Auteure: Sachiyo

Genre et blabla: Les persos ne m'appartiennent pas, juste l'histoire dans laquelle ils évoluent. OOC, UA, yaoi et/ou hétéro.

Note: Je n'ai écrit que ce chapitre pour le moment, mais je compte la poursuivre jusqu'à terme. Je sais déjà comment je veux la finir, donc ça ne sera pas une histoire très longue. Je poste le premier chapitre afin de savoir s'il plaît et si ça vaut le coup que je poste la suite. Dans tous les cas, elle sera écrite.

Note2: Ecrit sur BTS, Eddy de Pretto, et divers autres artistes.

Note3: Sorry d'avance s'il reste des fautes d'inattention.

Bonne lecture !


« Naruto, je t'en prie, ne pars pas ! Je ferai des efforts, je ferai attention, ça n'arrivera plus ! Je t'en supplie, ne pars pas, ne me laisse pas seule ! »

« Tu as agi en ton âme et conscience. Tu savais ce qu'il se passerait si tu faisais ça. Je t'ai toujours prévenu que le résultat d'une trahison serait mon départ. Tu as agi en parfaite connaissance de cause. Il n'y rien de plus à en dire. »

« Tu vas dire que tout est de ma faute ? »

« Parce que c'est moi qui t'aie dit d'aller te TAPER UN AUTRE GARS ? »

« Naruto, je t'en prie, je ne voulais pas ! Laisse-moi te prouver ma sincérité, je vais te prouver qu'il s'agissait d'une erreur ! Je suis humaine, l'erreur est humaine ! Pardonne-moi, laisse-moi juste une chance ! »

« La chance, je te l'ai laissée il y a longtemps. N'essaie pas de me retenir, je m'en vais. Un bon courage à toi pour le futur. »

Sur ces paroles, Naruto prit son sac d'affaires et sortit de l'appartement qu'il louait avec Sakura. Sans un regard, sans un mot supplémentaire. Aussi simplement que de respirer.

Il ne pouvait pas nier que son couple battait de l'aile mais il s'était consacré au maximum à sauver cette relation. En un instant, elle avait ruiné tous ses efforts.

Naruto étant bisexuel, la tentation d'aller voir ailleurs était grande. Il y avait, particulièrement, ce jeune homme rencontré devant l'église du quartier, excessivement séduisant, qui l'avait invité à sortir boire un verre. Naruto avait refusé, par respect pour Sakura. Il n'avait pris ni nom, ni numéro de téléphone. Il avait simplement poursuivi son chemin jusqu'à l'appartement.

Finalement, une telle droiture n'avait servi à rien, il venait de se faire tromper. Sakura avait couché avec un autre homme. Etait-ce par tristesse, par dépit, par ennui ? La réponse importait peu au vu du résultat.

Il l'avait toujours aimée. Mais à présent que la relation était finie, il se sentait soulagé d'une sorte de poids qu'il n'avait pas eu conscience de porter. D'une certaine manière, il était libéré.

A mesure qu'il marchait dans la rue, une question s'imposait à son esprit. Maintenant qu'il avait quitté son lieu de vie, où allait-il dormir ? La famille, il l'avait mais il ne souhaitait pas encore qu'elle soit au courant de la situation. L'argent, il l'avait mais dormir à l'hôtel lui paraissait froid et triste. Il décida de s'en remettre à ses pieds, et de continuer à marcher jusqu'à ce qu'il en ait marre.

Il prit le temps de réfléchir à la situation également. Qui était cet homme avec lequel Sakura avait couché ? Etait-ce un de leurs amis ? Auquel cas, tous ses amis seraient prévenus d'ici peu. Etait-ce un inconnu croisé dans la rue un jour, comme celui qu'il avait lui-même croisé ? L'image de l'inconnu s'imprima dans son esprit, et il prit le temps de l'analyser.

Le jeune homme était brun, avait la peau hâlée. Ses cheveux étaient en bataille, comme s'il était impossible de les discipliner. Il l'avait regardé avec un sourire charmeur, ses canines semblant légèrement plus longues que le reste de ses dents. Excepté ce détail, sa dentition était parfaite. Les lèvres de sa bouche appelaient au baiser, rosées et parfaitement dessinées. Il avait une sorte de tatouage rouge sur les joues, en forme de triangle inversé. Cela aurait pu être moche, cela aurait même dû être le cas et pourtant, sur ce visage, cela faisait ressortir la couleur noire, vibrante, des yeux de cet homme.

A détailler ainsi le visage de cette personne, Naruto commença à rougir. Il était vraiment séduisant. Totalement son type d'homme. Totalement le type d'homme à lui faire perdre la tête.

