AYO CA FAISAIT LONGTEMPS !
Je suis de retour avec un p'tit OS des familles, parce-qu'il était tant que je me remette à écrire mes idées quand même ! (au moins pour le bien de mes bros adorés)
Spéciale dédicace à Koyalau que je remercie encore pour la correction ! ;3 Et bonne lecture à tous !
Un long fleuve, entouré de roches volcaniques à perte de vue. Un ciel aux couleurs du crépuscule, qui jamais ne changeait. Et ces lamentes constantes provenant du fond de l'eau, qu'il avait appris à ignorer. Il n'y avait pas de doute pour Minos Rødstreng, il était de retour. Dans ce rêve qui ne le quittait jamais, qui s'imposait dans son esprit chaque nuit. Il le connaissait par cœur. Il lui était maintenant aussi familier que l'intérieur de sa propre demeure, à l'exception qu'il ne pouvait y bouger à sa guise.
"Griffon..."
Et la revoici, la voix désincarnée. Elle l'appelait, et lui, à coup sûr, lui répondait. Par sa voix et son corps, il démontrait une dévotion sans faille.
"J'arrive, Seigneur."
Il fit un pas en avant, son pieds toucha l'eau du fleuve mais ne s'y enfonça pas. Un autre pas, et son deuxième pied se retrouva à son tour sur la surface de l'eau.
A chaque mouvement, il pouvait sentir son corps s'alourdir un peu plus. Les voix des âmes piégées dans l'eau devenaient de plus en plus fortes, mais de plus en plus lointaines. Rien n'avait d'importance, autre que cette voix qui l'attirait inexorablement. Il devait découvrir à qui elle appartenait, voir enfin le visage de la personne qu'il se devait de servir, tout en sachant ne pas être digne d'une telle vision, lui, simple mortel.
Si ce n'était pour son corps qui ne lui obéissait pas, Minos aurait couru vers cette voix, aussi vite qu'il en était capable. Mais il connaissait ce rêve par cœur, il pouvait prédire chaque petit détail, et il savait que sa volonté importait peu. Ce monde ne lui permettait aucun contrôle.
De nouvelles voix s'élevèrent, différentes des âmes damnés. Des voix diverses et variées, des titres qui lui étaient adressés. "Seigneur Minos", "Juge du Griffon", "Maître"... Tout autant de personnes que de noms, il y avait. Il se sentait puissant et fier, même lorsque des flammes vinrent remplacer le décor sépulcral des environs, et que les cris vinrent remplacer les louanges.
Petit à petit, un champ de bataille se dessina tout autour de lui. Son esprit se contradisait, clamant n'avoir jamais connu la guerre, et se réjouissant de s'y trouver de nouveau. Un territoire à la fois nouveau et ancien, tout comme les guerriers qui se battaient autour de lui.
Des armures d'or et d'argent d'un côté.
Et des armures noires de l'autre. Comme celle qu'il portait, lourde et légère à la fois. Brillante malgré sa noirceur, parallèlement à la silhouette puissante qui le guidait. Opposée à cette méprisable lumière qui les aveuglait tous.
"Réveille-toi, Minos."
Minos rouvrit les yeux. Au-dessus de lui, le plafond de sa chambre, tout ce qu'il y a de plus normal. Le lustre, les tableaux, la tapisserie, les rideaux... Tout était là, sombre et morose malgré la luxure évidente des lieux. Il était encore dans son lit, couvert des draps les plus doux et chauds des environs, habillé d'une robe de nuit des plus confortables. Et pourtant... Il savait que quelque chose n'allait pas. Depuis plusieurs semaines maintenant, il faisait ce rêve, et à chaque réveil, immanquablement, il avait l'impression de n'avoir rien à faire dans cet endroit.
Sa place était ailleurs, il le sentait. Mais la voix qui le guidait dans ses rêves l'abandonnait une fois éveillé, l'empêchant de comprendre où il devait aller, ce qu'il devait faire. Alors il continuait sa vie, avec cette constante impression qu'il faisait quelque chose de mal.
Qu'il trahissait sa véritable nature.
Alors qu'il se levait et commençait sa routine, enfilant les premiers vêtements qu'il avait sous la main, la même phrase tournait en boucle dans son esprit. Cette phrase qu'il entendait toujours à la fin de son rêve.
"Réveille-toi."
Au début, il n'y avait pas fait plus attention. Puis il s'est mis à penser que quelqu'un, quelque chose décidait tout simplement de le réveiller, d'une façon ou d'une autre. Comme son petit réveil interne...
Et pourtant, cette simple phrase ne voulait pas le quitter. Il sentait qu'il y avait quelque chose de différent, de plus profond caché derrière ces mots. Comme si cette entité cherchait à provoquer autre chose que le simple réveil de son corps.
