Je ne possède aucun des personnages du film
Au détour d'un dossier, Gaby s'était rendu compte que c'était bientôt l'anniversaire d'Illya, un évènement que Napoléon et elle ne pouvait pas laisser passer. De plus, les deux savaient parfaitement que cela devait faire des années que leur ami ne devait pas l'avoir fêté, il fallait qu'il se rattrape.
Texte écrit pour l'anniversaire du personnage d'Illya Kuryakin : le 25 juillet
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
L'ANNIVERSAIRE D'ILLYA
Depuis le matin, Napoléon avait dû jongler avec toutes ses obligations, les officielles et les officieuses sans attirer le regard suspicieux d'Illya. Par hasard, en rangeant les dossiers de Waverly, Gaby était retombée sur le dossier de leur ami russe. Elle ne l'avait pas lu par respect pour lui et parce qu'elle préférait le voir se confier de lui-même, mais sous sa photo et son nom, il y avait sa date de naissance : 25 juillet ! Aussitôt, elle avait couru prévenir Napoléon et depuis les deux amis tentaient de lui préparer un anniversaire sans que l'espion du KGB ne s'en rende compte, le problème étant qu'il était bon et qu'il n'était pas rare qu'ils tombent sur lui au détour d'un couloir, ce qui se produisit à l'instant.
Napoléon prit sur la droite d'un pas rapide et percuta littéralement son ami qui baissa les yeux sur lui avec un air suspicieux.
- Mais où tu cours comme ça ?
- Je dois aller voir Waverly.
- Son bureau est dans l'autre sens.
- Oui, mais j'ai besoin de dossiers.
- Ton bureau est dans ton dos cowboy.
- D'accord Péril, soupira Napoléon, j'ai un rendez-vous.
- Ah et comment elle s'appelle ? Répliqua le russe avec un grand sourire.
- Teresa, répliqua Napoléon citant le premier nom qui lui passa par la tête.
Son ami lui tapa sur l'épaule et murmura.
- N'oublie pas qu'on a vraiment une réunion avec Waverly dans deux heures.
- Oh je serai de retour, dit Napoléon en s'écartant.
Illya secoua la tête et tourna pour rejoindre leur bureau. Napoléon pressa le pas et gagna l'extérieur. Il avait bien rendez-vous avec une femme, mais c'était Gaby qui l'attendait à l'extérieur et prit son bras.
- Tout va bien ?
- Si tu prends en compte que je viens littéralement de me jeter sur lui, oui ?
L'allemande pouffa.
- Mais nous avons deux heures.
- Parfait.
OoooO
Les deux amis avaient réussi à faire leurs petites courses sans trop de problèmes. La réunion qu'ils avaient eu tous les trois avec Waverly n'était qu'un suivi mensuel. Il n'avait pas prévu de les envoyer en mission avant la semaine prochaine et le clin d'œil qu'il avait adressé à Gaby en lui disant de passer un bon week-end ne tromper pas, il savait parfaitement quel jour on était… Elle lui avait souri avant de rattraper les deux garçons. Dans le couloir, elle s'était faufilée entre les deux, les prenant par les bras.
- Illya ? Tu viens avec moi ? J'ai une robe à acheter et j'aime beaucoup tes choix.
- Cela ne va pas plaire au cow-boy, rit doucement le russe.
- Mais toi tu as été mon fiancé en mission, répliqua-t-elle, lui lança une perche.
Les deux jeunes gens s'aimaient, mais Illya se retenait. Plusieurs fois il avait bien failli l'embrasser, mais il n'avait jamais été au bout de son envie, ce qui avait touché l'allemande. Il y avait tellement de peur et de douleur en lui, alors elle tentait de lui faire comprendre que ce n'était pas grave, qu'elle pourrait attendre et qu'elle serait toujours là pour lui. D'ailleurs, elle se blotti un peu plus contre lui et Napoléon joua les faussement exaspéré.
- Allez donc faire les boutiques, je vais finir de ranger quelques dossiers et me rentrer. A lundi !
Ses amis lui souhaitèrent une bonne soirée et s'éloignèrent. Napoléon sourit. Gaby allait bien l'occuper au moins deux heures, il était temps qu'il passe à la préparation de la suite.
