Bonjour ! Voilà un petit moment que je n'avais pas posté de chapitre, pour la simple et bonne raison que j'ai eu quelques mois chargés (et très stressants) : un déménagement à prévoir et à effectuer, une fin de contrat à gérer et une recherche d'emploi à commencer (au final, elle est un peu passé à la trappe la pauvre). J'espère que vous allez apprécier ce chapitre ! Pour le moment, c'est toujours un peu "plat" selon moi, les moments plus intéressants arriveront au prochain chapitre :) Bonne lecture 3


Hermione était levée depuis trois bonnes heures lorsqu'Harry et Ron descendirent enfin prendre leur petit déjeuner. Comme Mrs. Weasley ne leur laissait pas de temps libre, Hermione avait été obligée de profiter du calme des premières heures de la journée pour chercher le Polynectar que Maugrey avait laissé dans la maison. Il lui avait fallu presque une heure pour surmonter les enchantements entourant sa malle, et elle s'estimait heureuse qu'il n'ait utilisé que le strict minimum comme il se savait en sécurité au Terrier. Hermione avait également pris le temps de faire un tour à la buanderie pour prendre les vêtements des garçons, et il ne lui manquait plus que quelques affaires appartenant à Harry qu'il lui faudrait aller chercher avant le début du mariage. Ils s'éclipseraient sûrement après la fête, au moment où plus personne ne ferait attention à eux.

Lorsque la maisonnée s'était éveillée, Hermione et Mme Delacour s'était retrouvées autour d'une tasse de thé fumante et avaient échangé en français au cours du petit déjeuner. Elle en avait un peu honte, mais elle avait été surprise de découvrir que – contrairement à ce qu'elle avait pensé – sa compagne était loin d'être stupide. Peut-être aurait-elle dû s'en douter, à vrai dire, car Fleur n'avait pas été sélectionnée comme championne sur la base de son physique, mais de son intellect. Et, si elle ne se trompait pas, c'était sa mère qui lui avait transmis les deux.

Hermione était en train de relire un livre lorsqu'elle entendit les garçons entrer dans la cuisine, et elle se dépêcha de les y rejoindre, son cadeau entre les mains.

- Joyeux anniversaire, Harry, dit-elle. Ce n'est pas grand-chose, j'espère que ça te plaira ! Qu'est-ce que tu lui as offert ? demanda-t-elle à Ron, qui sembla ne pas l'avoir entendue.

- Vas-y, ouvre le cadeau d'Hermione ! fit ce dernier un peu précipitamment.

Hermione fronça les sourcils, essayant de deviner ce que cachait cette réponse énigmatique. Puis, haussant les épaules, elle décida que c'était sûrement une perte de temps. En réfléchissant bien, Ron avait dû acheter quelque chose de douteux à Harry, comme par exemple un livre intitulé Les Joueuses de Quidditch, qui a les plus gros Souafles de l'équipe ? Heureusement qu'elle était là pour remonter un peu le niveau.

Harry déballa le cadeau qu'elle lui avait fait – un Scrutoscope, quelque chose d'utile – et la remercia avant de s'attaquer à un nouveau paquet, de la part des Delacour cette fois-ci. Lorsqu'il eut enfin terminé, ils retournèrent dans leurs chambres respectives et Hermione lui proposa de prendre les cadeaux qu'il avait reçus afin de pouvoir les mettre avec le reste de leurs affaires. Un grincement interrompit leur ascension, et Ginny apparut sur le palier.

- Harry, dit-elle, tu veux bien venir un instant ?

Ron s'arrêta immédiatement, mais Hermione suspecta que ses amis avaient besoin d'un peu d'intimité et, agrippant Ron par le bras, elle le força à bouger.

- 'Mione, lâche-moi !

- Non, Ronald. Ta sœur a parfaitement le droit de donner son cadeau à Harry sans que nous soyons présents.

- Mais 'Mione, tu ne vois pas ce qu'il se passe ? Elle croit qu'elle peut le faire changer d'avis à propos de leur couple.

- Ce n'est pas du tout le cas, elle sait très bien qu'il n'avait pas le choix. Laisse-les tranquilles, Ron.

- Non. Je ne veux pas qu'il lui donne l'impression que quelque chose est encore possible, je vais aller le chercher.

- Ron !

Malheureusement, avant qu'elle n'ait eu le temps de l'arrêter, il avait déjà disparu.


