WARNING (langage) : Ron est TRES malpoli, mais je ne pense pas que le vocabulaire qu'il utilise rentre dans les WARNINGs ordinaires ? WARNING (passages empruntés) : quelques phrases et descriptions sont reprises du tome 7 pour une meilleure cohérence ! S'il vous semble judicieux que je les mette en avant, faites-le moi savoir.

Bonjour :D Un nouveau chapitre en ce jour grisâtre pour réchauffer votre fin de weekend ! Un peu plus de difficultés pour la traduction, je n'étais pas vraiment satisfaite de ce que j'avais écrit à l'origine et ça ne rend toujours pas comme je le voudrais, mais réécrire entièrement me prendrait trop de temps, et je trouve ça dommage d'effacer tout et de ne pas voir la différence d'écriture entre cette fic-ci et celle que je suis en train de poster :) (traduction quand elle sera terminée !) j'ai donc modifié quelques tournures de phrases, mais essayé de garder aussi proche que possible de ce que j'avais fait à l'origine.

Nouveau POV ! qui reviendra régulièrement :D j'espère qu'il vous plaira, il me semblait logique à ajouter à l'époque où j'ai écrit l'histoire. J'aime beaucoup avoir des POV différents, je trouve que ça ajoute quelque chose.

Bonne lecture, Krummbein


- Ron non, il est avec nous !

Le cri d'Hermione était totalement inattendu, et Harry jeta un œil dans sa direction. Elle s'était éloignée et se tenait maintenant entre Ron et Malefoy, lequel semblait attendre ses instructions.

- Hermione, viens derrière moi il est dangereux ! reprit Ron sur un ton impérieux, les yeux rivés sur Malefoy et la baguette tendue en direction de ce dernier. Le blond renifla d'un air méprisant.

- Vraiment, Weasley ? Viens derrière moi ? Comme si Hermione n'était pas capable de se défendre toute seule.

Harry, surprit par la tournure des évènements, s'étonna que la première remarque de Malefoy soit un compliment à l'égard d'Hermione. Cependant, il fut encore plus surpris de voir cette dernière l'attraper par la manche pour l'éloigner de Ron, tout en maugréant qu'il ferait mieux de s'occuper de ses propres affaires.

- NE L'APPELLES PAS COMME CA ! cria de nouveau Ron, dont le visage avait viré au vermeil. Hermione, il va t'attaquer, reviens ici tout de suite !

- Je t'avais entendu la première fois, Ronald, répliqua-t-elle sèchement. Et si tu m'avais écouté, tu aurais sans doute compris qu'il était avec nous.

Ron la fixa un instant bouche bée avant de se tourner vers Harry, l'air préoccupé.

- Tu penses qu'il l'a soumise au sortilège de l'Imperium ? demanda-t-il à mi-voix.

Hermione lâcha un soupir de désespoir et, se massant légèrement les tempes, demanda :

- Vraiment, les garçons, est-ce que vous ne pourriez pas simplement écouter ce que j'ai à vous dire ?

Harry, voyant la situation sur le point de déraper, intervint.

- Ron, fit-il, je crois qu'Hermione a raison. Malefoy ne nous a pas encore attaqué, et je ne pense pas qu'Hermione se fasse manipuler aussi facilement que ça.

Le jeune homme sembla blessé par sa remarque, et Harry eu le sentiment qu'il n'avait fait qu'empirer les choses.

- Ecoutez, fit Hermione, profitant de l'occasion, Rogue l'a amené chez moi il y a un mois et nous avons vécu ensemble depuis, et...

Elle n'eut malheureusement pas le temps de terminer ses explications, car Harry et Ron avaient poussé des exclamations de surprise au même moment, mais pour des raisons différentes.

- TU AS VU ROGUE ?

- VOUS VIVIEZ ENSEMBLE ?

- Par Merlin, vous allez me laisser terminer, oui ou non ?

