… ?

Un sourire. Le même air rusé avec ses lunettes en demi-lune et son regard bleu pétillant. Il le détestait plus que n'importe qui.

- A quel propos Harry… ?

- Je ne sais pas… Sur les reliques par exemple… ?

- Ah… Il semblerait donc que tu sois finalement arrivé à la croisée des chemins…

- Quels chemins Professeur… ?

Il le fixait, sentant la tension envahir ses épaules alors que l'homme en face de lui, ou plutôt, son portrait, jouait encore une fois sur les mots.

- Harry… Il me semble pourtant t'avoir donné le livre de Conte.

- Oui. Je l'ai lu. Je sais qui sont les frères et ce que sont les reliques. Mais là n'est pas la question.

- Tu te trompes. C'est là que sont toutes les questions, mon enfant…

- Cessez de jouer à cela avec moi !

Il se leva brusquement, lui tournant le dos une seconde alors qu'il sentait la colère et le dégoût pour l'homme l'envahir. Se tournant, il fixa le portait qui l'observait en silence, spéculatif.

- Il se passe des choses, avec les Reliques et je suis sûr que vous savez parfaitement quoi…

- Harry. Les reliques ont toujours déclenché de nombreuses convoitises… Cela n'est pas nouveau.

- De la part de la Mort elle-même… ?

Il venait de cracher ses paroles avec fiel, plongeant son regard vert dans leurs homologues bleus, affrontant sans ciller le regard de celui qui s'était toujours targué d'être un grand-père pour lui.

- Tch. Foutaises.

Pourquoi l'homme ne semblait-il pas surprit de ce qu'il lui annonçait… ? Pourquoi n'avait-il pas la moindre réaction…?

- Harry… Ne t'avais-je pas dit que, ici bas, rien n'arrive par hasard… ?

- Vous m'avez dit beaucoup de choses tout au long de ces années...et bien peu se sont révélées vraies…

- C'est vrai… et bien que je regrette la manière dont se sont déroulées les choses, j'ai fait certains choix à l'époque et ne suis plus capable de changer quoi que ce soit malheureusement…

Il le vit sourire de manière énigmatique avant de reprendre la parole.

- Laisse-moi te dire, cependant, que tu as toujours su trouver le bon chemin, sans que j'ai réellement besoin de t'y aider…

- Le bon chemin ? Celui de la mort vous voulez-dire !

- Précisément Harry… Précisément…

Il se figea alors que les paroles du sorcier le pénétraient, lui donnant un long frisson glacial. Que voulait-il dire par-là ?

- Harry… Il y a bien longtemps, je t'ai dit que ton chemin était semé de noirceur… et que la mort t'accompagnait partout où tu allais…

- ... Vous m'avez donné ces choses… la cape… la baguette…

- Elles te revenaient de droit…

- C'EST FAUX !

Il venait de crier, un encrier éclatant sur le bureau du Ministre sans qu'il n'y fasse plus attention que ça, son attention entièrement tournée sur l'ancien directeur qui le fixait maintenant avec cette sorte de douceur empreinte de pitié.

- C'est une réalité Harry… La mort a toujours été ta compagne… Depuis ta naissance…

- C'est des conneries ! Pour une fois ne pourriez-vous pas tout simplement me dire la vérité ! Pourquoi m'avoir donné les reliques ? Que suis-je censé en faire ?

- C'est une question à laquelle je ne peux malheureusement pas répondre… Je ne suis pas le principal intéressé ici…

Faisant les cent pas devant le tableau, il fronça vivement les sourcils avant de se planter brusquement devant le vieux sorcier, tirant le col de son pull, dévoilant une partie des fissures qui partaient de l'emplacement de son cœur pour s'étendre sur sa peau.

- Et ça ? Pourquoi est-ce que je suis vivant ? Et qu'est ce que c'est ?

Il le vit hausser doucement un sourcil et se pencher un peu en avant, l'examinant avec une sorte de...curiosité presque malsaine, son regard brûlant de quelque chose de… non.

- Fascinant… Depuis quand as-tu cela ?

- Depuis le Dernier Combat...Mais ça empire de jour en jour… Ma magie...n'est plus la même non-plus…

- Oh vraiment… As-tu montré cela à quelqu'un d'autre ?

- … Mes Maîtres sont au courant. Tout comme mon père et quelques autres personnes…

Caressant sa barbe, il vit Dumbledor se redresser, pensif, le regard perdu dans le vague.

- Intéressant… Et personne n'a encore trouvé…?

- Non… Sinon je ne serai pas là…

- Harry… Mon enfant… Ma théorie première serait que la destruction de ton horcruxe ne t'as pas tué sur le coup mais… à présent te...contamine…?

- Me contamine ? Comme une maladie ?

- Mn… Effectivement. Tout comme les virus qui viennent perturber le fonctionnement du corps, peut-être que ta magie est perturbée par ces fractions infimes de magie noire ?

- … et…

Il s'interrompit doucement… les sourcils froncés… Hésitant à poser la question.

- Hélas… Je ne crains que tu aies compris… Il n'y a pas de traitement pour les virus Harry… Soit le corps est assez fort pour le combattre… soit pas…

- Si ce n'est que ça… J'y survivrai. Maintenant parlez-moi des reliques.

- Je suis désolé Harry… Il semblerait que ma présence soit requise à Poudlard… Mais… laisse-moi te confier une chose…

Souriant, il remonta ses lunettes sur son nez avant de se lever du tabouret de velours sur lequel il avait pris place et épousseta les manches de sa robe.

- Un temps...Gellert et moi nous avons également donné la chasse au reliques...et avions découvert à cette occasion qu'un groupe très ancien y consacrait sa vie… Peut-être devrais-tu signaler ceci et...te renseigner ?

- Un groupe ? Quel groupe ?

- Oh. Je crois que tu as déjà eu à faire à eux…

- … Circé ? C'est d'eux dont vous…

Trop tard. Le directeur s'en était allé, quittant le cadre dans lequel il siégeait au Ministère pour se rendre sur le tableau à son nom dans l'illustre école de sorcellerie.

Frustré, il se retint d'envoyer un coup de pied au fauteuil devant lui et, sans un regard en arrière, quitta le bureau de Kingsley. Parcourant les différents couloirs, il remonta jusqu'à sa chambre ou plutôt son espèce de dortoir, et s'y enferma.

