Note : Bonjour à tous. A la suite de vos commentaires, je tenais à vous dire que j'étais désolée pour ceux que j'ai perturbé avec le chapitre dernier. Sachez que c'est un chapitre que j'ai écrit en larmes à l'époque, donc je comprends ce que vous ressentez. Je l'ai d'ailleurs écrit en écoutant "C'était l'hiver" de Francis Cabrel (chanson écrite pour une jeune femme de 20 ans qui s'est suicidée et probablement la chanson la plus dark que j'ai connu de mon existence). Ce chapitre a été psychologiquement très dur à écrire et pour être honnête, je l'ai à peine relu quand je l'ai posté. Ainsi, comme une lectrice me l'a dit, il doit y avoir bien plus de fautes qu'à l'accoutumée. Désolée pour ça.
Hisana03 : je te remercie pour tes commentaires et pour tes compliments. Merci également de m'avoir signalé qu'il y avait pas mal de fautes. (Non, je ne prendrai jamais mal une critique, au contraire, ça m'aide beaucoup !) Comme je l'ai dit, cette partie de l'histoire a été extrêmement dure pour moi donc je ne l'ai pas ou à peine relue. Merci pour ta proposition de relecture mais ça devrait aller. Comme je n'ai plus de chapitre à boycotter, je pourrai reprendre mes lectures attentives ! ahah. Après, je n'ai jamais été LA pro de l'orthographe donc il restera sûrement toujours des fautes... Comme je l'ai dit, désolée si ce chapitre t'a remué, je sais ce que ce genre de lectures peut réveiller et c'est pas jojo, donc je m'excuse pour ça. Mais c'était indispensable pour Itachi, le vase était trop plein pour lui malheureusement. Sinon, bien vu, je suis en Master comme tu as deviné, pour devenir Ingénieur qualité en structure hôspitalière. Bravo d'avoir eu le courage de te reconvertir, c'est jamais facile ! J'espère que ça va le faire pour toi, je croise les doigts. Encore merci, et surtout ne t'excuse pas pour tes reviews "romans" car c'est un pur régal pour moi de les lire, (je les attends d'ailleurs toujours avec forte impatience ! ahah)
Chapitre 17
- Byakuya, dis-moi s'il te plaît… ? Répéta Itachi de plus en plus inquiet.
- Tu… Commença le capitaine en le fixant, plusieurs jours sont passés, expliqua-t-il d'une voix étranglée, je n'ai rien compris…Dit-il en fronçant les sourcils sur ses yeux anthracite qui s'embuaient de plus en plus dangereusement. Tu es tombé dans le coma Itachi…
Flash-Back
Suite à la violente crise de larmes qui avait secoué Itachi toute la nuit, Byakuya et le ninja s'étaient couchés ensemble, afin que ce dernier se repose.
Itachi avait de nouveau fondu en larmes en s'excusant. Le capitaine Kuchiki l'avait serré dans ses bras et l'avait doucement bercé en lui disant de se calmer et de ne plus rien dire.
Et il s'écoula plusieurs heures ainsi. Le capitaine berça le jeune homme de ses caresses et de son étreinte durant tout ce temps. Et il désespéra de voir que les heures avaient beau passer, le jeune homme ne se calmait pas pour autant. Il n'était plus en proie à une violente crise de larmes comme il l'avait été la nuit dernière, mais ses larmes ne semblaient vouloir cesser et il était toujours secoué de violents spasmes et soubresauts.
Itachi était tout bonnement inconsolable.
Et des heures s'écoulèrent à nouveau de la sorte.
La porte extérieure étant grande ouverte, le capitaine put aisément voir à la position du soleil à quel point la journée avançait vite tandis qu'Itachi, toujours caché dans ses bras et contre son torse, ne semblait vouloir et surtout pouvoir se calmer.
Progressivement, l'inquiétude s'empara de lui car cela faisait un nombre d'heures incalculables que le jeune homme pleurait sans s'être nourri ou abreuvé une seule fois depuis la veille.
Cependant, quel autre choix avait-il que celui de rester auprès du jeune homme qui, tout contre lui, ne cessait de le serrer désespéramment… ?
Il lui paraissait tellement fragile à présent… Ce valeureux et puissant guerrier…
Ainsi, à chaque fois qu'il se disait qu'il fallait qu'ils bougent, il se ravisait et serrait à nouveau le corps d'Itachi avec force contre lui pour lui caresser une nouvelle fois les cheveux et poser sa tête contre la sienne.
Ce ne fut que lorsque le soleil fut bel et bien couché et la nuit tombée qu'il se dit qu'il fallait vraiment qu'ils se lèvent, ne serait-ce que pour permettre à Itachi de regagner des forces avec un repas. Ce dernier, toujours caché contre lui, serrant son corps avec plus ou moins de force, pleurait à présent doucement. Son corps était simplement secoué de légers spasmes et soubresauts.
Le capitaine Kuchiki commença à se reculer mais il sentit Itachi le retenir avec son étreinte.
