Hello, j'espère que tout va bien pour vous ! Voilà un chapitre pivot de l'histoire, j'espère qu'il vous plaira ;)
Krummbein
- Cissa...
- ...
- Narcissa, je t'en prie. Tu ne peux pas continuer ainsi jusqu'à la fin de tes jours.
Elle entendit son mari soupirer et quitter la pièce, en fermant la porte doucement derrière lui. Comme toujours, Narcissa vérifia qu'il était vraiment parti avant de sortir de son lit et de s'approcher lentement de la fenêtre. Sur la pelouse, elle pouvait voir les formes blanches des paons errer autour du Manoir, éclairés par la lune. Quelques mois plus tôt, elle aurait adoré cette vue. Neuf mois plus tôt, pour être exacte, avant cette nuit-là.
Sa sœur et ses acolytes étaient partis quelques heures plus tôt dans la soirée afin d'accomplir la mission que leur maître leur avait confiée, et Narcissa et son mari étaient restés seuls pendant deux heures avant d'apprendre la nouvelle qu'elle avait tant redoutée depuis des mois.
Son fils était mort, tué par un membre de l'Ordre du Phoenix.
Elle se souvenait parfaitement de ce qu'elle avait ressenti lorsque Severus lui avait avoué la vérité. Son cœur s'était arrêté de battre un instant, avant de se briser en millier de morceaux qui, elle en était certaine, ne pourraient jamais être recollés.
Elle n'avait pas dit un mot, et le Seigneur des Ténèbres lui-même l'avait félicitée. Son fils s'était sacrifié pour leur cause, lui avait-il dit, comme elle devait être fière ! Son nom serait connu de tous, il allait s'en assurer. Une fois encore, elle s'était tut.
En fait, elle n'avait plus rien dit depuis.
Était-ce vraiment possible que neuf mois soient déjà passés ? Pouvait-elle vraiment continuer à vivre ainsi ? Continuer à ignorer ce qu'il se passait autour d'elle ? Ignorer les innocents qui mourraient peu à peu, comme était mort son fils ?
Non, elle le savait bien. Il lui fallait tuer le monstre qui lui avait fait perdre son fils. Il lui fallait un plan.
Au loin, un cri se fit entendre, et elle vit que plusieurs silhouettes s'approchaient du Manoir. Des Rafleurs, reconnut-elle immédiatement. Que pouvaient-ils bien faire ici ? En temps normal, ils se rendaient directement au Ministère, ce qui signifiait que les personnes qu'ils avaient capturées devaient être importants. A bout de quelques minutes, ils furent suffisamment prêts pour qu'elle réussisse à voir qu'il y avait trois prisonniers. Deux garçons, et une fille. Se pouvait-il que...
Aussi vite que possible, elle sortit de sa chambre et se rendit au salon, où elle savait que sa sœur et son époux seraient à ce moment de la soirée. Il fallait qu'elle soit certaine avant de faire quoi que ce soit. Elle arriva au moment où les prisonniers entraient et regarda la scène qui se déroulait sous ses yeux avec attention.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda son époux.
- Ils prétendent avoir capturé Potter, répondit Bellatrix.
- Vraiment ? Intéressant, très intéressant. Vous êtes certains de ce que vous dites ? Il ne lui ressemble pas vraiment.
- Mais les autres, reprit le Rafleur, le roux ! Un Weasley, à ne pas en douter. Et la fille, hein ? Ce n'est pas celle qu'ils recherchent ?
- Oui, répondit Lucius lentement, je crois que je les reconnais en effet.
Elle pouvait les voir, maintenant, et elle n'eut aucun mal à identifier les deux premiers jeunes gens et à deviner l'identité du troisième. Comment avaient-ils pu être assez stupides pour se laisser prendre ?!
- Il y a quelque chose, là, murmura Lucius. Ce pourrait être la cicatrice, très étirée… Pettigrew, viens là, regarde bien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
- C'est, c'est bien le fils Weasley, couina le petit homme, qui s'était précipité hors de sa cachette lorsqu'on l'avait appelé. Et c'est la Sang-de-Bourbe. Le troisième ne peut être que Potter.