Il avait besoin de réfléchir. De faire le tri. Jetant son pull sur son lit, se retrouvant torse nu, il examina dans le miroir son torse et les marques qui le déchiraient. Y passant les doigts, il frémit.

Il avait un peu maigris… Et son regard était un peu rougi. Les rêves ne cessaient jamais. Il vit son visage durcir dans la glace et crispa les poings.

Détournant le regard, il se dirigea vers la petite salle de bain et y entra, allumant l'eau chaude, se jetant dessous une fois nu.

Des solutions, il finissait toujours par en trouver.


Il n'avait pas la moindre idée de ce qui avait poussé Narcissa à penser que tous les réunir pour un repas était une idée brillante.

De toute manière, il avait déjà noté que les femmes avaient une notion tout à fait perturbante de ce qu'était un divertissement. Lily était pareille.

Soupirant, il observa sa potion, surveillant le changement de couleur tout en ajoutant quelques ailes de fée à la préparation. Devoir mettre celle-ci en stase le temps d'une soirée ne l'enchentait guère, mais, apparemment, sa présence était requise. Nécessaire même selon les dires de la sorcière.

Merlin. Il espérait que ce n'était pas encore pour une de ses lubies ridicules. Il n'avait certes pas le temps à consacrer à ces enfantillages émotionnels.

Entre ses recherches pour son fils, ses abrutis d'élève et son travail de Maître des potions, il n'avait presque plus de temps à lui.

Pas qu'il soit un grand amateur de divertissements en tout genre… non, mais pouvoir boire une tasse de thé en silence et sans avoir sans cesse quelqu'un venant l'interrompre lui manquait.

Cependant, il devait cependant admettre que d'avoir l'occasion de voir son enfant restait tout de même le point positif de cet..ce… dîner. Il ne l'avait pas vu depuis plus de deux semaines, trop occupé à soigner le fils Weasley, il avait, ensuite, trouvé plus prudent qu'il reste au Ministère.

Après tout, seul le diable savait à quel point Potter était doué pour s'attirer les pires ennuis.

Satisfait du bouillonnement régulier de sa préparation, il s'en écarta lentement pour pouvoir noter soigneusement ses derniers ajustements à la recette de base.

Jetant ensuite un œil à l'horloge murale, il se résigna enfin à quitter son laboratoire, vérifiant que chaque préparation en cours était soumise à un sort avant de monter dans sa chambre et se changer.

A dix-neuf heures tapantes, il empruntait sa cheminée pour rejoindre la bibliothèque de la famille de sang pur. A son arrivée, il tomba directement sur son hôtesse, souriante.

Charmante, comme à son habitude, elle le conduit au salon où l'attendait déjà son époux, le servant d'un verre de vin. Elle semblait… beaucoup trop...joyeuse.

Soupirant comme si on venait de lui annoncer que Neville Londubat revenait en cours de potion, il jeta un regard torve à son ami qui eut un petit rictus amusé.

- Lucius.

- Severus.

- Que nous vaut … l'honneur… d'un repas ici ?

- Narcissa et moi avons quelque chose dont nous devons discuter avec vous….

- Quelque chose ?

- Nous devrions attendre les enfants.

Les enfants… ? Par Merlin. Plus les minutes s'égrénaient, plus il avait l'impression d'être tombé dans une embuscade. Et connaissant Lucius, il était à peu près certain que cela ne lui plairait pas.

Alors il passa les minutes qui suivirent à tenter de lui arrachez les vers du nez, sarcasme, piques, sous-entendu, cynisme. Il usa de chacune de ses armes, le blond faisant front, détournant la conversation sur des sujets anodins.

Il allait passer à l'offensive quand la porte de la bibliothèque s'ouvrit sur une Narcissa tout sourire, suivie par son fils chéri et le survivant.

Comme à son habitude, son filleul était tiré à quatre épingles. Vêtu d'un ensemble gris anthracite, d'une chemise blanche et de sa longue cape noire, il ressemblait de plus en plus à son père. Le visage froid, il s'inclina poliment pour les saluer.

Derrière lui, Potter suivait. Habillé d'un pantalon noir à la coupe simple, il avait fait l'effort de mettre une chemise et il portait par dessus le pull vert que le blond lui avait offert plusieurs noëls précédents. Par les fées. Il pouvait encore le mettre ? N'avait-il donc pas grandi du tout depuis ?

A bien y regarder, il semblait fatigué et un peu plus mince Salazar. On aurait dit une vieille femme à se préoccuper constamment de son poids. Hochant la tête en direction de son filleul, il tourna ensuite son regard sur son enfant qui lui adressa un petit sourire en coin.

Merlin. Il avait le cœur qui avait fait un tour sur lui-même… Cet enfant était une faiblesse. Un simple hochement de menton en retour ferait l'affaire… Mais le jeune sorcier sourit encore un peu plus, comme s'il avait compris. Comme s'il savait…

Sale gosse.

Il le vit être délicatement serré contre la poitrine de leur hôtesse avant de s'avancer du côté du Maître des lieux, rejoignant le père et le fils pour échanger quelques mots avec eux.

Mais pas le temps de s'attarder, Narcissa tapait doucement dans ses mains, invitant les hommes à la suivre jusqu'à la salle à manger, apparemment très fière d'elle.

Entrant dans la pièce à la décoration opulente, il soupira. Nom d'un chaudron… Pourquoi avait-elle donc sorti l'argenterie et tout le décorum.. ?

Il vit d'ailleurs son filleul hausser un sourcil et plisser les yeux en direction de sa mère, suspicieux. Elle lui offrit un sourire tendre et plaça chacun d'entre eux.

Une minute plus tard, tout le monde était assis à table… Et son impression ne faisait que croître. Lucius présidait, Narcissa à sa droite, Draco à côté d'elle… Lui avait été placé à la gauche du Patriarche, Harry à ses côtés. Tout cela semblait bien trop formel…

- Je suis très heureuse que tout le monde soit venu… Cela faisait longtemps mon chéri…

- Merci, Mère, pour ton invitation…

Narcissa inclina gracieusement la tête avant de donner un ordre discret, leurs entrées apparaissant devant eux. S'emparant délicatement de ses couverts, il laissa la conversation se mettre en place, ne participant que par quelques phrases.

Draco racontait son quotidien sur l'insistance de sa mère. Harry répondait aux questions de Lucius sur son stage au Ministère dans le département de contrôle des substances magiques.