Naruto souffla un grand coup, pour reprendre ses esprits. En y réfléchissant bien, c'était la première fois qu'il voyait cet homme près de l'église. N

Naruto n'était pas particulièrement croyant, mais Sakura l'était. Alors il leur arrivait parfois d'aller à la messe. Or, Naruto en était certain, il n'y avait jamais vu cet homme. Sinon, il s'en serait rappelé. Il ne ressemblait pas à un homme dans le besoin, mendiant pour sa vie. Il ne semblait pas non plus être un homme fortuné, au vu des converses légèrement usées à ses pieds. Un homme en voyage ? Un vacancier ? Cela aurait pu être possible, mais pas à cette période de l'année. Peut-être était-il simplement perdu et l'église lui semblait être le meilleur endroit pour demander son chemin. Cette hypothèse fit sens, et Naruto se dit alors qu'il ne croiserait plus jamais ce jeune homme.

Un peu écœuré par cette conclusion, Naruto releva les yeux. Il les avait baissés sans s'en rendre compte pendant qu'il réfléchissait. L'église était face à lui, bien ancrée en ses fondations, et attendait patiemment qu'il se décide à entrer. Ce qu'il fit. Sans savoir pourquoi, il se dirigea vers le confessionnal. Il ne croyait pas en l'existence d'un Dieu, alors quel besoin avait-il de se confesser ?

Il entra et s'assit, ne sachant pas ce qu'il convenait de faire. Il perçut du mouvement sur la chaise face à lui, ce qui le motiva à parler.

« Pardonnez-moi mon père, parce que j'ai pêché. Enfin, je pense que c'est par ça qu'il faut commencer. Je ne suis pas croyant Monsieur. Je ne sais pas si ma place est bien ici. A vrai dire, je ne sais même plus où est ma place. La femme avait qui je vivais depuis sept ans m'a trompé, et me l'a avoué. Je me suis mis en colère, j'ai pris quelques affaires et je suis parti du foyer conjugal. Si je dois vraiment être honnête, je ne suis pas si en colère. C'est plutôt mon égo qui en a pris un coup. Je ne pensais pas qu'elle ferait quelque chose comme ça après toutes ses années. Peut-être était-ce son dernier recours pour demander de l'aide. Je l'aime cette femme, je l'ai profondément aimée pendant des années. Je ne sais pas quand, précisément, la nature de mes sentiments a changé, mais elle a changé. Et bien que je l'aime toujours, je ne suis plus amoureux. Et cette trahison à notre engagement m'a juste ouvert une voie de sortie là où je n'en voyais pas. J'ai peut-être un peu profité de sa détresse pour fuir ce lieu où je ne me sentais plus à ma place. J'ai mis fin à la relation en utilisant cette trahison, et je me sens maintenant pleinement libéré. Comme si, à présent, toutes les portes étaient ouvertes. Mais ça me fait un peu peur, parce que je ne sais pas laquelle choisir. Je sais que c'est mal, mal pour et envers elle, mais c'est plus fort que moi. Je suis plus satisfait qu'insatisfait de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.
Monsieur, je vais être sincère avec vous, je ne sais pas si je dois tout dire ou attendre qu'on me pose des questions. Et comme je ne suis pas croyant, je n'attends pas de pardon. Je ne sais pas pourquoi je suis venu ici. J'espérais peut-être voir quelqu'un en particulier... Selon vous, que dois-je faire ? »

Un long silence s'en suivit, Naruto pensait même avoir parlé dans le vide. Mais une nouvelle fois, il perçut du mouvement de l'autre côté et sut qu'il avait été écouté. Peut-être que le Père ne savait pas quoi répondre à toutes ces informations. Et il l'avait appelé Monsieur au lieu de Mon Père ! A l'instant où il ouvrit la bouche pour s'excuser, il entendit :

« Kiba, j'espère que tu n'es pas allé dans le confessionnal ! Ce n'est pas un endroit pour toi, même si c'est juste pour nettoyer ! »

Kiba ? C'était qui ce type ? Le Père qui officiait le dimanche s'appelait Iruka. Naruto entendit alors un chuchotement :

« Retrouvez-moi dehors dans 5 minutes… »

Estomaqué, Naruto resta assis un long moment avant d'oser bouger. Il avait raconté sa vie à un inconnu, qui n'était pas un homme d'église et qui n'était, de fait, pas tenu par le devoir du silence.
Ce genre de chose n'arrivait qu'à lui. Dépité, mais finalement assez habitué à ce genre de situation, il se releva et entreprit de ressortir de l'église sans se faire remarquer.

La personne qui lui avait parlé était un homme, et s'appelait Kiba. Naruto n'était pas sûr de vouloir attendre pour découvrir quel genre d'homme restait caché dans le confessionnal d'une église et écoutait sans un bruit le malheur des gens. Il repartit sans attendre, car dans le fond, il valait mieux ne pas savoir. Il entendit alors :

« Attendez ! S'il-vous-plaît, attendez ! »

Il se retourna et reconnut l'inconnu qu'il avait croisé devant l'église.

« Ah, merci ! » Il reprit son souffle et poursuivit.

