Bonsoir!

Désolée, j'ai un peu de retard mais c'est pour la bonne cause, j'étais en pleine relecture du chapitre 52! Maintenant il est entre les mains de Smily! J'espère que vous avez passé un bon samedi et que vous vous êtes reposé autant que possible.

Je vous laisse avec la suite, discussion fort peu agréable à venir pour notre petit Harry...

Très bonne soirée et prenez soin de vous.

A demain

Essaidel


Dédicace: Je tiens à dédicacer ce chapitre à Smily. Depuis le mois de mai tu t'es embarquée avec moi dans cette aventure. Jusqu'à présent, tu reprenais des chapitres parfois traduis par moi, d'autres fois non.

Depuis le week-end dernier, nous avons entamés ensemble "l'inédit", ce qui rend notre collaboration un peu plus profonde, là où on était trois, aujourd'hui, on est plus que deux. Alors... Merci.

Pour nos échanges durant la semaine, pour le boulot que tu fais, pour tes commentaires, ton impatience, tes remarques. Pour avoir accepter de passer derrière moi.

Merci à toi et on est partit pour une trentaine de chapitre inédit + le second volet!

Prend soin de toi et à très vite via mail.

Bises.

Essaidel (mais tu connais mon vrai prénom xD!)


Harry Potter and his new family

Auteur: Grugster

Traductrice: Nihylia et Essaidel

Relectrice: Smily Gryffon.

Les personnages ne m'appartiennent pas mais à JK Rowling, sauf les OC qui sont la propriété de Grugster.


Chapitre 44 : Une sérieuse discussion.

Quand Harry se réveilla, il pouvait toujours entendre le bruit de la plume de Severus sur le parchemin. Il garda les yeux fermés, pas pressé d'avoir une discussion avec Severus.

« Tu ne devrais pas faire semblant de dormir. Je peux voir que tu ne dors plus. » Fit une voix beaucoup trop profonde pour être celle de Severus et venant de derrière lui.

Harry ouvrit les yeux et se tourna pour voir le Professeur Maugrey derrière le bureau de Severus.

« Une journée à peine après ton adoption et tu as déjà des ennuis, Mr Rogue ? » Le taquina Alastor.

Avec un air encore endormi, Harry se redressa.

« Je ne voulais pas avoir des ennuis, je voulais juste ne pas rater plus de choses, je peux déjà difficilement rattraper ce que j'ai manqué.

- Te mettre dans un tel état de fatigue va entraîner un arrêt total de la part de James de tes cours et cela ne va pas t'aider plus. » Reprit posément Alastor tout en posant sa plume.

« Est-il déjà ici ? Il a parlé avec Severus ? » Demanda Harry avec affolement.

« Pas que je sache. Severus ne voulait pas te réveiller ou te laisser seul ici, j'ai juste pris sa place jusqu'à ce qu'il ait fini son dernier cours… »

Alastor jeta un coup d'œil à la grande horloge au-dessus de la porte et ajouta : « …ce qui sera pour bientôt.

«- Oh, fantastique. » Gémit Harry en s'appuyant contre le mur.

« Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, mon garçon. D'après ce que je sais, tu as déjà eu une conversation avec Ivy à ce sujet. Aller une nouvelle fois à l'encontre des règles seulement un jour après n'est pas une très intelligent.

- Tu penses qu'il ne me laissera pas assister aux classes de demain n'est-ce pas ? » Demanda Harry avec inquiétude.

« Je ne sais pas, mais vu comme je connais Severus, il s'assurera que tu te reposes et si tu ne le fais pas de toi-même, il trouvera un moyen de te forcer. Ils ne le font pas parce qu'ils veulent t'ennuyer, Harry, ils le font parce qu'ils sont inquiets.

- Je sais. » Harry attira ses jambes contre sa poitrine et posa sa tête contre ses genoux. « Parfois, c'est ennuyeux qu'ils soient tous si inquiets. »

Alastor eut un rire.

« S'ils ne s'inquiétaient pas et ne te forçaient pas au repos, tu te retrouverais à Ste Mangouste d'ici quelques jours. Tu ne sais pas prendre soin de toi.

- Mais je veux aller à l'école, j'ai déjà tellement manqué les cours et je… » Harry soupira. « Je peux à peine me concentrer.

- Peut-être devrais-tu en parler à James, mon garçon, il saura quoi faire. » Encouragea Alastor.