Un toquement à la porte le sortit de ses pensées, suivi par la voix de son majordome, comme à l'accoutumée. Il finît d'enfiler sa veste, chassant le souvenir de ce rêve d'un revers de la main afin de se concentrer sur le présent, et plus précisément, sur les préparations de ce soir.
Un grand bal masqué, somptueux et raffiné, organisé par lui-même dans son immense manoir. Seul les meilleurs des meilleurs avaient été invités, certains allaient traverser des kilomètres et des kilomètres juste pour assister à sa fête, lui qui faisait partie des hommes les plus renommés. Tous enviaient sa gloire, sa beauté et ses richesses. Et les fêtes qu'il organisait ne manquaient jamais de faire parler de lui.
Ce soir n'allait pas être différent.
...
La pénombre de la nuit avait presque englouti la demeure Rødstreng, protégée uniquement par les lumières chaudes et accueillantes qui brillaient à l'intérieur. Les portes, grandes ouvertes, laissaient passer tout une foule de personnes parées de leurs plus beaux vêtements. Le choix des masques variait, certains optant pour un simple mais élégant loup, tandis que d'autres profitaient de l'occasion pour exposer leur masque le plus sophistiqué.
Minos fut le dernier à se présenter. A peine était-il apparu en haut des escaliers, tous les regards se tournaient déjà vers lui.
Paré de sa tenue de fête noire aux motifs dorés, s'alliant à la perfection à son loup de la même couleur, il semblait capable de charmer les Dieux eux-mêmes. Ses cheveux blancs offraient un contraste fascinant, qui en faisait jalouser plus d'un. Personne ne dit un mot alors qu'il faisait un premier pas sur ces marches de marbre. Seule la musique brisait le silence, accompagnait ses mouvements. Mais alors que ses yeux parcouraient la salle à la recherche d'une potentielle partenaire de danse parmi les nombreuses femmes présentes, il se stoppa net au bout de quelques marches.
Son souffle se coupa, suivit par celui de toutes celles et tous ceux qui l'observaient.
A l'autre bout de la pièce, habillé d'une tenue élégante faite de blanc et d'or, dont le masque aux mêmes coloris couvrait ses yeux et la moitié droite de son visage, s'avançait un homme à la chevelure ébène. Une silhouette parmi tant d'autres, c'est ce qu'il aurait dû être... Mais Minos sentait quelque chose de différent.
Des murmures s'élevèrent, de plus en plus nombreux, de moins en moins discret. Minos pris conscience des regards devenu plus sombres de ses invités, dont les jugements se voyaient parfaitement sous leurs masques. Il reporta son attention sur eux et sourît, de cette manière charmeuse qui le définissait si bien. Sans trop y penser, il reprit sa descente des marches, salua ses conviés, passant vaguement son regard sur eux alors qu'il créait son chemin dans la foule.
-Magnifique réception, comme toujours, monsieur ! complimenta une femme.
-Votre tenue est absolument splendide ! applaudît une femme.
-Quelle élégance ! flatta une voix dans la foule.
Chaque personne se poussait sur son passage, il les regardait à peine, les remerciait machinalement, gardant sa prestance et son amabilité habituelle. Toujours forcée.
Mais alors qu'il continuait d'avancer, une seule personne resta sur son chemin. Il se stoppa, ébahi devant la perfection que représentait l'être en face de lui. Les gens qui l'avaient vu clamaient à qui voulait bien l'entendre qu'il était comme un Dieu sur Terre. Une incarnation de Bonté et de Beauté, un être parfait que personne ne pouvait égaler. Mais il avait maintenant la preuve que ces dires n'étaient que mensonges. Car il l'avait devant lui, le véritable Dieu. Lui, l'homme habillé de blanc, aux yeux aussi noirs que l'était sa chevelure. Si profond qu'il sentait qu'ils pouvaient l'engloutir rien qu'en le regardant.
-Seigneur Minos.
Jamais Minos n'avait connu un tel frisson que celui qui l'avait parcouru à l'instant. L'homme lui souriait maintenant, une main derrière son dos, l'autre lui étant tendu. Cette voix... Elle lui était familière. Il la connaissait, non, il connaissait l'entièreté de cet homme, il le savait. Ils s'étaient déjà rencontrés... Mais où ? Et surtout, quand ?
-M'accorderiez-vous cette danse ?
Minos se sentit euphorique. Excité comme jamais il ne l'avait été. Et alors qu'autour d'eux, les murmures avaient repris, il se saisit de la main de l'ébène et le tira jusqu'à lui. Sa main de libre se glissa dans le dos de son nouveau partenaire afin de le coller à lui.
-J'allais justement vous le proposer, ronronna-t-il.
L'inconnu posa sa main libre sur son épaule. Bien qu'il était de quelques centimètres plus grand, il semblait satisfait à laisser Minos mener la danse.