- Te laisser terminer ? Pour quoi faire ? demanda Ron sur un ton furieux. Pas besoin d'explication pour comprendre, crois-moi. Rogue, le traitre qui a tué Dumbledore t'a contactée, et tu as cru bon d'accepter de partager ton lit avec un enfoiré de Mangemort sans nous en informer. Franchement, ça me semble clair, continua-t-il, ignorant l'air outré de la jeune fille, il n'y a pas que nous qui nous sommes fait baiser.

Il y eut un bruit sec, et Harry vit qu'Hermione s'était avancé et avait giflé Ron. Ce même bruit fut rapidement suivi d'un second dû à Malefoy, qui venait apparemment de lancer une malédiction au rouquin.

- C'est comme ça que tu traites tes amis, Weasley ? s'écria-t-il d'un air dégoûté. Est-ce que tu te rends seulement compte de ce que tu viens de dire ?

- Comme si tu pouvais me faire la leçon, imbécile. Tout le monde sait ce que tu penses des deux idiots qui te servent de garde du corps, répliqua Ron tout en se relevant péniblement.

- La différence, Weasley, c'est que ce ne sont pas mes amis. Hermione est ta meilleure amie, et tu viens juste de sous-entendre qu'elle était prête à coucher avec n'importe qui.

Une fois encore, Harry fut surpris d'entendre Malefoy prendre la défense d'Hermione. Tellement que, pour être certain qu'il ne rêvait pas, il se pinça discrètement le bras gauche. La douleur vive qui en résultat lui fit reprendre ses esprits.

- Dites, fit-il d'une voix faible, et si on laissait Hermione terminer son histoire ? Si elle a des preuves de ce qu'elle avance, bien-sûr, ajouta-t-il à son intention.

Hermione le regarda longuement avant de remonter sa manche, approchant sa baguette pour illuminer son avant-bras droit. S'approchant de manière à distinguer ce qu'elle voulait leur montrer, Harry aperçu des traits irréguliers qui semblaient avoir été gravés à même sa peau.

- Qu'est-ce que c'est, exactement ? demanda-t-il.

- Serment Inviolable.

- TU AS FAIT UN...

D'un geste, Malefoy immobilisa et bâillonna Ron, donnant à Hermione l'occasion de continuer ses explications.

- Rogue et Malefoy ont tous les deux accepter d'ingérer une dose de Veritaserum que j'avais moi-même préparée, et Malefoy a ensuite accepté de faire le serment. Comme vous devez sûrement le savoir, ajouta-t-elle en direction de Ron, ce n'est pas le genre de chose que l'on peut faire sous la contrainte, ou lorsqu'on est soumis au sortilège de l'Imperium.

- Donc, résuma Harry, il t'a dit la vérité, et tu lui fais confiance ?

- Oui.

Elle semblait certaine de ce qu'elle avançait.

- Ok, soupira Harry, et Ron lâcha un nouveau juron que tous eurent la présence d'esprit d'ignorer. Ok. Je suis prêt à t'écouter. Mais plus de secrets entre nous.


Ron avait refusé de rester dans la même pièce que Malfoy pendant la majeure partie du récit, mais Harry avait fait de son mieux pour rester concentré et essayer de comprendre ce qu'il s'était passé. Lorsqu'Hermione se tut, il lâcha un long soupir.

- Je n'arrive pas à te croire. Enfin, je te crois, mais j'ai du mal à l'accepter.

- Je me doute bien, Harry, répondit Hermione avec un sourire compatissant. Crois-moi quand je te dis que de mon côté aussi, ça n'a pas été facile. Mais nous avons décidé de collaborer, et je suis contente qu'il ait été là quand... Elle s'arrêta quelques secondes et reprit son souffle. Je suis contente qu'il ait été là.

- D'accord, fit finalement Harry. Je crois qu'on va avoir besoin d'un peu de temps pour... se faire à l'idée, continua-t-il après avoir lancé un regard en direction de Ron.