OoooO
Illya ouvrit la porte de son petit immeuble, grimpa rapidement l'escalier et gagna son appartement qui se trouvait au cinquième sans ascenseur. Napoléon lui disait tout le temps que ce n'était pas pratique, mais le russe aimait entendre les gens monter, un reliquat de son passé… et puis il savait que le KGB n'était pas heureux de son choix, qu'il lui en voulait d'avoir accepté l'offre de Waverly et de participer à cette alliance contre nature entre les trois grands service secrets mondiaux : Une équipe réunissant CIA, KGB et MI6 c'était bien une première.
Perdu dans ses pensées, il arriva à sa porte et se tendit. Il y avait du bruit à l'intérieur. Le russe se tendit, glissa la main dans sa veste et tira son arme, mais il n'y avait pas que du bruit, il y avait aussi des odeurs de cuisine et il connaissait une seule personne qui aimait cuisiner. Il soupira et poussa la porte de son appartement.
Il n'était pas très grand et meublé sommairement. La cuisine et le salon se trouvait dans la grande salle à vivre. Sur le côté deux portes donnaient sur la chambre et la salle de bain. C'était plus facile pour le jeune homme d'avoir un endroit réduit pour ce construire un cocon où il se sentait en sécurité. Il n'y avait pas vraiment d'objets de décor à part une photo sur la console de l'entrée, une photo où il se trouvait avec Gaby et Napoléon… Napoléon qui se tenait devant sa cuisinière où il était en train de faire mijoter des plats. Avec son tablier à fleurs et ses gants roses par-dessus son costume italien hors de prix, c'était une vision assez particulière. Illya secoua la tête, avoir pour partenaire l'un des plus voleurs du monde recruté de force par la CIA pouvait réserver des surprises. Il soupira et remit son arme dans son holster tout en se laissant tomber assis sur son canapé.
- Cow-boy, tu dois arrêter d'entrer chez moi par effraction !
- Dans ce cas, donne-moi une clé !
Le russe émit un léger rire.
- Je ne voudrais pas rendre ça trop facile. Pourquoi tu es là ?
- Une envie de partager un repas avec toi ce soir. On est vendredi, pas de bureau demain, c'est bien non ?
Illya fit la moue et s'apprêtait à répliquer quand on frappa à la porte. Le russe parut troublé et eut comme réflexe de reprendre son arme ce qui fit pouffer de rire son ami.
- Pas de panique, c'est le dessert !
- De quoi ?
- Va ouvrir !
Illya tiqua, mais accepta. Il se leva, ouvrit la porte et tomba nez à nez avec Gaby qui lui sourit et brandit une boîte à gâteau impressionnante.
- J'ai le gâteau ! S'exclama l'allemande en se hissant sur la pointe des pieds pour lui donner un baiser sur la joue.
- Le gâteau ? S'exclama Illya en fermant la porte pendant que l'allemande déposa le gâteau sur la table basse, la table principale ayant déjà été dressée par Napoléon pour le repas.
Cette dernière se retourna toujours en souriant.
- Mais enfin qu'est-ce qui se passe ? Demanda le russe en se rapprochant.
- Tu n'as en vraiment aucune idée ? S'étonna Napoléon.
A la manière dont le regard de son ami se fit vide, l'américain comprit que c'était effectivement le cas et cela lui serra le cœur… Sa mère était morte quand il avait 10 ans, est-ce que quelqu'un avait pensé à lui depuis qu'il était seul ? A la façon dont il ne semblait pas comprendre, cela ne devait pas être le cas et cela le touchait véritablement… Ces salopards avaient accrus ses peurs, ses angoisses et ses crises psychotiques pour en faire le parfait agent secret, mais ils n'avaient fait preuve d'aucune humanité…
Gaby aussi fut touchée en comprenant qu'il ne comprenait vraiment pas. Alors, elle déballa le gâteau et le posa dans un grand plat. C'était un millefeuille qu'elle avait été acheter dans une pâtisserie française pour l'occasion et sur lequel elle avait fait noter « joyeux anniversaire Illya » en russe.