- Itachi… Murmura-t-il alors tapotant doucement son dos avec délicatesse. Il faut que tu te nourrisses… Expliqua-t-il en se reculant à nouveau avec un peu plus de force.
Lorsqu'il se recula, il vit le jeune homme, à présent la tête contre le lit, le visage littéralement trempé et les yeux clos. Il l'observa longuement.
- Itachi… Susurra-t-il alors en décalant la grande mèche du côté du visage trempé du ninja pour la mettre derrière son oreille. Allons manger… Soupira-t-il d'une voix basse.
Cependant, il n'obtint aucune réponse. Itachi, allongé sur le lit, gardait les yeux clos tandis qu'une larme coula le long de son visage.
Byakuya fronça alors imperceptiblement les sourcils.
- Itachi ? Appela-t-il alors en secouant légèrement l'épaule tatouée du jeune homme.
Mais il n'obtint à nouveau aucune réponse.
- Itachi, s'il te plaît, réponds-moi. Demanda le capitaine pressant avec un peu plus de force l'épaule du jeune homme.
- Bya...kuya… L'entendit-il alors bredouiller, tandis qu'il n'avait pourtant pas ouvert les yeux.
La seule chose qu'Itachi s'était contenté de faire était d'avancer faiblement sa main vers lui.
Le capitaine fronça les sourcils. Il ne savait plus quoi penser à présent. Pendant un instant, il avait pensé que le jeune homme était inconscient. Mais il était toujours à moitié en train de pleurer et il venait de parler et de bouger… On ne fait pas tout ça en étant inconscient ! Songea-t-il.
Il devait être en train de dormir. Mais pareillement, pouvait-on pleurer en dormant ?!
Le cœur du capitaine battait de plus en plus rapidement dans sa poitrine. Que devait-il faire ? Devait-il réveiller le jeune homme s'il dormait ? Il n'avait ni mangé, ni bu depuis la veille, alors qu'il n'avait pas cessé de pleurer depuis la nuit passée, ça c'était un fait.
S'il dormait, vu qu'il pleurait toujours à moitié, il devait s'être endormi depuis peu, donc il s'arrêterait sûrement bientôt de pleurer. Au final, c'était probablement une bonne chose qu'il s'endorme un temps et cesse de pleurer. Et au moins, s'il arrêtait de pleurer, il arrêterait de se déshydrater et Byakuya pourrait reculer à un peu plus loin le moment du repas. Il choisit cette option et tenta d'apaiser son mauvais pressentiment en se répétant que c'était une bonne chose que le ninja dorme un peu. Il ne forcerait donc pas son réveil et le laisserait se réveiller naturellement.
Il se leva délicatement pour aller chercher rapidement de quoi essuyer le visage d'Itachi et pour lui-même grignoter un casse-croûte et un verre d'eau. Cinq minutes plus tard, il retourna dans la chambre d'Itachi pour revenir à ses côtés.
Après s'être doucement assis sur le futon, une petite serviette à la main, il contempla celui-ci.
Ce dernier, torse nu sous son haut résille noir, vêtu de son simple short noir moulant, gisait sans vie, le visage trempé. Il était seulement secoué ponctuellement de soubresauts. Sa main droite, aux ongles couleur améthyste, était proche du capitaine depuis qu'il l'avait avancé en prononçant son nom un peu plus tôt. Byakuya vit d'ailleurs celle-ci remuer quelque peu se refermant et se rouvrant plusieurs fois de suite.
Il la fixa et se dit qu'il hallucinait sûrement en prenant ce mouvement répété comme un appel d'Itachi envers lui. Cependant, même si la probabilité pour qu'il ait raison soit quasi nulle, il ne put ignorer cette idée. Ainsi, il déposa un coude sur le futon à côté d'Itachi en saisissant sa main. Puis de son autre main, avec une extrême délicatesse, il essuya son visage cerné avec le bout de la serviette. Il fit cela avec une lenteur et une douceur mesurées pour ne pas le réveiller. Il essuya d'abord ses joues cernées, autour de son nez fin sur lequel il passa plusieurs fois avec douceur, puis ses pommettes, ses tempes, puis sur son menton. Il remonta alors la serviette jusqu'à ses lèvres qu'il ne toucha pas directement se contentant de les observer avec insistance.
Il n'arrivait pas à en détourner le regard...
Tandis qu'effectivement ses yeux fixaient les lèvres d'Itachi à une trentaine de centimètres de lui, il déglutit alors et réussit finalement à terminer son geste et à délicatement essuyer les lèvres du jeune homme.
Cependant, il fronça légèrement les sourcils en voyant une larme couler à nouveau des yeux d'Itachi pourtant endormi.
- Itachi… Murmura-t-il.
La peine du jeune homme qui ne semblait vouloir s'apaiser le retournait… Et parallèlement, il était inquiet. Il ne pouvait réprimer cette sensation d'angoisse qui lui rongeait progressivement l'estomac. Il trouvait la situation plus qu'étrange : comment pouvait-on pleurer en dormant ?
Dormait-il seulement réellement ?