Ginny se comporta de manière tout à fait normale au cours des heures qui suivirent, mais Hermione n'était pas dupe. Harry n'avait cessé de regarder la rouquine d'un air si pathétique qu'Hermione avait été obligée de proposer à Mrs. Weasley de l'aider en cuisine pour éviter de lancer un sort à Ron. Quel idiot, vraiment.

La journée touchait à sa fin, et Hermione était en train de s'occuper des derniers préparatifs pour l'anniversaire d'Harry. Alors qu'elle faisait jaillir des banderoles violettes et dorées de sa baguette, Ron s'approcha d'elle, le sourire aux lèvres.

- C'est sympa, lui dit-il, tu as vraiment l'œil pour ce genre de chose !

- Merci, Ron, lui répondit-elle, surprise mais contente. Que diable lui arrivait-il ? La maturité qui avait enfin fait son travail, peut-être ? Elle ne parvenait pas à se souvenir d'une seule fois où il l'avait complimentée sans rien attendre en retour, et elle avait une mémoire excellente.

Après quelques minutes de repos bien méritées, au cours desquelles elle eut enfin le temps de se doucher et de mettre une robe plus appropriée, elle revint au jardin pour trouver la plupart des invités déjà installés autour du buffet. Hagrid était en train de discuter avec Harry, et Hermione échangea quelques banalités avec Tonks. Puis, Mrs. Weasley décida qu'on ne pouvait plus attendre Mr. Weasley plus longtemps et invita les convives à s'assoir autour des tables qui avaient été disposées sur la pelouse. Au moment où elle allait servir le premier plat, une belette argentée surgit du néant et la voix de Mr. Weasley se fit entendre, annonçant qu'il arriverait d'ici quelques minutes en présence du Ministre de la Magie. Ils avaient à peine eu le temps de comprendre ce qu'il se passait que, déjà, les deux hommes franchissaient le pas de la porte.

- Désolée pour cette intrusion, s'excusa Scrimgeour en marchant jusqu'à la table d'un pas boitillant. D'autant plus que je tombe en pleine fête, à ce que je vois.

Son regard s'attarda un instant sur le gâteau en forme de Vif d'or géant.

- Tous mes vœux.

- Merci, répondit Harry.

- Je souhaiterais m'entretenir avec vous en particulier, poursuivit Scrimgeour. Ainsi qu'avec Mr Ronald Weasley et Miss Hermione Granger.

- Nous ? s'étonna Ron. Pourquoi nous ?

- Je vous expliquerai tout cela lorsque nous serons dans un lieu plus discret, dit le ministre. Pouvez-vous m'indiquer un tel endroit ? demanda-t-il à Mr Weasley.

- Oui, bien sûr, répondit ce dernier, mal à l'aise. Le… heu… le salon. Pourquoi ne pas vous installer là-bas ?

- Montrez-nous donc le chemin, dit Scrimgeour à Ron. Il n'est pas nécessaire de nous accompagner, Arthur.

Confus, Hermione, Harry et Ron suivirent le Ministre à l'intérieur du Terrier et attendirent poliment qu'il leur explique la raison de sa présence.

- J'ai des questions à poser à chacun d'entre vous et je pense qu'il vaudra mieux que je le fasse seul à seul. Si vous voulez bien attendre en haut, tous les deux – il montra Harry et Hermione –, je commencerai par Ronald.

- Nous ne bougerons pas d'ici, répliqua Harry, approuvé par Hermione qui hocha vigoureusement la tête. Vous nous parlerez à tous les trois ensembles ou pas du tout.

Scrimgeour jaugea Harry d'un regard froid. Harry eut l'impression que le ministre se demandait s'il valait la peine d'ouvrir déjà les hostilités.

- Très bien, dans ce cas, restons ensemble, dit-il avec un haussement d'épaules.

Il s'éclaircit la gorge avant de continuer :

- Comme vous le savez sûrement, c'est le testament d'Albus Dumbledore qui m'amène ici.

Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard. Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ?


Plus tard ce soir là

Hermione franchit les barrières de protection, certaine que Drago l'attendait déjà. En effet, une tasse de tisane encore fumante l'attendait près de son fauteuil favori et elle s'assit, prenant avec précaution une gorgée du breuvage brûlant. Drago, qui était en train de lire, leva les yeux en l'entendant soupirer d'aise.