« Ecoutez, je suis désolé. J'ai été engagé à temps partiel pour faire le nettoyage de l'église, mais je vous jure, je ne pensais pas que quelqu'un viendrait là ! Normalement, après s'être adressé au Père, on attend d'avoir son aval pour parler, mais vous, vous avez tout enchaîné d'un coup. Et je n'ai plus osé vous interrompre pour vous dire que je n'étais pas la bonne personne. Ah, ça n'arrive vraiment qu'à moi… Je voulais juste m'excuser. »

En plus d'être incroyablement séduisant, ce jeune homme avait une voix suave, sensuelle, qui appelait au sexe et à la débauche.

« Tu as quel âge ? »

« Dix-neuf ans Monsieur. »

Monsieur ? Naruto paraissait-il si âgé pour se faire appeler Monsieur ?

« Écoute jeune homme. »

« Kiba. »

L'inconnu était donc Kiba ! Pourquoi avait-il fallu que ce bel apollon soit un jeune homme de dix-neuf ans...

« Écoute… Kiba. L'erreur est humaine, tu n'as pas fait exprès, et tu as eu l'honnêteté de venir t'excuser. Il n'y a rien de mal, vraiment. Reprends le cours de ta vie, je reprendrais le cours de la mienne. »

« Pourquoi ne pas avoir pardonné à votre épouse alors ? »

« Nous ne sommes pas mariés, et je ne me rappelle pas quand tu as eu ton mot à dire sur cela. »

Beau gosse, mais insolent. Plus Naruto le regardait, plus des images obscènes s'imposaient à son esprit. Il fallait qu'il parte, et vite. C'était encore un gamin qui ne devait pas connaître grand-chose de la vie. Une petite copine, des cours à la fac, des sorties entre potes les week-ends.

« Je souhaite me faire pardonner, laissez-moi vous offrir un verre. »

« C'est gentil, mais je ne bois pas. Rentre chez toi petit. »

« Un coca ? S'il-vous-plaît, je ne pourrais jamais me pardonner si je ne vous invite pas au moins à prendre un verre. »

Naruto céda, plus pour lui-même que pour cette personne.

« Je m'appelle Naruto, ne m'appelle plus Monsieur et ne me vouvoie plus, je ne suis pas si vieux. Très bien, un verre et c'est tout. Allons au Square Garden, à cette heure-ci, c'est vide. »

« C'est surtout fermé... »

Square Garden était le bar gay de la ville, mais il était tellement huppé que peu importait l'orientation sexuelle, tout le monde s'y rendait. Naruto, dans son cas, n'y avait plus mis les pieds depuis un moment mais le gérant était l'un de ses amis donc il savait comment obtenir de l'intimité.
Naruto ne comprenait pas très bien comment la situation en était arrivée là. Quelle était la probabilité pour que Kiba, son inconnu sexy, soit dans l'église pile le jour où il quittait Sakura ? Etait-ce vraiment un hasard ? Une coïncidence ? Ou était-ce le fruit du destin ? Mais Naruto ne croyait pas au destin. Pour lui, l'avenir n'était pas écrit, il reposait sur ses propres mains. D'un autre côté, se faire tromper, fuir la maison, et aller dans un bar avec un jeune homme de dix-neuf ans ne faisaient pas non plus parti des projets d'avenir qu'il avait en tête. Sans parfaitement se décider à croire au destin, Naruto admit la possibilité que tout ne repose pas non plus entre ses mains.
Quand il regarda l'heure, il était dix heures dix. Quelqu'un pensait à lui. Sakura ?
Il se mit à culpabiliser en pensant à elle. Elle devait être effondrée chez eux, regrettant son geste, priant pour qu'il revienne. Elle devait se sentir comme la pire des femmes, une moins que rien qui ne mérite ni pardon, ni salut. Naruto s'était énervé par orgueil, il n'était pas vraiment blessé de son acte. Il se dit qu'il devrait rentrer pour s'excuser et parler franchement avec Sakura. Malgré son acte, leur relation méritait mieux que des cris et une porte claquée. Ce soir, il rentrerait et s'expliquerait avec elle. Ils pourraient alors tous les deux mettre fin sereinement à leur relation, sans qu'aucune rancœur ne perdure. Naruto n'était pas quelqu'un de rancunier, et Sakura non plus. Il devait exister une solution qui leur permettrait de ne pas mettre treize ans d'amitié et sept ans d'amour à la poubelle.

Kiba le ramena de façon brutale à la réalité.

« Naruto ? Tu me tiens la main… »

Merde. Il ne s'était pas rendu compte qu'il lui avait pris la main. Il l'a lâcha, comme si sa propre main venait d'être brûlée et s'excusa rapidement. Il faisait ça à chaque fois ! Il avait ce besoin de tenir la main de l'autre quand il était dehors avec quelqu'un. Habituellement, c'était la main de Sakura qu'il prenait. Il regarda Kiba, son visage était rouge. Etait-ce de la colère, ou de la gêne ?
Quoiqu'il en soit, ils venaient d'arriver devant le bar. La porte était close. Il n'était que dix heures du matin après tout.