Harry grimaça.

« Il va simplement m'interdire d'assister aux cours.

- S'il le souhaite, alors il aura raison de le faire. » Fit calmement Alastor.

« Tu ne comprends pas. Ce n'est pas si facile pour moi de rattraper toutes les matières. Je peux difficilement m'occuper des choses que j'ai en tête.

- Peut-être que c'est pour ça que tu n'es pas encore prêt à retourner en classes, Harry. Tu as traversé beaucoup de stress, tant mental que physique, durant la dernière année et cet été. Maintenant que tu as le temps de te reposer et de guérir, ton corps prend ce dont il a besoin. Je sais que tu ne veux pas croire que les problèmes mentaux peuvent provoquer des réactions physiques, mais c'est vrai : après avoir été torturé, j'ai eu besoin de presque un an pour guérir mentalement et je me sentais comme une épave physiquement, même s'il n'y avait pas d'explication physiologique. Mon esprit et mon âme avaient besoin de guérir et cela forçait mon corps à se reposer. J'avais des cauchemars et me sentais terriblement fatigué tout le temps et c'est lorsque j'ai donné à mon corps le repos dont il avait besoin que j'ai commencé à aller mieux. Parfois nos problèmes de concentrations sont liés à notre fatigue.

- Mais pourquoi maintenant ? Je ne comprends pas, c'est comme mes problèmes de crises d'angoisse. J'en ai eu pour la première fois après que Mme Pomfresh et James m'aient examiné, je n'en avais pas quand j'étais avec les Dursley ou après la bataille. » Fit Harry misérablement.

« Ton corps fonctionnait en mode stress et combat. Lorsque ton secret a été révélé et que tu as réalisé que tu n'étais plus seul, que tu n'avais plus besoin d'être fort, ton corps a finalement fait sauter ce mode stress et a montré des signes de fatigue et d'angoisse. » Expliqua Alastor.

« Quand cela s'arrêtera-t-il ? » Demanda Harry tout en regardant Alastor avec espoir.

« Je ne sais pas. Tout ce que je sais est que tant que tu le combat, tu ne te reposeras pas, tu tires plus sur ta fatigue que nécessaire. »

Alastor posa la dernière feuille sur la pile et se leva pour s'asseoir près du lit d'Harry.

« Harry, je sais que ceci est difficile pour toi. Tu ne veux pas être faible et comme n'importe quel adolescent pour qui il est difficile de rester calme et de prendre du repos. Mais tu en as besoin. Ton esprit doit guérir. Tu as vu et vécu des choses difficiles, Harry. Tu ne mérites pas ce qui t'es arrivé. Accepte, s'il te plait, l'aide qu'on essaie tous de te donner. Essaie d'avoir confiance en nous. »

Alastor se pencha plus près d'Harry et pris sa joue dans le creux de sa grande main.

« Nous voulons juste que tu ailles mieux et que tu sois heureux.

- Je le sais. » Harry soupira et chercha plus de contact. « Mais je déteste être si faible et de ne plus comprendre mon propre corps. J'ai parfois le sentiment que c'est la punition pour avoir ennuyé Severus et Ivy avec tous mes problèmes. »

Alastor soupira.

« Oh Harry, tu serais surpris de voir à quel point tu te trompes. Severus est très fier de t'avoir comme fils. Ne lui dis pas que je te l'ai dit, mais il ne parle de rien d'autre. Tu sais qui est Tiberius MacMannon n'est-ce pas ? Il sait que tu es intéressé par les potions et il est impatient de travailler avec toi dans son laboratoire, je ne l'ai jamais vu si excité. Il connaissait très bien ta maman et jusqu'à présent, il s'est accusé de sa mort parce qu'il ne pouvait pas l'aider. En t'aidant à te sentir mieux, il peut redonner un peu de l'amour de Lily. Et Ivy, Merlin, comment peux-tu supposer que tu es un fardeau pour cette femme, Harry ? Elle serait prête à te défendre becs et ongles, elle t'aime déjà comme ses deux autres fils. Cette femme a des sentiments maternels et ne te verra jamais comme un fardeau. Pour Eathan et Lysander, tu es leur grand frère, celui qu'ils ont toujours voulu. Ils parlent sans arrêt de toi. Harry par-ci, Harry par-là, Harry est le meilleur. Sais-tu ce qu'Harry peut faire oncle Al ? » Rit Alastor en se souvenant de ces deux bambins hyperactifs.