- Encore quelques semaines, Granger, et on ressemblera à un vieux couple, dit-il avec amusement.

Elle sourit et ne put s'empêcher de reconnaître qu'il avait raison. Qui aurait pu croire cela, à peine deux mois plus tôt ?

- Alors, quelles sont les nouvelles ? continua-t-il, replongeant le nez dans son livre. Est-ce que Potter a survécu à sa fête d'anniversaire ?

- Hé bien, mon chéri, répondit-t-elle avec une pointe d'humour dans la voix, le Ministre lui-même est venu le lui souhaiter !

Drago releva la tête, les sourcils froncés.

- C'est étonnant. Suspect, même. Est-ce qu'il a essayé de faire quelque chose ? Je sais qu'ils ont des espions au sein même du Ministère, mais Scrimgeour ne semble pas être le genre de personne qui se laisserait facilement faire s'il était soumis au Sortilège de l'Imperium.

- Il ne l'était pas, assura-t-elle, il est venu nous parler du testament de Dumbledore.

Drago sembla troublé par son explication.

- ... Il aurait dû venir plus tôt.

- Oui, j'ai pensé exactement la même chose. Je crois qu'ils s'intéressaient aux objets qu'il nous a légués. Apparemment, ils n'ont rien trouvé de suspect, ce qui fait qu'ils ont été obligés de nous les donner.

- Tu as reçu quelque chose ?

- Un livre.

- Ah, fit-il en souriant, j'aurais dû m'en douter. Lequel, exactement ?

- Les Contes de Beedle le Barde.

- Vraiment ? Pourquoi te laisserait-il ce livre en particulier ?

- Je n'en ai pas la moindre idée. C'était sa copie personnelle mais elle est écrite en runes, il va falloir que je la traduise avant d'essayer de comprendre ce qu'il voulait que j'en fasse. Je me disais que, peut-être, il y avait un message caché, ou quelque chose comme ça.

- Ce serait bien son style. Et Potter ? Weasley ? Qu'est-ce qu'ils ont reçu ?

- Ron a eu le Déluminateur – je t'expliquerai à quoi ça sert – et Harry le premier Vif d'Or qu'il a attrapé.

- Le premier ? Celui qu'il a...

- Presque avalé, oui ! confirma Hermione. Le Ministre n'était pas au courant de l'histoire, Harry a essayé de le mettre dans sa bouche juste après qu'il soit parti !

- Et alors ? Il s'est ouvert ?

- Non, mais un message est apparu : je m'ouvre au terme... il faudra se pencher sur cette énigme dès qu'on aura un peu de temps.

- J'essaierai de voir si je n'ai pas une idée qui me vient d'ici à ce que vous arriviez. En parlant de ça...

Elle soupira.

- Je n'ai toujours pas trouvé de moment pour leur annoncer.

- Je n'aimerais pas être à ta place, ils ne vont sûrement pas apprécier la nouvelle.

- Non. Je suis pratiquement certaine que Ron essayera de te mettre à terre lorsqu'il te verra.

- Tellement prévisible... dit-il en levant les yeux au ciel. Il a une baguette, pourquoi ne pas s'en servir ?

- Je te préviens, je n'aurai pas le courage de m'occuper de vos disputes enfantines. Même si je dois t'avouer que je m'en fais un peu moins pour ça, il semble avoir changé, récemment.

- Vraiment ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Hé bien... Il m'a complimentée, tout à l'heure. Sans rien me demander en retour.

- Bizarre. Peut-être qu'il a trouvé un guide du type Comment arrêter de passer pour un idiot ?

- Malefoy, réprimanda-t-elle.

- Non mais sérieusement, il ne sait pas comment se comporter en public. C'est comme si personne ne lui avait jamais appris.

- Tout le monde ne peut pas se payer le luxe d'avoir des leçons sur le sujet.

- Tu n'as pas besoin d'avoir quelqu'un pour les bases, comme dire s'il-te-plaît ou merci.

- Ron n'est pas mal élevé à ce point.

- Vraiment ? Dans ce cas, pourquoi parais-tu si surprise ?

- Sujet clos, trancha-t-elle d'un ton sec. On ferait mieux de se concentrer sur ce qui nous attend demain. Je ne veux pas terminer cette mission avec Harry comme seul compagnon parce que toi et Ron vous serez entretués.