Tandis que les invités choisissaient leurs partenaires et que la musique changeait, Minos entama sa danse. Un pas après l'autre, au rythme de la musique, son regard doré ancré dans le noir intense de son compagnon. Alors que des duos se formaient autour d'eux, l'hôte ne cessait de se poser des questions sur cet homme mystérieux. Il l'avait déjà vu, il en était sûr, au plus profond de lui, il le connaissait. Il pouvait sentir quelque chose entre eux, comme si leurs âmes elles-mêmes s'appelaient, cherchaient à se reconnecter. C'était ridicule, digne d'un conte de fée... Et lui, Minos Rødstreng, détestait les contes de fée.
-Nous nous sommes déjà vu.
Un rire suave échappa à l'ébène, et Minos su qu'il avait raison. Etait-ce la faute de ce masque si il ne le reconnaissait pas ? Peut-être aurait-il dû organisé un simple bal.
-Qu'est-ce qui peut bien vous faire affirmer une chose pareille ? questionna l'homme avec amusement.
-Je me le demande...
Un autre pas, et Minos rapprocha un peu plus le corps de l'homme du sien.
-Mais vous m'attirez. Tout à propos de vous me rappelle une personne qu'il me semble avoir connu...
-Oh, je vous attire ?
Le sourire de l'ébène, et Minos se surprit à rougir.
-Dites-m'en plus, je vous en prie. Qui est donc cette mystérieuse personne ?
-Comme vous le dites, elle est mystérieuse. J'ignore moi-même de qui il peut bien s'agir, mais...
D'un mouvement, il le renversa, soutenant son corps d'une main dans son dos tandis qu'il gardait l'autre tendu vers l'extérieur. Les yeux emplis de surprise et d'embarras de son partenaire firent battre son cœur et étirèrent largement ses lèvres.
-Il y a une chose dont je suis certain, c'est vous.
-Oh ?
Un nouveau mouvement, et l'inconnu était de retour sur ses deux pieds. Leur danse reprit de plus belle, alors qu'en fond, la musique s'emballait pour se joindre au rythme de leurs cœurs.
-Serait-ce une tentative de me séduire, Seigneur Minos ?
-En ai-je besoin ?
-Vous ignorez ma question, je vois...
-Monsieur, sachez que je suis on ne peut plus honnête. Je vous connais, et je suis certain que vous me connaissez aussi. Excepté que j'ignore précisément qui vous êtes...
-Et vous pensez que j'ai toutes les réponses.
-Ai-je tort ?
Bien que la musique battait son plein, les pas de danse se firent plus lents. Le maître des lieux était de nouveau perdu dans ses songes, observé par l'œil curieux de l'inconnu qui ne fit rien pour le distraire de ses pensées.
-Il y a quelque temps... J'ai fait un rêve. Un rêve étrange, que j'aurais vite oublié, si ce n'est pour le fait qu'il revienne chaque nuit depuis.
-Et j'apparais, dans ce rêve ?
Minos sembla réfléchir intensément. Peu perturbé par le monde autour d'eux, qui semblait à présent si lointain. Seul comptait l'homme qui se trouvait en face de lui.
-Il y a une voix, dans ce rêve. Elle m'appelle et m'attire, elle est toujours là, sans faille. Elle est mon guide dans ce monde étrange, même lorsqu'elle ne dit rien, je sais qu'elle veille sur moi.
Il releva les yeux et ancra son regard dans l'obscurité de son partenaire. L'inconnu ne disait rien, il écoutait simplement. Sans jugement, sans crainte, uniquement... Avec patience, et une tendresse dont il n'avait sûrement pas conscience. Quel étrange, mystérieux regard pouvait-il lui donner. Pourquoi était-ce si familier ?
-Et plus je vous entends parler, plus j'en suis certain. Cette voix vous appartient.
Les pas s'arrêtèrent. Alors que le monde continuait de s'animer autour d'eux, Minos avait l'impression que le sien était figé. De longues secondes passèrent, l'un dans les yeux de l'autre, avant que des mots ne lui échappent dans un murmure. Comme si la réponse l'effrayait.
-Qui êtes-vous ?
La question sembla laisser l'homme de marbre, et Minos aurait cru qu'il ne l'avait pas entendu, si un soupir ne lui avait pas enfin répondu.
-Oh, mon cher Griffon... Que t'arrive-t-il aujourd'hui ?
La main précédemment sur son épaule vint se glisser sur sa joue, et le blanc frissonna. Seulement maintenant il se rendait compte de sa froideur anormale, et pourtant, il ne fit pas un geste pour s'en dégager. Il était bien trop captivé par le regard hypnotisant de l'autre, dont il ne parvenait à déceler les émotions.
"Griffon"... Le titre qu'on lui donnait dans son rêve.
