Petit mot de Smily:

Bonsoir à tous !

J'espère que votre week-end se passe bien. Perso de mon côté tout va bien je me repose et avance sur la relecture de notre histoire.

Je vous laisse avec un chapitre important pour Harry. Et de fait important pour la suite de notre histoire.

A demain

Smily


Harry Potter and his new family

Auteur: Grugster

Traductrice: Nihylia et Essaidel

Relectrice: Smily Gryffon.

Les personnages ne m'appartiennent pas mais à JK Rowling, sauf les OC qui sont la propriété de Grugster.


Chapitre 38 : Un nouveau commencement.

Harry était dans son lit, regardant le plafond. James était assis à côté de lui et l'observait de près.

« Pourquoi es-tu tellement en colère, Harry?

- Ne parles pas avec moi comme si j'étais un malade mental » Fit Harry amèrement.

« Tu es mon patient, Harry. » Répondit James calmement.

Harry se tourna de son côté pour faire face à James et lui cria:

« Mais je ne suis pas un malade mental !

- Je n'ai jamais dit que tu l'étais. »

James était impassible et avait parfaitement conservé son calme. Cela rendit Harry encore plus furieux. Il détestait cela, il était tellement en colère et James pouvait rester si calme.

« Arrête !

- Arrêter quoi? » Continua James toujours aussi calme.

Harry se tourna violemment pour se détourner de lui.

« Je te déteste.» Déclara Harry un peu plus calme.

« Tu devrais parler plus clairement pour que je comprenne ta colère.

- Tu es un puissant guérisseur ! Pourquoi ne peux-tu pas me guérir ? Je déteste ces attaques stupides. Je n'ai même pas réalisé que j'en faisais une jusqu'à ce que Severus appuie l'applicateur sur mes lèvres. Je n'ai même pas ressenti la douleur ! » Expliqua Harry misérablement tout en se saisissant la poitrine qui lui était toujours douloureuse.

« Tu la sens maintenant ?

- Oui, ta potion ne l'a pas emporté.» Répondit Harry, toujours fâché.

« Tes bronches sont sur-stimulées. Cela disparaîtra dans une demi-heure. La chose importante est que tu puisses respirer librement maintenant. Tu peux le faire, n'est-ce pas ?

- Oui, fantastique !» Cracha Harry d'un air maussade.

« Je te l'ai déjà dit, tu dois accepter tes attaques comme faisant partie de ta vie.

- Non, non, non ! » Harry cria et frappa son coussin à chaque mot.

« Je ne veux pas qu'elles soient une partie de ma vie ! Je veux que tu les fasses disparaître ! Pourquoi tu ne peux pas le faire ?

- Parce que tu avais été enclin à ignorer tes problèmes jusqu'à présent. Tu as essayé de les cacher et de les minimiser. Le problème est qu'elles ne disparaîtront pas juste parce que tu le veux. Tu dois parler de ce qui t'es arrivé chez les Dursley et faire la paix avec ça. Alors seulement là, tu pourras continuer ta nouvelle vie. Les attaques ne s'arrêteront pas brusquement mais elles deviendront moins fréquentes et un jour tu trouveras un moyen pour les empêcher complètement. À l'heure actuelle, elles se déclenchent quand tu commences à devenir très inquiet de quelque chose ou quand tu es effrayé. C'est la seule façon que ton corps à trouver pour supporter cela. Quand tu apprendras qu'il n'y a rien que tu doives craindre et que tu ne dois pas te cacher de moi ou de ta famille: il y aura moins d'attaques. Tu commenceras à te sentir plus en sécurité et cela tu donneras le contrôle de tes sentiments.

- Mais je veux tout oublier. »

Harry s'était un peu calmé et semblait à présent plus triste que fâché.

« Je sais, Harry et j'attendrai jusqu'à ce que tu sois prêt à parler. Le problème est que tu ne dois pas te détester d'avoir ces attaques. Donne-toi le temps de guérir. Les attaques ne sont pas quelque chose d'embarrassant. Personne autour de toi n'est ennuyé de t'aider. Tu es le seul à croire que c'est un problème. Accepter de demander de l'aide est un signe de force non de faiblesse. »

Harry renifla et répéta avec mépris la façon dont James voyait les choses :

« Une force.