Le noble respira un bon coup et se somma de se calmer. Itachi avait tellement souffert après tout, songea-t-il en essuyant délicatement son visage pourtant sec à présent, il avait tellement retenu ses larmes toutes ces années, qu'il n'était pas illogique que même endormi, il continue de pleurer.
Il alla alors chercher la couverture en bas du futon et la reposa sur eux deux en couvrant délicatement le jeune homme jusqu'à son cou.
- Ça va aller… Murmura-t-il d'une voix inaudible en essuyant du revers de son index une nouvelle larme qui venait de couler sur la joue d'Itachi.
C'était juste horrible pour lui de voir Itachi plongé dans un tel désarroi...
- Ca va aller... Répéta-t-il comme s'il se disait ces paroles à lui-même. J'épongerai chacune de tes larmes… Pleure, dors… Fais tout ce dont tu as besoin Itachi, je suis là… Chuchota-t-il en s'approchant pour déposer un doux baiser sur son front.
Il prit très doucement le jeune homme dans ses bras.
Son cœur sembla rater un battement, lorsqu'il sentit Itachi remonter ses deux bras derrière lui pour le serrer contre lui. Byakuya fronça alors les sourcils en serrant lui aussi le corps du jeune homme contre lui avec force.
- Itachi… Susurra-t-il.
Il ne comprenait encore moins mais à présent, peu lui importait. Il rendit juste à Itachi son étreinte et le serra fermement contre lui, le visage au-dessus du sien, les lèvres pile au niveau de son front.
Il déposa alors son visage contre celui-ci en fermant les yeux.
Et il resta ainsi un très long moment. Et comme il n'était pas un surhomme, il lutta et lutta pour veiller sur Itachi mais finit bel et bien par s'endormir.
Il se réveilla en sursaut. Il espérait avoir dormi seulement quelques secondes mais ne put avoir de réponses à sa question.
Itachi l'étreignait toujours, pas avec force mais fermement. Il se recula alors pour voir s'il s'était arrêté de pleurer. Cependant, son cœur se serra dans sa poitrine lorsqu'il vit le visage du ninja à nouveau trempé.
- Bon sang… Itachi ! Soupira-t-il les sourcils froncés d'inquiétude en se reculant un peu pour essuyer à nouveau son visage.
Son inquiétude ne faisait que croître tandis qu'il voyait le visage impassible d'Itachi. Il était probablement en train de dormir mais c'était tellement étrange. Byakuya n'arrivait pas à définir cette angoisse qui lui tiraillait les entrailles.
Et s'il ne dormait pas après tout ?
- Itachi, appela-t-il alors en saisissant doucement son épaule tatouée.
Pas de réponse.
- Itachi, réveille-toi… Dit-il à nouveau en secouant doucement son épaule.
- Itachi, réveille-toi ! Répéta-t-il plus fortement en le secouant un peu plus fermement.
- Itachi ! S'exclama-t-il alors en se relevant légèrement pour secouer fortement l'épaule du ninja.
- Itachi bon sang, réveille-toi ! S'écria-t-il en remuant vivement le jeune homme.
- Itachi ! Réponds-moi ! S'exclama-t-il en tapotant alors sa joue.
- Itachi ! Hurla-t-il alors en donnant des claques plus conséquentes sur la joue du jeune homme et en le secouant violemment. Oh mon dieu... Murmura-t-il alors en se relevant tétanisé.
D'un bond, il courut à grandes enjambées vers l'extérieur de la pièce.
- Shizaru-san ! Michizo-san ! S'écria-t-il alors en accourant à toute allure vers le centre de son aile.
Trente secondes plus tard, un homme vêtu de noir et blanc apparut en s'inclinant. Puis il fut rejoint quelques secondes plus tard par un autre vêtu pareillement.
- Qu'y a-t-il Kuchiki-sama ? Demandèrent les deux hommes agenouillés au sol.
- Appelez-moi Kasato-sensei sur le champ ! Dites-lui que c'est une urgence ! Chambre 203 de mon aile ! Vite ! Ordonna-t-il.
- A vos ordres ! Dirent les deux hommes en repartant en shunpo.
Byakuya repartit aussitôt en courant vers la chambre d'Itachi vers qui il se précipita.
- Bon sang Itachi, qu'est-ce qui t'arrive ? Dit-il alors paniqué en lui maintenant l'épaule.
Les larmes du jeune homme qui continuaient de couler étaient à présent une vraie source de panique chez lui.
- Itachi ! Que se passe-t-il bon sang… ? Murmura-t-il étranglé.
Environ deux minutes plus tard, le noble entendit toquer.
- Byakuya-sama, ici Kasato.
- Oui entrez vite !
Il vit alors apparaître le médecin en chef du manoir Kuchiki qui accourut avec un grand sac jusqu'à son maître.
- C'est pour lui, expliqua rapidement le chef de clan les yeux toujours plantés sur Itachi, je ne sais pas combien de temps ça fait qu'il a perdu connaissance mais regardez… bon sang je ne sais même pas s'il a vraiment perdu connaissance, il pleure sans arrêt… Faites quelque chose Sensei, tout de suite !
Le vieil homme s'approcha d'Itachi qu'il allongea sur le dos.
