Chapitre 7: Garrus Vakarian, SSC.
Nébuleuse du serpent, Citadelle, 07 Mars 2560:
La Citadelle, le fleuron de la civilisation galactique, croisée des chemins de la créativité, des sciences et de la diplomatie. Il n'y avait point de lieu plus noble, plus grand et plus important que cette immense station spatiale et ses cinq bras.
Cet héritage de la civilisation prothéenne, découvert par les asaris, dérivait majestueusement à travers la nébuleuse du serpent, faisant l'orgueil de ceux qui vivaient sous la protection bienveillante du conseil. Car au delà de son imposante taille, sa véritable force résidait surtout dans son symbole: celui d'une galaxie unie et travaillant, main dans la main, vers un avenir toujours plus radieux.
Enfin, ça, c'était ce qu'on vendait aux jeunes naïfs, qui n'avaient jamais foutu les pieds en dehors de leurs planètes perdues au fin fond du trou du cul de la galaxie. La vérité, c'était que la Citadelle (ainsi que la civilisation qu'elle représentait), était un véritable cloaque où les coups bas étaient nombreux et les mains tendues jamais désintéressées.
Garrus Vakarian l'avait apprit très tôt et très vite: dans cette foutue station, les gens honnêtes se comptaient sur les doigts de sa main. Ce qui signifiait vraiment pas beaucoup, vu qu'il était un turien.
-Qu'est-ce qu'on a?
L'inspecteur Chellick, son supérieur hiérarchique, était arrivé. Tout autour, les agents du Service de Sécurité de la Citadelle s'affairaient à verrouiller la scène de crime, tandis que l'équipe médico-légale se penchait déjà sur le cadavre. Une asari, avec un gros trou dans la tête, gisant an milieu de son cabinet.
-Le docteur Mee T'Chell. Trois cent trente cinq ans. Médecin de quartier.
Il se releva, laissant le bon docteur aux soins du légiste.
Garrus connaissait Mee T'Chell. Si il y avait quelque de bien sur cette station, c'était bien elle. Elle s'en foutait de savoir qui vous étiez. Un voleur, un assassin, un flic, un simple quidam... elle vous rafistolait sans vous forcer à vendre un rein derrière. Aucune question. C'était une pro et tout le monde la respectait et l'appréciait, dans le quartier.
Pourtant, quelqu'un l'a tué. Et ce quelqu'un se baladait encore librement dans la nature. Pas pour longtemps.
-On a un mobile? Demanda Chellick.
Garrus secoua la tête.
-Non. Aucun médicament ne manque et son omnitool est encore là. Je ferais une réquisition à sa banque pour savoir si ils l'ont forcé à payer quelque chose...
Il s'interrompit, voulant ajouter un mais. Chellick se caressa une mandibule. Il comprit où son subordonné voulait en venir.
-Piquer du fric à Mee T'Chell...
Tout le monde connaissait ses tarifs. C'était un médecin formidable, mais elle ne roulait pas sur l'or. Mais un motif crapuleux n'avait aucun sens! On ne tuait pas quelqu'un d'aussi précieux que Mee T'Chell pour une simple affaire d'argent!
-Mauvais endroit, mauvais moment? Lança Garrus.
Chellick écarta ses mandibules, amusé.
-Dans sa propre clinique? Remarque, vu le nombre de type louches qu'elle a traité...
-Celui qui a fait ça va passer un sale moment.
Chellick acquiesça. Les gangs du quartier avaient déclaré la clinique comme territoire neutre. Les armes n'avaient pas leur place chez Mee T'Chell. C'était un endroit où l'on venait sauver des vies. Celui qui venait avec des intentions hostiles était certain de finir dans une cuve des veilleurs. Ils avaient intérêt à se grouiller, si ils voulaient choper ces types en vie!
Chellick fit claquer ses mandibules, trahissant sa frustration.
-On est dans un beau merdier... on va droit vers une nouvelle guerre de gang.
Il regarda Garrus.
-Vakarian, il me faut un coupable et vite.