- Il n'y a aucune chance que ça arrive, répondit Drago sur un ton léger, il ne sait même pas dans quel sens tenir sa baguette.

- MALEFOY !


Hermione se réveilla de bonne humeur. Elle n'avait jamais assisté à un mariage, encore moins un mariage de sorcier, et elle était certaine que cette journée resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Elle était heureuse d'avoir décidé de ne partir que le lendemain (elle était certaine que Molly Weasley aurait été capable de retrouver Ron peut importe où il était s'il avait eu le malheur de ne pas assister au mariage de son propre frère), et elle espérait avoir l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les coutumes maritales des sorciers. L'après-midi était déjà bien avancé, et elle était en train de terminer de se maquiller tout en écoutant Ginny d'une oreille distraite.

- Je déteste cette couleur, fit la rouquine, je ne sais pas pourquoi Fleur a insisté que je porte cette robe.

- A mon avis, répondit Hermione, appliquant un trait de liner sur sa paupière gauche, elle t'a entendu l'insulter et a décidé de se venger.

Ginny eut un sourire narquois.

- Si c'est pour ça, tant mieux alors, dit-elle tout en terminant de boutonner sa robe. Est-ce que tu es prête ? Je ne voudrais pas être en retard.

- Je viens de terminer, confia Hermione tout la rejoignant à la porte de la chambre. On se retrouve tout à l'heure ?

Ginny hocha la tête et les deux amies se séparèrent sur le palier. Hermione était en train de descendre les escaliers lorsqu'une voix inconnue lui parvint de l'étage du dessous.

- ... tu aurais dû me demander, Molly, je m'y connais en mariages. Avec un peu de chance, celui-ci ne sera pas trop mal. Bien évidemment, il faudra me rendre la tiare dès que possible, mais je suppose que cette française le sait. A-t-elle vraiment du sang de Vélane dans les veines ? Je croyais que c'était seulement une...

Une très vieille femme apparut soudain et s'arrêta net en voyant Hermione.

- Oh, mon Dieu, s'exclama-t-elle tout en la dévisageant de haut en bas, c'est celle qui est née moldue ? Mauvais maintien et chevilles trop maigres, enchaîna-t-elle aussitôt avec un air pincé.

Sous le choc, Hermione n'eut même pas le temps de réfléchir à ce qu'elle pouvait répondre à la vieille dame : Molly, toujours aussi efficace, avait déjà entraîné sa tante hors de vue. Furieuse, Hermione décida de retourner quelques instants dans la chambre de manière à retrouver son calme. Dix minutes plus tard, de nouveau de bonne humeur, elle rejoignit les garçons. Une fois encore, Ron la déconcerta en complimentant sa tenue.

- Ça te surprend toujours, on dirait, répliqua-t-elle sans pouvoir retenir un sourire. Ce nouveau Ron l'étonnait un peu, mais elle était heureuse qu'il ait enfin remarqué qu'elle était elle aussi une fille. Bientôt, les jumeaux les rejoignirent, et Hermione était en pleine crise de fou-rire lorsqu'une voix bien connue s'éleva.

- Viktor ! s'exclama-t-elle, surprise mais heureuse de le revoir après toutes ce temps. Sa joie fut de courte durée, cependant, car Ron changea immédiatement d'attitude en voyant le brun s'avancer vers eux au point qu'elle commença à s'énerver contre lui. Honnêtement, qu'est-ce qui lui arrivait cette fois-ci, se pouvait-il qu'il soit jaloux de Viktor ? Elle l'espérait sincèrement, mais elle avait presque perdu espoir. Combien de fois avait-elle essayé de lui faire comprendre ses sentiments sans qu'il n'y prête attention ?

Complètement perdue dans ses pensées, il lui fallut quelques secondes pour s'apercevoir que Fred lui faisait de grands signes pour lui signaler que la cérémonie allait commencer. Elle le remercia vivement et se hâta derrière lui, impatiente de découvrir la suite des évènements.


La cérémonie était terminée depuis bientôt quatre heures, mais Hermione ne pouvait s'empêcher de rêvasser en repensant à ce qu'elle avait vu. Elle n'avait encore jamais assisté à quelque chose d'aussi émouvant, et son cœur s'emballait à l'idée qu'un jour peut-être, son tour viendrait. Elle était en train d'essayer d'imaginer la robe qu'elle pourrait porter lorsque Ron l'invita à danser. Le cœur battant à tout rompre, elle le suivit et ils prirent place au milieu des autres couples. Après quelques tentatives peu fructueuses, ils réussirent enfin à trouver un rythme qui leur convenait et ils dansèrent en silence pendant quelques minutes.