-Et dire que j'ai pris la peine de venir en personne, et tu ne me reconnais même pas... Tu me vexes, tu sais ?
-Je...
-Mais ça ne fait rien, le coupa-t-il. Tu veux te souvenir, n'est-ce pas ? Tu veux obtenir réponse à tes questions.
Minos déglutit. L'atmosphère semblait avoir changé autour d'eux, il ne se sentait plus maître de rien, il n'était qu'un humain devant... un prédateur. Un être dangereux et sans merci, quelqu'un... Quelqu'un capable de le dominer. Il devrait avoir envie de fuir, de sauver sa vie, et pourtant... Il hocha simplement la tête. Il n'avait pas peur, ni de lui, ni de personne d'autre.
-Alors, pour cette fois...
La main glaciale glissa de sa joue à sa taille, et, doucement, le corps de Minos fût ramené contre celui de l'ébène. Quelque chose, à l'intérieur et autour de lui, était devenu plus puissant.
-Laisse-moi être celui qui guide tes pas.
Il ne dit pas un mot, ne hocha même pas la tête. Il se contenta de donner son accord, en amenant sa main libre sur l'épaule de son partenaire, qu'il ne quittait pas du regard. Cela sembla le satisfaire et, à nouveau, pas à pas, ils reprirent leur danse.
-Regarde-moi, ne cesse jamais de me regarder. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, garde ton attention sur moi, Minos du Griffon.
Un pas d'un côté, un pas de l'autre, le corps d'un homme ramenait contre celui de son partenaire plus grand. Deux hommes tournant au rythme de la musique, dans un monde qui ne cessait de bouger, dont les formes changeaient, et la température grimpait. Des flammes, des cris de guerre et de douleur, tout autour d'eux.
-C'est bien, Minos. Laisse-toi aller.
Il se sentait partir, c'est à peine si son corps lui appartenait encore. Poupée de chiffon, il se laissait simplement guider, ne faisait rien pour résister aux souvenirs qui envahissaient son esprit. Des souvenirs de combats, des défaites, des noms de ses ennemis et de ses compagnons, des Enfers. Bon sang que sa tête pouvait lui faire mal.
Il ferma les yeux, son pied atterrit sur du liquide, puis l'autre buta contre une masse inconnue. Mais il ne s'arrêta pas de danser, et le monde continuait de vaciller.
-Minos.
Etait-ce l'homme qui lui parlait directement, ou sa voix provenait d'un de ses souvenirs ? Il ne parvenait plus à différencier les deux.
Un pas sur le côté, il vit une silhouette blonde.
Un pas de l'autre, une silhouette identique le rejoignit, argentée.
Son corps se renversa, une troisième silhouette, noire, apparut.
-Réveille-toi, Minos.
Il ouvrit soudainement les yeux et chercha à inspirer autant d'air que possible d'un coup. Alors que son corps fut redressé et blottit contre celui de l'autre, Minos respirait frénétiquement. Il avait l'impression d'avoir retenu son souffle pendant une éternité, et devait maintenant récupérer tout l'oxygène qui lui avait manqué.
Il se souvenait, enfin. Le monde continuait de tourner autour de lui, et il avait l'impression de pouvoir perdre connaissance à tout moment, mais il se souvenait.
Les Guerres Saintes, Athéna et ses Chevaliers, Hadès et ses Spectres, dont lui était un juge autant craint que respecté, aux côtés de ses deux frères. Et surtout, il se souvenait de lui...
-Bordel, Thanatos.
-Ah, tu te souviens maintenant ?
Seul un grognement lui répondit. Le Dieu ne put s'empêcher de sourire, parfaitement conscient de l'état dans lequel devait être son cher juge. Mais celui-ci, une fois certain qu'il n'allait pas tomber au moindre pas qu'il fera, ne tarda pas à s'écarter afin de regarder son visage, toujours gêné par le masque. Les cheveux de la Mort avaient reprit leur couleur d'argent, au même titre que ses yeux.
-Qu'est-ce que c'était que cette façon de me réveiller... questionna-t-il en portant la main au masque du dieu.
-Je voulais tenter quelque chose de nouveau... Il me semblait que tu aimais expérimenter de nouvelles choses, mon cher Griffon ?
Un sourire malsain vint étirer les lèvres du Juge alors qu'il retirait le masque infernal qui cachait le si joli visage de son amant.
-Scélérat.
-Et tu es quand même sur le point de m'embrasser.
Minos répondit, comme il s'y attendait, avec un baiser fougueux. Il laissa tomber le masque au sol, dans une marre de sang qui vint éclabousser son pantalon.
La musique n'était plus jouée, les invités ne dansaient plus. Autour d'eux ne se trouvaient que mort et cadavres, baignant dans le sang qui s'échappait de leurs bouches.
Car quand la Mort danse, ce n'est jamais seule.
-Il est temps de rentrer à la maison.
