Hey hey heyyyyy !
Aujourd'hui, c'est le premier jour du déconfinement ! **petite larme** ET ma première fic Haikyuu ! *pression* ET mon premier BokuAka ! Si vous saviez comme j'y tiens xD j'ai commencé à l'écrire le 8 avril (me dit mon PC) et je ne poste le chap 1/prologue que maintenant, parce que je me suis jurée que je ne m'engagerais pas avant d'avoir écrit 15 chapitres ! (pour être sûre de ne pas l'abandonner en cours de route x')
Vous pouvez donc être rassurés, près de trois mois d'update fréquents (minimum 1 chap par semaine) vous attendent ! C'est dur d'écrire dans l'ombre, sans jamais poster, mais bon, fallait bien rentabiliser le confinement x')
Deux choses à savoir : - Je prends souvent tous mes écrits très au sérieux et cette fic à pour ambition d'être beaucoup plus légère que ce que je fais d'habitude, et je peux vous assurer que c'est vraiment dur d'apprécier son travail quand on tente quelque chose de nouveau.
- Je me suis donnée le petit défi d'écrire des chapitres courts, 1000 mots environ, 1500 max, ce qui est près de quatre fois moins que dans mes habitudes.
Bonne lecture !
1 – Une question d'habitude
Décembre 2012
Aucune des passes d'Akaashi pour Bokuto n'est anodine.
Lorsque le jeune passeur de seconde année lance le ballon avec la seule et unique idée de faire marquer son As, rien n'est pareil ; ni la rotation, ni la portée, ni le ballon. Il lui semble par moments que la balle qui effleure ses doigts pèsent soudain plusieurs kilos mais qu'elle voltige malgré tout, atteint la paume désirée et claque avec fierté contre sa main.
Bokuto est l'As d'Akaashi.
Et, quelque part, Akaashi est l'As de Bokuto.
Ce fut une vérité qui s'installa entre eux aussi vite qu'elle dut être brisée. Bientôt, Bokuto aurait d'autres passeurs et d'autres équipes, d'autres sommets à atteindre, et lui, Akaashi Keiji, ne touchera peut-être même plus à un ballon de sa vie. Pour être tout à fait honnête, il était déjà complètement jaloux (et un peu compatissant, il faut l'admettre) des futurs passeurs de son Kotaro, jaloux qu'un autre bénéficie de cette position si spéciale qui lui a permis d'être titulaire aux nationales et titulaire tout court. Jaloux de cette position qui, d'ici quelques mois à peine, ne sera plus la sienne, et peut être devra-t-il définitivement abandonner ce poste qui lui a permis de rencontrer Bokuto, et de l'aimer à ce point.
Un matin, alors que le jour ne s'était même pas encore dressé sur les côtes de la capitale, Akaashi passa et Bokuto tira. Le passeur et son ailier s'entraînaient, se complétaient et se satisfaisaient de chaque attaque réussie. Il était sept heures trente, et d'ici un mois, ils débuteraient leur second et dernier tournoi national du lycée ensemble.
Akaashi pense à ce qu'il sera sans Bokuto et ça ne lui plaît pas vraiment. S'occuper de son aîné comme d'un enfant ne fut, bizarrement, pas la pire chose qu'il eut à faire durant ses années lycée. Il avouerait presque y avoir pris goût, surtout maintenant que l'ailier avait rajouté à son éventail d'attaques les roulages de pelles et les baisers dans le cou.
En réconfortant une fois de plus son as, une main fine sur ses épaules musclées et échauffées par l'effort, Akaashi ne put s'empêcher d'avoir un élan brutal de nostalgie, et de se rappeler avec autant de douceur que d'amertume ces deux années de lycée.
Le plus ironique, c'est qu'il n'était qu'en première. Il lui restait encore un an, le plus important, mais le passeur parlait sans arrêt comme si elle n'existait déjà plus.
- Bokuto-san ?
- Akaashi ?
- C'est un peu bizarre. J'ai le sentiment que je ne veux pas que tu partes.
Ce n'était pas si étrange, et même parfaitement approprié au vu de la proximité que sous-entendait leur relation, mais on ne peut pas franchement dire qu'Akaashi ait l'habitude de crier ses sentiments sur tous les toits en secouant un étendard géant. Il aime lire et entendre parler d'amour, de rancune et de passion, il aime ressentir, penser et jubiler en silence, mais lorsque les mots doivent dépasser la frontière de sa pensée, il manque toujours d'un certain tact (et c'est là l'un de ses seuls points communs avec Bokuto).
- C'est pas bizarre, c'est gentil !
- Gentil ?
- Que tu sois triste, c'est gentil.
Oui, donc, on parlait du manque de tact…
Akaashi a envie d'éclater de rire mais ça ne lui ressemble pas, alors il adopte cette sorte de sourire amusé qu'il fait souvent lorsque son as brille sur l'une de ses passes.
- J'arrête le volley après le lycée, Bokuto-san.
- Oui, tu l'as déjà dit. Mais l'an prochain, tu y es encore.
- C'est vrai.
Encore une fois, c'est comme s'il recevait son diplôme en même temps que son aîné. D'où lui vient cette impression dérangeante de ne pas savoir jouer sans lui ? Et même, ressentait-il la même chose ?
Pas moyen.
- T'aimes encore le volley, rassure-moi ?
- Bien sûr que oui. C'est juste…
- Un vide ?
Mot inhabituellement pertinent pour la bouche de Bokuto.
- C'est ça. Plus personne pour hurler et s'entraîner jusqu'à 21h !
- C'est ce que tu penses ?
- C'est ce que je pense.
Bokuto semble prendre un temps pour réfléchir. Il aligne les mots dans sa pensée mais les lâche prématurément.
- Y'aura d'autre as. Y'aura d'autres matchs. Et puis surtout, je compte pas te lâcher après le lycée !
En savourant la sincérité naïve de son as, Akaashi se demanda comment pouvait-il, après deux ans de dure labeur, espérer si fort que son hibou ne sortirait jamais de sa vie. Il se disait que ça avait commencé avec ce match qu'il avait aperçu au collège, qui l'avait convaincu de rejoindre Fukurodani. Puis, par les séances d'entraînements à rallonge qu'il offrait à Bokuto, et peut-être, se disait-il, sûrement, qu'il devait sa place de titulaire à un emballage de bonbon à la fraise.
Le souvenir lui tira un sourire.
Il remontait à plus d'une année et demie...
Donc le voici ! **pas taper si c'est pas fifou**
Le "présent" de cette fic est l'été 2011, donc quand mon adorable Keiji était en seconde, mais j'avais envie de commencer par la fin de la scolarité de Bokuto, histoire de rester dans mon mood de "sortez les violons" x)
Je poste le chapitre 2 d'ici deux jours, parce que vraiment poster 800 mots et disparaître pendant 10 jours c'est un peu salaud x') en espérant que ce très rapide début vous ait laissé un arrière-goût de positif, je vous dis à bientôt !
With love,
Prussia-chan
