Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que votre samedi s'est bien passé.
Nous avons de l'avance grâce à Smily du coup nous sommes dans les temps pour les publis.

Vous allez voir que les choses avancent et se dessinent pour notre petit Harry, il découvre beaucoup, se rend compte aussi de certaines choses, mais les séquelles sont encore bien visible.

La notion de famille lui est complètement inconnue et mêlée aux séquelles, ça fait encore des craintes et des angoisses bien compréhensibles.

Je vous souhaite une très bonne lecture, merci pour vos retours, cela fait plaisir, merci aussi à ceux qui suivent sans laisser de trace, j'espère que cette histoire vous plait.

Enfin, merci à Smily qui rend cette histoire, grâce à ces relectures et ces arrangements, beaucoup plus fluide, ce qui est top!

Bonne soirée à tous et à toutes!

A demain!

Essaidel


Harry Potter and his new family

Auteur: Grugster

Traductrice: Nihylia et Essaidel

Relectrice: Smily Gryffon.

Les personnages ne m'appartiennent pas mais à JK Rowling, sauf les OC qui sont la propriété de Grugster.


Chapitre 11 - La Détresse de Poppy

Quand Poppy émergea de la cheminée, elle tomba directement sur le petit groupe assit autour de la table.

"Que fais-tu hors de ton lit, jeune homme ?" demanda t-elle en s'approchant de son patient.

Avant même qu'Harry ou James puisse répliquer, elle agita sa main en guise de silence et fronça les sourcils.

"Qu'est ce qu'il se passe ici James ?" Elle observait son collègue avec colère.

- Ce n'est rien, Poppy. Harry est juste…

- Ce n'est rien ? Je te demande pardon, mais je pense que tout ce qui t'oblige à donner à mon patient une potion pour le calmer n'est définitivement pas 'rien'."

James soupira.

"Poppy, tu étais à St. Mangouste, et nous avions la situation sous contrôle. Tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas la dernière fois qu'il aura besoin de prendre cette potion. Je suis aussi son médicomage, et il s'agissait d'un trop plein d'émotion, donc je n'ai pas vu la nécessité de t'informer de la situation alors que tu étais occupée."

Harry n'aimait pas être la raison pour laquelle ils se parlaient sur un tel ton. C'était évident que tout deux se retenaient à cause de l'audience qui les observait. Il ne semblait pas être le seul à avoir remarqué ça. Ivy s'approcha gentiment de lui et lui dit :

"Viens, Harry, tu devrais te remettre dans ton lit."

Elle le dirigea lentement vers son lit et l'aida à enlever sa robe de chambre et ses chaussons pour se glisser sous les draps.

"Il va bien, Poppy. Il a bien dîné et il est calmé."

James essayait de raisonner Poppy. Il connaissait son tempérament, mais il savait également que c'était seulement parce qu'elle était très inquiète.

"J'aurais tout de même aimé être informé, James. Une dépression nerveuse, c'est très sérieux; ce n'est pas un jeu.

- Je ne joue pas, Poppy. Tu as été appelé à St. Mangouste pour une urgence, et nous avons du agir très rapidement. Nous n'avions pas le temps de t'informer. Harry a très bien réagit au traitement et à la potion, ainsi je n'avais aucune raison de te déranger. Évidemment, je t'en aurais parlé dès que tu serais arrivé ici, mais tu ne m'a pas laissé la chance de le faire."

Poppy souffla.

"Oui, je sais. Je suis désolée. L'urgence à St. Mangouste… Oh… Peu importe…"

Alastor s'approcha d'elle par derrière et plaça ses mains sur ses épaules.

"Tout va bien ?

- Oui, parfaitement." Dit-elle avec tristesse.

Elle regarda le visage inquiet d'Alastor, en appuyant sa main sur son torse, et lui dit :

"C'est difficile d'accepter qu'on ne peut pas aider tout le monde. Ce n'était qu'un enfant."

Elle posa sa tête contre lui et respira profondément.

"Je sais, ma chérie, mais nous devons nous concentrer sur les vivants. Ça n'aide pas quand tu fixes ton esprit sur quelque chose qui ne peut être accompli."

Il dessinait des petits cercles sur son dos pour l'apaiser.

James leur laissa l'intimité dont ils avaient besoin et rejoignit Harry et Ivy. Il savait que Poppy et Alastor était un couple bien rôdé; Alastor savait exactement comment calmer les nerfs de sa femme.

"Elle va bien ?" demanda Harry un peu inquiet.

"Ca ira mieux dans un instant, Harry. Quelques fois, mêmes les adultes ont besoin de réconfort." dit James avec douceur. "De temps en temps, des évènements nous perturbent, nous éloignent du chemin, mais on a apprit à contrôler nos émotions, et les autres autour de nous on apprit à nous aider et à nous supporter dans de tels moments. C'est ce que tu vas apprendre à ton tour en vivant chez les Rogue et les Dumbledore."