« C'est pas grave, on n'a qu'à aller ailleurs. »

« Ne dis pas n'importe quoi, je n'ai pas choisi ce bar juste parce qu'il est cool. »

La porte était bloquée par un digicode. Il n'y avait pas besoin de clés. Naruto tapa le code, et la porte s'ouvrit. Le bar était sombre, les lumières éteintes. Il commença par allumer la lumière, descendit deux chaises de l'une des tables, et prépara deux verres de Coca-Cola. Kiba le vit prendre un post-it et écrire dessus. Il était particulièrement intrigué par cet homme blond qui venait de se confier sans tabou à lui. Enfin, pas tout à fait à lui en particulier mais c'était la même chose dans sa tête. Un homme lui avait parlé avec confiance et l'avait considéré comme son égal. Il se rappela la fois où, se sentant plein de confiance, il avait proposé à ce même homme de sortir boire un verre. Ce jour-là, Naruto avait refusé. Kiba en avait été déçu. Cet homme, grand, blond, bâti comme un dieu l'avait regardé avec envie et la phrase était sortie par elle-même, comme dotée d'une volonté propre. Les choses étaient différentes à présent, car il se trouvait dans le meilleur bar de la ville avec ce même homme, qui d'une manière ou d'une autre, avait un lien avec le gérant.

Naruto s'approcha de lui, deux verres de coca à la main. Il lui en proposa un, qu'il prit. Il but une grosse gorgée, pour se donner du courage.

« La dernière fois que je t'ai proposé de sortir, tu as refusé. Pourquoi ? »

« Cela n'aurait pas été correct envers ma… mon amie. »

« Et comme tu l'as quittée, aujourd'hui, tu n'as plus de remords ? »

« Exactement. Bon, Kiba ? Pourquoi tu m'as invité ? Quel est ton but ? »

« Tu m'as raconté un peu de tes secrets, alors pour être quitte, je vais te raconter un peu des miens. Quand j'étais au lycée, je suis sorti avec quelqu'un dont j'étais vraiment amoureux. C'était un secret, parce que je sortais avec un gars. Moi j'ai toujours su que j'étais gay, mais lui avait des problèmes pour assumer cette part de lui. Moi non. J'avais du mal à accepter de vivre mon amour dans l'ombre. Alors un jour, j'ai décidé de le confronter à la réalité. Je suis allé chez lui, je me suis fait passer pour un ami. On était dans sa chambre, et j'ai tout fait pour qu'il m'embrasse. Il a fini par craquer, on s'est embrassés. D'abord un peu, puis on s'est enflammés. Et dans le feu de l'action, on a couché ensemble. Ses parents nous ont entendus. Quand on est redescendus, on savait qu'ils savaient. J'ai regretté, parce que je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Ses parents ont appelé les miens. Bref, cette histoire s'est mal finie. Mes parents m'ont renié et à seize ans, je me suis retrouvé à la rue, sans famille, sans petit copain, sans rien. Ça a été dur mais pas insurmontable. Maintenant, je poursuis mes études et j'ai un petit boulot. J'espère avoir appris de mes erreurs… »

« Hum… Oui, d'accord. C'est très bien, tu n'es pas resté amorphe suite à ton échec. C'est une preuve de maturité. Mais, quel est le rapport avec notre situation d'aujourd'hui ? »

« Tu me plais. Tu m'as plu dès le premier jour où je t'ai vu. Je ne souhaite pas de relation sérieuse, je suis encore jeune. Je ne cherche ni engagement, ni problème. Je suis juste à la recherche de quelque chose de passager. Et tu as avoué tout à l'heure à l'église que tu souhaitais me revoir, même si tu ne savais pas que c'était moi à ce moment-là… »

« Tu veux un plan cul ? »

« Oui. »

« Et tu veux que ce soit moi ? »

« Oui. »

« Est-ce que tu as écouté ce que j'ai dit tout à l'heure ? »

« Tu as été en couple, tu n'étais plus heureux et tu as quitté ta copine suite à sa tromperie. Tu n'es donc plus engagé. »

« Je suis célibataire depuis deux heures donc. Je ne sais pas à quoi pensent les jeunes de nos jours, mais il n'est pas dans mes habitudes de coucher avec des garçons tout juste sortis de l'adolescence, et ce en venant juste de rompre. »

« … »

« Je suis flatté de ta proposition, mais je vais devoir la décliner. Maintenant, finis ton verre, je te ramène à l'église. »

Kiba n'insista pas, et se décida d'en rester là pour le moment. Naruto, pour sa part, dut faire preuve d'une extraordinaire maîtrise de soi pour ne pas sauter sur ce garçon qui ne demandait que ça. Il avait eu raison de dire qu'il n'était plus engagé mais il n'était pas si simple de tirer un trait sur une relation si profonde. Il devait d'abord mettre proprement fin à sa relation avec Sakura. Ils repartirent du bar ensembles, sans un mot. Kiba remarqua que Naruto avait laissé ses affaires dans le bar avant de sortir. Il en avait la certitude désormais : Naruto connaissait le gérant du Square Garden. Cela le rendait encore plus mystérieux, et donc plus attrayant. Il se promit d'en faire son amant, quoi qu'il en coûte. Ce qu'il ignorait, c'est que Naruto se fit la même promesse.