- Tout est prêt ? finit par demander Ron à voix basse.

- Oui, répondit-elle, comprenant immédiatement ce à quoi il faisait référence. Je pense cependant que ce serait plus correcte de rester jusqu'à la fin et de partir dans la nuit ou au petit matin, avant que les autres ne se lèvent.

- Je suis d'accord, fit-il. Qu'est-ce qu'il va se passer après ça, selon toi ? J'ai écrit une lettre à maman et parlé de nos plans à Bill et Charlie mais quand même, je m'en veux de partir et de les laisser seuls.

- Ne t'en fais pas, Ron, dit-elle d'une voix qu'elle espérait rassurante, ils ont toujours la possibilité de se servir de leur magie pour se protéger, ce que mes parents ne pouvaient pas faire. Le Ministère a mis en place des protections, et Moody lui-même a ajouté quelques pièges au cas où.

- ... oui, je suppose que tu as raison, soupira-t-il après quelques secondes.

- Ronald, interrompit une voix, est-ce que tu sais que tu es envahi par des Joncheruine ?

- Pardon ?

Luna était apparue auprès d'eux sans un bruit et fixait Ron de ses grands yeux bleus.

- Oui, une véritable infestation. Tu dois être en train de penser à quelque chose de très triste pour qu'ils arrivent aussi vite.

- Heu, si tu le dis. Hermione, fit-il un peu précipitamment, une Bièraubeurre ?

Hermione accepta et retourna s'asseoir, mais son attention fut attirée par des éclats de voix. Etonnée, elle vit Viktor s'éloigner de la table, où Xénophilius Lovegood était assis. L'homme se leva et s'éloigna rapidement et, lorsqu'elle prit place auprès de Harry, il avait déjà disparu.

- Je n'en peux plus de danser, dit-elle d'une voix haletante avant de retirer ses chaussures et de se masser les pieds. Ron est allé chercher d'autres Bièraubeurres. C'est bizarre, je viens de voir Viktor quitter le père de Luna d'un air furieux. On dirait qu'ils se sont disputés. Elle baissa la voix, l'observant avec inquiétude. Quelque chose semblait le perturber. Harry, tu te sens bien ? demanda-t-elle.

Avant qu'il n'ait pu répondre, cependant, un superbe lynx apparut sur la piste de danse, et tout le monde se figea. Le Patronus ouvrit alors la gueule, et elle reconnut immédiatement la voix de Kingsley.

- Le Ministère est tombé. Scrimgeour est mort. Ils arrivent !

Hermione ne perdit pas de temps. Immédiatement, elle attrapa Harry par la main et l'attira vers elle tout en appelant Ron. Du coin de l'œil, elle aperçut les premiers Mangemorts transplaner au milieu de la piste de danse et son sang se glaça. Où était-il donc ? Enfin, après d'interminables secondes, elle le vit, essayant de les rejoindre. Aussitôt, elle avança son bras dans sa direction et disparut avec lui au moment où leurs mains se touchèrent.


- Où sommes-nous ? demanda Ron.

Harry ouvrit lentement les yeux et jeta un coup d'œil rapide aux alentours. Il y avait des arbres à perte de vue, et il se demanda où Hermione avait bien pu les amener.

- La Forêt de Dean, répondit la jeune fille. C'est là où nous devions aller demain si tout s'était passé comme prévu.

- OH BORDEL. HERMIONE, DERRIERE MOI ! hurla Ron.

Harry se retourna précipitamment dans la direction que regardait son ami, prêt à jeter un sort à l'homme qui venait d'apparaître devant eux. Il tenait une baguette à la main, et son visage était familier.

- Malefoy ?


Le prochain chapitre mettra moins de temps à être publié, à moins que quelque chose d'extraordinaire arrive (par exemple, une invasion extra-terrestre, ou une soudaine envie de regarder une série de 15 saisons en moins de deux jours). J'essaierai aussi de me mettre à jour dans mes DM, je suis un peu en retard et je m'en excuse. Merci à toutes celles et ceux qui commentent, ça me fait plaisir :)