- Il…pleure ? Demanda alors le médecin, incrédule.
- Oui ! je ne comprends pas, s'exclama Byakuya qui s'emportait comme rarement il ne l'avait fait, je ne sais pas s'il est vraiment inconscient, il ne répond pas quand je l'appelle mais ses larmes n'arrêtent pas de couler… Il a également épelé mon nom à moitié et m'a également serré dans ses bras. Et il a pleuré toute la journée, toute la nuit… sans discontinuer… !
- Il va finir par se déshydrater si ce n'est pas encore fait. Expliqua le vieil homme. Qu'est-ce qui lui est arrivé Byakuya-sama ? Demanda le médecin les sourcils froncés en se tournant vers le maître de clan.
- C'est un garçon qui a vécu de lourds traumatismes et qui les a toujours refoulés et contenus, expliqua Byakuya à toute vitesse, et pour la première fois en probablement de longues années, il s'est mis à pleurer la nuit dernière. Il a eu une violente crise de larmes qui a duré toute la nuit et il a encore pleuré toute la journée, sans jamais discontinuer… Je pensais qu'il dormait mais… bon sang, Sensei, qu'est-ce qui lui arrive ?!
- Calmez-vous jeune maître, il est clair qu'il est inconscient même s'il a eu des gestes réflexes et que ses larmes ne cessent de couler. Mais il est en vie et je ne pense pas que ses jours soient en danger.
- Sensei, ce n'est pas un Shinigami, ni une âme normale, ni même un humain ! Expliqua le noble, c'est un homme qui vient d'un monde dont nous avons découvert l'existence il y a seulement quelques mois. On ne connaît rien de leur constitution ! Son corps est constitué certes de Reiatsu mais aussi d'une forme d'énergie dont on ne connaît rien !
- D'où que vienne ce jeune homme, il me paraît clair qu'il est à présent une âme. Donc il répondra forcément aux traitements qu'on lui prodiguera. Expliqua le médecin. Bon, je vais le perfuser tout d'abord, avec de l'eau et des compléments alimentaires pour le nourrir. Et je vais lancer un sort de protection d'âme.
- Un quoi ?
- C'est un sort de guérison que l'on jette sur des patients dans le coma afin de protéger leur âme et la maintenir dans leur enveloppe spirituelle. Cela peut également pousser la conscience à revenir chez le patient.
- Très bien, faites…
- Hado no 42 : Kokoro no mamoru !
Une lumière bleue enveloppa alors tout le corps d'Itachi momentanément, puis sembla plonger dans son corps. Puis le médecin s'absenta pour aller chercher son matériel. Il revint et perfusa le ninja sur le dos de sa main.
- Sensei… Dit alors Byakuya, que lui arrive-t-il ? Répéta-t-il voulant désespérément une réponse à sa question tandis que sourcils froncés, il regardait avec douleur la nouvelle larme qui venait de couler des yeux d'Itachi. Comment peut-on pleurer tout en étant inconscient ? Il a des spasmes et des soubresauts, comme s'il était éveillé... Encore combien de temps va-t-il rester à pleurer de la sorte ?
- Je l'ignore, Byakuya-sama, répondit le vieil homme désolé, j'avoue ne jamais avoir rencontré ce cas dans ma carrière… Je crois que ça ne dépend de personne à part de lui…
- Très bien… Murmura le capitaine. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour lui ?
- Je vais placer des personnes pour mettre en place le matériel afin de le laver et de le changer si son coma parvenait à durer. Expliqua-t-il. Quant à vous, Byakuya-sama, je crois que la seule chose que vous puissiez réellement faire pour lui rendre service, c'est d'être à ses côtés…
Le capitaine ouvrit les yeux un peu plus grand.
- Si vous dites réellement que la seule réaction qu'il ait eu dans son sommeil fut de vous appeler et de vous serrer dans ses bras, il est clair que même inconscient, d'une certaine manière, il ressent le besoin de vous sentir à ses côtés. Expliqua le vieil homme avec un sourire bienveillant. Par ailleurs, la présence d'une personne familière aux côtés d'un patient plongé dans un coma peut souvent être un facteur favorisant le réveil.
Le capitaine hocha la tête, les yeux toujours posés sur Itachi.
- Mais prenez également soin de vous, Byakuya-sama, reprit le médecin, ne vous négligez pas à votre tour et pensez à vous nourrir, vous abreuver et surtout à dormir vous aussi…
Byakuya ne dit rien.
- Bon, je reviendrai le voir demain à la première heure. Dit le vieil homme. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-moi appeler.
Puis il s'en alla.
- Merci infiniment, Kasato-sensei…
Le vieil homme qui était au pas de la porte eut un sourire et s'inclina en refermant la porte derrière lui. Il songea que, qui que soit ce jeune homme qu'il n'avait jamais vu de sa vie, il devait être bien important aux yeux de son maître. Il n'avait plus revu cette inquiétude dans son regard depuis la maladie d'Hisana-sama et plus récemment depuis les blessures de Rukia-sama.