Une fois arrivés à l'église, Naruto repartit. Il se mit en quête d'un endroit où manger, il avait faim. Il prit le temps de la réflexion.

Comment sortir de ce conflit sans faire plus de dégâts ? Sakura était son amie. Elle était sa meilleure amie. Il n'y avait qu'elle, elle était le pilier de sa vie, les fondations d'une maison qu'ils avaient bâtie à deux. Ils s'étaient connus à sept ans, à l'école primaire. Elle venait d'arriver dans cette ville, dans cette école, et n'avait pas d'amis. Lui avait toujours vécu dans cette ville, mais son contexte familial effrayait les autres enfants, aussi n'avait-il, lui non plus, pas d'amis. Ils s'étaient rapprochés, naturellement. Ils étaient devenus l'oxygène dont l'autre avait besoin pour vivre. Ils n'avaient besoin de personne, ils se suffisaient à eux-mêmes. Cette amitié, ils la chérissaient plus que leur propre vie. Chacun savait que sans l'autre, rien n'aurait été possible. Naruto était là quand Sakura avait perdu sa mère. Sakura était là quand Naruto se fit adopter par son parrain. Ils partageaient chaque instant, qu'il soit bon ou mauvais. Lorsque Naruto avait avoué à Sakura qu'il était bisexuel, elle avait ri. Pas pour se moquer, mais parce qu'elle l'avait toujours su. Il n'y avait pour elle aucun sujet de discussion. Naruto était ce qu'il était, et elle l'aimait tel qu'il était. Aucun des deux ne savait précisément à quel moment cette amitié s'était transformée en amour. Mais après toutes ses épreuves passées ensembles, cela ne semblait pas anormal d'approfondir les liens qui les unissaient.

Peut-être était-ce là la seule erreur de leur parcours. Changer cette amitié indestructible en amour faillible. Ils savaient bien sûr que cela pourrait ternir leur relation, mais ils avaient une confiance aveugle en l'autre. Quoi qu'il arrive, ils ne se quitteraient jamais. Qu'on est bête à vingt ans.

Naruto se posa dans un café à proximité du Square Garden. Il prit des crêpes au chocolat, mangea, et retourna dans le bar. Le gérant était levé la porte ouverte. Il était prêt à commencer sa journée. Naruto le salua d'un coup de tête et entra dans le bar. Sans être vraiment triste, il se sentait quand même un peu morose. Trop de choses s'étaient passées en deux heures pour qu'il puisse tout assimiler en si peu de temps.

Le gérant le suivit à l'intérieur de l'établissement et patienta. Il savait que lorsque Naruto était dans cet état, il valait mieux attendre qu'il se décide à parler. Ce qui ne tarda pas.

« Sakura m'a trompé. J'ai gueulé, j'ai pris mes affaires et je suis parti en claquant la porte. »

« J'ai vu ton mot. Tu es passé quand ? »

« Il y a environ une demi-heure je pense. »

« Tu n'étais pas seul, j'ai trouvé deux verres sur une des tables. Tu aurais pu ramasser ! »

« Je t'ai dit sur le mot que j'allais revenir ! J'allais le faire en rentrant ! Bon, est-ce que je peux rester ici quelques jours ? »

« Tout le temps que tu veux. Mais Naruto, j'ai vraiment besoin d'explications là. Sakura n'est pas du genre à tromper les gens, et surtout pas l'amour de sa vie. Si elle en est arrivée à cette extrémité, c'est pas pour rien. »

« Ouais, je sais… C'est sûrement de ma faute. Écoute Maru, je te raconte tout depuis le début tout à l'heure si tu veux, mais là, j'aimerais bien aller dormir un peu. Je suis fatigué. »

« Ta chambre est prête de toute façon. Et arrête de m'appeler Maru, j'ai horreur de ça. J'ai un nom, et c'est Shikamaru, tu seras gentil. »

« Toujours aussi agréable ! »