- Dans ce cas, le Seigneur des Ténèbres doit en être immédiatement informé ! s'écria Bella.
J'étais sur le point de l'appeler ! s'exclama Lucius.
Sa main se referma sur le poignet de Bellatrix, l'empêchant de toucher la Marque.
- Je vais m'en occuper moi-même, Bella, Potter a été amené dans ma maison, il est donc placé sous mon autorité…
- Ton autorité ! répliqua-t-elle avec mépris en essayant de dégager son bras. Tu as perdu toute autorité quand tu as perdu ta baguette, Lucius ! Comment oses-tu ? Lâche-moi !
- Tu n'as rien à voir là-dedans, ce n'est pas toi qui l'as capturé…
- Je vous demande pardon, Mr Malefoy, intervint Greyback, mais c'est nous qui avons attrapé Potter et c'est nous qui allons réclamer l'or…
- L'or ! s'esclaffa Bellatrix qui s'efforçait toujours de libérer son poignet, sa main libre tâtonnant dans sa poche pour attraper sa baguette. Prends donc ton or, immonde charognard, qu'ai-je à faire d'un peu d'or ? Je ne cherche que l'honneur de sa… de…
Elle cessa de se débattre, son regard sombre fixé sur quelque chose que Harry ne pouvait voir. Ravi de la voir capituler, Lucius lui lâcha la main et remonta brutalement sa propre manche…
- ARRÊTE ! hurla Bellatrix. N'y touche pas, nous allons tous périr si le Seigneur des Ténèbres arrive maintenant !
Lucius se figea, l'index suspendu au-dessus de sa propre Marque. Puis, il accepta de laisser sa belle-sœur s'occuper de l'interrogatoire, et envoya les deux garçons rejoindre les autres prisonniers.
Narcissa resta de marbre, mais sa volonté céda lorsqu'elle vit Bellatrix sur le point de torturer la fille. Elle ne pouvait pas laisser faire ça, la fille mourrait sans aucun doute. Elle était peut-être une Sang-de-Bourbe, mais elle restait une enfant, une enfant innocente et apeurée qui devait avoir l'âge de son Drago.
Elle avait, sans le réaliser, sorti sa baguette de son fourreau et était sur le point de lancer un sort à sa sœur lorsqu'une main puissante lui encercla le poignet, l'empêchant de continuer son mouvement. Elle leva les yeux et croisa le regard de son époux, qui semblait hors de lui.
- N'essaye même pas, Narcissa, n'essaye même pas.
Ils se toisèrent de longues minutes, elle essayant de lui faire lâcher prise et lui tentant de la retenir. Derrière eux, Bellatrix avait commencé son interrogatoire, et les hurlements de la jeune fille lui glaçaient le sang. Des larmes dévalaient maintenant ses joues, et Narcissa décida qu'elle ne pouvait plus attendre. Elle lança un dernier regard à son époux et se concentra, amenant sa Magie à se concentrer dans sa main libre. Ne pas se servir de sa baguette était risqué, mais elle n'avait pas le choix.
Soudain, quelque chose bougea au fond d'elle, et elle reconnut là le signe que quelqu'un avait transplané dans le Manoir. C'était impossible, car seuls les membres de la famille pouvaient faire ça, et il n'en restait plus que deux. Elle sentit Lucius lâcher son poignet, et tous les deux se retournèrent d'un même mouvement lorsque les portes explosèrent.
- Drago ?
L'hiver était bientôt terminé, et cela signifiait que Drago pouvait de nouveau commencer à récolter certaines herbes nécessaires à la préparation des potions. La nuit était claire, et la lune suffisamment grosse pour éclairer les sous-bois dans lesquels il se trouvait. Il avait l'impression d'être au milieu de la Forêt interdite à Poudlard, et un sentiment de regret le saisit soudain. Poudlard lui manquait.
Même avec la Cape sur ses épaules, il n'arrivait pas à se sentir en sécurité. Il avait depuis longtemps franchit les protections qui étaient érigées autour du camp, mais c'était la meilleure nuit pour trouver la plante dont il avait besoin pour la potion sur laquelle il travaillait. Il essayait, sur la base des notes que lui avait fourni Severus, de trouver une recette plus simple pour contrecarrer le venin du serpent qui accompagnait le Seigneur des Ténèbres, et la plante en question pourrait sans doute diviser le temps de repos par deux, ce qui n'était pas négligeable.