Avec un nouveau sourire, il songea que c'était une bonne chose qu'une nouvelle personne de la sorte entre dans la vie de leur chef.
Byakuya de son côté, aussitôt devenu seul, retourna auprès d'Itachi maintenant qu'il n'avait plus à se cacher. Et il écouta les instructions de son médecin qui, il fallait le dire l'arrangeait bien grandement. Ainsi, il retourna s'allonger dans le futon aux côtés d'Itachi. D'une main, il serra celle du jeune homme non perfusée et de l'autre, comme il se l'était promis, il essuya ses larmes qui coulaient ponctuellement. Et ce, des heures durant. A l'instar de la journée qui l'avait précédée, il y avait des moments où les larmes coulaient moins fréquemment et où les soubresauts cessaient de secouer le corps du jeune homme. Byakuya chérissait ces instants mais finissait très vite par paniquer en se disant que, qui disait trêve de mouvements, disait vrai coma pour le coup… Mais dans tous les cas, cette inquiétude était toujours de courte durée car très vite recoulait à nouveau une larme sur les joues du ninja.
- Itachi… Soupira le capitaine. Itachi…! Répéta-t-il, les sourcils froncés en déposant quelques secondes sa tête contre son torse. Reviens...
Mais Itachi ne revint pas. Ni cette nuit-là, ni la suivante. Ni encore celle d'après.
Il ne revint à lui que cinq jours plus tard.
Et les cinq jours qui avaient précédés ce réveil furent parmi les cinq jours les plus longs de la longue existence du Shinigami. Ce fut un pur calvaire…
Itachi se réveilla au moment où le capitaine Kuchiki s'attendait le moins.
Byakuya était là, comme à son habitude, le coude gauche déposé à côté d'Itachi à le regarder, tenant sa main droite et de sa main droite à lui à lui éponger ses larmes. Sauf qu'il ne s'était même pas rendu compte que les larmes du jeune homme avaient cessées de couler depuis un bon moment déjà. Il ne s'en était pas rendu compte car, le visage penché au-dessus de celui du jeune homme, la main posée contre sa tête, il était en train de somnoler.
Puis il cligna plusieurs fois des yeux comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas lorsqu'il vit en dessous de lui, les yeux du ninja le regarder soudainement. Son cœur rata un battement et il écarquilla les yeux.
- Tu as sale mine Byakuya. L'entendit-il dire d'une voix qui était encore presque aussi cassée qu'après sa violente crise de larmes.
Le cœur du Shinigami sembla chuter de mille mètres.
Oh mon dieu Itachi… ! Hurla une voix en lui.
Il saisit alors à nouveau sa main, la serra avec force et déposa son visage contre celle-ci puisant dans toutes ses forces pour se retenir d'exploser de joie, de soulagement et d'inquiétude à la fois.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Entendit-il dire le ninja de sa voix rouillée. Byakuya ? Demanda Itachi à nouveau, avec une sorte d'inquiétude dans la voix.
Le noble releva sa tête de sa main qu'il tenait toujours dans la sienne. Il n'arrivait pas à décrire le sentiment qui le saisissait violemment en cet instant tandis qu'il serrait sa main aux ongles colorés qu'il apporta, sourcils froncés, au bas de son visage.
- Byakuya, dis-moi s'il te plaît… ? Répéta Itachi de plus en plus inquiet.
- Tu… Commença le capitaine en le fixant, plusieurs jours sont passés, expliqua-t-il d'une voix étranglée, je n'ai rien compris…Dit-il en fronçant encore les sourcils sur ses yeux anthracite qui s'embuaient de plus en plus dangereusement. Tu es tombé dans le coma Itachi… Seigneur, j'ai eu si peur… S'étrangla le capitaine.
Fin du Flash-Back
Itachi ne fut pas sûr mais il crut voir une larme couler des yeux anthracite du capitaine dont la tête tomba sur son torse.
Cette vision lui pinça douloureusement le cœur et il fronça les sourcils en déposant sa main sur la tête du noble cachée contre son torse.
- Byakuya, murmura-t-il les sourcils froncés avec douleur, je suis sincèrement désolé Byakuya… C'était égoïste, pardonne-moi… Ne sois pas triste par pitié...
Le capitaine releva la tête de son torse pour regarder le ninja.
- Ne sois pas ridicule, tu n'as pas choisi de tomber dans le coma…
- Je n'ai pas choisi d'y aller, mais j'ai en partie choisi d'y rester… Expliqua le ninja d'un air contrit.
Itachi, de sa voix toute cassée et écorchée commença à lui expliquer ce qu'il s'était passé de son côté. Quel lieu il avait rejoint, combien il avait été agréable et apaisant... Byakuya réfléchit alors durant tout son récit. C'était donc ça… Itachi était resté dans une sorte de semi-conscience où tout son corps se libérait enfin de toute sa peine contenue, libérant temporairement son esprit qui s'était enfin trouvé en paix.
- Pardonne-moi d'avoir été aussi égoïste Byakuya, dit-il alors, je sentais que tu étais à mes côtés là-bas, donc je n'ai pas réalisé que ce n'était pas vraiment toi. Tu étais avec moi là-bas et si tu savais, j'étais tellement bien… Je n'ai pas pensé une seconde que...