Elle sentit son regard sur le gâteau, mais ne s'attendit pas à le voir trembler comme il se mit à trembler. Napoléon le nota aussi. Il posa sa casserole, enleva ses gants et s'approcha de son ami.
- Joyeux anniversaire Péril.
Son ami redressa la tête vers lui, il tremblait de plus en plus et il balbutia d'une voix troublée.
- Bon anniversaire, mais…
- Ça se fête entre amis tu sais, lui lança Napoléon avec un grand sourire.
Le regard d'Illya se fit un peu plus perdu, ses tremblements s'accrurent et Napoléon finit de se rapprocher. Il écarta doucement les bras pour le prévenir et passa les mains dans son dos pour le tirer dans ses bras. Le russe se laissa faire, totalement perdu et se pencha sur son ami pour s'écrouler contre lui. Napoléon le retint avec douceur, faisant glisser l'une de ses mains sur sa nuque quand il le sentit se mettre à pleurer.
- Hey ? Illya, ne te mets pas dans cet état.
Il aurait pu l'appeler par le petit surnom habituel, mais il y avait trop de douleur, c'était de son amitié qu'il avait besoin.
- Désolé, murmura doucement le russe sans parvenir à arrêter ses larmes.
Gaby se rapprocha elle aussi et se blottit contre lui. Illya retira l'une de ses mains du dos de Napoléon par la placer dans le dos de la jeune femme et la serrer contre lui. Il tremblait, mais il appréciait le geste de ses amis et il avait besoin de les serrer dans ses bras. Les deux se laissèrent faire. Napoléon caressa doucement son dos pour tenter de dénouer ses muscles.
- Tu n'as pas à être désolé, mais c'est censé être plus festif un anniversaire, non ?
Les sanglots d'Illya furent sa seule réponse et il lui pressa la nuque.
- Ça fait longtemps, hein ? Mais ne t'en fais pas, c'est fini la solitude, on est là Illya.
- On va passer le week-end entier à te cocooner ! Ajouta Gaby en appuyant sa tête contre son épaule.
Le russe frissonna et tenta de se reprendre, mais c'était si difficile. Le dernier anniversaire qu'on lui avait vraiment souhaité c'était sa mère l'année de sa mort… Le KGB avait une manière plus étrange et douloureuse de lui souhaiter avec sarcasme. Il se rappelait notamment d'un entraînement pour résister à la torture particulièrement violent le jour de ses 18 ans… C'était bien pire que tout ce qu'il avait pu subir en mission, alors il ne pensait plus à son anniversaire et que ses partenaires, ses amis y ait pensé, cela le bouleversait… Il expira, reprit en parti le contrôle de ses émotions et se redressa. D'un geste, il essuya ses larmes n'osa pas regarder ses amis.
- Je suis désolé.
- Ce n'est pas grave, dit Napoléon en frottant son bras. On passe au repas ? J'ai fais une blanquette qui ne va pas aimer attendre trop longtemps. Tu peux ouvrir le vin?
Le russe sourit et hocha la tête. Napoléon repartit aux fourneaux et Gaby le suivit pour servir les entrées. Il avait fait un pâté de pommes de terre qui finissait de dorer doucement dans le four. Elle le sortit et le ramena sur la table. Napoléon mit sa blanquette à mijoter et vint s'asseoir avec eux. Ilya servit le vin et ils se mirent à manger.
Le repas effaça les sanglots et la douleur de leur ami. Les rires remplacèrent les pleurs et la discussion s'anima. Illya évita de parler de lui, mais il était heureux cela se voyait, heureux et détendu. Ça c'était déjà quelque chose de rare et de précieux. Quand Gaby garnit le gâteau d'un paquet de bougies, en revanche, il fit la moue.
- Attends, mais…
- Un anniversaire sans bougies, ce n'est pas un anniversaire ! Le fit taire l'allemande en posant le gâteau sur la table pour allumer les bougies.
Illya tenta de l'aider, mais elle lui tapa sur la main.
- Et allumer ses propres bougies ça porte malheur !
- Ok choper girl, je te laisse faire !
Napoléon sourit et les laissa faire tout en débarrassant une partie de la table avant d'aller chercher un appareil photo.
- Ah non ! Protesta Illya.
- Mais si ! C'est ton anniversaire ! Alors pas de protestations !