L'ambiance était détendue et même son filleul semblait avoir oublié ses soupçons initiaux. Vient alors le premier plat, puis le second. C'était interminable.

Severus ne savait pas comment tous ces nobles pouvaient garder la ligne en mangeant dix plats ou presque lors de leurs repas. Impatient, agacé, il n'avait pas que cela à faire et plus le temps passait, plus il sentait sa patience fondre alors que Narcissa échangeait de nombreux regards avec son époux. Ce traître.

C'est finalement au dessert qu'il perdit complètement patience. On leur avait servi un gâteau au chocolat fondant et de la glace alors que leur hôtesse donnait un énième coup de coude à son mari. Posant lentement ses couverts, il darda un regard glacial sur le couple avant d'articuler soigneusement.

- Pourriez-vous, je vous prie, cesser de vous comporter comme deux adolescents stupides à ricaner et chuchoter et finalement nous dire ce que nous faisons là, à perdre notre temps autour d'un repas interminable… ?


Haussant lentement un sourcil, il soupira doucement, reposant sa cuillère alors que son parrain perdait enfin patience.

Il n'était pas le seul à avoir remarqué leur petit manège… A vrai dire, il était même évident que seul Potter ne se doutait de rien. Comme d'habitude…

Il avait déjà trouvé suspect l'insistance de sa mère à vouloir organiser un repas et y inviter Severus et le survivant, mais quand il était arrivé et avait noté la présence de l'argenterie sur la table, c'était devenu une évidence.

Alors voir finalement le Maître des Potions perdre son calme était la suite logique des événements… Il vit Potter, assis en face de lui, s'arrêter de manger et lancer un coup d'œil gêné à leur ancien professeur.

Un silence pesant s'installa une seconde avant que son paternel ne se décide enfin à prendre la parole après avoir, très lentement, reposé ses couverts. Merlin. Il était certain qu'il avait soigneusement calculé le temps mis pour son effet.

- Eh bien… Puisque tu abordes le sujet de manière si… franche Severus...Autant en discuter maintenant.

- Cesse donc tes simagrés Lucius. Je ne suis pas ta petite cours de laquais stupides.

- Nous voudrions parler de l'avenir de Draco et Harry !

Narcissa avait prit la parole, coupant toute possibilité de répartie à son époux qui lui lança un regard agacé.

- … L'avenir… ?

- C'est-à-dire, Mère ?

L'air de suprême dédain que venait d'afficher son parrain laissait à deviner le fond de sa pensée quant à ce qu'il qualifierait probablement d'ingérence de la part du Sang Pur dans l'éducation de son enfant. Et il était de notoriété publique que l'ex-Mangemort ne tolérait pas ce genre d'incursion dans le bon déroulé de sa vie privée.

Le survivant, lui, s'était figé, son regard braqué sur son le maître des lieux, assombri. S'il y a bien quelque chose que détestait Potter c'était qu'on tente de le contrôler… À quoi jouaient ses parents par Salazar ?

- Précisément Severus. Je suis persuadé que tu n'as pas ignoré les différents événements de ces dernières semaines…

Aucune réponse. L'ex-espion, les bras croisés sur le torse, toisait son vieil ami, qui lui, n'avait pas la moindre expression.

- Il a été également porté à ma connaissance certaines rumeurs sur Monsieur Potter.

- Quelles...rumeurs ?

- Père. Par Merlin, mais de quoi parlez-vous ? Venez-en aux faits.

Salazar. S'ils en laissaient l'opportunité à son père, il leur jouerait la grande comedia del'Arte afin de les conduire exactement là où il le souhaitait. Peine perdue. Il connaissait trop bien ses stratagèmes.

- Eh bien, vois-tu, Draco, lors de la dernière réunion des vingt-six, auquelle, ni toi, ni Severus n'étiez présents, plusieurs familles se sont intéressées à vos… status…

- Nos status… ?

- Par Merlin, Lucius. Si je n'ai pas une réponse claire la prochaine fois que tu ouvrira la bouche, je m'en vais.

Sa mère, sentant apparemment la tension monter d'un cran autour de la table, leva délicatement une main face à son époux, reprennant la parole.

- Chéri… Il se trouve que plusieurs familles se demandent quelle est votre relation et si celle-ci est toujours d'actualité…

Suprêmement méprisant, il jeta un regard à sa mère, posant lentement sa serviette sur la table, les sourcils froncés.

- Et en quoi ça les regarde ?

Potter venait d'intervenir. Pour la première fois. Attirant le regard des autres sorciers. Il avait cet air mauvais de profonde contrariété. Cet air qui laissait deviner qu'il allait sans doute vous faire savoir ce qu'il pensait très précisément de la situation.

- Eh bien, Monsieur Potter, pour être tout à fait franc, il se trouve que si la place est libre, d'autres familles entreront dans le jeu. Pour vous l'expliquer vulgairement.

Le survivant ricana avant de hausser les épaules et de porter son verre à ses lèvres.

- Aucune chance.

- Par pitié, Père. Vous n'aviez qu'à les laisser venir. Ils peuvent toujours essayer de me prendre Potter.

Pourquoi est-ce que le brun le regardait-il ainsi par-dessus son verre. Les sourcils froncés, il lui jeta un regard interrogateur mais il détourna les yeux, rougissant légèrement.

Merlin. Il était sûr que quelque chose se tramait encore dans sa petite tête de héros de la nation.

- C'est pourquoi nous pensons qu'il serait bien de signer une promesse de mariage.

S'il réussit à garder son calme, Potter, lui s'étouffa définitivement sur ce qu'il buvait. Toussant à en perdre un poumon, les yeux larmoyant, il coassa quelque chose d'incompréhensible.

- Excusez-moi…. ?

Severus venait d'articuler lentement, son regard, glacial, posé sur le couple d'aristocrates. Sa mère avait les joues roses. Son père avait son air placide collé au visage.

- Il s'agit d'une simple formalité Severus…

- Une simple...formalité…. ? Un contrat magique qui promet mon fils au tiens… ? Les entravant d'un lien pour 478 jours ?

Est-ce qu'ils avaient...perdu la tête ? Silencieux, il fixait ses parents alors que ses méninges tournaient à plein régime. Une promesse de mariage dans le monde sorcier était en réalité un contrat magique liant deux personnes pendant un certain nombre de jours.

