Bonjour ;
Voilà voilà, j'ai cette petite histoire qui me trottais dans la tête depuis quelques temps, j'adore les crossover depuis la nuit des temps, et je devais la faire sortir de mon esprit. Pas encore terminée, j'ai néanmoins la trame de noter et les événements majeurs sont pré-écrit. Surement pas très longue, je n'avais pas écrit de texte à chapitres depuis des années, et encore moins publié alors.. J'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture !
Quelques précisions : Pour Harry Potter (J.K. Rowling ) cela se passe fin de la guerre, je me permet quelques libertés minime suivant le décès ou non de certains personnages secondaire. Pour Teen Wolf (Jeff Davis), je me place après la saison 4, ils rentrent en terminal, et ne prend donc pas en compte les saisons suivante.
PROLOGUE
Perturbé. C'est ce qu'il en ressortait. Il était perturbé. Leurs mots, pas les siens. Lui aurait dit «traumatisé à juste titre» où encore «totalement paumé et juste fatigué» mais eux avait préféré le terme «perturbé». Et qui était-il pour remettre en cause leurs jugement, c'était eux les médecins, les spécialistes. Spécialistes qui n'avaient pas hésité une seule seconde avant d'envoyer un gamin terminer leur guerre commencer il y à trop d'année. Pas hésité une seule fois, ils ne s'étaient alors absolument pas demandé comment lui finirait. Les séquelles. Les cauchemars.
Ouais, effectivement, vu comme ça, il était peut-être perturbé. Mais dans sa bouche à lui, Harry ne pouvait s'empêcher de trouver que ce mot n'avait pas la même saveur, la même connotation. A les entendre il avait l'air malade. A s'écouter, il était juste triste, comme les blés, et désemparé.
Alors il faisait ces bagages. Ou plutôt son sac, vu le peu d'affaire personnel qu'il avait amassé au fil du temps et qui n'était pas relié à Poudlard. Il y mettais ce qui restait de sa vie, un livre ou deux, une écharpe qu'on lui avait offert, un de ces gros pull tricoter par madame Weasley, le vif d'or légué par Dumbledore.. Un manteau sur le dos, sa baguette dans la poche élimé de son jean, basquet au pied. C'était fini pour lui, il n'en pouvait plus. Les regards compatissant, la pitié, il n'en pouvait vraiment plus.
Alors il partait. Il quittait le monde magique et ces excés de compassion, son atmosphère morbide d'après guerre, et sa constante attente après lui comme si du haut de ces dix-set ans il pouvait encore porter le monde sur ces épaules. C'était impossible, et s'il était totalement honnête envers lui-même il ne savait même pas comment il en était arrivé la, comment il avait réussi à tenir le coup, sans s'effondrer de découragement et d'épuisement. Il ne savait pas encore s'il était heureux d'être encore la, d'avoir réussi, où s'il n'aurait pas mieux fallu qu'il y reste, comme une page qui se tourne avec la figure héroïque s'en allant avec le bourreau.
Mais les faits était la. Il est ici, bien vivant, sortant de son rendez-vous hebdomadaire avec un psychomage spécialisé engagé spécialement par le gouvernement pour «le remettre d'appoint» dans le but absolument pas caché de le faire bosser au ministère, figure de proue de la reconstruction du monde magique. Il n'avait même pas son diplôme putain. Qu'est-ce que ces bureaucrates croyaient exactement ? Qu'il serait capable de diriger un gouvernement ? Qu'il voulait encore se battre et faire à nouveau face à la mort ? A la cruauté ?
La guerre était officiellement terminée depuis deux mois et déjà il n'en pouvait plus. Il avait essayé de tenir bon, de faire face, d'encore et toujours faire ce qu'on attendait de lui, comme le bon soldat qu'il était, qu'on avait créé de toute pièce. Deux mois, et il se sentait sur le point d'exploser. La seule chose qui l'avait retenue jusqu'à maintenant, et qui le faisait se lever chaque jour, c'était Teddy. Theodore Lupin, son adorable filleul. Son nouveau fils, sa responsabilité, son rayon de soleil. Sa grand-mère, Andromeda, lui avait confié peu de temps avant d'elle aussi passer de l'autre côté, comme son mari, sa fille et son beau-fils avant elle. Et voici donc Harry et sa petite charge, dans un monde en friche, mais à l'aube d'une nouvelle vie.
Parce que c'était décidé. Il partait. Il prenait son envol, loin de la pression médiatique, loin du monde sorcier. Avec la complicité d'Amélia Bones, la seule personne en qui il avait un minimum confiance travaillant encore au ministère, Harry avait refait des papiers d'identités pour lui et son fils, pour le monde moldu, et surtout pour le monde américain. Un nouveau pays, un recommencement, c'était tout ce à quoi il aspirait. Reprendre des études, totalement moldu, le plus classique du classique, et élever Teddy loin des corbeau rodant autour de son chez lui actuel.
Remontant la bretelle de son sac à dos sur son épaule, il partit chercher le bambin encore endormi pour le placer dans un porte bébé tout contre son cœur. Attrapant la petite valise cabine dans l'entrée, Harry sortit de Grimmauld Place et héla un taxis, direction l'aéroport. Direction leur nouvelle vie. Direction la Californie. Direction Beacon Hills.