- Comme si j'avais le choix, maugréa-t-il.

- Ron, commença Harry, je n'aime pas plus Malefoy que toi, pour être tout à fait franc, je le hais du plus profond de mon être...

- Sentiment partagé, Potter, indiqua le blond avec un grand sourire.

- ... mais il me paraît évident que Dumbledore voulait qu'il soit avec nous, et il doit y avoir une raison à cela.

- Eh bien, répliqua Ron, m'est avis que Dumbledore n'avait plus toute sa tête et que, s'il y a bien un point sur lequel il s'est trompé, c'est celui-là.

Harry, dont la patience avoisinait maintenant zéro, rétorqua aussitôt :

- Je ne vous ai jamais demandé de m'accompagner, Ron, j'avais l'intention de partir seul. Mais vous avez insisté pour venir et je suis heureux que vous soyez là. Maintenant, souviens toi que c'est moi, et moi seul qui dirige cette opération et si je dis que Malefoy peut rester, il reste.

Les deux amis se regardèrent d'un air buté pendant de longues minutes, avant que Ron ne hoche finalement la tête.

- D'accord, fit-il, mais je ne lui fais pas confiance, et je ne veux pas qu'il soit trop impliqué dans nos plans. Parce que, croyez-le ou non, il finira par nous trahir. Mangemort un jour, Mangemort toujours, cracha-t-il en direction de Malefoy.

- Comme d'habitude, Weasley, j'admire ton sens de la répartie.

- Drago, lança Hermione d'un air irrité, et le jeune homme haussa les épaules avant de s'éloigner du trio. Bien, reprit-elle, maintenant que cette discussion est terminée, est-ce que l'un de vous veut boire quelque chose avant que je ne vous montre vos chambres ?

- Non merci, dit Ron, comme ma famille était rassemblée au moment de l'attaque, je vais plutôt essayer de leur envoyer un message.

- Et comment comptes-tu faire ? demanda la jeune fille. S'ils sont surveillés, tu pourrais indiquer notre cachette aux Mangemorts.

- En parlant de ça, interrompit Malefoy, mieux vaudrait prendre l'habitude de ne plus prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres.

- Volde... commença Harry, avant que Malefoy ne lui saute dessus et l'empêche de terminer sa phrase.

- BORDEL POTTER, QU'EST-CE QUI NE TOURNE PAS ROND CHEZ TOI ? hurla-t-il avait de le relâcher violemment. Il contrôle le Ministère, il a forcément mis en place un Tabou !

- Un quoi ? demanda Harry, effaré.

- Un sortilège qui permet de localiser les personnes prononçant certains mots. Si tu dis le nom du Seigneur des Ténèbres, tu peux être certain qu'une demi-douzaine de ses partisans va transplaner dans la tente et t'empêcher de partir !

- Ok, ok, je ferai attention. Je suppose que je te dois une fière chandelle, dit Harry à contre-cœur.

Malefoy sembla prit de court par sa réponse et un silence gênant s'installa, heureusement interrompu par l'apparition d'un patronus argenté devant eux.

- Tout le monde va bien, ne répondez-pas, nous sommes surveillés, fit le patronus, et Harry fut rassuré de reconnaître la voix de Mr. Weasley. Ron lâcha un long soupir de soulagement, et Harry lui-même sentit les muscles de son dos se détendre. Personne n'avait été blessé et ils étaient en sécurité. Ginny était donc saine et sauve...

- Bien, fit-il enfin, je commençais à m'inquiéter. On essayera de les joindre plus tard.

- Oui, acquiesça Ron, ça me rassurerait.

Harry se leva et se dirigea en direction d'Hermione, laquelle avait commencé à expliquer les évènements de la soirée à Malefoy.

- Hermione, j'ai une question.

- Oui ?