James sourit à Harry et fut rassuré de sentir la tension qui avait gagné le corps du garçon pendant la dispute, disparaître. Poppy et Alastor avaient lancé un sortilège de sourdine autour d'eux, et continuaient de discuter sans que les autres puissent entendre.

"Oh, qu'est ce que c'est que ça ?" dit Ivy en se penchant pour attraper quelque chose. Quand elle se releva, elle tenait une photo.

Harry souleva son oreiller en réalisant que la photo de ses parents n'y était plus.

"C'est à moi. Ca a du glisser."

Ivy lui tendit la photo.

"Ce sont tes parents, Harry ?" demanda-t-elle en s'asseyant à ses côtés.

"Oui, c'est Hagrid qui me l'a donné." Expliqua-t-il en regardant l'image qui bougeait.

"Je peux la voir, Harry ?" demanda James.

Après y avoir jeté un coup d'œil, il ajouta :

"Ils ont l'air gentils, et chaleureux."

Harry sourit à James, puis il posa à Ivy une question qu'il avait envie de lui poser depuis qu'il l'avait rencontré la première fois :

"Vous les connaissiez ?

- Non, Harry, ils avaient tous trois ans de plus que moi, donc j'avais difficilement quoi que ce soit à faire avec eux. Severus était un bon ami de Lily, il ne s'est jamais vraiment entendu avec James. Mais Lily et Severus sont restés en contact jusqu'à ce que… Tu sais… Jusqu'à sa mort. Tu devrais lui demander de t'en parler un jour. Je suis certaine qu'il pourra t'en dire beaucoup sur elle.

- Il détestait mon père, non ?" demanda Harry

"Ce n'est pas à moi de te parler de la relation qu'entretenait Severus avec tes parents. Tu devrais lui en à parler." dit Ivy en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille d'un air triste.

"Je ne pense pas qu'il voudrait m'en parler. Le Professeur Lupin dit qu'il détestait mon père et que c'est la raison pour laquelle il est si froid avec moi."

- Ce n'est pas vrai, Harry !" s'exclama Ivy, "Severus ne te déteste pas ! Je sais que c'est difficile pour lui de te voir parce que tu ressemble à la perfection à ton père quand il était jeune. Ils avaient pas mal de soucis quand ils étaient ensemble à l'école, et perdre ta mère pour lui était quelque chose qu'il n'a pas pu facilement pardonner. Severus ne t'a jamais détesté. Peut-être était il injuste quelques fois, mais c'est seulement parce qu'il voyait James en toi, et il ne voulait pas que le fils de Lily devienne comme son père. Comprends-moi bien Harry. Je ne suis pas en train de dire que ton père ne fût pas un homme bien, mais pour Severus, c'était son ennemi d'enfance… Il y a des choses que même les adultes ne peuvent oublier, et certains souvenirs nous font faire des choses injustes. Il a souvent regretté les paroles qu'il t'avait dites, mais il ne pouvait pas trouver un moyen de te le dire ou de te le montrer. Après la bataille, il avait pensé avoir trouvé un moyen de te montrer son respect. Il avait réalisé que tu n'étais pas comme ton père. Il voulait te donner une nouvelle chance en tant que Harry, et pas en tant que le fils de James. Il a essayé d'être là pour toi, et il était vraiment inquiet quand tu es partie de la cérémonie de début d'année avec cet air épuisé. Quand il t'a amené ici, à l'infirmerie, il voulait prendre soin de toi. Ce n'est pas quelqu'un de mauvais, même si il pourrait dire ça de ton père. Il est très inquiet pour toi, Harry." termina Ivy, le regardant anxieusement. Son visage avait perdu toute sa chaleur, elle semblait triste et blessée.

"C'est difficile. Je veux voir mon père comme quelqu'un de bien." dit Harry, en essayant de ne pas regarder le visage attristé d'Ivy.

"Je sais et c'est complètement compréhensible. Parle au Professeur Lupin. Il était son meilleur ami et il pourra te raconter nombres de souvenirs joyeux. Severus n'a que des mauvais souvenirs de lui. Mais ça n'a rien à voir avec toi. S'il te plaît ne laisse pas ceci se mettre entre vous, Harry. Donne une chance à Severus, je suis certaine qu'il ne te décevra pas. Il était tout de même un des meilleurs amis de ta mère. Est-ce que tu penses qu'elle aurait été amie avec lui si il avait été si mauvais ?"

Harry était surpris.

"Je ne pense pas qu'il soit mauvais. Il a été le seul à voir ce qui n'allait pas avec moi et m'a aidé. Il ne m'a pas laissé seul, même quand Madame Pomfresh a du l'examiner à cause de moi."

Il se pencha en avant et attrapa sa main.

"S'il vous plaît, ne soyez pas si triste. Je ne le déteste pas pour ce qu'il pense de mon père. Je veux juste dire que je ne veux pas voir mon père de la façon dont il le voit.