Le détective hocha la tête. Chellick prit alors congé, allant s'entretenir avec le légiste.
Garrus, lui, commença à observer méticuleusement la scène de crime. Celui qui avait ça était un amateur. Le cabinet du bon docteur était criblé d'impact et de débris, qui sortaient de la pièce, pour sortir dans le hall d'entrée de la clinique. Le tueur était entrée par la porte principale, avait commencé à défourailler dans le tas, avant de poursuivre Mee T'Chell jusque dans son bureau.
Le détective regarda au plafond. Bien entendu, la clinique était complètement dépourvue de caméra. Il sortit, portant ses yeux sur les hauteurs, jusqu'à trouver l'objectif inquisiteur d'une des caméra de surveillance de la Citadelle. Ses mandibules s'écartèrent légèrement. Il les tenait!
Un turien balafré, auquel il manquait une mandibule, flanqué d'un salarien albinos. Deux parfaits spécimens de stupidité et d'amateurisme. Deux heures. C'était le temps qu'il lui avait fallut pour accéder aux images de vidéo surveillance, trouver un beau plan de leurs tronches, avant de les passer dans le logiciel de reconnaissance faciale.
Bien entendu, ces débiles étaient déjà dans le système. À eux deux, ils combinaient une vingtaine d'année de prison. De l'autre côté du miroir sans teint, Garrus les observait, se demandant lequel craquerait le premier.
Derrière lui, ses collègues étaient agglutinés autour l'écran de la brigade. L'hologramme montrait une pulpeuse asari, coincée dans une ravissante robe, devant la porte de l'ambassade humaine. Des humains, armés d'antique fusils à balistique chimique en bandoulière, barraient l'accès au journalistes. Leurs armures noires intégrales ne laissaient rien voir de leur anatomie. Un visage de glace bleutée, dans lequel l'objectif des drone caméra se réfléchissait.
-Ambiance tendue au présidium. Cela fait maintenant deux semaines que l'ambassadeur Udina, représentant de l'humanité à la Citadelle, a formulé de graves accusations, affirmant que la Citadelle était responsable de l'attaque d'une colonie humaine frontalière. Le lancement d'une commission d'enquête, par le conseil, semble avoir calmé l'ambassadeur, toutefois, nombreux sont ceux qui redoute l'audience devant avoir lieu dans les prochains jours, où des témoins clefs de l'affaire doivent être entendu.
Garrus se caressa ne mandibule. La politique, d'ordinaire, ne l'intéressait pas. Néanmoins, il avait entendu parler des humains. Une race primitive, mais belliqueuse. Les vétérans de l'incident du relais 314 s'accordaient pour les qualifier de fanatique. Malgré la supériorité écrasante des forces terrestres turiennes, celles-ci s'étaient heurtées à une résistance farouche. Même lorsque la dernière cartouche fut tirée, les humains continuaient le combat, entraînant les turiens dans un violent corps à corps.
Si la citadelle venait à repartir en guerre contre eux, ce serait moche. Personne ne savait réellement ce qu'il y avait, par delà la frontière. Les rumeurs, sur l'holonet, prétendaient que les humains avaient une immense forge stellaire, capable de produire des millions de ces énormes briques volantes qu'ils appelaient des vaisseaux. D'autres affirmaient qu'ils avaient un empire de plus de huit-cent mondes. Certains disaient même qu'ils avaient génocidé toutes les espèces intelligentes de leur secteur. Bref, un joli bordel où l'on ne savait plus vraiment quoi croire.
Il retourna à son enquête, relisant le dossier de ses deux clients. Il fit claquer ses mandibules, avant d'entrer. Il commença par le turien, comptant appliquer exactement le même procédé au salarien.
Il ne prit même pas la peine de s'asseoir. Il se planta devant son congénère, posant ses doigts sur sa coupole claviculaire, en position de repos.
-Bon, écoute, je vais pas spécialement me fatiguer. J'ai une vidéo de toi et de ton pote entrant et sortant de la clinique, avec des armes, que j'ai retrouvé dans ton appart' pendant la perquisition.