- Tais-toi… Murmura Byakuya en déposant deux doigts sur les lèvres du ninja son impassibilité naturelle revenue sur son visage. Itachi, s'il y a bien quelque chose que je n'accepterai jamais, ce sont des excuses de ta part à mon égard, ou une forme de culpabilité envers moi. Jamais.
Itachi sourit.
Et son sourire, ce merveilleux sourire que Byakuya avait prié jour et nuit pouvoir revoir au moins une fois dans sa vie, pinça le cœur du capitaine qui fronça violemment les sourcils.
- Itachi…
La tristesse que lut Itachi sur le visage du capitaine le retourna. Et ce fut d'un élan mutuel qu'ils se jetèrent soudain dans les bras l'un de l'autre.
- Je suis désolé Byakuya… Murmura à nouveau Itachi en serrant fortement le Shinigami contre lui.
- Qu'est-ce que je t'ai dit… ? Susurra Byakuya enfoui dans le cou du jeune homme en le serrant comme si sa vie en dépendait.
- Je sais, mais je suis quand même désolé… Dit Itachi en posant sa main contre les cheveux du brun de sa main aux ongles violets.
Ils se serrèrent longuement dans les bras, surtout pour laisser le temps au capitaine de savourer le fait de retrouver en vie le ninja qu'il avait passé tant d'heures à veiller.
Puis ils s'étaient reculés. Et à la demande d'Itachi qui s'était assis sur le futon, Byakuya lui avait raconté comment s'étaient déroulés les cinq jours de coma. Le capitaine lui raconta tous les détails techniques de ses soins, mais omit volontairement tout le reste... Pourtant il y en avait des choses à dire...
Itachi ne fut pas surpris d'entendre qu'il n'avait jamais réellement cessé de pleurer. Il l'avait plus ou moins senti. Il ne fut pas non plus choqué d'apprendre qu'il avait réagi au seul contact de Byakuya puisque ce dernier était présent dans son « rêve ».
Mais le ninja était loin d'être dupe et se doutait parfaitement de l'aventure qu'avait dut être pour le capitaine le fait de prendre soin de lui. Il se doutait parfaitement qu'il avait dû passer pratiquement toutes ses nuits à le veiller au vue des cernes qui mangeaient son visage de porcelaine. Et il se doutait parfaitement du nombre de repas qu'il avait dû sauter pour avoir autant maigri en cinq jours…
Byakuya était là. Décidément. Il était là... Il était toujours là… Toujours présent... Il avait tellement fait pour lui durant tous ces mois...
- Byakuya… Murmura alors Itachi en interrompant ce dernier qui lui donnait des instructions pour sa santé.
Le capitaine soutint le regard du jeune homme qui lui parut bien intense tout à coup.
Itachi le regarda longuement les sourcils légèrement froncés. Puis avec un micro-sourire qui ne dura même pas une seconde, il déposa le dos de sa main sur le genou du capitaine.
- Tu m'auras sauvé tellement de fois… Susurra-t-il alors avec un maigre sourire.
Byakuya fronça imperceptiblement les sourcils en saisissant la main aux ongles colorés du ninja posée sur son genou et il la serra fortement.
Puis ils restèrent en silence un instant.
Itachi rompit ce silence avec un sourire, légèrement gêné :
- Bon, ben je crois que ça nous ferait du bien, autant à l'un qu'à l'autre, de prendre un vrai dîner, qu'en dis-tu ?
Byakuya sourit légèrement à son tour.
- Excellente idée.
Ils se levèrent alors et se mirent aussitôt à table. Ils mangèrent relativement en silence. Le capitaine Kuchiki eut bien du mal à décrocher son regard du jeune homme qu'il savourait de voir enfin conscient. Et Itachi de son côté resta pensif sur ce qui s'était déroulé durant ces cinq derniers jours. Puis il relevait de temps à autre la tête vers Byakuya à qui il ne put s'empêcher de sourire avec tendresse pratiquement à chaque fois qu'il croisait son regard.
Lorsqu'ils finirent de souper, Byakuya fit venir le médecin qui examina Itachi et lui enleva sa perfusion. Il lui préconisa de surtout faire attention à très bien se nourrir et s'hydrater pour les prochains jours à venir. Puis sans autres préconisations, il s'éclipsa.
Itachi et Byakuya étaient alors retournés à leur point de ralliement habituel : le corridor extérieur qui reliait leurs deux chambres. Puis comme à leur habitude, ils s'assirent côte à côte, le capitaine en tailleur et Itachi avec une jambe repliée et l'autre pendant dans le vide.
Ils demeurèrent un long moment silencieux.
Itachi se tourna alors vers le capitaine au bout d'un moment. Il regarda longuement son visage. Ses traits tirés, ses légers cernes, ses joues bien plus creusées qu'auparavant. Puis ses yeux anthracite qui le regardaient à présent et qui lui semblaient bien fatigués.