Durant ce laps de temps, la magie les liaient intimement, connectant les sorciers à un niveau encore mal défini. A partir du moment où le contrat était signé, un symbole apparaissait sur le corps des deux parties.

Seul un consentement mutuel et entièrement sincère permettait de briser le contrat…

Etait-ce...une si mauvaise idée que ça… ?

- Ja..jamais de la vie !

- Je te demande pardon, Potter… ?

- Bordel Draco ! Je vais pas me faire promettre où je sais pas quoi ! On est plus au moyen âge !

- …. Tu trouves...déshonorant de te lier à moi.. ?

Est-ce qu'il plaisantait… ? Le toisant maintenant depuis sa chaise, il le fusilla du regard.

- Oui ! Non ! enfin… pas..vraiment... c'est le principe…

- Le principe, Monsieur Potter, est simplement d'assumer devant le monde sorcier que vous êtes en couple avec mon fils. L'héritier de la Maison Malefoy…

- Ah super… Quel honneur…

La mauvaise foie dégoulinant de ses paroles, il avait à peine jeté un regard à Lucius qui, cette fois, avait l'air pincé. Le survivant ressemblait maintenant à l'ado buté qu'il avait connu… L'air renfrogné, il se tourna vers son seul repère.

- … Il s'agit d'une décision qui t'appartient.

Severus avait lentement haussé un sourcil, son regard noir détaillant le survivant alors que celui-ci semblait plongé dans l'indécision.

- Harry… C'est quelque chose de courant parmi les grandes maisons sorcière et ce n'est certes pas définitif…. C'est juste un peu plus...officiel ainsi.

Sa mère, encore, tentait d'arrondir les angles. Il le vit se lever, les sourcils froncés. Il était nerveux. Ses mains dans ses poches, il haussa les épaules lentement.

- Non.

- Potter… Tu pourrais peut-être prendre le temps d'y réfléchir au moins…

- Non.

Sifflant d'agacement, il se tut. Il n'allait certes pas avoir cette discussion sous le regard de leurs parents.

- Parfait.

Et alors, un silence plus qu'inconfortable s'installa dans la pièce jusqu'à ce que Potter craque.

- Je me tire.

- Monsieur Potter.

- … Oui.

Severus venait de l'interpeller, le faisant se tourner vers lui, échangeant avec son enfant un long regard suite auquel le brun avait juste baissé les yeux.

- Je rentre à la maison.

- Très bien. A toute à l'heure.

- … oui.

- Dis au revoir correctement.

Il vit le survivant se tourner lentement vers ses parents et s'incliner. Raide.

- Bonsoir Lord Malefoy, Lady… Merci pour l'invitation.

- Bonsoir Harry.

- Monsieur Potter.

Et sur la froideur de cet échange courtois, il sortit de la pièce, l'ignorant, lui. Se levant lentement, il posa un regard profondément agacé sur ses parents.

- Je vous félicite. La prochaine fois, évitez de manigancer ce genre de chose dans mon dos. Je vais être obligé de… réparer vos erreurs pendant des semaines.

- Draco...chéri...Je suis désolée… Mais…

- Je sais. Je lui en reparlerai.

- Cesse de vouloir imposer ta volonté à mon fils Draco.

L'avertissement de son parrain lui fit doucement hocher la tête.

- Maintenant, veuillez m'excuser, mais je vais me retirer.

Tournant les talons, un lent sourire se dessina sur ses lèvres, le regard brûlant, il se mit alors à imaginer ce que ça ferait d'avoir enfin sa marque sur Potter…

Se léchant les lèvres, il ferma doucement la porte derrière lui.

Oh Potter… il n'allait pas s'en sortir si facilement… Maintenant que la graine était plantée… C'était trop tard pour lui échapper.


Les semaines étaient lentement passées et l'automne avait pris le pas. Glacial mais coloré. Et il avait passé son temps cloîtré ou presque au Ministère… Mais ce soir, il se retrouvait au Manoir pour plusieurs jours de congé.

Debout devant le miroir de sa chambre, il observait son reflet d'un œil critique. Il portait une tenue de soirée. Merlin. Depuis quand n'en n'avait-il pas mis…? Le tournoi des Trois Sorcier. Il grimaça au souvenir et ajusta lentement sa cravate.

Salazar. Il avait l'air stupide comme ça… Essayant de discipliner ses cheveux, il passa les doigts dans les mèches plus courtes… Il avait été se les faire couper…

Plus long d'un côté, rasé sur l'autre… Snape avait haussé lentement un sourcil en le voyant revenir mais n'avait pas fait le moindre commentaire… Lui, il aimait bien… ça changeait de ses cheveux trop longs… Et puis ça dégageait ses piercings…

Tirant un peu sur le nœud autour de sa gorge, il soupira. Chemise de soie blanche, robe de sorcier noire brodée de noire aussi. Au moins son père n'avait-il pas les goûts extravagants de certains autres nobles…

Merlin. Il osait à peine imaginer comment il se serait retrouvé habillé si cela avait été le cas… Tout d'or vêtu… Un frisson remonta le long de son dos alors qu'il s'emparait de sa baguette pour enfin quitter sa chambre.

Il ne l'avait appris que récemment mais pour le monde sorcier Halloween était en réalité pétri de traditions. Deux jours de congés officiels, des célébrations dans toute la ville… C'était l'effervescence pour tout le monde.

Et lui, en tant qu'héritier de deux familles de Sang-pur, les Black et les Prince, avait été invité - hum. Convoqué - à une sorte de bal. Il en avait grimacé de dépit, à l'image de son adulte personnel qui avait fait grise mine pendant trois jours.

Descendant les escaliers, il retrouva son père au bas des marches, lui aussi prêt à partir. Stupéfait, il s'arrêta pour le contempler.

Jamais il ne l'avait vu ainsi. Qu'est-ce que… ?

L'homme, entièrement vêtu de noir comme à son habitude, portait un pantalon ajusté, de hautes botes de cuire remontant sur ses jambes. Une robe de sorcier noire aussi sur une chemise de la même teinte sombre, les poignets étaient fermés de petites boucles d'argent. Mais le plus stupéfiant était qu'il avait attaché ses cheveux sur sa nuque dans un espèce de chignon désordonné, dégageant son visage et ses traits taillés à la serpe, quelques mèches retombant sur son front.

- Harry… ?

Sortant de ses pensées, il le contempla de bas en haut.

- Ferme la bouche je te prie, c'est impoli.