« Albus et Minerva ont toujours espérés avoir autant de petits-enfants que possible et ils aiment que tu sois l'aîné, tout comme Poppy et moi. Nous n'avons pas d'enfant, Harry et nous sommes très heureux que tu nous aimes et d'être ton parrain et ta marraine. Si jamais tu as besoin de prendre du recul par rapport à cette nouvelle famille, tu peux toujours venir chez nous, notre porte te sera toujours ouverte, peu importe l'heure. » Dit calmement Alastor, la joue d'Harry toujours dans sa main.

« Je sais, mais ce que je sais est souvent différent de ce que je ressens, c'est confus. » Reprit tristement Harry.

« Si tu fais confiance aux gens qui t'aiment, ce sera plus facile, Harry. »

Alastor caressa la joue d'Harry avec son pouce une dernière fois avant de reposer sa main sur ses genoux.

« Tu ne peux pas dire à Severus que je promets de me reposer s'il me laisser aller à l'école ? » Demanda Harry avec espoir.

Alastor sourit.

« Je crains de ne pas pouvoir le faire et si je ne m'abuse, Severus ne sera pas celui qui décidera si tu peux aller en cours ou pas. »

Harry pressa le front contre ses genoux avec résignation. Il releva brusquement la tête au moment où la porte latérale s'ouvrit et que Severus entra.

« Merci d'avoir veillé sur lui, Alastor. »

Severus s'approcha de son bureau et y déposa une grosse pile de parchemins.

Tout en jetant un coup d'œil à la pile, Alastor demanda :

« As-tu besoin de mon aide ? Je peux encore le garder si tu es occupé.

- Non, ce ne sera pas nécessaire, James sera bientôt là, » dit Severus en regardant Harry. « Quand s'est-il réveillé ?

- Je suis dans la pièce ! » Fit Harry avec irritation, mais il détourna immédiatement son regard quand Severus lui lança une œillade noire.

« Alors ? » Demanda Severus en regardant à nouveau Alastor.

« Il doit y avoir peut-être une quinzaine de minutes, nous avons parlés un peu. Soyez doux, Severus, il est juste confus. »

L'homme plus âgé tapota l'épaule de Severus et se tourna pour partir, mais avant qu'il le fasse, il regarda Harry.

« Souviens-toi, tu peux toujours venir nous voir et essaye de nous appeler Alastor et Poppy qu'en privé, sinon ce serait un peu gênant. »

Il sourit et partit. Severus s'assit sur la chaise d'Alastor.

« Alors, tu es confus ?

- Tu ne comprendrais pas… » Fit Harry avec reproche.

« Essaie toujours. » reprit calmement Severus.

Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, un coup les interrompit et James entra.

« Ah, juste à temps pour entendre l'explication d'Harry sur la raison pour laquelle il est si confus. » Dit Severus à l'adresse de James à qui il fit signe de prendre une chaise et de se joindre à eux.

Harry cacha son visage derrière ses genoux et resserra ses bras autour de ses jambes.

« Nous écoutons, Harry. » Fit Severus quand James fut assis.

« J'en ai déjà parlé avec le Professeur Maugrey. »

Harry parla contre ses genoux mais les deux adultes purent l'entendre parfaitement.

« Serais-tu d'accord si je parle seul avec lui, Severus ? » Demanda James.

Severus ne fut pas ravis. Il jeta un coup d'œil à Harry et finit par dire :

« Très bien, j'ai beaucoup de paperasse à faire et Ivy devrait-être dans nos appartements. Je vais juste aller corriger les copies là-bas. »

Severus se leva, prit la pile de parchemins et dit :

« Si tu as besoin de moi, appelle-moi à travers le portrait.

- Bien-sûr. » Répondit James de façon rassurante. Il savait à quel point le laisser seul avec Harry n'était pas facile pour lui.

« Alors, as-tu résolu le problème qui te rendait confus avec Alastor ? » Demanda James doucement.

« Un peu. » Répondit sincèrement Harry.

« Et voudrais-tu me parler de ce qui n'a pas été résolu ? »

Harry soupira.

« S'il te plaît, ne m'interdis pas d'aller en cours. » Plaida le jeune homme.

« Harry, je ne peux pas te le promettre avant que je n'aie entendu ce qui s'est passé et que je t'examine. Pourquoi ne me dis-tu pas pourquoi tu es confus ? »

Harry pressa sa tête avec force contre ses genoux.