Cette sortie nocturne avait également été pour lui un bon prétexte pour quitter le campement. L'ambiance était meilleure que lors du retour de Weasley mais, depuis quelques temps, Drago avait l'impression que sa relation avec Hermione était devenue de plus en plus tendue, plus particulièrement après ce qu'il appelait dorénavant La Minute Boulet de Potter. Le garçon en question était arrivé en trombes dans la bibliothèque pour poser une question à Hermione, interrompant les prémices de ce qui aurait pu se transformer en un premier baiser (du moins, Drago le soupçonnait). Depuis, il se demandait s'il n'avait pas quelque peu surestimé la situation et n'osait plus se trouver dans la même pièce qu'elle de peur de s'être trompé sur ses sentiments, et elle semblait suivre la même tactique.
Un craquement soudain se fit entendre, et il aperçut Kreattur qui était apparu à quelques mètres de sa position. Drago sortit sa baguette et releva la Cape d'Invisibilité, interpellant l'elfe qui tremblait d'effroi et semblait chercher quelque chose.
- Kreattur !
L'elfe sursauta et se mit à pleurer en le voyant.
- MAÎTRE MALEFOY ! Quelque chose de terrible est arrivé, Maître Malefoy, terrible !
Les tremblements de l'elfe redoublèrent d'intensité, et Drago déglutit avec difficulté.
- Que s'est-il passé ?
- Quelqu'un a dû prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres, Monsieur ! Kreattur a entendu le jeune Maître et son ami se disputer avant de partir, Monsieur !
Drago sentit ses cheveux se dresser sur sa tête. Il n'avait pas besoin d'entendre la suite, il savait déjà ce qu'il s'était passé.
- Kreattur était parti chercher du poisson quand il a senti que ses protections s'effondraient ! Mais Kreattur est arrivé trop tard, Monsieur, le Maître et ses amis avaient déjà été enlevés ! Il a essayé d'arriver jusqu'à son Maître, mais la Magie des elfes de la maison dans laquelle ils ont été amenée l'a empêché de passer !
- Tu sais où ils sont ? Kreattur, est-ce que tu le sais ?
Ce ne pouvait être qu'une vieille famille, pour posséder des elfes, il y avait donc une chance que Drago trouve une faille s'il connaissait la demeure.
- Le Manoir des Malefoy, Maître. Ils les ont emmenés dans le Manoir de votre famille.
Drago transplana directement dans le hall du Manoir, et il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver la pièce d'où provenaient les cris glaçants qu'il entendait. Il reconnut la voix immédiatement, et son sang ne fit qu'un tour.
- Je m'occupe d'Hermione, dit-il à l'elfe. Tu te charges des deux autres.
L'elfe hocha la tête et Drago lança un sort en direction de la porte et passa au travers de l'ouverture qu'il avait créée. Lorsqu'il entra dans la pièce, il ne vit pas les Rafleurs qui le regardaient comme si le Seigneur des Ténèbres lui-même venait d'arriver, pas plus qu'il ne fit attention à ses parents, ni aux appels désespérés de sa mère avant qu'elle ne soit immobilisée par Kreattur.
Non. La seule chose qu'il vit, ce fut sa tante, penchée au-dessus du corps figé d'Hermione, une dague sanglante entre les doigts. Une rage comme il n'en avait jamais ressentie auparavant s'empara de lui, et il leva sa baguette.
- AVADA KEDAVRA !
Sa tante n'eut pas le temps de réagir, trop occupée à réaliser qu'il était vivant, et son corps sans vie tomba sur Hermione qui ne bougeait toujours pas. Une terreur sans nom s'était emparée de lui, et il se précipita à ses côtés en priant tous les Dieux qu'il connaissait.
- Pitié pitié pitié ne soit pas morte ne soit pas morte, répétait-il encore et encore alors qu'il cherchait son pouls.