Naruto passa à l'étage. Au dessus du bar se trouvait le logement de Shikamaru. L'immeuble faisait trois étages. Le rez-de-chaussée était réservé au bar. L'appartement au dessus était un duplex comprenant un espace salon-salle à manger-cuisine, un grand espace douche, des wc et deux grandes chambres. L'une d'entre elles était celle de Naruto. Lorsqu'ils étaient plus jeunes, Shikamaru et lui avaient pour projet de percer dans le domaine de l'animation nocturne. Un endroit sûr pour les rejetés de la société, où ils pourraient s'amuser sans craindre ni jugement, ni agression. La drogue était évidemment interdite, et l'alcool était toléré avec modération. Le but n'était pas d'amasser de l'argent mais de créer un lieu sûr pour tous. Ce projet, ils l'avaient mené à bien en y laissant toutes leurs économies. Ils avaient achetés ensemble cet immeuble et l'avaient remodelé en y intégrant leurs espoirs et leurs rêves. La sauce avait pris et ils devinrent rapidement rentables. Naruto cogérait le bar avec Shikamaru, aussi ses revenus étaient-ils conséquents. Sans se considérer comme riche, Naruto savait qu'il faisait parti de la catégorie de personnes dites aisées. Ce duplex qu'il partageait avec Shikamaru était son repère, son jardin secret. Il avait toujours refusé que Sakura y emménage. Non pas parce qu'il n'y avait pas la place pour elle, mais parce qu'il s'agissait de la relation qu'il avait avec Shikamaru. Cet immeuble était leur bébé, le fruit de tous leurs efforts à eux.

Naruto entra dans sa chambre, une pointe de nostalgie dans le cœur. Il n'était pas venu depuis un moment. Shikamaru avait dû se sentir seul. Il ouvrit la fenêtre, pour aérer, et s'allongea sur le lit. En fait, maintenant qu'il était de nouveau seul avec lui-même, Naruto se sentit lassé. Il n'avait jamais voulu que les choses en arrivent à ces extrémités. Il aurait dû avoir le courage de quitter Sakura plus tôt, il aurait dû être honnête avec ses sentiments. Malgré ce qu'il pensait, elle ne pouvait pas tenir le rôle d'amie et d'amante. Trop de responsabilités reposaient sur ses épaules et elle n'était pas de taille à toutes les affronter.
Sakura était une femme extraordinaire, la meilleure amie qu'un être humain puisse espérer dans sa vie. Elle savait faire face à l'horreur. Elle savait comment remédier à la souffrance de Naruto. Mais elle n'avait jamais appris à remédier à la souffrance qu'elle causait. Il en était de même pour Naruto. Aussi ce couple qu'ils formaient était voué à l'échec. Ils auraient dû le savoir. Ils se connaissaient par cœur. Cela n'avait pas de sens d'entamer cette relation. Ils auraient dû le savoir, ils auraient dû le comprendre. Ils auraient dû savoir qu'ils ne pourraient pas surmonter cette douleur-là, celle liée à l'amour, celle liée au cœur.

Ils étaient jeunes, ils étaient idiots. Ils pensaient que l'amour pouvait régler tous les problèmes. Jusqu'à ce qu'ils apprennent à leur dépend que l'amour ne suffit pas. Comment Naruto allait-il faire pour ignorer ces sept années passées ensembles, dans cet appartement qu'ils louaient ? Comment effacer les souffrances, les déceptions, les remords qu'engendre l'amour ? Comment repartir sur les bases saines et pérennes de l'amitié ?
C'est en se posant ces questions que Naruto s'endormit. Il se réveilla deux heures plus tard. Il était treize heures. Il avait faim, encore. Il se débarbouilla, et descendit dans le bar. Shikamaru s'y trouvait.

« J'ai faim. »

« Tu as toujours faim. La vraie question est : quand est-ce que tu n'as PAS faim ? »

« T'es juste jaloux que je puisse manger sans grossir. »

« C'est un fait que je ne peux nier. Alors, petit renard, tu vas me raconter ce qu'il s'est passé ? Je suis allé faire des courses, je vais préparer à manger pendant ce temps-là. »

« Tu me connais trop bien. Pour faire simple, tu me connais, tu connais Sakura. Il n'y a pas de surprises pour toi si je te dis que ces dernières années, ça n'allait plus vraiment. »

« Non, sans déconner ? Je pensais que c'était normal de découcher toutes les deux semaines. »

« Ce matin, Sakura a demandé à me parler. Sans savoir précisément ce qu'elle allait dire, je savais au moins que ça allait pas me plaire. Tu connais sa tête quand elle doit annoncer une mauvaise nouvelle, elle ne sait pas mentir. Elle n'est pas passée par quatre chemins, elle m'a avoué m'avoir trompé une fois, le week-end dernier. C'est arrivé une fois, avec je sais même pas qui. Au fond, on s'en fout un peu de savoir qui. J'ai pété un câble, je lui ai hurlé dessus. »

« Réaction parfaitement mature qui reflète totalement l'homme censé que tu es. »

« Oh, la ferme. C'est toujours vexant d'être celui trompé. Quoi qu'il en soit, j'ai pris mes affaires et je suis parti. Tu sais parfaitement qu'il n'y a qu'une seule chose que je ne pardonne pas, c'est la trahison. Ça m'a mis hors de moi. Heureusement que je suis parti directement d'ailleurs, parce que j'aurais pu dire des choses dégueulasses que je pense même pas. C'est ma meilleure amie, la seule femme de ma vie. Je sais pas du tout comment faire pour rattraper cette situation et faire en sorte qu'on se relève de ça. Pour être honnête, je ne sais même pas si elle m'aime toujours. Enfin, elle m'aime. Je l'aime. On s'est toujours aimés. Mais je ne sais si elle m'aime toujours comme ça. »