- Oui, une force. Pour s'ouvrir aux autres après avoir passé ta vie à ne pas savoir ce qu'est la vraie force. Oser suivre un nouveau chemin. Juste… Essaie d'imaginer si Ron ou Hermione avaient tes problèmes. Les détesterais-tu pour cela ? Les verrais-tu comme un fardeau pour les avoir aider ? Si tu avais un enfant, serait-ce un fardeau que de l'aider quand il a une attaque, Harry ? » Demanda James doucement.

La colère laisse place à la tristesse et le désespoir. Harry savait que James avait raison. Il savait qu'il ne serait pas ennuyé de s'occuper de Ron ou d'Hermione si la situation avait été inversée. Mais il détestait être faible. Il cacha son visage dans un coussin.

« Harry…» James l'appela doucement et posa une main sur son épaule.

« Laisse-moi seul s'il te plait. »

La voix d'Harry se brisa sous les sanglots. Il se sentait désespéré.

« Ne te cache pas, Harry. Si tu ne veux pas parler, je l'accepterai, mais je ne te laisserai pas tranquille alors que tu te sens mal. »

La main de James resta sur l'épaule d'Harry en guise de soutiens mais il ne laissa pas passer de flux apaisant.

« Je veux tout recommencer de nouveau, James.

- C'est ce que tu es en train de faire. Tu dois juste laisser ton passé et tu pourras le faire qu'en nous expliquant ce qu'il s'est passé, ainsi tu pourras faire la paix avec toi même.

- Que veux-tu savoir ?

- De quoi veux-tu me parler ? » Demanda James calmement.

Et c'est à cet instant qu'Harry commença à parler de sa vie avec les Dursley à James. Il a parlé le visage dans son coussin et ne regarda pas James une seule fois, mais la main de ce dernier ne quitta pas son épaule, comme pour lui donner la force de continuer de parler. James écouta calmement, sans l'interrompre, seulement de temps en temps pour lui assurer qu'il était toujours là. Harry ne parla pas de tout, mais plus que ce qu'il n'aurait pensé. Sa gorge et sa poitrine étaient douloureuses à cause des sanglots.

« Je ne me sens pas soulagé pour autant… » Croassa Harry.

Il était si épuisé qu'il pouvait à peine garder ses yeux ouverts.

« Mais tu le seras après en avoir plus parlé, Harry. On ne peut pas parler de treize ans d'abus que tu gardes en toi en une heure.

- Je vais en rêver maintenant.

- Non, je vais te mettre sous un sort de sommeil assez profond mais d'abord je veux te remercier de la confiance que tu as en moi pour m'avoir ainsi parlé. Je suis très heureux que tu commences à t'ouvrir.

- J'espère que tu as raison et que je vais commencer à aller mieux. »

Harry ne le croyait pas totalement mais au moins il avait espoir. La seule bonne chose était qu'Harry savait qu'il n'était plus seul désormais. Quelqu'un d'autre connaissait sa vie passée chez les Dursley à présent.

« Dors maintenant, Harry. » Fit James avant de lancer le sort de sommeil.

Quand Harry se réveilla le calme régnait toujours dans les quartiers. Il se leva et se faufila silencieusement jusqu'à la chambre des jumeaux. Il s'assit sur le lit de Lysander et doucement il se mit à caresser les cheveux du garçon. Paresseusement, ce dernier ouvrit les yeux :

« Harry? »

Le second jumeau sur l'autre lit commença à remuer en entendant parler :

« Oui, c'est moi, Ly…» chuchota Harry.

« Tu vas bien ? » Demanda Eathan avant de les rejoindre.

« Viens sous les couvertures de Lysander, Eathan. Il fait trop froid pour rester en dehors. »

Rapidement Eathan se serra contre Lysander avant de demander :

« Il est quelle heure ?