- Est-ce que tu penses qu'on pourrait retourner à Grimmauld Place ? Le père de Ron a dit que Maugrey avait mis en place des sortilèges qui empêcheraient Snape de venir, et comme il ne nous a pas trahi... Peut-être que Vo..., il s'arrêta juste à temps en voyant le regard noir que lui lançait Malefoy, et reprit, peut-être que Tu-Sais-Qui n'est pas au courant de la position de la maison ?

- Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, Harry... Il peut toujours avoir une idée de l'emplacement approximatif et, si c'est le cas, il aura posté des gardes aux alentours.

- Potter, il y a bien un elfe dans cette maison ? demanda Malefoy.

- Oui.

- Si on le fait venir dans un endroit protégé, duquel un sorcier ne pourrait pas repartir, il n'y aurait pas de risque de se faire prendre. En ce qui concerne la maison, je ne crois pas que le Seigneur des Ténèbres connaissait l'emplacement précis, tout ce qu'il l'intéressait c'était toi et Dumbledore. S'il n'y a personne dans la maison, je pense qu'il serait possible de renforcer les protections qui l'entourent et d'essayer un sortilège de Fidelitas.

- Tu crois que ça marcherait ? demanda Harry, soudainement remotivé. Ce n'est pas que la tente était une mauvaise idée, c'est juste qu'il ressentait le besoin de retourner dans la maison de Sirius. Dans sa maison.

- Oui. Si Herm... Granger se penche sur le sortilège, je pense qu'il lui faudra une petite semaine avant de le maîtriser. Après ça, il ne restera plus qu'à faire venir l'elfe et mettre à exécution le plan que je viens de proposer.

Harry était sur le point de répondre à Malefoy lorsqu'une douleur lancinante lui transperça la tête. Se sentant sur le point de défaillir, il s'éloigna précipitamment du groupe, à la recherche d'une pièce isolée.


Harry lança un regard nerveux en direction du cercle qu'ils avaient dessiné sur le sol.

- Tu es sûr que ça va marcher ?

- Certain, Potter, tu peux demander confirmation à Hermione si ça te rassure. Ou vérifier directement les instructions données dans le livre.

- Non, non, je te crois. Est-ce que je fais venir Kreattur ?

- Si tu veux qu'on en finisse rapidement, oui.

Il faisait nuit noire, et la seule source de lumière qu'ils possédaient était de petites flammes qu'Hermione avait fait apparaître autour d'eux. Ils s'étaient mis d'accord sur le fait que c'était le moment qui conviendrait le mieux : si Kreattur n'était pas seul, les Mangemorts à ses côtés seraient moins vigilants et mettraient quelques secondes avant de s'habituer à la luminosité. Pour plus de sécurité, l'endroit où ils se trouvaient était situé loin de la tente de manière à ce qu'ils puissent transplaner rapidement et, plus tôt dans la journée, Hermione leur avait montré l'endroit où ils devraient se rendre en cas de danger.

- Ok, fit Harry. Kreattur !

L'elfe apparut presque instantanément au milieu du cercle, seul. Il releva la tête brusquement et inspecta rapidement les alentours avant de s'incliner respectueusement devant Harry.

- Le Maître a appelé Kreattur.

- Oui. Kreattur, je t'ordonne de me dire si quelqu'un est venu dans la maison depuis le début de l'été.

L'elfe lui lança un regard méfiant avant de répondre.

- Seulement deux personnes, Maître. L'homme aux cheveux noirs, celui qui n'aimait pas le fils traître à son sang de ma Maîtresse...

Le quatuor échangea le même regard étonné : qu'était donc venu faire Rogue dans la maison ?

- ... et un autre est venu il y a plus d'une semaine. Le mordeur hybride.

- Lupin ? demanda Harry, incertain à cause de la description peu flatteuse de l'elfe. Qu'est-ce qu'il voulait ?