Le turien resta de marbre. Confronté au même discours, le salarien, lui baissa le regard.
-Quoique tu fasses, tu vas aller en taule. Et vu que toi et ton pote avez eu l'excellente idée de buter le docteur Mee T'Chel, je vous donne grand max une semaine avant qu'un type vienne vous suriner dans les chiottes.
Le turien se contenta de hausser les épaules. Le salarien, lui devint encore plus pale, ce qui était un sacré exploit.
-Ma grande question c'est: qui vous a engagé?
-Personne. Répondit le turien.
Le salarien se recroquevilla. Garrus fit claquer ses mandibules.
-Comme je l'ai déjà dis, j'ai pas spécialement envie de me fatiguer avec toi. Ce qui m'intéresse c'est le type au dessus.
-Y a personne au dessus. On a fait ça tout seul.
Le salarien, lui, commença à trembler.
Garrus se pencha sur le salarien, lui murmurant presque à l'oreille.
-Écoute moi, pour le moment, je suis le meilleure pote que tu puisse avoir dans ce coin de l'espace. Les autres gangs veulent ta peau, le procureur va te charger les fesses et ton patron t'as juste abandonné.
Le turien ricana.
-Et qu'est-ce que tu vas faire? Comme tu l'as dis, dans une semaine, on est mort de toute façon.
Le salarien, lui, fondit en larme.
Les mandibules de Garrus s'écartèrent légèrement.
-Je peux m'arranger avec le proc'. Te négocier une peine plus courte, dans une cryo-prison.
Il s'agissait d'établissement haute sécurité, généralement tenus par des sociétés privées, au fin fond de l'espace. Là bas, les prisonniers les plus dangereux étaient placés en stase. Ce n'était pas ce qui les attendait, mais, au moins mettraient-ils assez de distance avec les gangs de la Citadelle, pour échapper à leur assassins.
Le turien le regardait avec défis. Est-ce que ce petit flic s'imaginait réellement pouvoir l'acheter?
-Vas te faire foutre.
-Fist! C'est Fist! Couina le salarien.
Une alarme retenti dans la tour de contrôle. Les senseurs venaient de repérer un immense pic de radiations à quelques kilomètres de la Citadelle.
L'espace pouvait parfois réserver quelques surprises du genre, mais pas comme ça. Les radiations étaient littéralement sortie de nul part, prenant les contrôleurs, ainsi que des centaines de navires, par surprise.
Très vite, le chaos s'empara de la tour de contrôle, qui dû signaler l'objet à tout les vaisseaux du secteur et assigner leur de nouvelles trajectoires. Un véritable bordel, où la moindre erreur de calcul pouvait résulter en un télescopage en bonne et due forme ce qui, malgré l'immense affront fait aux lois de la physique par les réacteurs à eezo, signifiait une bonne vieille pulvérisation.
-Dent de Gresh, corrigez votre trajectoire de dix degrés lacet, cinq assiette, moins trois roulis. Exécution T 29, puis suivez la trajectoire jointe pour reprendre votre route.
-Vous foncez dans un nuage de radiation Orokep! Appliquez nos instructions où vous allez griller!
-Chef! Chef! Venez voir!
Un salarien s'approcha du contrôleur turien. Sur son écran, celui-ci pointa l'immense disque noir qui venait de se matérialiser au niveau du nuage de radiation.
-Qu'est-ce que...
Les instruments peinaient à expliquer ce qu'ils étaient en train de voir.
-C'est impossible... il... on dirait une déchirure spatio-temporelle.
Le chef cala une claque à l'arrière du crane de son contrôleur.
-Calmez vous Zelkis. Ce sont juste les primates que friment.
Un navire noir, taillé en pointe et aux allures félines, surgit de la faille. Celle-ci se résorba alors doucement derrière.
-Chef! Un vaisseau vient de...
-J'ai vu.
La comm se mis alors à crépiter. D'abord dans un langage que personne ne comprit, puis, rapidement, les programmes de traduction automatique prirent le relais.