Refermant la bouche d'un mouvement sec, il le rejoint, perturbé… Pourquoi s'était-il changé ainsi…? Et si jamais… si jamais il attirait une femme… ? Parce qu'en fait, il y avait carrément moyen que son père ne séduise quelqu'un avec son air ténébreux et renfrogné.. Et…

- Par Salazar, Harry ! Je n'ai pas toute la vie ! Déjà que je suis passablement contrarié de devoir faire acte de présence, je t'en prie, fais un effort !

- Ah euh..o..oui je… c'est juste que…

- Que quoi ?

- ...je… vous...c'est.. vous êtes… bien comme ça…

Il était rouge tomate. Il en était sûr. Pouvait-il faire plus nul et maladroit…? probablement pas.

- Merci. Toi aussi. Maintenant allons-y.

Hochant la tête, il suivit l'homme en noir, sortant du manoir pour rejoindre l'air de transplanage. La fête avait lieu dans une des propriété du Ministère. Louée pour l'occasion, la fête serait strictement encadrée, réunissant toute la bonne société sorcière, et les puissants de ce monde.

Quand ils arrivèrent en vu du château, il écarquilla les yeux. C'était superbe. Il avait l'impression de découvrir une nouvelle version de Poudlard.

Un chemin menant à l'entrée était dessiné, entouré de centaines de citrouilles de toutes tailles, illuminées de bougies, des fantomes traversaient les jardins alors que des petites orbes lumineuses voletaient partout, rendant l'ambiance féérique

Chaque fenêtre était illuminée de bougie, découpant les hautes silhouettes des tours dans le ciel sombre.

S'avançant lentement, il rejoint finalement l'entrée après avoir été rappelé plusieurs fois à l'ordre par le professeur de potions qui avait dû le tirer à sa contemplation de plusieurs petites fées ayant élu domicile dans une citrouille.

La porte s'ouvrit, plusieurs elfes de maison se précipitant vers eux pour leur prendre leurs manteaux alors qu'ils étaient invités à rejoindre la foule d'invités déjà présents.

Il allait se tourner pour demander quelque chose à son tuteur quand une main se posa sur sa nuque. Il connaissait par coeur cette sensation. Tournant la tête, il tomba nez à nez avec un blond carnassier qui n'hésita pas une seconde à poser ses lèvres sur les siennes.

- Potter.

- ...Malefoy…

Il lui lança un regard d'avertissement. Deux semaines que cet imbécile le harcelait avec cette histoire de promesse… Et il n'avait pas envie d'en parler ce soir.

- Draco.

- Bonjour Parrain.

- Où sont tes parents ?

- Avec les Parkinson il me semble.

- Ils sont revenus ?

- Oui.

- Je vois. Charmante surprise.

Il le vit lui jeter un regard avant de les informer qu'il allait les rejoindre. Les plantant là, il fendit la foule sans être ralenti, tout le monde s'écartant de sa route. Et vu son expression, il était évident que c'était le mieux à faire.

- Combien de temps on doit rester ici… ?

- Une éternité mon pote.

Haussant un sourcil moqueur, il se tourna alors, Ron apparaissant subitement devant eux, Alexei sur les talons. Il portait un pantalon et une veste de sorcier couleur lie de vin qui lui allait parfaitement alors qu'une chemise très...ajustée de couleur blanche venait mouler son torse et ses abdominaux. Il tirait nerveusement sur sa cravate, apparemment mal à l'aise dans ces habits si peu habituels pour lui.

Derrière lui, il découvrit le russe habillé d'un costume gris perle. Il ne portait que le gilet, une chemise aux manches remontées sur les coudes, sa veste sur le bras, une cravate dépassant de la poche de son pantalon. Il exposait sans la moindre gêne piercings et tatouages, un sourire provocant collé aux lèvres.

- Weasley…. Nazarov…

- Malefoy. Salut.

- Slyzerin.

Il vit Malefoy soupirer, apparemment gêné dans ses plans et il sourit au roux.

- Comment ça va ?

- Super mec…. J'aimerai retourner au boulot maintenant…

- Ou rester à la maison so mnoy

Le regard que lança le roux au russe fit sourire le survivant qui haussa les épaules avant de faire signe à un plateau volant de leur apporter les coupes de champagne. S'en emparant de deux, il en tendit une à Ron, une à Alexei avant de faire de même pour lui et le blond qui semblait maintenant tirer la tronche.

La musique classique résonnait dans l'espace, certains sorciers dansant déjà sur la piste, les femmes portant leurs plus belles robes, les hommes des costumes rutilants.

Pour l'occasion, l'entièreté de la maisonnée avait été décorée de citrouilles, de bougies et de toiles d'araignées scintillantes. Des chauves souris volaient au plafond alors que les hiboux et chouettes s'invitaient à la fête, se perchant sur les hautes poutres.

De chaque côté de la salle, d'immenses tables ployaient sous des tonnes de nourritures. Viandes rôties, plateau de petits canapés, verrines, petits pains tout chauds, tartes, confiseries et pâtisseries se battaient au milieux des corbeilles de fruits et des pichets de jus de citrouille, des tonneaux de vin ou les immenses soucoupes de ponch.

Des fées voletaient partout, les elfes ne cessaient de répondre aux demandes des nobles invités alors que des plateaux volants circulaient, distribuant mignardises et coupes de champagne.

L'orchestre, regroupant plusieurs créatures magiques, était composé de d'hommes et de femmes tous plus beaux les uns que les autres, le chef d'orchestre se tenant bien droit, agitant sa baguette pour battre la mesure.

Au milieu de la salle de bal, une fontaine dans laquelle semblaient jouer quelques farfadets. Il était fasciné…. Si les fêtes à Poudlard lui avaient toujours semblé incroyables...Celle-ci était encore d'un tout autre niveau…

Hypnotisé, il regarda ce qui semblait être une naïade s'accouder sur le rebord de la fontaine et lui sourire, charmeuse. Si Malefoy ne lui avait pas mis une main sur les yeux, brisant le charme, il se serait droit direct jeté dans l'eau pour s'y rouler avec elle.

- Potter par Salazar !

- Ah..pardon.

Il repoussa doucement sa main et haussa un sourcil alors que Hermione le fixait d'un air goguenard. Depuis quand était-elle arrivée ?

- Bonsoir Harry…

- Bonsoir, tu es là depuis longtemps ?