- Kreattur ne sait pas, Maître. Le mordeur a laissé une lettre à Kreattur et lui a dit de la donner à son Maître s'il le voyait. Est-ce que le Maître veut la lettre ? demanda-t-il, sortant cette dernière de son habit sale.

- Heu, oui. Merci Kreattur, ajouta-t-il en croisant le regard d'Hermione. Il déchira à la hâte l'enveloppe et parcouru la lettre rapidement, lâchant de temps à autre un soupir de soulagement à la vue d'un nom mentionné.

- Et alors, Harry, qu'est-ce qu'il dit ? demanda Ron, impatient d'avoir des nouvelles de sa famille.

- Eh bien... les nouvelles ne sont pas trop mauvaises. Remus dit que, grâce à l'alerte lancée par Kingsley, la plupart des invités ont réussi à s'échapper. Il ajoute également que la majeure partie des maisons des membres connus de l'Ordre ont été fouillées de fond en comble, et que la goule que toi et tes frères avez déguisée a marché. Les Tonks ont tous les deux étés torturés, ajouta-t-il sombrement. Ah, et je suis l'ennemi public numéro un, mais je m'en doutais un peu. Hum. Ils ont mis en place une commission d'enregistrement des nés-Moldus. Il y a une copie de la Gazette, quelqu'un la veut ? La seule chose que je ne comprends pas, c'est la fin de la lettre, conclut-il après avoir passé le journal à Hermione.

- Qu'est-ce que tu entends par là, Potter ?

Kreattur, qui était resté silencieux après avoir tendu la lettre à Harry, sursauta soudainement et regarda Malefoy avec des yeux ronds.

- Jeune Maître Malefoy ?

- Moi ? demanda Malefoy d'un air étonné. On se connaît ?

- Hum, fit Harry d'un air nerveux. Il est possible que je lui ai demandé de te surveiller l'an dernier.

Malefoy lui lança un regard noir mais ne fit pas de commentaire, et Harry supposa qu'il n'avait dû faire que confirmer les soupçons qu'il avait déjà.

- Maître Potter est ami avec le jeune Maître Malefoy ? continua Kreattur d'un air émerveillé.

- Heu, partenaires je suppose, répondit Malefoy d'un air gêné.

Pendant quelques secondes, il sembla à Harry que Kreattur avait perdu l'usage de la parole. Puis, tout aussi soudainement qu'il s'était tut, il se reprit :

- Kreattur aidera le Maître s'il le souhaite, Maître Potter. Kreattur est un bon elfe, oh oui, et Kreattur aime Maîtresse Cissy et Maîtresse Bella. Si le fils de Maîtresse Cissy est ami avec Maître Potter, c'est que Maître Potter est un bon sorcier.

Ron siffla, impressionné par la déclaration.

- Dans ce cas, Kreattur, fit Harry, si tu peux m'assurer que personne d'autre n'est venu et qu'il n'y a pas de Mangemort dans la maison, tu peux nous aider à rassembler nos affaires et nous ramener à Grimmauld Place.

Un grand sourire apparut sur le visage de l'elfe, et Harry ne put s'empêcher de frissonner en le voyant. C'était vraiment trop bizarre.


- Homenum revelio.

Hermione avait parlé à voix basse, accrochée à Drago qui maintenait la cape d'invisibilité au-dessus d'eux. Ils avaient transplané directement dans le jardin et, lorsqu'ils furent certains que personne d'autre n'était là, ils envoyèrent un message à Harry qui arriva accompagné de Ron et Kreattur.

- Ok, Ron et moi allons tous les deux renforcer les barrières de protection qui ont été érigées autour et à l'intérieur de la maison, je compte sur vous pour le sortilège de Fidelitas, dit-il à leur intention.

Hermione acquiesça et les vingt minutes qui suivirent furent consacrées à la mise en place du sortilège destiné à les protéger. Epuisée, elle suivit Drago jusqu'à la cuisine où elle fut surprise de voir Kreattur s'affairer autour des fourneaux pour préparer ce qui ressemblait fortement à une tarte à la mélasse.