« Ça me dit pas comment vous en êtes arrivés là. »

« Je sais pas comment on en est arrivés là. Il est bien là le problème. Tout allait bien et d'un coup, sans que je comprenne pourquoi, ça n'allait plus. Elle parlait, ça m'énervait. Je rigolais, elle s'énervait. Je voulais manger japonais, elle voulait manger coréen. Du coup, on mangeait des céréales en faisant la gueule. Ça n'a pas de sens. J'y ai beaucoup réfléchi, mais ça n'a pas de sens. Et maintenant, on est dans la merde parce que je suis parti comme une tapette au lieu d'assumer. »

« Les tapettes t'emmerdent. De un. De deux, je suis sûr qu'elle est restée à l'appartement à t'attendre. Au lieu de jouer les victimes, vas-y, et conduis-toi comme un homme. Des conneries ont été faites des deux côtés, assumez-les. »

« Ouais ouais. J'irai après manger. Tu fous quoi depuis tout à l'heure, j'ai toujours faim. »

« Ça arrive. »

« J'ai recroisé le gars dont je t'avais parlé. Le mec hyper canon de l'église. »

« Tu tapes dans les hommes de foi maintenant ? »

« Hahaha ! Aucun rapport, il travaille là-bas, c'est tout. »

« Et donc ? »

« Je vais régler cette histoire avec Sakura, m'assurer que tout est clairement fini entre nous. Je ne souhaite pas la perdre, c'est le pilier de ma vie. Mais après ça, je me le fais. »

« Tu devrais te décider pour un sexe, c'est plus compliqué quand on ne sait pas choisir. »

« Au contraire, là est tout le plaisir ! »

Ils déjeunèrent ensemble, sur un ton plus jovial que leur précédente conversation. C'était une de leur qualité. Ils savaient passer d'un sujet sérieux et grave à un sujet trivial d'une seconde à l'autre. Aussi n'y avait-il jamais de malaises entre eux. Bien que leur relation soit moins profonde que celle qu'entretenaient Naruto et Sakura, elle n'en demeurait pas moins vitale aux yeux de Naruto. Il trouvait en Shikamaru le frère qu'il n'avait jamais eu. Ils avaient appris à se connaître au lycée et à se faire confiance mutuellement. Au point de parier les économies d'une vie sur l'autre.

En fin de journée, Naruto cherchait en lui le courage de rentrer chez lui et de faire face dignement à Sakura. Malgré tout ce temps passé ensemble, Naruto ignorait totalement la réaction de Sakura, car cette situation était totalement inédite. Se mettrait-elle en colère, serait-elle en pleurs, serait-elle partie ? L'idée qu'elle soit effectivement partie l'effrayait par-dessus tout. Ils ne s'étaient jamais quittés plus de quelques jours. Et si elle était définitivement partie ? Et si elle ne revenait jamais ? Et si elle l'abandonnait parce qu'il avait été trop égoïste et égocentrique pour réagir correctement ?
Shikamaru avait raison, il fallait qu'il soit courageux et plus il repousserait l'échéance, plus cela serait dur. Il entreprit le chemin de la maison, chaque pas ressenti comme une sentence. Une fois arrivé devant la porte, il ne sut plus s'il devait entrer ou s'il devait sonner. Jamais une porte ne lui parut plus difficile à franchir. Il avait l'impression qu'ouvrir la porte sonnerait la fin de sa relation avec Sakura. Comme si finalement, ouvrir la porte de son appartement revenait à fermer ce qui caractérisait tout ce que Sakura et lui étaient. Et alors qu'il hésitait à ouvrir la porte, celle-ci s'ouvrit d'elle-même.

« Naruto ? »

« … Je suis désolé, je suis vraiment le pire des cons. »

Sakura lui sauta au cou, les yeux bouffis.

« Non, c'est moi ! Tu avais raison Naruto, tu avais raison sur tout, tout est de ma faute ! »

« Et si on entrait pour en parler ? »

Sakura se recula pour le laisser entrer, et soudain toute cette angoisse, toute cette peur s'évanouit. Rien ne pouvait les briser, pas même eux-mêmes. Il eut envie de pleurer, mais se retint. Ce n'était pas à lui de pleurer. Pour une fois dans cette journée, Naruto ne se sentit plus garçon mais homme.

« Il faut qu'on parle Sakura. Cet espèce de statut quo qu'on a instauré ne peut plus durer. Ça ne fonctionne plus, il faut trouver une solution. »

« Je suis désolée, je n'aurais jamais dû faire ça. Si tu savais comme je m'en veux… »

« Pourquoi l'avoir fait ? »

« Je savais à l'instant où j'ai vu ce type que je le regretterais… J'ai croisé ses yeux verts et j'ai su que tout était foutu. On se touchait plus toi et moi, on s'embrassait plus et pire que tout, on se parlait même plus. Et là, ce gars m'a parlé, m'a séduite, m'a fait rire. Pendant une soirée, j'ai pu souffler. »

« Comme si tu avais retenu ton souffle sans le remarquer ? »

« Oui, exactement comme ça !»