« Tu m'interdiras d'aller en cours quand je te le dirai.

- Tu ne peux pas le savoir avant de m'avoir expliqué et peut-être qu'en effet, je le découvrirai aussi en t'examinant. Parce que là, je n'ai toujours aucune idée de ce dont nous parlons. »

Harry respira profondément et soupira :

« Je n'arrive pas à me concentrer en classe, j'ai du mal à rattraper les anciens cours et je n'arrive même pas à me concentrer sur les sujets actuels, je ne comprends pas tout ça. Ces fichues crises d'angoisse, et maintenant la fatigue. Je ne suis pas allé me reposer quand le Professeur Flitwick m'a dit de le faire parce que je craignais de manquer encore plus de choses. »

Harry commença à se balancer d'avant en arrière pour se calmer.

« Harry, l'année dernière as été très stressante pour toi. Ai conscience qu'un garçon de douze ans n'aurait pas dû vivre tout ce que tu as vécu. Et quand finalement tu es rentré chez toi, quand tu aurais pu parler à ta famille de ce qui t'es arrivé, que tu aurais pu prendre le repos nécessaire pour récupérer de ces expériences traumatisantes, tu ne l'as pas pu. Au lieu de cela tu as même été violenté par ton oncle. Il est absolument normal que ton organisme réagi de la sorte à présent. Tu as trop de pression. Tu dois te reposer. Quand tu ne peux pas te concentrer c'est un signe que ton corps n'est pas prêt pour tout cela. Assister à tes classes va devenir une contrainte et ce sera encore pire pour toi.

- Je savais que tu allais m'interdire d'aller en cours. » Reprit Harry misérablement.

« Je ne l'ai pas dit, mais oui, ça pourrait-être possible. » Déclara calmement James. « Harry, tu essaies de te forcer à faire des choses que tu n'es pas encore prêt à faire en ce moment, pourquoi ne t'accordes-tu pas plus de temps ?

- Parce que j'ai déjà tant manqué l'école, je ne rattraperais jamais, je ne suis pas Hermione, » Répondit Harry désespérément. « Pourquoi tout cela arrive-t-il maintenant ? Cela ne s'est pas produit l'année dernière où pendant tout l'été.

- C'est parce que tu n'as pas eu le temps de te reposer pendant ces périodes. Ton niveau de stress était encore trop élevé pour que ton corps et ton esprit se reposent. »

James s'assis à côté d'Harry, sur le lit.

« Harry, je vais te toucher les cervicales maintenant et t'envoyer un peu de magie apaisante dans le corps, d'accord ? » Demanda James au garçon qui était plus que tendu.

« D'accord. » Répondit Harry d'une voix tremblante.

Une seconde plus tard, la main de James se posa sur son cou et Harry se détendit immédiatement. Une sensation de chaleur et d'apaisement se propagea dans tout son corps et Harry s'effondra contre l'épaule de James. Ses jambes glissèrent sur le lit et ses bras pendirent lourdement.

« Alastor m'a dit ça aussi, » Reprit Harry un peu brumeux.

« Oui, Alastor a aussi vécu une expérience traumatisante et il sait ce que tu es en train de vivre. Il est guéri maintenant. Harry, tout ira bien pour toi aussi, mais tu as besoin de temps, accorde-le-toi, s'il te plaît. » Fit James de cette voix monocorde qu'il utilisait toujours quand il envoyait de la magie apaisante à un patient.

« S'il te plait, essaye d'accepter que nous voulons simplement t'aider. En te contrôlant ainsi, tu ne fais qu'alourdir tes problèmes.

- Je pensais que maintenant que j'étais heureux dans ma nouvelle famille, je pourrais en profiter, mais tout ça me fait mal. Pourquoi moi ? » Fit Harry piteusement en se penchant encore plus sur l'épaule de James.

« Cela va finir, Harry, je te le promets. Tu as juste besoin de temps et de coopération.

- Alors tu ne me laisseras pas aller aux cours ? » Demanda Harry avec crainte.

« Je vais répondre à ta question après t'avoir scanné, d'accord ? »

Le sentiment chaud et apaisant fut remplacé par la sensation de détente, mais celle de chatouillement resta quand il fut scanné.

Harry se sentit somnolant comme cela était le cas quand James le faisait. Il lutta pour rester éveillé mais finalement, il perdit le combat et s'endormit.