Il y en avait un.
Alors seulement, il chercha l'origine du sang qu'il avait maintenant sur ses mains et fut prit d'un haut le cœur en découvrant ce que Bellatrix avait fait à la jeune fille. Les yeux embués, il déglutit difficilement et se mit aussitôt au travail, incapable d'ignorer le fait que les marques resteraient à jamais gravées sur sa peau. Il était en train de lui donner une potion contre la douleur lorsque des voix lui parvinrent, et il vit que les prisonniers avaient été libérés par Kreattur. Un autre elfe les accompagnait, et il le reconnut aussitôt.
- Dobby ?
- Dobby est venu libérer Harry Potter, Monsieur ! s'écria-t-il avec fierté.
- Bordel, Malefoy, que s'est-il passé ? demanda Wealsey d'une voix horrifie en voyant le sang dont lui et Hermione étaient encore couverts.
- Bellatrix torturait Hermione, alors je l'ai tuée, dit-il sans une once de regret dans la voix. Mais ce n'est pas ça le plus important. Qui est l'imbécile qui a prononcé le nom du Seigneur des Ténèbres ? demanda-t-il, furieux. Personne ne répondit.
- Est-ce que vous vous rendez compte, reprit-il, que, si je n'étais pas venu vous chercher, HERMIONE SERAIT MORTE ?
- C'est sorti tout seul, fit Potter d'une voix faible.
- ET C'EST LA MEILLEURE EXCUSE QUE TU AIS, POTTER ?
- Mais c'est la vérité, je...
- MAIS REGARDE-LA, MERDE, TU AS VU CE QUE BELLATRIX LUI A FAIT ?
Hermione remua contre son torse et s'agrippa à sa chemise, et il prit sa main dans la sienne. Soudain, il redressa la tête, paniqué.
- Le Seigneur des Ténèbres, est-ce qu'il est au courant ? demanda-t-il.
- Ils ne l'ont pas appelé, dit Potter. Il est à Nurmengard, il vient de tuer Grindelwald.
- Comment est-ce que tu... non, laisses tomber. Des mois que je m'acharne à te donner des leçons d'Occlumencie et, à la première occasion, tu n'en fais qu'à ta tête.
Il baissa la tête et observa le visage d'Hermione, qui avait reprit quelques couleurs.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda-t-il.
- Comment ça, qu'est-ce qu'on fait ? demanda Weasley.
- Avec eux ? expliqua Drago patiemment en désignant les corps figés des Rafleurs et de ses parents.
- On pourrait les tuer... proposa-t-il.
- Les tuer ? Je t'en prie, Weasley, à toi l'honneur. J'ai beau avoir tué ma tante, je ne me vois pas recommencer de sitôt. Et personne ne touche à ma mère, ajouta-t-il d'un air menaçant.
- Dans ce cas, il suffit de modifier leurs souvenirs, dit Potter. Est-ce que tu penses que tu pourrais effacer ta présence et, je ne sais pas, remplacer ton intervention par celle de Kreattur ?
Le vieil elfe sourit à pleines dents.
- Kreattur serait honoré !
- Tu peux t'en occuper, Potter ?
- Heu...
- Ok, je vois. Ramène Hermione au campement, Kreattur et moi-même nous occupons de ça.
- Est-ce que ce n'est pas un peu dangereux d'y retourner ? demanda Weasley.
- Tu as une meilleure idée ?
- On a demandé à Dobby d'amener les autres prisonniers chez mon frère, peut-être qu'on pourrait y aller et envoyer Kreattur chercher nos affaires s'il n'y a pas de danger ?
Les deux amis et l'elfe semblaient penser que c'était une bonne idée, et Drago reconnut qu'un peu d'aide et de repos ne leur ferait pas de mal.
- Ok, fit-il, on fait comme ça.
Lorsqu'elle vit Drago, vivant, Narcissa n'en crut pas ses yeux. Elle le reconnaissait et pourtant, ce n'était plus tout à fait son fils, son petit garçon qu'elle voyait. Non. C'était un homme, maintenant, un homme qui était apparemment tombé amoureux et qui n'hésitait pas à tuer quiconque essayait de faire du mal à celle qu'il aimait.