- Je suis certain qu'il ne voudrait pas que tu penses du mal de ton père, Harry." dit James. "Il peut te raconter tellement de choses sur ta mère que même le Professeur Lupin ne sait pas. Severus connaissait ta mère longtemps avant qu'ils arrivent à Poudlard. Peut-être pourrais-tu en parler avec lui et partager de bons souvenirs. Pour les histoires avec ton père, parles-en au Professeur Lupin.

- D'accord, très bien." Voyant le visage toujours inquiet d'Ivy, il ajouta, "Vraiment, Profess… Ivy."

Ce n'était pas évident de l'appeler par son prénom, mais il espérait que cela débloquerait la situation. Elle sourit timidement, et quand elle commença à sourire de nouveau, il se sentit bien mieux.

"Donc, tu veux toujours venir vivre avec nous ? Du moins, pour l'instant ?" demanda t-elle en se tordant les mains.

"Bien sur que je le veux! " Répondit Harry de tout son souffle.

- Alors nous devrions revérifier ton état, jeune homme." dit Poppy qui avait terminé sa conversation avec Alastor et se tenait à présent à côté du lit d'Harry.

"Tout va bien, Madame Pomfresh ? " demanda Harry

"Mais très certainement, Mr. Potter. Maintenant, laisse-moi faire mon travail." Répondit-t-elle d'une voix qui laissait entendre qu'elle ne souhaitait pas en dire plus.

Harry était curieux de savoir ce que le sortilège de diagnostique dirait. Il voulait quitter l'infirmerie même si emménager avec ses professeurs le rendait nerveux. Qu'est ce que ça va être de vivre avec eux ? Quelles règles ont-ils et qu'est ce qu'il va se passer si je ne les respecte pas ? Non pas que je vais le faire, mais chez les Dursleys je bravais souvent les interdits sans même le savoir ou le vouloir. Harry pouvait sentir la lumière du sortilège chauffer sa peau.

"Tu es toujours trop maigre, et tu as encore besoin de beaucoup de repos. Si tu promets de manger régulièrement et de te reposer suffisamment, je t'autoriserai à quitter l'infirmerie."

Harry commença à sourire et était prêt à sauter du lit mais Madame Pomfresh l'arrêta en tendant sa main vers lui.

"Je n'ai pas terminé, Mr. Potter. Par "te reposer suffisamment" je veux dire qu'il va falloir que tu sois dans ton lit dès 20h30 les jours de la semaine et à 21h30 le week-end."

Les yeux d'Harry s'élargirent sous le choc mais Madame Pomfresh continua :

"Et tu devras te reposer après le déjeuner, chaque jour, pendant une heure, voir deux. Si tu ne suis pas ses règles, tu seras de retour dans l'infirmerie en moins d'une minute. Suis-je claire ?

- Mais, Madame Pomfresh… C'est beaucoup trop tôt. Je ne suis pas un enfant, vous ne pouvez pas être sérieuse pour la sieste. " dit Harry, abasourdi.

"Je suis très sérieuse, Mr. Potter. Si tu n'es pas d'accord, tu restes ici. Donc, c'est ton choix." dit-elle, très stricte.

"Ok…. " Maugréa Harry.

"Bien. James et moi viendrons vérifier ton état tous les jours pendant les prochains jours. Je veux aussi que tu viennes me voir si tu ne te sens pas bien. Si je découvre que tu m'as caché quelque chose, je ne serais pas aussi gentille la prochaine fois, et je te ferais rester beaucoup plus longtemps que cette fois ci.

- Je comprends. " Grogna t-il doucement.

"Très bien. On se voit demain midi." dit Poppy, elle continua avec une voix plus amicale. "S'il te plaît, applique cette pommade sur tes bleus tous les matins pendant au moins cinq jours. Cela aidera ta peau à se remettre plus vite, et ça ne te fera pas mal."

- Ok" répondit il en prenant l'onguent.

Ivy, pendant ce temps, avait récupéré ses habits rangés dans le meuble de la table de nuit. Elle les tendit à Harry.

"Laisse-moi prendre la pommade pendant que tu changes de vêtements."

C'était un peu étrange, parce que les adultes ne lui laissèrent pas d'intimité pour se changer et il ne voulait pas leurs demander de se tourner, trop embarrassé. Ils ne le regardaient pas et été concentré sur leurs conversations. Ils parlèrent de ce dont Ivy devra prendre soin, et de quand est ce que James et Poppy pourraient passer. Quand Harry eut terminé, il s'approcha nerveusement d'eux. C'est seulement quand Ivy lui sourit et caressa gentiment sa joue qu'il se détendit.

"Ok, Harry, on y va. Les jumeaux sont déjà tellement excités, ils ne peuvent pas attendre plus longtemps de te voir arriver." dit Ivy, avec gaieté, le guidant vers la cheminée.

Harry se tourna pour dire au revoir à Poppy et James, il prit une profonde inspiration, et la suivit dans l'âtre.