- Harry, réprimanda-t-elle, il est quatre heures du matin.

- J'avais faim, répondit-il innocemment, et Kreattur nous a demandé si nous avions besoin de quelque chose.

- Oh, j'adore la tarte à la mélasse, fit Drago, qui était resté en arrière pour observer une vieille carte que quelqu'un avait laissé traîner. Est-ce qu'on pourrait avoir du thé avec, Kreattur ?

- Kreattur serait heureux de servir du thé à Maître Drago, répondit l'elfe en s'inclinant très bas. Est-ce que l'amie de Maître Potter souhaite également boire quelque chose ?

Kreattur l'observait avec un intérêt renouvelé, comme si le fait qu'elle interagisse avec Drago lui avait soudain fait prendre conscience qu'il était finalement acceptable de lui adresser la parole sans l'insulter.

- Non merci, Kreattur. Je pense que je vais monter me coucher, j'ai du sommeil à rattraper. Au fait, Harry, tu as vu ce que Maugrey nous a laissé ?

- Le... Le truc poussiéreux ? demanda-t-il, vraisemblablement mal à l'aise.

- Oui, Potter, fit Drago, le truc poussiéreux. Très mauvaise expérience.

Hermione lui lança un regard en biais, se remémorant l'expression d'horreur qu'il avait eue en voyant l'apparition. A sa place, elle n'aurait pas apprécié non plus.

- Hum, oui, j'imagine bien. Est-ce que tu penses qu'on pourra s'en débarrasser, Hermione ?

- Il faudrait que je fasse quelques recherches, mais j'ai peur que ce soit bien trop au-dessus de mon niveau. Par contre, bonne nouvelle ! Drago a réussi à faire taire la mère de Sirius une bonne fois pour toute !

- Nooooon ? Comment t'as fait ça ? demanda Ron, qui semblait avoir momentanément oublié la haine farouche qu'il vouait au blond.

- Rien, si ce n'est dire que j'étais un Malefoy et que je n'hésiterai pas à faire exploser le mur sur lequel se trouvait son portrait si elle ne se taisait pas.

- Faire exploser le mur ? Bon sang, ça c'est une idée ! s'esclaffa le rouquin.

- Comme tu dis ! confirma Harry. Merci beaucoup, Malefoy, ça va nous changer la vie de ne plus l'entendre !

- Je ne suis pas certain de comprendre ce que j'ai fait de si me

rveilleux, mais de rien. Il s'arrêta un instant, confus par leurs réactions. Du thé ?


- Hermione, fit Harry d'une voix étrangement calme, viens voir.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- R.A.B. Je crois que je l'ai trouvé.

Hermione étouffa une exclamation et remonta l'escalier.

- Dans la lettre de ta mère ? Mais je n'ai pas vu…

Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, elle suivit du regard le panonceau qu'il lui montrait et il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre.

- OH MON DIEU ! s'écria-t-elle. Le frère de Sirius ?

- Je crois bien. Je sais qu'il s'était enrôlé comme Mangemort et qu'il est mort très jeune, mais personne ne sait vraiment comment c'est arrivé. Peut-être qu'il a pris peur en voyant ce qu'il se passait et a décidé de tenter quelque chose contre Tu-Sais-Qui ?

- C'est tout à fait possible ! C'était le frère de Sirius, après tout, peut-être étaient-ils plus semblables qu'ils ne le pensaient, ajouta-t-elle avec un petit sourire triste.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? interrompit Ron qui venait d'apparaître devant eux, le souffle court. Vous avez besoin d'aide ? J'ai entendu crier.

- On l'a trouvé ! répondit Harry.

- Qui ?

- R.A.B, Ron ! Le médaillon ! Tu comprends ?