- Alors souffle ! L'exhorta Gaby avant de se mettre à lui chanter « joyeux anniversaire »
Illya rougit, peu habitué à une telle attention à son égard, mais s'exécuta. Il dut s'y reprendre à deux fois, mais il y parvint. Napoléon le mitrailla de photos et Gaby l'applaudit avant d'enlever les bougies. Puis, elle coupa le gâteau et le servit. Illya n'avait jamais mangé de millefeuille de sa vie et il fit un regard étonné.
- C'est bon ? Demanda Gaby.
- Merveilleux !
- Je savais qu'il allait te plaire, dit-elle en se levant.
Elle traversa la pièce, ouvrit la porte de la chambre et se pencha le temps de récupérer deux sacs provenant des boutiques qu'elles avaient parcourus en compagnie de Napoléon. Illya fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Tes cadeaux ! Dit-elle avec un grand sourire, avec Napoléon on a fait les boutiques, tu as très bon goût alors on espère que ça te plaira.
- Je… J'en suis sûr… Je…
- Ouvre-les alors ! Répliqua la jeune femme en se penchant pour lui donner un baiser rapide sur les lèvres.
Le russe sursauta. C'était leur premier baiser. Ce n'était pas ce qu'il avait imaginé, mais cela lui faisait quelque chose. C'était déjà un cadeau précieux. Ses mains tremblaient un peu quand il ouvrit les paquets. De celui de Gaby, il en sortit deux polos : un brun et un bleu marine. C'était de loin le vêtement qu'il préférait et la jeune femme sourit.
- C'est pour changer de ton éternel noir, ils te vont bien, mais le bleu mettra en valeurs tes yeux.
- Merci…
- De rien…
Du paquet de Napoléon, il sortit un fédora et fronça les sourcils.
- J'aime bien ta casquette, mais je suis sûr qu'il t'ira parfaitement !
Le russe sourit.
- Pour me fondre dans New-York ?
- Pourquoi pas !
- Merci cow-boy.
- Ah j'avais pensé au stetson, mais ça aurait fait un peu trop, non ?
Illya laissa filler un rire.
- On finit ce gâteau ! Lança Gaby.
La fin de la soirée, se déroula pour le russe comme un rêve. Ils finirent le gâteau, puis il fut obligé de se transformer en mannequin pour leur montrer que tout lui allait et ils s'écroulèrent ensembles sur le canapé, Illya au milieu, ses deux amis chacun d'un côté.
Ils continuèrent à discuter de tout de rien et le sommeil saisit Napoléon qui fut le premier à s'endormir, la tête sur l'épaule de son ami. Illya et Gaby pouffèrent de rire, mais ne bougèrent pas. La jeune allemande se blottit contre le russe pour s'endormir elle aussi. Illya ne l'empêcha pas. Il leva les bras et les tira tous les deux contre lui…
Cette soirée était un rêve éveillé, un vrai rêve, quelque chose d'important qui venait de lui faire reprendre foi en l'être humain. Tout n'était pas que douleur, torture et solitude… Il existait de belles choses, des choses précieuses et le russe ne regrettait plus son choix. Il ne retournerait peut-être jamais dans son pays, mais il avait trouvé quelque chose d'unique et qu'il ne pensait pas qui pouvait être accessible pour lui : des amis, une famille… et pour la première fois depuis qu'il était enfant, il s'endormit à son tour, totalement apaisé.
Défis des Défis Galactiques
Les anniversaires de vos personnages : Illya Kuryakin : 25 juillet 1931
Ecrire sur un perso dont le prénom commence par I
Blessure 20 : Solitude
Horoscope du 08/07/2021 : Cancer : Napoleon Solo & Illya Kuryakin (TMFU)
U – USA
Préjugé 21 : Les hommes ne pleurent pas
Le métier de votre personnage 15 : Agent secret
Prompt du 07/05/2021 : "Tu dois arrêter d'entrer chez moi par effraction."
"Dans ce cas, donne-moi une clé"
Défi de Sarah et Voirloup n°78 : Ecrire post-canon de votre fandom
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100 façons de pleurer 22/100
50 nuances de The Man From U.N.C.L.E (2/50)
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