-Citadelle? Citadelle? Ici l'UNSC Normandy. Vous nous recevez? Répondez Citadelle.
Le contrôleur en chef attrapa le micro, un passablement énervé sur le visage.
-Normandy, ici Citadelle. Nous vous recevons.
Il marqua un bref temps de pause.
-Vous êtes prié de respecter les protocoles de saut PRL, qui disposent que vous ne pouvez surgir à moins de trois secondes lumières de la Citadelle. Vous m'avez foutu un merdier sans nom dans mon espace. La prochaine fois que vous ou un autre primate tente un coup comme ça, je le dégomme sur place. C'est reçu?
Le silence s'abattit dans la tour. Tout les regards étaient désormais fixés sur le salarien, qui fixait l'hologramme du Normandy avec défiance. Puis, après une attente qui sembla interminable, les communications crépitèrent.
-Normandy à Citadelle. Nous présentons nos excuses. Demandons autorisation d'atterrir.
Le chef de la tour appuya sur la pédale d'alternat.
-Autorisation accordé.
-Pour une entrée, on peut dire que c'est réussit...
Joker sentit le regard noire du capitaine Anderson sur sa nuque. Il déglutit. Bruyamment. Il allait encore se prendre des jours d'arrêts, il le sentait gros comme une maison.
Anderson se tourna vers Jane, qui se massait les tempes avec vigueur. Ses migraines n'avaient pas l'air de s'arranger et c'était loin de le rassurer.
Pressly commença à compiler les données que lui envoyaient les conciliens, afin de tracer un itinéraire. Quelques minutes plus tard, il l'envoyait à Joker, qui lança la manœuvre dans les systèmes du vaisseau.
Un petit socle, au niveau du siège du capitaine, se mis à clignoter. Une silhouette humanoïde noire, avec pour seuls traits deux points blancs à hauteur de ce qui doit être les yeux.
-Guillaume. Lança Anderson à l'IA du Normandy.
-Capitaine, Commandante. Mes senseurs ont détecté le Destiny Ascension.
Un coin de l'espace, sur l'écran d'Anderson, fut souligné par une petite lumière jaune. Tripatouillant les commandes, le capitaine agrandit l'image, se retrouvant alors face à un étrange navire.
Un énorme cylindre aplatit, au milieu duquel trônait un trou béant duquel s'échappait une étrange énergie. Avec ses ailerons sur les côtés, le vaisseau avait des airs de raie manta à laquelle on aurait greffé un gratte ciel sur la tête.
-Guillaume, faites un maximum de cliché et envoyez les à la cellule rens pour analyse.
L'IA hocha la tête, clignant des yeux, avant de disparaître.
Le Destiny Ascension était le vaisseau amiral de la Citadelle. Un béhémot, qui surclassait tout ce qui existait dans l'espace concilien. Pour l'UNSC, c'était juste un gros croiseur.
Depuis les écrans de sa cabine, John, lui observait la Citadelle. Une modeste station spatiale d'une cinquantaine de kilomètres. Cinq bras tournoyant autour d'un anneaux.
Une horde de badauds et de manifestants s'étaient agglutinés aux pieds de l'ascenseur des docks. Les drones des équipes d'holotransmission tournoyaient dans les airs, captant les images de la foule, de laquelle se hérissait, de temps à autre, une pancarte, sur laquelle était inscrit, en langue humaine, divers message, invitant les humains, d'une façon peu courtoise, à rentrer chez eux.