Itachi savait qu'il avait dû passer tellement d'heures à le veiller...
Il envoya alors sa main vers lui pour saisir avec délicatesse le coin de son visage du creux de sa main. Avec une extrême douceur, il passa le pouce sous son œil, dans une légère caresse.
- Va dormir Byakuya, murmura-t-il tout bas en retirant sa main, j'arrive à ressentir ta fatigue d'ici...
Byakuya dont le cœur n'allait sûrement pas tarder exploser tenta de garder contenance et pria tous les dieux du monde de ne pas avoir rougi comme il le craignait... Son cœur lui martelant la poitrine, il remit sa tête face à lui avec empressement et embarras. Quelques secondes s'écoulèrent alors. Il lui semblait que sa peau brûlait à l'endroit où Itachi avait caressé son visage... Puis il se retourna à nouveau vers Itachi.
Son cœur battait toujours à toute allure suite à ce qu'il venait de se passer mais il était à présent pensif. Qu'il aille dormir… ? Songea-t-il alors tandis que ses yeux fixaient le jeune homme qui le regardait toujours de ses yeux noirs.
Itachi voulait qu'il aille se coucher ? Qu'il se lève là maintenant tout de suite pour retourner dans sa chambre et aller se coucher… ?
Se lever et lui tourner le dos ? Après tout ce qu'il s'était passé… Après l'avoir veillé tant d'heures ces derniers jours… Après essuyé tant de ses larmes… Après s'être tant inquiété pour lui… Après l'avoir étreint pendant tant d'heures… Après avoir tant prié le voir s'éveiller…
Comment le pouvait-il seulement ? Songea-t-il en fronçant très légèrement les sourcils ses yeux passant successivement de l'œil gauche à l'oeil droit d'Itachi. Pourquoi en cet instant aucune idée au monde ne lui semblait plus difficile à concevoir et à réaliser que celle-ci ? Se demanda-t-il alors en remettant sa tête droite, sourcils froncés.
Puis, pris d'une impulsion soudaine, il se leva subitement. Il devait le faire. Tout de suite. Quel autre choix avait-il de toute façon... ?
Une fois debout, il resta immobile. Les sourcils toujours froncés, il baissa la tête pour voir Itachi qui le regardait toujours d'un regard intraduisible tant il était neutre. Le ninja qui était vêtu d'un kimono blanc depuis que les infirmiers l'avaient changé avait ses longues mèches brunes devant son visage qui dansaient légèrement avec la légère brise hivernale, tandis qu'il soutenait son regard.
Byakuya fronça encore davantage les sourcils. En réalité, il aurait tellement voulu passer la nuit à ses côtés… Il aurait tellement voulu, tout comme les cinq jours précédents, pouvoir le serrer et l'éteindre fermement pour le sentir vivant, pour le sentir contre lui… Pour s'assurer qu'il ne fasse pas de cauchemars ou qu'il ne reparte pas en crise de larmes…
Ces comportements avaient été « normaux » et justifiés par le grand état de détresse d'Itachi ces derniers jours. Mais à présent que ce dernier était éveillé, bien conscient et surtout calmé, ces comportements n'avaient absolument plus aucune raison d'être… Quelle étrange requête c'aurait été. Puis de toute façon, l'idée de sa simple évocation et confidence à Itachi lui fit froid dans le dos.
Car dans les faits concrets : il s'agissait de deux hommes passant la nuit ensemble à s'étreindre et à avoir de nombreux contacts physiques… C'était on ne plus étrange… Surtout pour des guerriers de leur acabit…
Il ne voulait en aucun cas mettre mal à l'aise le ninja avec ce genre de rapports inappropriés voire insultants pour un homme tel que lui…
Il ne dirait donc rien...
Soudain, ses pensées s'évaporèrent lorsqu'il sentit une main saisir sa main gauche. Il baissa à nouveau la tête pour voir Itachi qui soutenait son regard.
- Peut-être pas de suite en fait… Murmura Itachi avec un micro-sourire qui s'évanouit aussitôt.
Itachi vit Byakuya debout l'observer un instant avec insistance. Puis, il vit alors un sourire très discret apparaître sur le visage du capitaine tandis qu'il se rassit à ses côtés. Il relâcha alors sa main et remit lui aussi sa tête face à lui.
Itachi avait effectivement dit au capitaine d'aller se coucher vu à quel point il devait être fatigué de s'être autant occupé de lui ces derniers jours. Cependant, il n'avait pu retenir sa main qui était allée saisir celle du shinigami pour ne pas qu'il s'en aille quelques secondes auparavant.
Il ne saurait définir exactement ce qu'il ressentait en cet instant ni pourquoi il l'avait retenu. Cependant, là tout de suite, il ne voulait pas le voir partir… C'était d'un égoïsme sans nom et il en était bien conscient. Mais au fond de lui, il ne voulait pas se séparer du capitaine.
Il se tourna vers le noble qui regardait droit devant lui. Et son cœur se mit à accélérer dans sa poitrine. Car tout en regardant son visage de porcelaine, il se mit soudain à repenser à la chaleur de l'étreinte du capitaine qui l'avait serré avec tant de tendresse et caressé avec tant de douceur cinq jours auparavant…
Tout lui revenait petit à petit.