- Cinq heure trente, vous pouvez encore dormir pendant une demi-heure. Mais je voulais vous faire des excuses…» Chuchota Harry.

La dernière chose qu'il souhaitait était que les adultes les surprennent.

« Nous faire des excuses ? »

Les jumeaux étaient déconcertés.

« Pour hier au petit-déjeuner. Je suis désolé si je vous ai effrayé.

- Tu ne nous as pas effrayés. Qu'est ce que tu veux dire ? » Demanda Eathan tandis que son frère regardait Harry avec confusion.

« Bien sûr que si je l'ai fait. Je vous ai vu. Vous aviez tout les deux l'air apeuré. »

Harry ne comprenait pas pourquoi les jumeaux lui disaient qu'ils n'avaient pas eu peur.

« Nous nous sommes inquiétés. Tu ne pouvais pas respirer et Papa n'a pas trouvé ton truc de potion… » Expliqua Lysander en se frottant les yeux de sommeil.

« C'est la même chose.» Répondit Harry.

« Non, c'est pas pareil. » Rétorqua Eathan « Pourquoi devrions-nous avoir peur de toi ? Tu es notre frère. Nous voulions que tu respires et papa et grand père t'ont bien aidé non ?

- Oui, ils ont fait, » Répondit Harry perdu dans ses pensées.

Ils s'étaient inquiétés au lieu d'être effrayés ? Qu'est-ce qui était mieux que l'autre ? Tout s'embrouillait en lui.

Les grands sourires sur les visages des jumeaux après cette déclaration firent fondre le cœur d'Harry et il leur sourit en retour.

« Tu veux dormir un peu avec nous ? » Demanda Lysander tout en tapotant la place à côté de lui.

Le lit était après tout bien assez grand pour eux trois.

Harry y avait pensé. Il ne voulait toujours pas qu'un adulte le trouve ici mais il avait bien le temps avant que quelqu'un ne vienne réveiller les jumeaux et il ne se sentait pas très bien pour être seul. Il rampa dans le lit et quelques minutes plus tard, tous les trois s'étaient rendormis.

"Il est parti !" Cria presque Severus à sa femme quand elle fit son entrée dans le couloir de la chambre des enfants. "Il n'est pas dans sa chambre ou dans la salle de bain."

"Je suis sûr qu'il y a une explication rationnelle à tout ça Severus. Tu n'es pas entièrement réveillé, pourquoi ne boirais-tu pas un café ?

- Un café ? Il est parti, Ivy ! Et s'il s'était enfui à cause d'hier ?"

Il détestait quand les journées commençaient mal comme ça, surtout quand il s'agissait d'une journée pour laquelle il était déjà inquiet. Severus attendait avec impatience l'adoption mais les changements d'humeurs et les réactions d'Harry lui firent craindre qu'il ne change d'avis.

"Severus s'il te plaît… " Commença Ivy tout en lui caressant la joue. " James a dit qu'il était calme quand il l'a quitté et qu'il avait fait un certain progrès. Je le trouverai. »

- Je t'aiderai !" Répondit Severus avec un air déterminé.

Ivy secoua la tête avec un sourire :

" Tu t'inquiètes pour aujourd'hui, Severus, mais tout ira bien.

- Je sais que tout ira bien…" Répondit Severus d'un air maussade.

Il détestait quand sa femme lisait en lui comme dans un livre ouvert.

"Bien sûr." Lui répondit-elle en souriant et se tourna aussitôt vers la chambre des jumeaux.

"Je pensais que nous cherchions Harry ? " Demanda Severus à sa femme.

"C'est ce que je fais…" Répondit Ivy en ouvrant la porte de la chambre des jumeaux silencieusement.

"Regarde…"L'interpella t-elle en souriant à la vue de ses trois garçons endormis paisiblement dans le lit de Lysander.

Près d'elle, Severus se détendit et passa un bras autour de la taille d'Ivy.

"J'aime notre nouvelle famille qui s'agrandit. "

Il la serra plus contre lui et l'embrassa.

"Moi aussi, Severus. " Chuchota-t-elle contre ses lèvres.