Une mince ligne bleue s'étirait en bordure, empêchant la foule d'approcher plus. L'exécuteur Pallin avait mis le paquet aujourd'hui. Un vaste dispositif anti-émeute, auquel s'étaient joint quelques soldats humains, chargés d'escorter et guider leurs congénères jusqu'à l'ambassade.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, révélant à la Citadelle un groupe de primate. Un humain, mâle, à la peau sombre, semblait mener le groupe. Il était accompagné par une femelle, à la peau claire et à la pilosité crânienne rouge, qui portait le même uniforme grisâtre, bardé de symboles indiquant des rangs et des honneurs, que la plupart, sur la Citadelle, étaient incapable de déchiffrer. Un mâle, qui semblait avoir enduit ses poils crâniens avec une sorte de matière visqueuse, les suivait. Il portait une tenue à la coupe légèrement différente des deux premiers, plus sombre, plus utilitaire. Il était suivit par une autre femelle, habillée de la même façon, le coloris passant cette fois au vert. Le dernier élément notable fut un dernier mâle, dont l'accoutrement tranchait drastiquement avec ses congénères. Un civil. Le reste n'étaient que des soldats, vêtus des mêmes armures noires que portaient ceux de l'ambassade.
La foule se mis à hurler, scandant diverses insultes aux humains, qui firent de leur mieux pour les ignorer. Les agents du SSC, eux, avaient resserré leurs rangs.
-Ambiance électrique aux pieds des docks où la délégation humaine vient de débarquer.
Garrus coupa l'écran, s'attirant une vague de protestation de la part de ses collègues.
-Vakarian! Merde!
-Rallume ça tout de suite enfoiré!
Le détective agrippa sa coupole et fit claquer ses mandibules.
-Vos gueules.
Il alluma alors son omni-tool, y entra quelques commandes, avant de projeter un document au reste de la brigade.
-Le procureur viens de me donner le feu vert. Maintenant on fait tomber ce fumier de Fist! Le groupe d'intervention nous rejoindra sur place, alors tout le monde en tenue!
Les enquêteurs pestèrent, vexés que le jeune détective ait interrompu leur programme du moment. Toutefois, une fois les premières secondes dissipés, la plupart trouvèrent un entrain certain à enfiler leurs armures et préparer leurs armes. Virer un enfoiré des rues, c'était toujours un excellent moment à passer.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Fist était un enfoiré de première. Drogue, prostitution, jeux d'argents, armes... il était assez nouveau dans le coin, mais il avait su creuser son trou, rachetant même l'Antre de Choras, une boite de strip-tease du quartier. Jusqu'ici, il avait toujours réussit à échapper à la justice, s'arrangeant toujours pour éliminer les témoins gênants qui seraient assez bête pour parler. Cette fois, ça serait différent.
Garrus attrapa avec satisfaction son fusil sniper harpoon, avant de le déplier. Un bijoux de technologie, qui pouvait peler une mince pellicule de métal dans un petit bloc, avant de le propulser à une vitesse effrayante sur sa cible, libérant une énergie capable de surcharger, voir percer les meilleures barrières cinétiques.
L'inspecteur Chellick, le commandant de la brigade d'investigation, débarqua à son tour dans l'armurerie du commissariat. Garrus attrapa un fusil d'assaut breaker sur un râtelier, qu'il tendis à son supérieur. Celui-ci regarda l'arme quelques secondes, avant de claquer ses mandibules.
-Vakarian... l'opération est annulée.
Garrus laissa retomber ses mandibules, surpris.
-Quoi!?
-Ça vient d'en haut.
-Mais j'ai l'autorisation du proc...
Chellick attrapa l'épaule du détective.
-Plus haut, Garrus. J'ai reçu un ordre direct du bureau des spectres.
Les spectres. Le bras armé du conseil de la Citadelle. La crème de la crème de la galaxie. Des soldats exceptionnels avec une liberté d'action totale. Ils étaient littéralement au dessus des lois, ne répondant qu'au Conseil. Des individus puissants, dont il ne fallait jamais entraver la route.
Garrus n'en revenait pas. Mais pourquoi est-ce que les spectres protégeaient un type comme Fist? Il lança un regard, pour poser cette question à son supérieur. L'inspecteur n'eut même pas besoin de l'entendre.
-C'est classifié. Trop haut, même pour moi. C'est une affaire de spectre, maintenant.
Mais Garrus bouillait de rage. Une affaire de spectre? Il grogna, reposant brutalement son fusil, avant de sortir.