Il remit alors sa tête droite, cachant son visage du champ de vision de Byakuya en priant tous les dieux pour ne pas avoir rougi comme il l'avait senti.
En réalité, il aurait tellement voulu passer la nuit aux côtés du capitaine… Bon sang qu'il se sentait égoïste et honteux face à de telles pensées… Mais il ne s'en rendit compte qu'à cet instant… En vérité, il s'était senti si protégé… Il s'était senti si soutenu et compris à la fois… Dans les bras de Byakuya, oh bon sang, il était si bien… Pour la première fois de sa vie…
Ce n'était pas pour rien que ce dernier avait été si présent dans le lieu qu'il avait atteint dans son semi-coma. Itachi n'avait pas eu ce genre de pensées sur le coup, bien évidemment, il était trop effondré pour cela. Mais à présent, plus il repensait à ces instants et aux étreintes du capitaine, plus son ventre se serrait.
Ainsi, le coeur d'Itachi ne semblait vouloir se calmer. Il ne comprenait pas ce qu'il ressentait exactement.
Mais il avait tellement honte en cet instant. C'était le capitaine Kuchiki… Il était si bon et magnanime avec lui mais il n'en restait pas moins qui il était. Et ça, du fait que ce dernier soit toujours tellement prévenant et gentil à son égard, il avait tendance à l'oublier. Mais là, en cet instant où de telles pensées lui traversaient l'esprit, Itachi en avait plus conscience que jamais. On parlait là de Byakuya Kuchiki, l'homme le plus craint, respecté, et surtout l'homme, le plus fier, le plus noble et le plus à cheval sur les conventions et la bienséance qu'il avait vu de sa vie.
Ce-dit homme avait déjà outre-passé toutes ses convictions en prenant soin de lui avec tant d'implication, quitte à se mettre dans des situations aussi gênantes que de devoir prendre dans ses bras quelqu'un de rang inférieur et plus encore un homme.
Comment Itachi pouvait-il alors imaginer une seconde lui faire cette requête ? Vouloir dormir avec lui… Requête qui par ailleurs à la simple idée de son évocation donna froid dans le dos à Itachi.
Car concrètement, il s'agissait de deux hommes passant la nuit ensemble à s'étreindre et à avoir de nombreux contacts physiques… C'était on ne plus étrange… Surtout pour des guerriers de leur acabit… Itachi ne voulait en aucun cas mettre mal à l'aise Byakuya avec ce genre de rapports inappropriés voire insultants pour un homme tel que lui…
Il ne dirait donc rien...
Les deux hommes qui avaient, sans le savoir, à peu de choses près, exactement les mêmes pensées ne se dirent pas un mot du reste de la soirée. Ils restèrent assis côte à côte et silencieux durant deux bonnes heures.
Puis quand la nuit commença à être vraiment avancée, Itachi se tourna vers Byakuya qu'il regarda. Puis un léger sourire s'étira sur son visage fatigué.
- Va Byakuya… Dit-il alors. Une longue journée t'attend demain…
Byakuya soutint alors son regard.
Puis après un moment, il se leva alors. Il baissa les yeux pour regarder à nouveau le ninja. Il le regarda très longuement.
Itachi également soutint son regard.
Et l'échange de regard s'éternisa.
Après tout ce qu'ils venaient de traverser ensemble, songèrent-ils tous deux presque au même moment, allaient-ils se séparer d'un simple « bonne nuit Byakuya, bonne nuit Itachi » ?
Aucun des deux hommes ne l'aurait jamais soupçonné mais la même question leur taraudait actuellement l'esprit tandis qu'ils ne se lâchaient pas des yeux.
Puis, au bout d'un instant, Itachi se leva à son tour face à Byakuya. Ils se regardèrent alors à nouveau silencieusement, de façon bien plus vive.
Puis alors, comme s'ils étaient aimantés et qu'une force extérieure les poussait, d'un élan mutuel, ils firent un pas vers l'autre et s'étreignirent.
L'étreinte fut tout d'abord douce. Puis elle se fit de plus en plus ferme.
Les yeux clos, le cœur au bord de la rupture, Byakuya fronça les sourcils en plongeant sa main dans les cheveux du ninja, la tête cachée et enfouie dans son cou en le serrant avec force.
Itachi qui serrait fortement le corps du capitaine contre lui agrippa sans s'en rendre compte son kimono qu'il serra avec poigne en déposant sa tête contre la sienne, fermant alors les yeux, sourcils froncés. Il inspira un grand coup et respira une bouffée de l'odeur si raffinée et caractéristique du capitaine Kuchiki.
Leur cœur battait à tous les deux avec puissance tandis qu'ils savouraient tous deux ce contact inespéré.
Puis ensemble, ils se séparèrent. Ils se regardèrent longuement, un œil passant à l'autre successivement. Puis un bref sourire passa presque simultanément sur leur visage respectif.
- Bonne nuit… Se murmurèrent-ils alors en chœur.