- Suffisamment pour te voir baver sur quelqu'un d'autre que Malefoy… C'était très amusant.

- Granger. Tu n'aurais pas grossi ? Il me semble que cette robe te boudine non ?

Un cri étranglé de rage plus tard, ils s'échangeaient piques et sarcasmes, Hermione furieuse, Malefoy la snobant. C'était une sorte de rituel entre eux… Haussant les épaules, il reporta son regard sur Ron qui semblait prier pour être brusquement transplané partout ailleurs qu'ici…

Autour de lui, de nombreuses femmes gloussaient, le fixant et chuchotant entre elles alors qu'Alexei, debout derrière le roux, appuyé contre un pilier, leur souriait en retour, charmeur, mais il était évident qu'il ne laisserait personne approcher.

- Mec… Je t'en supplie...Viens au buffet avec moi.

- Quoi..? Tu as peur de te faire arracher ta chemise au passage… ?

- Déconne pas… ca peut vraiment arriver avec ces folles !

Il avait chuchoté sa réponse, les yeux écarquillés, jetant des coups d'œil inquiets à l'attroupement de fille.

- Nazarov les en empêchera.

- C'est lui le pire de toutes !

Écarquillant les yeux à la réponse marmonnée dans sa barbe, il resta un instant interdit avant d'éclater de rire, envoyant une tape sur l'épaule du roux qui était maintenant couleur écrevisse, il se tourna vers le russe et rit encore.

- On va chercher à manger. On revient. Pas besoin de nous suivre !

Entraînant le roux, il salua Blaise qui s'approchait du groupe et s'arrêta même une seconde pour discuter un peu avec Nott qui était présent ce soir. Quand ils arrivèrent finalement au buffet, ils avaient croisé Neville et quelques autres qu'ils avaient également salué.

S'emparant d'une assiette, il y accumula quelques canapés avant de se figer. Là, plus loin, son tuteur était entouré de plusieurs femmes… Sauf que, à quelques pas, Cybèle Zabini fendait la foule. Vêtue d'une robe noire à traîne, dos nu, retenue par de fines bretelles sur ses épaules sveltes, elle tombait en de délicats drapés de paillettes jusqu'au sol, laissant découvrir une cuisse parfaitement lisse et pâle. Chaussée de vertigineux talons rouge sang, elle rejeta ses boucles noires de son épaule.

Et par Merlin en slip dansant la gigue, elle fondait droit sur son adulte préféré au monde, ondulant des hanches lentement. Et il était absolument certain que c'était une tentative de séduction.

- Mon pote…? Ça va ?

- Attends !

- Attends…? Qu'est ce qu'il y a ?

- Je crois que Snape est en danger

- En danger ? Attend t'as vu quelque chose ? Bordel Harry ! Faut pas rest… humpf.

Bâillonné par la main du survivant qui fronçait les sourcils, observant la scène avec attention, il désigna le tout au roux du menton. Il le sentit se dégager et reculer.

- Bordel… Je sais pas lequel des deux me fait plus flipper… Snape ou la veuve noire…

- Je crois qu'elle cherche à le séduire…

Il prêta à peine attention au roux qui s'étouffait à moitié sur un canapé et toussait son mini-sandwich en coassant que c'était impossible.

Face à eux, la femme, qui trainait d'ailleurs dans son sillage plusieurs nobles et puissants obséquieux et bavant, venait de délicatement poser sa main sur le bras de l'ancien Mangemort.

Celui-ci, l'air pincé, regardait les doigts vernis de noir de la femme comme s'il s'agissait d'insectes, apparemment pas très… familier de ce genre de...contact.

La femme rit, plusieurs hommes autour d'elle semblant avoir chaud alors qu'elle laissant glisser ses doigts le long du deltoïde de son père, son regard se réchauffant à chaque seconde.

Mais qu'est ce qu'elle faisait cette femme ?

Lucius, qui se tenait aux côtés de son tuteur ne sembla même pas y prêter attention, plongé dans une discussion avec un membre du Ministère, jouant avec sa canne.

- Mec...je… tu crois quand même pas que...Snape est...genre intéressé ?

- Non !

Sa réponse, trop subite, trop brusque fit hausser un sourcil au roux qui maintenant contemplait la scène d'un air mi-perplexe, mi-flippé, grimaçant. Personne ne voulait savoir quelles étaient les images qui lui passaient par la tête…

A nouveaux, Cybèle rit, s'approchant encore face à l'ex-mangemort qui la considérait apparemment comme une sorte de chose à étudier, son expression placide et ses réponses apparemment plus que restreintes. Mais elle n'abandonnait pas. Merlin.

Alors qu'il allait intervenir, il sentit un bras s'enrouler autour de sa taille.

- Potter. Je te déconseille de faire ça.

- Malefoy ! Mais regarde-là !

- Ma mère n'a aucune chance avec le professeur Snape.. mais elle aime les défis, laisse là jouer.

Tournant un regard outré sur le métisse qui observait la scène avec détachement, il nota la présence de Nott et Hermione ainsi que Nazarov qui se glissait déjà derrière Ron, tentant de lui mordiller l'oreille, se recevant un coup de coude bien douloureux en plein dans le foie.

- Jouer… ? Sans déconner Zabini… Elle a surtout l'air d'être sur le point de le manger…

- Potter. Je t'ai déjà dit que tu étais trop prude… Severus est un homme… Il peut très bien avoir ce genre de besoin…

Il écarquilla les yeux et se tourna vers le blond...Choqué était un mot trop faible. Grimaçant et émettant un son de dégoût, il secoua vivement la tête. Absolument non. Son père était…. son père. Il n'était avec personne. A personne. C'était sa personne à lui. Son adulte préféré au monde. Personne n'y touchait. Sutout pas une folle aux talents de mercenaire et avec la personnalité d'une dominatrice BDSM.

Ja-mais.

- Malefoy ! Bordel tu vas nous faire gerber !

Merci Ron. Enfin un qui le comprenait.

- Les garçons… je suis désolée mais Malefoy a raison… Le professeur Snape est un homme et, à le voir ce soir, un plutôt bel homme, je dirais qu'il serait certainement heureux de trouver quelqu'un…

- Par pitié Hermione…

- Herm !

La sorcière leva les yeux au ciel, entamant un couplet sur les choses naturelles de la vie et le besoin de l'être humain de se reproduire, trouvant ainsi un partenaire ou plusieurs, étant des mammifères, il était normal qu'il recherche le contact social et bla bla bla.

