Disclaimer : The Crown est l'oeuvre de Peter Morgan et la propriété de Netflix.

Résumé : Elizabeth était la lumière. Margaret était l'ombre. Un rôle que la princesse avait eu du mal à accepter.

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Ombre et lumière

Elizabeth était la lumière.

Margaret était l'ombre.

Aux yeux du monde, des lois, de l'étiquette, c'était ainsi que cela devait être, que cela devait être inscrit, que cela devait se passer. La personnalité propre de chacune ne comptait pas. En tant que fille aînée de George VI, ancien duc d'York, Lilibet était le centre de l'attention et Margaret derrière elle, deux pas derrière elle, comme son beau-frère. Peu importait combien l'aînée détestait être sous les projecteurs parce qu'elle était timide, que cela la mettait mal à l'aise. Peu importait que la cadette, à contrario, adorait cela, qu'elle aimait la chaleur des spots sur ses bras nus, que la scène était son amie. La première-née menait la danse, la cadette ne pouvait que toucher au clavier du piano de la royauté de temps en temps, sous bonne garde. Même si la reine elle-même trouvait certains points du protocole idiot, elle se devait de le préserver. C'était ainsi. C'était ce qu'on lui avait appris.

Et oui, souvent, Margaret était en colère. Contre Elizabeth. Contre le monde entier. Mais quand sa sœur lui rendit visite après sa tentative de suicide, quand elle vit ses larmes, elle qui avait tant de mal à pleurer ! Quand elle entendit sa déclaration d'amour, tout ce qu'elle représentait pour elle, sa frustration lui semblait bien dérisoire. Lilibet s'était retrouvée affublée d'un travail qu'elle n'avait jamais voulu, un travail qui avait doucement tué leur père alors qu'elle n'aurait rien aimé plus que d'être simplement Elizabeth Mountbatten, une épouse, une mère, une grand-mère, vivant à la campagne, entourée par sa famille, ses chevaux et ses chiens. L'Histoire en avait voulu autrement.

Elizabeth était la lumière.

Margaret était l'ombre.

L'ombre était une amie fidèle, rassurante, une paire de bras dans lesquels on pouvait tomber si on trébuchait, une sécurité, une figure familière vers laquelle on pouvait se tourner quand on se sentait vaciller, une escale pour se reposer, jouissant de plus de liberté et accordant un bref moment d'innocence. C'était cela, son rôle, un qu'on lui avait craché à la figure enfant, que son cœur acceptait instinctivement par amour sororal, un que son esprit avait refusé par contradiction et rébellion.

Elizabeth était la lumière.

Margaret était l'ombre.

Pourtant, derrière les portes closes, la princesse était l'une des lumières dans la nuit dans la vie de la reine et elle avait bien l'intention de l'être jusqu'à la fin de sa vie.

FIN