Naruto comprit à cet instant que le poids qu'il portait l'était également par Sakura. Il regretta d'autant plus sa réaction du matin. Sakura reprit.

« Je savais qu'il fallait que je parte, mais c'était trop dur. Quelque chose en moi me retenait, et plus je luttais pour m'en défaire, plus je m'enfonçais. J'ai eu l'impression de revivre, de retrouver une part de moi que j'avais oublié. Je suis désolée, c'est horrible de dire ça... »

« Non… Quelque part, je comprends ce que tu as ressenti. C'est vrai qu'on se parlait plus, qu'on se touchait plus. Tout ce que tu faisais m'exaspérait ou m'énervait. Mais Sakura, je ne t'ai jamais trompée. J'ai eu des occasions, mais je ne les ai jamais saisies. »

« Je sais, je suis vraiment horrible ! Je regrettais avant même d'avoir commencé, alors pourquoi je me suis pas arrêtée ? Si tu savais comme je m'en veux ! Je ne voulais pas te tromper, ça n'a jamais été mon intention ! Je me suis laissée emporter par les événements mais jamais dans l'intention de te faire du mal ! Pardonne-moi Naruto ! »

Sakura se remit à pleurer, pour la énième fois de la journée. Elle culpabilisait d'être celle qui pleure alors que c'était elle qui avait mal agi. Mais elle se sentait tellement triste d'avoir trahi sa confiance, c'était trop lourd à porter.

« Naruto, tu es le seul homme de ma vie. Je l'ai jamais dit clairement parce que je pensais que c'était inutile mais je t'en prie, crois-moi. Sans toi, je ne suis rien ! Sans toi, je ne respire plus, ma vie n'a plus de sens ! T'es parti et j'ai cru que tu reviendrais pas, et j'ai eu tellement peur de sortir ! Et si tu revenais jamais ? Et si tu m'abandonnais ? Je ne peux pas vivre sans toi, j'étais terrorisée. J'ai besoin que tu crois en ça ! Même si tu ne peux plus me faire confiance, crois au moins en ça ! Je t'aime Naruto, du plus profond de mon cœur ! Tu es mon âme sœur... »

Naruto avait voulu l'enlacer, dès sa première phrase. Lui faire comprendre qu'il comprenait. Sans pardonner, il comprenait. Mais il souhaitait respecter le choix de Sakura d'exprimer clairement ses sentiments. Il avait aussi sûrement besoin d'être sûr que ces sentiments n'étaient pas partis.

« Sakura, je t'aime. Toi aussi, tu es mon âme sœur et je n'envisage pas ma vie sans toi. Je ne peux être pleinement comblé que si tu es là. Je ne suis plus en colère, je t'en veux plus. On a laissé notre relation amoureuse mourir, c'est la vie, c'est comme ça. J'y ai beaucoup réfléchi et je peux pas te jeter entièrement la pierre. J'ai aussi ma part de responsabilité dans ce qui nous est arrivé. Mais malgré tout, tu m'as trahi et ça, je ne peux pas le pardonner… »

Sakura crut que tout était perdu. Son monde était définitivement en train de s'effondrer et elle ne pouvait plus rien faire pour l'en empêcher. Elle ne pouvait plus que rester spectatrice de cette vie dont elle ne voulait plus sans Naruto. Mais Naruto lui insuffla alors la petite lueur d'espoir nécessaire pour qu'elle se batte.

« Laisse moi du temps. Laisse moi le temps d'oublier. Je vais retourner quelque temps chez moi. Je sais que ça va être difficile mais n'essaie pas de me contacter pendant ce temps là. J'ai besoin que tu respectes ce choix. »

« D'accord Naruto. J'attendrai. J'attendrai que tu reviennes. »

Naruto embrassa le front de Sakura, le geste le plus symbolique de leur relation. Ce geste signifiait à la fois « je t'aime, je t'admire, je te respecte » mais surtout « je serai toujours là ». Sakura regarda Naruto dans les yeux, et y lut tous les sentiments mélangés qu'il ressentait. Et elle sut qu'il reviendrait. Ce n'était pas fini, il reviendrait. Et ils en ressortiraient plus fort que jamais.

Elle prit la main de Naruto, et y posa son front. Elle pria, non pas pour elle mais pour Naruto. Elle pria de toute son âme pour que Naruto soit heureux pour le reste de sa vie, même si cela voulait dire qu'elle devait ne plus en faire partie. Puis, elle posa ses lèvres sur sa main, et murmura des mots qu'elle seule comprit.

Naruto de son côté attendit qu'elle finisse. Puis il prit des affaires supplémentaires et retourna au Square Garden.


Sachiyo: En espérant que ça vous ait plu.

Merci beaucoup.