Elle leur arracha grognements, gémissements et frissons alors que Blaise et Draco semblaient parfaitement indifférents. Quant à Alexei, cet enfoiré, il s'amusa à mettre de l'huile sur le feu, demandant détails et explications à leur encyclopédie humaine, Nott renchérissant derrière.

Cette soirée était un enfer !

Et petit à petit, on vint les saluer, les groupes se dispersaient pour se retrouver plus tard, les discussions allaient bon train jusqu'à ce que Ron n'apparaisse alors qu'ils avaient pris place autour d'une table à la nappe immaculée.

- Les gars. C'est l'heure de l'after…

- Enfin !

Il se leva prestement des genoux du blond et sourit.

- Tout le monde a sa tenue ?

- Ouais putain !

- Je vais prévenir ma mère qu'on y va…

Un lent sourire éclaira les traits du survivant. Pas qu'il était contre ce genre de soirée mais… La musique classique et tout ça, c'était pas vraiment sa tasse de thé…

Non… Alors… place à la fête.


Quand ils débarquèrent dans la salle souterraine surchauffée la musique pulsait, faisant trembler les murs alors que des sorciers déguisés sautaient dans tous les sens. Là aussi, des citrouilles illuminaient la pièce, la lumière, tamisée, orange, donnait un air de cave de vampire à l'ensemble.

D'un côté, un bar, plusieurs vampires et une créature aux airs de démons servaient des cocktails aux couleurs fluos, de la fumée sortant des verres alors que des sorcières à peine couvertes de petits morceaux de tissus dansaient sur des plateformes volantes, se frottant lascivement à des barres de striptease.

Il ricana à la tête que fit le blond alors qu'ils s'avançaient dans la cohue et que Alexei passait devant, traînant un Ron rouge tomate derrière lui.

Bordel. Le russe avait revêtu une combinaison en peluche violet pâle avec des petits nuages dessus et sur sa tête, une corne de licorne dorée… Il portait le tout ouvert et était apparemment nu dessous… Le roux, lui, semblait carrément au bout de sa vie…

Vêtu comme un gladiateur romain, il portait des sandales à lanière, une sorte de jupe de cuir très….courte et son torse, nu lui aussi, était cinglé de lanières de cuir noires, laissant voir toute la ...matière musculaire en présence… Putain. Et y'avait de quoi mater selon lui.

De son côté, il avait choisi un costume de démon. Habillé d'un pantalon noir déchiré, il avait enfilé une paire de bottes de cuire cloutée. Un pull à capuche noire, ouvert d'une fermture éclaire,noir également, torse nu dessous, il avait fait apparaître des tatouages éphémpre sur sa peau. Il avait même ajouté un sort et s'était fait pousser une queue pointue et deux cornes sur le crâne, changeant également la couleur de ses yeux pour du rouge sang et faisant gagner à sa peau quelques teintes.

Le blond, lui, était entièrement vêtu de cuir noir, une longe cape bleue nuit accrochée à ses épaules, il portait une sorte de couronne sur le crâne, un arc dans le dos, il lui avait expliqué être le "Roi" des elfes noirs. Et… le cuir c'était vraiment quelque chose qui lui allait bien… Il était resté muet une seconde quand il l'avait vu arriver. Il s'était fait pousser les cheveux, y ajoutant quelques tresses alors que ses yeux habituellements bleu étaient à présent blanc laiteux… Mais… Ouais.

Hermione, derrière eux, portait un ensemble de déesse grecque. Une robe blanche fluide et presque transparente qui laissait entièrement voir ses jambes. Une ceinture dorée ceignait sa taille alors que de lourds bijoux en or cerclaient ses chevilles et ses poignets.

Le métisse qui l'accompagnait, jetant des regards menaçant à toute la population mâle, était vêtu d'un simple costume noire, cependant, il s'était jeté un sort, laissait apparaître sur sa peau chacun de ses os, comme s'ils avaient été dessinés, luisant dans la pénombre, lui donnant un air plus qu'effrayant.

Quant à Nott, le dernier à entrer, il avait décidé de se vêtir comme un pirate. Tricorne, sabre, et flasque de rhum alors que ses habits, sales et déchirés laissaient apparaître un torse musclé, il n'était pas en reste.

Se faufilant à la suite du russe, il le retrouva très vite au bar en train de commander, en russe, quelque chose au vampire face à lui. Il jeta un nouveau coup d'œil à Ron et ricana.

- Pourquoi tu fais cette tête ?

- Parce que putain je porte une jupe !

- Je vois pas le problème Weaslette… ça te va plutôt bien…

- Ta gueule Malefoy ! Bordel je comprend pas ! J'avais emporté un déguisement de vampire et impossible de remettre la main dessus…

- Da… Un vrai tayna, mystère… On l'a jamais retrouvé…

Le russe, un sourire carnassier aux lèvres, leva la bouteille de vodka à ses lèvres et but directement au goulot, quelques gouttes d'alcool gouttant de son menton à son torse...glissant sur ses abdominaux, continuant leur route sur son ventre...son nombrile… et...plus bas…

Il vit Ron s'éclaircir la gorge, fasciné, semblait avoir oublié de respirer, il rougit brusquement avant de détourner le regard.

- Za vashe zdorovie !

Il lui tendit la bouteille et le survivant fit pareil, avant plusieurs gorgées d'alcool, sentant le liquide brûler sa gorge puis son ventre, répétant la phrase. Il allait essuyer sa bouche sur son bras quand la langue d'un certain blond s'y mit, ses doigts emprisonnant son menton durement.

- Potter… t'as pas intérêt à trop boire… Je te ferai payer si tu danses habillé comme ça devant quelqu'un d'autre que moi…

Souriant en coin, il lui lécha les lèvres en retour. Il adorait ce genre de fête… C'était un peu comme d'être sous adrénaline, il se sentait libre, il adorait la jalousie de Malefoy. Il adorait se déchaîner. Alcool, danse, tout lâcher.

- Viens Malefoy… On s'en fout.

S'emparant de sa main, il l'entraîna dans un coin de la piste. Evidemment, le blond prit immédiatement ses quartiers sur les fauteuils en contrebas, bientôt rejoint par Nott et Ron, beaucoup trop gênés de danser, le russe le tirant sur ses genoux sous ses hurlements agacés.