- Attends, est-ce que tu veux dire que... non, son frère ?! continua Ron en voyant l'inscription. C'est lui qui l'a pris ? Mais ça veut dire que...

- Hermione ! s'exclama Drago, qui lui aussi semblait croire qu'elle était en danger. Est-ce que tout va bien ?

- Oui, merci ! fit-elle en souriant. On vient de trouver qui était R.A.B.

- La personne qui a pris le véritable Horcruxe ?

- Ça aussi, tu lui as dit ? demanda Ron, l'air soudainement mécontent.

- Ronald, ne sois pas idiot, évidemment que je lui ai dit. Rogue les a mentionnés et je lui ai expliqué plus en détail.

- N'empêche, moins il en sait, mieux c'est.

- Et comment est-ce que tu penses que je vais réussir à vous aider si je ne dispose pas d'informations aussi cruciales que celle-ci ? demanda Drago d'un ton sec.

- Personne n'a dit qu'on avait besoin de ton aide, Malefoy.

- Ron, Malefoy, ça suffit, décida Harry. Nous ferions mieux de fouiller sa chambre ou mieux, demander à Kreattur s'il sait quoi que ce soit à ce sujet. Je crois me souvenir qu'il aimait bien Régulus.

- Harry, fit Hermione, il y avait un médaillon dans la maison. Tu te rappelles ? Dans l'armoire du salon, celle que nous avons vidée il y a deux ans.

- Et merde... soupira-t-il. On avait tout jeté, n'est-ce pas ?

- Oui, mais vous vous souvenez que Kreattur passait son temps à reprendre des objets derrière notre dos ? Peut-être qu'il l'a gardé ? demanda Ron.

Une lueur d'espoir passa dans les yeux d'Harry.

- Kreattur ! appela-t-il aussitôt.

L'elfe apparut immédiatement, un chiffon à la main.

- Le Maître a appelé ? demanda-t-il en s'inclinant très bas.

- Oui. Kreattur, est-ce que tu te souviens d'un gros médaillon qui était dans le salon et dont nous avons décidé de nous débarrasser il y a quelques années ?

L'elfe sembla se figer pendant quelques instants avant de lancer un regard étrange à Harry.

- Oui, Maître.

- Est-ce que tu l'as gardé ?

- ... oui, Maître.

- Merveilleux ! Est-ce que tu peux me l'apporter ?

Kreattur se mis à trembler, et il lui fallut plusieurs secondes avant de réussir à répondre.

- Kreattur ne possède plus le médaillon, déclara-t-il d'une voix blanche.

- Qu'est-ce que tu entends par là ?

- Mondingus Fletcher, coassa soudainement l'elfe. Mondingus Fletcher a tout volé : les photos de Miss Bella et de Miss Cissy, les gants de ma maîtresse, la médaille de l'Ordre de Merlin, première classe, les coupes gravées aux armoiries de la famille, et, et…

Le pauvre elfe semblait sur le point de faire une crise de panique et Hermione cherchait comment l'aider quand, soudain, il poussa un cri déchirant qui lui fit dresser les cheveux sur la tête.

- … et le médaillon, le médaillon de monsieur Regulus, Kreattur a mal fait, Kreattur n'a pas su exécuter les ordres !

Harry, qui commençait à avoir l'habitude, réagit instinctivement et sauta sur l'elfe qui venait d'empoigner le tisonnier pour se punir.

- Potter, fit Drago, ordonne à ton elfe de rester tranquille. Et toi, Kreattur, qu'est-ce que tu entends par là ?


Et voilà, ça ne s'est pas trop mal passé au final, non ? :D que pensez-vous de la réaction de Ron ? Et de Kreattur ? Pour info, le mordeur hybride est une invention de ma part. Je n'arrivais pas à trouver une insulte qui me semble correcte, et ça a donné ça ¯\_(ツ)_/¯

A très bientôt, Krummbein