Elle ne savait pas comment tout cela était arrivé, mais elle s'en fichait. Il était vivant, et il semblait plus heureux que jamais. Elle sentit son cœur gonfler d'orgueil lorsqu'elle le vit s'occuper de la jeune fille, et elle décida que cette relation était sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis longtemps.
De longues minutes passèrent, au cours desquelles ses amis partirent se mettre en sécurité, et lui et Kreattur commencèrent à modifier les souvenirs de toutes les personnes présentes dans la pièce. Enfin, après une éternité, il s'avança vers elle. Il y avait une lueur étrange dans ses yeux, qu'elle ne parvenait pas à reconnaître. Était-ce de la douleur, qu'elle voyait ?
- Je vais effacer tes souvenirs, Mère, expliqua-t-il d'une voix détachée. Je ne peux pas prendre le risque que le Seigneur des Ténèbres sache que je suis vivant.
Je ne dirais rien, tenta-t-elle de lui dire. Je t'en supplie, laisse-moi te parler, laisse-moi te prendre dans mes bras, par pitié ! Je ne veux pas oublier que tu es vivant !
- Le jeune Maître Malefoy ne veut pas savoir si ses parents sont heureux de savoir qu'il est vivant ? demanda l'elfe derrière lui.
- Nous n'avons pas beaucoup de temps, Kreattur, répondit Drago, et Narcissa sentit une larme dévaler sa joue.
Elle le vit pointer sa baguette en direction de son père, et le regard de Lucius devint flou pendant quelques secondes, et il s'affaissa sur le sol. Drago se tourna vers elle, et elle vit que le doute s'était emparé de lui.
- Est-ce que tu me dénoncerais, Mère ? demanda-t-il doucement.
Elle essaya de lui dire que non mais elle ne pouvait pas bouger, et une seconde larme coula de ses yeux.
Il dut s'en apercevoir, car il annula le sort qui la retenait prisonnière et elle se précipita dans ses bras en sanglotant.
Il ne pouvait pas lui faire ça, se dit-il en voyant la larme qui glissait doucement sur sa joue, elle n'était pas comme son père ni les autres serviteurs du Seigneur des Ténèbres.
- Mère, fit-il aussi calmement que possible, je vais devoir partir.
Elle s'arrêta de pleurer mais son étreinte se resserra et il la sentit inspirer profondément.
- Je sais, répondit-elle d'une voix tremblante. Je sais que tu n'as pas le choix, mon chéri. Comme je sais que tu devras effacer mes souvenirs avant de partir. Je suis juste heureuse d'avoir pu te revoir une dernière fois, mon Dragon, tellement heureuse.
Il resserra également son étreinte, étonné de la facilité avec laquelle il pouvait maintenant l'encercler de ses bras. Elle avait perdu du poids, plus encore que l'an dernier, et il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre la raison de ce changement.
- Mère, nous sommes sur le point de nous débarrasser du Seigneur des Ténèbres, alors tiens encore un peu, d'accord ?
Elle hocha la tête.
- Je vais maintenant effacer ta mémoire, d'accord ? Je t'aime énormément, n'oublie jamais ça, ajouta-t-il, le nez contre le creux de son épaule.
Elle sourit et ferma les yeux, savourant ces derniers instants à ses côtés.
Lorsqu'elle revint à elle, plusieurs heures plus tard, elle ne parvenait pas à se souvenir correctement du déroulement de la soirée. Mais, au plus profond de sa mémoire, elle crut entendre une voix s'adresser à elle, une voix qui était celle de son fils.
Mère, nous sommes sur le point de nous débarrasser du Seigneur des Ténèbres, alors tiens encore un peu, d'accord ?
Et voilà, qu'en avez-vous pensé ?! Pour information, j'ai épuisé mon stock de chapitres traduits et je suis sur le suivant, mais je ne sais pas quand je l'aurai terminé. Je ne suis donc pas certaine qu'il y aura une publication la semaine prochaine, j'ai commencé un nouveau travail loin de chez moi ce qui me laisse moins de temps qu'avant. A très vite :)
Krummbein