Hermione le rejoignit, Zabini aussi, se mêlant à la foule déchaînée, les corps se heurtant, la chaleur montant petit à petit entre eux, alors que la musique s'intensifiait.

Autour de lui, Zombies, momies, vampires, elfes, fées, vikings, fantômes, les sorciers avaient rivalisé de sorts de Glamour pour changer leurs apparences, certains allant jusqu'à modifier complètement leur corps. C'était impressionnant de couleur, on voyait des sorts partir de partout, des cris d'animaux, des rires, des sorciers se retrouvant en train de léviter sans pouvoir rien y faire après avoir ingurgité un cocktail anti-gravité, d'autres se retrouvant à cracher du feu alors que leur comparses prenaient la taille d'un demi-géant.

Il vit finalement Alexei le rejoindre, lui tendant la bouteille à moitié vide. Il s'en empara, bu avant de se mettre à danser avec le russe. Il était putain de sexy...et il ne l'avait jamais vu se lâcher à ce point, il avait perdu une partie de ses inhibitioins, n'hésitant pas à onduler sur la musique, son regard braqué sur le roux.

Le survivant était sûr que, s'il n'avait pas craint de se faire foutre dehors pour attentat à la pudeur, il aurait déjà entamé un streaptease ou pire, une lap dance au roux qui ne savait déjà plus où se mettre.

Mourant de chaud après quasiment une demi-heure à sauter en rythme, il descendit rejoindre le blond qui discutait maintenant avec Zabini. S'asseyant sur ses genoux, il le sentit passer un bras autour de lui, souriant en coin, il enroula sa queue autour de son bras.

- Potter. Tu te rappelles de notre conversation sur le fait de jouer avec moi ?

- Mn ?

- Bah t'as dépassé les bornes.

Écarquillant les yeux, il le sentit le soulever brusquement, renversant son verre au passage. Il le jeta sur son épaule d'un mouvement ample avant de se diriger jusqu'aux toilettes. Entrant d'un coup de pied, il siffla au type qui était là de dégager fissa s'il ne voulait pas crever avant de le plaquer contre la porte, la verrouillant d'un sort, sa bouche se plaquant contre la sienne.

Putain. de bordel. De merde.

Hoquetant, il le sentit se presser contre son corps, se frotter contre lui. Et nul doute qu'il était excité. Brûlant. Dur de chez dur. Et lui n'allait pas avoir besoin de plus de son côté.

Gémissant, il remontant une jambe contre la hanche du blond, lui donnant un coup de rein, mordillant ses lèvres alors qu'il sentait sa langue jouer avec la sienne. Putain, comment on respirait déjà ?

Il avait la tête qui lui tournait. Il avait chaud. Le goût d'alcool. Il gémit et passa ses mains sur le cuir du Blond, défaisant la fermeture éclaire de son pantalon, glissant sa main dans le boxer, s'emparant de sa verge, glissant ses doigts sur la fente, frissonnant violemment en y sentant l'humidité…

De son côté, il était maintenant torse nu, sa langue sur son têton, jouant avec son piercing, tirant dessus, mordant sa peau, le souffle court, grondant de plaisir alors qu'il commençait son va-et-vient avec force, les mouvements saccadés par son propre plaisir. Le poussant brusquement, il tomba à genoux face au sorcier, glissant le long de la porte, alors que l'autre poussait presque une plainte alors qu'il palpitait entre ses doigts.

Ricanant, il glissa sa langue tout le long de son membre, observant, les yeux mi-clos, le blond rejeter la tête en arrière, posant ses deux mains sur le bois, se penchant en avant.

Il n'avait jamais été aussi excité… Souriant en coin, il laissa sa queue s'enrouler lentement autour de la jambe de son sorcier et tirer sur le tissu de son pantalon, le baissant un peu plus, lui laissant l'opportunité de se saisir de ses testicules, les faisant rouler entre ses doigts. Oh ouais.

Il l'entendit hoqueter et se raidir alors qu'au même moment, il avalait la pointe de son sexe, suçant doucement. Une seconde plus tard, alors que Malefoy perdait son souffle, il l'enfonçait lentement dans sa bouche. Il ne l'avait jamais fait… Pas jusque là… Mais là, il ne s'était même pas posé la question… Il en avait eu envie… Il n'avait pas réfléchi… Posant ses mains sur les hanches de l'autre, il entama son mouvement de succion, augmentant la pression de ses lèvres un peu plus à chaque fois, se sentant puissant de le voir perdre pied à ce point.

Et puis d'un coup, il était assis sur l'évier, son pantalon pratiquement arraché alors qu'il le mordait férocement, enfonçant ses dents à la jonction de son cou et de son épaule, ses doigts se frayant déjà un chemin en lui après l'avoir forcé à les humidifier, la bave coulant sur son menton, rendant les doigts du blond glissants... Il le sentit le pénétrer lentement, doucement, un doigt, deux doigts. Trois.

De plus en plus vite, de plus en plus loin, écartant ses chaires. Il gémissait, sentait le vertige le prendre alors que la pression dans son bas ventre devenait insupportable, il ondulait, le suppliait d'y aller plus. Encore.

Brusquement, il le mordait à son tour, le menaçant s'il ne venait pas maintenant putain de merde. Il le sentit ricaner, avant de lui écarter les jambes encore un peu et d'une poussée qui n'avait rien de tendre ou de lent, s'enfoncer en lui.

D'un coup, un seul, frappant son bassin contre lui avec force, lui faisant hurler, littéralement. Il vit des étoiles, s'accrochant à lui, griffant ses épaules sans même s'en apercevoir alors qu'un mini-orgasme le secouait tout entier. Putain il en pleurerait de plaisir alos qu'il s'enfonçait encore à coup de butoir en lui, frappant quasiment à chaque coup sa prostate, lui coupant le souffle.

Il pleurait. Il pleurait de putain de plaisir, criant à chaque coup sous les grondement graves du blond qui semblait, lui aussi, complètement ailleurs, uniquement concentré sur le plaisir.

Brusquement, il le sentit arriver. Monter. Et il explosa quand il lui mordit violemment la lèvre, à sang. Il jouit, le regard plongé dans celui du blond, hurlant de plaisir alors qu'il le sentait se répandre en lui, brûlant.

Putain.

De.

Bordel.


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Alors... J'avais dit qu'on pouvait me faire confiance non ?

Les meufs. Raboulez les récompenses anti-sadisme !